Le Marxiste-Léniniste

Numéro 91 - 16 juillet 2014

La grève des enseignants de la Colombie-Britannique se poursuit

Augmentez les investissements dans le système d'éducation public !


Manifestation des enseignants le 19 juin 2014 à Vancouver

La grève des enseignants de la Colombie-Britannique se poursuit
Augmentez les investissements dans le système d'éducation public !

Pour une nouvelle direction pour la Colombie-Britannique qui reconnaît les droits des Premières Nations
Avis d'expulsion de Gitxsan aux pêcheurs sportifs, à l'industrie forestière et au CN - La société des traités Gitxsan, Bureau des chefs héréditaires Gitxsan
Réactions inacceptables au jugement de la Cour suprême du Canada


La grève des enseignants de la Colombie-Britannique se poursuit

Augmentez les investissements dans le système d'éducation public !

L'année scolaire a pris fin alors que se poursuit la grève des enseignants de Colombie-Britannique. Le 2 juillet, la Fédération des enseignants de la Colombie-Britannique (BCTF) et l'Association des employeurs des écoles publiques de la Colombie-Britannique (BCPSEA) ont publié une déclaration conjointe qui se lit ainsi: « La BCPSEA et la BCTF ont convenu que le juge Stephen Kelleher serait un médiateur acceptable. Il a eu des discussions exploratoires avec les parties et en a conclu que la médiation n'est pas indiquée en ce moment. Les parties apprécient que la Cour suprême l'ait rendu disponible. »

C'est depuis la mi-juin que la BCTF demande l'intervention d'un médiateur afin d'en arriver à un accord négocié. Une médiation réussie requiert que les deux parties soient prêtes au compromis. La BCTF a demandé la médiation et la BCPSEA s'est dite d'accord. Le premier médiateur qui a été proposé est Vince Ready qui a décliné la proposition.

L'explication de la conclusion du juge Kelleher à l'effet que « la médiation n'est pas indiquée à ce moment » se trouve dans les déclarations faites elles aussi le 2 juillet par le ministre de l'Éducation Peter Fassbender et le président de la BCTF, Jim Iker. On doit noter que la BCPSEA n'a émis aucune déclaration et n' a pas non plus publié de bulletin de négociation depuis la mi-2012. Ce sont le ministre et ses sbires triés sur le volet qui agissent à sa place. Il n'existe aucun climat propice à la médiation et cela parce que le gouvernement refuse de participer dans le respect des normes établies.

Le ministre Fassbender a dit: « L'idée qui nous animait c'est que la médiation pouvait aider à mener à un règlement si les parties jouaient sur le même terrain. Malheureusement, à travers ces discussions exploratoires, il est devenu évident que l'exécutif de la BCTF ne voulait pas s'engager à déposer une série de demandes qui se situait sur le terrain de ce que les autres conventions du secteur public conclues à ce jour considéraient comme étant abordable. »

Après avoir fait remarquer que d'autres syndicats du secteur public avaient conclu une entente, Fassbender a répété qu'aucune condition pour la médiation n'existera tant que la BCTF refuse de soumettre une proposition qui répond à la définition de ce que le gouvernement considère « abordable ». « La BCPSEA, a-t-il dit, est prête à négocier à tout moment au cours de l'été, avec ou sans un médiateur, dès que la BCTF sera prête à travailler à un règlement juste et abordable. Espérons que l'exécutif de la BCTF ne prendra pas tout l'été avant de se rendre compte que le meilleur accord possible pour les enseignants est celui qui respecte ce que les autres ententes conclues entre le gouvernement et les autres syndicats du secteur public ont acceptées comme étant abordables. ».

