Le Marxiste-Léniniste

Numéro 115 - 24 septembre 2014

Défendons les droits de tous!

La dictature de Harper relègue
les droits humains au musée


Défendons les droits de tous!
La dictature de Harper relègue les droits humains au musée - Dougal MacDonald
Lancement du Musée des violations des droits humains - Première Nation Shoal Lake 40
No Harbour For War marque le 32e anniversaire du massacre de Sabra et Chatila
Journée internationale de commémoration des victimes du fascisme


Défendons les droits de tous!

La dictature de Harper relègue
les droits humains au musée

Le 20 septembre 2014, la dictature de Harper a inauguré en grande pompe à Winnipeg le Musée canadien pour les droits de la personne (MCDP). Bien que la construction du musée ne soit pas encore terminée, quatre des onze galeries ont été ouvertes pour une série de visites en avant-première aux 9000 personnes qui avaient obtenu des billets. L'ouverture au grand public aura lieu le 27 septembre. Une grande partie du retard dans la construction du Musée est attribuable à l'ingérence politique du gouvernement fédéral, qui a microgéré le contenu des expositions afin de présenter le régime de Harper sous le meilleur jour possible et minimiser toute critique du bilan du Canada en matière de droits humains, particulièrement sous Harper.

La proposition de créer un tel musée a d'abord été faite en 1999 par Izzy Asper, défunt propriétaire du monopole des médias canadien, Canwest, et partisan inconditionnel d'Israël, un pays réputé pour ses violations continues des droits humains et ses crimes de guerre. À l'origine, c'était un projet privé de construction d'un musée canadien de la Shoah. En 2001, Issy Asper a vendu l'idée de ce musée au premier ministre Jean Chrétien qui a promis un financement public. Après le décès de Izzy Asper en 2003, Paul Martin, qui avait succédé à Jean Chrétien comme premier ministre, a laissé le projet sur les tablettes pendant un certain temps pour ensuite y engager 100 millions $ de fonds fédéraux.

Après la démission de Paul Martin en 2006, le premier ministre Stephen Harper a remanié le projet de musée de l'Holocauste prévu pour en faire un musée sur les droits de la personne en général. La loi C-42 de la dictature de Harper, Loi modifiant la Loi sur les musées, avec laquelle était créé le Musée canadien pour les droits de la personne, le premier musée national en plus de 40 ans, a reçu l'appui de tous les partis politiques au parlement et la sanction royale le 13 mars 2008. Les coûts de construction du musée, qui sont maintenant passés à 351 millions $, sont financés principalement par le gouvernement fédéral, le gouvernement du Manitoba, la ville de Winnipeg et des dons privés recueillis par les Amis du Musée, une organisation présidée par Gail Asper. Des sociétés de la Couronne du Manitoba et le gouvernement de l'Ontario ont donné 9,5 millions $. Les coûts d'opération du musée, estimé à 22 millions $ par an, seront couverts par le gouvernement fédéral puisque c'est un musée national.

Un droit est un phénomène fondamental de la civilisation humaine. Les gens ont des droits du seul fait qu'ils sont humains. Ajouter le qualificatif « humain » devant le mot « droit » est redondant, mais cela montre qu'il faut rappeler aux pouvoirs en place qu'étant des êtres humains nous devrions être traités d'une manière qui sied à des êtres humains. Il faut faire la distinction entre un droit qui n'existe qu'en paroles et un droit qui est généré par des conditions données et qui agit en retour sur ces conditions. En fait, il arrive un moment où les temps exigent que comme une condition préalable à l'actualisation des droits humains, les conditions elles-mêmes doivent être changées. En d'autres mots, un droit, par définition, est un acte d'être, pas quelque chose qui n'existe qu'en paroles. De plus, un droit n'est pas un droit à moins qu'il ne soit garanti, à moins qu'il ne contienne l'exigence inhérente de ne pas être violé.

