Le Marxiste-Léniniste

Numéro 87 - 4 juillet 2014

Le gouvernement Harper donne le feu vert à l'oléoduc Northern Gateway

Non, c'est non! L'approbation du Northern
Gateway est en violation des droits
des Premières Nations et des Canadiens


Manifestation à Prince George contre l’approbation de l’oléoduc d’Enbridge devant le bureau du député Dick Harris
le 19 juin 2014 (A. Thomas)

Le gouvernement Harper donne le feu vert à l'oléoduc Northern Gateway
Non, c'est non! L'approbation du Northern Gateway est en violation des droits des Premières Nations et des Canadiens
Non au Northern Gateway! Oui à une nouvelle direction pour l'économie! - Peggy Morton

Vaste appui aux enseignants de Colombie-Britannique en grève
Tous avec les enseignants qui se battent pour leurs droits et pour augmenter les investissements dans les programmes sociaux et les services publics!


Le gouvernement Harper donne le feu vert à l'oléoduc Northern Gateway

Non, c'est non! L'approbation du Northern
Gateway est en violation des droits
des Premières Nations et des Canadiens


Les résidents de Vancouver se sont tout de suite mobilisés contre l’approbation du Northern Gateway
le 17 juin 2014. (M. Bush)

Le 17 juin, la dictature Harper a annoncé l'approbation du projet d'oléoduc de Northern Gateway d'Enbridge, sous réserve des 209 conditions mises de l'avant par le Comité d'examen conjoint (CEC) dans son approbation conditionnelle du projet émise le 19 décembre 2013.[1] Avec l'oléoduc Northern Gateway, 525 000 barils de bitume dilué seraient expédiés chaque jour vers Kitimat, en Colombie-Britannique. Une ligne jumelle aurait la capacité d'importer et d'expédier 193 000 barils de diluant par jour en sens inverse, vers l'Alberta.

L'approbation accordée par le gouvernement Harper de l'oléoduc du Northern Gateway est en violation du droit de décider des Premières Nations et des Canadiens et va à l'encontre du message très clair que ceux-ci lui ont envoyé, à savoir qu'ils n'ont pas accordé leur approbation à ce projet. Cette décision du gouvernement Harper n'est soutenue par aucune autorité légale ni morale et est contraire à la responsabilité constitutionnelle du gouvernement de consulter et d'accommoder les Premières Nations. Une coalition de 160 Premières Nations a dit Non !, de même que 31 municipalités, deux districts régionaux, l'Union des municipalités de la Colombie-Britannique et six syndicats qui ont adopté des résolutions en opposition au projet.

Harper et l'ancien ministre des Ressources naturelles, Joe Oliver, avaient laissé entendre qu'ils approuveraient le projet bien avant que la CEC n'ait fini ses travaux.

Suite à la décision de la CEC, la bande à Harper a déclaré qu'elle consulterait les Premières Nations avant d'annoncer sa décision finale. Et voilà que le ministre des Ressources naturelles, Greg Rickson, vient de déclarer qu'Enbridge doit faire davantage pour impliquer les groupes autochtones, ce qui montre bien le caractère sans loi de la bande à Harper qui ne cherche même plus à prétendre vouloir respecter ses obligations légales et morales. C'est à la Couronne que revient l'obligation de consulter les Premières Nations et non aux intérêts monopolistes privés. L'oléoduc du Northern Gateway n'a tout simplement pas l'approbation des Premières Nations qui sont directement affectées et elle est par conséquent totalement illégitime.

Du début à la fin, le processus d'approbation a empêché toute réelle participation des Canadiens. La dictature Harper a pris sa décision en partant du point de vue que les avantages dont bénéficieront les monopoles du pétrole et les autres intérêts privés l'emportent sur les droits des Premières Nations, sur les dangers qu'encourent la Terre Mère, les pêcheurs ainsi que toute l'économie côtière. La décision encourage davantage l'expédition de ressources brutes, privant l'économie canadienne de la majeure partie de la valeur ajoutée. Cela signifie non seulement que la majorité des emplois dans l'affinage, le raffinage et la transformation associée aux ressources naturelles sont perdus mais aussi que la valeur transférée des programmes sociaux ne sera pas réalisée et retournée aux institutions sociales qui ont créé cette valeur en premier lieu.

