Le Marxiste-Léniniste

Numéro 80 - 18 juin 2014

Les enseignants de Colombie-Britannique en grève
pour leurs droits et l'éducation publique

Plein appui à la juste lutte des enseignants!


Rassemblement des enseignants et supporters devant l'assemblée législative de la Colombie-Britannique
à Victoria le 16 juin 2014 (T. Sprackett)

Les enseignants de Colombie-Britannique en grève pour
leurs droits et l'éducation publique

Plein appui à la juste lutte des enseignants!
La Commission des relations de travail se joint à l'attaque du gouvernement contre les enseignants

Élections fédérales partielles en Alberta
Cela peut être fait! Le 30 juin, faisons une différence!
Pas un vote pour le candidat de Harper dans Fort-McMurray-Athabasca!


Les enseignants de Colombie-Britannique en grève
pour leurs droits et l'éducation publique

Plein appui à la juste lutte des enseignants!


Victoria le 16 juin 2014

Le 17 juin, les enseignants de Colombie-Britannique ont mis fin à leurs grèves rotatives et sont passés à la grève générale à l'échelle de la province pour faire valoir leurs revendications à la défense de l'éducation publique, de leurs conditions de travail et des conditions d'apprentissage des étudiants. Suite à la rupture des négociations le 16 juin, le président de la Fédération des enseignants de Colombie-Britannique, Jim Iker, a déclaré : « Le gouvernement avait la possibilité d'en arriver à une entente en fin de semaine et il l'a rejetée. C'est très décevant. »

Le gouvernement libéral de la Colombie-Britannique refuse de fournir le financement qui est requis pour réduire la taille des classes, en améliorer la composition dans les écoles publiques et accorder aux enseignants des salaires conformes au travail important qu'ils accomplissent. La destruction de l'éducation publique par le Parti libéral et son refus de négocier avec les enseignants sont si évidents qu'ils utilisent les mêmes tactiques qui ont mené la juge Griffin de la Cour suprême à statuer, le 27 janvier dernier, que le gouvernement, lors de la grève précédente, n'avait laissé d'autre choix aux enseignants que de faire la grève. Elle avait dit dans son jugement que le gouvernement avait agi en violation de la négociation collective et des lois contenues dans le cadre du Code du travail.

Les derniers dix ans de conflits entre le gouvernement et les enseignants ont mis en lumière que pour défendre leurs droits et l'éducation publique, les enseignants ne peuvent se permettre de reculer, mais doivent au contraire intensifier leur détermination à obtenir une convention qui leur est acceptable. Le 10 juin, les enseignants ont prouvé de quel bois ils se chauffent et ont affirmé leur détermination à contrecarrer l'arrogance du gouvernement libéral en se prononçant à 86 % pour l'intensification de leurs moyens de pression vers la grève générale. Ces moyens de pression ont compris des lignes de piquetage devant les écoles, une manifestation le 7 juin de 750 enseignants, étudiants et parents devant le bureau du ministre de l'Éducation, Peter Fassbender, à Surrey, une manifestation d'enseignants de Victoria le 10 juin accompagnée d'une autre manifestation d'enseignants de Vancouver devant les bureaux de l'Association des employeurs des écoles publiques de la Colombie-Britannique. Il y a de multiples rassemblements et lignes de piquetage devant les bureaux de circonscription des députés libéraux que les automobilistes ont appuyés en klaxonnant et qui ont exprimé de mille et une façons l'opposition au gouvernement et la défense de l'éducation publique.



Des enseignants et supporteurs devant les bureaux du ministère de l'Éducation à Victoria le 10 juin 2014

Parents, étudiants, travailleurs syndiqués et non-syndiqués et des communautés entières ont démontré par leurs actions qu'ils appuient pleinement les enseignants et l'éducation publique. Les dirigeants syndicaux du Syndicat de la fonction publique, du Syndicat des Métallos et le président de la Fédération du travail de la Colombie-Britannique, Jim Sinclair, y ont participé et exprimé leur appui inconditionnel aux enseignants. Partout dans la province, les travailleurs de la santé, les travailleurs de l'acier, les mineurs et d'autres travailleurs se sont joints aux enseignants sur les lignes de piquetage et dans les manifestations.

