Le Marxiste-Léniniste

Numéro 69 - 20 mai 2014

La tragédie de Lac-Mégantic: une plaie béante

Les travailleurs blâmés pour l'irresponsabilité criminelle des monopoles


La tragédie de Lac-Mégantic: une plaie béante
Les travailleurs blâmés pour l'irresponsabilité criminelle des monopoles - Normand Chouinard
Lettres à la rédaction

Postes Canada annonce d'autres fermetures
Il faut bloquer le plan sinistre de Harper de détruire le service postal public - Louis Lang


La tragédie de Lac-Mégantic: une plaie béante

Les travailleurs blâmés pour l'irresponsabilité criminelle des monopoles

Le 12 mai dernier, trois employés de la Montreal Maine and Atlantic (MMA) ont été accusés de négligence criminelle suite à la tragédie de Lac-Mégantic le 6 juillet de l'année dernière. Il s'agit du conducteur de la locomotive Thomas Harding, du contrôleur ferroviaire Richard Labrie et du directeur de l'exploitation de la MMA Jean Demaître. Ces accusations font suite à l'enquête de la Sûreté du Québec suite à la tragédie et plus de 47 chefs d'accusation de négligence ayant causé la mort ont été déposés contre les trois hommes ainsi que la compagnie en tant que « personne morale ». Les accusations sont telles que des peines pouvant aller jusqu'à l'emprisonnement à perpétuité sont dans le domaine du possible.

Les médias monopolisés ont fait de l'arrestation du conducteur du train, Thomas Harding, un spectacle particulièrement dégoûtant. Le comportement de la Sûreté du Québec qui a procédé à son arrestation comme s'il s'agissait d'un terroriste fait l'objet de plusieurs critiques, notamment de la part de l'avocat de l'accusé, Me Thomas Walsh. « J'imagine qu'on voulait avoir le plus de drame et d'impact médiatiques possibles, dit-il. On a envoyé non seulement l'escouade tactique, mais on a aussi utilisé une sirène à haut volume. Tout le monde a été mis à terre, son fils inclus. »

Lors d'une sortie publique, le directeur québécois du Syndicat des métallos, Daniel Roy, fulminait contre le traitement réservé aux accusés. « Personne n'inquiète le président d'une compagnie qui a fait des économies sur le dos de la sécurité, dit-il. Personne n'inquiète le fédéral qui a dérèglementé l'industrie et rendu une telle tragédie possible. Mais les travailleurs, eux, on les envoie en pâture au public. »

Il a poursuivi en affirmant que le véritable responsable est le gouvernement fédéral avec sa déréglementation et la cession de chemin de fer à de petites compagnies comme la MMA. « Voir la ministre des Transports se féliciter de l'arrestation de travailleurs est incroyable. On couvre le gouvernement et les dirigeants de la MMA. »

De son coté, le ministre fédéral Christian Paradis, de passage à Lac-Mégantic pour le lancement officiel de la reconstruction du musi-café, est allé dans le même sens que sa collègue des Transports en parlant des accusés comme s'ils étaient coupables: « Qu'il y ait 3, 4 ou 100 personnes de reconnues coupables, ça ne ramènera pas les proches qui ont disparu, mais c'est important que les procédures suivent leur cours pour démontrer aux gens que quand des gens enfreignent la loi, on va au fond des choses et qu'ils sont tenus responsables. »

La Sûreté du Québec a refusé de dire si d'autres accusations seront portées dans un avenir rapproché, se contentant de défendre son intervention lors de l'arrestation du conducteur en disant avoir respecté les procédures dans le cas d'accusations de cet ampleur. Le porte-parole du Directeur des poursuites criminelles et pénales, Me René Verret, a également refusé de dire si des accusations vont être déposées contre Ed Buckardt ou d'autres dirigeants de l'entreprise.

