Le
                              Marxiste-Léniniste

Numéro 94 - 10 septembre 2012

Le Canada hooligan

La rupture des relations avec l'Iran


Le Canada hooligan
La rupture des relations avec l'Iran
L'Iran et la Syrie déclarés «États soutenant le terrorisme» - Enver Villamizar
La diffamation de l'Iran par le Canada - Nathan J. Freeman

République populaire démocratique de Corée
Célébrations du 64e anniversaire


Le Canada hooligan

La rupture des relations avec l'Iran

Le gouvernement du Canada a annoncé vendredi le 7 septembre que « le Canada a fermé son ambassade en Iran, cette mesure prenant effet immédiatement, et déclaré persona non grata tous les diplomates iraniens encore en poste au Canada. » Les relations diplomatiques entre le Canada et l'Iran sont donc rompues.

Ce geste fait suite au succès diplomatique remporté par la République islamique d'Iran lors du 16e sommet du Mouvement des non-alignés tenu à Téhéran du 26 au 31 août, au sujet duquel le Canada était resté étrangement silencieux. L'importance du sommet qui réunissait 129 pays membres de l'ONU était telle que le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon s'était vu forcé d'y participer. La concertation diplomatique du sommet des non-alignés a constitué un solide appui au principe de la non-ingérence dans les affaires de pays souverains et à la résolution pacifique de tous les conflits actuels.

La présence de tant de pays au sommet de Téhéran montre que ce sont les États-Unis et leurs proches alliés qui sont véritablement isolés dans la diplomatie mondiale aujourd'hui, pas ceux qu'ils ont déclaré être des « États voyous » ou faisant partie de l'« axe du mal ». La rencontre a été un succès malgré la volonté expresse des gouvernements des États-Unis et d'Israël et leur condamnation de l'événement comme « une honte et une tache pour l'humanité », pour reprendre les mots du premier ministre israélien Benjamin Netanyahu.

Le Canada ne voit aucun intérêt à échanger avec le Mouvement des non-alignés. Son animosité s'inspire d'un sentiment de revanche qu'il dirige présentement contre la République islamique d'Iran à qui il reproche d'« instiguer » tous les obstacles à la réalisation de la domination mondiale par l'impérialisme américain.

Mais surtout, la rupture des relations diplomatiques par le Canada semble être la réponse de la machine de guerre impérialiste américaine, dont le Canada fait maintenant partie intégrante. Ce geste cause un tort sérieux non seulement au désir des Canadiens de contribuer à la paix dans le monde mais aussi aux efforts historiques pour établir des relations multilatérales et bilatérales entre le Canada et l'Iran. Il n'est plus possible de soutenir la prétention des gouvernements successifs à faire du Canada un pays amical désirant vivre en paix avec tous les peuples du monde sans discrimination. Cette prétention fait maintenant place à un assaut toutes voiles déployées pour imposer la définition anti-communiste des droits humains, de la démocratie et de l'économie de libre marché, définition héritée de la guerre froide mais que le Canada s'obstine à maintenir, même au risque de plonger l'humanité dans une autre conflagration mondiale. Ces agissements exposent la perfidie derrière les relations irrationnelles que le gouvernement Harper veut établir avec les pays ou les peuples d'Asie occidentale et du Moyen-Orient qui résistent aux cajoleries et à la subversion de l'État sioniste d'Israël.

Le gouvernement canadien cherchait de toute évidence à prendre le gouvernement d'Iran par surprise et à provoquer le choc. Le Canada déclare ainsi à la face du monde qu'il est un hooligan et un État voyou. Le ministre des Affaires étrangères du gouvernement Harper, John Baird, a annoncé la rupture des relations lors de la Conférence de la Coopération économique de l'Asie-Pacifique (APEC) à Vladivostok, en Russie, en présence du personnel diplomatique de nombreux pays. Le représentant des Affaires étrangères d'Iran a tout de suite répondu très fermement au geste conçu pour provoquer. La plupart des participants au sommet de l'APEC, comme bon nombre de ceux qui ont appris la nouvelle par voie de communiqué de presse, ont été étonnés du manque de civisme du gouvernement Harper.

Cette façon de mener des relations diplomatiques est un avertissement au monde entier à l'effet qu'établir des relations bilatérales avec le Canada, est à vos risques et périls. Que cherche à accomplir le Canada avec ce geste haineux et hostile, qui par ailleurs compromet tous les plans des gens d'origine iranienne présentement au Canada en visite ou pour travailler ou étudier ?

