Le Marxiste-Léniniste

Numéro 156 - 21 novembre 2014

Joignez-vous au rassemblement contre le Forum
sur la sécurité internationale de Halifax!

Les criminels de guerre ne sont pas les bienvenus
au Canada! Oeuvrons à l'établissement d'un gouvernement antiguerre!

Rassemblement contre la guerre

Manifestation contre le quatrième  Forum sur la sécurité internationale d'Halifax
(Halifax Media Co-op)


Samedi le 22 novembre - 13 h
Parc de la paix et la liberté (ancienne parc Cornwallis), rues Hollis et South 
Information: Facebook  ou courriel noharbourforwar@hotmail.com

Joignez-vous au rassemblement contre le Forum sur la sécurité internationale de Halifax!
Les criminels de guerre ne sont pas les bienvenus au Canada! Oeuvrons à l'établissement d'un gouvernement antiguerre!
La servilité du gouvernement Harper face au sénateur John McCain et aux intérêts des États-Unis - Tony Seed
Lettres de créance d'un criminel de guerre


Joignez-vous au rassemblement contre le Forum
sur la sécurité internationale de Halifax!

Les criminels de guerre ne sont pas les bienvenus
au Canada! Oeuvrons à l'établissement d'un gouvernement antiguerre!


Action militante au premier Forum sur la sécurité internationale d'Halifax

Le sixième Forum annuel sur la sécurité internationale d'Halifax se tient du 21 au 23 novembre à Halifax. L'organisation No Harbour For War appelle les résidents de Halifax à s'opposer à ce rassemblement belliciste et à participer à un rassemblement antiguerre, le samedi 22 novembre à 13 h, au parc Halifax Peace & Freedom (anciennement parc Cornwallis) à l'intersection des rues Hollis et South.

Le forum est inextricablement lié à l'OTAN. C'est une occasion pour cette alliance agressive sous la coupe des États-Unis d'organiser des événements de relations publiques, planifier de futures agressions et répandre la désinformation sur le rôle de l'OTAN dans le monde. Le forum est également devenu l'un des mécanismes par lesquels les agences impérialistes américaines déterminent les priorités du Canada en matière de politique militaire et étrangère. Les réunions bellicistes sont aussi l'occasion pour les États-Unis de mettre en place de nouveaux arrangements militaires pour intégrer les Forces canadiennes sous leur commandement. En 2009, le secrétaire d'État américain, Robert Gates, a annoncé que les Marines américains s'entraîneraient désormais dans l'Arctique pour « défendre la souveraineté canadienne ». En 2011, Chuck Hagel, le secrétaire américain à la Défense, a annoncé que le Canada avait signé un protocole jusque-là secret pour se joindre à la stratégie du pivot pour l'Asie d'Obama ciblant la Chine et la République populaire démocratique de Corée.

Cette relation de soumission envers les intérêts américains est mise en évidence par l'utilisation de l'important port d'Halifax pour un tel événement. Halifax possède l'un des plus grands ports naturels du monde, un atout qui devrait servir à promouvoir l'édification nationale canadienne, les relations pacifiques et le commerce avec tous les pays, petits et grands, dans le respect de leur souveraineté et sur la base de l'avantage réciproque. Au lieu de cela, le gouvernement Harper permet que le forum dont le siège est à Washington réquisitionne la ville pour sa conférence de guerre annuelle. Le Forum fait suite au sommet de l'OTAN tenu en septembre à Newport, au Pays de Galles. Il va sans doute contribuer aux sinistres plans de l'OTAN pour attaquer et détruire le gouvernement Assad en Syrie sous le prétexte de détruire « le terrorisme islamique » de l'État islamique et utiliser la désinformation sur les événements en Ukraine pour tenter de mater la Russie.

Le tristement célèbre criminel de guerre et sénateur américain John McCain dépeint le Forum comme « l'un des rassemblements les plus importants qui soient dans le monde entier ». À chaque mois de novembre, ces cinq dernières années, McCain a utilisé le territoire canadien pour appeler à une invasion contre l'Iran et la Libye et à une agression militaire contre la Syrie et l'Iran, le Venezuela, la Bolivie, etc. Des fauteurs de guerre de plus de 60 pays y participeront, en plus du ministre canadien de la Défense Rob Nicholson et de quelque 300 autres personnes, dont des journalistes et des représentants de la grande entreprise.

