Le Marxiste-Léniniste

Numéro 90 - 30 août 2012

Tous aux urnes le 4 septembre pour défaire
la vision de société néolibérale

Disons non à la destruction nationale!


Tous aux urnes le 4 septembre pour défaire la vision de société néolibérale
Disons non à la destruction nationale!
Occupons l'espace du changement
L'enjeu

Appel aux travailleurs
Exigeons une nouvelle direction pour l'économie, pour que la crise soit résolue en faveur du peuple

Appui à la lutte étudiante
L'élection sert à détourner l'attention de la justesse de la cause étudiante
Le fondement antisocial de la demande que les étudiants « fassent leur part »
La grande manifestation du 22 août à Montréal exprime à nouveau la volonté d'en finir avec les politiques de destruction du gouvernement Charest

Les 25 candidats du PMLQ


Tous aux urnes le 4 septembre pour défaire
la vision de société néolibérale

Disons non à la destruction nationale!

En ce moment au Québec le premier ministre Jean Charest et son parti sont la cible de la colère populaire pour plusieurs raisons. La plus importante est que le Parti libéral est enfoncé jusqu'au cou dans tous les scandales de corruption imaginables. Cela est lié au fait que depuis neuf ans il s'affaire à détruire la nation avec des magouilles pour payer les riches comme son Plan Nord. Les ententes secrètes, la braderie des ressources aux dépens du mode de vie des communautés et des Premières Nations, la destruction de l'environnement, l'attaque contre les associations étudiantes et les syndicats, contre les normes de santé et sécurité au travail et contre le niveau de vie, tout cela fait partie de cette frénésie pour enrichir les riches aux dépens de la société dans son ensemble. On n'élit pas un gouvernement pour lui donner accès aux avoirs de la nation pour enrichir une poignée de personnes !

La hausse des frais de scolarité qui a provoqué le mouvement de grève étudiante fait partie de cette corruption qui accompagne les partenariats privés entre des gouvernements et des financiers, permettant à des intérêts privés d'empocher des fonds publics. Le coût n'est pas « 50 cents par jour » comme le prétend Jean Charest, c'est l'endettement des étudiants ; c'est que l'éducation est mise au service d'intérêts privés plutôt que l'intérêt social.

L'attaque contre les syndicats, les tentatives de priver les retraités de leurs pensions et les ententes secrètes sur l'hydro- électricité et les mines, le sous-financement de la santé et les autres problèmes auxquels le peuple québécois est confronté aujourd'hui, tout cela est attribuable à la vision néolibérale du gouvernement actuel et ses magouilles pour payer les riches. C'est surtout attribuable au fait que cette vision de société prive le peuple de ses institutions publiques et du droit d'avoir son dire sur les décisions qui le concernent.

Dans cette élection, c'est cette vision de destruction nationale qui est en jeu. Il faut infliger une défaite décisive au Parti libéral mais aussi s'assurer qu'aucun autre parti ou coalition de partis fondée sur la vision néolibérale ne puisse prendre le contrôle de l'Assemblée nationale. Il faut en finir avec cette situation où un parti ou une coalition de partis peuvent se servir de leur position de force à l'Assemblée nationale pour adopter des lois sur lesquelles le peuple n'exerce aucun contrôle.

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Occupons l'espace du changement

Le mouvement socio-politique en faveur d'une vision de société qui reconnaît les droits de tous est bien présent au Québec. Ce qu'il faut, c'est occuper l'espace politique, et cela nécessite un mouvement politique qui est capable de mettre le pouvoir décisionnel entre les mains des travailleurs, des femmes et des jeunes, pas les riches.

