Le Marxiste-Léniniste

Numéro 92 - 3 septembre 2012

Élection du 4 septembre

Tous aux urnes pour un gouvernement majoritaire!
Dehors les néolibéraux!

Élection du 4 septembre
Tous aux urnes pour un gouvernement majoritaire le 4 septembre! Dehors les néolibéraux! - Parti marxiste-léniniste du Québec
L'histoire appelle la classe ouvrière à affirmer son rôle de force dirigeante de la société
Promotion hystérique de la CAQ qui salive à l'idée d'être élue
Encore une tentative de coup électoral - Normand Fournier
Une nouvelle direction pour l'économie - Serge Lachapelle

Festival Armée de culture à Montréal
Non à la militarisation de la culture et de l'espace public! Non à la propagande de guerre dans le port de Montréal!


Élection du 4 septembre

Tous aux urnes pour un gouvernement majoritaire !
Dehors les néolibéraux!

Depuis le début de cette élection, le mouvement sociopolitique pour la vision de société qui reconnaît les droits de tous a continué de prendre de l'ampleur. Les travailleurs de l'aluminium, des forêts, les retraités, les femmes, les jeunes, les professionnels, les Premières Nations et d'autres collectifs du peuple ont saisi l'occasion pour imposer la discussion sur quelle vision de société et quel est l'obstacle immédiat. La conscience collective de saisir l'occasion des élections pour donner une expression politique au mouvement social qui s'est amorcé continue de s'affirmer.

Parce qu'ils appartiennent au vieux monde, les néolibéraux ont cherché à étouffer cette conscience par des arguments qui ne tiennent plus en ces temps de changement. Ils ont tenté de ressusciter la fausse division du corps politique entre « fédéralistes » et « séparatistes » que le peuple avait rejetée. Jean Charest, le représentant le plus fidèle de l'État canadien au Québec, répète à l'infini comme un homme qui a perdu la raison que le choix est entre la « stabilité économique » et « des référendums et l'instabilité ». Les libéraux et les médias monopolisés du Québec et du reste du Canada ont recommencé la campagne de peur, et au comble du ridicule Charest a déclaré que si le PQ est élu « il n'y aura pas d'équipe de hockey à Québec » !

Mais le peuple ne mord pas. Les travailleurs ont répondu qu'un référendum, c'est tout simplement une occasion d'affirmer la vision de société que nous voulons, pour les droits de tous, une occasion de décider collectivement de l'avancement du Québec moderne, alors, pas de problème avec ça.

Aux prétentions de stabilité et de sécurité des néolibéraux, les travailleurs ont répondu que la stabilité économique néolibérale, c'est la stabilité pour les grands monopoles mondiaux mais l'instabilité et l'insécurité permanente pour les travailleurs qui se voient nier leurs droits, y compris le droit à une retraite en sécurité ; pour les communautés qui voient leur échapper tout contrôle de leur économie et de leurs ressources ; pour les jeunes qui sont forcés de s'endetter jusqu'au cou s'ils veulent s'instruire.


En désespoir de cause, les médiaux monopolisés du Canada ont dit que si avec Charest ça ne passe plus, votez pour la Coalition avenir Québec de François Legault. C'était comme se tirer dans le pied puisqu'ils annonçaient ainsi à la face du monde que la CAQ cacarde dans les marais de Desmarais, là où dînent Stephen Harper et compagnie. Legault a passé le reste de la campagne à répéter exactement le même message que les libéraux, que le choix est entre la soi-disant stabilité économique ou le chaos des référendums, heureux de prendre la relève. La pile électrique du petit batteur de tambour Jean Charest était épuisée ; on a rechargé celle de François Legault. C'est l'ADQ redux et on espère faire le même coup qu'en 2007. Mais il faut que l'illusion apparaisse réelle tout de suite, sinon tout disparaît en fumée en un rien de temps.

Ça ne marchera pas. Comment la crise de gouvernance peut-elle être résolue par une manoeuvre médiatique quand cette crise a pour origine le fait que le peuple ne se sent pas représenté ? Cela ne peut au contraire qu'approfondir la crise de crédibilité du système de gouvernance actuel et mettre en relief son impuissance face aux défis historiques. Ce système de partis appartient à une autre époque, quand le corps politique était divisé en fonction d'intérêts privés rivaux. Aujourd'hui il doit répondre au besoin qu'ont les citoyens de s'unir pour identifier, discuter et régler les problèmes auxquels la société fait face. Le peuple ne veut plus être divisé en fonctions d'intérêts qui ne sont pas les siens.

