Le Marxiste-Léniniste

Numéro 101 - 26 août 2014

Quarante-quatrième anniversaire de la presse du Parti

Célébrons nos réalisations! Consolidons notre travail!


Quarante-quatrième anniversaire de la presse du Parti
Célébrons nos réalisations! Consolidons notre travail!
La presse du Parti et la presse sans parti sont indispensables au mouvement pour bâtir une société nouvelle

La croisade anticommuniste du Canada
Le Jour du Ruban noir: glorification anticommuniste du nazisme - Dougal MacDonald
Opposons-nous fermement au projet de loi privé provocateur de divisions qui est devant le Sénat

Sommet nord-américain de l'Énergie organisé par Goldman Sachs
Une stratégie pour contrôler les ressources énergétiques


Quarante-quatrième anniversaire de la presse du Parti

Célébrons nos réalisations! Consolidons notre travail!


Célébration des 15 ans de la presse du Parti à Toronto le 1er septembre 1985.

Le 26 août 2014 est le 44e anniversaire de la presse du Parti communiste du Canada (marxiste-léniniste). Cette presse est une arme puissante entre les mains de la classe ouvrière pour s'organiser à la défense de ses propres intérêts. C'est également le 29e anniversaire de la presse de masse du Parti et de la presse de masse sans parti, deux types de journalisme indispensables à la construction du mouvement émancipateur de la classe ouvrière. Pour marquer l'occasion, le Parti a tenu une importante célébration à Toronto et des réunions ailleurs au pays pour apprécier l'expérience du Parti et établir les guides pour la consolidation du travail afin de renforcer la presse de masse du Parti et la presse de masse sans parti en ce moment. Le renforcement et la consolidation de ces deux types de presse font partie du travail que le PCC(M-L) a entrepris durant la période actuelle de recul de la révolution où la classe ouvrière s'engage dans une épreuve de force avec la bourgeoisie, avec le Parti à sa disposition.

La bourgeoisie contrôle les médias dans toutes leurs formes en ce moment, imprimées et audiovisuelles. En plus d'être très monopolisés, ces médias sont extrêmement régressifs et font obstacle à l'effort pour ouvrir la voie au progrès de la société.


Hardial Bains prenant la parole lors de l'inauguration d'une nouvelle presse du Parti en 1990.

La classe ouvrière peut-elle avoir sa propre voix dans ces conditions? Non seulement la bourgeoisie ne veut pas qu'elle ait sa propre voix, mais elle ne veut pas que son avant-garde, le PCC(M-L), existe non plus. Est-elle assez forte pour le faire? Le PCC(M-L) a fait échouer ses tentatives dans le passé et continuera de le faire. La voix de la classe ouvrière ne peut pas être réduite au silence et son avant-garde ne peut pas être éliminée.

La presse de masse du Parti et la presse de masse sans parti ont un avantage crucial sur la presse bourgeoise du fait qu'elles sont tournées vers l'avenir, qu'elles s'occupent à ouvrir la voie au progrès de la société. Cette presse a un avenir pour cette raison, tout comme la classe ouvrière a un avenir et son avant-garde a un avenir. À mesure que le PCC(M-L) poursuit son travail pour établir les groupes de rédacteurs et de diffuseurs, la presse de masse du Parti se consolide et devient invincible. Le PCC(M-L) met tous ses efforts dans le succès de l'établissement et du renforcement des groupes de rédacteurs et de diffuseurs.

La presse de masse sans parti connaît elle aussi une période de transformation : elle étend son lectorat de manière à mettre fin à la marginalisation de la classe ouvrière et des sections les plus vulnérables.

Le Marxiste-Léniniste saisit l'occasion pour féliciter tous ceux et celles qui ont contribué au renforcement et à la consolidation de la presse de masse du Parti et de la presse de masse sans parti. Nous vous invitons à continuer de les soutenir et à étendre leur lectorat à l'heure où le mouvement ouvrier commence à se développer davantage et que les larges masses du peuple réclament le renouveau démocratique.

Le Marxiste-Léniniste est convaincu que l'année prochaine nous célébrerons le 45e anniversaire de la presse avec une victoire historique sur ce front. Il incombe aux travailleurs qui ont une conscience de classe et à toutes les forces progressistes et démocratiques d'intensifier ce travail en vue de cette victoire historique.

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La presse du Parti et la presse sans parti sont indispensables au mouvement pour
bâtir une société nouvelle

En juin 1994, le Comité central du Parti communiste du Canada (marxiste-léniniste) a tenu une importante réunion sur les progrès réalisés dans la construction de la presse de masse du Parti et de la presse sans parti. Il a analysé le développement de l'une et de l'autre pour être en mesure d'établir un plan concret pour aller de l'avant. Il a estimé que la presse du Parti avait fait des progrès formidables pour ce qui est de la politique éditoriale et du contenu et que, bien que cet aspect du journalisme requiert un renforcement constant, le travail clé était de professionnaliser la distribution des journaux du Parti.


Un numéro de Workers' Forum sort des presses.