Que signifient ces événements troublants pour la population du Québec ? Depuis la tragédie du 6 juillet 2013, les travailleurs ont discuté maintes et maintes fois de la responsabilité du gouvernement fédéral pour avoir laissé les monopoles s'autoréglementer. Ils ont dénoncé pratiquement tous les jours la façon dont les monopoles ferroviaires profitent de la « manne » du pétrole, mais aussi critiqué vivement les monopoles pétroliers qui ne démontrent aucune espèce de remords face aux conséquences humaines et environnementales de la tragédie.

Entre autres, les gens sont très préoccupés par le fait que la compagnie et les autorités fédérales ont tenté de garder caché le fait que les wagons en question n'étaient pas convenables pour le transport de matières aussi volatiles. Va-t-on blâmer les travailleurs pour cela aussi ?

Les travailleurs ont assisté à plusieurs déraillements depuis l'été dernier aux États-Unis, en Alberta et récemment au Nouveau-Brunswick. Ils ont réclamé le respect des règles et des lois en vigueur en ce qui concerne le transport de matières dangereuses, le respect de la santé et sécurité des travailleurs et des communautés et le bon entretien des chemins de fer.

Dans l'esprit de la classe ouvrière au Québec et au Canada, le gouvernement Harper est responsable de cette tragédie pour ne pas avoir donné au Bureau de la sécurité des transports (BST) Canada les moyens nécessaires pour empêcher les monopoles ferroviaires et les producteurs de gaz et de pétrole de commettre des actes criminels en toute impunité. Bien que le rapport du BST fasse beaucoup de recommandations en ce qui concerne les mesures à adopter (la plupart concernent le simple respect des normes existantes), les représentants de la dictature Harper osent parler de respect des lois et de justice, eux qui tous les jours violent les simples règles du parlementarisme britannique et bafouent ou modifient les lois qui ne font pas leur affaire.


Un manifestant demande l’arrêt des trains de la mort lors de
la visite indigne à Lac-Mégantic du président de MMA
Ed Burkhardt le 10 juillet 2013.

Les arrestations survenues cette semaine ont pour but de créer un sentiment d'impuissance que le droit de monopole est au-dessus de toute demande des travailleurs et que rien ne doit empêcher la poursuite des « vraies affaires ». L'autre chose est que ces événements montrent que la criminalisation des travailleurs est passée à une vitesse supérieure. Ce sont les travailleurs qui vont être blâmés pour les décisions destructrices des monopoles et des gouvernements. Cela ne doit pas passer.

La classe ouvrière ne peut se contenter d'être indignée de cette situation, elle doit réfléchir à ces nouvelles conditions, devenir plus vigilante et avoir les deux pieds sur terre. La dénonciation d'une telle injustice ne remplace pas la nécessité de bâtir notre programme politique, nos organisations, notre pensée indépendante et nos actions avec analyse. Les travailleurs sont de tout coeur avec les accusés et tous les autres travailleurs ferroviaires et exigent que tous les chefs d'accusations soient retirés contre eux et que les véritables responsables paient pour leur crimes.

Ceci dit, les travailleurs vont aussi tirer des leçons, à savoir qu'ils ne peuvent pas se réconcilier avec les conditions de travail auxquelles ils sont assujettis et que les syndicats doivent défendre ceux qui sont disciplinés quand ils refusent de travailler quand les règlements sont inadéquats pour le travail qu'ils font, qu'ils soient syndiqués ou pas. Sinon, de plus en plus de travailleurs risquent d'être tenus responsables pour les accidents. Cela s'applique à tous les secteurs de l'économie, pas seulement au transport ferroviaire. Par exemple, dans le secteur de la santé les conditions de travail des infirmières sont telles qu'elles n'ont même pas le temps de lire les dossiers des patients. Qui faut-il blâmer quand il se produit des erreurs ou des accidents, les infirmières ou ceux qui sont responsables des compressions et de la privatisation? Ce n'est pas suffisant de dire que les travailleurs n'ont pas de responsabilité là-dedans puisque ce ne sont pas eux qui prennent ces décisions aux conséquences criminelles. La vérité est que nous ne pouvons pas espérer que les criminels à la direction des entreprises et des gouvernements deviennent responsables. C'est aux travailleurs de s'organiser pour s'assurer que ça change.

