Le Marxiste-Léniniste

Numéro 140 - 30 octobre 2014

L'Assemblée générale de l'ONU exige encore une fois
la levée du blocus des États-Unis contre Cuba

Défendons le droit d'être de Cuba! Mettez fin immédiatement au blocus criminel des États-Unis!
Non au terrorisme d'État des États-Unis!


ACTIONS EN APPUI AUX CINQ CUBAINS AU CANADA

L'Assemblée générale de l'ONU exige encore une fois la levée du blocus des États-Unis contre Cuba
Défendons le droit d'être de Cuba! Mettez fin immédiatement au blocus criminel des États-Unis! Non au terrorisme d'État des États-Unis!
Le blocus s'est intensifié sous le président Obama
Des experts américains font pression pour la normalisation des relations avec Cuba
Une coalition sur l'agriculture aux États-Unis est formée pour mettre fin au blocus contre Cuba
Les multiples conséquences de l'embargo criminel


L'Assemblée générale de l'ONU exige encore une fois
la levée du blocus des États-Unis contre Cuba

Défendons le droit d'être de Cuba! Mettez fin immédiatement au blocus criminel des États-Unis!
Non au terrorisme d'État des États-Unis!


Quand le bloqueur se fait bloquer.

Le 28 octobre, l'Assemblée générale de l'ONU a adopté par un vote de 188 voix en faveur, 2 contre (les États- Unis et Israël) et 3 abstentions (les Îles Marshall, la Micronésie et les Palaos) la résolution 69/8 intitulée : « Nécessité de lever le blocus économique, commercial et financier imposé à Cuba par les États-Unis d'Amérique ». Le blocus est en place depuis octobre 1960, presque deux ans après le triomphe de la Révolution contre le dictateur soutenu par les États-Unis Fulgencio Batista, et comprend toujours plus de sanctions qui ont été imposées par les États-Unis durant les 55 dernières années.

Maintes et maintes fois, les peuples du monde ont dit qu'ils appuient Cuba et demandent annuellement avec force et une grande humanité que le blocus injuste et illégal soit levé.

C'est la 23e année consécutive que l'Assemblée générale vote sur une telle résolution et chaque année la résolution est adoptée avec une écrasante majorité. L'année dernière, 188 pays ont également voté en appui à la résolution, alors que les trois mêmes protectorats des États-Unis se sont abstenus (les Îles Marshall, les États fédérés de Micronésie et les Palaos) et les mêmes deux pays, les États-Unis et Israël, ont voté contre la résolution. Dans le rapport préparé en prévision du vote sur la résolution de cette année, Cuba a souligné que les sanctions économiques lui ont coûté 3,9 milliards $ en commerce extérieur depuis l'année dernière, portant l'estimé des dommages durant les 55 années du blocus à 116,8 milliards $.

Le blocus des États-Unis contre Cuba fait partie de la campagne vieille de 60 ans pour défaire la Révolution. Le caractère vindicatif et la recherche de vengeance des cercles dirigeants des États-Unis et des forces contre-révolutionnaires à Miami les rends aveugles au fait qu'ils ne peuvent réussir parce que les peuples se soulèvent encore et encore pour défendre leur droit à la souveraineté.

LML transmet ses plus chaleureuses félicitations au peuple cubain, à sa direction et à la Révolution pour une autre victoire retentissante. Dans ce numéro, LML donne des mises à jour et de l'information sur les conséquences du blocus et l'opposition grandissante contre lui.

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Le blocus s'est intensifié sous le président Obama


Le blocus des États-Unis contre Cuba s'est intensifié sous l'administration du Président Barack Obama avec la persécution accrue des institutions financières ayant des relations d'affaires avec l'île, rapporte Prensa Latina.

Andres Zaldivar, chercheur au Centre d'études sur l'économie mondiale, a déclaré le 8 octobre lors d'une conférence vidéo sur le blocus que les mesures faisaient partie de la mise en oeuvre de la politique de « puissance intelligente » (smart power) d'Obama.

De 2010 à 2014, 81 des 130 actions extraterritoriales menées contre Cuba relevaient du secteur financier et 38 institutions ont été condamnées à une amende pour le montant astronomique de plus de 11,4 milliards $, a-t-il ajouté.

Il a souligné que les sanctions sont imposées même contre les alliés des États-Unis, tel la récente amende de 8,9 milliards $ à la banque française BNP Paribas.

La stratégie d'Obama inclut financer l'Agence des États-Unis pour le développement international (USAID) afin d'appliquer les programmes subversifs par l'utilisation des nouvelles technologies d'information et de communication, comme le projet de twitter cubain ZunZuneo.

