Le Marxiste-Léniniste

Numéro 158 - 25 novembre 2014

La manipulation des droits humains par les États-Unis
sert à justifier l'agression de la Corée

Opposons-nous à l'ingérence étrangère
dans les affaires de la Corée sous prétexte
de défense des droits humains!


Manifestation contre la politique du deux poids deux mesures et la manipulation des droits humains aux Nations unies, New York le 22 octobre 2014

La manipulation des droits humains par les États-Unis sert à justifier l'agression de la Corée
Opposons-nous à l'ingérence étrangère dans les affaires de la Corée sous prétexte de défense des droits humains! - Philip Fernandez
Une définition impérialiste intéressée des droits humains
Le porte-parole du ministère des Affaires étrangères rejette catégoriquement la «Résolution sur les droits de l'homme» de l'ONU contre la RPDC instiguée par les États-Unis
La RPDC affirme son droit d'être
Opposons-nous aux exercices de guerre Hoguk


La manipulation des droits humains par les États-Unis
sert à justifier l'agression de la Corée

Opposons-nous à l'ingérence étrangère
dans les affaires de la Corée sous prétexte
de défense des droits humains!


Le 18 novembre 2014, la Troisième Commission des Nations unies a adopté une résolution contre la République populaire démocratique de Corée (RPDC) pour avoir commis des « crimes contre l'humanité ». La résolution repose sur un rapport fallacieux, commandé par le Conseil des droits de l'homme des Nations unies et réalisé par une équipe de trois personnes aux qualifications discutables, qui ignore totalement la réalité du passé et du présent de la péninsule coréenne. Au lieu de cela, il enflamme les passions par sa propagande anticommuniste directe contre la RPDC et révèle que son véritable objectif est de justifier un changement de régime en RPDC. Ce rapport n'a rien à voir avec la défense des droits humains où que ce soit dans le monde et expose la dégénérescence totale des grandes puissances et leur rôle sur le plan international. Loin d'accepter le verdict de la guerre de Corée, les États-Unis continuent d'utiliser leur position de pouvoir pour réaliser ce qu'ils n'ont pu réaliser au cours des 65 années écoulées depuis qu'ils ont déclenché la guerre de Corée sous couvert du drapeau de l'ONU et avec la participation de plusieurs pays membres de l'ONU, notamment le Canada.

En 1953, les États-Unis ont été forcés de signer la Convention d'Armistice avec la République populaire démocratique de Corée. L'armistice était une trêve de la guerre des États-Unis sur la péninsule de Corée menée depuis 1950. Depuis, les États-Unis ont violé tous les termes de l'accord d'armistice. Leur refus de signer un traité de paix permanent est en soi une violation de l'accord, en plus du fait qu'ils continuent de maintenir des troupes et des armements, notamment des armes nucléaires, sur la péninsule coréenne, y tiennent des exercices de guerre annuels et s'opposent à la réunification de la nation coréenne qu'ils ont divisée arbitrairement au niveau du 38e parallèle.

Ce n'est qu'en prenant tous ces faits en compte, notamment les crimes contre l'humanité commis par les États-Unis et les autres agresseurs pendant la guerre de Corée, que la situation des droits humains dans la péninsule coréenne peut être examinée de manière appropriée.

Tout au long du XXe siècle, le peuple coréen a combattu pour devenir maître de son destin, libre de toute ingérence étrangère. De 1910 à 1945, avant l'agression des États-Unis, le peuple coréen a connu l'occupation brutale des impérialistes japonais. En 1945, sur la base de leurs propres efforts et sous la direction de Kim Il Sung, les patriotes et les communistes coréens ont finalement chassé les Japonais. Toutefois, cette liberté fut de courte durée, alors que les impérialistes américains sont intervenus, ont pris la relève des impérialistes japonais et détourné la lutte du peuple coréen pour l'indépendance. Les impérialistes américains ont écrasé le gouvernement de la République populaire de Corée, qui représentait les intérêts de tous les Coréens, ont occupé militairement le Sud et divisé le pays. Dans le sud, ils ont installé une dictature fantoche composée des collaborateurs de l'occupant japonais. Dans le même temps, les forces sous la direction de Kim Il Sung, puis du Parti du travail de Corée, tenaient le Nord de la péninsule.

Dans le Sud occupé par les États-Unis, les Coréens patriotiques et démocratiques ont poursuivi leur lutte pour l'affirmation de leurs droits et honorer la mémoire des combattants de la lutte anti-japonaise en exigeant une Corée pour les Coréens. Parmi ces luttes figure le soulèvement Jeju en 1948 au cours duquel des dizaines de milliers de civils ont été abattus. De 1945 à 1950, les États-Unis et leurs collaborateurs ont commis d'innombrables actes de répression brutale et des massacres contre ceux qui exigent l'indépendance, la démocratie et l'unification.