Comme à ce moment-là, aujourd'hui c'est le travail pour professionnaliser la distribution des journaux du Parti qui contribuera au renforcement de tous les autres domaines du travail de la presse du Parti. En multipliant ses liens, on crée de plus grandes possibilités pour que les sections éclairées du peuple, tant parmi la classe ouvrière que parmi les couches moyennes, lui procurent des nouvelles et de l'information et, surtout, qu'elle ne perde pas son orientation. La professionnalisation de la distribution de la presse du Parti est aussi la clé de l'augmentation générale des ressources des institutions du Parti pour que tous les autres fronts, comme le journalisme et la recherche, puissent aussi être professionnalisés davantage.

En ce qui concerne la presse de masse du Parti, le Parti a décidé qu'en ce moment la tâche immédiate est d'établir tous les liens nécessaires avec la classe et d'acquérir les compétences requises pour développer la conscience et l'organisation des sections avancées de la classe ouvrière, ainsi que les moyens d'étendre cette conscience et cette organisation aux larges sections de la classe. Fidèle aux considérations théoriques et idéologiques qui ont mené à la formation de groupes de rédacteurs et de diffuseurs, ce travail pour renforcer la presse du Parti doit se baser sur la force de la classe elle-même. Il n'y a pas de raccourci ou de détour possibles: la classe ouvrière doit être l'instrument de sa propre émancipation et elle a besoin du Parti, en tant que section la plus avancée, pour lui apporter la conscience et l'organisation nécessaires. Le Parti compte sur les groupes de rédacteurs et de diffuseurs pour renforcer sa presse de masse et il a pris des mesures pour que les comités régionaux du Parti dirigent ce travail.

La direction du Parti doit s'assurer que des arrangements concrets soient en place pour renforcer ses publications. En particulier des mesures doivent être prises pour que tous les militants du Parti constituent des groupes de rédacteurs et de diffuseurs et s'assignent des fronts d'écriture et d'activités connexes, comme les reportages sur le mouvement ouvrier, l'enquête et le reportage sur les conditions de la classe ouvrière en général et dans les différents secteurs de l'économie. Ils émettront des déclarations, des analyses, des commentaires et des points de vue, présenteront les positions du Parti sur toutes les questions d'importance concernant la classe ouvrière et la société en général, tant sur le plan national qu'international. Ces fronts de journalisme s'ajoutent aux rapports sur la vie du Parti, ses réunions publiques et ses activités parmi toutes les sections du peuple.


Le Nouveau Magazine était l'une des publications qui a développé le  journalisme nouveau.

Depuis 1985, le Parti a mené un travail vaste et soutenu pour donner naissance à un journalisme nouveau qui sert les besoins de la classe ouvrière et des larges masses du peuple en termes d'idées éclairées et de progrès social. À l'époque, le Parti avait analysé que la classe ouvrière doit prendre des mesures pour gagner à elle les couches moyennes et briser l'emprise de la bourgeoisie sur cette section de la société. Le Parti a donné naissance à une forme de journalisme qui sert le besoin d'idées éclairées et de conscience sociale.

Aujourd'hui la société est de plus en plus divisée en deux grands groupes :  d'une part une petite minorité d'exploiteurs avec la bourgeoisie à sa tête et d'autre part la vaste majorité des exploités avec la classe ouvrière à sa tête. Les couches moyennes subissent de plus en plus la pression et la désintégration, à la fois en termes de leur situation économique et en termes des pressions sociales, politiques et culturelles générales qui compliquent et aggravent leur statut social précaire.

La bourgeoisie attaque la société avec une ardeur renouvelée et s'en prend en particulier à la vision d'avenir qui dit que la société doit veiller au bien-être de tous ses membres. La bourgeoisie ne fait pas que défendre le statu quo et refuser d'aller de l'avant. Elle ne fait pas que refuser d'élargir la prestation des services de santé et de l'éducation et les autres services, comme les garderies et la sécurité à la vieillesse, elle attaque aussi ses propres conceptions de « société juste » et d' « État providence ». Elle a adopté des lois et introduit la notion médiévale que tous les individus doivent se débrouiller seuls et bafoue même la conception de responsabilité sociale qui était devenue la norme au Canada, aussi limitée que soit cette conception.

La vision d'avenir de la société  est que la société doit garantir à chaque individu le droit à l'emploi. La tendance régressive qu'impose la bourgeoisie est que la société n'a ni la responsabilité d'offrir un emploi à chacun, ni la responsabilité de garantir un moyen de subsistance en l'absence d'un emploi. Par exemple, certains disent que l'assurance-emploi devrait être remplacée par une espèce de mécanisme indéterminé pour encourager les travailleurs qui ont perdu leur moyen de subsistance à devenir des «entrepreneurs ». Dans la même veine, il y a de plus en plus de propagande à l'effet que certaines maladies, bien qu'elles apparaissent sur une grande échelle, sont attribuables au style de vie de l'individu et que par conséquent leur traitement doit être retiré du domaine de la « santé publique » et devenir une responsabilité individuelle.


La Voix de jeunes, comme Le Marxiste-Léniniste, était une publication de la presse du Parti. 