La conception des droits humains de la bande à Harper est une imposture, pour eux les droits humains n'existent qu'en paroles comme l'illustre le lieu choisi pour le MCDP. Le MCDP se trouve dans le North End de Winnipeg, un quartier ouvrier considéré depuis longtemps comme un des plus démunis du Canada. De nombreuses personnes pauvres font la ligne aux portes d'un refuge situé à quelques rues du Musée. Ceux qui souffrent de la pauvreté du chômage dans la région et partout ailleurs au Canada exigent depuis longtemps leur droit de sortir de ces conditions, qui sont maintenues par la domination des monopoles, dont le gouvernement Harper se fait le défenseur. Cette demande ne peut être satisfaite qu'en changeant leurs conditions de vie, pas en construisant des musées. De plus, 25 % de la population du North End est autochtone. À proximité du Musée se trouve un monument nouvellement érigé à la mémoire des femmes autochtones disparues et assassinées dont les droits sont systématiquement violés. Cependant, le gouvernement Harper refuse toujours de déclencher une enquête nationale sur les 1181 femmes autochtones disparues et assassinées.

Il y a de nombreux autres exemples qui montrent que la promotion par la dictature de Harper du MCDP comme un musée pour faire valoir les droits de la personne est clairement de l'hypocrisie et de la fraude. La bande à Harper viole constamment et systématiquement les droits humains au pays et à l'étranger. Les travailleurs en grève de Postes Canada, d'Air Canada et du Canadien Pacifique ont été forcés de retourner au travail par les lois spéciales et les menaces du gouvernement. Les droits des travailleurs étrangers et des réfugiés sont violés systématiquement.[1] Les droits ancestraux, les droits issus de traités, les droits constitutionnels et les droits humains des Premières Nations sont continuellement violés, comme ce fut le cas à Oka, Gustafson Lake, Ipperwash, Caledonia, Lac-Barrière, Attawapiskat et Elsipogtog. Les forces de sécurité de l'État ont violé les droits des manifestants du G20 à Toronto en les attaquant violemment. À l'étranger, la bande à Harper a attaqué les droits du peuple libyen en participant au bombardement massif et elle continue d'attaquer les droits du peuple afghan en participant à l'agression contre son pays. Actuellement, elle conspire pour violer les droits du peuple syrien sous prétexte de la lutte contre l'État islamique d'Irak et du Levant.

L'objectif principal du musée frauduleux de la dictature de Harper est de sélectionner et de présenter des expositions qui servent l'ordre du jour des monopoles. L'exposition sur l'Holocauste sera utilisée pour provoquer un mouvement de sympathie à l'endroit d'Israël, passer sous silence ses nombreux crimes contre les Palestiniens et autres peuples arabes, dont les droits seront totalement ignorés. Le contexte historique de l'Holocauste et la collaboration des grands monopoles américains, britanniques et européens, comme Ford et IBM, avec les industriels allemands qui soutenaient les nazis, seront évacués. Il ne sera pas fait mention des « scientifiques » eugénistes racistes des États-Unis et de leurs liens étroits avec les eugénistes fascistes d'Allemagne, dont certains sont devenus les médecins de la mort des camps de concentration et, après-guerre, ont été amenés au Canada et aux États-Unis, et rien ne sera dit des négociations et des ententes secrètes des dirigeants sionistes avec les nazis.

L'exposition du musée sur l'Holodomor servira également les intérêts des monopoles. L'Holodomor est le nom que les réactionnaires ukrainiens donnent à la fable de la famine artificielle orchestrée par l'Union soviétique dans les années 1930, un mensonge inventé par les nazis puis repris largement par la presse Hearst aux États-Unis pour attaquer l'Union soviétique, le communisme et Staline. L'exposition sur l'Holodomor a été ajoutée à la suite d'une campagne du Congrès ukrainien-canadien (UCC) et de la soi-disant Association des libertés civiles ukrainienne-canadienne (UCCLA). L'UCC est l'organisation financée par l'État qui dans les années 1940 a « uni » les cercles ukrainiens les plus réactionnaires au Canada en s'emparant illégalement des avoirs des organisations ukrainiennes progressistes avec l'aide du gouvernement fédéral. L'UCCLA a été créée en 1986 principalement pour blanchir les collaborateurs des nazis et les criminels de guerre ukrainiens qui avaient combattu contre l'Union soviétique dans les rangs de la Waffen SS.