Des habitants de Jeju attendent leur exécution en mai 1948. Charnier découvert près de l'aéroport de l'Île de Jeju en 2008.

Cette situation était intenable et la présence belliqueuse des États-Unis provoqua finalement sous le couvert d'une « intervention policière » sanctionnée par l'ONU, la guerre de Corée en 1950. Les États-Unis et leurs alliés ont mené une guerre génocidaire contre le peuple coréen et tué et massacré les forces patriotiques du Nord et du Sud qui voulaient l'unité et l'indépendance nationales. Plus de 4 millions de Coréens ont été tués pendant la guerre de Corée. Le Nord du pays a été réduit à l'état de ruines par une des campagnes de bombardements les plus épouvantables que l'humanité ait connue jusqu'à ce jour. Les États-Unis et leurs alliés se sont livrés à une guerre biologique et ont massacré les civils. Le Canada, qui a participé honteusement à cette guerre, a été également responsable de crimes de guerre horribles. Cependant, sous la direction de Kim Il Sung, le peuple coréen est arrivé à chasser les impérialistes américains de presque toute la péninsule. Ils ont été contraints de se retirer au sud du 38e parallèle. Le fait que la Corée du Nord ait forcé les États-Unis à signer l'accord d'Armistice au nord du 38e parallèle le 27 juillet 1953 dans un bâtiment permanent construit pour cela et non dans une tente dans le Sud comme le voulaient les Américains montre clairement qui était l'agresseur et qui a gagné la guerre.

Forts de cette victoire historique sur les États-Unis, le gouvernement et le peuple de la Corée du Nord sous la direction de Kim Il Sung ont accompli de grands exploits dans l'édification nationale, notamment la reconstruction rapide de Pyongyang et du reste de leur territoire. Également, une économie indépendante basée sur la satisfaction des besoins de la population a été mise en place comprenant des services sociaux universels pour prendre soin des orphelins de guerre et des familles victimes de la guerre. La Corée du Nord a continué d'avancer sur cette voie en dépit du blocus brutal des États-Unis qui a provoqué de nombreuses pénuries et entravé la capacité du peuple de la Corée du Nord à développer son économie. Malgré cela, la Corée du Nord brille comme un phare d'espoir pour tous les Coréens qui souhaitent la réunification de leur pays et la fin de l'occupation américaine du Sud.


Manifestation à Washington pour le 60e anniversaire de la fin de la guerre de
Corée, juillet 2013.

Près de 30 000 soldats américains et des armes nucléaires sont encore stationnés dans le Sud. Aujourd'hui, malgré l'opposition mondiale, les États-Unis poursuivent la construction d'une immense base navale permanente sur l'île de Jeju. Des exercices militaires ont lieu régulièrement avec comme scénario l'invasion du Nord et la provocation d'une autre guerre de Corée. Ils font partie des plans des États-Unis de s'emparer de toute la péninsule coréenne, de contenir la Chine pour dominer le monde. Les forces armées de Corée du Sud sont sous le commandement direct et officiel des États-Unis, tandis que le peuple de Corée du Sud porte le fardeau financier et social de toutes les forces américaines et de leurs bases. La situation est telle que suite à une réunion entre les États-Unis et la République de Corée à Washington le 23 octobre 2014, il a été annoncé que le transfert aux autorités sud-coréennes du contrôle opérationnel en temps de guerre prévu pour 2015 était reporté jusqu'au milieu des années 2020. Cette décision a été condamnée par tous lfes Coréens patriotiques et épris de paix de la péninsule coréenne et de la diaspora.

Les États-Unis ont refusé les demandes répétées de la RPDC de signer un traité de paix pour mettre fin à la guerre dans le cadre de la normalisation des relations entre les pays. La présence américaine est une source de grande insécurité dans la région. C'est une violation directe du droit d'exister du peuple coréen et de tous les droits qui en découlent. Les États-Unis et leurs porte-parole dans différents pays utilisent les diffamations les plus viles contre la RPDC ; ils utilisent les pires calomnies pour désinformer et désorienter l'opinion publique pour servir les objectifs des États-Unis. Ils tentent de justifier l'injustifiable.

Telle est précisément la conduite de l'impérialisme américain, de ses médias et de ses agents. En mêlant les questions qui touchent à la situation sur la péninsule coréenne, à l'aide de l'ordre du jour des « droits de l'homme », ils sèment le doute sur la RPDC et appuient un ordre du jour d'agression et de guerre. En semant le doute, ils cherchent à s'assurer que personne ne se porte à la défense de la juste cause du peuple coréen. Il est crucial d'adopter la position de principe qu'aucune puissance n'a le droit de s'ingérer dans les affaires internationales des pays souverains et que tous les pays doivent respecter les principes de la coexistence pacifique, de l'égalité des nations, de la non-ingérence dans les affaires intérieures des pays souverains et de l'interdiction du recours à la force pour régler les conflits entre les nations. Dans la péninsule coréenne, le peuple demande que les États-Unis signent un traité de paix permanente et retirent leurs troupes et leurs armements.