Dans sa déclaration du 2 juillet, le président de la BCTF Jim Iker a expliqué le refus obstiné du gouvernement: « Le gouvernement, en essayant d'imposer une série de conditions préalables irréalisables avant de débuter la médiation, n'a pas fait preuve de la flexibilité nécessaire pour rendre possible le travail de médiation. Les conditions préalables auraient prédéterminé le résultat ...À ce moment-ci, alors que le gouvernement se maintient dans des positions retranchées qui sont injustes et déraisonnables, le médiateur ne sera pas en mesure de faire progresser les choses. Nous allons garder les lignes de communication ouvertes en juillet pour redémarrer les négociations si le gouvernement est prêt à faire un véritable effort et mettre sur la table le financement nécessaire. Sinon, les enseignants de la Colombie- Britannique vont essayer de nouveau en août, à l'amorce de la nouvelle année scolaire, de proposer de nouveau au juge Kelleher et au gouvernement une médiation utile et juste.

Bien sûr, la médiation ne peut fonctionner alors que la partie qui détient le pouvoir d'accorder ou de refuser des fonds pour l'éducation et le pouvoir de légiférer considère qu'elle a le droit d'imposer des conditions préalables à sa participation. Selon Fassbender, les enseignants doivent accepter publiquement le diktat du gouvernement avant que les négociations et la médiation puissent aller de l'avant. Le diktat est double: d'abord, les enseignants doivent se prosterner devant « le mandat » du gouvernement pour une convention collective de cinq ans avec une augmentation salariale totale de 5,5%, ce qui représente de facto une baisse de salaire, et d'autre part, ils doivent accepter que la demande principale des enseignants faite au gouvernement de se conformer aux deux décisions de la cour de restaurer le langage sur la taille et la composition des classes, qui a été retiré en 2002 de la convention collective, n'est pas sur la table et ne sera pas discutée.

Le gouvernement Clark est décidé à détruire le système d'éducation publique et la négociation collective. Cela ne doit pas passer.

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Luttons pour une nouvelle direction pour la Colombie-Britannique
qui reconnaît les droits des Premières Nations

Avis d'expulsion de Gitxsan aux pêcheurs sportifs,
à l'industrie forestière et au CN

Le 10 juillet, les signataires du traité Gitxsan des Premières nations ont émis un avis d'expulsion à tous les pourvoyeurs de pêche sportive, à l'industrie forestière et aux exploitants du CN qui opèrent sur les 33 000 km carrés de leurs terres traditionnelles situées au nord-ouest de la Colombie- Britannique. Cela fait suite à la décision de la Cour suprême du 26 juin affirmant les titres de la Première nation Tsilqot'in sur 1750 km carrés de leurs terres qui sont beaucoup plus vastes. Voici le texte du communiqué de presse émis par les chefs héréditaires Gitxsan.

* * *

Simgiigyet'm Gitwangaks et Gitsegukla ont émis des avis d'expulsion aujourd'hui à toutes les entreprises de pêche sportive, à l'industrie forestière et au CN qui sont sommés de quitter Gitxsan lax yip d'ici le 4 août 2014. Cet avis fait suite à ayokim Gitxsan soutenu par la décision de la Cour suprême du Canada affirmant que la Couronne doit obtenir le consentement et préserver les intérêts de la nation Gitxsan avant de poursuivre toute activité sur Gitxsan lax yip, couvrant 33 000 km carrés de territoire situé au Nord-ouest de la Colombie-Britannique.

Cet avis d'expulsion affecte toute pêche sportive sur la rivière Skeena et ses affluents, toutes les activités forestières autorisées par BC Timber Sales et FLNRO, ainsi que le CN. Tous devraient quitter et cesser leurs activités le 4 août 2014 d'ici à ce que les deux Couronnes aient obtenu le consentement requis des chefs héréditaires Gitxsan.

Les représentants de la Couronne ont mené ce que les chefs Gitxsan croient être un processus de consultation frauduleux avec FLNRO BC Timber Sales et n'ont pas mis en place de consultations avant d'autoriser la pêche sportive et le transport de marchandises par le CN. C'est une énorme intrusion sur les terres gitxsans par la Couronne et rend futile les efforts éventuels de l'équipe de Gas naturel liquéfié de Colombie-Britannique de développer une relation véritable ou de réconciliation avec les chefs héréditaires Gitxsan.

Sagum Higookw, Vernon Smith déclare: « En ligne avec notre ayookw, la Cour suprême du Canada déclare que repousser des intrus est une composante nécessaire de nos titres.»