La promotion manifeste de forces réactionnaires comme les sionistes, l'UCC et l'UCCLA dans le MCDP montre que ce musée n'a rien à voir avec la célébration ou l'avancement des droits humains. Au contraire, il s'inscrit dans la campagne en cours lancée par les monopoles et leurs gouvernements en Europe et en Amérique du Nord pour falsifier l'histoire en faisant passer les ennemis du peuple pour des amis du peuple afin de priver les gens de leurs capacités de s'orienter et écraser leur lutte pour l'affirmation des droits. Le but est d'empêcher le renouveau démocratique, de bloquer le progrès de la société et de cacher et poursuivre les crimes de l'impérialisme.

Beaucoup de gens ne sont pas dupes de ce musée et persistent à poser des questions et à condamner l'ordre du jour de la bande à Harper. Si le MCDP était un véritable musée, il contiendrait des expositions sur les violations des droits des travailleurs par les monopoles et le génocide sanctionné par l'État des peuples autochtones qui vivaient au Canada avant la colonisation. Pourquoi rien n'est dit de la campagne de terrorisme d'État que mène Israël contre les Palestiniens depuis 65 ans ? Pourquoi aucune mention des crimes des collaborateurs nazis en Ukraine qui ont combattu l'armée soviétiques à la libération et participé au massacre de quatre millions d'Ukrainiens ? Pourquoi ? Parce que la dictature de Harper utilise le MCDP non pas pour promouvoir les droits humains, mais comme un instrument de propagande pour promouvoir son programme de fascisme au pays et de guerre à l'étranger.

Note

1. Le premier directeur général du MCDP, nommé en 2009, était Stuart Murray dont la famille est propriétaire de Domo Gazoline Corporation. En tant que chef du parti conservateur du Manitoba, Murray a parrainé en 2003 la loi antisyndicale sur le droit au travail (en fait, sur le droit d'être esclave), une violation flagrante des droits des travailleurs. La même année, Murray était un des orateurs à un rassemblement pour l'invasion de l'Irak.

(Une partie du matériel sur les droits est tirée de : « L'état des droits de l'homme dans l'après-guerre froide », Hardial Bains, 1992, publié par l'Association des Groupes d'études progressistes indiennes.)

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Lancement du Musée des violations
des droits humains

Une des Premières Nations du Canada veut éduquer le monde entier sur la vraie situation des droits humains dans ce pays avec l'inauguration d'un musée des violations des droits humains au Canada. Son « musée vivant » comprend une visite guidée de sa propre communauté autochtone, située à seulement deux heures de route à l'est du nouveau Musée canadien pour les droits de la personne qui s'ouvre cette semaine à Winnipeg. Shoal Lake est la source d'approvisionnement en eau pour Winnipeg et la communauté de Shoal Lake 40 a été isolée et réprimée économiquement par l'imposition par le Canada de l'approvisionnement en eau de la ville à partir du territoire de leur réserve. Les difficultés persistantes et l'injustice subies par la communauté ont reçu l'attention des médias et l'appui d'organisations nationales et internationales des droits humains. L'ironie du sort est que l'architecte du musée du Canada, Antoine Predock, ait choisi d'utiliser l'eau du lac Shoal comme un symbole de « guérison » dans le « Jardin de la contemplation » de son édifice.

Roxanne Green, une ancienne conseillère et une des organisatrices du Musée des violations a expliqué: « À l'extrémité de la conduite d'eau coloniale, il y a la prospérité économique, de l'eau potable et un bâtiment de 350 millions $ qui vante ' la guérison ' et ce merveilleux pays qu'est le Canada. À notre extrémité de la conduite, nous avons 17 ans de consignes de faire bouillir l'eau, pas de possibilités d'emploi et nous sommes obligés de risquer nos vies pour les premières nécessités. C'est important que le monde entier ait la possibilité de voir cette énorme contradiction canadienne. »

« Pendant des années, j'ai fait visiter notre réserve à des politiciens et des bureaucrates », a dit Stewart Redsky, un ancien chef, « leur montrant toutes les injustices et toutes les façons dont on nous empêche d'accéder aux choses de première nécessité. Rien n'a changé. Le Musée des violations est au moins un moyen de faire comprendre au reste du monde l'étendue de l'injustice ».