Les manoeuvres impérialistes américaines effectuées derrière un écran canadien caractérisent depuis toujours les relations entre le Canada et l'Iran. En novembre 1979, les États-Unis avaient fait équipe avec l'ambassadeur canadien à Téhéran, Ken Taylor, pour organiser la manoeuvre notoire visant à « secourir » une demi-douzaine d'employés de l'ambassade américaine, détenus avec plus de 400 de leurs compatriotes par les Gardes révolutionnaires iraniens. Le geste impulsif et pas très diplomatique des gardes révolutionnaires n'était rien quand on sait tous les crimes ce que les États-Unis ont commis contre la vie et la liberté du peuple iranien au cours des 25 années du régime de leur marionnette, le chah Reza Pahlevi.

Depuis les événements de 1979, Ken Taylor a toujours nié quelque implication que ce soit des États-Unis dans ces actions. Plusieurs ouvrages publiés à l'occasion du 30e anniversaire de ces événements (en 2009) apportaient par contre des preuves qui démentent les protestations d'innocence de Taylor et établissent clairement qu'il a agi comme un agent de la CIA dans cet incident. Et finalement, Ken Taylor a lui-même déclaré il y a quelques jours que la rupture unilatérale des relations avec l'Iran est un geste mal avisé de la part du gouvernement Harper !

Cette rupture unilatérale est un signal de plus qu'il ne s'agit plus de préparatifs de guerre puisque les pays anglo-américains agresseurs sont déjà en guerre contre tous ceux qui refusent de se soumettre à leur diktat. Comme dans les années 1930, la méthode utilisée est d'imposer une situation de guerre à un pays à la fois ou à plusieurs en même temps.

Une volonté de nuire au développement industriel d'Iran

Un autre objectif que vise le Canada par ce hooliganisme est de saboter le développement industriel de l'Iran. L'Iran est un leader mondial du développement de l'expertise scientifique, indépendant du diktat de l'empire américain. À cet égard, l'Iran et le Canada suivent des voies très différentes, notamment en ce qui concerne l'exploitation des combustibles fossiles. Face aux sanctions unilatérales des États-Unis et aux sanctions internationales incitées par les États-Unis pour faire obstacle à ses efforts pour fabriquer des pièces non dispendieuses pour sa base industrielle et d'autres éléments de sa superstructure industrielle, la République islamique d'Iran a démarré son réacteur nucléaire de Bouchehr avec l'intention de produire de l'électricité sur une échelle de masse et éventuellement pallier à la dépendance du pays par rapport aux importations de pétrole raffiné comme source d'alimentation énergétique. Le succès qu'elle a obtenu à cet égard est examiné de près par de nombreux pays en développement qui cherchent aussi à échapper à l'asservissement imposé par les oligarchies financières du FMI et de la Banque mondiale dominées par les États-Unis.

Par ailleurs, la dictature Harper ne manque jamais l'occasion de réitérer son absurde prétention que le Canada est une superpuissance mondiale de l'énergie. Cela s'accompagne de dénonciations faites à l'unisson avec les sionistes israéliens à l'effet que l'Iran représente une menace à l'existence d'Israël. Par contre, il maintient un silence total sur le fait que le produit de l'exploitation des sables bitumineux de l'Alberta est destiné aux chars d'assaut, aux navires de guerre et aux avions d'attaque du Pentagone et reste dans le déni en ce qui concerne la formidable pollution de l'air et de l'eau qu'entraînent cette expansion rapide de l'exploitation des sables bitumineux et leur acheminement vers les raffineries du sud des États-Unis.

La véritable histoire de l'initiative avortée de restaurer des relations bilatérales canado-iraniennes dignes de ce nom dévoile l'essence de la prétention de Harper que le Canada est une superpuissance énergétique. Dans les années 2003-2004, alors que les rapports entre le Canada et l'Iran avaient été gelés pendant toute une génération, et suite à des mois de planification soignée, une délégation d'ingénieurs iraniens s'est rendue dans la zone de raffinerie de l'Alberta pour comparer leurs notes avec des ingénieurs canadiens sur des développements récents dans le raffinage du pétrole. Cela devait servir de point de départ à des contacts de personne à personne dans des domaines d'expertise commune canado-iranienne. Les impérialistes américains ont eu vent de la rencontre qui devait se tenir et ils ont fait courir le bruit à travers la Presse canadienne que la République islamique, sous couvert d'échange bilatéral d'expertise pétrolière, faisait entrer des espions et des saboteurs dans les champs pétrolifères, ce qui eu pour effet de saborder la visite dès sa deuxième journée. On sait très bien par ailleurs que les États-Unis et les services secrets israéliens du Mossad ont assassiné un grand nombre d'experts iraniens en matière nucléaire. Quelles autres accusations le gouvernement canadien va-t-il maintenant porter contre l'Iran, que c'est l'Iran qui est responsable de ces morts ?