Les Britanno-Colombiens, les Premières Nations et les Canadiens ont déjà réagi en organisant des manifestations et d'autres actions pour dire Non! Des contestations judiciaires et constitutionnelles ont déjà été entamées. Plus de 186 000 personnes ont signé la pétition « Laissez la Colombie-Britannique voter » (www.letbcvote.ca) pour défendre le droit de décider du peuple. Le gouvernement de la Colombie-Britannique a aussi indiqué que sa position n'avait pas changé et qu'il continuerait de s'opposer au projet puisqu'une seule des quatre conditions posées par la province a été remplie. L'Union des chefs indiens de la Colombie-Britannique et d'autres organisations autochtones et 28 Premières Nations ont annoncé qu'elles continueraient d' « explorer tous les recours légaux dans le but d'arrêter le projet Enbridge » et dit que le projet de même que le processus fédéral d'approbation étaient en violation de leurs droits et de leurs lois.

L'annonce du feu vert pour ce projet ne change rien au fait que l'oléoduc Northern Gateway d'Enbridge est interdit sur le territoire des Premières Nations cosignataires de la déclaration pour sauver la rivière Fraser. Elle ne change rien au fait que les Britanno-Colombiens ne sont pas d'accord pour confier l'avenir de leurs rivières et de leurs rives, des pêcheurs et de l'économie côtière à Enbridge, dont le seul et unique objectif est d'enrichir les détenteurs du capital. Elle ne change rien à la revendication des Canadiens que l'expédition de ressources brutes doit cesser puisque cette façon de faire prive l'économie canadienne de sa principale source de valeur ajoutée, c'est-à-dire l'affinage, le raffinage et l'industrie pétrochimique. Elle n'arrêtera pas le travail entrepris pour faire entendre le Non! de tous les Canadiens, en particulier en Colombie-Britannique, et des Premières Nations. Elle ne fera que stimuler le travail entrepris pour Arrêter Harper ! et pour le forcer à démissionner.



Manifestation « Défendons notre climat » à Vancouver le 10 mai 2014

Note

1. La CEC a été mise sur pied pour répondre aux exigences de la Loi sur la Commission de l'Énergie nationale et de la Loi sur l'évaluation environnementale canadienne. Selon le nouveau cadre d'évaluation environnementale contenu dans le projet de loi omnibus du printemps 2012, l'ultime pouvoir décisionnel sur l'oléoduc du Northern Gateway revient au cabinet qui est tout de même lié par les 209 conditions mises de l'avant dans le rapport de la CEC et doit faire connaître sa décision dans les 180 jours suivant l'approbation de la CEC.

(Photos: M. Bush, LML)

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Non au Northern Gateway! Oui à une nouvelle direction pour l'économie!

Le gouvernement Harper a annoncé sa décision d'approuver l'oléoduc du Northern Gateway. Ainsi, la dictature Harper appuie la demande des intérêts monopolistes privés, dont les cartels du gaz et du pétrole et les institutions financières, et veille à ce qu'il n'y ait aucun obstacle à l'extraction et à l'expédition du plus de gaz et de pétrole possible dans le plus court laps de temps. Le gouvernement Harper déclare que tout obstacle aux objectifs étroits des monopoles des ressources va à l'encontre de l'intérêt national et même de la sécurité nationale. La destruction de l'industrie manufacturière, par contre, reste toujours une « décision d'affaire privée » .

Les monopoles du gaz et du pétrole qui oeuvrent en Alberta veulent poursuivre l'expansion frénétique des sables bitumineux. Ils veulent exporter toute nouvelle production de bitume dilué, sans affinage ni raffinage. Sur la base d'une production accrue des réservoirs de pétrole conventionnel par fracturation et par d'autres technologies, l'Association canadienne des producteurs pétroliers compte augmenter sa production provenant de diverses sources de 6,4 millions de barils par jour d'ici 2030, comparativement à 3,5 millions de barils par jour en 2013. On prévoit que la production des sables bitumineux sera de 4,8 millions de barils par jour en 2030.

Ces projections ont été revues à la baisse récemment - 400 000 barils en moins - lorsque le monopole français Total a annoncé qu'il laissait tomber le projet d'une nouvelle usine dû à l'instabilité des marchés. De telles fluctuations démontrent que les décisions en matière de ressources ne peuvent être laissées entre les mains d'intérêts privés et à la bonne volonté de leurs calculs privés étroits et des rivalités mondiales des monopoles de ressources.

L'expansion frénétique des sables bitumineux devait être une source assurée d'approvisionnement pour la machine de guerre des États-Unis. Mais les États-Unis disposent de beaucoup de pétrole provenant de la fracturation du pétrole de schiste, du moins pour l'instant. C'est pourquoi le président Obama a refusé d'approuver le projet de l'oléoduc Keystone XL, qui accroîtrait l'accès aux marchés étasuniens. Obama voit à nouveau les sables bitumineux comme une réserve à sa disposition au besoin. Voilà pourquoi les compagnies de pétrole de Calgary sont dans tous leurs états, puisqu'elles craignent qu'au delà de 2020 la production des sables bitumineux n'aura plus de débouchés.

