Le
                              Marxiste-Léniniste

Numéro 99 - 22 septembre 2012

Les étudiants remportent la victoire
et demeurent vigilants
Vive la lutte des étudiants!


Vive la lutte des étudiants!
Les étudiants remportent la victoire et demeurent vigilants
Un collectif d'enseignants réclame une enquête publique sur le travail policier durant les manifestations étudiantes

Opposition à l'offensive antisociale et antisyndicale en Ontario
Les enseignants et travailleurs de l'éducation défendent leurs droits et les droits de tous
Un Non! retentissant aux attaques du gouvernement McGuinty
Ce que dit la loi qui prétend «donner la priorité aux élèves»


Les étudiants remportent la victoire
et demeurent vigilants
Vive la lutte des étudiants!


Montréal le 22 avril 2012

Le Parti marxiste-léniniste du Québec salue les étudiants et étudiantes du Québec, les professeurs et les parents et ceux qui les ont appuyés pendant leur courageuse et persistante lutte contre la hausse des frais de scolarité. L'annonce le 20 septembre par le nouveau gouvernement du Parti Québécois de l'annulation de la hausse et de l'adoption d'un décret abrogeant les dispositions de la loi 12 (projet de loi 78) a réjoui les étudiants et leurs alliés qui célèbrent leur victoire tout en demeurant vigilants.

« Il faut que les étudiants prennent bien conscience que c'est leur travail au printemps et durant la campagne électorale qui leur permet de crier victoire aujourd'hui. C'est ça qui a fait la différence et aujourd'hui nous récoltons les fruits de notre travail », ont commenté Éliane Laberge et Martine Desjardins, respectivement présidentes de la Fédération étudiante collégiale du Québec (FECQ) et de la Fédération étudiante universitaire du Québec (FEUQ).

« C'est le triomphe de la justice et de l'équité », d'ajouter Martine Desjardins. « Collectivement, on vient d'écrire un chapitre de l'histoire du Québec. Collectivement, on vient de prouver qu'on est capable de se tenir et d'atteindre une des plus grandes victoires du mouvement étudiant. »

« L'annulation de la hausse et de la loi spéciale est évidemment une priorité, mais il faut rapidement régler les problèmes d'Aide financière aux études, ajoute Éliane Laberge. Les étudiants, en reprise de session, n'ont actuellement aucune aide du gouvernement. Il faudra mettre de l'ordre dans le chaos de la rentrée scolaire. M. Duchesne [nouveau ministre de l'Enseignement supérieur] devra s'atteler à régler cette situation ainsi que se pencher sur les récentes modifications apportées par le gouvernement libéral. »

S'adressant à la question de l'organisation du Sommet sur l'éducation postsecondaire qui devrait se tenir dans les 100 jours suivant l'élection du nouveau gouvernement, les représentants de la FECQ et de la FEUQ mentionnent que : « Pour les fédérations, le succès d'un tel sommet repose en grande partie sur sa préparation. Pour ne pas répéter la mauvaise pièce de théâtre du 6 décembre 2010, le gouvernement doit établir une feuille de route claire et précise avec le modus operandi du sommet. Pour aider les étudiants et la population à bien cerner la réalité étudiante, le gouvernement devra rendre publique le plus vite possible, avant le sommet, l'étude sur les conditions de vie des étudiants qu'ils produisent régulièrement. »

« On parle beaucoup de financement universitaire, de contribution étudiante d'accessibilité et de qualité. Mais on parle peu de la gestion des universités voire même, ce qui est encore plus primordial, des objectifs que nous voulons fixés pour développer notre réseau universitaire. Et je ne parle même pas de toutes les questions qui touchent la recherche. Si l'on veut que ce sommet soit un succès, la préparation en est la clé de voûte. Et il faudra mettre en place des solutions qui permettront de poursuivre le travail entamé », poursuit Martine Desjardins.

En conclusion, les présidentes de la FECQ et de la FEUQ déclarent : « Nous avons toujours eu à coeur l'avenir du Québec et cet avenir passe, entre autres et pas uniquement, par un système d'éducation postsecondaire accessible et de qualité. Ce sont les jeunes d'aujourd'hui qui auront à supporter les défis de demain. Donnons-leur tous les outils nécessaires et arrêtons de leur mettre des bâtons dans les roues ».

La Coalition large de l'Association pour une solidarité syndicale étudiante (CLASSE) a également salué le courage et la détermination de tous ceux et celles qui se sont mobilisés durant les derniers mois. Elle note aussi que cette victoire n'est pas la fin de la lutte et que la mobilisation étudiante et populaire doit se poursuivre.