Tous ces développements dans la société reflètent la crise profonde du capitalisme, une crise dans laquelle les capitalistes et l'État, en tant que trésorier privé de la classe capitaliste prise dans son ensemble, ne peuvent générer le niveau de revenu requis pour répondre aux besoins actuels des monopoles en termes de capital d'investissement et d'infrastructures spécifiques. Dans cette situation, les cercles dominants attaquent les secteurs des dépenses reliés à la santé, à l'éducation et à l'aide sociale. Et bien que les profits soient revenus au niveau d'avant la récession, les travailleurs sont toujours soumis à une intensification de leur exploitation au nom de « rendre les entreprises concurrentielles ». Tous les partis de l'establishment dont les politiques sont inséparables de la préservation du système capitaliste, qu'ils soient « conservateurs », « libéraux » ou « sociaux-démocrates », ont été forcés par ces développements objectifs à devenir les porte-parole et les agents directs de la régression sociale.

Dans ces conditions où les cercles dominants forcent la société à faire marche arrière, les réalisations du Parti sur le front du journalisme pour le mouvement pour les idées éclairées sont un important accomplissement, tout comme l'est la création des conditions favorables à l'épanouissement du journalisme de la classe ouvrière. Les deux doivent être exploités au maximum pour faire des positions avancées de la classe ouvrière les positions dominantes de la société. La presse de masse du Parti et la presse sans parti ont toutes deux un rôle crucial à jouer.

Quand on regarde les compressions dans les dépenses sociales, par exemple, il n'est pas possible pour le peuple d'avancer sur cette question à moins d'aborder le problème sur la base de définitions modernes, sur la base de donner naissance à une société nouvelle. Tant que la bataille se mène dans les confins étroits des notions bourgeoises de société, où tout est subordonné à la réalisation du profit par les intérêts économiques les plus puissants, il n'est pas possible de gagner cet argument. L'État canadien n'a jamais offert des services de santé ou l'éducation ou n'importe quelle autre nécessité de la vie moderne parce qu'il les reconnaissait comme des droits humains fondamentaux et inviolables. Les dépenses sociales sont déterminées par les besoins des cercles capitalistes dominants. La satisfaction des besoins du peuple n'est qu'accessoire à la satisfaction des besoins de l'économie capitaliste. C'est pourquoi ces services peuvent être tantôt donnés, tantôt retirés. Pour ouvrir la voie au progrès de la société, les services de santé et l'éducation, l'emploi et un moyen de subsistance doivent être reconnus comme des droits humains.

En créant les conditions de sa propre émancipation, la classe ouvrière, en tant que force la plus révolutionnaire et la plus productive, lutte pour une société qui reconnaît que tous les individus naissent dans la société et de ce fait ont des droits inviolables. La classe ouvrière lutte également pour des lois qui permettent au peuple d'exercer ces droits en pratique. Voilà l'orientation qui peut permettre à tous ceux et celles qui sont attaqués d'avancer dans la réalisation de leurs objectifs.

La presse sans parti, en tant que voix du mouvement pour les idées éclairées, et la presse de masse du Parti, en tant que voix de la classe ouvrière, sont deux instruments importants du mouvement de la classe ouvrière pour créer les conditions de son émancipation et ouvrir la voie au progrès de la société. Le parti-pris de la presse de masse sans parti est envers le mouvement pour les idées éclairées et le progrès de la société. À cet égard, son contenu et sa politique éditoriale reflètent les préoccupations des gens et fixent pour ainsi dire l'ordre du jour de la société en déterminant quelles questions sont matière à préoccupation et en éliminant ou rejetant tout ce qui constitue une diversion ou est sans importance.

Le parti-pris de la presse de masse du Parti est envers la classe ouvrière et son rôle dirigeant dans la société. Elle se consacre à l'apport d'une conscience et d'une organisation qui correspondent à sa position révolutionnaire dans la société. Le mouvement pour les idées éclairées tel que reflété dans les pages de la presse sans parti ne peut véritablement s'épanouir que si la classe ouvrière occupe la place qui lui revient et apporte les positions avancées à tous ceux et celles qui sont préoccupés par la situation actuelle ou mécontents de la situation actuelle, c'est-à-dire en fixant l'ordre du jour de la classe ouvrière et ses alliés pour créer une société moderne fondée sur un système moderne.

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La croisade anticommuniste du Canada

Le Jour du Ruban noir:
glorification anticommuniste du nazisme


Les principes établis au procès de Nuremberg en 1945-46, après la victoire sur le fascisme, sont que les chefs d'État et autres responsables politiques ainsi que les chefs militaires doivent être tenus responsables et punis pour les crimes d'agression, rupture de la paix et les crimes contre l'humanité. Aujourd'hui, 68 ans après la conclusion du procès principal de Nuremberg, les États-Unis et leurs alliés, dont le Canada, cherchent par tous les moyens à remettre en question toutes les conclusions de Nuremberg.

Le 23 août 2014, la dictature Harper soulignait à nouveau le Jour du Ruban noir, une journée commémorative créée en 2009 par les cercles dirigeants d'Europe pour promouvoir l'anticommunisme par la diffamation et le mensonge et pour glorifier le nazisme. Le Parlement canadien a désigné le même jour comme « journée commémorative nationale des victimes du communisme et du nazisme en Europe » en décembre 2009. Chaque année le 23 août, le premier ministre Harper et plusieurs de ses ministres assistent à des réunions et font des déclarations officielles et des discours pour marquer cette journée au nom de la lie la plus réactionnaire de la société qui associe droits humains et réhabilitation des crimes hitlériens contre l'humanité, sous couvert d'idéaux élevés. Ainsi est avancée et promue délibérément l'idée que les nazis hitlériens, qui ont massacré les peuples d'Europe et de l'Union soviétique, seraient des héros tandis que les forces antifascistes qui les ont combattus au sacrifice de leur vie, en particulier les communistes, devraient être écartées de l'histoire.

