Le
                              Marxiste-Léniniste

Numéro 103 - 5 octobre 2012

L'offensive contre les travailleurs de la construction
vise tous les travailleurs du Québec

Nous devons tous défendre la dignité et
les droits des travailleurs de la construction


L'offensive contre les travailleurs de la construction vise tous les travailleurs
Nous devons tous défendre la dignité et les droits des travailleurs de la construction
Les travailleurs se préparent aux négociations pour le renouvellement des conventions collectives - Entrevue avec Yves Ouellet, directeur général de la FTQ- Construction

La Société canadienne des postes: la destruction nationale à l'oeuvre
Chantage pour extorquer des concessions aux travailleurs des postes - Louis Lang

Levée de bouclier contre l'offensive antisociale du gouvernement de l'Ontario
Vigoureuse manifestation à l'assemblée annuelle du Parti libéral
Les étudiants manifestent à Queens' Park

Journée mondiale des enseignants
Agissons pour l'éducation et pour les droits de tous! - Pierre Soublière

Journée mondiale de l'habitat
Le besoin urgent de faire reconnaître et garantir le droit au logement - Serge Lachapelle


L'offensive contre les travailleurs de la
construction vise tous les travailleurs

Nous devons tous défendre la dignité et
les droits des travailleurs de la construction

Les quelque 170 000 travailleurs de la construction au Québec se préparent aux négociations pour le renouvellement de leurs conventions collectives. Les travailleurs de la construction font une grande contribution à l'économie du Québec en construisant les infrastructures publiques et les grands établissements scolaires et de santé de même que les grands bâtiments industriels et commerciaux sans parler des logements résidentiels. Ils sont un digne contingent de la classe ouvrière jouant un rôle clé dans l'économie, mais leurs droits sont bafoués comme on le voit notamment avec le refus scandaleux des entreprises et des gouvernements de reconnaître leur droit à des conditions de travail saines et sécuritaires. Ils représentent moins de 6 % de la main-d'oeuvre du Québec, mais comptent plus de 25 % des décès et les gouvernements successifs depuis 1979 refusent même de promulguer les articles touchant la construction dans la Loi sur la santé et la sécurité du travail.

Mais les attaques à leurs droits ne s'arrêtent pas là. Ils font depuis des années l'objet d'une campagne de propagande des gouvernements et des médias monopolisés qui détourne l'attention de la corruption des riches et des gouvernements qui mettent tous les actifs de la société au service de l'intérêt monopoliste privé en accusant les travailleurs et les syndicats eux-mêmes de corruption, d'intimidation et de violence. Cela comprend aussi la transformation d'agences du gouvernement comme la Commission de la construction du Québec en instrument de répression des travailleurs au nom de la lutte à la corruption. La lutte des travailleurs à la défense de leurs droits incluant leur droit de s'organiser à la défense de leurs droits est associée à l'intimidation et à la violence et criminalisée. La loi 33 adoptée à l'unanimité par l'Assemblée nationale en début décembre 2011 constitue une ingérence accrue et totalement inacceptable dans les affaires des travailleurs et de leurs syndicats. Malgré les prétentions que c'est pour défendre le « droit de travailler » et la « démocratie syndicale », c'est une loi de transition vers l'introduction du travail non syndiqué et du syndicalisme de compagnie dans la construction, en particulier dans le contexte des activités prédatrices des grands monopoles dans le Nord du Québec.

Le Marxiste-Léniniste lance l'appel à tous les travailleurs, alors que vont s'amorcer les négociations dans la construction au Québec, de défendre leur droit à des conditions de travail qui correspondent au travail qu'ils font, notamment à des conditions qui vont en finir avec le désastre des décès sur les chantiers pour lesquels tous les gouvernements successifs portent le blâme. Par-dessus tout, il faut défendre le droit des travailleurs de décider eux-mêmes de leurs propres affaires syndicales et autres parce que sans le pouvoir de décider eux-mêmes de leurs affaires, leur capacité à défendre leurs conditions de travail et à avoir leur mot à dire sur ce que doit être l'industrie est totalement entravée. Faire des syndicats un appendice de l'État au service du droit de monopole n'est pas admissible. Ce n'est une solution à aucun problème de l'industrie de la construction. Tous à la défense des droits des travailleurs de la construction !

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Les travailleurs se préparent aux négociations pour
le renouvellement des conventions collectives

Les conventions collectives des quelque 170 000 travailleurs de la construction au Québec arrivent à terme le 30 avril 2013. Ces travailleurs sont représentés par cinq syndicats : la Fédération des travailleurs du Québec (FTQ-Construction), le Conseil provincial du Québec des métiers de la construction (International), la Centrale des syndicats démocratiques (CSD-Construction), la Confédération des syndicats nationaux (CSN-Construction) et le Syndicat québécois de la construction (SQC). Le Marxiste-Léniniste s'est entretenu récemment avec Yves Ouellet, le directeur général de la FTQ-Construction qui représente environ 44 % des travailleurs du secteur, sur les préoccupations de la centrale en vue du renouvellement des conventions collectives.