McCain sera accompagné de Christian Brose, son conseiller en sécurité nationale, d'Elizabeth O'Bagy, sa conseillère en matière de politique étrangère, et de Kurt Volker, directeur exécutif de l'Institut McCain pour le leadership international. Parmi les autres hauts commandants militaires américains et fonctionnaires de l'État américain qui seront présents on compte:

- John Kelly, commandant en chef du Commandement du Sud des États-Unis; commandant des Marines des États-Unis;

- James Wellons, premier officier responsable auprès du commandant, Commandement du Sud des États-Unis;

- Charles Jacoby, commandant du Commandement du Nord des États-Unis et Commandement de la défense aérospatiale de l'Amérique du Nord;

- Cecil Haney, commandant du Commandement stratégique des États-Unis;

- Christine Wormuth, sous-secrétaire en matière de politique à la Défense, département de la Défense des États-Unis;

- James Baker, principal directeur adjoint, politiques et plans conjoints stratégiques de l'état-major et stratège du président, département de la Défense des États-Unis;

- Rebecca Chavez, sous-secrétaire adjointe à la Défense aux affaires hémisphériques occidentales, département de la Défense des États-Unis;

- Amiral Michelle Howard, vice-chef des opérations navales, bureau du Chef des opérations navales, département de la Défense des États-Unis;

- Michael Rogers, commandant, Commandement de la cybernétique des États-Unis; directeur de l'Agence nationale de sécurité / Chef du Service central de sécurité;

- James Mingo, chef du groupe de planification du commandant, Commandement de la doctrine et de la formation de l'armée des États-Unis;

- David Perkins, général commandant, Commandement de la doctrine et de la formation de l'armée des États-Unis;

- John Allen, envoyé présidentiel de la Coalition mondiale contre l'État islamique, département d'État des États-Unis;

- Tom Perriello, représentant spécial pour l'examen quadriennal de la diplomatie et du développement, département d'État des États-Unis;

- Alexis Wichowski, directeur de l'analyse et de la stratégie des médias, Mission des États-Unis auprès de l'Organisation des Nations unies, département d'État des États-Unis;

- Bruce Heyman, ambassadeur américain au Canada, département d'État des États-Unis;

- Dov Zakheim, chercheur agrégé auprès du Centre d'analyses navales (financé par le gouvernement des États-Unis)

LML en appelle à tous à se mobiliser et participer à l'action du 22 novembre pour s'opposer au Forum dans le cadre du travail pour établir un gouvernement antiguerre au Canada qui interdirait à ces criminels de guerre de mettre les pieds en sol canadien.

Les criminels de guerre ne sont pas les bienvenus au Canada! Oeuvrons à l'établissement d'un gouvernement antiguerre! Opposons-nous à la Conférence de guerre d'Halifax!


Manifestation contre le quatrième  Forum sur la sécurité internationale d'Halifax
(Halifax Media Co-op)

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La servilité du gouvernement Harper face au sénateur John McCain et aux intérêts des États-Unis

Les rapports entre le gouvernement du Canada et le fauteur de guerre américain, le sénateur John McCain, illustrent bien les rapports de servilité envers les impérialistes américains que le gouvernement Harper impose au Canada et nous donnent une idée de ce que sera la conférence de guerre de Halifax de cette année.

Un diplôme honorifique non mérité

Le 18 juin 2013, le ministre de la Défense de l'époque Peter Mackay est allé à Washington DC pour consulter son nouveau maître, le secrétaire américain à la Défense Chuck Hagel. Les agences de nouvelles ont relaté que les sujets traités comprenaient la participation du Canada à la Stratégie du pivot pour l'Asie d'Obama et le déploiement continu de navires et d'avions de guerre canadiens dans les Caraïbes et sur la côte du Pacifique de l'Amérique centrale. MacKay a réaffirmé ces engagements dans son discours à la Commission interaméricaine de défense de l'Organisation des États américains qui se réunissait le même jour à Washington.


Photo de la Presse canadienne sur laquelle on aperçoit le ministre MacKay décernant un doctorat honoris cause au sénateur McCain à l'ambassade canadienne à Washington, DC, le 18 juin 2013

Le ministre de la Défense a aussi profité de sa visite pour décerner un doctorat honoris causa de science militaire du Collège militaire royal (CMR) à l'ignorant fauteur de guerre qu'est le sénateur John McCain lors d'une petite cérémonie à l'ambassade canadienne. En sa capacité à l'époque de ministre de la Défense, MacKay était chancelier du CMR.

Dans un communiqué émis par le bureau de MacKay, McCain était salué pour son soi-disant « dévouement aux relations bilatérales entre nos deux pays et son vaste travail de promotion de la sécurité internationale ». MacKay a dit de McCain qu'il était « un grand ami du Canada, un des vrais grands hommes de notre génération ».