Les déclarations et discours de Harper à l'occasion du 23 août montrent que les cercles dirigeants au Canada et dans d'autres pays définissent les droits humains et l'humanitarisme à partir des notions anticommunistes de la guerre froide pour masquer leur crise de gouvernance d'aujourd'hui et leur incapacité totale à résoudre les problèmes auxquels font face leurs sociétés actuellement. Des millions de dollars sont dépensés pour des campagnes dont le but est d'inculquer l'anticommunisme aux gens afin de saboter et détruire le mouvement ouvrier, le mouvement pour la défense des immigrants et des réfugiés, le mouvement pour la défense des droits ancestraux des Premières Nations et le mouvement anti-guerre. Le mot « totalitarisme » est utilisé délibérément pour assimiler faussement le nazisme au communisme, tout en menant des guerres d'agression contre des pays souverains au nom de l'économie de marché, de l'« intervention humanitaire » et de la « démocratie » pluraliste dans laquelle les électeurs sont obligés de choisir quel parti des riches mettra en oeuvre l'ordre du jour des monopoles.

La signification historique réelle du 23 août, qui est délibérément occultée par la campagne anticommuniste, est que c'est l'anniversaire du Traité de non-agression germano-soviétique de 1939 (pacte Molotov-Ribbentrop), qui a donné à l'Union soviétique vingt-deux mois de plus pour renforcer ses défenses face à l'invasion imminente de l'Allemagne nazie. En septembre 1938, l'Allemagne occupait déjà l'Autriche et s'était emparée de la Tchécoslovaquie. L'Union soviétique avait demandé à la Grande-Bretagne et à la France de signer un traité d'assistance mutuelle et collective qui aurait pu sauver l'Europe de la Deuxième Guerre mondiale ou, du moins, l'abréger et la rendre moins dévastatrice. Les impérialistes anglo-français ont rejeté ces propositions de sécurité collective parce qu'ils espéraient pouvoir pousser Hitler à attaquer et à détruire l'Union soviétique.


De gauche à droite : Chamberlain, Daladier, Hitler, Mussolini et Ciano lors de la signature des accords de trahison de Munich en 1938.

En septembre 1938, la Grande-Bretagne et la France avaient signé avec les nazis les accords de trahison de Munich, qui donnaient le feu vert à Hitler pour son invasion de l'Europe, qu'il a déclenchée le 1er septembre 1939. L'Union soviétique a déjoué le plan anglo-français d'utiliser l'Allemagne comme arme contre l'Union soviétique en signant le pacte de non-agression germano-soviétique, lequel déclarait simplement que l'Allemagne n'attaquerait pas l'Union soviétique et que l'Union soviétique n'attaquerait pas l'Allemagne, même si l'Union soviétique n'avait aucune illusion sur les plans d'Hitler de « germaniser » l'Est, qu'il avait annoncés dès 1925 dans son livre Mein Kampf. Lorsque l'Allemagne nazie a attaqué l'Union soviétique le 22 juin 1941, le Pacte a été immédiatement annulé, et, comme le montre l'histoire, les préparatifs d'avant l'invasion ont permis à l'Union soviétique de jouer un rôle majeur, au prix de sacrifices énormes, dans la défaite des nazis et de leurs rêves fous de conquête du monde.

Un exemple très récent de la glorification anticommuniste du nazisme par Harper est sa diatribe le 30 mai lors du dîner de financement de « Tribute to Liberty » (TTL), un organisme privé qui est financé par la bande à Harper pour construire un monument officiellement appelé « Monument commémoratif aux victimes du communisme totalitaire — Le Canada, terre d'accueil ». Ce projet de monument au Canada est lié au « Victims of Communism Memorial Project » aux États-Unis inauguré en 2007, dont le président honoraire est le criminel de guerre George W. Bush et qui compte parmi ses donateurs le monopole de défense et de sécurité Lockheed Martin et l'entreprise dominioniste Amway Corporation. Au Canada, le projet de TTL a été approuvé en 2009, pratiquement en secret, par la Commission de la capitale nationale (CCN), une institution du gouvernement fédéral qui supervise l'utilisation et le développement des propriétés et des terrains fédéraux de la région de la capitale nationale.

Cette entreprise privée de TTL a été transformée en projet public par Stephen Harper et plusieurs de ses ministres et députés, notamment Jason Kenney, John Baird, Shelly Glover, Peter Kent et Peter Van Loan, ainsi que la sénatrice Linda Frum; le chef libéral Justin Trudeau, le député libéral Irwin Cotler, l'ancien chef du Parti libéral Bob Rae, le député du NPD Alex Atamaneko et la dirigeante du Parti Vert Elisabeth May ont tous donné leur caution à ce projet et l'appuient activement.