Pour les monopoles du gaz et du pétrole au Canada et les banques avec qui ils sont fusionnés, il n'y a pas d'autre choix que d'expédier le bitume vers l'Asie. Non seulement le Northern Gateway ouvrirait-il un marché pour 525 000 barils par jour provenant des sables bitumineux, mais il permet d'envoyer un message clair aux États-Unis. Tout en ouvrant de nouveaux marchés en Asie, les monopoles veulent se donner un rapport de force dans leurs négociations avec la prochaine administration des États-Unis.

Jim Prentice, jusque là premier vice-président exécutif et vice-président de la CIBC et maintenant prétendant numéro un à la chefferie du Parti progressiste conservateur de l'Alberta et au poste de premier-ministre de la province, a expliqué à quoi s'attendaient les monopoles privés à l'occasion d'une allocution au Ottawa Economic Club.

« Permettez-moi de l'exprimer d'une autre façon: si nous nous laissons à la dérive du courant pendant les prochaines années, si nous nous asseyons à la table avec les représentants du nouveau gouvernement américain en 2017 sans que nos pipelines soient en construction ou achevés, sans une ou deux installations de GNL sur la côte de la Colombie-Britannique, sans le consentement et la participation des Premières Nations comme partenaires économiques à part entière, sans prendre d'autres mesures pour réduire encore davantage les effets de notre production d'énergie sur l'environnement — si nous arrivons à la table comme un pays incapable de vendre son pétrole à quiconque d'autre que les Américains et sans intérêt à améliorer ses performances environnementales dans un monde de plus en plus préoccupé par le carbone, y a-t-il quelqu'un présent dans cette salle aujourd'hui qui croit qu'on nous prendra au sérieux? Y a-t-il quelqu'un qui s'imagine que le nouveau gouvernement se sentira obligé ou inspiré à écouter ce que nous avons à dire au sujet des avantages d'une intégration économique et énergétique plus étroite? »  [1]

L'approbation de l'oléoduc du Northern Gateway ne mènera pas à la prospérité économique. En soi, ce projet ne créera que quelques emplois, dont environ 1 500 dans la construction pour les trois premières années et 228 emplois directs par la suite. Le fait d'expédier du bitume brut empêche tout développement de l'économie sur la base de l'affinage, du raffinage et de l'industrie pétrochimique. La principale source de valeur-ajoutée échappe ainsi au Canada tandis que les industries côtières comme la pêche et le tourisme sont mises à risque du même coup.

Un autre facteur dont il faut tenir compte est l'extrême témérité d'Enbridge dans sa poursuite de profit privé, qui en soi démontre à quel point il ne mérite pas qu'on approuve un tel projet. Par exemple, en 2013 l'Office nationale de l'Énergie avait conclu qu'Enbridge n'avait pas de réserve d'électricité permettant de faire fonctionner le système d'arrêt d'urgence dans 117 de ses 125 stations de pompage, en violation de règlements en place depuis longtemps. Enbridge avait aussi avoué que 83 de ses stations de pompage n'avaient aucun bouton d'arrêt d'urgence, contrevenant aussi à des exigences établies de longue date.

L'opposition ouvrière rejette cette direction pour l'économie qui est celle du diktat des intérêts monopolistes privés qui ont pris le contrôle intégral de l'autorité publique. Une nouvelle direction pour l'économie peut et doit être établie, une direction qui se manifestera par une économie dynamique, intégrée et diversifiée par laquelle l'extraction des ressources contribuera à l'industrie manufacturière et à l'expansion de communautés munies de programmes sociaux, de services publics et d'infrastructures.

Les droits des Premières Nations doivent être respectés et défendus. Il en va ainsi des droits des travailleurs qui construisent les projets d'extraction de ressources, qui extraient les ressources des mines et qui les transportent. La sécurité publique doit aussi être protégée pour que des crimes comme celui commis à Lac-Mégantic soient prohibés. On doit cesser le musellement de scientifiques et investir davantage dans la recherche afin de veiller à ce qu'aucun développement ne porte pas atteinte à la Terre mère, que ce soit à court ou à long-terme. Les effets cumulatifs de l'extraction doivent aussi être adéquatement mesurés.