Le Marxiste-Léniniste : Combien y a-t-il de conventions collectives dans la construction au Québec et que couvrent-elles ?

Yves Ouellet : Il y a quatre conventions collectives : convention du secteur institutionnel/commercial, convention génie civil/voirie, résidentiel et industriel. La manière dont les négociations se font, c'est qu'il y a une négociation centrale à chaque table de secteur. Cette négociation établit les clauses générales qui sont propres à chaque secteur. Ce sont des clauses qui s'appliquent à tous les travailleurs d'un même secteur peu importe leur métier. En plus de cela, il y a des clauses qu'on appelle le tronc commun qui s'appliquent à tous les travailleurs de la construction indépendamment de leur secteur, comme les clauses sur les assurances, le fonds de pension et les avantages sociaux. Finalement, il y a des clauses qu'on appelle les clauses particulières. Ce sont des clauses qui sont négociées par les différents métiers eux-mêmes, qui s'appliquent spécifiquement à leur métier. On appelle cela les tables particulières.

LML : La loi 33, la Loi éliminant le placement syndical et visant l'amélioration du fonctionnement de l'industrie de la construction, qui a été adoptée à l'unanimité à l'Assemblée nationale au début décembre 2011, comporte toute une section sur les négociations de conventions collectives. Comment cette loi modifie-t-elle les négociations qui vont s'amorcer ?

YO : Il y a plusieurs changements. Pour la négociation qui vient, la durée de la convention collective est déterminée par la loi à quatre ans. Nous ne sommes pas d'accord avec cela, bien au contraire, parce que la durée d'une convention c'est un levier extrêmement important dans les négociations et on vient de nous l'enlever. Quand on négocie, selon que l'économie roule bien ou non, les deux parties peuvent décider d'une durée différente pour la convention collective. Cela est supposé faire partie des négociations. La loi nous enlève ce levier de négociation.

Autre chose nouvelle aussi, c'est qu'il doit y avoir un protocole de négociations d'établi entre les cinq syndicats de la construction et s'ils ne sont pas capables de le faire la loi prévoit que le ministre du Travail va nommer un arbitre qui lui va établir le protocole. On parle ici d'un protocole à l'interne des syndicats pour établir les demandes et le rôle de chacun dans le comité de négociation. La loi nous oblige à en arriver à une entente sinon c'est un arbitre qui établit le protocole.

En ce qui concerne la ratification d'une convention ou un vote de grève, la loi 33 exige que les signataires doivent représenter non seulement 50 % plus 1 des travailleurs comme c'était le cas auparavant, mais qu'en plus il faut 3 syndicats sur 5 qui signent. Par exemple, si le Conseil provincial et la FTQ Construction, qui à eux deux, représentent environ 70 % des travailleurs de la construction, ratifient une convention, il faudrait quand même un troisième signataire pour que l'entente soit ratifiée. C'est pour cela d'ailleurs qu'on plaide devant le Bureau international du travail, on conteste la loi 33 qui enlève la proportionnalité du vote. ...

Ensuite la loi 33 demande aux associations patronales de consulter les grands donneurs d'ouvrages sur les clauses qui pourraient les toucher, par exemple Hydro-Québec dans le secteur du génie civil et de la voirie. Nous autres on n'a pas à leur parler, mais la loi donne une obligation aux associations patronales de consulter les grands donneurs d'ouvrage à l'occasion des négociations. Cela revient à donner à la grande compagnie, à la multinationale qui fait faire des travaux de construction voix au chapitre dans les négociations. Quand une multinationale vient au Québec, disons une minière, ce qu'elle veut c'est le minerai, mais elle le veut au coût le plus bas possible. Elle ne prend pas en considération les travailleurs. Elle veut uniquement les profits. On les amène maintenant par la loi à se prononcer sur quelque chose à propos duquel elles ne sont même pas au courant, le système québécois de la construction. Cela veut dire par exemple que les associations patronales de la construction vont devoir consulter Rio Tinto parce que la multinationale fait faire des travaux de construction. mais la mentalité de Rio Tinto est mondiale. Ça veut dire quoi pour elle les besoins du travailleur québécois, elle s'en contrefout, elle doit répondre à des actionnaires, pas aux travailleurs. On trouve que c'est impliquer quelqu'un qui n'a vraiment pas d'affaire là-dedans. On leur donne voix au chapitre, mais elles ne sont pas sur le terrain, elles ne comprennent même pas les besoins de l'industrie de la construction. Elles servent leur compagnie, leur entreprise spécifique, elles n'ont pas de vision globale de l'industrie de la construction quand elles font faire des travaux de construction. Les travailleurs de la construction ne sont pas leurs employés, ils sont les employés des sous-traitants de ces multinationales.

