Le
                              Marxiste-Léniniste

Numéro 37 - 11 mars 2014

Ne touchez pas au Venezuela! Défendons le droit d'être du Venezuela!

Une imposante parade civile et militaire célèbre
la vie et l'oeuvre d'Hugo Chávez


Ne touchez pas au Venezuela ! Défendons le droit d'être du Venezuela !
Une imposante parade civile et militaire célèbre la vie et l'oeuvre d'Hugo Chávez
Vaste opposition aux efforts de déstabilisation appuyés par les États-Unis

20e Congrès de la Centrale des travailleurs de Cuba (CTC)
La classe ouvrière cubaine établit des lignes directrices pour se consolider et se renouveler


Ne touchez pas au Venezuela! Défendons le droit d'être du Venezuela!

Une imposante parade civile et militaire célèbre
la vie et l'oeuvre d'Hugo Chávez

Le 5 mars était le premier anniversaire du décès d'Hugo Chávez, qui a été président du Venezuela du 2 février 1999 au 5 mars 2013. En cette occasion, LML rend hommage à la vie et à l'oeuvre de celui qui a oeuvré sans relâche à investir le peuple du pouvoir et à défendre ses droits et sa souveraineté. Son legs est bel et bien vivant, incarné dans l'engagement des larges masses populaires dans la lutte pour exercer un contrôle sur leur existence et dans leur rejet des politiques régressives des forces d'opposition avides de violence soutenues par les États-Unis.

Sous la présidence d'Hugo Chávez, non seulement le travail pour affirmer la dignité et le bien-être des Vénézuéliens a-t-il été amorcé, mais le Venezuela a aussi commencé à jouer un rôle important dans toute la région. Tout comme Cuba avec sa grande vision internationaliste, le Venezuela s'est mis à jouer lui aussi un rôle clé dans l'intégration anti-impérialiste de l'Amérique latine et des Caraïbes d'une façon qui affirme la souveraineté de tous les pays de la région et consolide la coopération multilatérale de même que la paix et la stabilité internationales.

Ce que représente Hugo Chávez aux yeux des larges masses de Vénézuéliens et des peuples de la région s'est exprimé dans toute sa splendeur le 5 mars.

Une cérémonie simple et intime a eu lieu au Cuartel de la Montana. C'est à partir de cette caserne que Chávez a dirigé le coup raté contre le gouvernement corrompu de Carlos Andres Perez le 4 février 1992. Cuartel de la Montana est aujourd'hui un musée et un monument commémoratif. Ont participé à la cérémonie le président Nicolas Maduro, la première dame Cilia Flores, des membres de la famille, des dirigeants régionaux, des chefs d'État et des délégations de divers pays — dont le président cubain Raúl Castro, le président bolivien Evo Morales, le président du Nicaragua Daniel Ortega, la première ministre de la Jamaïque Portia Simpson-Miller — ainsi que des délégations de l'Équateur, de l'Argentine et du Suriname. Étaient également présents des membres du gouvernement vénézuélien, des artistes, des représentants du peuple, des représentants religieux, le haut commandement des Forces armées nationales de la Bolivie et d'autres personnalités.


Suite à la cérémonie, les dirigeants de plusieurs pays d'Amérique latine et des Caraïbes ont participé à la parade commémorative civile et militaire dans la ville d'Avenida de los Proceres, présidée par le président Nicolas Maduro, accompagné de la première dame Cilia Flores. Ils étaient accompagnés de plusieurs chefs d'État et de dignitaires. Des rassemblements ont eu lieu partout au pays et il y a eu des cérémonies commémoratives officielles dans plusieurs autres pays.

Plus de 10 000 « socialistes, révolutionnaires et combattants anti-impérialistes, en particulier des chavistas » ont pris part à la parade de Caracas qui a rassemblé des contingents militaires et diverses organisations civiles ainsi que des individus qui participent aux nombreuses missions sociales et économiques du Venezuela. Ces missions de grande envergure, initiées par Hugo Chávez, sont des moyens par lesquels le peuple affirme ses droits sociaux, économiques et politiques. Un contingent de Cubains qui collaborent à plusieurs de ces missions était présent.