L'appui du public aux enseignants n'a jamais été aussi total et la raison en est que cette lutte à la défense des droits des enseignants et de l'éducation publique a touché la conscience publique. En défendant leur droit à une entente qui leur est satisfaisante, les enseignants luttent aussi pour la qualité de l'éducation publique. La qualité de l'éducation est déterminée non seulement par la qualité des enseignants et par le respect que la société leur rend, mais aussi par la qualité des conditions de travail qui sont aussi les conditions d'apprentissage des étudiants.

Le peuple considère que la lutte des enseignants est une lutte pour l'éducation publique pour tous, pour la jeune génération issue de la classe ouvrière, pour les Premières Nations et pour d'autres sections du peuple de la province. La situation actuelle est inacceptable. Par exemple, si un enfant a des problèmes d'apprentissage, les parents doivent soit accepter cette situation ou débourser 24 000 $ par année pour que leur enfant soit placé dans une école privée. Ces écoles privées, dont l'objectif est d'être profitables pour leurs propriétaires, bénéficient de financement public puisé à même les fonds attribués à l'éducation en général.

Une école privée comme St-George à Vancouver coûte aux parents 15 000 $ par année. La première ministre Christy Clark a inscrit son fils à une école privée. Elle a fait cela en même temps qu'elle abuse de l'autorité publique pour priver le système public du financement dont il a besoin. Aggraver les conditions de l'éducation publique sous prétexte de manque d'argent fait partie du programme délibéré du gouvernement libéral de remettre l'éducation au secteur privé. L'éducation est un droit et non un privilège et il ne faut pas en priver la jeunesse. Transformer en privilèges les droits fondamentaux par lesquels les gens réalisent leur humanité est un acte des plus régressifs pour la société.




Un grand appui pour les enseignants de la part des syndicats et d’autres organisations. Du haut à gauche vers le bas à droite: des travailleurs en grève d’IKEA à Surrey, l’Alliance de la fonction publique du Canada, le Syndicat canadien de la fonction publique, l’Association des commissaires d’écoles de la Colombie-Britannique, la Fédération canadienne des étudiants et la Fédération du travail de la Colombie-Britannique. En bas à droite, Jim Sinclair le président de la Fédération du travail de Colombie-Britannique parle lors d’une manifestation devant les bureaux de l’association patronale à Vancouver le 10 juin 2014.

C'est le temps maintenant d'exercer le maximum de pression par des actions organisées des enseignants et du mouvement ouvrier afin de forcer le gouvernement Clark à reculer et à augmenter le financement de l'éducation publique. On peut le faire et on doit le faire ! En se tenant côte-à-côte avec les enseignants aujourd'hui, on défend l'éducation publique et les droits de tous !


Le 16 juin, des enseignants ont tenu des assemblées pour examiner les propositions de négociation et préparer
d'autres actions. Ci-dessus les enseignants du Vancouver Métropolitain

(Photos: BCTF, K. Whyte, S. Rousseau, BC Fed, CUPE BC, P. Bacchus, Z. Crispin)

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La Commission des relations de travail se joint à l'attaque du gouvernement contre les enseignants


Manifestation devant les bureaux de l'Association des employeurs des écoles publiques de la Colombie-Britannique à Vancouver le 10 juin 2014 (S. Hales)

Le 4 juin, la Commission des relations de travail de la Colombie-Britannique (CRT) a rendu une décision selon laquelle l'Association des employeurs des écoles publiques de la Colombie-Britannique (BCPSEA) n'a pas violé les termes qui définissent les services essentiels négociés avec la Fédération des enseignants de la Colombie-Britannique (BCTF). Selon la décision, le fait d'imposer aux enseignants un lockout qui les empêche de fournir les services essentiels négociés et de réduire leur salaire de 10 % ne constitue pas une violation des ordonnances de la Commission.