Mon impression personnelle c'est que cela à voir avec le Plan Nord parce qu'on y retrouve une grande concentration de multinationales. On sait aussi que le Parti libéral était extrêmement fort là-dessus, de se mettre à genoux devant les grandes compagnies. Il leur disait qu'on va tout leur donner si elles viennent au Québec et maintenant il leur a donné une voix au chapitre dans les négociations avec les travailleurs de la construction même si les travailleurs de la construction ne sont pas leurs employés directs. Je ne suis même pas certain que les associations patronales de la construction sont contentes de devoir aller consulter ces compagnies. C'est un exemple de l'aplatventrisme du Parti libéral devant les grandes multinationales.

LML : Quelles sont les principales préoccupations de la FTQ-Construction en vue des prochaines négociations ?

YO : Nous sommes en train de formuler nos demandes. En fait de préoccupations, ce qui est important pour nous, c'est de sécuriser le niveau de vie des travailleurs de la construction. L'industrie de la construction est l'une des industries les plus importantes en ce moment, mais elle a été cyclique et on serait fou de dire que la situation va demeurer comme elle l'est en ce moment alors que la construction roule à fond de train. Sauf qu'il ne faut pas attendre que cela baisse pour dire que là, on va prendre des moyens pour que nos travailleurs ne subissent pas une baisse de revenus drastique ou se retrouvent dans le trouble. On veut sécuriser le niveau de vie des travailleurs. On veut faire face aux augmentations énormes des prix des produits pétroliers. Le travailleur ou la travailleuse de la construction ne peuvent pas dire qu'ils vont déménager près de l'usine ou du bureau parce que cela va coûter moins cher d'essence. Les chantiers de construction sont partout et le travailleur de la construction peut se faire dire du jour au lendemain qu'il devra maintenant faire 40 kilomètres le matin et 40 kilomètres le soir entre le travail et la maison. La fluctuation du prix du pétrole a un impact énorme sur ses revenus. Alors on veut sécuriser le niveau de vie de nos travailleurs afin que nos familles ne subissent pas les conséquences des aléas de l'économie.

On veut aussi bien sûr améliorer les conditions de travail des travailleurs de la construction. On pousse très fort sur le respect de la santé et de la sécurité. On est en 2012 et les décès au travail continuent de s'accumuler dans le secteur de la construction. On continue, avec 6 % de la main-d'oeuvre, de représenter 25 % des décès au travail au Québec. C'est totalement inacceptable. On est déjà très actif sur cette question et on va utiliser tout ce qu'on peut pour changer cette situation. C'est un aspect crucial de l'amélioration des conditions de travail pour nos travailleurs, mais on mène plusieurs fronts en même temps sur cette question des conditions de travail.

LML : Comment la FTQ-Construction se prépare-t-elle aux négociations ?

YO : On a des comités de travail qui travaillent à chaque table, qui montent des projets pour chaque secteur ; les métiers concernés de chaque secteur se réunissent pour préparer des demandes. Notre fonctionnement est très démocratique, ce sont tous nos locaux, qui représentent des membres de tous les métiers, qui s'assoient aux tables et font leurs demandes. On fait des études sur tout, tout ce qui peut avoir un impact, les coûts de l'essence, du stationnement, on détaille chaque demande. Chose certaine, lorsque les négociations vont commencer on va être prêt, avec des demandes détaillées et de bons arguments pour les soutenir.

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La Société canadienne des postes: la destruction nationale à l'oeuvre

Chantage pour extorquer des concessions
aux travailleurs des postes


La Société canadienne des postes a récemment présenté une offre globale au Syndicat des travailleurs et travailleuses des postes (STTP) en disant que c'est la seule façon d'éviter l'arbitrage lié à l'offre finale, un des volets de l'inacceptable loi spéciale adoptée par le gouvernement Harper il y a plus d'un an. Le processus d'arbitrage est au point mort puisque les objections du syndicat au premier arbitre et ensuite au deuxième, lesquels avaient été nommés par la ministre du Travail, ont été retenues par la Cour d'appel fédérale. Dans les deux cas, la Cour a ordonné à la ministre de nommer un nouvel arbitre.

Le premier arbitre a été retiré parce qu'il n'était pas bilingue et qu'il n'avait aucune expérience en relations de travail. Le syndicat s'est objecté au deuxième arbitre lorsqu'il a appris qu'il avait travaillé pour la Société canadienne des postes de 1998 à 2003 à titre d'avocat pendant le conflit sur l'équité salariale avec l'Alliance de la fonction publique du Canada. Il a aussi été lié au Parti conservateur du Canada jusqu'en 2010.

Dans sa décision du mois d'août 2012, le juge de la Cour fédérale a dit, en partie : « Dans le contexte particulier des relations de travail et de la loi spéciale, la Cour pense qu'une personne raisonnable et sensée pourrait conclure que l'arbitre est biaisé pour les deux raisons mentionnées. »

La ministre du Travail n'a pas nommé un nouvel arbitre. Bref, depuis l'adoption de la loi spéciale de retour au travail, le processus est au point mort parce que le gouvernement n'a pas réussi à nommer un arbitre qui réponde aux critères légaux qui prévalent au Canada.