Dans un premier temps, TTL s'est vanté de pouvoir financer le monument anticommuniste en amassant des contributions du public. Quand cela a échoué lamentablement faute de soutien du public, la dictature Harper est intervenue pour sauver ce projet voué à l'échec et a donné $ 1,5 million en fonds publics. L'octroi de ces fonds est un autre signe de la profonde corruption du gouvernement compte tenu du fait que les conservateurs fédéraux ont supprimé le financement des organismes de bienfaisance au Canada qui ont un « ordre du jour politique » afin de réduire au silence ses critiques. Il est clair que ce que le gouvernement entend vraiment par « ordre du jour politique » est tout ordre du jour auquel s'oppose la dictature Harper. N'importe quel programme anticommuniste et de glorification du nazisme aura priorité et obtiendra des subventions considérables de Stephen Harper.

Au dîner de financement de TTL du 30 mai, Harper a repris son discours habituel sur « la liberté et la démocratie » pour cracher son venin contre tout ce qui est progressiste. Déformant totalement la vérité, il a accusé tous ceux qui ont été à l'avant-garde de la lutte contre le nazisme d'être responsables de tous les maux du monde plutôt que les monopoles américains, allemands et des autres pays qui ont soutenu Hitler et plongé les peuples du monde dans une deuxième guerre mondiale au cours de laquelle plus 60 millions de personnes ont perdu la vie et qui, depuis la fin de la Deuxième Guerre mondiale, ont provoqué de nombreuses autres guerres, invasions et coups d'État. Se montrant sous son vrai jour, il a agité le cadavre puant de la guerre froide et évoqué en termes élogieux les réactionnaires Ronald Reagan et Margaret Thatcher, qui ont attaqué continuellement leur propre peuple et les peuples des autres pays durant leur gouvernement. Il a également félicité l'Ukraine, dont le gouvernement actuel est dominé par les nazis, et qu'il appuie totalement. Seule une de ses déclarations contenait un grain de vérité: « Ce que l'histoire nous a enseigné est clair, c'est que les idéologies politiques qui promettent l'utopie mènent à l'opposé, à l'enfer sur terre. » C'est une description adéquate du système capitaliste que Stephen Harper défend.

Une porte-parole de TTL, dans le passé, a expliqué pourquoi TTL était incapable de récolter de l'argent auprès du public canadien pour le monument anticommuniste : « C'est un projet difficile à comprendre pour beaucoup de gens du public. » Une autre explication est que la classe ouvrière et le peuple du Canada comprennent très bien le projet et s'opposent fermement à son contenu violemment anticommuniste et profasciste. Beaucoup de gens se souviennent encore du rôle majeur joué par l'Union soviétique dans la défaite des nazis hitlériens. Beaucoup de travailleurs sont conscients du rôle clé joué par les communistes pour les aider à bâtir leurs syndicats au Canada pour défendre les intérêts des travailleurs. De plus, le Canada est constitué de gens épris de paix qui ont combattu les crimes commis par les États-Unis en Corée, au Vietnam, au Congo, en Indonésie, en Grèce, en Iran, à Cuba, au Guatemala, au Chili, en Argentine, à Grenade, en Colombie, au Salvador, au Nicaragua, en Afghanistan, en Irak, en Palestine et en Yougoslavie, et plus récemment en Libye et en Syrie, pour ne nommer que ceux-là. Parce que les Canadiens appuient la liberté et la démocratie authentiques et non les abstractions de Harper, ils seraient sans doute plus favorables à un monument commémorant les vraies victimes, c'est-à-dire les millions de victimes de l'impérialisme assassinées au nom de la lutte contre le communisme et le « terrorisme », notamment toutes les personnes tuées en combattant ces mêmes nazis que Stephen Harper continue de glorifier.

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Opposons-nous fermement au projet de loi privé provocateur de divisions qui est devant le Sénat


Ho Chi Minh, dirigeant de la guerre d'indépencance du peuple vietnamien, planifiant la campagne de Dien Bien Phu.

Le Marxiste-Léniniste appelle les Canadiens à dénoncer le projet de loi S-219 présentement débattu au Sénat, qui a pour titre Loi sur le Jour de l'Avril noir. Par ce projet de loi, le 30 avril serait désigné comme une journée nationale de commémoration de l'exode des réfugiés vietnamiens du milieu à la fin des années 1970, après la fin de la guerre d'agression brutale des États-Unis contre ce peuple et pays héroïques. À cette époque, le Canada a reçu plus de 100 000 personnes qui ont fui le Vietnam après la défaite des agresseurs américains sous prétexte qu'elles étaient des victimes du communisme.

L'Ambassade de la République socialiste du Vietnam au Canada s'oppose « à la prémisse et au ton du projet de loi », rapporte l'hebdomadaire Embassy. Le ministre-conseiller de l'ambassade vietnamienne, Dzung Vu, a déclaré à Embassy, dans un entretien téléphonique, que le gouvernement vietnamien fait du lobbying auprès du Parlement et du gouvernement canadiens contre ce projet de loi.

« Nous pensons que l'adoption de ce projet de loi enverrait le mauvais message aux gouvernements et à la population du Vietnam et du Canada », a-t-il dit, en ajoutant que l'ambassade respecte le droit d'un sénateur d'exprimer une opinion « personnelle » par le projet de loi privé.