Pendant ce temps, le gouvernement américain maintient sa politique d'hostilité envers Cuba en raison de son caractère vindicatif contre Cuba qui a pris les rênes de son destin, décidant d'agir dans les intérêts de son peuple sans interférence étrangère, a dit Josefina Vidal Ferreiro, directrice générale du département chargé des États-Unis du ministère des Relations extérieures.

Vidal Ferreiro a aussi déclaré que cette politique est largement vue comme inutile aux intérêts des États-Unis. Elle a ajouté qu'il y a de nombreuses institutions, centres académiques, politiciens, dirigeants religieux et gens d'affaires qui disent au gouvernement que cette politique est désuète et doit être changée.

Cuba réitère que le blocus économique, commercial et financier est une haute priorité dans sa politique de relations avec les États-Unis, a dit Vidal Ferreiro.

(Prensa Latina)

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Des experts américains font pression pour la normalisation des relations avec Cuba

Le 8 octobre, des experts des États-Unis ont recommandé à leur gouvernement de normaliser les relations avec Cuba, d'éliminer certains des principaux éléments de l'embargo économique imposé par les États-Unis en 1962.

Le fait que l'administration des États-Unis a l'entière prérogative de prendre de telles décisions a été soulignée lors d'une conférence vidéo sur les effets du blocus réunissant des experts des États-Unis et de Cuba.

« Le président des États-Unis peut non seulement abroger plusieurs des éléments de l'embargo avec très peu d'exceptions, mais il pourrait aussi normaliser les relations avec Cuba dans tous les domaines », a dit l'avocat américain Robert L. Muse.

Prenant la parole lors d'un débat organisé à la Section des intérêts cubains à Washington, Muse a dit que la politique des États-Unis envers Cuba est « anormale » et que rien n'empêcherait un président des États-Unis de mettre fin à l'embargo et de normaliser les relations — c'est simplement une question de « volonté ».

« Le prochain président des États-Unis pourrait être Hillary Clinton et elle s'est dite récemment favorable à la normalisation des relations avec Cuba », a ajouté Muse qui a dressé la liste des priorités qui devraient être suivies pour éliminer la politique actuelle envers Cuba.

Il a dit que l'application extraterritoriale actuelle de l'embargo par des sanctions contre ceux qui commercent avec l'île et le retrait de Cuba de la liste des pays soutenant le terrorisme sont des priorités.

Pendant ce temps, l'universitaire et président du Groupe de recherche sur Cuba Phil Peters a dit que même si un chiffre précis n'est pas disponible, les échanges entre les deux pays augmenteraient et Cuba pourrait commencer à exporter du tabac et du rhum aux États-Unis de même que des « travailleurs très qualifiés ».

« Cela aurait un impact à très court terme », a dit Peters, soulignant que le tourisme des États-Unis vers l'île augmenterait très rapidement de quelque 500 000 visiteurs et qu'il y aurait des opportunités dans le secteur de l'énergie pour les compagnies des États-Unis.

(Cubasi)

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Une coalition sur l'agriculture aux États-Unis est formée pour mettre fin au blocus contre Cuba

En septembre, des membres éminents de la communauté alimentaire et de l'agriculture aux États-Unis, incluant l'American Soybean Association (ASA), ont convenu de former officiellement une coalition nationale pour s'occuper de normaliser les échanges entre les États-Unis et Cuba, rapportent des agences de presse. Les membres de la coalition pensent qu'il est temps de mettre fin au blocus et de permettre des échanges et des investissements ouverts.

Sous les sanctions actuelles, les entreprises alimentaires et agricoles des États-Unis peuvent légalement faire de l'exportation vers Cuba en vertu des dispositions d'exemptions humanitaires. Cependant, des restrictions de financement limitent la capacité de l'industrie des États-Unis de servir le marché de manière compétitive. Des compétiteurs étrangers tels le Brésil et l'Argentine prennent de plus en plus de parts de marché aux dépens de l'industrie des États-Unis parce que ces pays n'ont pas les mêmes restrictions sur le financement.

L'ASA déclare qu'elle travaillera activement à l'élimination du blocus contre Cuba et à la normalisation des relations d'échanges entre les deux pays séparés par moins de 150 kilomètres et partenaires naturels d'échanges. La coalition planifie de s'engager activement dans un dialogue constructif avec les parties prenantes par des efforts de lobbying, des communications stratégiques et d'autres efforts pour créer une dynamique et mener au changement historique. En 2013, les États-Unis ont exporté plus de 100 millions $ en fèves et farine de soja à Cuba.

