Le Marxiste-Léniniste

Numéro 168 - 9 décembre 2014

Bricolage d'une alliance du Canada central

Les gouvernements majoritaires du Québec
et de l'Ontario joignent leurs forces pour mieux
servir le droit de monopole

L'hydre de la confédération (La Scie, 2 décembre 1864)

Bricolage d'une alliance du Canada central
Les gouvernements majoritaires du Québec et de l'Ontario joignent leurs forces pour mieux servir le droit de monopole - Louis Lang

Les Québécois rejettent le programme d'austérité
Un NON! Ferme à la destruction néolibérale

L'Afrique lance un appel, Cuba répond présent
Une campagne pour appuyer la mission médicale cubaine en Afrique de l'Ouest – Isaac Saney, coprésident et porte-parole du Réseau canadien pour Cuba



Bricolage d'une alliance du Canada central

Les gouvernements majoritaires du Québec
et de l'Ontario joignent leurs forces pour mieux
servir le droit de monopole

Une seconde rencontre a eu lieu entre les gouvernements du Québec et de l'Ontario pour consolider leur soi-disant alliance du Canada central. Cette rencontre s'est tenue à Toronto le 21 novembre dernier. Annoncée comme une occasion de traiter de coordination et de coopération entre les deux gouvernements provinciaux, elle a plutôt servi à alimenter les flammes du conflit entre ces deux gouvernements provinciaux et le gouvernement Harper et leur conflit avec les premiers ministres de l'ouest soit la Saskatchewan et l'Alberta. Les conflits portent sur les projets de pipelines de l'ouest, en particulier le projet Énergie Est, et sur le contrôle qu'exerce le gouvernement Harper sur les paiements de transferts en infrastructure. À cet égard, un accord a été conclu entre les deux provinces à l'effet de coopérer sur la question du pétrole et du gaz et d'adopter une position commune sur le pipeline Énergie Est de TransCanada. Pendant ce temps, les premiers ministres des provinces ont leurs propres stratagèmes au sujet du pétrole et du gaz qui sont produits dans leurs provinces.

Lors de la réunion, de nombreux accords de commerce et de coopération ont été signés. Un communiqué de presse donne un résumé des discussions.

Un protocole d'entente a été signé pour échanger la capacité de produire de l'électricité afin de tirer profit des besoins différents des deux provinces selon les saisons. La demande de pointe du Québec en électricité est en hiver et celle de l'Ontario en été. À compter de la fin de 2015, l'Ontario va rendre disponible une capacité de 500 mégawatts (MW) d'électricité au Québec pendant l'hiver et le Québec fera de même pour l'Ontario en été. Les deux conseils des ministres se sont aussi entendus pour étudier et trouver les possibilités d'accroître les échanges commerciaux d'électricité. Ils se sont aussi entendus pour collaborer et partager leurs expériences en matière d'options de systèmes électriques pour les communautés éloignées des Premières Nations en Ontario et les communautés du Québec qui ne sont pas branchées.

Une grande partie de la discussion a été consacrée aux changements climatiques et à la réduction des gaz à effet de serre. Le communiqué de presse indique que le Québec et l'Ontario vont continuer à coopérer par l'intermédiaire du Conseil canadien des ministres de l'environnement et du Conseil de la fédération « pour soutenir un dialogue continu sur les changements climatiques » et développer la Stratégie canadienne de l'énergie.

Un protocole d'entente a été signé dans lequel les deux gouvernements s'engagent à « bâtir une économie à faible émission de carbone » et à promouvoir des initiatives comme la fixation d'un prix sur le carbone et « l'adoption de mesures de conservation et d'efficacité énergétique ». Il y a eu accord à l'effet de sensibiliser la population aux changements climatiques, de partager les connaissances et de coopérer en matière de recherche de projets conjoints sur les changements climatiques. Le Québec s'est entendu pour partager avec l'Ontario toute information apprise dans le cadre de sa participation au programme de bourse du carbone de la Californie.