L'ambassade vietnamienne, a-t-il ajouté, a engagé le lobbyiste Bruce Hartley d'Ottawa Prospectus Associates pour suivre les progrès du projet de loi dans la procédure législative et conseiller l'ambassade sur la meilleure façon de contrer le projet de loi.


Titre de la presse du Parti saluant la victoire du peuple vietnamien sur l'impérialisme américain en 1975.

Le parrain de ce projet de loi est le sénateur conservateur Thanh Ngo qui est arrivé au Canada comme réfugié du Vietnam en 1975 après avoir travaillé comme diplomate du gouvernement du Sud-Vietnam avant la chute de Saïgon. Il est peu étonnant qu'il ait demandé asile après tous les crimes commis par le gouvernement fantoche du Sud-Vietnam contre son propre peuple, à l'instigation des agresseurs impérialistes américains. Ce qui est inacceptable est que le gouvernement Harper utilise sa majorité au Sénat pour pousser sa croisade anticommuniste, pour ouvrir à nouveau les plaies qui divisent les gens et leur faire revivre les horreurs de la guerre.

Nous devons rappeler au gouvernement Harper que la jeunesse et la classe ouvrière du Canada ont toujours en mémoire leurs luttes en appui à la résistance héroïque du peuple vietnamien contre l'agression de l'impérialisme américain et avant contre le colonialisme français. Cette mémoire a été une source d'inspiration pour le mouvement anti-guerre contre l'agression et l'invasion de l'Irak et de l'Afghanistan, contre toutes les guerres et interventions dans lesquelles le Canada a été et est encore entraîné aujourd'hui.

Nous nous souvenons du rôle d'espionnage du Canada, sous couvert de mission d'observation des Nations unies, au service des États-Unis contre la lutte de libération nationale du Vietnam. Nous nous souvenons également que le gouvernement du Canada a donné asile aux pires criminels de guerre du régime fantoche du Vietnam [1]; tout comme il l'a fait pour les criminels nazis qu'il veut maintenant réhabiliter.

Les « jours noirs » des falsificateurs de l'histoire, qu'ils soient en avril, en août ou à n'importe quel mois ne servent pas le devoir de mémoire des peuples qui est la commémoration de leurs luttes contre le fascisme, l'hitlérisme et l'agression impérialiste.

Il faut également rappeler à M. Harper que le gouvernement vietnamien ne va pas disparaître, juste parce qu'il déteste personnellement le communisme. Il devrait montrer du respect pour la souveraineté du Vietnam, pour les réalisations remarquables accomplies par ce peuple et ce pays pour surmonter les dévastations des guerres d'agression, d'abord de l'impérialisme français, puis de l'impérialisme américain. Le Canada devrait contribuer positivement aux efforts continus du Vietnam en reconnaissant que jusqu'à aujourd'hui son peuple subit les conséquences de l'agent orange et des autres crimes commis contre lui.


La bannière du Parti une manifestation Toronto, l'une des nombreuses manifestations contre l'agression américaine au Vietnam dans les années 1970

Il n'est pas surprenant que M. Ngo a été nommé sénateur conservateur étant donné son auto-promotion comme un « champion des droits de la personne » et « ardent partisan de la lutte contre l'oppression communiste » depuis son arrivée au Canada, comme il l'affirme sur son site Internet. Global News a rapporté qu'il avait accumulé plus de 50 000 $ en frais de voyage au pays pour rencontrer des groupes de la communauté vietnamienne au cours des six mois qui ont suivi sa nomination au Sénat en 2012. Au lieu de reconnaître la vérité, notamment le soutien du peuple du Canada au peuple du Vietnam, « le projet de loi vise à attirer l'attention de tous les Canadiens sur les événements et les souffrances qui ont suivi la chute de Saïgon et la fin de la guerre du Vietnam en 1975 », lit-on sur le site de M. Ngo.  

Le ministre-conseiller de l'ambassade vietnamienne, M. Vu , dit qu'il croit que le projet de loi sur « Le Jour de l'Avril noir » « ne reflète pas la volonté de la majorité de la communauté vietnamienne au Canada », qui préfère penser au présent et à l'avenir plutôt que de revivre le passé . Il a déclaré que le fait que de nombreux Vietnamiens Canadiens visitent le Vietnam chaque année est la preuve qu'ils n'ont pas de ressentiments envers leur pays.


Monument de la victoire du peuple vietnamien Da Nang.

Plus de 168 000 personnes résidantes au Canada sont nées au Vietnam, et plus de 220 000 s'identifient comme ayant une origine ethnique vietnamienne, selon l'Enquête nationale auprès des ménages de Statistique Canada de 2011. Les vrais chiffres peuvent être différents puisque ces informations ont été obtenues sur une base volontaire, écrit Embassy.

Les projets de loi privés du Sénat sont débattus à chaque session s'il reste suffisamment de temps après les affaires du gouvernement. Le projet de loi sur « Le Jour de l'Avril noir » est actuellement en deuxième lecture au Sénat. LML invite les gens épris de paix et de justice au Canada à écrire aux sénateurs pour exprimer leur opposition à ce projet de loi qui ne reflète pas les sentiments des Canadiens qui ont été aux premiers rangs de l'opposition à la guerre d'agression des États-Unis contre le Vietnam et contre toute ingérence dans ses affaires intérieures. Le Canada n'a pas à inciter la haine et les divisions parmi le peuple au nom de la promotion de la liberté et la démocratie contre son spectre du « communisme totalitaire ».