Voilà ce que veut dire occuper l'espace du changement dans cette élection. Le défi est de créer ce mouvement politique pour mener à la réalisation de la vision de société qui fait l'affaire du peuple. La façon de le faire est que la classe ouvrière mette de l'avant sa politique indépendante, la politique de répondre aux besoins de l'ensemble de la société. C'est la politique qui a comme point de départ que ce sont les véritables producteurs de la richesse qui ont le premier droit de réclamation à cette richesse. Le Québec possède suffisamment de richesses naturelles, humaines et sociales pour pourvoir aux besoins de tous et garantir un niveau de vie standard pour tous, l'éducation pour tous, des services de santé de qualité pour nos aînés et pour tous les citoyens. C'est ainsi que la classe ouvrière peut créer une société à son image, tout comme Charest et ses comparses néolibéraux cherchent à créer une société à leur image - l'image qu'ils ont d'eux-mêmes en tant que maîtres du monde à la barre d'entreprises privées qui n'ont aucun égard pour rien ni personne sauf leur intérêt privé. Que la classe ouvrière se constitue en nation et investisse le peuple du pouvoir souverain!

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L'enjeu

Dans cette élection c'est le conflit entre deux visions de société qui est en jeu. Le peuple se bat pour que sa vision l'emporte. Les droits individuels doivent être respectés, tout comme les droits collectifs, et les deux peuvent être harmonisés avec l'intérêt général de la société uniquement si la société affirme le droit public. Le problème pour les travailleurs, les femmes et les jeunes est qu'ils ne peuvent pas assumer la responsabilité sociale sans se saisir de leur pouvoir politique, le pouvoir de décider des affaires politiques, économiques et sociales de la nation pour défendre le bien public, pas l'intérêt privé. Comment en finir avec la mainmise des élites sur les institutions dites démocratiques qui nie les droits de tous sauf ceux des grands monopoles ?

Il est clair que l'objectif néolibéral est que le peuple soit dépolitisé. On permet au peuple d'avoir sa vision de société en autant qu'il ne contrôle pas les institutions dites démocratiques pour la réaliser, même pas par l'élection de l'Assemblée nationale. Dans cette élection, on peut quand même occuper l'espace du changement en intervenant de façon à contribuer à la création d'une société moderne qui reconnaît que tous ont des droits du fait qu'ils naissent en société et que la responsabilité de l'État et ses institutions est de garantir ces droits en pratique. Nous devons nous assurer que le gouvernement qui sera élu soumette les institutions démocratiques au droit public. Il doit défendre le bien public contre la braderie des ressources du pays au service d'intérêts privés. Il doit investir dans les programmes sociaux et les services publics et s'opposer à leur privatisation et au chantage à l'effet que l'État « n'a pas d'argent ».

Dans cette élection, que le peuple exprime une opinion claire et cohérente sur la vision de société dont le Québec a besoin. Qu'il fasse appliquer sa volonté politique en défaisant les libéraux et en ne permettant à aucun parti ou coalition néolibéral de prendre le contrôle de l'Assemblée nationale !

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Appel aux travailleurs

Exigeons une nouvelle direction pour l'économie,
pour que la crise soit résolue en faveur du peuple

Dans cette élection, pendant que le génie populaire s'apprête à libérer le Québec des visées antisociales, antiouvrières et antinationales du Parti libéral et à bloquer toute autre formation néolibérale, il faut apporter une attention particulière à faire avancer la politique indépendante de la classe ouvrière et à enfanter ceux et celles qui défendront les intérêts du Québec tels que définis par ceux qui les élisent.

Contrairement à ce que disent les libéraux avec leur prétention de défendre le droit individuel, le gouvernement n'a pas d'affaire à intervenir du côté des employeurs dans leurs rapports avec les travailleurs ou du côté de l'oligarchie financière dans leurs rapports avec les étudiants. Un équilibre peut être établi dans les rapports de production et une structure légale peut être conçue basée sur la reconnaissance des droits de tous si le droit public est défendu.