« Si le Parti Québécois décrète aujourd'hui une série de mesures qui répondent à nos revendications, c'est parce que nous avons tenu à nos principes et les avons défendus par une approche combative et rassembleuse », déclare Camille Robert, coporte-parole de la CLASSE. « À l'avenir, notre approche aura gain de cause sur toute mesure régressive. » La CLASSE rappelle qu'elle demeure opposée à toute hausse des frais de scolarité, incluant l'indexation au coût de la vie. « L'éducation est un service public qui doit demeurer accessible, et non une marchandise dont le prix varie selon le marché », poursuit Jeanne Reynolds, co-porte-parole de l'organisation.

« Nous pouvons être fiers et fières de ce que nous avons accompli, mais gardons à l'esprit que le combat pour l'accessibilité à l'éducation ne se termine pas aujourd'hui. En ce sens, nous continuons à défendre la gratuité scolaire comme projet de société », de conclure pour sa part Camille Robert co-porte-parole de la CLASSE.

La Table de Concertation Étudiante du Québec (TaCEQ) dit pour sa part se réjouir de l'annulation de loi 12 et de la hausse des droits de scolarité annoncée à la suite du premier conseil des ministres. « Il ne fait aucun doute que la mobilisation étudiante et populaire des derniers mois a grandement contribué à l'atteinte de ces objectifs », dit-elle dans un communiqué.

« Nous demandons une réelle discussion sur l'éducation postsecondaire dans le cadre de cette consultation. Elle devra couvrir autant le financement des universités que l'endettement étudiant et la recherche, tout en ne perdant pas de vue l'importance de la qualité de l'enseignement », soutient Paul-Émile Auger, secrétaire général de la TaCEQ.

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Un collectif d'enseignants réclame une enquête publique sur le travail policier durant les manifestations étudiantes

À l'instar d'Amnistie internationale et de la Ligue des droits et libertés, un collectif de 131 professeurs et de chargés de cours dont la plupart ont été des témoins directs de gestes de brutalité policière lors de la grève étudiante demande à la première ministre Pauline Marois la tenue d'une enquête publique et indépendante sur la conduite des forces policières.

Le professeur de science politique de l'UQAM, Francis Dupuis-Déri, de qui émane l'initiative, a recensé 3387 arrestations entre le 16 février et le 3 septembre.


À titre de comparaison, fait-il remarquer, lors des sommets du G8 et du G20 à Toronto, on a procédé à l'arrestation de 1200 personnes, un événement qualifié de plus grande arrestation de masse au Canada. Or, durant la grève étudiante « nous avons été témoins de la plus grande vague de répression policière dans l'histoire du Québec », souligne-t-il.

Les enseignants qui ont été tout au long des alliés fidèles s'interrogent sur les interventions policières. Comment expliquer les arrestations de masse, une pratique dénoncée par le Conseil des droits de l'Homme de l'ONU ? Comment expliquer les interventions arbitraires et brutales des policiers dans des manifestations pacifiques ? Comment expliquer l'interpellation de nombreux citoyens, sans raison autre que le port du carré rouge ? « Nous sommes très nombreux à trouver qu'il s'est passé quelque chose d'important », ajoute M. Dupuis-Déri.

Au Québec, le gouvernement libéral a fait peu de cas des critiques. « Plutôt que d'appeler les policiers au calme et à la retenue, plusieurs membres du Conseil des ministres, y compris le premier ministre Charest, ont dénoncé de façon unilatérale la ' violence ' et l' ' intimidation ' des étudiants tout en félicitant les policiers pour l'excellence de leur travail, même après des interventions ayant entraîné des blessures très graves », déplore le professeur de science politique.

« La grève est finie, c'est logique de demander un bilan. Nous avons changé de gouvernement, il y a donc un espoir d'obtenir une réponse positive ».

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Opposition à l'offensive antisociale et antisyndicale en Ontario

Les enseignants et travailleurs de l'éducation défendent leurs droits et les droits de tous


Les enseignants et travailleurs de l'éducation de l'Ontario refusent d'abandonner leur opposition à loi 115, la loi ironiquement appelée Loi donnant la priorité aux élèves, qu'a finalement adoptée le gouvernement libéral de Dalton McGuinty. Le 14 septembre, dans le cadre d'une journée d'action appelée par la Fédération des enseignantes-enseignants des écoles secondaires de l'Ontario (FEESCO), la Fédération des enseignantes-enseignants des écoles élémentaires de l'Ontario (FEEO) et le Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP), des enseignants et travailleurs de l'éducation ont manifesté devant les bureaux de circonscription des députés qui ont voté pour la loi partout dans la province. Ils ont appelé à l'unité de tous contre le diktat McGuinty et l'attaque contre les droits.