La BCTF a contesté à la fois la coupure salariale de 10 % décrétée par le BCPSEA et son lockout, en faisant valoir que ces actions violent les prescriptions de la CRT en ce qui a trait aux services essentiels.

Le lockout et la réduction salariale semblent pourtant violer les termes de l'accord convenu sur les services essentiels de même que les ordonnances de la Commission des relations de travail, qui stipulent la chose suivante: « Par rapport à toutes les activités, avant ou après l'école, de surveillance des récréations ou sur l'heure du midi qui sont normalement effectuées par les enseignants, la surveillance à l'arrivée et au départ des autobus scolaires de même que la surveillance des récréations et sur l'heure du midi seront maintenues par les enseignants sous condition que l'employeur utilisera autant que possible du personnel de la direction et d'autres membres du personnel pour remplacer les enseignants durant ces activités. »

Suite à cette décision, la CRT a ajouté aux attaques de l'État sa décision du 12 juin qui stipule que les examens provinciaux pour les élèves de 10e à 12e année (secondaire 3 à secondaire 5) et les notes finales des élèves de 12e année sont des services essentiels. La Commission a ordonné aux membres de la BCTF, et cela même durant une grève totale, qu'ils doivent fournir d'ici le 20 juin les notes finales des élèves de 12e année et surveiller les examens provinciaux pour les élèves de 10e année à 12e année.

Ces attaques de l'État contre les enseignants et leur droit à un règlement négocié qui leur est acceptable en fait de salaires et de conditions de travail, lesquelles sont les conditions d'apprentissage des élèves, montrent que nous faisons face à une élite déterminée à transférer les fonds publics de l'éducation publique vers des intérêts privés. Cela comprend la fourniture d'infrastructures aux monopoles mondiaux de l'énergie, les subventions directes et les allégements fiscaux pour les monopoles afin de privatiser l'éducation.

Cela ne doit pas passer ! L'éducation est un droit et la responsabilité sociale d'un État moderne. L'État doit fournir toutes les ressources nécessaires pour garantir le droit à une éducation publique pour tous.

Tous avec les enseignants qui défendent leurs droits et l'éducation publique. Exigeons l'augmentation des investissements en éducation publique !

(Photos: S. Hales, BCTF)

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Élections fédérales partielles en Alberta

Cela peut être fait! Le 30 juin, faisons une différence!

La participation électorale à des élections partielles est traditionnellement faible. À Fort-McMurray-Athabasca, le taux de participation est l'un des plus bas au pays: seulement 40 % des électeurs inscrits ont voté en 2011. Harper et ses acolytes de l'Alberta pensent que l'élection à Fort-McMurray-Arthabaska est une victoire acquise d'avance aux conservateurs.

En 2011, les conservateurs ont reçu 17 000 voix de plus que le NPD, qui a terminé deuxième durant les deux dernières élections fédérales. À première vue, cela ressemble à une avance écrasante, mais les apparences peuvent être trompeuses. Les choses semblent différentes lorsque l'on considère le fait que 44 707 électeurs inscrits n'ont pas voté. Les conservateurs ont remporté le siège avec les votes de seulement 30 % des électeurs inscrits alors que plus de 60 % n'ont pas voté et environ 10 % ont voté contre le candidat de Harper. Ce n'est pas une avance écrasante des conservateurs, si la moitié des électeurs inscrits peuvent être amenés à voter contre Harper et certains qui ont voté pour son candidat pourraient être encouragés cette fois à modifier leur vote. Harper peut être vaincu en autant que les travailleurs de Fort McMurray ne s'abstiennent pas de voter et au lieu s'impliquent activement dans la lutte pour le changement !