Les procureurs de la Couronne refusent de se conformer aux décisions des tribunaux de la Colombie-Britannique à l'effet que les Gitxsan ont de forts droits prima facie et des titres valables prima facie sur ces terres depuis les premiers contacts en 1846. « Il n'y a pas d'autorité législative », a dit le négociateur Beverley Clifton Percival, qui appuie que « que des fonctionnaires gouvernementaux puissent prendre des décisions en ce qui a trait à la validité du titre et des droits Gitxsan. Sans le consentement des chefs héréditaires Gitxsan, ils sont des intrus. »

« Depuis 1997, le ministère public n'a jamais honoré ses engagements envers les Gitksen », a expliqué Tenimgyet, Art Mathews, « Les pêcheurs et les bûcherons sont maintenant expulsés »

Texte de l'avis d'expulsion

Prenez note de l'avis suivant à l'effet que:

1. Toutes les activités sur Gitxsan Laxyip devront cesser d'ici le 4 août 2014 jusqu'à ce que la Couronne du Canada et celle de la Colombie-Britannique obtiennent un consentement pour toutes les activités sur Gitxsan Laxyip.

2. Nous exerçons nos droits et titre inhérents sur notre laxyip conformément à la reconnaissance par la Cour suprême du Canada, décisions de 1997, Yal 2002 et plus récemment Tsilqot'in en 2014 qui parlent de la préservation de nos droits et titres sur nos terres de 33 000 km carrés.

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Réactions inacceptables au jugement de la Cour suprême du Canada


Les déclarations du gouvernement de la Colombie-Britannique, du gouvernement canadien et de la compagnie minière Taseko suite au jugement du 26 juin, La nation Tsilhqot'in c. la Colombie-Britannique, montrent bien que les deux gouvernements et les monopoles qu'ils servent ne changeront rien à leur façon de procéder et que leurs intérêts restent les mêmes.

Bernard Valcourt, ministre des Affaires autochtones et du Développement nord, a dit : « Cette affaire touche des questions juridiques complexes et majeures concernant la nature du titre autochtone en Colombie-Britannique. Le gouvernement du Canada se penchera sur la décision de la Cour avant de déterminer la marche à suivre. »

Valcourt ne tient aucunement compte du fait qu'au cours des 21 années de négociations de traités engageant moins de la moitié des autochtones de la Colombie-Britannique, au coût de millions de dollars, un seul traité digne de ce nom, Nishga'a, et deux autres traités secondaires ont été « conclus». Ces traités ont été une grande source de division pour les Premières Nations, et n'ont été finalisés que sous le poids du chantage et de l'endettement, avec l'appui de moins de 60% des autochtones.

Selon le site web de la Commission des traités de la Colombie- Britannique : « Depuis le début de ses travaux, en mai 1993, la Commission des traités a alloué approximativement 533 millions $ au financement des négociations touchant à plus de 50 Premières Nations — 422 millions $ sous forme de prêts et 111 millions $ sous forme de contributions.»

Tout un accomplissement, en effet, lorsqu'on pense qu'on a endetté encore davantage des communautés de près d'un demi milliard de dollars pour « négocier» des pacotilles en échange des terres ancestrales de ces peuples vénérables. C'est précisément pour cela que l'Union des chefs indiens de la Colombie-Britannique représentant la majeure partie des autochtones de la Colombie-Britannique a choisi de ne pas participer à ce processus de « négociations de traité» puisque dès le départ la province de la Colombie-Britannique et Ottawa ont refusé de reconnaître les titres ancestraux.

Le 26 juin, le jugement de la Cour suprême du Canada est venu valider les titres des autochtones sur une grande partie de leurs terres ancestrales, après examen des faits présentés. La cour a ainsi décidé que le gouvernement et le capital doivent avoir le consentement des peuples autochtones, et ce, par le biais de négociations directes.