La Loi donnant la priorité aux élèves invoque « des circonstances exceptionnelles » (l'existence d'un déficit budgétaire!) pour suspendre le droit des employés de l'éducation de négocier leurs conditions de travail collectivement et interdit les grèves et lockouts pour une période de deux ans. Puisque la restriction peut être prolongée par simple décret ministériel, elle établit à toute fin pratique une nouvelle norme et celle-ci pourra être appliquée à d'autres travailleurs du secteur public en invoquant le même prétexte.

Il y a eu des manifestations à Toronto, Woodbridge, Thunder Bay, Manitouwadge, Chesley, London, Mississauga, Brampton, Kingston, Sarnia, Pembroke et Ottawa.


Devant le bureau d'Ottawa du premier ministre Dalton McGuinty


Devant le bureau du député de Kingston John Gerretsen


Devant le bureau du député de Pembroke John Yakabuski

Des étudiants du secondaire ont également participé à différentes actions de protestation à travers la province en appui aux enseignants et pour dénoncer la Loi donnant la priorité aux élèves. « Si je comprends bien, en enlevant aux enseignants leur droit de grève et en gelant leurs salaires, le gouvernement nous donne la priorité à nous les élèves?, écrit un participant. Ceux-là qui nous aident à développer les aptitudes dont nous avons besoin pour fonctionner dans la société méritent une compensation adéquate pour leur travail. »

Plus de 250 personnes se sont rassemblées devant les bureaux de la ministre de l'Éducation Laurel Broten, à Etobicoke. Les orateurs ont fait remarquer que les enseignants et les travailleurs de l'éducation sont la cible d'une offensive généralisée contre l'ensemble des travailleurs du secteur public et cette lutte est pour tous les travailleurs des secteurs public et privé. Quand un orateur a lancé: « Qui seront les prochains? », la foule a répondu: « Tout le monde! » Une enseignante qui a vécu l'offensive antisociale du gouvernement Harris dans les années 1990 a dit n'avoir jamais vu une loi aussi antidémocratique que la loi 115. Elle a dit que le gouvernement McGuinty agissait par motivation idéologique.

À Barrie, où la ministre de l'Éducation était de passage pour annoncer l'ouverture d'une école élémentaire, plus de 60 enseignants et travailleurs de l'éducation en colère sont allés à sa rencontre. La ministre a tenté de reprendre la rengaine du gouvernement qui consiste à dire que les enseignants « tiennent les élèves et leurs familles en otage ». « Je comprends qu'il y ait un conflit entre eux et moi, mais je leur demande de ne pas mêler les élèves à cela », a-t-elle dit. La réplique était sur les pancartes: « Nous voulons négocier avec notre commission scolaire. Nos commissaires comprennent notre situation, pas la ministre » et « Ce n'est pas une question de salaire, c'est que nos droits sont attaqués. »

Devant les bureaux du député conservateur Jim Wilson à Collingwood (les conservateurs ont appuyé le gouvernement minoritaire libéral de McGuinty), les enseignants et représentants syndicaux ont expliqué l'importance de poursuivre la résistance à cette loi, même si elle est déjà adoptée, parce que « c'est le droit à la négociation collective que nous sommes en train de perdre ». Une enseignante a dit que cette loi n'est que le début de l'érosion des droits des travailleurs en Ontario. Après les enseignants, ce sera le tour aux infirmières, puis aux autres travailleurs du secteur public, puis à tous les travailleurs dont les droits sont régis par des lois provinciales, a-t-elle expliqué.



Etobicoke


Rassemblements à Mississauga devant les bureaux des députés Linda Jeffrey et Charles Sousa



Windsor

(Photos: FEESCO, LML, L. Wiatrowski)

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Un Non! retentissant aux attaques
du gouvernement McGuinty

Près de 20 000 enseignants et travailleurs de l'éducation et supporters, venus de tous les coins de la province, ont manifesté devant l'assemblée législative de l'Ontario le 28 août pour ensemble dire Non ! au projet de loi 115 du gouvernement libéral de Dalton McGuinty, la soi-disant Loi donnant la priorité aux élèves. Des organisations d'enseignants de partout au Canada ont participé au rassemblement, ainsi que des travailleurs du secteur public des autres provinces.

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Ce que dit la loi qui prétend
«donner la priorité aux élèves»

Le 11 septembre, le gouvernement libéral minoritaire de Dalton McGuinty a adopté le projet de loi 115, Loi donnant la priorité aux élèves, grâce à l'appui du Parti conservateur de Tim Hudak, élevant d'un cran l'offensive destructrice contre les droits des enseignants et travailleurs de l'éducation de l'Ontario. Les députés libéraux et conservateurs ont manqué à leur devoir de défendre le droit public et l'ont fait en invoquant de prétendus idéaux supérieurs.