Note

1. Parmi eux Nguyen Ngoc Loan qui assassina publiquement le 1er février 1968 un combattant du FNLSVN pendant l'offensive du Têt.

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Sommet nord-américain de l'Énergie organisé par Goldman Sachs

Une stratégie pour contrôler
les ressources énergétiques

En juin de cette année, le grand financier monopoliste Goldman Sachs a organisé un Sommet nord-américain sur l'énergie à son siège social à New York. On peut lire sur la page Web de la banque d'investissement que le sommet a « réuni les preneurs de décisions les plus prestigieux et les plus influents au monde, les grands PDG, les porte-parole du secteur public, les experts des États-Unis, du Canada et du Mexique, ainsi que d'importants investisseurs et compagnies mondiaux liés au secteur nord-américain de l'énergie, pour discuter de comment la région peut réaliser son plein potentiel énergétique. » Le vice-président des États-Unis, Joe Biden, a livré le discours d'ouverture. Y ont aussi participé le président Pena du Mexique de même que le ministre canadien des Affaires étrangères, John Baird, le ministre des Finances, Joseph Oliver, et Greg Rickford des Ressources naturelles et de l'Initiative fédérale du développement économique dans le nord de l'Ontario.

Alors que dans le passé de tels sommets réunissant les trois pays de l'Amérique du Nord étaient organisés par les gouvernements, celui-ci a été organisé par Goldman Sachs et est entièrement dominé par les intérêts privés.

Ce sommet laisse prévoir de nouveaux arrangements de gouvernance nord-américains pour les États-Unis des monopoles de l'Amérique du Nord. Le rôle du public dans la gouvernance est éliminé, les intérêts privés fixent l'ordre du jour et organisent des sommets, tandis que les porte-parole gouvernementaux, y compris les gouverneurs étasuniens, appartiennent au pouvoir exécutif et y participent pour servir ces intérêts monopolistes et leur stratégie énergétique nord-américaine. C'est ce qui ressort des discours et du résumé proposé par Goldman Sachs.

Le PDG de Goldman Sachs, Lloyd Blankfield, a présenté le vice-président des États-Unis, Joe Biden, qui s'est adressé en ces mots à une salle remplie de banquiers investisseurs parmi les plus puissants du monde : « Vous allez déterminer l'issue de cette transformation énergétique plus que quiconque au monde. » « Il est primordial que nous saisissions l'occasion unique qui se présente à nous », a-t-il ajouté.

Biden a dit qu'en tant que superpuissance énergétique, les États-Unis sont aujourd'hui le plus grand producteur de gaz naturel et le premier exportateur de produits pétroliers dans le monde, en grande partie à cause de la méthode de forage dangereuse et nocive qu'on appelle fracturation, qui utilise une technologie de forage développée par le monopole militaire Haliburton. Montrant le lien direct entre le développement énergétique et la guerre, Biden a dit qu'une production énergétique accrue va donner à la Maison Blanche une plus grande influence dans la politique étrangère européenne et ailleurs, puisque les exportations étasuniennes vont pouvoir supplanter les approvisionnements provenant de pays comme la Russie. Même si cela n'est pas dit ouvertement, le Pentagone est à lui seul le plus grand consommateur de pétrole et les besoins des forces militaires jouent un rôle majeur dans la stratégie énergétique de l'Amérique du Nord. En fait, le développement et l'accaparement des ressources énergétiques de l'Amérique du Nord est une composante des préparatifs pour une guerre mondiale.

Le vice-président a aussi mis l'accent sur le besoin d'investir dans l'infrastructure énergétique, dont les ports et les chemins de fer, disant qu'il est nécessaire d'en tripler les niveaux actuels de financement. Ce qui n'a pas été dit est quelle portion de ce financement viendra des fonds publics.

Il a terminé en disant : « Nous devons prendre note de l' occasion extraordinaire qui s'offre à nous. » Il a ajouté: « Nous avons beaucoup de choses à faire. Ce n'est pas du chauvinisme. Je ne me fonde pas sur un quelconque exceptionnalisme américain. La réalité nous dit que la convergence des avantages que nous possédons est exceptionnelle à condition que nous sachions bien les utiliser. » Ces avantages comprennent non seulement le pétrole et le gaz des États-Unis, mais aussi les ressources énergétiques, les ports, les autres infrastructures et les trésors publics de toute l'Amérique du Nord.

On lit dans un communiqué émis par le bureau du ministre canadien Rickford : « L'indépendance énergétique de l'Amérique du Nord est à portée de main et le Canada collaborera volontiers avec ses partenaires de l'Amérique du Nord et d'ailleurs pour favoriser la sécurité énergétique et la stabilité régionale et mondiale. Le ministre a aussi fait valoir le Canada en tant que pays ouvert et intéressant pour les investisseurs, compte tenu des centaines de grands projets d'exploitation des ressources énergétiques et autres – d'une valeur d'environ 650 milliards de dollars – qui ouvrent ici des possibilités inédites aux investisseurs. » Difficile de dire en ce moment quels projets exactement vont se réaliser, mais selon Goldman Sachs les investisseurs veulent une plus grande garantie de rendement sur leurs investissements qui pour la plupart sont à long-terme et sujet à changements dans leur étendue.