Le barrage de diffamation des gouvernements et des médias monopolisés assujettis à l'impérialisme américain contre la RPDC et ses efforts de paix et pour la réunification coréenne doit être dénoncé. Les mensonges au sujet de la direction et de la situation en RPDC proviennent généralement des services secrets corrompus de Corée du Sud, le National Intelligence Service (NIS) et de soi-disant transfuges du Nord. Le SNI est reconnu pour ses liens avec les médias monopolisés qui publient sans questionnement toutes les histoires qui leur sont fournies.

La cause de la paix dans le monde exige qu'un terme soit mis aux tentatives des impérialistes américains d'isoler et d'attaquer la RPDC et de maintenir la division de la Corée imposée il y a 70 ans. Pour sa part, la RPDC accueille les relations d'amitié et d'avantage réciproque avec tous ceux qui respectent sa souveraineté.

Dans ce numéro, LML publie des articles sur la manipulation de la question des « droits de l'homme en Corée » aux fins d'aider nos lecteurs à s'orienter au milieu de cette désinformation massive et à adopter une position de principe.

(Photos : R. Hauben, USMLO, National Campaign to End the Korean War, Nodutdol)

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Une définition impérialiste intéressée
des droits humains


Manifestation devant le siège des Nations unies à New York contre les tentatives d'isoler la RPDC en utilisant la question des droits humains, 22 octobre 2014. (KANCC)

La Troisième Commission des Nations unies, chargée des questions sociales, humanitaires et culturelles, a délibéré sur la résolution A/C.3/69/L.28/Rev.1, présentée conjointement par l'Union européenne et le Japon. Cette résolution cible la République populaire démocratique de Corée (RPDC) pour ses soi-disant violations des droits de l'homme. Bien qu'elle ne soit pas contraignante, elle appelle le Conseil de sécurité des Nations unies à saisir la Cour pénale internationale (CPI) des violations des droits de l'homme qui seraient commises en RPDC et à prendre des sanctions contre les responsables de ces soi-disant crimes contre l'humanité. Le 18 novembre 2014, le projet de résolution a été adopté à 111 voix pour, 19 contre et 55 abstentions. Il devra maintenant être examiné par l'Assemblée générale en décembre. Au Conseil de sécurité, la Chine et la Russie devraient opposer leur veto à toute décision de renvoyer la RPDC devant la CPI puisque ces deux membres permanents du Conseil de sécurité ont voté contre la résolution A/C.3/69/L.28/Rev.1.

La question des droits humains à l'ONU est une question extrêmement chargée en raison de sa politisation par les puissances impérialistes. Ces forces brandissent les « droits de l'homme » d'une manière sans principes, comme une arme contre les autres nations pour inciter à l'agression et fomenter un changement de régime. Elles définissent les « droits de l'homme » de manière étroite et intéressée, qu'elles-mêmes ne respectent pas, et qui n'est pas conforme à la définition moderne des droits, c'est-à-dire qu'ils sont inviolables et appartiennent aux êtres humains en vertu de leur humanité. Le recours des forces impérialistes à la désinformation et à la coercition sur les questions des droits humains a tellement discrédité la Commission des droits de l'homme qu'en 2006 l'Assemblée générale des Nations unies a voté massivement son remplacement par le Conseil des droits de l'homme. La lutte contre l'abus des mécanismes des Nations unies pour défendre les droits humains se poursuit et c'est dans ce contexte que le vote sur le projet de résolution contre la RPDC s'est déroulé et que des résolutions similaires contre la Syrie et l'Iran ont été déposées, débattues et votées.

La résolution contre la RPDC s'appuie essentiellement sur les conclusions du rapport d'une « Commission d'enquête sur les droits de l'homme en République populaire démocratique de Corée », composée de trois personnes, établie en 2013 par le Conseil des droits de l'homme des Nations unies. Dès le départ, les États-Unis, le principal responsable des violations des droits humains contre la RPDC et la Corée depuis 1945, ont fait pression pour une telle commission et ont « aidé » la Commission dans ses travaux. Présidée par le juriste australien Michael Kirby, la Commission est en soi un acte d'agression contre le peuple coréen. L'Australie peut difficilement être considérée comme une partie neutre, car elle faisait partie des forces de l'ONU, dirigées par les États-Unis, engagées dans la guerre de Corée et n'a toujours pas renoncé aux crimes brutaux auxquels elle a participé.