Ces deux individus avaient été dépeints sous des couleurs académiques grandioses. Joel Sokolsky, directeur du CMR et théoricien de « l'interopérabilité », c'est-à-dire l'intégration militaire aux forces armées américaines, et le major Ray Stouffer, registraire du collège, avaient ajouté au faux-brillant à une cérémonie si outrageante qu'elle n'avait pas été tenue au bureau de l'organisation hôte, bien que cela soit la norme quand on décerne des diplômes honorifiques.

Docteur en droit est un titre académique honorifique estimé. Il ne peut pas et être décerné à des démagogues et criminels qui préparent la guerre et des interventions qui violent la primauté du droit international et garder sa raison d'être. Personne avec une once de respect pour soi, de conscience et de culture ne saurait commettre un tel écart en matière d'éthique.

La science militaire est un domaine de recherche qui exige dévouement et discipline en tant que théorie et pratique de l'amélioration de la capacité militaire selon les besoins de la nation. Aucun collège légitime de défense nationale mû par l'éthique et l'idéal de la défense de la souveraineté et du territoire de son pays n'honorerait un promoteur de l'agression ouverte et de l'utilisation de la force comme méthode de règlements de conflits entre les pays et les peuples. Non seulement McCain est-il un ignorant, mais il n'a jamais fait de contribution quelle qu'elle soit, même du point de vue de la science ou de la pseudo-science militaire impérialiste américaine, que ce soit en instruction militaire, en capacité de combat, sans parler de stratégie et de tactiques.

«Un grand ami du Canada»

À quoi les Canadiens peuvent-ils s'attendre d'un conseiller si « dévoué » et d'un si « grand ami du Canada » ? McCain a maintes fois attaqué le système de santé du Canada. Il a dit qu'Obama ne devait pas faire campagne à bord d'un autobus fabriqué « en partie » au Canada et que les terroristes du 11 septembre 2001 provenaient du Canada. Il préconise un renforcement de la frontière canado-américaine pour mieux scruter les personnes et les produits entrant aux États-Unis. Il croit que les immigrants doivent parler anglais. Il a promis de réduire la dépendance envers l'énergie étrangère. Il est en faveur de la peine de mort et de la croissance des forces armées et réclame l'expansion des accords de libre-échange.

Politiquement, McCain, vanté par l'académie militaire américaine pour sa « noble lutte pour la liberté » et la « sécurité internationale » lorsqu'on lui a attribué illégitimement un doctorat, a profité de l'occasion pour répéter ses appels à la guerre, à la subversion et à d'autres atrocités contre les peuples éprouvés du Moyen-Orient. Selon un rapport de la Presse canadienne, McCain a dit qu'il est nécessaire d'intervenir militairement dans le conflit syrien, préconisant ainsi la philosophie carrément féodale de son empire, à savoir que la force fait le droit, mais au nom de la démocratie, de la paix, de l'altruisme et de l'honnêteté. Et pour ce qui est des ministres de la défense et des chercheurs militaires du Canada et de leur rapport avec les États-Unis, comme on sait, la pomme ne tombe jamais loin de l'arbre. On l'a vu lorsque le secrétaire de la défense américaine a transmis ses ordres au ministre canadien et que le gouvernement Harper s'est fait le plus bruyant partisan de l'agression contre la Syrie cet été-là.

Le 18 juillet 2013, précisément un mois après la rencontre MacKay-McCain à Washington, la nouvelle ministre de l'État aux affaires étrangères Lynne Yelich annonçait que le Canada participera directement au financement de l'Institut républicain international (IRI) à même des budgets approuvés par le ministre des Affaires étrangères, notamment pour un projet d'intervention et de coup d'État au Moyen-Orient et en Afrique du Nord. McCain est président du conseil d'administration de l'institut au sein duquel agissent de nombreux agents du Parti républicain, dont plusieurs anciens représentants du gouvernement et de grands monopoles américains. Une bonne partie du financement de l'institut provient du département d'État, de l'Agence pour le développement international (USAID) et du National Endowment for Democracy (NED), qui font tous deux partie des plans du gouvernement américain pour l'agression, la guerre et le changement de régime dans le monde. En d'autres mots, le gouvernement Harper contribue maintenant directement des millions de dollars aux agences américaines de « promotion de la démocratie » comme l'IRI.