Bien que cette décision de la Cour suprême représente un rejet des « négociations de traités» menées jusqu'à ce jour, la dictature Harper choisit toujours de nier les droits autochtones, y compris leur droit d'être. Il serait si simple de reconnaître les droits ancestraux des Premières Nations et de développer des relations de nation à nation, mais le ministre se contente de déblatérer à propos d'« équilibre» et du statu quo consistant à «négocier des traités». Valcourt a dit : « Notre gouvernement croit que la négociation constitue le meilleur moyen de régler les revendications fondées sur les droits et titres ancestraux, cette solution permettant de concilier les intérêts de tous les Canadiens. Depuis 2006, nous avons conclu quatre traités en Colombie-Britannique, tandis qu'un certain nombre d'autres ententes sont presque terminées.

«Nous nous sommes engagés à continuer à faire des progrès pour assurer un processus efficace de négociation de traités. »

Le communiqué du gouvernement de la Colombie-Britannique est encore plus intéressé et reprend le verbiage creux que le peuple déteste tant entendre. La procureure générale et ministre de la Justice, Suzanne Anton, a dit le 26 juin : « Aujourd'hui la Cour suprême du Canada a rendu son jugement face à l'appel de Roger William au nom de la nation Tsilhqot'in. Cette décision a été précédée de nombreuses années de litiges à la fois complexes et importants. Cette décision donne du poids aux processus et aux essais qui sont le propre de la relation entre la province et les peuples autochtones. Nous prendrons le temps voulu pour tout analyser tout en travaillant avec les Premières Nations, l'industrie et chacun de nos partenaires. Ceci dit, les relations que nous avons bâties avec les Premières Nations et l'industrie forment une bonne base pour aller de l'avant. Nous croyons qu'il s'agit là de l'approche désirée puisqu'elle permet aux Premières Nations de pleinement participer au développement économique et aux communautés autochtones de profiter sans attendre des retombées.»

Mme la ministre Anton, vous avez eu amplement de temps d'« analyser» la situation. Le temps est venu d'agir et de reconnaître les droits autochtones. Arrêtez vos manigances pour voler les terres autochtones et cessez de vous ingérer dans leurs affaires internes et de bloquer le développement des territoires des Premières Nations sous leur contrôle.

L'insensibilité du gouvernement provincial face à cette décision historique a été à nouveau illustrée lorsque les dirigeants du Sommet des Premières Nations, une alliance de nations soumises aux traités et non soumises aux traités ayant entrepris des négociations, ont eu une rencontre avec des hauts fonctionnaires du gouvernement de la Colombie-Britannique le 3 juillet. Le grand chef Ed John, l'un des principaux représentants du Sommet des Premières Nations, a dit en sortant de cette rencontre avec les fonctionnaires provinciaux responsables des « affaires autochtones» que deux choses sautaient aux yeux :

a) le gouvernement de la Colombie-Britannique ne s'attendait pas à cette décision

b) les fonctionnaires espéraient même une toute autre décision.

Le grand chef Stewart Phillip a réitéré qu'à son avis cette décision « changeait la donne» et que la province est dorénavant tenue « de se conformer à ce jugement historique». Il a dit que les peuples autochtones auraient beaucoup de pain sur la planche cet été en préparation de la réunion du 11 septembre avec le cabinet provincial.

Les deux chefs ont souligné le fait que le gouvernement provincial et le gouvernement canadien ne peuvent continuer de prendre des décisions de façon arbitraire en déclarant qu'ils ont « consulté» dans le but de mettre en oeuvre des projets de développement et des nouvelles lois au service des monopoles d'extraction des ressources au dépens des peuples autochtones.

Le grand chef Ed John s'est dit estomaqué d'entendre les avocats de la province autant que du fédéral plaider devant la Cour suprême du Canada que le fait de reconnaître les titres ancestraux de la nation Tsilhqot'in serait la source d'un « climat incertain» et d'« anarchie», faisant « fuir » les investisseurs.

Les chefs ont fait valoir qu'avec la confirmation de leurs titres ancestraux ils sont dorénavant au centre de tout développement et non aux périphéries où ils étaient forcés de ramasser des miettes tombant de la table du « partage des revenus». Les entreprises doivent maintenant traiter directement avec les Premières Nations, a dit récemment le grand chef Ed John à la radio de la CBC.