La Commission d'enquête a dû admettre que ses conclusions étaient basées uniquement sur des témoignages de deuxième et de troisième main de personnes hostiles à la RPDC et sur des rapports d'ONG opposées à la RPDC, comme Human Rights Watch, ainsi que d'organisations anticommunistes de Corée du Sud et des États-Unis. Comme l'ordre du jour de la commission était politisé, elle n'a pas eu accès à la RPDC. Son rapport suspect, fondé sur la détermination de l'impérialisme américain et de ses alliés à politiser et à internationaliser la question des droits humains contre la RPDC à des fins de désinformation de l'opinion publique, en vue d'un changement de régime, a été la base de la résolution déposée pour examen à la Troisième Commission.

La discussion sur cette résolution a montré la large opposition à la politisation des droits humains faite en ciblant des pays en particulier pour des violations des droits humains au détriment de l'universalité et de l'objectivité. Bon nombre des représentants des pays membres ont souligné que c'était contre-productif et contraire aux principes de la Charte des Nations unies.

Le représentant de la RPDC a déclaré que le projet de résolution s'appuyait sur un rapport fabriqué et que la RPDC rejetait catégoriquement ce projet de résolution. Il a souligné que la résolution suscite la confrontation et était nuisible au dialogue et à la coopération nécessaires pour faire avancer la cause des droits humains dans le monde. Il a rappelé à l'assemblée que les États-Unis avaient utilisé les mêmes motifs de « protection des droits de l'homme » pour bombarder et démembrer la Yougoslavie. Il a défendu les efforts de son pays pour garantir les droits de chacun au sein de son système socialiste indépendant qui est la condition du bien-être du peuple. Il a indiqué que la RPDC prendra toutes les mesures nécessaires pour protéger son État et son peuple et que les architectes de cette résolution seraient responsables des conséquences.

Le représentant de la Syrie a souligné qu'il était clair que certains États faisaient pression sur des États membres pour qu'ils votent en faveur du projet de résolution, ce qui nuisait aux relations entre États et à la discussion sur les droits humains.

Le représentant de Cuba, au nom du Mouvement des pays non alignés, a déclaré que la politisation et la politique du deux poids deux mesures inhérentes à la résolution visent généralement des membres du Mouvement des pays non alignés et ne sont pas acceptables. Il a souligné que l'examen périodique universel du Conseil des droits de l'homme de l'ONU s'applique déjà à tous les pays et fournit une plate-forme objective pour juger des droits de l'homme. Il a rappelé au Comité que la politisation et la politique de deux poids deux mesures ont été à l'origine de la décision qui a sonné le glas de l'ancienne Commission des droits de l'homme et que Cuba s'inquiétait que la résolution puisse servir à établir un système pour cibler tous les pays en voie de développement.

Cuba a proposé un amendement pour retirer le paragraphe du projet de résolution relatif au renvoi de la situation en RPDC à la CPI et a proposé à l'Assemblée générale d' « adopter une nouvelle démarche fondée sur la coopération pour examiner la situation des droits de l'homme en RPDC » qui favoriserait le dialogue et les approches non conflictuelles entre la RPDC et les États membres des Nations unies concernant les droits humains. Plusieurs pays se sont prononcés en faveur de la proposition cubaine, notamment l'Afrique du Sud, la Russie, le Venezuela, le Bélarus, l'Iran, l'Équateur, le Zimbabwe et la Malaisie. Cependant, l'amendement cubain L.63 a été rejeté à 40 voix pour, 77 contre et 50 abstentions.

Beaucoup de représentants se sont opposés à la disposition de la résolution concernant le recours à la force pour régler la question des droits humains. Le représentant du Pakistan a déclaré que « stigmatiser » des pays en particulier n'était aucunement productif et que le renvoi à la CPI pourrait compliquer davantage les choses. L'Inde a fait observer que la CPI est un organe très politisé et que la résolution donnait au Conseil de sécurité un rôle qui contrevient au droit international.

Après le vote, le représentant de la RPDC a remercié ceux qui avaient voté contre la résolution et a rejeté à nouveau catégoriquement la résolution. Il a souligné qu'il n'était plus nécessaire pour la RPDC d'entamer un dialogue sur les droits humains avec l'Union européenne parce que cette dernière avait choisi la voie de la confrontation par opposition au dialogue. Il a souligné que la RPDC continuerait de défendre et de renforcer son système et de prendre toutes les mesures pour se protéger.