En matière d'investissements en infrastructure, le Québec et l'Ontario demandent au gouvernement fédéral de fournir du financement additionnel pour l'infrastructure « par l'entremise d'un mécanisme de transfert en bloc inconditionnel qui augmente en fonction des besoins économiques ». « Actuellement, poursuit le communiqué, la contribution du gouvernement fédéral est bien moindre que les avantages qu'il retire des investissements provinciaux en matière d'infrastructure. » Selon le communiqué, au cours de la prochaine décennie, l'Ontario prévoit investir environ 130 milliards de dollars dans les infrastructures et le Québec environ 90 milliards de dollars, soit, en moyenne, environ deux pour cent du PIB provincial par année alors que le gouvernement fédéral prévoit investir dans l'ensemble du Canada moins du tiers de ces sommes.

Le communiqué critique le mécanisme de transfert fédéral en matière d'infrastructure comme étant inflexible face aux projets et priorités des deux gouvernements et note que la pratique actuelle de négociation projet par projet n'est pas adéquate. Le communiqué demande au gouvernement fédéral d'accroître ses propres investissements « y compris les infrastructures sur les réserves des Premières Nations, notamment en ce qui a trait à l'eau potable ».

En matière de commerce et de coopération, les premiers ministres se sont entendus pour examiner de quelle façon ils peuvent « faire correspondre les règles en matière d'approvisionnement gouvernemental de l'ACCOQ [l'Accord de commerce et de coopération entre l'Ontario et le Québec] avec celles de l'AECG [l'Accord économique et commercial global Canada-Union européenne] », ce qui « permettrait aux fournisseurs du Québec et de l'Ontario d'obtenir un accès similaire à celui des fournisseurs de l'Union européenne ».

Les deux parties ont aussi convenu de partager de l'information sur leurs réglementations et meilleures pratiques pour aider le monde des affaires, d'examiner les possibilités de mener des missions commerciales à l'égard des secteurs industriels d'intérêt commun, de remettre sur pied le comité consultatif sur le secteur privé de l'ACCOQ, qui a été créé en 2010 et qui est inactif depuis 2012, afin de fournir « des informations stratégiques aux ministres et d'identifier des secteurs en vue d' une collaboration accrue. »

On a aussi signé une déclaration « qui reconnaît le rôle clé que les francophones ont joué dans la fondation et la construction du Canada d'aujourd'hui ». Le communiqué dit aussi que les deux gouvernements vont promouvoir les échanges, surtout entre les jeunes et qu'ils demandent au gouvernement fédéral d'appuyer Radio-Canada pour qu'elle puisse « remplir son mandat qui consiste à offrir des services de radio et de télévision en français dans l'ensemble du Canada ».

Les positions qu'ont prises les gouvernements Couillard et Wynne montrent que les manoeuvres en préparation des prochaines élections fédérales ont déjà commencé. Cette « alliance stratégique » entre le Québec et l'Ontario est utilisée pour représenter les intérêts des monopoles du Canada central qui veulent une plus grande part des profits tirés de la production pétrolière et des dépenses en infrastructure et exigent que l'État mette tout son poids derrière les décisions que les intérêts qu'ils représentent veulent voir adoptées. Dans tout ce flot d'activités qui présentent cette alliance entre les deux gouvernements comme un pacte entre des gens qui viennent de renaître à l'environnement, on ne trouve pas un mot sur la nécessité d'investir dans le secteur manufacturier ou quelque plan que ce soit visant à construire une économie indépendante qui subvient à ses besoins et peut satisfaire les besoins de la vaste majorité des Québécois et des Ontariens. Il s'agit d'une alliance d'intérêts monopolistes qui vont être aux premières lignes de la prochaine élection fédérale, alors que les cercles dirigeants vont tenter de créer une compétition entre deux partis pour voir quel champion de quels monopoles va en émerger et former le prochain gouvernement.