Malgré quelques mots favorables à la décision des tribunaux, les détenteurs du capital continuent de mettre de l'avant leur intérêts privés étroits. Russell Hallbauer, président et PDG de Taseko, avec l'aide du gouvernement provincial, tente d'ouvrir une importante mine d'or et de cuivre sur le territoire sacré des Tsilhqot'in à Fish Lake, dont le cours supérieur de la rivière est riche en saumon. Après avoir essuyé un refus une première fois de la commission fédérale d'étude environnementale, Taseko est revenue à la charge avec le soutien inconditionnel du gouvernement provincial. Dans un communiqué du 26 juin, Hallbauer semble à prime abord saluer la victoire du chef Roger William et de la première nation Xeni Gwet'in (l'une des nombreuses communautés formant la nation Tsilhqot'in). Hallbauer reconnaît, quoique à contre-coeur, « leur succès et leur grande détermination à confirmer les titres ancestraux à leurs terres». Mais le chat sort du sac presqu'aussitôt : « Le jugement confirme que le projet d'or et de cuivre Nouvelle Prospérité de Taseko est bel et bien situé dans une région exclue des titres ancestraux. En tant que telle, Nouvelle Prospérité est le seul projet de site minier mis de l'avant en Colombie-Britannique qui ne fait pas partie des titres ancestraux. C'est clair pour tout le monde.

« Maintenant que ces questions sont réglées, l'occasion est idéale pour que le projet Nouvelle Prospérité puisse progresser de façon constructive et à l'avantage de tous concernés. Nous saisissons l'occasion pour rétablir un dialogue positif avec les six bandes Tsilhqot'in représentées par le gouvernement national des Tsilhqot'in sur la question du projet Nouvelle Prospérité et son immense potentiel en termes de les assister à faire progresser leurs priorités communautaires.»

Cela montre que Hallbauer est pleinement conscient de la lutte tenace que les Tsilhqot'in ont menée contre ce projet, et de la grande coalition qu'ils ont formée avec les membres non-autochtones de la communauté de la région de Williams Lake. Comme dans tous les autres cas, cette mine siphonnera les ressources, laissant derrière elle son lot de déchets toxiques ainsi qu'une vaste zone dévastée après seulement vingt ans d'activité. L'histoire de l'industrie minière en Colombie-Britannique est l'histoire de ressources exportées à l'état brut, de déchets et de communautés partiellement développées pour ensuite disparaître, tout cela sans le consentement ni le contrôle des Premières Nations qui n'auront retiré aucun bénéfice de la valeur créée par les mineurs.

La lutte de la nation Tsilhqot'in et des autres peuples autochtones pour leurs droits converge avec la demande grandissante des travailleurs et des communautés partout en Colombie-Britannique d'amener l'économie de la province dans une nouvelle direction. Les Premières Nations ont toujours été les défenseurs du développement responsable et durable de l'économie en coopération avec la nouvelle population post-coloniale. Une nouvelle direction ne peut être fondée que sur la reconnaissance des droits autochtones et des droits de toute personne vivant en Colombie-Britannique. Cette nouvelle direction trouvera sa force dans l'habilitation des Premières Nations et du peuple, dans le respect, l'amitié et l'avantage réciproques, dans des moyens de subsistance durables à long-terme au coeur de communautés permanentes qui subviennent aux programmes sociaux et aux services publics nécessaires à une société moderne. L'obstacle majeur à cette nouvelle direction sont le gouvernement provincial et le gouvernement fédéral pour la simple raison qu'ils sont intimement liés aux intérêts privés étroits des monopoles internationaux qui ne cherchent qu'à maximiser leurs bénéfices trimestriels sans égard aux désastres, à l'appauvrissement et aux « budgets d'austérité» engendrés par leurs considérations étroites.

À mesure que les peuples autochtones, les travailleurs et les communautés coopèrent à faire valoir leurs revendications pour prendre le contrôle de leur vie et de leur gagne-pain, ils viendront à bout des entraves imposées par les vieux arrangements coloniaux eurocentriques. Ils réussiront à redresser les torts du passé et à ouvrir une voie garante d'un avenir nouveau et resplendissant.

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