La commission a également examiné les résolutions A/C.3/69/L.31 et A/C.3/69/L.33, qui portent respectivement sur la situation des droits de l'homme en Syrie et en Iran. Comme le projet de résolution sur les droits de l'homme en RPDC, ces résolutions sont le produit des impérialistes américains et de leurs représentants au sein de la commission. La résolution L.31 a été présentée par le représentant de l'Arabie saoudite et, dans sa réplique, le représentant syrien a souligné que les régimes saoudiens et Qatari et d'autres participent directement à la déstabilisation de la situation intérieure de la Syrie et qu'il est absurde que le représentant saoudien prenne la parole sur la question des droits humains. Les membres du Mouvement des non-alignés se sont opposés à l'utilisation de résolutions spécifiques à un pays pour cibler politiquement des pays souverains et souligné que cela allait à l'encontre des principes de la Charte des Nations unies. Le représentant de la Russie a déclaré que la Russie voterait contre la résolution parce qu'elle refusait que la Troisième Commission devienne un organe politisé qui cible des États membres. Le représentant de l'Équateur a dit que la détérioration de la situation des droits humains en Syrie était un sujet de préoccupation, mais que le projet de résolution n'examinait pas le rôle de toutes parties impliquées dans la création de la situation de crise dans ce pays et par conséquent l'Équateur voterait contre. La résolution a été adoptée à 125 voix pour, 13 contre et 47 abstentions.

La Troisième Commission a ensuite examiné le projet de résolution L.33, qui a été présenté par le représentant du Canada, Guillermo Rishchynski. Prétendant parler au nom de la communauté internationale, Guillermo Rishchynski a fait une présentation provocatrice ciblant l'Iran pour ses violations des droits de l'homme. Le représentant iranien a déclaré que la résolution présentée par le Canada était un acte hostile. Il a souligné que le Canada ne se préoccupe pas des droits humains ou individuels, prenant pour preuve la réaction du gouvernement canadien face au massacre récent de civils à Gaza. Il a souligné que le gouvernement du Canada avait soutenu que non seulement les Israéliens avaient le droit de tuer des Palestiniens, mais qu'ils étaient entièrement justifiés de le faire. En quoi cette position peut-elle être compatible avec la défense des droit humains dans quelque pays que ce soit, a demandé le représentant iranien ? Il a conclu qu'il était clair que le projet de résolution était partial et politiquement motivé. Après discussion, la résolution a été adoptée à 78 voix pour, 35 contre et 69 abstentions.

Cette situation met en lumière la nécessité d'une réforme sérieuse pour démocratiser les Nations unies afin que les États-Unis et les anciennes puissances coloniales ne puissent plus dominer l'ordre du jour des Nations unies, du Conseil de sécurité et de ses différents organismes. Ce sont les États-Unis et leurs représentants qui sont la cause principale de ces problèmes, comme le montrent les attaques contre la RPDC, la Syrie et l'Iran. Il est doublement criminel que les impérialistes et les anciennes puissances coloniales utilisent les Nations unies pour justifier la guerre, l'agression continue et le changement de régime. Il est honteux que le gouvernement Harper collabore étroitement aux efforts pour saper les mécanismes internationaux comme le Conseil des droits de l'homme et la Troisième Commission. Les Nations unies et tous ses mécanismes doivent être renouvelés afin que le pouvoir décisionnel revienne à l'Assemblée générale sur la base de l'égalité des nations, petites et grandes, de l'interdiction du recours à la force comme solution aux conflits entre les nations et les peuples et de la reconnaissance du droit de toutes les nations à l'autodétermination sans ingérence extérieure. C'est la base des relations pacifiques entre les peuples.

Bien que le Canada ne soit qu'un pays à l'ONU, pour les Canadiens établir un gouvernement antiguerre contribuerait certainement au renouveau des relations à l'ONU et garantirait que les débats sur les droits humains et d'autres questions importantes aient lieu dans le respect des principes de la Charte des Nations unies et de la paix internationale.

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Le porte-parole du ministère des Affaires étrangères
rejette catégoriquement la «Résolution sur les
droits de l'homme» de l'ONU contre la RPDC
instiguée par les États-Unis

Le 20 novembre 2014, un porte-parole du ministère des Affaires étrangères de la République démocratique populaire de Corée a émis une déclaration dénonçant la résolution de l'ONU sur « les droits de l'homme » contre la RPDC. Dans cette déclaration, il a accusé les États-Unis d'avoir monté une « provocation politiquement motivée ». Il a également accusé les États-Unis « d'avoir fait adopter sous pression » cette résolution par un vote a main levée lors de la réunion du 18 novembre de la Troisième Commission de la 69e Assemblée générale de l'ONU en incitant l'Union européenne et le Japon à l'appuyer et en faisant des « pressions politiques et économiques » sur certains pays. La déclaration affirme que la résolution « est parsemée d'accusations malveillantes fondées sur un document digne d'une conspiration appelé ' Rapport de la Commission d'enquête ' sur la situation des droits de l'homme en RPDC, une collection de mensonges et de fabrications qualifiée de ' témoignages ' d'une poignée de 'transfuges du nord ' qui ont fui ou ont été attirés après avoir commis des crimes en RPDC ».

Le ministère des Affaires étrangères a souligné qu'il est sans précédent pour l'Assemblée générale de l'ONU d'adopter une « résolution » sur la base d'un « rapport » « élaboré hâtivement sans aucun dialogue avec le pays concerné et sans aucune visite organisée chez lui ».