Alors que l'ouverture à Shoal Lake 40 du Musée des violations des droits humains au Canada coïncide avec l'ouverture du Musée canadien pour les droits de l'homme à Winnipeg, ce n'est pas un simple feu de paille. Les bénévoles affirment que le programme de leur musée visant à éduquer le monde sur l'hypocrisie du Canada continuera, « tant et aussi longtemps que l'eau coulera » et que les violations se poursuivront.

« Notre gouvernement collabore avec des bénévoles pour mettre en lumière les violations. Nous avons accès à certaines infrastructures pour la réserve, mais nous manquons surtout de choses comme une usine de traitement de l'eau et des déchets. Les gens ouvrent la porte de leur maison et racontent leurs histoires; toute la communauté y participe. Après des siècles de colonialisme, il y a malheureusement beaucoup de choses à voir », a dit le chef Erwin Redsky. « Peut-être que si beaucoup de gens viennent nous voir, nous pourrons alors tourner un siècle de violations des droits humains et des droits issus des traités en une opportunité économique. »

(intercontinentalcry.org)

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No Harbour For War marque le 32e anniversaire
du massacre de Sabra et Chatila


Scènes du massacre de Sabra et Chatila d'avril 1982

Nous publions ci-dessous la déclaration du 18 septembre de No Harbour For War, l'organisation basée à Halifax qui se bat pour les droits de tous et pour un gouvernement antiguerre au Canada.

* * *

Les journées du 15 au 18 septembre 2014 représentent le 32e anniversaire du massacre de Sabra et Chatila à Beyrouth au Liban. Cet événement qui bouleverse la conscience marque un moment décisif dans la lutte du peuple palestinien pour se débarrasser de l'occupation militaire illégale de ses terres et de son existence par le soi-disant État d'Israël, laquelle dure depuis maintenant des décennies. Ce massacre continue d'être commémoré partout où les Palestiniens et leurs supporteurs, dont fait compris No Harbour for War, se rassemblent.

Dans le massacre de Sabra et Chatila ont été tués au moins 2920 et possiblement jusqu'à 3500 civils, la plupart des Palestiniens et Libanais chiites. Il a été perpétré principalement par le parti Kataeb, une milice chrétienne libanaise, dans le quartier de Sabra et le camp de réfugiés adjacent de Chatila à Beyrouth au Liban. Les bourreaux ont été mobilisés et encadrés par l'armée israélienne qui s'y était engagé sous divers prétextes pour expulser en permanence du Liban l'Organisation de libération de la Palestine et son chef Yasser Arafat, du Liban. Le ministre israélien de la Défense, le général Ariel Sharon, dirigeait la force terrestre d'invasion israélienne et était donc étroitement impliqué.

Le massacre s'est fait en deux étapes, une exécutée entièrement par les soi-disant Forces spéciales israéliennes et l'autre par une bande fasciste libanaise financée par le gouvernement israélien. Le 15 septembre, au moins 63 et peut-être même 167 Palestiniens qui étaient capables de communiquer en anglais avec les médias au-delà du Liban (des avocats, du personnel médical et des enseignants) ont été identifiés individuellement puis tués par une unité israélienne appelée Sayeret Matkal. Entre 18 heures le 16 septembre et 8 heures le 18 septembre 1982, un massacre encore plus grand a été perpétré par une milice chrétienne libanaise phalangiste dans une opération qui a été personnellement supervisée à l'entrée du camp de Chatila par le général Sharon. En plus d'avoir reçu une mesure disciplinaire formelle mais très mineure suite à une enquête israélienne sur ces événements, Sharon a été connu dans le monde entier, suite à ces événements horribles, comme le « boucher de Beyrouth ».

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Journée internationale de commémoration
des victimes du fascisme


Monument aux victimes des atrocités nazies sur le lieu où se
trouvait le camp de concentration de Dachau représentant la
demande des peuples du monde qu'on ne permette plus jamais
la montée du fascisme

Le 14 septembre s'est tenue la Journée internationale de commémoration des victimes du fascisme. Cette journée est soulignée au deuxième dimanche de septembre chaque année depuis 1962. La date choisie est en septembre parce que la Deuxième Guerre mondiale a été déclenchée avec l'invasion nazie de la Pologne le 1er septembre 1939 et s'est terminée le 2 septembre 1945, avec la capitulation du Japon militariste.