Le ministre canadien a aussi invité les États-Unis à appuyer l'oléoduc Keystone XL, qui ira de l'Alberta au Texas, un projet qui attend présentement l'approbation du président Obama. Celui-ci devrait se prononcer sur Keystone après les élections de 2014 et il y a une vaste opposition populaire au projet. Biden a dit que les trois pays avaient « créé une relation commerciale d'une valeur d'un billion de dollars et notre coopération énergétique grandit à chaque jour, avec des irritants ici et là. Nos amis canadiens pourront vous parler de certains de ces irritants. »

Les enjeux du sommet selon Goldman Sachs

Goldman Sachs décrit ainsi les enjeux du sommet: « L'opportunité pour l'Amérique du Nord de bénéficier pleinement de son potentiel est limitée. Alors que l'Amérique du Nord peut facilement énumérer les avantages économiques générés par le schiste (des formations rocheuses dont la fracturation est une source de pétrole et de gaz naturel), ces avantages sont dus à une infrastructure existante plutôt qu'à une disponibilité des ressources. De nombreux pays ont autant de ressources que l'Amérique du Nord. Pensons à la Chine. Tout ce qui leur manque est l'infrastructure nécessaire à la libération de ces ressources. Cela revient à dire que c'est n'est qu'une question de temps avant que d'autres pays ne rattrappent l'Amérique du Nord. Le temps presse. Il faut agir maintenant : que pouvons-nous faire pour transformer cette richesse naturelle en une réelle valeur économique ? ».

Un des sujets qui ont été abordés est que les monopoles doivent être confiants qu'ils obtiendront ce qu'ils veulent. Selon Goldman Sachs, cela veut dire des « politiques stables et bien définies pour ce qui est de l'énergie, de l'environnement et du transport ». Selon Goldman Sachs, il faut également être conscient que « les investissements dont nous avons besoin aujourd'hui sont d'une plus grande échelle, qu'ils ne pourront être amortis avant plusieurs décennies et que les politiques mises en place doivent rehausser la confiance dans ces investissements. La création de politiques visant à établir une confiance à long terme mène à des avantages économiques réels et permet au monde des affaires et au gouvernement de travailler ensemble tout en partageant le même but de garantir un environnement sain, une économie forte et une création d'emploi durable qui a toujours été le propre de l'Amérique du Nord. Nous voyons donc trois politiques-clé qui doivent faire l'objet de coopération entre le monde des affaires et le gouvernement de façon à créer les conditions nécessaires à ces investissements si nécessaires : 1) la réduction de l'incertitude par le biais de la réglementation, 2) l'optimisation des coûts et des émissions tout le long de la chaîne de la valeur et 3) l'accent sur l'adaptabilité et la diversification des technologies. »

On voit donc que les monopoles exigent une réglementation pour toute l'Amérique du Nord et attendent des cadres gouvernementaux qu'ils garantissent un climat de « certitude ». Ce qui veut dire, règle générale, que les gouvernements fourniront les fonds pour les infrastructures tout en venant au secours de tout investissement « négatif » comme ils l'ont fait pour le scandale de la bulle hypothécaire. Le contexte est celui d'une « grande chaîne de valeur » pour l'Amérique du Nord et d'« optimisation des coûts et des émissions ». Les monopoles tenteront de réduire les salaires et les avantages sociaux des travailleurs de l'énergie tout en mettant en place une réglementation commune pour les émissions.

Mettant à nouveau l'accent sur la protection des investissements des monopoles, Goldman Sachs écrit : « Nous croyons que pour créer un environnement plus propice aux investissements afin d'atteindre ces objectifs, nous devons soulever cinq questions avant de commencer à répondre à la demande que provoquera cette révolution schistique : 1) Quelles sont les meilleures pratiques de fracturation et les meilleures réglementations hydrologiques ? 2) Comment améliorer les réglementations liées aux oléoducs ? 3) Quelles sont les stratégies optimales pour recueillir les émissions fugitives de méthane ? 4) Comment peut-on encourager l'utilisation de véhicules mus par électricité ou par l'éthanol à base de gaz naturel (E85) ? 5) Quelles réformes devons-nous apporter au secteur de la production d'électricité ?

Il est clair que dans le but de protéger leurs investissements, les monopoles veulent des changements aux réglementations touchant par exemple à la protection des plans d'eau et liées aux dommages environnementaux causés par les déversements de pétrole et le forage. On veut éliminer les réglementations qui assurent une protection minimale à l'environnement humain et naturel.

Une vaste opposition organisée par des organisations populaires se développe partout en Amérique du Nord contre la fracturation, les oléoducs de pétrole et de gaz naturel et de façon générale contre le diktat d'intérêts privés à l'encontre de la volonté du peuple. Les peuples ont mis à l'ordre du jour leur droit à de l'eau et de l'air purs et sécurisés, à la protection de l'environnement naturel et à la production d'énergie qui est à avantage réciproque et répond aux besoins du peuple.

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