(Ohio's Country Journal)

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Les multiples conséquences de l'embargo criminel

L'embargo injuste, illégal et extraterritorial des États-Unis contre Cuba a de vastes conséquences sur un grand nombre de secteurs de l'économie. Cuba réussit malgré tout à aller de l'avant dans son projet multilatéral d'édification nationale socialiste et il réussit même à se dépasser en ce qui concerne ses obligations internationalistes envers les peuples du monde. On ne peut qu'imaginer tout ce que Cuba pourrait accomplir s'il n'était pas sous le coup du blocus.

Au nom de défendre les droits de la personne et la démocratie à Cuba, les États-Unis tentent à nouveau de dominer l'île avec leur embargo. Celui-ci vise à miner la Révolution et ses institutions, qui ont été mises sur pied par le peuple cubain dans le but précis de mettre tout en place pour affirmer les droits de tous.

Le droit à la santé


Un babillard cubain décrivant l'impact économique du blocus: « 12 heures de blocus équivalent à la quantité d'insuline
dont on a besoin en un an pour soigner 64 000 patients au pays  »

Dans son rapport aux Nations unies cette année sur les conséquences de l'embargo des États-Unis - « Cuba vs Bloqueo » - Cuba fait valoir que « La santé est l'un des piliers du système politique cubain depuis le triomphe de la Révolution en 1959. En tant que priorité, elle est enchâssée dans l'article 50 de la Constitution et cette priorité se voit bien aux résultats atteints depuis les dernières 56 années. Le fait que Cuba a présidé l'Assemblée mondiale de la Santé tenue en mai 2014 est une reconnaissance importante à l'échelle mondiale des efforts des Cubains en cette matière.

« Néanmoins, le système de santé cubain souffre du manque-à-gagner permanent résultant de l'embargo génocidaire des États-Unis, ce qui affecte grandement la santé et le bien-être du peuple cubain. Cela affecte la capacité de se procurer des médicaments, des réactifs, des pièces de rechange pour les équipements destinés aux diagnostics et aux traitements, des instruments et d'autres fournitures que l'on ne trouve que sur des marchés lointains, ce qui rend souvent nécessaire d'avoir recours à des intermédiaires sur des marchés lointains et donc de payer plus cher pour les produits.

« Bien que seule une infime portion de ces effets néfastes soit calculable en termes monétaires, pour la période qui est présentement examinée, le ministère de la Santé publique de la République de Cuba estime de façon très conservatrice que les dommages se situent à 66,5 millions $US. Aucun chiffre cependant, peu importe son importance, ne peut démontrer ou expliquer les coûts intangibles des dommages d'ordre social et humain occasionnés par l'impossibilité d'avoir accès à des fournitures, à la technologie, à la connaissance et à d'autres ressources à la fine pointe et vitales pour ce secteur névralgique. »

Le droit à l'éducation

L'éducation est un droit inaliénable de tous les Cubains tout au long de leur vie et il est un principe fondamental de la Révolution, enchâssée dans l'article 39 de la Constitution, lit-on dans le rapport cubain à l'ONU.

L'embargo des États-Unis continue de créer des difficultés en matière de collaboration avec d'autres pays sur les questions d'accès à la technologie, à la connaissance, aux fournitures scolaires et à d'autres moyens d'augmenter la qualité du système d'éducation.


Soixante-dix pour cent des Cubains sont nés sous le blocus.

Le système d'enseignement spécialisé de Cuba est composé de 982 ateliers d'enseignement qui oeuvrent à préparer les jeunes à s'intégrer à la société et à la population active. Cependant, les restrictions imposées par l'embargo étasunien rendent difficile l'accès aux matières premières, aux fournitures, aux nouvelles technologies, à la machinerie, aux outils et aux instruments requis.

Cette situation, selon le rapport, affecte plus de 22 872 étudiants ayant des besoins spéciaux d'apprentissage.

Dans le domaine de la technologie informatique, l'embargo bloque l'accès aux outils nécessaires à la production de multimédias éducatifs et à la consultation de références bibliographiques. Les permis nécessaires pour accéder à ces ressources nécessitent des honoraires à des compagnies étasuniennes, ce que l'embargo interdit.

Pour prendre un autre exemple, l'université de Cienfuegos développe un programme d'échange académique avec l'université de Tacoma dans l'État de Washington, un programme qui connaît un énorme succès. Cependant, il a été court-circuité lorsque la demande de l'Université de Tacoma visant à renouveler son permis d'activité pédagogique a été refusée par le département du Trésor.