Par l'entremise de USAID et du NED, l'IRI coordonne le soutien financier à des partis politiques et à des organismes non gouvernementaux qui aident à saper l'intérêt national de différents pays en faveur de l'intérêt américain, en violation du droit international, en Amérique latine, au Moyen-Orient, en Asie centrale et ailleurs. Par exemple, McCain a catégorisé le Venezuela comme pays ennemi des États-Unis, qualifiant le défunt président Hugo Chavez de dictateur. Sous la direction de McCain, l'IRI finance et forme des groupes d'opposition au Venezuela, notamment le parti néoconservateur Primero Justicia Un Nuevo Tiempo. L'IRI est également un des principaux bailleurs de fonds de groupes de choc à l'oeuvre dans les révolutions colorées en Ukraine, en Géorgie, en Serbie, en Biélorussie, en Iran et ailleurs. L'IRI a également financé les auteurs du coup d'État contre le président Aristide en Haïti en 2004. En mars 2005, McCain a déposé un projet de loi intitulé Advance Democracy Act of 2005 qui autorise le financement de la subversion et l'établissement de nouvelles structures pour exercer des pressions sur Cuba.

McCain au Forum sur la sécurité internationale de Halifax


MacKay et McCain au Forum de Halifax

Au forum des fauteurs de guerre de Halifax l'année dernière, le ministre Peter MacKay a officialisé le leadership de Hagel et McCain à cet événement annuel. Le Forum est lui-même opéré à partir d'un bureau à Washington financé directement par le ministère canadien de la Défense nationale par une subvention de 7 millions $.

Depuis quatre ans, McCain est le plus fervent partisan de la « guerre mondiale contre le terrorisme » au forum annuel.

En tant que coprésident de la délégation du Congrès américain, le sénateur a droit à une place d'honneur lors des cérémonies d'ouverture, au même titre que le secrétaire de la Défense. À chaque année depuis quatre ans, McCain profite de sa présence en territoire canadien pour lancer l'appel à l'invasion de l'Iran (et de la Libye) et à l'agression militaire contre la Syrie, le Venezuela, la Bolivie et d'autres pays.

Au forum de 2011, il a été le premier représentant officiel des États-Unis à demander la reconnaissance formelle du Conseil national syrien et de son armée de mercenaires et de djihadistes en tant qu'instrument de l'OTAN pour la déstabilisation de la Syrie. McCain, qui fut le parrain du Conseil national irakien, est maintenant le parrain du Conseil national syrien. Au Forum de 2009, il a insisté pour que l'insurrection irakienne soit reproduite en Afghanistan et a promis que « la situation va changer du tout au tout » au cours des 18 prochains mois. Le temps a rendu son verdict sur les vantardises du sénateur.

John McCain n'est pas un ami des Canadiens. La présence de ce criminel de guerre à Halifax va sûrement être dénoncée vigoureusement.

Pas en notre nom! Criminels de guerre, hors du Canada!

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Lettres de créance d'un criminel de guerre

Un des criminels de guerre les plus notoires du sixième Forum de Halifax sur la sécurité internationale est le sénateur américain John McCain. Ce dernier est depuis longtemps impliqué dans toutes sortes d'opérations clandestines, de sales guerres, d'agressions et de guerres des États-Unis.

Le sénateur républicain a été candidat à la présidence en 2008 et il est le représentant du Parti républicain au Comité sénatorial sur les armées, le président du conseil d'administration de l'Institut républicain international (une section du National Endowment for Democracy du gouvernement américain) depuis 1993 et le plus grand partisan de l'agression, de l'intervention et de la guerre dans le monde.

Voici certains de ces plus récents méfaits pour donner une idée du caractère de certains des participants au forum annuel de Halifax.

Crimes en Libye

McCain s'est rendu en Libye en avril 2011, durant la campagne de bombardement de l'OTAN, avec le soutien de la Maison-Blanche. Il a mis au défi les critiques de l'intervention de l'OTAN à se rendre à Benghazi pour y voir « un puissant exemple de ce que peut être une Libye libre ». Il a chanté les louanges des mercenaires (présentés comme des « rebelles ») et dit qu'ils étaient ses héros. Il a rencontré le chef militaire terroriste libyen Abdel-Fattah Younis du Conseil national transitoire (TNC) au siège social de l'organisation à Benghazi le 22 avril 2011.


Photo de l'UPI sur laquelle on aperçoit le sénateur McCain en compagnie de Abdel-Fattah Younis (à droite), chef des mercenaires du Conseil national transitoire, à Benghazi le 22 avril 2011.