L'élection est depuis le début une tentative d'usurper l'initiative politique du mouvement social qui s'est levé à la défense des droits de tous. Nous devons agir dans la réalité d'un système politique désuet conçu pour porter au pouvoir un parti ou une coalition de partis politiques sur lesquels le peuple n'exerce aucun contrôle. Ce système anachronique ne permet l'expression de la volonté populaire que de façon ponctuelle.

Le PMLQ est d'avis qu'avec cette élection le peuple québécois a la possibilité de donner une expression ponctuelle de sa volonté, de faire un pas dans l'avancement de la vision d'une société qui défend les droits de tous. Il s'agit d'abord de chasser les partisans déclarés de la vision néolibérale de l'Assemblée nationale, d'envoyer paître les Charest et Legault. Il s'agit en même temps que les travailleurs, les jeunes, les femmes et tous ceux qui réclament leurs droits et ont à coeur les intérêts du Québec gardent l'initiative politique. L'élection d'un gouvernement majoritaire du PQ offre en ce moment la possibilité d'exprimer cette volonté : dire clairement Non ! à l'agenda de destruction nationale et sociale et dire oui à des engagements à annuler la hausse des frais de scolarité, à revoir les concessions faites aux monopoles miniers, à protéger les programmes sociaux et à ne pas abdiquer devant l'offensive antisociale et antinationale du gouvernement Harper. Cela veut dire aussi élire les candidats d'autres formations qui s'engagent à ne pas faire de compromis avec l'ordre du jour néolibéral et à ne pas laisser le gouvernement en faire non plus.


L'important est que ce ne sera pas le mot de la fin, bien au contraire. Dans le système actuel, aucun parti n'est capable de représenter l'ordre du jour dont le peuple a besoin. Ce système permet tout au plus de voter pour une approximation de la vision de société du peuple, puisque celle-ci ne peut être formulée que par le peuple lui-même en possession des moyens d'en discuter et de la réaliser.

Il n'y a que la classe ouvrière qui est capable de faire avancer la vision de société du peuple en se constituant en nation, avec comme expression politique l'unité dans l'action. C'est elle qui rassemble autour de la défense des droits de tous, qui est la cause commune de l'ensemble du corps politique et qui est diamétralement opposée à tout ce que proposent les partis du néolibéralisme.

Si le PQ réussit à former un gouvernement majoritaire, comment la classe ouvrière va-t-elle le dissuader de suivre son instinct économique néolibéral ? S'il forme un gouvernement minoritaire, comment la classe ouvrière va-t-elle barrer la voie à la tendance inhérente du système de partis à faire des compromis favorables aux politiques néolibérales pour préserver la stabilité et le pouvoir ? Irons-nous encore en élection pour se retrouver dans la même équation ? Qu'est-ce qui garantira qu'au deuxième tour le peuple parvienne à faire entendre encore plus clairement sa volonté politique ?

La réponse à toutes ces questions est la même : la classe ouvrière doit continuer de développer sa politique indépendante et combattre la division factionnelle du corps politique.

Votons de façon à ce qu'après les élections nous puissions aller plus loin pour insister sur des solutions aux problèmes économiques et sociaux qui soient dans l'intérêt des travailleurs, des femmes, des jeunes et des Premières Nations. Ensemble, nous sommes forts. Divisés par des intérêts partisans que nous ne contrôlons pas, nous sommes faibles. Approprions-nous notre pouvoir décisionnel en créant nos propres organisations qui sont capables d'enquêter et de discuter des vrais problèmes pour voir comment leur apporter des solutions pratiques. Il y a une alternative au néolibéralisme ! Il est possible de créer une société humanisée !

Le 4 septembre, finissons-en avec les libéraux et toutes les vieilles considérations politiques d'une époque révolue et élisons un gouvernement majoritaire que nous tiendrons responsable de la réalisation des politiques que nous demandons. Notre stabilité est dans la lutte pour les droits de tous ! Tous aux urnes le 4 septembre pour défaire les néolibéraux et leurs projets antisociaux et antinationaux !