Lors d'une récente conférence de presse, Lizardo Garcia, directeur de l'Institut central des sciences pédagogiques, a dit que c'est la jeune génération de Cubains qui souffre le plus des conséquences de l'embargo sur l'éducation, lesquelles ne sont contrecarrées que par les efforts déployés par l'État révolutionnaire et ses enseignants qui veillent à ce que ce droit humain fondamental soit respecté.

L'embargo économique contre Cuba, qui n'est pas une abstraction, est en fait un acte de génocide, puisqu'il n'est pas exercé contre un gouvernement, mais bien contre tout un peuple, a-t-il ajouté.

Le droit à l'alimentation

Cuba fait remarquer qu'il a mis en place un programme complet de protection sociale dont l'une des réalisations a été d'éliminer la faim. La sécurité alimentaire de la population, liée de près au développement économique, social et environnemental du pays, est une priorité stratégique pour Cuba et ses réalisations en ce domaine se sont méritées la reconnaissance internationale.

L'embargo des États-Unis constitue une attaque directe contre le droit du peuple cubain aux denrées alimentaires puisqu'il crée des obstacles qui empêchent les Cubains d'avoir un accès régulier aux marchés alimentaires, y compris ceux des producteurs étasuniens. Ce secteur, de par sa nature, continue de constituer le secteur le plus névralgique de tous ceux affectés par l'embargo, selon le rapport cubain à l'ONU.

« La relocalisation des marchés afin d'importer des approvisionnements pour l'industrie alimentaire, dont certains sont très éloignés, mène inévitablement à des coûts plus élevés, à des dépenses supplémentaires pour le transport par voie maritime, à des taux de change onéreux dus entre autres à l'interdiction d'utiliser le dollar US pour les transactions. Voilà certains des effets négatifs touchant à ce secteur », dit-on dans le rapport.

Parmi les autres conséquences, il y a le manque d'accès aux technologies et aux équipements modernes en agriculture, y compris les vaccins pour le bétail, ce qui fait grimper les coûts et baisser la production.

La culture et le sport

Selon les sources provenant du ministère cubain de la Culture (Mincult), il est évalué que d'avril 2013 à mars 2014, l'embargo a causé des dommages à l'industrie culturelle de Cuba - dans les domaines de la musique, des arts visuels, de la littérature, de l'éducation artistique et du cinéma - de plus de 22 millions $.

L'embargo affecte la promotion, la dissémination et la commercialisation des produits artistiques cubains, tout en ayant une incidence négative sur le prix de ces produits et de ces services culturels, limitant ainsi la possibilité pour le consommateur international d'apprécier la musique cubaine, puisque les compagnies transnationales des arts et de la musique exercent un contrôle dans ces domaines et qu'elles sont majoritairement étasuniennes.

Les statistiques de Mincult révèlent que pour ce qui est de la musique, les concerts donnés aux États-Unis par les artistes cubains tombent dans la catégorie d'échanges culturels, ce qui exclut toute possibilité de contrats commerciaux. Ainsi les compagnies cubaines ne bénéficient d'aucun avantage commercial et les musiciens n'ont pas le droit de se produire à des fins commerciales pendant leurs tournées.

Pendant l'année 2013, l'Institut de musique cubaine a planifié divers échanges culturels et bien que le nombre de projets organisés était à peu près le même que l'année précédente, le nombre de musiciens ayant voyagé aux États-Unis est à la baisse. D'avril 2013 à mars 2014, le gouvernement des États-Unis a rejeté 97 demandes de visas d'artistes cubains.

Un autre aspect des conséquences de l'embargo sur la culture cubaine est la participation d'artistes cubains aux Grammies. La démarche pour y inscrire des oeuvres est ardue, étant donné qu'il n'existe pas de façon directe, légale et sécuritaire de le faire. Par exemple, les honoraires ne peuvent être versés par virement bancaire à partir de Cuba, bien que tous les participants soient tenus de le faire.

La vente et la promotion d'oeuvres d'art cubaines sont restreintes par le département du Trésor des États-Unis, en dépit du fait que l'amendement Berman à la Loi sur le commerce avec l'ennemi autorise l'acquisition légale d'oeuvres d'art cubaines.

En plus, l'embargo affecte directement l'enseignement des arts. Par conséquent, les fournitures de base requises pour former des artistes sont devenues parmi les plus dispendieuses au monde. Les étudiants et les professeurs cubains s'en trouvent limités dans leur participation à divers événements - théâtre, danse, ballet, arts visuels et musique - qui ont lieu aux États-Unis.