Une défaite de la dictature Harper, en particulier à Fort-McMurray-Athabasca, démontrerait au reste du Canada que cela peut être fait ! En ne ménageant aucun effort dans l'élection pour faire échec au programme antisocial d'austérité et aux attaques contre les droits de tous, les travailleurs peuvent commencer à résoudre la façon et les moyens pour défaire Harper aux élections générales à venir.

Vous pouvez faire une différence en contactant trois personnes et en leur demandant à chacune d'appeler ou de parler à trois autres personnes. Si vous ne vivez pas dans la circonscription, contactez vos amis, votre famille et les travailleurs dans votre secteur ou le syndicat afin qu'ils puissent communiquer directement avec quelqu'un dans la circonscription. Vous pouvez également organiser pour venir à Fort-McMurray-Arthabaska et participer directement à la campagne.

Pour ceux dans la circonscription, assurez-vous que votre employeur offre à chacun trois heures consécutives libres durant les heures où les bureaux de scrutin sont ouverts pour aller voter sans perte de salaire.[1] Ensemble, nous pouvons faire une différence !

Note

1. Selon la loi, les électeurs admissibles doivent avoir droit à trois heures consécutives pour voter le jour du scrutin. Si vos heures de travail ne permettent pas trois heures consécutives pour aller voter, votre employeur doit vous donner un congé sans perte de salaire.

Les bureaux de scrutin sont ouverts de 7 h 30 à 19 h 30, le jour du scrutin. Par exemple, si votre quart de travail va de 7 h à 19 h, votre employeur pourrait vous permettre soit d'arriver au travail à 10 h 30, soit quitter à 16 h 30 ou soit prendre trois heures consécutives de congé pendant la journée. L'employeur peut décider de l'option à fournir. Cette règle ne s'applique pas si vous travaillez dans le transport tel que le chemin de fer ou les camions à long-courrier. Dans ce cas, vous devriez voter aux bureaux de vote anticipé.

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Pas un vote pour le candidat de Harper dans Fort-McMurray-Athabasca!

Les quatre élections partielles fédérales du 30 juin sont importantes dans la vie de la classe ouvrière puisqu'elles lui donnent l'occasion de s'affirmer de façon indépendante. En analysant concrètement chaque circonscription, le mouvement ouvrier peut développer sa politique pratique en opposition à la dictature Harper et à ses attaques contre les droits de tous, à son programme de salaires à la baisse, à sa destruction nationale et à la soumission de l'autorité publique aux intérêts monopolistes privés.

Selon la dictature Harper, seuls les monopoles mondiaux et leurs représentants politiques ont le droit de décider des questions touchant à l'économie et au bien-être des travailleurs et de leurs communautés. La boule de démolition de Harper attend tous ceux qui se dressent en obstacle à lui et aux intérêts monopolistes privés qu'il représente.

La classe ouvrière peut jouer un rôle important à détruire cette perception que Harper a de lui-même à l'effet qu'il est tout-puissant et que le peuple n'est pas en mesure d'organiser une opposition qui se tienne. Les travailleurs doivent se prouver à eux-mêmes ainsi qu'à la société entière que non seulement ils ont le droit de décider, mais qu'ils ont aussi la détermination et le courage d'organiser pour que ce droit se concrétise. Ils doivent, face au monde entier, démontrer ce qu'est le facteur humain/conscience sociale en action. Ils doivent démontrer que les travailleurs et leurs alliés sont prêts à prendre en mains la politique pratique de façon organisée de sorte à conquérir le droit légal de décider et de contrôler la société, le droit de contrôler leur destin.