Les Canadiens n'accepteront jamais l'intégration à la machine de guerre impérialiste américaine qui vient entre autres avec le mandat de perturber les relations internationales. Cela montre que le Canada n'est plus en train de se préparer à la guerre — il est en guerre ! Les conditions actuelles montrent à quel point il est pressant de nous donner un gouvernement anti-guerre au Canada.

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L'Iran et la Syrie déclarés
«États soutenant le terrorisme»

Le 7 septembre, lorsque le gouvernement Harper a annoncé la fermeture de son ambassade en Iran et qu'il a déclaré tout diplomate iranien au Canada persona non grata, il inscrivait aussi officiellement l'Iran en tant qu'État soutenant le terrorisme selon les pouvoirs que lui accorde la Loi sur la justice pour les victimes d'actes de terrorisme. Le même jour, il annonçait que la Syrie était également un État soutenant le terrorisme.

La Loi sur la justice pour les victimes d'actes de terrorisme a été adoptée le 13 mars dernier avec l'adoption du projet de loi C-10, la loi omnibus sur les activités criminelles. Avec cette loi, les tribunaux du Canada peuvent servir à poursuivre les gouvernements iranien et syrien et à geler leurs avoirs au Canada. L'inscription d'un pays à la liste des « États soutenant le terrorisme » est un acte entièrement arbitraire décidé à la discrétion du ministre des Affaires étrangères en consultation avec le ministre de la Sécurité publique. Cela passe complètement outre au parlement. Le gouvernement pro-guerre, pro-torture, pro-Israël et pro-impérialiste de Stephen Harper peut donc se servir de ce pouvoir qu'il s'est accordé sournoisement avec une loi omnibus pour engager le Canada dans des actes de guerre en déclarant des pays hors la loi. Toutes les prétentions au sujet de la lutte contre les crimes de nature sexuelle dans le discours officiel au moment de l'adoption de la loi omnibus servaient à cacher le véritable objectif.

Durant le débat très limité sur la loi omnibus, la seule partie qui a reçu un appui unanime des partis à la Chambre est celle portant sur la justice pour les victimes d'actes terroristes. Le Parti libéral et son critique aux affaires de la Justice qui appuie notoirement les actes d'agression contre les pays du Moyen-Orient, Irwin Cortler, ont été les plus volubiles. Selon Radio-Canada, l'épouse du ministre de la Défense Peter Mackay, Nazanim Afshin-Jam Mackay, a été particulièrement active dans la campagne pour faire fermer l'ambassade iranienne. La désinformation se poursuivra maintenant avec la prétention que c'est une façon de combattre les atteintes aux droits humains en Iran et en Syrie.

Bien que plusieurs pays maintiennent des listes d'organisations considérées comme « terroristes », le seul autre pays au monde qui a une liste d'« États soutenant le terrorisme » est les États-Unis qui, de pair avec Israël, est le plus grand supporteur et organisateur du terrorisme à l'échelle internationale. L'inscription de l'Iran et de la Syrie fait en sorte que la liste canadienne est maintenant conforme à celle des États-Unis et cela montre que ces mesures font partie de la nouvelle raison d'État du Canada en tant qu'entité intégrée des États-Unis des monopoles d'Amérique du Nord. Cette intégration s'est faite en utilisant les prérogatives des pouvoirs exécutifs des deux pays.

L'inscription de pays comme États soutenant le terrorisme est une atteinte au droit de conscience des Canadiens. Cela vise à criminaliser ceux qui s'opposent à l'agression impérialiste en général et à l'agression contre l'Iran et la Syrie en particulier. C'était le but visé par l'adoption de la Loi sur la justice pour les victimes d'actes de terrorisme. Le chaos qui est délibérément créé en Syrie sert de prétexte pour convaincre les Canadiens de la nécessité de mettre certains pays au ban de la communauté internationale. Le gouvernement Harper commencera-t-il maintenant à inscrire d'autres pays qui échappent à la sphère d'influence de l'empire américain ? Commencera-t-il à criminaliser les Canadiens qui appuient la position indépendante de pays qui cherchent à se soustraire à l'empire américain ? Et pendant ce temps, le Canada ne condamne pas l'assassinat de chercheurs iraniens par les services secrets d'Israël comme des actes de terrorisme d'État, non plus les attaques au drone des États-Unis au Pakistan.