La Deuxième Guerre mondiale a impliqué 61 pays et plus de 80 % de la population mondiale, et 55 millions de personnes y ont péri. Il y a eu des combats dans une quarantaine de pays et dans le vaste bassin des océans Atlantique, Arctique, Pacifique et Indien. C'est l'Union soviétique qui a subi les plus grandes pertes, près de 27 millions de civils et 8,7 millions de militaires.

Près de 70 ans se sont écoulés depuis que le fascisme a été défait par l'effort uni des peuples. Bien que le fascisme ait causé des souffrances incommensurables à l'humanité et tué des millions de personnes, certains pays tentent encore de nier les résultats de la Deuxième Guerre mondiale.

Le ministère des Affaires étrangères de la Russie alerte fréquemment les peuples du monde des tentatives de certaines anciennes républiques soviétiques d'altérer l'histoire. Il a plus d'une fois exprimé son indignation face aux rassemblements d'anciens combattants de la 20e division SS estonienne. La Russie considère qu'appuyer de tels événements qui facilitent la promotion du fascisme et la tenue de manifestations néonazies est inacceptable de la part d'un pays membre de l'Union européenne.

Par exemple, les liens bilatéraux de la Russie avec la Lettonie se sont sérieusement détériorés suite aux efforts de ce pays de glorifier les anciens SS lettons.

Un grand nombre de politiciens et d'anciens combattants de la Grande Guerre patriotique questionnent les tentatives de glorifier l'Armée insurrectionnelle ukrainienne (UPA) et ses dirigeants en Ukraine.

À chaque année, on organise des manifestations en Ukraine pour rendre hommage à la division Galitchina des SS. Le parti Secteur de droite, qui comprend les organisations nationalistes ukrainiennes, est actif sur son territoire. Ses activistes font la promotion d'activités extrémistes et nationalistes en mettant de l'avant des emblèmes d'organisations qui ont collaboré avec les fascistes pendant la Deuxième Guerre mondiale.

En 2005, à l'instigation de la Russie, l'Assemblée générale des Nations unies a adopté une résolution exigeant qu'on mette fin à la glorification du nazisme à chaque année et, en 2013, elle a adopté une autre résolution appelant à combattre toute pratique qui alimente des expressions contemporaines de racisme, de discrimination raciale, de xénophobie et d'intolérance. L'Assemblée générale a exprimé sa profonde préoccupation face aux tentatives de glorifier le nazisme, le néonazisme ainsi que les anciens membres de la Waffen-SS sous toutes ses formes, y compris par l'édification de monuments et la tenue de manifestations publiques.

La résolution reflète l'inquiétude face aux « tentatives répétées de profaner et de démolir les monuments érigés à la mémoire de ceux qui ont combattu le nazisme pendant la Deuxième Guerre mondiale, et même d'exhumer et d'enlever les restes de ces personnes ». Elle souligne la prolifération inquiétante d'incidents et de violence racistes en général.

Le 5 mai, le président Vladimir Poutine a signé une loi prévoyant une peine pouvant aller jusqu'à 5 ans de prison pour toute réhabilitation du nazisme, pour toute négation des faits établis par le Jugement de Nuremberg et pour la dissémination de fausse information au sujet des actions de l'Union soviétique pendant la Deuxième Guerre mondiale. En vertu de cette loi, les personnes qui profanent la mémoire des jours de gloire au combat et d'autres événements chers à la mémoire de la Russie sont passibles d'amendes.

Un projet de loi a été déposé à la Douma d'État Douma qui associe aux symboles nazis les organisations qui ont collaboré avec les fascistes, notamment les disciples du mouvement Stepan Bandera. Le projet de loi étend la liste des organisations dont les manifestations, la propagande et les symboles

Traditionnellement, des campagnes publiques se tiennent en Russie lors de la Journée internationale dédiée à la mémoire des victimes du fascisme pour commémorer les dizaines de millions de personnes qui ont péri pendant la Deuxième Guerre mondiale.

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