La destruction de l'industrie manufacturière doit cesser. La décision de détruire un aspect aussi vital de l'économie ne peut être une « décision d'affaire privée ». L'acier, la machinerie lourde et les autres outils nécessaires à ces projets doivent être fabriqués au Canada tout au long du processus d'extraction jusqu'aux produits finis et aux pièces de rechange.

Les Canadiens et les Premières Nations ont affirmé leur droit de décider et d'exercer un contrôle sur le développement des ressources pour que ce développement soit conforme à l'intérêt public, pour qu'il consolide l'économie socialisée et contribue à humaniser l'environnement naturel et social. Il faut une nouvelle direction ! Non à l'oléoduc du Northern Gateway !

Note

1. Allocution sur l'avenir du Canada et l'avenir des relations canado-américaines devant le Ottawa Economic Club, le 12 février 2014 : https://www.cibc.com/ca/media-centre/speeches-presentations.html

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Vaste appui aux enseignants de Colombie-Britannique en grève

Tous avec les enseignants qui se battent pour leurs droits et pour augmenter les investissements dans les programmes sociaux et les services publics!


Nanaimo le 23 juin 2014

La Fédération des enseignants de la Colombie-Britannique (FECB) ainsi que les associations locales d'enseignants partout dans la province appellent à appuyer leurs efforts pour négocier une convention collective. Le 19 juin, le syndicat a demandé l'arbitrage suite à des rencontres infructueuses avec les porte-parole de l'Association des employeurs des écoles publiques de la Colombie-Britannique (AEEPCB) nommés par le gouvernement. Les enseignants demandent à tous d'appuyer leur demande l'arbitrage en communiquant avec leurs députés et commissaires d'écoles.

Les enseignants rapportent que l'appui des parents, des jeunes et de la communauté n'a jamais été aussi fort. Chaque tentative de la part du ministre de l'Éducation Peter Fassbender et des porte-parole de l'AEEPCB nommés par le gouvernement de dépeindre les revendications des enseignants comme étant déraisonnables n'a fait que convaincre encore plus les gens que les libéraux de la Colombie-Britannique sont inaptes à gouverner. Avec eux, tout n'est que coupures à l'éducation et calomnies contre les enseignants et ils refusent même de se plier aux décisions des tribunaux.

Chaque effort que fait le syndicat des enseignants pour en arriver à un compromis et amener le gouvernement à négocier est rejeté par celui-ci,. Le gouvernement refuse toujours de discuter de la question centrale dans le conflit, soit la taille et la composition des classes. Les gens observent la situation et tirent les conclusions qui s'imposent.

La FECB a annoncé le 30 juin que les enseignants allaient dresser des lignes de piquetage devant les écoles qui donnent des cours d'été parce qu'il n'y a toujours pas d'entente négociée. Plusieurs districts scolaires ont retardé le début des cours d'été, espérant en arriver à une entente négociée. Plus grande est la pression exercée par le peuple sur les commissions scolaires locales et sur les députés, plus grandes sont les chances d'en arriver à une entente négociée.

BC Worker appuie les enseignants de la Colombie-Britannique et leur lutte à la défense des droits et de l'éducation publique ! En traçant une ligne claire contre l'intransigeance du gouvernement libéral et son ordre du jour d'austérité frauduleux, les enseignants rendent un fier service au peuple.

Les enseignants ne bronchent pas face à l'intransigeance du gouvernement

Suite à une nouvelle ronde de rencontres infructueuses avec des représentants du gouvernement le 19 juin, la FECB a demandé l'arbitrage, demandant plus spécifiquement l'intervention de Vince Ready, un médiateur et arbitre reconnu. Le jour même, le gouvernement s'est dit d'accord pour réclamer l'assistance de Ready. Le 22 juin, Ready a répondu qu'il n'avait pas la possibilité d'agir comme médiateur. La FECB a réagi en disant qu'elle tenait à l'intervention d'un médiateur et chercherait activement quelqu'un d'autre issu du bassin des médiateurs d'expérience dans la province afin d'en arriver à une entente négociée.

Dans sa démarche pour exiger l'intervention d'un médiateur professionnel, la FECB n'a jamais abandonné sa revendication à l'effet que le gouvernement doit augmenter le financement de l'éducation, surtout en ce qui a trait à la taille et à la composition des classes. Au cours des douze dernières années, des centaines d'enseignants ont perdu leur emploi et il en a été de même pour un grand nombre de bibliothécaires et d'enseignants spécialistes. Ces deux derniers mois, des districts scolaires partout dans la province ont annoncé des mises à pied de douzaines d'enseignants, non pas pour baisse de clientèle mais pour équilibrer leur budget. La commission scolaire de Vancouver, pour éviter de fermer des programmes de musique et de mettre à pied des enseignants, a commencé à puiser dans ses fonds de réserve. Le sous-financement perpétuel de l'éducation publique par le gouvernement a créé une crise qui ne cesse de s'approfondir.