Par conséquent, la convention collective échue le 31 janvier 2011 est toujours en vigueur, ce qui incite le PDG et président de la Société canadienne des postes, Deepak Chopra, à déclarer que la situation est « catastrophique » et que « l'avenir de la société » est en jeu.

C'est à partir de cette prémisse que la société a présenté son offre globale. Dans une lettre envoyée à tous les travailleurs postaux, M. Chopra tente de justifier les nouvelles réductions et concessions que veut imposer la société.

« Soyons clairs, les revenus qui s'enfuient paient nos salaires et nos avantages sociaux. La réalité du marché d'aujourd'hui est radicalement différente de ce qu'elle était en 2011. Par conséquent, et sans aucun doute, il n'est plus possible de préserver ce que nous pensions pouvoir préserver au début de l'an dernier. »

L'« offre globale » prévoit de nouvelles demandes de réductions et de concessions de la part des travailleurs, lesquelles ne faisaient pas partie des demandes lors des négociations en 2011. En plus de l'introduction d'une double grille de salaires, les nouveaux employés auraient des congés annuels passablement inférieurs à ce qui existe. Tout employé embauché après le 31 janvier 2011 ne serait pas protégé par la sécurité d'emploi actuelle avant d'avoir travaillé cinq ans ou plus, et ce, en emploi continu en tant qu'employé à statut régulier. De plus, les nouveaux employés n'auraient pas droit à la sécurité d'emploi dans un rayon de 40 kilomètres de leurs installations postales avant d'avoir travaillé au moins dix ans pour Postes Canada. Il faut noter que les clauses touchant à la sécurité d'emploi s'appliquent aux travailleurs « réguliers » et non aux employés temporaires ou occasionnels. Puisque la vaste majorité des employés sont d'abord embauchés à titre d'employés temporaires avant d'accéder au statut d'employés réguliers, les périodes de temps requis pour répondre aux exigences des clauses de sécurité d'emploi sont beaucoup plus grandes.

Aussi, l'offre globale stipule que les employés réguliers embauchés le ou après le 12 septembre 2012 n'auront plus droit à une pause de repas payé. (Cette clause s'applique aux travailleurs actuels et aux nouveaux travailleurs temporaires.) Aussi les nouveaux employés ne bénéficieraient plus d'un régime de retraite à prestations déterminées, mais seraient placés sur un régime à cotisations déterminées.

Pour les employés actuels, l'offre globale exige que dès le 1er janvier 2012 leurs services futurs pris en compte pour le calcul seront régis par un nouveau régime de retraite à cotisations déterminées, rendant l'employé admissible à une retraite anticipée sans réduction de cotisations à 65 ans (l'âge actuel étant de 60) avec deux ans de service. L'autre proposition est une pension intégrale à 60 ans avec 30 ans de service. Selon la convention actuelle, c'est 55 ans après 30 ans de service.

L'offre globale porte également atteinte aux avantages sociaux des travailleurs, notamment dans la clause des cotisations d'assurance-maladie à la retraite. La société veut imposer un nouveau régime pour les employés qui partent à la retraite le ou après le 1er janvier 2012. Selon le nouveau régime, la prime annuelle serait de 1 642 $ par couverture individuelle et 2 988 $ par couverture familiale.

Voilà qui coûterait aux retraités plus de trois fois plus cher pour l'assurance-maladie. En ce moment, la société doit contribuer 75 % à la section médicale du régime d'assurance-maladie complémentaire et la contribution du retraité est de 25 %. Le but de Postes Canada est de faire porter le fardeau de l'assurance-maladie aux retraités. Cette attaque sournoise est dissimulée dans l'offre globale, dans une disposition où l'on propose d'aider les retraités à s'acquitter des énormes coûts supplémentaires. La société propose d'offrir aux employés qui prennent leur retraite après le 1er janvier 2013 un « compte de dépenses pour la santé » de 1 232 $ par année pour une couverture individuelle et de 2 241 $ pour une couverture familiale. Elle ne précise pas pour combien de temps. Bien que la société cherche à se faire rassurante, de telles propositions sont la source de beaucoup d'inquiétudes pour les retraités qui n'ont aucune garantie d'un régime d'assurance-maladie abordable à la retraite.

L'offre globale comporte aussi des changements à l'Annexe de la convention sur la question de la sous-traitance. Les changements proposés permettraient à la société de donner en sous-traitance le travail présentement effectué par vidéocodage et de réduire le nombre de comptoirs de vente au détail que la société est obligée de maintenir.

L'offre globale reprend évidemment la demande de salaires inférieurs pour les nouveaux engagés, elle remplace le programme de congés de maladie par un nouveau programme d'invalidité à court terme et elle réduit le paiement des employés qui sont en absence autorisée pour blessures de 100 % à 75 % de leurs salaires.