Les professeurs et les étudiants liés au Système de l'enseignement des arts sont interdits de visite aux États-Unis, ce qui limite les échanges Cuba-États-Unis dans ce domaine, restreint les possibilités d'échanger des idées méthodologiques, éducatives et artistiques qui pourraient contribuer au développement des techniques d'enseignement en plus de restreindre les ressources financières qui pourraient permettre aux Cubains de participer à ces événements.

Dans le domaine sportif, le rapport indique : « La politique de l'embargo continue d'entraver et parfois d'empêcher des relations directes et normales avec diverses institutions sportives internationales de même que la participation d'athlètes dans d'importantes compétitions aux États-Unis et à Cuba. La dimension extraterritoriale de ses mesures rend aussi l'accès au financement externe plus onéreux et rend plus difficile l'acquisition d'équipement sportif.

« Parfois, les équipes sportives cubaines ont dû abandonner l'idée de faire l'acquisition d'équipement sportif haut de gamme produit principalement par des compagnies étasuniennes, et se sont tournées vers des marchés lointains à des prix beaucoup plus élevés.

« En dépit de cette politique hostile, le gouvernement cubain n'a jamais cessé de garantir l'accès à la pratique des sports à tous ses citoyens. Cependant, nous devons souligner que les conséquences de l'embargo sont telles que nous connaissons des pénuries sur une base quotidienne et celles-ci affectent le développement dans ce domaine. »

Les conséquences sur le tourisme de croisière

L'embargo économique des États-Unis a aussi eu un impact sérieux sur le tourisme, plus particulièrement sur les paquebots de croisière.

Les responsables du tourisme à Cuba font valoir que le pays a tout ce qu'il faut pour la croissance de ce type de tourisme. Le 21 octobre, le directeur général de Aries Transportes S.A., Norberto Perez, a discuté avec la presse des efforts déployés pour développer ce secteur de l'industrie touristique.

Perez a dit que Cuba avait construit des quais spécifiquement pour les navires de croisière à la Havane, Santiago de Cuba, Cienfuegos, et sur la plage de l'ouest de Punta Frances sur l'Île de la Jeunesse. Cependant, ces quais ne sont pas utilisés à leur pleine capacité à cause de l'embargo, a-t-il dit, l'interdiction de voyager des États-Unis à Cuba étant le principal obstacle.

Il convient de signaler les conséquences de la Loi Torricelli étasunienne de 1992, qui entre autres sanctions impose celle-ci : « Tout navire qui a échangé des biens et services avec Cuba ne peut s'arrêter dans des ports étasuniens. » Ces sanctions affectent diverses sortes de navires, et Perez a indiqué que le dommage économique de telles mesures à chaque année est de 149 520 280 $ US.

Selon Cuba, d'avril 1995 à avril 2013, l'embargo a fait perdre 2,4 milliards $ US à l'industrie des navires de croisière.


« Une journée de blocus c'est le coût de 139 autobus urbains »

L'impact sur les relations internationales

L'embargo des États-Unis n'est pas qu'une question bilatérale, puisqu'il affecte les relations de Cuba avec le reste du monde, selon le directeur adjoint des Affaires multilatérales du ministère des Affaires étrangères, Pedro Luis Pedroso.

Le diplomate cubain a expliqué que les lois étasuniennes au coeur de l'embargo visent à empêcher Cuba d'entretenir des relations normales avec d'autres pays. « L'embargo est extraterritorial et il est enchâssé dans des lois telles la Loi Helms-Burton et la Loi Torricelli », a-t-il dit.

Pedroso a dit que les interventions internationales aux Nations unies depuis 1992 qui rejettent cette politique des États-Unis exposent très clairement le caractère extraterritorial de cette mesure qui est en violation de la souveraineté des pays membres de l'ONU, du droit international, des objectifs et des principes de la Charte de l'ONU et de tous les règlements de l'Organisation mondiale du commerce.

Même dans le secteur politique et d'affaires des États-Unis, l'embargo s'avère une politique caduque qui doit être levée, a ajouté Pedoro.

Par ailleurs, en préparation du vote de l'ONU le 28 octobre, divers parlements, des ministres des Affaires étrangères, des personnalités bien connues et des organisations de solidarité avec Cuba à travers le monde ont réaffirmé une fois de plus avec raison que les États-Unis doivent mettre fin immédiatement à leur embargo criminel.

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