De même, le gouvernement a le devoir de protéger le droit public, non pas de justifier la privatisation des autorités publiques pour servir le « droit individuel ». Nous naissons tous en société et nous dépendons tous de la société pour vivre. Si le gouvernement ne défend pas le droit public, nous retournons au chacun-pour-soi et c'est la loi de la jungle. C'est cela l'origine de l'anarchie et du chaos que le gouvernement Charest a introduits dans la société québécoise. C'est lui qui est responsable de l'échec généralisé de la société à garantir la loi et l'ordre. La loi et l'ordre dépendent du respect des droits de tous, pas de l'accroissement des forces policières pour protéger un prétendu « mandat de gouverner » immoral.

En ce qui concerne les droits des travailleurs, un nouveau gouvernement doit être tenu responsable d'établir un cadre permettant de superviser et de corriger les conséquences de la mondialisation de la production, notamment le transfert du pouvoir de décider à l'extérieur du Québec, au détriment du peuple et des communautés, et la perte de l'avantage réciproque à l'intérieur de l'économie.

Un nouveau gouvernement doit améliorer les normes régissant les conditions de travail, notamment en ce qui concerne la durée de la journée de travail, un meilleur équilibre famille-travail, la santé et la sécurité, la sous-traitance et le sort des travailleurs accidentés.

Il faut corriger le déséquilibre dans l'industrie de la construction en défendant les droits des travailleurs et de leurs syndicats et en ne permettant pas à des entreprises corrompues de tenir tout le monde en otage. Le gouvernement doit être tenu responsable de la corruption sur les chantiers puisque c'est lui qui accepte les pots-de-vin. Il est inadmissible qu'on cherche à blâmer les travailleurs et les syndicats quand la corruption concerne le gouvernement.

Pour faire échec à la destruction nationale du gouvernement Charest, il faut un gouvernement du peuple qui défend une économie prosociale !

Il faut une stratégie de développement économique qui favorise l'emploi pour tous ceux qui peuvent travailler, une économie qui se développe dans tous les secteurs et toutes les régions, qui exploite les ressources naturelles en étant respectueuse de l'environnement et qui favorise le mieux-être de la population et de la nation et l'expansion du secteur manufacturier et de l'industrie des services.

Une économie prosociale comprend une politique énergétique qui assure le développement durable selon les lois de la nature et les besoins de la société. Tous les Québécois et toutes les Québécoises et toutes les communautés doivent bénéficier de l'exploitation de leurs ressources naturelles et du développement de l'économie de manière à ce que la valeur leur revient sous forme de redevances, de nouveaux moyens de subsistance, de mieux-être des communautés et d'autres formes.

Tout commerce doit se faire sur la base de l'avantage réciproque, pas sur la base d'ententes unilatérales qui favorisent le droit de monopole, surtout les oligopoles sur lesquels les Québécois n'ont aucun contrôle.

Cette élection est une occasion d'exiger une nouvelle direction pour l'économie, pour que la crise soit résolue en faveur du peuple.

Votez pour les candidats qui prennent une position sans compromis
contre la destruction nationale !

Non à la soumission du bien commun à l'intérêt privé !

Non aux partenariats public-privé ! Non à l'offensive antisyndicale !

Non à la hausse des frais de scolarité !

Non aux ententes secrètes qui bradent les ressources naturelles
du Québec et détruisent l'environnement !

Des pensions pour tous !

Des services de santé publics suffisamment pourvus en budgets et en personnel !

Privons le Parti libéral et toute formation néolibérale de toute force à l'Assemblée nationale ! Ensemble, occupons l'espace du changement !

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Appui à la lutte étudiante

L'élection sert à détourner l'attention
de la justesse de la cause étudiante

Charest se sert de l'élection pour détourner l'attention de la justesse de la cause des étudiants, et surtout du fait que leur vision d'une société qui défend les intérêts de tous est la vision du peuple québécois, lui qui déteste la corruption et ne tolère pas que le gouvernement et l'Assemblée nationale soient à la disposition d'intérêts privés.