On peut voir ce que M. Deepak Chopra a en tête quand il parle d'assurer un « fondement solide » à la Société canadienne des postes. Selon lui, la Société des postes peut uniquement connaître le succès si elle s'accapare d'une portion toujours plus grande de la valeur qui est produite par les travailleurs qui dispensent le service postal et si elle privatise les segments les plus profitables de l'opération et démantèle le service postal qui a été établi sur le principe de la provision d'un service postal universel à tous les Canadiens.

La Société canadienne des postes et le gouvernement fédéral ont dilapidé des centaines de millions de dollars ces 30 dernières années pour s'opposer aux employés de services publics qui avaient déposé des griefs au début des années 1980 contre la violation de l'équité salariale. Durant toute cette période, tous les arbitres et tous les juges saisis de l'affaire ont soutenu la position des travailleurs à l'effet que le gouvernement fédéral avait enfreint ses propres lois d'équité salariale. Malgré tout cela, le Conseil du Trésor et la Société canadienne des postes ont refusé de se soumettre à ces décisions et ont gaspillé des tonnes d'argent et de ressources en portant chaque décision en appel et cela jusqu'en Cour suprême où ils ont été déboutés une fois de plus.

C'est ironique que la société doive maintenant payer des centaines de millions de dollars pour violation de la loi sur l'équité salariale à tous ceux et celles qui ont été privés de leur dû suivant le principe d'un salaire égal pour un travail de valeur égale.

Aujourd'hui, leur proposition est encore de créer deux paliers de conditions, avec de moindres salaires, paies de vacances, fonds de pension et pas de lunch payé pour des travailleurs engagés après une certaine date même s'ils travaillent côte à côte et accomplissent exactement les mêmes tâches. Pire encore, on essaie de justifier l'injustifiable et de légaliser ce qui est illégal en utilisant la loi fédérale pour forcer les travailleurs et le syndicat à accepter volontairement de renoncer aux droits pour lesquels ils ont combattu et qu'ils ont remportés dans le passé.

Cela montre bien l'irrationalité d'un système qui est incapable de fournir un avenir décent au peuple. Loin de sacrifier leur moyen de subsistance, les travailleurs des postes et tous les travailleurs canadiens doivent combattre de pied ferme toute tentative de les priver de leurs droits et de les appauvrir.

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Levée de bouclier contre l'offensive antisociale
du gouvernement de l'Ontario

Vigoureuse manifestation à l'assemblée
annuelle du Parti libéral


Gauche: Devant l'assemblée annuelle du Parti libéral de l'Ontario à Ottawa le 28 septembre. Droite: Rassemblement
organisé par des étudiants pour exprimer leur appui aux enseignants à Queen's Park, Toronto, le 29 septembre.

Le 28 septembre dernier, des enseignants et des travailleurs de l'éducation et leurs supporteurs ont manifesté devant le Palais des congrès d'Ottawa où se tenait l'assemblée annuelle du Parti libéral de l'Ontario. Les manifestants ont commencé à se rassembler devant le Palais des congrès vers 4 h 30, et à 6 h 30, ils étaient plus de mille à piqueter des deux côtés de la rue. Des centaines d'automobilistes qui empruntent cette zone achalandée ont klaxonné en appui à la manifestation pendant toute sa durée.

Des employés de l'éducation engagés à tous les niveaux du système d'éducation en Ontario, ces employés qu'une manifestante a qualifiés d'épine dorsale du système, ont exprimé leur colère contre la loi 115 du gouvernement McGuinty, la prétendue Loi donnant la priorité aux élèves qui fait tout le contraire. Parmi les organisations d'enseignants et d'autre personnel de l'éducation, on comptait la Fédération des enseignantes et enseignants de l'élémentaire de l'Ontario, la Fédération des enseignants de l'élémentaire d'Ottawa-Carleton, la Fédération des enseignantes-enseignants des écoles secondaires de l'Ontario, le Syndicat des employés de la fonction publique de l'Ontario, le Syndicat canadien de la fonction publique, l'Alliance de la fonction publique du Canada, le Syndicat des travailleurs et des travailleuses des postes, l'Association des enseignants anglophones catholiques de l'Ontario et plusieurs étudiants étaient aussi de la partie.

Les représentants des syndicats ont distribué un tract aux délégués du Parti libéral intitulé « Les employés de l'éducation défendent la Charte ».

Le tract se lit ainsi :

« Chers délégués de l'assemblée annuelle,

« Nous sommes près de 200 000 enseignants, secrétaires, employés de soutien, assistants pédagogiques, employés des services alimentaires, éducateurs en petite enfance, techniciens de librairie et autres membres des personnels de soutien qui travaillons dans les écoles élémentaires et secondaires de votre circonscription et partout en Ontario. Nous comprenons que vous désirez que l'Ontario ait un budget sans déficit. Nous aussi nous le voulons. Mais êtes-vous réellement sûrs que les électeurs de l'Ontario sont d'accord que vous retiriez plus de 2 milliards $ du budget des écoles pour atteindre cet équilibre budgétaire ?

« Êtes-vous sûrs que les Ontariens approuvent que l'on contrevienne du même coup à la Charte des droits et libertés, qui est une contribution de votre parti au Canada ?