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L'histoire appelle la classe ouvrière à affirmer
son rôle de force dirigeante de la société

Les travailleurs vivent à une période où l'histoire appelle les véritables producteurs des biens et dispensateurs des services à prendre le contrôle et la direction de leur vie, de l'économie et des affaires politiques. Les travailleurs modernes sont instruits et qualifiés dans leurs domaines, et cela comprend le plus important des domaines : ils sont capables de penser et de gérer leurs affaires sans l'ingérence de ceux qui, invoquant le droit naturel ou hérité, imposent leur volonté antisociale étroite et le privilège de classe à la direction de la société.

Ceux qui travaillent dans le secteur de l'éducation peuvent administrer le système d'éducation. Avec les étudiants, ils peuvent décider de la direction de l'éducation publique et d'un développement positif pour servir les besoins de la population et de la société. Pourquoi avons-nous besoin de décideurs extérieurs qui viennent dicter à ceux qui travaillent dans le secteur et aux étudiants ce dont a besoin notre système moderne ?

La même chose vaut pour les secteurs de base de l'économie où, en contradiction avec la réalité moderne, des monopoles mondiaux et leurs représentants politiques dictent leur volonté étroite et imposent leur conception du monde aux dépens du droit public, de la volonté publique et de la conception du monde publique. Le droit de monopole prive ceux qui produisent les biens et dispensent les services de leur droit de contrôler leur secteur, de décider de sa direction et d'harmoniser les relations avec les autres secteurs de l'économie.

Les exemples immédiats de l'assaut antisocial néolibéral sont nombreux et sérieux, au fédéral comme au provincial. Les premiers ministres distribuent les ordonnances à gauche et à droite aux travailleurs et à d'autres secteurs de la société, les privant de leurs droits, tout en annexant le pays à l'impérialisme américain ; les travailleurs n'ont pas de sécurité et sont privés de leurs droits sociaux et économiques ; les monopoles du secteur forestier, de l'acier, de l'automobile, des mines et autres extorquent des concessions antiouvrières et détruisent le secteur manufacturier ; et la liste continue.

Les monopoles mondiaux et leurs représentants politiques privent les travailleurs de leur droit de résoudre les problèmes, de gérer et de diriger leurs affaires dans leur secteur respectif et plus généralement de l'économie socialisée et de la société. L'histoire appelle les vrais producteurs des biens et dispensateurs des services à priver les dictateurs autoproclamés du pouvoir de priver les travailleurs de leur droit moderne de se gouverner, de gouverner leurs secteurs, leurs régions et leur pays.

La défense des droits des travailleurs va droit au coeur de l'édification nationale moderne. Que les vrais producteurs contrôlent leur travail, ce qu'ils produisent et les services qu'ils dispensent, cela a à voir avec ce que veut dire être humain. Sans pouvoir politique pour établir la direction de l'économie et intervenir pour défendre leurs intérêts et ceux de la société, les vrais producteurs sont à la merci de forces naturelles et sociales sur lesquelles ils n'ont aucun contrôle. L'histoire demande l'harmonie entre ceux qui produisent les besoins et dispenses les services et leurs moyens de production et l'économie ; l'histoire demande des rapports socialisés de production qui correspondent à la socialisation des forces productives. La responsabilité sociale des travailleurs est de réaliser cette harmonie.


Les travailleurs se posent la question : comment se fait-il que notre volonté populaire est aujourd'hui écrasée politiquement, économiquement et légalement ? Comment se fait-il que la petite minorité riche et ses partis politiques parviennent à promouvoir et à politiser les intérêts privés des monopoles mondiaux en utilisant nos institutions publiques ? Comment se fait-il que des partis néolibéraux se font porter au pouvoir partout au pays en contradiction avec la volonté de la vaste majorité de la population ? Comment se fait-il que la classe ouvrière aboutisse avec des premiers ministres aussi réactionnaires que Harper, Charest, et les autres à travers le pays qui bafouent ses intérêts, le droit public et l'intérêt général de la société ?

La réponse est simple : les travailleurs n'ont pas encore répondu à l'appel de l'histoire. Les travailleurs individuels et leurs collectifs ont tout à gagner à participer à des actes conscients pour affirmer leurs droits et leur dignité et répondre à l'appel de l'histoire. La classe ouvrière et son mouvement social et politique indépendant a le pouvoir d'arrêter l'offensive antisociale néolibérale des monopoles mondiaux et de leurs représentants politiques mais ne s'est pas encore mobilisée pour mener des actions soutenues avec analyse et montrer le vrai pouvoir du nombre et sa détermination.