Les libéraux usent de diversion depuis le début. D'abord ils ont cherché à diviser les étudiants avec des élucubrations à l'effet que ceux qui sont contre la hausse défendent une « cause sociale » (qui selon eux équivaut à l'anarchie, la violence et le désordre public) alors que ceux qui demandent des injonctions contre la grève défendent leur « droit individuel » (qui selon eux équivaut à défendre le droit à l'éducation et respecter les institutions dites démocratiques). C'est pure hypocrisie. Le recours aux tribunaux, à la désinformation, à la violence policière et au diktat expose tout simplement le refus du gouvernement de rendre des comptes sur la place publique. C'est pour cacher l'offensive antisociale et que la vision de société néolibérale est contre le bien public. Elle s'attaque aux droits individuels autant qu'aux droits collectifs, non seulement des étudiants mais de tout le monde - sauf les riches qui accaparent nos ressources naturelles, humaines et sociales pour leur enrichissement privé.

Au fond, les étudiants qui s'opposent à la hausse des frais de scolarité défendent le bien public contre l'usurpation des institutions dites démocratiques, du gouvernement et de l'Assemblée nationale, par des intérêts privés. C'est pourquoi ils avaient entièrement raison d'exiger la démission de Jean Charest quand il a refusé de rendre des comptes pour ses mesures à l'éducation. Maintenant avec l'élection ils ont raison de travailler à la défaite de son parti et de tout parti ou coalition néolibéral. lls tiendront quiconque forme le gouvernement du Québec responsable de la réalisation du droit à l'éducation. Ce gouvernement doit maintenir le gel des frais de scolarité tant que la question du financement de l'éducation post-secondaire et de la garantie du droit à l'éducation pour tous n'aura pas été soumise à des états généraux.

Que les étudiants rentrent en classe ou pas, le Parti marxiste-léniniste du Québec appelle les travailleurs à continuer d'appuyer leurs filles et fils qui résistent et persévèrent, confiants dans la justesse de leur cause. En défendant les intérêts des étudiants, ils défendent les intérêts de toute la société, en faveur d'un avenir meilleur pour toutes et tous.

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Le fondement antisocial de la demande que
les étudiants « fassent leur part »

Charest dit que les étudiants doivent faire leur part, qu'ils vont à l'école pour s'enrichir plus tard dans la vie. alors c'est naturel qu'on leur demande de payer. Pour lui, les étudiants représentent des intérêts spéciaux, ils sont à l'extérieur de la société, ils n'en font pas partie. Il y a ceux qui contribuent déjà (les « contribuables », cette abstraction invoquée pour isoler les étudiants des travailleurs et proclamer qu'ils doivent « faire leur part ». D'ailleurs, la plupart travaillent déjà pour payer leurs études!). Les demandes des étudiants ne feraient pas partie des réclamations que tous sont en droit de faire à la société du fait qu'ils naissent en société et dépendent de la société pour leur existence. Cela comprend le droit de la jeunesse de s'éduquer afin que la société puisse s'épanouir. La responsabilité du gouvernement est de garantir ce droit en pratique. Or, selon Charest ce gouvernement corrompu jusqu'à la moelle dit qu'il « n'a pas d'argent » quand il s'agit de s'acquitter de cette responsabilité.

Dans la logique néolibérale, les étudiants sont consommateurs?payeurs, les citoyens qui ont besoin de soins de santé sont des « utilisateurs » qui doivent payer des « frais d'utilisateurs » et il en est de même pour ceux qui ont recours aux programmes sociaux et aux services publics. Par contre, ceux qui accaparent les richesses naturelles, financières et humaines du Québec pour l'enrichissement privé le feraient « dans l'intérêt du développement économique du Québec ». Cette vision de société conçue pour remplir les poches des riches ne passe pas !