La dignité et l'émotion de cet hommage au regretté président Chávez et au legs qu'il a laissé au peuple vénézuélien contrastaient avec les manifestations grotesques appuyées par les États-Unis qui ont éclaté ailleurs dans la capitale et qui visent à créer un climat d'anarchie sociale pour saper les importantes réalisations du peuple.

Devant les milliers de personnes rassemblées, le président Nicolas Maduro a réaffirmé que la révolution bolivarienne, en dépit des prédictions faites par les forces d'opposition de droite à l'effet qu'elle s'éteindrait avec la disparition de Chavez, reste entière, victorieuse et avance d'un pas ferme.










(Source : Granma International, Venezuelanalysis.com ; Photos : AVN, Prensa Miraflores, MinCI, Prensa MIJ, Estudios Revolucionarios)

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Vaste opposition aux efforts de
déstabilisation appuyés par les États-Unis

Le gouvernement vénézuélien met tout en oeuvre pour que la société vénézuélienne puisse continuer de fonctionner normalement en dépit des forces d'opposition appuyées par les États-Unis et des alliés régionaux des États-Unis qui incitent à l'anarchie sociale et à la déstabilisation plutôt que de prendre part au travail pour trouver des solutions aux problèmes auxquels la société fait face. Pendant ce temps, les politiciens des États-Unis, dans de grandes envolées théâtrales, en appellent à des sanctions contre des membres du gouvernement vénézuélien pour forcer un changement de régime. Dans leurs efforts pour miner le gouvernement vénézuélien et la Révolution bolivarienne, ces forces sous-estiment la conviction du peuple et l'appui de principe provenant de pays avoisinants.

Tout en déployant d'importants efforts pour stabiliser le pays au moyen du dialogue politique, le gouvernement Maduro prend aussi des mesures pour se défendre contre l'ingérence externe des États-Unis et des alliés régionaux de ces derniers.

Le Panama a convoqué une réunion de l'instrument régional des États-Unis dans les Amériques, l'Organisation des États américains (OEA), pour discuter de la situation au Venezuela. Le Venezuela a réagi vivement à cette ingérence. « Il y a un gouvernement de droite qui tente de convoquer une réunion du Conseil permanent de l'OEA. Son objectif est d'inciter l'ingérence de puissances étrangères dans notre pays. Je vais réagir avec force devant toute tentative d'ingérence au Venezuela. Je demande l'appui du peuple », a dit Maduro à l'occasion de la parade de masse à la mémoire du président Chávez. « L'OEA devrait se tenir loin de nous aujourd'hui et pour toujours. La voie que nous suivons est celle de l'UNASUR [l'Union des pays sud-américains] », a-t-il affirmé.

Le Venezuela a rompu les liens diplomatiques avec le Panama le 5 mars suite aux tentatives de ce dernier de s'ingérer dans les affaires internes du Venezuela. Selon un communiqué du ministère des Affaires étrangères, l'ambassadeur Pedro Pereira et trois membres du personnel de l'ambassade ont été déclarés persona non grata le 6 mars et ont reçu un ultimatum de 48 heures pour quitter le Venezuela. L'OEA est notoire, entre autres méfaits, pour son appui au coup d'État patronné par les États-Unis contre Hugo Chávez en 2002. L'OEA est présentement incapable de susciter un consensus sur la question du Venezuela et ne compte pas y envoyer de mission dans l'immédiat.

L'immense appui dont bénéficie le Venezuela dans la région était évident lors des activités à la mémoire d'Hugo Chávez à l'occasion du premier anniversaire de son décès, auxquelles ont participé les chefs d'État et des délégations de haut niveau de plusieurs pays.

Cuba, à l'occasion de la 25e session ordinaire du Conseil des droits de la personne de l'ONU, n'a pas hésité à dénoncer les efforts visant à déstabiliser et à renverser le gouvernement du Venezuela. Le ministre adjoint des Affaires étrangères de Cuba, Abelardo Moreno, y a rappelé que les autorités vénézuéliennes avaient été élues par un vote souverain dans le pays et que c'est à la nation de décider de sa propre destinée.