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Les Québécois rejettent le programme d'austérité

Un NON! Ferme à la destruction néolibérale


Le samedi 29 novembre se sont tenues deux manifestations nationales de rejet de l'austérité néolibérale antisociale, une à Québec et une à Montréal. Plus de 100 000 personnes ont marché dans les rues de Montréal et 25 000 dans les rues de Québec, selon le collectif Refusons l'austérité qui regroupe syndicats, associations étudiantes et communautaires et qui a organisé les événements. Toutes les régions du Québec étaient représentées. Montréal, Montérégie, Laval, l'Estrie, Lanaudière, les Laurentides, l'Outaouais et le Nord-du-Québec ont manifesté à Montréal alors que Saguenay-Lac-St-Jean, Mauricie, Centre-du-Québec, Capitale-nationale, Chaudière-Appalaches, Bas-Saint-Laurent, Gaspésie-Îles-de- la-Madeleine et Côte-Nord ont manifesté à Québec. La manifestation de Montréal est partie de la Place du Canada et s'est rendue à la Place des festivals et les manifestants de Québec ont défilé du parc des Champs de bataille (aux plaines d'Abraham) jusqu'à l'Assemblée nationale. Un contingent du Parti marxiste-léniniste du Québec a participé aux deux actions et les activistes du Parti ont distribué un grand nombre de copies du numéro de novembre de Forum ouvrier qui appelle à mettre tout le poids du peuple dans l'affirmation de ses droits.

Dans ces deux manifestations c'est tout le Québec qui dispense des services à la population qui était représenté, accompagné de contingents de travailleurs industriels, de la construction, du secteur minier et métallurgique et autres secteurs.

Très présents étaient les employés municipaux, cols blancs et cols bleus et pompiers de plusieurs municipalités. Ils y étaient avec leur bannière « La négociation pas la confrontation », défendant leurs pensions et s'opposant à ce qu'ils appellent la grande cassure : le rejet et la criminalisation par le gouvernement Couillard et des administrations municipales, surtout celles de Montréal et Québec, de leurs employés municipaux qui sont ceux qui fournissent les services mais ne sont pas reconnus comme tels.

Très fortement représentées étaient les travailleuses des Centres de la petite enfance et des services de garde en milieu familial défendant les services maintenant et pour l'avenir de la société, avec leurs pancartes « Agir pour l'avenir » accompagnées de mots d'ordre comme « La petite enfance une responsabilité collective » « Non au saccage de la politique familiale » « 0-5 ans ça se finance » « L'avenir vendu aux intérêts privés » et « Non au saccage de la politique familiale ».



Les travailleurs de la santé y étaient en nombre, infirmières, préposés aux bénéficiaires, techniciens, personnel de soutien, médecins contre l'austérité, de même que les travailleurs de l'éducation, professeurs, personnel de soutien, personnel affecté à la recherche, tous ceux qui font fonctionner les services de santé et d'éducation. Ils protestaient contre les compressions et la restructuration antisociale de secteurs aussi névralgiques et affirmaient leur importance pour l'économie, comme on pouvait le lire sur des pancartes disant « Une éducation en santé c'est un puissant moteur économique ».


Les employés du gouvernement étaient de la partie, employés des ministères et des organismes de la fonction publique, engagés dans la lutte du Front commun pour la défense des services et des travailleurs qui les dispensent. On notait aussi un fort contingent de travailleurs d'Hydro-Québec.

Organisations communautaires, comités-logement, centres de réadaptation, refuges pour femmes violentées, centres de traitement de personnes en crise, alcoolisme, drogue, problèmes mentaux, tous y étaient pour exiger l'arrêt du rouleau compresseur de l'austérité contre eux et demandant le respect des droits des plus vulnérables.