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La grande manifestation du 22 août à Montréal
exprime à nouveau la volonté d'en finir avec les
politiques de destruction du gouvernement Charest


Malgré toutes les tentatives des libéraux et des médias à leur solde d'isoler et de diviser le mouvement étudiant et la vision de société qu'il propose, près de 100 000 personnes se sont rassemblées le mercredi 22 août à la Place du Canada et ont manifesté dans les rues de Montréal contre la destruction progressive des services publics, la hausse des frais de scolarité et la loi spéciale (loi 12). Par cette sixième manifestation du 22 en plein coeur de la campagne électorale, des dizaines de milliers d'étudiants, de travailleurs, de gens de les secteurs de la société se sont joints aux étudiants pour dire encore une fois qu'ils veulent des politiques gouvernementales qui défendent le bien commun plutôt que l'intérêt privé et pour dénoncer le gouvernement Charest pour sa destruction de l'édifice social du Québec.

Lors du rassemblement, les représentantes de la Coalition large de l'Association pour une solidarité syndicale (CLASSE), de la Fédération interprofessionnelle de la santé (FIQ) et de la Fédération des femmes du Québec (FFQ) ont toutes trois invoqué les politiques néolibérales comme principal obstacle à l'affirmation d'une société qui sert le bien commun. La détermination des étudiants à poursuivre leur lutte contre la hausse des frais de scolarité, qu'il soit en classe ou pas, a été saluée par tous. « La grève a été la meilleure façon de faire parler d'éducation au Québec ces derniers mois, et si nos politiciens et politiciennes semblent ne pas s'en préoccuper au cours de cette campagne, c'est à nous de sensibiliser la population à ce sujet », a dit Jeanne Reynolds, porte-parole de la CLASSE. « Et même si la loi 12 est retirée et la hausse est annulée, la population étudiante restera vigilante à toute attaque contre l'éducation ou les services publics. On n'a pas fini d'entendre parler de nous. »

Régine Laurent, présidente de la FIQ, s'est particulièrement adressée à la privatisation en santé et en éducation : « En éducation, le passage du financement collectif au financement individuel est inacceptable et ne profitera qu'aux banques qui s'en foutent du bien commun [...] Nous sommes des centaines de milliers à exiger une véritable rupture avec le modèle néolibéral. »

Lors d'un point de presse quelques minutes avant la manifestation, Martine Desjardins, présidente de la Fédération étudiante universitaire (FEUQ), a réitéré son appel à ne pas voter pour les partis qui ne soutiennent pas la cause étudiante : « Les libéraux et les caquistes, c'est du pareil au même », a-t-elle dit.



















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Le PMLQ présente 25 candidats aux élections

Le Parti marxiste-léniniste du Québec (PMLQ) présente 25 candidats dans l'élection du 4 septembre au Québec, dans les régions de la Capitale nationale, de la Mauricie, de la Montérégie, de Montréal et de l'Outaouais.


Capitale-Nationale
Mauricie

 

Pierre Chénier
Charlesbourg

Claude Moreau
Jean-Lesage
          

Jean-Paul Bédard
Laviolette

 


Montérégie


Serge Patenaude
La Pinière

Normand Chouinard
La Prairie

Hélène Héroux
Sanguinet

Normand Fournier
Taillon


Montréal
Linda Sullivan
Anjou--Louis-Riel

Claude Brunelle
Bourget

Christine Dandenault
Hochelaga-Maisonneuve
Garnet Colly
Jeanne-Mance--Viger

Peter Macrisopoulos
Laurier-Dorion

Yves Le Seigle
Marguerite-Bourgeoys


Diane Johnston
Mont-Royal

Rachel Hoffman
Notre-Dame-de-Grâce

Geneviève Royer
Pointe-aux-Trembles

Stéphane Chénier
Rosemont


Fernand Deschamps
Saint-Laurent

Serge Lachapelle
Sainte-Marie--Saint-Jacques

Eileen Studd
Verdun



Outaouais

    Pierre Soublière
Chapleau

Yvon Breton
Gatineau
Gabriel Girard-Bernier
Hull


Alexandre Deschênes
Papineau

Louis Lang
Pontiac

Visitez le site web du PMLQ
www.pmlq.qc.ca

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