« Nos étudiants ont droit à ce qu'il y a de mieux. Ne sacrifiez pas les dépenses destinées aux salles de classe et la Charte pour obtenir un gain politique sans principe.

« Il y a toujours des façons de faire mieux. Prenez position en faveur des droits démocratiques. Demandez le retrait de la Loi 115. »

Vers sept heures, des représentants de divers syndicats ont pris la parole. Leur message était on ne peut plus clair : pas question pour les enseignants et les travailleurs de l'éducation de rester les bras croisés pendant qu'on les prive de leurs droits et qu'un des meilleurs systèmes d'éducation au monde est mis à mal ! Retirez la loi 115 et restaurez nos droits ! Des orateurs ont exprimé leur appréciation de l'appui que les étudiants leur ont manifesté y compris dans une manifestation devant les bureaux de McGuinty qui se tenait presqu'en même temps que la manifestation d'Ottawa. Plusieurs ont dit que ce n'est pas aux enseignants et travailleurs de l'éducation « à payer pour les péchés de la classe possédante ». Une personne a fait rire tout le monde quand elle a remercié McGuinty « d'avoir fait des activistes sociaux de nous tous ! » Un autre a cité McGuinty qui a dit une fois que son père avait coutume de dire : « Il n'y a personne d'entre nous qui soit aussi fort que nous tous » et il a ajouté : « McGuinty, c'est toi qui ne représente 'personne d'entre nous' et 'c'est nous tous' qui allons rester forts » ! Un des orateurs a bien résumé l'esprit des manifestants lorsqu'il a dit : « McGuinty, la seule crise qui existe dans le système d'éducation.c'est celle que tu as créée. Tu ne vas jamais réussir à légiférer notre bonne volonté et notre coopération. »




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Les étudiants manifestent à Queens' Park


Le 29 septembre, les étudiants de l'école secondaire Bramalea à Brampton ont tenu une manifestation très réussie devant l'assemblée législative de l'Ontario, à Queens' Park, Toronto, en appui aux enseignants et travailleurs de l'éducation en Ontario et pour demander le retrait de la Loi 115, la prétendue Loi donnant la priorité aux élèves.

La manifestation a exprimé la ferme conviction des étudiants que cette loi anti-éducation doit être défaite parce qu'elle est injuste, antidémocratique et qu'elle s'attaque non seulement aux droits des enseignants et au droit des étudiants à l'éducation, mais aux droits de tous les travailleurs.

Kayla Smith, une des organisatrices de l'action et la maîtresse de cérémonie pour l'occasion, a dit que les étudiants reconnaissent le droit des enseignants et des travailleurs de l'éducation de défendre les gains remportés par leurs prédécesseurs et que leur lutte défend les intérêts de tous les travailleurs du secteur public et de la société dans son ensemble. Elle a demandé au gouvernement de s'asseoir avec les syndicats et négocier de bonne foi avec eux un contrat équitable. Elle a ajouté que les étudiants se sont faits leur propre idée sur ce qui se passait et qu'ils ne seront pas dissuadés par la désinformation faite par le gouvernement et les médias, mais vont « défendre avec grande fermeté les droits de nos enseignants dans cette bataille ».

Timothy Yu, un enseignant de Brampton, a aussi pris la parole pour saluer les étudiants et dire combien il est nécessaire de défier des lois injustes comme la loi 115 qui nie les droits et prive les gens de leur mot à dire sur les affaires qui les affectent.

Peter Tabuns, le député de Toronto-Danforth et critique du NPD pour l'éducation, a aussi appuyé l'action des étudiants et demandé le retrait de la loi 115.

Tejas Gandhi, un autre étudiant à l'école secondaire de Brampton, a dit que les étudiants ont commencé à regarder la situation de plus près lorsque les enseignants ont cessé de participer aux activités parascolaires. Ils ont réalisé que les enseignants donnent des milliers d'heures de leur temps pour aider les étudiants et organiser des sports, des clubs et d'autres activités qui sont essentielles à leur éducation. Il a dit que c'est suite à cet arrêt des activités parascolaires que les étudiants ont commencé à appuyer leurs enseignants et à organiser des actions pour les appuyer.


(Photos : OPF, T. St. John)

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Journée mondiale des enseignants

Agissons pour l'éducation et pour les droits de tous!