La liste des États soutenant le terrorisme du Canada doit être abolie. On ne doit pas permettre au gouvernement Harper de déclarer des personnes et des pays illégaux. Il y a des normes et des conventions internationales que le Canada doit respecter. Cela montre que si la constitution donne à ce gouvernement les pouvoirs de prérogative lui permettant de faire de telles choses, c'est que la constitution a besoin de renouveau et ça presse.

(Traduction : LML)

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La diffamation de l'Iran par le Canada

En rompant de façon unilatérale et aussi arbitraire les relations avec la République islamique d'Iran vendredi dernier, la dictature Harper qui contrôle présentement le parlement canadien s'est encore une fois tirée dans le pied. Les prétextes que le gouvernement a invoqués pour la rupture des relations sont les suivantes selon le communiqué officiel du ministère des Affaires étrangères :

« Le Canada considère le gouvernement de l'Iran comme étant la menace la plus importante à la paix et à la sécurité mondiales à l'heure actuelle;

« le régime iranien fournit une aide militaire croissante au régime Assad ;

« il refuse de se conformer aux résolutions des Nations unies concernant son programme nucléaire ;

« il menace régulièrement l'existence d'Israël et tient des propos antisémites racistes en plus d'inciter au génocide ;

« il compte parmi les pires violateurs des droits de la personne dans le monde ; et

« il abrite des groupes terroristes auxquels il fournit une aide matérielle. »

Il est remarquable qu'aucun de ces mensonges et demi-vérités n'a quelque chose à voir avec les relations actuelles entre le Canada et l'Iran. Alors pourquoi le Canada est-il préparé à amener nos deux pays au bord de la guerre ?

Le gouvernement canadien annonce la rupture des relations diplomatiques avec un pays avec lequel il a très peu de relations diplomatiques et pour une différence d'opinion concernant un tiers pays (la Syrie).

Les médias monopoles du Canada, sans rien expliquer des rapports régissant les États, se sont tout de suite mis à démoniser les Iraniens, comme si c'était une explication suffisante. Le peuple iranien est désincarné, il ne serait pas un peuple avec une histoire, des aspirations, un projet national, mais tout simplement le porteur d'une menace terroriste, sans compter que la soi-disant cible de cette prétendue menace est nul autre que le plus grand agresseur et terroriste de la région, l'État israélien, au sujet duquel on ne dit rien.

Dans leur empressement à minimiser l'impact de cette décision unilatérale et arbitraire du gouvernement canadien sur la population, les réseaux CBC et CTV ont dit qu'il y avait 120 000 ressortissants iraniens au Canada, sans donner la source de cette information. Selon les sources iraniennes, il s'agirait plutôt de 410 000 personnes.

En fait, les médias monopoles et les représentants du gouvernement canadien abandonnent toute responsabilité envers les Iraniens qui vivent ou travaillent au Canada et qui se retrouvent soudainement dans une situation très délicate. Beaucoup de ces Iraniens ont fait une demande de citoyenneté ou de résidence permanente et attendent le dénouement de leur dossier. Les médias et le gouvernement essaient d'en blâmer le gouvernement iranien qui ne reconnaît pas la double citoyenneté alors que dans les faits seuls une poignée de pays reconnaissent la double citoyenneté.

Mais cela attire plutôt l'attention sur le fait que le Canada manipule le statut des immigrants et nouveaux arrivants et limite leurs droits et privilèges de sorte qu'il y a dans ce pays de très nombreuses personnes qui se retrouvent pendant des années dans un état de « mort civile » (sans aucun droit).

Encore une fois, tout comme lors de sa participation à l'agression en Afghanistan suivant les attentats du 11 septembre 2001, la décision de rompre les relations diplomatiques avec l'Iran a clairement été prise à Washington. Elle lie encore les Canadiens aux ambitions guerrières des impérialistes américains dont la stratégie est d'éliminer la Syrie comme obstacle à l'agression directe contre l'Iran.