Haut de page


Lettres à la rédaction

Des faits pertinents

Dans les jours qui ont suivi la tragédie de Lac-Mégantic, le 6 juillet 2013, on a bien vu que la politique du gouvernement de même que les activités et les normes de sécurité de la compagnie pétrolière et de la compagnie ferroviaire qui a transporté le pétrole ont constitué de la négligence criminelle à l'égard de la protection des des communautés où passe la voie ferrée, de l'environnement et des travailleurs ferroviaires. Cela a créé une vigilance qui a permis de mettre en lumière plusieurs autres accidents ferroviaires potentiellement graves survenus au cours des semaines suivantes. Un incident du genre a eu lieu à Calgary où plusieurs wagons ont déraillé et sont tombés dans une rivière. On a appris que les fonctionnaires municipaux qui ont la responsabilité de protéger les personnes et l'environnement en cas de déversement, sans oublier les employés municipaux qui doivent effectuer le nettoyage, n'ont pas le droit de savoir quels produits transitent par leur villes.

La tragédie de Lac-Mégantic a été aggravée du fait que le pétrole qui était transporté n'était pas le produit qui était indiqué sur les documents officiels d'expédition mais un produit plus inflammable. Il y a des questions quant à la conformité des wagons, l'état des voies ferrées et plusieurs autres préoccupations qui ont été soulevées à l'époque par des travailleurs du rail qui sont bien au fait de l'état de l'industrie. Comme beaucoup d'autres industries, les entreprises ferroviaires « s'auto-réglementent » et n'ont pas à se soumettre à des inspections rigoureuses et à de la surveillance et n'ont pas à se conformer à l'autorité publique. Comme de plus en plus de produits dangereux sont transportés par voie ferrée en raison du plafonnement de la capacité des oléoducs, les compagnies ferroviaires ont demandé et obtenu des exemptions à certaines des règles de sécurité les plus élémentaires dont l'obligation d'avoir un minimum de deux travailleurs sur un train. Dans le cas du train qui a explosé à Lac-Mégantic, seul le conducteur était à bord. Les travailleurs ferroviaires disent que même deux personnes à bord ce n'est pas suffisant et ils disent que les plus grandes compagnies ferroviaires ne se gênent pas pour minimiser les exigences en matière de freinage afin de gagner du temps au démarrage, parce que « le temps c'est de l'argent ». C'est la défaillance des freins sur le train sans surveillance qui l'a fait dévaler la pente de Nantes à Lac-Mégantic.

La réponse du gouvernement fédéral et le dépôt d'accusations contre trois employés de Montreal, Maine and Atlantic soulèvent la question suivante: dans le transport de marchandises dangereuses, pourquoi y a-t-il des exceptions aux règles et pourquoi n 'y a-t-il pas un système rigoureux de contrôles et de mesures prises immédiatement pour arrêter la violation des normes de sécurité? D'après les faits révélés jusqu'ici, il est évident qu'il y a eu négligence criminelle de la part des compagnies de chemin de fer et du gouvernement fédéral .

(Un travailleur ferroviaire de Calgary)

Les nouvelles mesures sont bien en deçà de ce qui est nécessaire

Le 24 avril, la ministre des Transports Lisa Raitt a annoncé de nouvelles mesures fédérales en matière de transport ferroviaire. Celles-ci ont trait à l'élimination ou la remise à neuf d'ici 3 ans de vieux wagons jugés inadéquats pour le transport du pétrole brut et à des plans d'intervention d'urgence obligatoires. Il n'y a pas d'exigence en ce qui a trait à la planification des itinéraires (c'est-à-dire, éviter les zones densément peuplées lors du transport de marchandises dangereuses), ni d'exigence à l'effet d'informer les municipalités de ce qui transite par leurs communautés. Même les nouvelles mesures minimales sont suspectes parce que les entreprises ferroviaires sont libres de se réglementer elles-mêmes.