Organisons-nous au travail et dans les quartiers pour mobiliser toute la nation québécoise pour chasser les libéraux de Charest et ceux qui concilient avec eux le 4 septembre.

Organisons-nous au travail et dans les quartiers pour participer aux actions pour dénoncer les lois antisociales et les attaques contre l'éducation et la santé par les néolibéraux.

Organisons-nous au travail et dans les quartiers pour défaire l'offensive antiouvrière des néolibéraux.

Organisons-nous au travail et dans les quartiers pour être aux côtés des travailleurs des forêts et des mines pour repousser l'extorsion des monopoles mondiaux qui réclament des concessions qui auront pour effet de baisser le niveau de vie et les conditions de travail de tous les travailleurs.

À tous les jours, organisons-nous au travail et dans les quartiers pour faire une différence en participant à des actes conscients pour unir la classe ouvrière, défendre ses droits et les intérêts de tous et faire avancer l'histoire.

Que la classe ouvrière prenne le contrôle de ses ressources, de l'économie et de sa vie ! Que les vrais producteurs des biens et dispensateurs des services répondent à l'appel de l'histoire et affirment leur rôle de dirigeants de la société !


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Promotion hystérique de la CAQ
qui salive à l'idée d'être élue

Le Globe and Mail et le National Post, ainsi que La Presse, ont décidé de faire la promotion de la Coalition Avenir Québec (CAQ) et de son chef François Legault qui salive à l'idée de prendre le pouvoir ou de devenir l'opposition officielle suite à l'élection du 4 septembre. Selon ces propagandistes de l'État anglo-canadien, la CAQ et son chef seront d'excellents champions de l'escalade de l'offensive antisociale, de la privatisation de l'éducation et de la santé et l'effort écraser une fois pour toutes la demande de souveraineté du peuple québécois qui, d'après eux, est le plus grand danger auquel fait face le Canada aujourd'hui. Ils persistent à définir le mot souveraineté comme étant non pas l'acte d'un peuple qui prend une décision souveraine mais comme un choix entre être pour le Canada ou contre le Canada. De cette façon ils persistent à diviser le peuple plutôt que de le laisser s'unir dans l'affirmation de sa volonté collective. S'ils répètent cette propagande encore aujourd'hui, c'est qu'ils n'ont rien de mieux à offrir.

« Confrontée à la réalité d'un État qui n'est plus viable, écrit le Globe and Mail dans son éditorial du 31 août, la CAQ est prête à tenter des expériences avec le système d'éducation, à encourager l'esprit d'entreprise et la haute technologie, et à ouvrir plus de portes dans le système de santé que n'en a ouvertes le Parti libéral. La CAQ se promeut elle-même comme une force de changement, ce qui est une bonne chose mais est néanmoins un aveu qu'elle n'a pas d'expérience du pouvoir. Les éléments souverainistes du parti sont cause d'inquiétude. Monsieur Legault, en dépit de son nationalisme très enraciné, affirme qu'il votera contre la souveraineté dans tout référendum qui se tiendra dans les dix prochaines années. » Le National Post promeut également la CAQ et son chef, notamment parce qu'ils ne sont pas pour le déclenchement de « querelles constitutionnelles ».

À la veille de l'élection, la CAQ s'adapte très vite pour profiter de cette promotion.

Déjà le 29 août, Le Devoir citait François Legault évoquant des « points en commun importants » avec le gouvernement de Stephen Harper sur les dossiers comme l'élimination de milliers d'emplois dans les sociétés d'État, telles Hydro-Québec, comme une base d'échange pour des concessions sur des questions comme les mariages de même sexe ou l'avortement.

Legault s'est maintenant fait le plus grand adversaire de la tenue d'un référendum sur la souveraineté du Québec et il a repris à son compte le langage de Charest à propos des « extrémistes radicaux » qui vont s'emparer du Québec si la CAQ n'est pas élue ou si elle ne forme pas une opposition officielle forte. Il s'est fait l'agitateur en chef de l'épouvantail en répétant qu'une victoire du Parti québécois et la tenue d'un référendum sur la souveraineté signifieraient turbulences et chaos pour le Québec.