La déclaration a noté que les États-Unis ont à peine réussi à recueillir les votes nécessaires pour adopter la « résolution » - 111 voix pour, 19 voix contre et 55 abstentions - ajoutant qu'un grand nombre de pays ont avoué qu'ils ont voté en faveur sous la menace des États-Unis et du Japon de cesser leur aide économique et non pas parce que c'est une question des droits humains. « Cela prouve clairement que la ' résolution ' est une escroquerie politique », a déclaré le ministère des Affaires étrangères. Il a ajouté que certains pays européens et le Japon ont admis qu'ils n'étaient pas préoccupés par une véritable amélioration de la situation des droits humains en RPDC mais ont quand même appuyé la politique hostile des États-Unis envers la RPDC, faisant peuve d'à-plat-ventrisme devant les intérêts américains.

Le ministère des Affaires étrangères a clairement indiqué que la RPDCvoulait une coopération étendue dans le domaine des droits de l'homme et avait exprimé sa volonté de promouvoir activement le dialogue et l'échange sur les droits humains. Cependant, les forces hostiles ont finalement refusé la coopération et choisi la voie de la confrontation, a dit le ministère des Affaires étrangères.

Ce comportement a révélé que « l'appel des supporters des États-Unis pour un dialogue sur les droits de l'homme était hypocrite et ils ont fermé eux-mêmes la porte à ce qui concerne le dialogue sur les droits de l'homme et d'autres dialogues, échanges et coopérations », a déclaré le porte-parole du ministère nord-coréen des Affaires étrangères.

Le ministère a également souligné, que « Les États-Unis ont lancé leur offensive sur les « droits de l'homme » contre la RPDC [...] afin d'inventer un prétexte pour une intervention armée en présentant la RPDC comme une « toundra de violations des droits de l'homme » dans l'arène internationale.

« L'histoire se souvient très bien de la guerre en Yougoslavie déclenchée par les États-Unis en 1999 sous le prétexte de ' protection des droits de l'homme et de la minorité [albanaise ] en Yougoslavie. '

« Un précédent dangereux est en train d'être créé afin de politiser et d'internationaliser la question des droits humains d'un pays individuel et l'utiliser pour renverser son système social.

« La grave situation qui prévaut où le droit international est violé par des pratiques brutales tend à prouver de manière évidente l'opinion cohérente de la RPDC que les droits humains signifient précisément la souveraineté nationale.

« La RPDC dénonce et rejette catégoriquement l'adoption sommaire de la récente « résolution » manipulée par les États-Unis comme une manifestation frappante de leur politique hostile envers la RPDC. Cette résolution vise à renverser le système socialiste centré sur les masses populaires, le système choisi par le peuple coréen et qu'il considère plus précieux que sa propre vie,. »

Le ministère des Affaires étrangères a déclaré qu'à cause de la politique hostile des États-Unis à l'égard de la RPDC contraint celle-ci à ne plus se restreindre dans la conduite d'un nouvel essai nucléaire, ses moyens de dissuasion se renforceront de manière illimitée afin de faire face à l'intervention armée des États-Unis ».

Le ministère des Affaires étrangères a conclu : « Le principal architecte de la dite « résolution » et ses acolytes seront entièrement tenus responsables de toutes les conséquences qu'entraînera son adoption ».

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La RPDC affirme son droit d'être

Le 21 novembre 2014, la Mission permanente de la République populaire de Corée à l'ONU a émis un communiqué de presse qui affirme le droit d'être de la RPDC. Le communiqué de presse est particulièrement pertinent compte tenu de la résolution anti-RPDC A/C.3/63.L.28/Rev.1 qui a été adoptée à la Troisième Commission de l'Assemblée générale de l'ONU le 18 novembre, laquelle repose sur la désinformation et des fabrications au sujet de violations de droits humains dans le pays.

Le communiqué de presse retrace l'histoire de la RPDC depuis sa fondation, mettant l'accent sur le fait que, dès le début, elle a fait reposer son développement sur sa propre expérience et son propre matériel de pensée. On y lit : « Le gouvernement, dès le premier jour, a adopté la position de l'indépendance et formulé ses lignes et ses politiques conformément à la situation qui prévaut au pays et aux demandes de son peuple. S'attelant à la tâche de construire une société nouvelle après sa libération de l'occupation militaire japonaise ( en août 1945), le pays a opté pour la voie de la démocratie progressiste de style coréen et celle de personne d'autre et a construit une économie nationale indépendante. »

Par exemple, suite à la Guerre de Corée où « tout avait été réduit en cendres », le gouvernement de la RPDC a donné la priorité à l'industrie lourde et légère de même qu'à l'agriculture afin de construire une économie nationale qui subvienne à ses besoins. En s'en tenant résolument à sa voie indépendante d'appui sur soi, la RPDC a été capable de remporter plusieurs victoires, dont le lancement d'un satellite, et de faire diverses avances scientifiques et technologiques pour développer l'économie et renforcer sa capacité en énergie nucléaire et d'autodéfense.