Les nouvelles mesures sont loin d'être suffisantes pour faire respecter le droit public. Les mesures qui doivent être prises doivent affirmer l'autorité publique sur le transport des marchandises dangereuses afin d'assurer la protection des travailleurs , des communautés à travers lesquelles les trains passent et de l'environnement.

(Un travailleur de la Colombie-Britannique)

Qui doit être tenu criminellement responsable à Lac-Mégantic?

La tragédie de Lac-Mégantic est un crime. Le mépris criminel du gouvernement fédéral envers sa responsabilité de faire respecter le droit public face aux demandes des monopoles de fonctionner sans se soucier de rien d'autre que leurs profits crée les conditions pour que de telles tragédies se reproduisent. Quelque soit le rôle joué par les travailleurs qui ont été impliqués dans les événements du 6 juillet 2013, leur mise en accusation ne s'adresse pas au problème fondamental, à savoir qui est responsable, et ne doit pas être utilisée comme un moyen de permettre à ceux qui sont responsables de la menace qui pèse sur nos têtes de s'en tirer.

(Un lecteur de Toronto)

Haut de page


Postes Canada annonce d'autres fermetures

Il faut bloquer le plan sinistre de Harper
de détruire le service postal public


La marche de Montréal dans le cadre de la journée d’action nationale « Je marche avec mon facteur » le 10 mai 2014 à la défense du secteur postal public et des travailleurs des postes

Le 13 mai, la direction locale du centre de traitement du courrier d'Ottawa a informé les travailleurs qu'à partir du 25 août 2014 le traitement du courrier qui se fait à Ottawa sera déménagé au centre de traitement Léo Blanchette à Montréal.

En vertu de ce changement, le courrier provenant des boîtes aux lettres publiques, des points de vente et des gros expéditeurs de courrier, ainsi que l'étape finale du tri et de la classification du courrier préalable à la livraison par les facteurs — travail qui est accompli au centre d'Ottawa — sera entièrement transféré à Montréal où le courrier sera traité et réexpédié vers Ottawa.

L'information a aussi été transmise aux travailleurs par le biais des « livrets de commande » qu'on trouve sur le plancher du centre. Dans le bulletin, on peut lire :

« Avec le temps, nous anticipons une réduction de près de 84 postes à temps plein et de 16 postes à temps partiel au centre de traitement du courrier d'Ottawa, ce qui sera fait en réduisant le temps supplémentaire, par attrition ou en invoquant la clause 53 si nécessaire. » (L'article 53 est invoqué lorsque la société d'État annonce des postes en surplus.)

Pour ce qui est du centre d'Ottawa, certaines tâches continueront d'y être accomplies, dont le tri de colis et de paquets et le tri et l'expédition de conteneurs vers les bureaux qui en dépendent et l'Unité de vérification du courrier pour les clients commerciaux sera maintenue de même que plusieurs centres de dépôts de facteurs.

Selon l'annonce de Postes Canada, celle-ci a l'intention de fermer le centre de tri d'Ottawa et de déménager les tâches restantes vers une « installation mieux adaptée». Postes Canada annonce aussi son intention de vendre les installations du centre de traitement d'Ottawa.

Postes Canada prétend que des « changements aux réseaux» sont nécessaires pour « réduire les coûts» et « rationaliser nos activités». Elle répète les commentaires récents faits par Deepak Chopra, le président et PDG de Postes Canada, à l'effet que la « baisse massive du volume de courrier» continue et que « Postes Canada doit s'adapter».

Les déclarations hautement publicisées de Deepak Chopra ainsi que le document à l'intention des postiers à Ottawa ne sont rien d'autre qu'un tissu de mensonges. Les soi-disant « changements aux réseaux» qu'il dit nécessaires à l'adaptation à la « nouvelle situation» font partie d'un plan qui a été conçu il y a plus de dix ans. Ce plan a d'abord été mis en application avec la fermeture du bureau de poste de la ville de Québec en 2007. Le courrier avait alors été envoyé à Montréal. En 2013, le centre de traitement de Windsor a été fermé et le courrier envoyé à London. Maintenant il semblerait que non seulement Ottawa mais aussi London et Hamilton perdront le tri du courrier au profit de Toronto. La nouvelle au sujet de London et de Hamilton a aussi été annoncée le 13 mai, ainsi que la perte de 40 à 50 emplois à London et de 30 emplois à Hamilton.