Voter pour le PQ reviendrait à « remettre le contrôle de notre avenir entre les mains de quelques extrémistes radicaux, dit Legault. La CAQ est la seule option pour rallier cette écrasante majorité d'électeurs qui n'en veulent pas de référendum. » À un .électeur qui lui demandait devant les caméras quel est son programme, il a répondu : « Pas de référendum. La santé et l'éducation ! »

Cela en dit long sur la nécessité de bloquer toute coalition néolibérale le 4 septembre et dans la période qui suivra l'élection.

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Encore une tentative de coup électoral

Vendredi le 31 août, la firme de sondage CROP rendait public son quatrième et dernier sondage de la présente campagne électorale au Québec. Le sondage révèle que le Parti libéral de Jean Charest se dirige vers le pire score de toute son histoire. Même Charest et le député Pierre Paradis sont sérieusement menacés dans leur circonscription respective. Le PLQ serait à toute fin pratique balayé de la scène politique québécoise.

Le sondage met surtout l'accent sur la faible marge qui sépare le Parti québécois (PQ) de Pauline Marois de la Coalition Alliance Québec (CAQ) de François Legault. Le sondage donne 32 % au PQ, 28 % à la CAQ et 26 % au PLQ. Le PLQ ne recueillerait que 19 % des électeurs francophones.

En accordant beaucoup de couverture, beaucoup d'importance au fait que le prochain gouvernement serait un gouvernement du Parti québécois minoritaire, en remettant à l'avant scène la question du référendum ; c'est un appel à peine voilé de voter pour la CAQ qui est lancé aux électeurs traditionnels du Parti libéral du Québec.

La classe monopoliste du Canada et du Québec organise ainsi pour bloquer la voie au PQ. Tous ses médias ont repris dès sa sortie le sondage de la firme CROP. Ainsi ils tentent de bloquer la voie à la volonté populaire des travailleurs et des différents collectifs du Québec, de chasser du pouvoir Jean Charest et son Parti libéral, aussi d'empêcher tout parti prônant le néolibéralisme et ses mesures antisociales de s'allier pour former le prochain gouvernement.

Lors de la fin de semaine des 22-23 août, les attaques concertées de la CAQ et du PLQ contre PQ et de Pauline Marois laissaient entrevoir une possible union ou du moins un support du PLQ, en perte d'espoir, à la CAQ. C'est chose faite.

Les électeurs québécois en ont assez de Charest et de son Parti libéral corrompu, de son offensive antisociale. Ils ne vont pas céder aux appels des sirènes de la classe monopoliste. Les travailleurs québécois et les différents collectifs de la société demandent un accroissement des investissements dans la santé et l'éducation, un régime de pension public, le respect des droits de tous sans exception, et de cesser de payer les riches.

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Une nouvelle direction pour l'économie

Dans un communiqué émis le 30 août, le Collectif pour un Québec sans pauvreté rappelle qu'il coûtera moins cher d'éliminer la pauvreté que de continuer à la tolérer.

« Au Québec, près d'un million de personnes vivent en situation de pauvreté. De ce nombre, plus de 750 000 n'ont même pas un revenu suffisant pour couvrir leurs besoins de base reconnus. La pauvreté use. Les personnes qui la vivent ont davantage de problèmes de santé et leur espérance de vie est inférieure au reste de la population. C'est beaucoup de talent et de potentiel gaspillé. La société québécoise n'a pas les moyens de renoncer à la pleine contribution de ces personnes », d'affirmer Robin Couture, porte-parole du Collectif.

Selon le Centre d'étude sur la pauvreté et l'exclusion (CEPE), la pauvreté entraîne des coûts sociaux de 5 milliards $ par année, au minimum. « La lutte à la pauvreté et aux inégalités sociales devra être vue par le prochain gouvernement comme un investissement, et non une dépense. Tous les arguments sont là pour convaincre la population qu'à terme, le Québec gagnerait largement au change », d'ajouter M. Couture.