Les Canadiens ont intérêt à se poser la question suivante : quand le camp américain déclenchera finalement son assaut contre la République islamique, que restera-t-il de notre souveraineté déjà en lambeaux et pendant combien de temps ?

(Traduction : LML)

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République populaire démocratique de Corée

Célébrations du 64e anniversaire


Grand spectacle de gymnastique et artistique Arirang à Pyongyang le 8 septembre 2011 lors des célébrations
du 63e anniversaire de la fondation de la RPDC.

Le 9 septembre 2012 est le 64e anniversaire de la fondation de la République populaire démocratique de Corée (RPDC) qui est célébré avec enthousiasme révolutionnaire par les patriotes coréens au pays et à l'étranger.

La fondation de la RPDC le 9 septembre 1948 fut un événement de grande importance historique pour le peuple coréen et les peuples du monde. Elle a permis aux Coréens de créer une nation digne et indépendante et d'être maîtres de leur destinée.

La RPDC depuis sa fondation a suivi une marche ardue mais marquée de grandes victoires et contributions à la lutte de l'humanité pour la paix et le progrès. Sa lutte déterminée contre l'impérialisme américain et l'occupation militaire américaine de la Corée du sud continue d'inspirer tous les peuples opprimés et exploités du monde.

Après avoir défait l'occupation militaire japonaise (de 1910 à 1945) et ainsi joué un rôle décisif dans la victoire sur les puissances de l'Axe pendant la Deuxième Guerre mondiale, le peuple coréen victorieux dirigé par le Général Kim Il Sung et l'Armée populaire de Corée (APC) a entrepris de construire un État démocratique moderne sur les ruines de la guerre. Des comités populaires ont été établis dans tout le pays et le peuple coréen a élu ses représentants à une Assemblée populaire en août-septembre 1945, laquelle a proclamé la République populaire de Corée le 6 septembre 1945. Cette République n'a pas vécu longtemps. Les troupes américaines sont arrivées deux jours plus tard et, fidèles à la doctrine de la Guerre froide de Truman de « l'endiguement du communisme » et de la défense des « intérêts américains » sur la péninsule coréenne, elles ont déclaré illégale la République populaire de Corée et commencé à écraser par la force les comités populaires. Le général Douglas MacArthur avait alors déclaré que la Corée serait un « rempart de l'anti-communisme ».

Pendant les trois années suivantes, à travers une campagne sanguinaire de terreur et de brutalité de masse, le gouvernement militaire illégal des États-Unis et ses agents locaux ont criminalisé, arrêté, torturé, emprisonné et assassiné des centaines de milliers de personnes soupçonnées d'être communistes, des « gauchistes » et d'autres patriotes qui résistaient vaillamment à la brutale occupation militaire américaine.

En mai 1948, les États-Unis ont organisé de frauduleuses « élections libres et impartiales » que le peuple coréen a massivement boycottées, et installé au pouvoir par la force des armes leur marionnette Syngman Rhee au poste de président de la République de Corée.


Kim Il Sung s'adresse à la première séance de l'Assemblée
populaire suprême de la RPDC le 10 septembre 1948.

En réponse à ce crime contre le peuple coréen et l'humanité toute entière, et pour garantir sa base révolutionnaire au peuple coréen et l'avenir de la nation, Kim Il Sung a déclaré le 6 septembre 1948 la fondation de la République populaire démocratique de Corée à Pyongyang devant plus d'un million de personnes.

Dans le but de s'emparer de la péninsule coréenne et de l'utiliser pour provoquer une guerre d'agression contre la Chine et l'Union soviétique, les États-Unis ont instigué une guerre civile en Corée suivie de la Guerre de Corée de 1950 à 1953 qui a causé la mort de plus de 4 millions de civils et une destruction à grande échelle de l'économie et de l'infrastructure. Les États-Unis et 17 autres pays dont le Canada ont pris part à cette guerre d'agression sous la couverture du drapeau des Nations unies sous le prétexte mensonger d'une intervention dans un conflit international, le prétexte qui est encore donné aujourd'hui concernant la Syrie ou la Libye. Le Japon, qui venait juste d'être vaincu en tant que puissance de l'axe pendant la Deuxième Guerre mondiale, en grande partie grâce à la lutte héroïque du peuple coréen sous la direction de Kim Il Sung et de l'Armée populaire coréenne, a été utilisé par les forces américaines/onusiennes comme support naval et de ravitaillement.