Il a appelé à un plus grand engagement des États-Unis un jour après le début des vols de drones dans l'espace aérien libyen pour faciliter les opérations de l'OTAN et tenter de briser l'impasse créée par la résistance des forces libyennes. En juillet, son « héros » Abdel-Fattah Younis et deux de ses colonels étaient assassinés par d'autres membres du TNC. À la fin de 2011, la Libye était devenue le conduit principal pour l'envoi d'armes et de recrues par la Turquie vers la Syrie pour y exécuter le plan du gouvernement américain pour un changement de régime dans ce pays. Le renversement du gouvernement libyen par l'OTAN et les puissances arabes du Golfe, au prix de 30 000 morts, a créé une crise des droits humains et des conditions sociales. Benghazi est maintenant le théâtre d'une révolte tribale sanglante contre le gouvernement de l'OTAN.

Crimes en Syrie

Depuis 2011, McCain est le parrain de groupes terroristes « modérés » qui s'affairent à détruire la Syrie. Lors du forum de Halifax de 2011, McCain fut le premier représentant du gouvernement américain à lancer publiquement l'appel à reconnaître le Conseil national syrien et son armée de mercenaires et de djihadistes en tant qu'instrument officiel de l'OTAN pour la déstabilisation de la Syrie. Le 26 mai 2013, il s'est rendu illégalement en Syrie à partir de la Turquie pour rencontrer le commandant de l'« Armée syrienne libre » (FSA), le général Salim Idriss. Son déplacement a été facilité par le département d'État américain à un moment où l'armée syrienne faisait des progrès importants dans son combat contre les forces terroristes. Or, la publication de photos prouvant que les « rebelles » étaient responsables de l'enlèvement de touristes libanais en Syrie a provoqué la colère partout dans le monde. Le quotidien libanais Daily Star faisait état d'une rencontre entre McCain, Mohammad Nour et Ammar Al-Dadkhi (Abu Ibrahim), membres du groupe de « rebelles » appelé Northern Storm, soupçonné d'être responsable des enlèvements. Plusieurs unités de la FSA ont combattu aux côtés de l'État islamique en Irak et en Syrie. Et Salim Idriss a été congédié en février 2014 parce qu'il était « trop modéré » et pour n'avoir pas su commander « efficacement » les opérations.

Crimes en Ukraine


L'IRI accueille Semyon Semyonchenko (en uniforme), commandant du groupe néonazi « Bataillon Donbass » en novembre 2013. Cette photo a été affichée sur la page Facebook de Semyonchenko. Derrière lui à droite se trouve le sénateur du Tennessee Robert Corker.

L'Institut républicain international (IRI) a dépensé des millions de dollars pour le financement de la Révolution orange 1.0 en Ukraine en 2004. McCain et l'IRI sont maintenant de retour avec la version 2.0.

Au début de novembre 2013, l'IRI de McCain a été l'hôte d'une rencontre à Washington avec Semyon Semyonchenko, commandant du bataillon néonazi Donbass en Ukraine. Ce groupe privé a été établi en mai par le « Secteur de droite » pour combattre la république de Donetsk qui s'est déclarée souveraine suite à un référendum en mai dernier. À Washington Semyonchenko a « signé un contrat pour l'établissement de cours de formation pour les combattants et officiels du bataillon de Donbass par des groupes mobiles d'instructeurs des États-Unis dirigés par des militaires américains qui ne sont plus en service ». Il a écrit sur sa page Facebook le 11 novembre : « Trois députés du peuple se sont rendus à Washington pour rencontrer le sénateur John McCain. »


Photo de Reuter sur laquelle on aperçoit le sénateur McCain en compagnie du chef du parti néonazi Svoboda, Oleh Tyahnybok, lors d'un dîner à Kiev et d'un rassemblement sur la place de l'Indépendance le 15 décembre 2013

McCain a dîné avec les chefs de l'opposition à Kiev le 15 décembre 2013 et le même soir il s'est retrouvé à la même table que le chef du parti néonazi Svoboda, Oleh Tyahnybok, à la place de l'Indépendance. L'antisémite Tyahnybok a fait les manchettes quand il a déclaré que l'Ukraine doit « se libérer » de « la mafia juive de Moscou ». Il est un défenseur des activités de la division « Waffen SS-Galicia » durant la Deuxième Guerre mondiale. Son parti a été enregistré en 1995. Il s'appelait au départ « Parti national social d'Ukraine » et se servait du symbole nazi wolfangel (crochet de loup). Svoboda est le front électoral d'organisations néonazies comme UNA-UNSO.

Plus tard ce jour-là, McCain a assisté à un rassemblement sur la place de l'Indépendance et a tenté d'inciter ceux qui ont occupé et saccagé des édifices gouvernementaux pour tenter de renverser le gouvernement élu. « Je suis fier de ce que font les Ukrainiens », a-t-il dit, cherchant à soulever la foule en scandant « démocratie » et en promettant « la liberté et l'indépendance » de style américain.

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