Tout au long de cette élection, on a assisté à la lutte entre deux visions de société. D'un côté il y a ceux qui considèrent qu'un Québec moderne a besoin d'une nouvelle direction pour l'économie qui garantira les droits de tous et toutes. C'est le point de vue défendu par la classe ouvrière qui, en tant que productrice de toutes les richesses, a le premier droit de réclamation à cette richesse et ne peut pleinement la réclamer sans du même coup défendre les droits de tous.

De l'autre côté, on retrouve cette infime minorité de riches représentée par le PLQ et la CAQ qui se targue d'être préoccupée par l'économie. Depuis le début du déclenchement des élections, les médias monopolisés ne cessent de répéter ce mensonge éhonté. À trois jours du vote, les néo-libéraux du PLQ et de la CAQ viennent de répéter leur menace, à savoir que la population a le choix entre l'économie et le référendum. Mais ceux qui ont des yeux pour voir et des oreilles pour entendre savent très bien que lorsqu'ils parlent d'économie, cela veut dire mettre toutes les ressources de l'État au service des monopoles pour la concurrence sur les marchés internationaux.

Ces élections doivent servir à avancer le programme de la classe ouvrière et ses alliés, soit mettre fin à la politique de payer les riches et avancer vers une nouvelle direction pour l'économie qui garantira les droits de tous et toutes.

C'est la seule voie vers l'avant !

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Festival Armée de culture à Montréal

Non à la militarisation de la culture et
de l'espace public! Non à la propagande
de guerre dans le port de Montréal!

Du 31 août au 3 septembre dans le Vieux Port de Montréal, se tient le Festival Armée de culture. Après la visite des navires de guerre dans le port de Montréal à la fin juillet, c'est au tour de ce festival de promotion de la culture de guerre à prendre la relève de la militarisation de l'espace public.

Organisé en moins de quatre mois, affirme le directeur de l'événement Sylvain Deschênes, le festival Armée de culture est financé directement par le gouvernement du Canada, Défense nationale et les Forces canadiennes, les Anciens Combattants et Patrimoine canadien. Armée de culture entend « démystifier ce qu'est un militaire, mettre l'accent sur son professionnalisme, mettre en valeur le patrimoine militaire, les gens qui donnent leur vie pour leur pays et mettre de l'avant toutes les réalisations et les faits historiques des diverses batailles du passé ». « On vise les familles, a précisé M. Deschênes. Les forces armées ont le devoir de connecter avec la population : elles doivent se rendre accessibles et être capables de discuter de leur travail. Un des buts du festival est donc de bien comprendre ce que font les militaires, ce que ça implique comme vocation. Il y a un but éducatif, informatif et de transmission. »

Ces déclarations sont pernicieuses car elles présentent hors contexte le rôle des Forces canadiennes et du Canada dans le monde au service des visées américaines. On taie toute discussion sur le rôle actif du gouvernement proguerre de Stephen Harper du côté des États-Unis. Le gouvernement canadien et ses forces armées tentent de varier leur approche auprès de la jeunesse et les familles pour le recrutement au service des fauteurs de guerre que sont les États-Unis contre les peuples du monde. Ces activités se mènent dans le contexte d'une situation internationale dangereuse aggravée par l'encouragement et la participation du Canada aux guerres d'agression et menaces des États-Unis en Irak, en Afghanistan, en Libye et ailleurs. Mais cela, il ne faut pas en discuter. On taie la vive opposition des peuples du Québec et du Canada à la participation du Canada dans toutes guerres d'agression et d'occupation et toute discussion sérieuse sur le rôle du gouvernement de guerre de Harper qui poursuit son agenda, présentant le festival comme une simple activité familiale.

Ce festival est un autre geste de militarisation de la culture et de l'espace public et une tentative d'y joindre la jeunesse. Le but est de créer un sentiment d'impuissance devant la machine guerrière et de miner le mouvement de résistance face aux préparatifs de guerre et au fascisme montant. Alors que nos jeunes luttent pour le droit à l'éducation, le droit d'étudier et de s'éduquer dans les meilleures conditions possibles, jouant un rôle actif pour servir la société, des sommes immenses sont détournées pour tenter d'amadouer et de séduire la jeunesse et les familles pour des fins opposées.

Des artistes indignés par cette glorification du militaire organisent des activités pour contrer le festival, sous le thème : OFF-Festival/mettons ce festival à OFF. http://www.facebook.com/events/217918428334770/

Opposons-nous au festival Armée de culture dans le port de Montréal !

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