Le gouvernement ontarien a adopté cette loi qui, comme on le voit par son titre, s'inspire de la « No Child Left Behind Act » de George W. Bush, dans la foulée de l'offensive du gouvernement canadien de Stephen Harper contre les droits fondamentaux au nom de la protection des droits de l'individu. Il invoque le déficit budgétaire de la province comme « circonstances exceptionnelles temporaires » et prétend défendre l'« intérêt public » en imposant des restrictions à la négociation collective pour une période de deux ans commençant le 1er septembre 2012. La « période de restriction » pourra être prolongée pour une troisième année par simple décret de la ministre de l'Éducation. Elle s'applique aux employés syndiqués et non syndiqués des commissions scolaires et des écoles financées par les fonds publics sous autorité provinciale.

Durant cette « période de restriction », le gouvernement s'accorde d'importants pouvoirs lui permettant de dicter les conditions de travail et les salaires conformément aux « restrictions budgétaires » annoncées dans le budget d'austérité. Tous les mécanismes de la loi du travail permettant aux enseignants et autres employés de l'éducation publique de défendre leurs droits sont levés. Le gouvernement peut donc agir impunément et sans rendre de comptes au parlement. La loi suspend à toute fin pratique les droits de négociation collective et interdit les grèves et les lockouts durant la période visée.

Le premier ministre affirme que la loi représente une « approche équilibrée » contraire à celle préconisée par les conservateurs. Mais c'est pour cacher que les libéraux et les conservateurs ont le même objectif antisocial, soit de saper le droit des travailleurs de décider de leur avenir et de retirer des milliards de dollars des programmes sociaux pour payer les monopoles par le service de la dette et les subventions.

La loi est adoptée à l'heure où 18 des 21 syndicats de la province représentant les enseignants et travailleurs de l'éducation négocient leurs conventions collectives et que les enseignants des écoles catholiques ont indiqué qu'ils n'acceptent pas les paramètres de négociation imposés par le gouvernement.

Imposition de paramètres de négociation

Au nom de la « restriction », la loi accorde de nouveaux pouvoirs à la ministre de l'Éducation lui permettant d'imposer des conventions collectives aux enseignants et travailleurs de l'éducation ainsi qu'aux commissions scolaires. Elle le fait en imposant que les conventions collectives doivent contenir certains paramètres ou certaines dispositions suivant le modèle du Protocole d'entente entre le gouvernement et l'Association des enseignants des écoles catholiques anglophones, qui comprend : un gel des salaires pour la période visée ; une baisse de salaire de 1,5 % pour les enseignants sous forme de trois journées de congé sans solde ; la cessation des crédits de congé de maladie et une restriction du remboursement pour crédits de service accumulés à la retraite ; la restructuration du régime de congé de maladie à long terme ; une restructuration de la grille salariale ; l'imposition de nouvelles conditions sur le recours aux évaluations diagnostiques des élèves.

La loi déclare « inopérante » toute disposition d'une convention collective qui contredit ces paramètres et interdit les grèves, les lockouts et la conciliation durant la période visée.

Exécution de la loi

Les commissions scolaires élues doivent soumettre au ministère un rapport de conformité signé par le directeur qui montre comment elles appliquent les conditions stipulées dans la loi. Cela veut dire que dorénavant les directeurs des commissions scolaires doivent rendre compte directement à la ministre de l'Éducation plutôt qu'à la commission scolaire dûment élue.

La loi donne à la ministre le pouvoir de conseiller au lieutenant-gouverneur d'imposer un contrat, d'interdire la grève et d'interdire « à un dirigeant, à un agent ou à un représentant de l'agent négociateur de recommander, de provoquer, d'appuyer ou d'encourager une grève par des employés représentés par l'agent négociateur ». Bref, même la tenue d'un vote de grève serait punissable.

La loi permet au lieutenant-gouverneur d'intervenir pour mettre fin à une grève ou un lockout, d'ordonner aux employés de retourner au travail et d'ordonner aux commissions scolaires de reprendre leurs activités normales.

Ces dispositions de la loi peuvent être appliquées de façon rétroactive, ce qui inclut le remboursement de compensations versées aux employés dépassant les nouvelles conditions établies.

Impunité

La loi stipule que la Loi des relations de travail et la Loi sur les relations de travail de l'Ontario ne peuvent être invoquées pour contester les nouvelles dispositions, pas plus que le Code des droits de la personne, la Loi sur l'équité salariale, la Loi sur les normes d'emploi ou même la Constitution. Elle interdit spécifiquement toute contestation de la constitutionnalité des nouvelles dispositions par la Commission des relations de travail ou un arbitre de conflit.

De même, aucune commission scolaire et aucun officier, employé ou agent d'une commission scolaire ne peut faire l'objet de poursuites pour avoir appliqué la loi « de bonne foi ».

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