Une fête à l'occasion de l'entrée de la garderie et de l'orphelinat de Pyongyang dans son nouvel édifice le 8 novembre 2014 (cliquer pour agrandir)


15e exposition nationale de logiciels le 11 novembre 2014



Le dirigeant coréen Kim Jong Un en visite à une installation d'aquaculture le 19 novembre 2014

La RPDC a appris de sa propre expérience que son indépendance et sa souveraineté requièrent qu'elle mette tout son poids dans sa capacité de se défendre. Elle l'a fait en s'appuyant diligemment sur sa politique de Songun. Cette politique donne la priorité à l'autodéfense et au role dirigeant des forces armées dans l'édification nationale. La défense de l'indépendance et de la souveraineté de la Corée sont le bilan qui ressort de l'expérience de la RPDC et cela depuis la Guerre de Corée où tout le pays a été mobilisé pour défaire les impérialistes américains et leurs alliés.

En ce qui concerne la question des droits humains, la RPDC fait remarquer « qu'elle est un État socialiste véritable centré sur les masses... où les masses exercent leurs droits en tant que maîtres de tous les aspects de la vie sociale ». Le communiqué note que dans la RPDC, la propriété collective socialiste des avoirs de l'État a toujours cours et que la priorité est donnée aux intérêts et aux besoins du peuple. « On n'y trouve pas d'exploitation et d'oppression de l'homme par l'homme ou le phénomène où les riches s'enrichissent et les pauvres s'appauvrissent ou d'autres problèmes sociaux similaires. » Dans le système socialiste de la RPDC, les impôts ont été abolis et l'État fournit au peuple tout ce dont il a besoin notamment un moyen de subsistance correspondant aux intérêts, capacités et compétences de la personne, le logement gratuit, un système d'éducation universel de 12 ans obligatoire gratuit, des soins de santé gratuits et les autres programmes sociaux qu'un État moderne requiert. Autrement dit, en dépit du blocus économique brutal et des autres efforts des impérialistes pour l'isoler, la RPDC a organisé son économie et établi les mécanismes pour garantir le droit du peuple à un moyen de subsistance, à la santé et à l'éducation, sur la base du principe que ces droits appartiennent à chacun parce qu'il est un être humain et qu'ils sont inviolables.

Le communiqué de presse conclut en affirmant que la RPDC est aujourd'hui un pays vibrant où les besoins du peuple sont premiers et où le gouvernement travaille à élever le niveau culturel et spirituel du peuple et que l'avenir du peuple et de la nation vont demeurer brillants par la fidélité à la voie de l'indépendance, de Songun et du socialisme.

(Photos : Rodong Sinmum)

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Opposons-nous aux exercices de guerre Hoguk


Du 10 au 21 novembre 2014, les forces militaires américaines et sud-coréennes ont mené leurs exercices de guerre annuels Hoguk (Défendons l'État). Ces exercices sont diamétralement opposés aux efforts pour arriver à un traité de paix mettant fin à la Guerre de Corée et pour normaliser les relations avec la République populaire démocratique de Corée (RPDC) comme l'exigent le peuple coréen et toute l'humanité éprise de paix. Ces exercices militaires de grande envergure visent un changement de régime en RPDC. Aussi ont-ils coincidé avec les efforts de la Troisième Commission de l'Assemblée générale de l'ONU visant à isoler la RPDC sur la question des droits humains en adoptant une résolution hautement préjudiciable et injuste à l'égard de la RPDC, résolution fondée sur un rapport fabriqué.

Selon le chef de l'état-major interarmée de la Corée du Sud, laquelle instance est sous le contrôle direct des forces militaires des États-Unis, les exercices de guerre Hoguk de cette année ont été les plus importants à date, comprenant « des exercices conjoints de débarquement, des manoeuvres d'infiltration de la défense maritime et d'autres manoeuvres visant à défendre les îles du nord-ouest » près de la mer de l'Ouest. Près de 330 000 soldats, 23 000 pièces d'équipement militaire mobile ainsi que 60 navires de guerre, des avions de combat, des missiles et d'autre équipement militaire ont été mobilisés à l'échelle de la Corée du Sud pour cette démonstration de force agressive.