« Les actions de groupes déstabilisateurs prenant leurs ordres de l'étranger et promus par des médias irresponsables et manipulateurs ainsi que par des petits groupes de fascistes au Venezuela ne méritent que la plus grande condamnation et doivent être répudiées sans équivoque par la communauté internationale », a-t-il dit.

Moreno a fait valoir que lorsque le conseil a été mis sur pied, beaucoup de doutes avaient subsisté à savoir si la coopération et le dialogue authentiques allaient triompher. Cuba, qui lui-même avait souffert de la politisation, d'une politique de deux poids deux mesures et de traitement sélectif sous l'ancienne Commission des droits de la personne, a toujours accordé le bénéfice du doute à cet organisme, a-t-il affirmé.

« Sept ans après la mise sur pied de ce conseil, nous affirmons que la même formule de deux poids deux mesures et de manipulation idéologique qui avait discrédité la Commission semble malheureusement avoir pris le dessus en ce qui concerne le Venezuela en ce moment », a dit Moreno.

(Source :Prensa Latina)

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20e Congrès de la Centrale des travailleurs de Cuba (CTC)

La classe ouvrière cubaine établit des lignes directrices pour se consolider et se renouveler

Du 22 au 24 février avait lieu le 20e Congrès de la Centrale des travailleurs de Cuba (CTC) à La Havane, avec la participation de quelques 1200 délégués. Le Congrès est l'aboutissement de plus d'un an de discussion pour en définir l'ordre du jour. Près de 66 000 assemblées locales ont été organisées, auxquels plus de 2 851 000 travailleurs ont participé et durant lesquelles 192 500 propositions ont été soumises sur le thème de la mise à jour continue du modèle économique et social cubain.

L'ordre du jour du Congrès incluait des rencontres entre les membres des 17 syndicats nationaux avec les dirigeants d'entreprise et des représentants de différents secteurs, pour discuter des points de vue exprimés dans les assemblées de travailleurs tenues avant le Congrès.

Ces assemblées ont été participatives et démocratiques, puisqu'elles ont clairement identifié le type de syndicats que nos travailleurs veulent avoir, a dit Ulises Guilarte de Nacimiento, le président du comité organisateur du Congrès (plus tard élu par le Congrès comme nouveau secrétaire général de la CTC). Guilarte a dit que le but du forum national serait de formuler un syndicat des travailleurs plus fort qui favorisera la lutte contre la corruption et les illégalités.

Guilarte a déclaré aux journalistes que le 20e Congrès garantira l'unité de la classe ouvrière cubaine et sa révolution ainsi que l'édification d'un système socialiste prospère et durable.

Le journal officiel de la CTC, Trabajadores, rapporte que: « Un vaste processus de restructuration a eu lieu en 2013 dans tous les syndicats cubains dans le cadre de la préparation du Congrès, dans lequel 17 % de ces élus étaient jeunes, 30 % avaient un diplôme universitaire et 45 % un diplôme d'études secondaires. »

Dans son discours le jour de clôture du Congrès, le président Raúl Castro, également premier secrétaire du Comité central du Parti communiste de Cuba, a résumé le déroulement du congrès, en disant : « Nous avons eu un congrès extraordinaire qui a établi des lignes directrices pour le mouvement ouvrier cubain. » Raúl a souligné que les questions analysées de très près concernent le rôle de la CTC et de ses syndicats dans le processus idéologique, politique et économique de la révolution, approuvé lors du sixième Congrès du Parti communiste de Cuba. Il a rappelé que le processus de mise à jour du modèle économique et social vise à créer les conditions qui permettront l'augmentation continue et durable du revenu des travailleurs de l'État, tout en préservant les acquis sociaux de la Révolution.


Des délégués au 20e Congrès de la CTC arrivent à La Havane le 20 février 2014, remplis d'enthousiasme face
au travail qu'ils se sont donné.

( Source : Trabajadores , Prensa Latina , Radio Havane Cuba )

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