Le mot d'ordre de la Journée mondiale des enseignants 2012 est « Agissons pour les enseignants ! »

La journée mondiale des enseignants a lieu le 5 octobre de chaque année depuis 1994. Elle a été créée par l'Organisation des Nations unies pour l'éducation, la science et la culture (UNESCO) pour célébrer les enseignantes et les enseignants partout dans le monde. Son but est de mobiliser les gouvernements et les populations afin que des aides financières suffisantes soient accordées pour soutenir le personnel de l'enseignement et qu'ainsi l'accès à l'éducation devienne une réalité tangible pour les générations actuelles et les générations futures dans tous les pays. Rappelons que l'objectif de l'UNESCO, en tant qu'agence spécialisée de l'ONU, est de « construire la paix dans l'esprit des êtres humains à travers l'éducation ». Pour renforcer l'importance d'agir « pour les enseignants », la directrice générale de l'UNESCO, Irina Bokova, déclare : « Les enseignants définissent, au bout du compte, notre capacité collective à innover, à investir, à trouver des solutions pour l'avenir. Rien ne remplacera jamais un bon enseignant. Rien n'est plus important que de les soutenir. »

Le 5 octobre a lieu cette année dans un contexte où, loin de se sentir appuyés dans leurs démarches, les enseignants et tout le monde de l'éducation se sentent bafoués, lorsqu'ils ne sont pas ouvertement attaqués de part et d'autre. Prenons quelques exemples qui se passent dans notre « hémisphère ». En Ontario, le gouvernement libéral de McGuinty, après avoir mené des élections partielles sur le dos des enseignants, a annoncé des coupures de 2 milliards $ dans l'éducation. Il s'en prend aux salaires et aux conditions de travail de tout le personnel qui oeuvre dans l'éducation et leur retire le droit de grève. À Chicago, les enseignants et le personnel de soutien viennent de mener une grève de neuf jours pour défendre leurs conditions de travail, mais aussi pour s'opposer à l'évaluation des enseignants selon le résultat des élèves. L'inspiration de la Coalition avenir Québec (CAQ) pour ses propositions visant à faciliter la privatisation de l'éducation vient de là, de George W. Bush plus précisément. Les enseignants refusent que des écoles entières soient fermées, des enseignants congédiés et des écoles à charte mises sur pied avec une gestion privée dans certaines d'entre elles.

Plus près de nous, comme de raison, il y a la lutte des étudiants du Québec, qui ont dû endurer les pires calomnies pour avoir simplement affirmé le droit à l'éducation, pour que « l'accès à l'éducation devienne une réalité tangible pour les générations actuelles de jeunes et les générations futures ».

Il est clair que les gouvernements ne jouent pas leur rôle de défendre le bien public, dont l'éducation et la santé sont les piliers. Ils ne trouvent jamais les moyens d'accorder « de l'aide financière suffisante pour soutenir le personnel de l'enseignement » et se tournent même contre les enseignants pour mettre fin à des « mauvais rendements », fictifs ou réels. Ils laissent une place toujours plus grande pour que des intérêts privés viennent s'imposer dans le domaine public, restreignant de plus en plus le droit public. Quant à nous et tous ceux ci-haut mentionnés, nous cherchons des solutions qui défendent l'esprit et la lettre de nos droits, dont le droit à l'éducation, mais aussi le droit d'affirmer collectivement ces droits. Ce n'est qu'ainsi que nous allons défendre l'éducation et développer « notre capacité collective...à trouver des solutions pour l'avenir ».

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Journée mondiale de l'habitat

Le besoin urgent de faire reconnaître
et garantir le droit au logement

Le 1er octobre s'est tenue la 26e Journée mondiale de l'habitat. Depuis 1986, les Nations unies soulignent cette Journée dont le but est de susciter un grand nombre d'actions à travers le monde pour attirer l'attention sur les problèmes des mal logés. Le thème retenu pour cette année est « Des villes en changement, des opportunités se construisent ».Cette année encore, les activistes et la population de partout à travers le monde ont tenu des actions et des réunions pour exiger la pleine reconnaissance du droit au logement.

Lors d'un point de presse tenu à Montréal, le Regroupement des comités logement et associations de locataires du Québec (RCLALQ) a profité de l'occasion pour lancer officiellement sa campagne nationale pour le contrôle des loyers. Le Regroupement a rappelé que le droit au logement fait partie des droits humains fondamentaux de la Déclaration universelle des droits de l'homme.

Le RCLALQ précise que neuf locataires sur dix, parmi les ménages locataires qui consultent un comité logement, subissent une hausse abusive de loyer. Même les logements insalubres font l'objet d'augmentation abusive. Entre 2001 et 2011, les loyers ont augmenté de 34,5 %, une hausse de 177 $ par mois. Force est de constater que la Régie du logement ne réussit pas à contrôler les augmentations. D'autre part, les hausses de loyers abusives ont des impacts sur les droits des ménages locataires. « Quand des ménages locataires affectent une trop grande part de leurs revenus au logement, il ne reste plus assez d'argent pour subvenir à leurs autres besoins comme se nourrir, se vêtir, s'éduquer, et se divertir », s'indigne France Émond, porte-parole du RCLALQ.

Afin que les droits fondamentaux ne soient plus bafoués, le RCLALQ exige via sa campagne nationale, un contrôle universel et obligatoire des loyers. Pour le RCLALQ, tout le problème réside dans le fait que le fardeau du refus d'une augmentation abusive repose sur les locataires. Or, selon madame Émond, « la méconnaissance de leurs droits, la peur de représailles, le harcèlement, l'intimidation et la pénurie de logements poussent les locataires à accepter les hausses de loyer. » Afin de contrer les augmentations abusives de loyer et protéger le droit au maintien dans les lieux des locataires, le RCLALQ revendique un encadrement des loyers. La réalisation du droit au logement l'exige. En attendant, le RCLALQ soutient qu'il faut geler les loyers car les abus doivent cesser immédiatement.