Les agresseurs ont commis des crimes contre la paix, des crimes contre l'humanité et des crimes innommables, comme des massacres civils, l'utilisation d'armes biologiques et chimiques et des bombardements incendiaires contre des villes du nord sans égard aux victimes civiles. Bien qu'encore toute jeune, la République populaire démocratique de Corée a su rallier le peuple et vaincre les États-Unis, défendant victorieusement l'indépendance du pays et la souveraineté de la nation.


La centrale de la jeunesse Huichon, un des  grands
projets qui ont permis d'élever le niveau de vie de la
population, achevé en avril de cette année.

Le président de la RDPC Kim Il Sung avait dit à cette occasion : « La victoire de notre peuple dans la guerre de Corée fut une victoire du peuple révolutionnaire sur les forces impérialistes, une victoire de l'armée révolutionnaire sur les forces d'agression de l'impérialisme. Elle prouva que le peuple qui se dresse pour la liberté, l'indépendance et le progrès, qui prend en main sa destinée sous la direction d'un parti marxiste-léniniste, ne sera jamais conquis par les forces de l'agression impérialiste. Elle exposa également la vulnérabilité et la corruption de l'impérialisme américain, montrant aux peuples et nations opprimés du monde que l'impérialisme américain n'est pas du tout cet ennemi invincible qu'on prétendait et qu'il pouvait être combattu et vaincu. »

La RPDC a été capable hier et aujourd'hui de surmonter les pires épreuves sous la direction du Parti des travailleurs de Corée d'abord dirigé par le président Kim Il Sung, puis par Kim Jong Il qui a élaboré la politique Songun de priorité à l'armée et maintenant par Kim Jong Un. La RPDC est encore aujourd'hui un pilier de la lutte contre l'impérialisme américain, ce qui est une puissante contribution à la paix mondiale. Tenant tête à la puissance de l'empire militaire américain, connu dans le monde pour son utilisation d'armes nucléaires, chimiques et biologiques, la RPDC exprime non seulement son droit d'être mais le droit de toutes les nations à l'autodétermination et à la légitime défense et la confiance dans la victoire face à toute force agressive.

Tandis que les États-Unis et les médias monopolisés anglo-américains continuent de répandre leur désinformation à l'effet que la RPDC constitue une « menace nucléaire » et un danger pour le peuple coréen et pour le monde, les faits prouvent le contraire. C'est un fait historique que la RPDC a présenté un grand nombre de propositions pour la signature d'un traité de paix avec les États-Unis pour remplacer l'Accord d'armistice de 1953 lesquelles ont été sommairement rejetées par les États-Unis. Les États-Unis sont en train de construire une gigantesque base navale dans l'Île de Jeju en dépit des objections des Coréens du nord et du sud, ils organisent et dirigent des exercices de guerre agressifs sur terre et sur mer qui menacent la RPDC et ils refusent de retirer de la Corée du sud et de ses environs leurs 28 000 soldats, leur arsenal massif de missiles nucléaires et leur autre arsenal militaire de même que leurs navires et sous-marins de guerre. On voit bien qui est pour la paix et qui est pour la guerre.

C'est la RPDC et sa direction qui ont fait toutes les propositions pour la réunification indépendante et pacifique de la Corée sous la bannière « Par la nation coréenne elle-même », lesquelles ont conduit à la signature historique de la Déclaration conjointe Nord-Sud le 15 juin 2000 et à l'Accord du 4 octobre 2007 entre les deux Corées. Ces propositions ont fait progresser le mouvement de réunification et elles font maintenant et pour toujours partie de la conscience politique du peuple coréen malgré la traîtrise du régime anti-communiste vendu aux États-Unis de Lee Myung Bak en Corée du sud qui fait tout ce qu'il peut pour criminaliser et saboter le mouvement pour la réunification de la Corée.

Aujourd'hui, se basant sur sa politique du songun qui donne priorité aux affaires militaires et donne le rôle dirigeant aux forces armées dans l'édification nationale, notamment en tant que main-d'oeuvre principale dans les projets de construction et le développement multilatéral de l'économie, la RPDC est engagée dans un programme audacieux pour élever le bien-être de la population et améliorer son niveau de vie. Sa politique du songun en fait une forteresse imprenable parce qu'elle lui permet à la fois de se défendre contre toute agression et de remplir son objectif de devenir une nation vibrante et prospère.

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