Les exercices de guerre Hoguk, ainsi que les exercices annuels Foal Eagle, Key Resolve et Ulchi Freedom Guardian font partie des préparatifs de guerre des États-Unis pour une invasion armée de la RPDC et, par extension, une guerre plus large dans la région visant à contenir la Chine et la Russie. Les alliés des États-Unis, le Japon, l'Australie et le Canada, participent aussi à ces exercices militaires. Ces actes d'agression contre la RPDC sont clairement des crimes contre la paix - le crime de guerre le plus grave en droit international. En vertu du droit international, les États-Unis, la Corée du Sud et leurs alliés devraient être accusés et jugés devant le Tribunal criminel international.

En août, Ri Tong Il, l'ambassadeur adjoint de la RPDC aux Nations unies, a demandé au Conseil de sécurité de prendre des mesures contre les exercices de guerre Ulchi Freedom Guardian en tant que crimes contre la paix commis contre la RPDC. Il a fait valoir que la RPDC a besoin de paix et de stabilité ainsi que d'un environnement normalisé, ce qui revient de droit à tout peuple, afin d'édifier son économie et de mettre en oeuvre ses programmes de développement. Malheureusement, le président du Conseil de sécurité, Mark Lyall Grant, du Royaume-Uni, a refusé la demande, illustrant une fois de plus le « deux poids deux mesures » et la perfidie du Conseil de sécurité qui refuse de respecter son mandat de défendre la paix et le droit internationaux.

Les exercices de guerre Hoguk dans la mer de l'Ouest ont lieu sur un territoire contesté à une distance d'environ 10 kilomètres de la côte de la RPDC. Aucun peuple qui se respecte ne tolérerait que se déroulent des manoeuvres d'une telle ampleur et d'une telle intensité si près de ses frontières. Il est clair qu'il s'agit d'une provocation. Rappelons que les forces militaires de la Corée du Sud ont provoqué un incident sur l'île de Yeongpyong le 23 novembre 2010 lorsque dans le cadre d'activités liées aux exercices de guerre Hoguk elles ont lancé des obus actifs dans les eaux de la RPDC. Il en a résulté un échange de tirs d'artillerie qui a occasionné la mort de deux marines de la Corée du Sud ainsi que de plusieurs civils sud-coréens. Cette année, la RPDC a de nouveau appelé le gouvernement de la Corée du Sud à cesser ces exercices militaires pour désamorcer la situation et afin de faciliter des relations pacifiques entre les deux Corée.

Toute tentative de normaliser les relations entre la Corée du Nord et la Corée du Sud ont été minées par le régime fantoche des États-Unis, le régime de la présidente Park Geun-hye, la fille de Park Chung-hee, le dictateur militaire sud-coréen qui a été mis en place par les États-Unis en 1961 et dont le règne s'est terminé par son assassinat en 1979. Le régime anticommuniste sud-coréen de la présidente Park a demandé que le transfert du contrôle opérationnel en temps de guerre des États-Unis à la Corée du Sud, qui devait avoir lieu en 2015, soit retardé « jusqu'aux années 2020 » sous le faux prétexte que la RPDC menace la sécurité de la Corée du Sud et de la région. Aussi la présidente Park a-t-elle activement sabordé les efforts visant à normaliser les relations entre la RPDC et la Corée du Sud en criminalisant, par exemple, ses adversaires politiques.


Manifestations contre la présidente sud-coréenne Park Geun-hye, à New York, 21 février 2014. Sur la bannière on peut lire : « Park Geun-hye, présidente illégitime ! Démissionne ! »

Plus tôt cette année, Lee Seok-ki, un politicien affilié au Parti progessiste uni,qui détient six sièges au parlement de la Corée du Sud, est devenu le premier député sud-coréen à être reconnu coupable de trahison pour avoir promu des relations positives avec la RPDC. Il a été arrêté sur de fausses accusations, poursuivi en vertu de la Loi de la sécurité nationale, loi anticommuniste qui existe depuis l'occupation militaire de la Corée par les États-Unis en 1948, et condamné à 12 ans de prison. Il est le premier politicien élu sud-coréen à être incarcéré depuis les années 80.

Il est important que toutes les personnes éprises de paix et de justice au Canada ainsi que partout dans le monde appuient la RPDC et le peuple coréen qui exigent que cessent ces exercices de guerre annuels qui ont lieu en violation flagrante des droits collectifs du peuple coréen lui permettant de vivre en paix. Aussi le peuple canadien doit-il exiger que le gouvernement Harper cesse de s'ingérer dans les affaires intérieures du peuple coréen et qu'il arrête ses menaces bellicistes contre la RPDC, qui font partie intégrante de la machine de guerre des États-Unis. Il est grand temps que les États-Unis concluent un traité de paix avec la RPDC afin de mettre fin à la Guerre de Corée et de normaliser les relations avec ce pays. C'est ce qu'exige l'humanité en ce moment.


Manifestation devant le ministère de la Défense sud-coréen dénonçant le fait que les Coréens du Sud soient forcés de payer les dépenses encourues par la présence de troupes et de bases américaines dans leur pays, 20 novembre 2014

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