Ce sont ces revendications que le RCLALQ défendra toute l'année par le biais de sa campagne. Dans un premier temps, le Regroupement dévoilera en présence des médias sa compilation des hausses de loyer 2012. Par la même occasion, le RCLALQ distribuera des dizaines de milliers de dépliants informant les locataires de leur droit de refuser une augmentation de loyer tout en conservant leur logement. Des actions régionales auront lieu à la fin novembre afin de porter notre message aux responsables de l'habitation. Puis, à l'hiver, le RCLALQ organisera une journée d'éducation populaire sur l'encadrement des loyers. Enfin, puisqu'il est du ressort du gouvernement de garantir le droit fondamental au logement, le RCLALQ organisera le 24 avril, lors de la journée des locataires, une manifestation nationale pour exiger un contrôle des loyers.

En cette Journée mondiale de l'habitat, le RCLALQ réitère son engagement à défendre le droit au logement. De plus, il portera la revendication du contrôle des loyers au nouveau ministre de l'habitation, monsieur Sylvain Gaudreault. Il souhaite que le ministre soit sensible aux problèmes que vivent les mal logés.

À Québec, plusieurs groupes de citoyens, dont les groupes membres du FRAPRU réclament que la ville se dote d'une véritable politique d'inclusion pour le logement social. Ils revendiquent notamment que la ville réserve 30 % de l'espace disponible à la Pointe-aux-Lièvres et à la Pointe-D'Estimauville pour la construction de logements sociaux.

À Chicoutimi, la coordonnatrice de l'organisme Loge m'entraide a profité de la journée pour demander que le droit au logement soit inclus dans la Charte québécoise des droits et libertés.

« Le logement n'est pas un bien de consommation, ni une marchandise, c'est un droit. Loge m'entraide va lutter ardemment dans les prochains mois et les années à venir pour y parvenir. Il y a bientôt 40 ans que le Québec a adhéré au Pacte international sur les droits économiques sociaux et culturels où il s'est engagé à respecter le droit au logement. Il est temps d'inclure ce droit dans la Charte québécoise des droits et libertés ».

Le Conseil national de direction d'Habitat pour l'humanité Canada a publié pour sa part les résultats d'un sondage qui révèle que bien que 64 pour cent des Canadiens croient que le logement sera moins abordable à l'avenir, peu d'entre eux croient que le logement est un problème dans leur collectivité.

Selon le président du Conseil national de direction, Brett Marchand, ces résultats démontrent que quoique les Canadiens sachent lire les signes avant-coureurs, peu d'entre eux peuvent mesurer l'ampleur des besoins de logement au Canada.

« Lorsque le coût du logement devient ingérable, les familles doivent faire des choix difficiles pour s'en sortir, du genre servir le petit déjeuner aux enfants avant qu'ils aillent à l'école ou laisser fonctionner le chauffage pendant la nuit », a dit Brett Marchand. « Le manque de logements abordables empêche les familles à faible revenu de briser le cycle de la pauvreté, ce qui augmente les chances de dépendance à long terme aux services sociaux. »

On entend par logement abordable toute situation où les coûts de logement — comprenant les versements de loyer ou les paiements d'hypothèques, les taxes foncières, l'électricité, l'eau, le carburant et autres services municipaux- représentent moins de 30 pour cent du revenu total d'un ménage avant impôts. Le sondage révèle que les ménages de Colombie-Britannique, d'Alberta et d'Ontario étaient les plus susceptibles de dépasser cette limite.

Les autres résultats du sondage révèlent que 35 pour cent des répondants ont diminué leurs achats de nourriture à cause des coûts de logement élevés, un pourcentage qui grimpe à 46 pour cent dans les provinces maritimes.

Un Canadien sur quatre a repoussé le paiement de factures afin de payer son loyer.

84 pour cent des Canadiens croient que le gouvernement devrait agir en matière de logement abordable.

« Les Canadiens doivent comprendre qu'il est important que le logement demeure abordable », poursuit Brett Marchand. « Nous ne pouvons plus croire que la situation ne nous affecte pas. Le problème se retrouve dans toutes les villes et tous les quartiers, parfois même à la porte d'à côté. »

La crise du logement qui se poursuit démontre que les forces du marché ne peuvent résoudre cette crise. Les activistes et la population ont pu constater que ce qui guide ces forces ce n'est pas de garantir le droit au logement, mais d'assurer le profit maximum le plus rapidement possible. La construction des condominiums qui est devenue une affaire multimillionnaire et qui se fait au mépris des logements sociaux en est une preuve concrète.

C'est à l'État que revient la responsabilité de garantir pleinement le droit au logement !

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