Ces changements n'ont absolument rien à voir avec une baisse de volume ou un souci de «moderniser la technologie» ou de « réduire les coûts». Ils sont une composante de l'effort pour détruire le service postal public et préparer le terrain pour la privatisation de la distribution du courrier.

En fait de technologie, le centre d'Ottawa était doté de neuf machines multilignes de reconnaissance optique des caractères à la fine pointe de la technologie par leur rapidité et leur capacité à trier le courrier. Toutes ces machines ont été installées il y a quelques années à peine et maintenant Postes Canada prétend qu'elle va réduire les coûts en les retirant et en les expédiant à Montréal. Deepak Chopra et Stephen Harper prennent-ils les travailleurs des postes et le peuple canadien pour des nuls? Plus de 3 milliards $ ont été dépensés depuis cinq ans pour contribuer à la « transformation postale» et voilà qu'une grande partie de ces investissements se font démanteler partout au pays dans le but de centraliser le traitement du courrier. Ces «changements au réseau» représentent un gaspillage d'argent et de ressources comme on en a rarement vu. Si le vérificateur général passait à la loupe ce plan de « transformation», ils se rendrait vite compte qu'il s'agit de gestes irresponsables commis dans l'intention de porter atteinte au service postal public et à sa pérennité.

Les gestionnaires de Postes Canada prétendent que leur objectif est d'avoir seulement quatre principaux centres au Canada — Montréal, Toronto, Winnipeg et Vancouver — où tout le courrier serait traité. Selon eux ce serait la méthode la plus efficace et, de surcroît, ils prétendent que « Notre engagement envers le service à notre clientèle ne sera pas affecté par ces changements.» Comment réagir à des propos aussi arrogants et stupides? Le gros bon sens et l'expérience nous disent que ça ne fait aucun sens.

On ne peut penser que les gens qui mettent ce plan de l'avant, de Harper jusqu'à Chopra en passant par les directions locales, ne savent pas ce qu'ils font. C'est le coeur même du service postal au Canada qui est attaqué.

Le corridor Québec-Windsor, le coeur de l'activité économique du Canada et un centre de grande concentration de la population, a toujours été la source de revenus la plus importante pour Postes Canada, ce qui lui a permis de financer un service postal universel desservant tous les Canadiens, même les populations des régions les plus éloignées. En fermant Windsor, London, Hamilton, Ottawa et la ville de Québec, les revenus de Postes Canada ne pourront que chuter. Pire encore, ces mesures sonneront le glas d'un service postal fiable dans les régions du Canada qui comptent le plus sur ce service. Évidemment, les monopoles de service postal privé font la file pour prendre la relève.

Dès que les revenus de Postes Canada atteindront un niveau critique et que celui-ci ne pourra plus soutenir un service public universel, le plan de Harper sera exécuté et le service postal public sera remis au secteur privé, la distribution du courrier sera déréglementée par le gouvernement et les sections les plus lucratives du service postal privatisées.

Pour les monopoles postaux tels Pitney Bowes (bien représenté par Deepak Chopra), UPS, FedEx et d'autres provenant de tous les coins du globe, l'attente sera bien récompensée puisqu'ils mettront le grappin sur la mine d'or qu'est le corridor Québec- Windsor.

Cela ne doit pas passer! Les travailleurs des postes, organisés et conscients du rôle qu'ils doivent jouer, doivent empêcher que ces plans destructeurs ne se réalisent.


Antigonish, NE


Montréal


Sherbrooke, QC


Sainte-Thérèse-de-Blainville, QC


Alma, QC; Saguenay, QC


Farnham, ON; Thunder Bay, ON


Toronto

(Photos: CUPW, LML)


Haut de page


Lisez Le Marxiste-Léniniste
Site web:  www.pccml.ca   Courriel: redaction@cpcml.ca