Les jeunes y étaient, des milliers d'entre eux du secondaire, du cégep et des universités faisant entendre les slogans de la lutte étudiante toujours vivante : « Avec nous dans la rue ! » « Crions plus fort pour que personne ne nous ignore ! » « On avance, on avance, on ne recule pas ! ».

On notait aussi une bonne participation de gens impliqués dans la lutte contre le diktat des monopoles pétroliers sur la vie du peuple, une lutte qui s'exprime notamment sur la question du projet pipelinier et de port pétrolier de TransCanada. Ils y étaient avec leurs pancartes « Coule pas chez nous », revendiquant le droit du peuple de décider de quelle économie il a besoin.

Les manifestations se sont mises en branle vers 13 heures 30 et sont passées par les rues des centres-villes de Montréal et de Québec. Tout au long des marches, les passants et automobilistes faisaient écho aux demandes de ces deux marées humaines en saluant de la main et en klaxonnant. Arrivés à leur point de destination, ils ont eu droit à un spectacle et des discours ont été prononcés. Deux grands écrans surplombaient les estrades, retransmettant dans les deux villes les spectacles de même que les discours. Y ont entre autres pris la parole les représentants de la Confédération des syndicats nationaux (CSN), de la Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ), de la Centrale des syndicats du Québec (CSQ) de l'Association pour une solidarité syndicale étudiante (ASSÉ), de la Fédération étudiante universitaire du Québec (FEUQ), du Mouvement autonome et solidaire des sans-emploi (MASSE) et du Collectif pour un Québec sans pauvreté.

Ils ont dénoncé l'abdication par le gouvernement de ses responsabilités sociales et son entreprise de démantèlement des services dont les Québécois dépendent pour leur existence.

« C'est surtout une manifestation contre l'arrogance libérale, qui de façon unilatérale a décidé d'en découdre avec le modèle d'État social québécois », a dit Jacques Létourneau, président de la CSN. « On trouve ça absolument épouvantable. C'est un gouvernement qui n'a pas de vision du développement économique, du développement social... C'est clair pour nous que le Parti libéral de M. Couillard n'a pas été élu avec le mandat de faire ce qu'il est en train de faire ! »

« Les personnes les plus vulnérables sont délaissées par le gouvernement qui se déresponsabilise de sa mission sociale, a dit Marie-Hélène Arruda, coordonnatrice du Mouvement autonome et solidaire des sans-emploi (Masse). Ces gens-là se tournent vers des organismes qui sont sous-financés et qui en plus seront coupés dans les prochaines années. »

Les deux manifestations ont exprimé le rejet par les travailleurs et le peuple du Québec du programme d'austérité comme entreprise de destruction nationale et sociale menée par les représentants politiques d'intérêts privés.

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L'Afrique lance un appel, Cuba répond présent

Une campagne pour appuyer la mission médicale cubaine en Afrique de l'Ouest

Le Réseau canadien pour Cuba (le CNC) lance la campagne Cuba pour l'Afrique de l'Ouest afin d'amasser des fonds pour appuyer les missions médicales cubaines présentement à l'oeuvre dans les pays ouest-africains de Guinée-Conakry, du Liberia et de Sierra Leone pour y combattre l'épidémie d'Ebola. La mission médicale cubaine est de loin la plus importante qu'un pays ait envoyée. Côte-à-côte avec les peuples d'Afrique de l'Ouest, 461 docteurs et infirmières cubains, choisis parmi plus de 15 000 volontaires, sont allés en Afrique de l'Ouest se joindre à la lutte contre l'Ebola. Jose Luis Fabio, un représentant de l'Organisation mondiale de la santé, a souligné que « Cuba à lui seul y a plus de ressources humaines que plusieurs ONG prises ensemble ».