En ce qui concerne les travailleurs, l'affaire n'est
pas « dans le sac » pour Harper

Sans doute Harper et sa bande pensent-t-ils que les élections partielles en Alberta sont une affaire « dans le sac ». Ils sont convaincus que leur système politique fonctionne à merveille et réussira à étouffer la voix organisée de la classe ouvrière. Selon l'élite dominante, les travailleurs n'ont pas la capacité de penser par eux-mêmes et ne sauraient développer leur propre politique indépendante ainsi qu'une direction indépendante pour l'économie et pour la société. À Fort McMurray-Athabasca, le fait de prendre des mesures concrètes visant à défaire les conservateurs de Harper dans ces élections partielles fera en sorte que la voix indépendante de la classe ouvrière se fera entendre avec force partout au pays !

Les travailleurs ont déjà pris des initiatives lors de ces élections pour exiger que le Programme des travailleurs étrangers temporaires (PTET) soit aboli et remplacé par une politique d'immigration qui reconnaît les droits de tous et qui sert l'intérêt public et l'édification nationale. Le trafic humain de travailleurs vulnérables provenant des quatre coins du monde n'est rien de moins qu'un vestige de l'époque du commerce d'esclaves et doit être aboli. Ce commerce international de travailleurs exerce une pression à la baisse sur les salaires, détériore les conditions de travail et bafoue les droits de tous. Un vote contre Harper est aussi un vote contre le PTET.

Le PTET n'est qu'un point à l'ordre du jour d'austérité antiouvrière et antisociale de la bande à Harper et de ses alliés en Alberta. Ceux-ci mènent des attaques sans précédent contre les syndicats et criminalisent les travailleurs parce qu'ils défendent leurs droits à des salaires et à des conditions de travail conformes à la nature de leur travail et de leurs qualifications. Ils éliminent des législations en matière de santé et de sécurité, mettant les travailleurs et leurs communautés à risque. Les scientifiques sont muselés, les protections en matière de transport et d'environnement déréglementées. Les fonds publics sont confiés à des intérêts privés sous forme de subventions directes et d'infrastructures mises à leur disposition. La santé, l'éducation et le gouvernement lui-même sont privatisés pour payer les riches et pour transférer la richesse de la classe ouvrière à l'élite dominante. Aussi le bellicisme de Harper est tel qu'il déclare ouvertement qu'il a « transformé ses socs en épées».

Démontrons à Harper et à sa bande que les travailleurs d'Alberta n'accepteront pas cette direction néolibérale et que la victoire de Harper est loin d'être « dans le sac ». Pas un seul vote pour Harper !

Une nouvelle direction pour l'économie

Les résidents de Fort McMurray connaissent très bien l'énorme richesse qu'ils créent par leur travail, leurs compétences et leur expérience. En tant que créateurs de la richesse, les travailleurs, côte-à-côte avec les Premières Nations dont les terres ancestrales contiennent les ressources tant convoitées, ont le droit de décider et de contrôler la direction de l'économie et de la société dont ils dépendent.

L'élection partielle est une occasion qu'il faut saisir pour s'opposer au pillage et à l'exportation des matières premières et au refus des monopoles et des gouvernements de bâtir une économie qui suffit à ses besoins, pour affirmer qu'il n'y a pas que l'extraction des ressources. Il faut saisir l'occasion pour discuter et dire qu'une nouvelle direction pour l'économie est possible, comprenant un développement dynamique de la modernisation, de l'affinement et de l'industrie manufacturière, de l'entreprise publique et des programmes sociaux, une nouvelle direction qui se porte à la défense de la Terre Mère et qui garantit la santé, le bien-être et les droits des Premières Nations, des travailleurs, de leurs familles et de leurs communautés. Il est du devoir des gouvernements de veiller à ce que les travailleurs aient des conditions de travail adéquates et sécuritaires ainsi que des conditions de vie sécuritaires et abordables, et Fort McMurray est un bon point de départ !

Faisons tout en notre pouvoir pour défaire Harper et pour faire entendre la voix indépendante de la classe ouvrière ! Faisons une différence dans ces élections partielles en organisant et en luttant pour le changement le 30 juin !

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