Devant le peu d'appui envers l'intransigeance du gouvernement, le ministre de l'Éducation, Peter Fassbender, ainsi que le négociateur en chef nommé par le gouvernement, Peter Cameron, ont enrobé leur offre d'un nouveau vocabulaire visant à monter l'opinion publique contre les enseignants. Fassbender et Cameron se sont mis à dire que le programme d'austérité est quelque chose d'intouchable et que les enseignants sont les seuls à ne pas vouloir se soumettre à l'offensive antisociale néolibérale.

Sur la question du médiateur, Cameron a déclaré, exaspéré : « Oui, peut-être qu'un médiateur pourrait enfin convaincre le syndicat des limites d'une entente acceptable. »

Fassbender lui aussi y est allé de sa déclaration arrogante: « La limite de notre capacité de payer est claire pour tous les autres représentants du secteur public à la table. On doit constater que sur cette question la FECB est intraitable et irréaliste. Elle refuse de reconnaître la capacité de payer...Elle ne veut pas reconnaître les réalités de notre économie, les besoins des contribuables. Et leurs revendications salariales sont deux fois plus élevées que celles déjà acceptées par les autres syndicats. »

Fassbender s'est dit frustré de voir que les enseignants refusent d'accepter le mandat d'austérité du gouvernement . Il a dit qu'il était difficile de négocier avec les enseignants puisqu'ils refusaient d'imiter les autres syndicats du secteur public et d'accepter des pourparlers basés sur « ce qui est réaliste et conforme à la capacité de payer. »

Selon ce gouvernement intransigeant, les enseignants sont inconscients des paramètres de ce que doit être une entente et de la capacité de payer de l'État, ils sont dans « leur bulle » , etc., et il prétend que tout le monde sauf les enseignants accepte le frauduleux mandat d'austérité du gouvernement de Christy Clark, l'imposition de conventions collectives aux travailleurs du secteur public qui sont contraires à l'intérêt public et l'affaiblissement de la capacité de ces travailleurs à se défendre contre la privatisation et le sous-financement des programmes sociaux et des services publics.

Les enseignants à la retraite qui participent aux lignes de piquetage parlent d'un appui « sans précédent »  du public pour les enseignants et c'est compréhensible parce que l'éducation publique est en crise à cause du refus du gouvernement d'investir dans l'éducation publique. La grève des enseignants a plus que jamais mis en lumière la crise dans l'éducation publique.

Le public s'oppose à la privatisation

Le public vit la privatisation des services publics comme l'éducation et comment elle s'attaque aux droits de tous à des services publics de qualité qu'ils déterminent eux-mêmes et fait pression à la baisse sur le niveau de vie des travailleurs.

Dans le Grand Vancouver, la privatisation de la cueillette des vidanges a mis fin aux efforts de recyclage parce que les monopoles privés américains expédient par train la majorité des déchets de Vancouver vers un immense site d'enfouissement à Washington pour des raisons d' « économies ». Les travailleurs du secteur public et leurs alliés dans la communauté n'aiment pas la privatisation ni les « limites d'ententes acceptables »  de l'ordre du jour d'austérité. Ils demandent qu'on augmente les investissements dans les programmes sociaux et les services publics, et que cessent les attaques contre les travailleurs du secteur public de même que la braderie des avoirs publics.

Tous avec les enseignants!

Les enseignants ont rejeté les arguments frauduleux d'austérité du gouvernement Clark et se battent pour la consolidation de l'éducation publique par un financement accru qui ferait en sorte que plus d'enseignants et d'éducateurs soient embauchés et que la taille des classes et la compensation pour les enseignants soient à la mesure de l'importance du travail qu'ils accomplissent. C'est tout à l'honneur des enseignants que face au diktat et à l'intransigeance du gouvernement ils aient dit que c'en est assez et que dans un effort pour en arriver à une entente négociée ils aient modifié leurs revendications salariales sans faire de compromis sur la nécessité de faire des avances sur la taille des classes et les autres aspects monétaires afin de défendre et renforce l'éducation publique.












(Photos: BC Fed, BCTF, K. Doherty, J. Braidwood, S. Ellen, T. Steeves, N. Knickerbocker)

(Tiré du BC Worker, supplément du Marxist-Leninist Daily)

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