Des dirigeants de l'ALBA rencontrent des membres de l'équipe médicale cubaine avant son départ pour l'Afrique de l'Ouest le 20 octobre 2014 

L'ampleur de la solidarité de Cuba envers l'Afrique est telle que même les médias monopolisés, qui habituellement ne mâchent pas leurs mots contre Cuba, ont dû applaudir la nation des Caraïbes pour ses actions. Le New York Times, par exemple, reconnaissant finalement les mérites de Cuba, a mis en éditorial que l'embargo économique des États-Unis contre l'île devrait être levé et que les trois cubains toujours emprisonnés aux États-Unis pour leur combat contre le terrorisme devraient eux aussi être libérés. Le 9 octobre, le Wall Street Journal a écrit : « Peu ont répondu à l'appel mais il y a un pays qui a répondu avec force : Cuba. » Comme l'a dit Jorge Lefebre Nicolas, l'ambassadeur de Cuba au Liberia : « Nous ne pouvons pas voir nos frères d'Afrique dans de telles difficultés et rester les bras croisés ». La contribution fournie par La Havane offre un vivant contraste avec celle de Washington qui a dépêché des milliers de soldats plutôt que du personnel et des ressources de santé dont on a le plus désespérément besoin.


Liste de 32 pays africains où Cuba a présentement des équipes médicales sur place - cliquer pour agrandir

Les docteurs cubains qui servent en Afrique de l'Ouest ne sont pas motivés par le gain monétaire, mais par les valeurs profondes de solidarité qui ont été inculquées depuis le triomphe de la révolution cubaine. Depuis 1959, plus de 300 000 travailleurs médicaux cubains ont été déployés dans 158 pays. En ce moment, 50 000 docteurs et infirmières cubains sont à pied d'oeuvre dans 66 pays de l'Amérique latine, de l'Afrique et de l'Asie. En fait, avant le début de l'épidémie d'Ebola, il y avait plus de 4000 travailleurs de la santé soignant les gens dans 32 pays africains. Le docteur Jorge Perez Avila, le directeur de l'Institut Pedro Kouri de médecine tropicale à la Havane, où ceux qui vont combattre l'Ebola à l'étranger reçoivent 3 semaines de formation intensive avant de partir, a dit : « Notre principe a toujours été de partager ce que nous avons ».

En 2010, Cuba a relevé l'énorme défi de venir en aide au peuple héroïque d'Haïti suite au tremblement de terre qui a infligé des souffrances terribles. En réponse, le CNC a lancé la campagne Cuba pour Haïti comme la meilleure façon pour le peuple canadien d'aider Haïti. Le succès de cette campagne a démontré la confiance et le respect que les Canadiens éprouvent envers Cuba. Plus on connaît Cuba, plus on le respecte et on a confiance en lui.

En 2014, comme il l'a toujours fait, Cuba épouse la cause de l'humanité en Guinée-Conakry, au Liberia et au Sierra Leone. L'Afrique lance un appel, Cuba répond présent.

Le 26 septembre 2014, lors d'une rencontre du Conseil de sécurité de l'ONU, le représentant cubain a dit : « L'humanité a une dette envers les peuples d'Afrique. Nous ne pouvons pas les laisser tomber ».

Le CNC appelle les Canadiens à appuyer le travail très important de la mission médicale cubaine en faisant un don à la campagne Cuba pour l'Afrique de l'Ouest. Vous pouvez appuyer la campagne Cuba pour l'Afrique de l'Ouest en faisant parvenir un chèque au Réseau canadien pour Cuba. Les chèques doivent être faits au nom de Canadian Network on Cuba, avec la mention Campagne Cuba pour l'Afrique de l'Ouest sur la ligne du bas à gauche. Poster votre don à : CNC, Attn : S. Skup, 56 Riverwood Terrace, Bolton, ON, L7E 1S4.


La brigade médicale Henry Reeves de Cuba arrive au Sierra Leone le 3 octobre 2014

(www.canadiannetworkoncuba.ca, 14 novembre 2014. Photos : OMS, Granma International)

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