Le
                              Marxiste-Léniniste

Numéro 72 - 13 juin 2012

Ne touchez pas à la Syrie! Ne touchez pas à l'Iran!

Non à la participation de la dictature Harper aux plans des États-Unis et de l'OTAN pour déstabiliser les gouvernements et les peuples du Moyen-Orient!


Ne touchez pas à la Syrie! Ne touchez pas à l'Iran!
Non à la participation de la dictature Harper aux plans des États-Unis et de l'OTAN pour déstabiliser les gouvernements et les peuples du Moyen-Orient!

Sommet de l'OTAN à Chicago
Militantes manifestations pour contester le diktat de l'OTAN au pays et à l'étranger
Préparatifs en cours pour les Forces unifiées de l'OTAN 2020 - Enver Villamizar


Ne touchez pas à la Syrie! Ne touchez pas à l'Iran!

Non à la participation de la dictature Harper aux plans des États-Unis et de l'OTAN pour déstabiliser les gouvernements et les peuples du Moyen-Orient!

L'hystérie de guerre contre la Syrie est à son comble. Les grandes puissances d'Europe de l'Ouest, de la Turquie et des États-Unis, avec le Canada à leur bord, semblent déterminés à lancer une agression ouverte contre la Syrie. Ils n'ont pas réussi jusqu'à maintenant avec leurs opérations camouflées à atteindre leur objectif d'un changement de régime et ils font monter les enchères. Le gouvernement canadien et la loyale opposition au Parlement canadien sont à cet égard les fauteurs de guerre les plus hystériques.

La dictature Harper et la loyale opposition n'ont pas hésité à répéter les litanies de justifications anglo-franco-américaines pour cette agression et elles en ont même ajouté certaines de leur cru. Essentiellement, il s'agit de désinformation pour démoniser le gouvernement syrien qui se fait accuser de grossière violation des droits humains. Le but est d'éviter toute enquête qui déterminerait sérieusement qui commet ces violations et de prétendre en même temps qu'il y a des puissances étrangères comme la Russie qui alimentent les conflits intérieurs.

C'est de cette façon que le Canada se déploie pour faire avancer en particulier les intérêts impérialistes américains. Le Canada souhaite le genre « d'intervention humanitaire » qui a culminé dans le changement de régime en Libye mais il doit d'abord faire face à la Russie. Il met de l'avant pour ce faire une définition intéressée de ce qui constitue une ingérence étrangère dans les affaires d'un pays. Selon les fauteurs de guerre canadiens, lorsque la Russie et la Chine défendent leurs relations politiques et économiques avec la Syrie cela constitue de l'ingérence étrangère parce que ces relations ne font pas partie de la sphère de contrôle impérialiste américaine. Par contre, les opérations camouflées des États-Unis, des puissances impérialistes occidentales et de leurs clients au Moyen-Orient et de la Turquie ne seraient pas de l'ingérence étrangère ; elles seraient dans un but désintéressé parce que leur objectif est de défendre les droits humains. C'est carrément la vérité à l'envers. Le but recherché est entre autres choses de semer de la confusion dans le mouvement anti-guerre pendant que les plans d'agression contre la Syrie sont mis en place.

La mission de paix de Kofi Annan est au centre de cette désinformation. Le camp impérialiste occidental, dont fait partie le Canada en tant que partie intégrante des intérêts américains, a accepté cette mission afin de ne pas paraître trop pressés de lancer une invasion. En même temps, il a utilisé la mission comme une occasion d'alimenter encore plus le conflit intérieur. Il essaie maintenant de montrer une fois de plus que la paix et une solution politique ne sont pas possibles sans le renversement du gouvernement, ce que l'OTAN est sans nul doute en train de préparer.

Les États-Unis et le Canada utilisent aussi la mission de Annan pour amener le mouvement anti-guerre à appuyer l'intervention en Syrie au nom de la responsabilité de protéger. Les appels à faire pression sur la Chine et la Russie pour qu'elle cessent de « parrainer » le gouvernement Assad servent à suggérer que ce sont ces puissances qui s'ingèrent dans les affaires de la Syrie tandis qu'on est censé passer sous silence que les États-Unis sont ouvertement en train de financer et d'armer l'opposition au gouvernement Assad.

Les derniers développements sont survenus dans la foulée du massacre du 25 mai de plus de 100 civils, dont 49 enfants de moins de 10 ans, dans le village syrien de Houla non loin de la raffinerie de pétrole de Homs. Bien qu'on ne sache pas vraiment qui est responsable, la preuve a été faite que le gouvernement syrien dit vrai quand il affirme n'être pour rien dans ce massacre, contrairement à ce que prétendent depuis le début les États-Unis, le Canada et d'autres pays. Le Canada a même expulsé le personnel diplomatique syrien et fait un tapage avec une demande de réparation.

Plusieurs rapports indiquent au contraire que le massacre pourrait bien avoir été une opération sous fausse bannière menée par des bandes sectaires armées par l'Arabie saoudite, le Quatar, la Turquie et l'OTAN. Les États-Unis, le Canada et d'autres n'en continuent pas moins à inventer des prétextes pour intensifier l'hystérie guerrière. Dans cette veine, John Baird, le ministre canadien des Affaires étrangères, a ajouté sa voix à la chorale des fauteurs de guerres américains en démonisant la personne et le gouvernement du président syrien Bachar el-Assad en les qualifiant de « tueurs d'enfants ». Dans la foulée du barrage médiatique autour du massacre de Houla, la secrétaire d'État américaine Hillary Clinton, le guide et mentor de John Baird, a finalement admis que son gouvernement est en train d'armer l'opposition au gouvernement Hassad et que cela lui est égal que Hassad quitte le pays « volontairement ou dans un cercueil ».

Quels que soient les responsables du massacre de Houla, c'est pure hypocrisie et désinformation de la part de ceux dont les mains sont couvertes de sang des crimes contre les peuples du monde. Leurs plans ne représentent pas et ne peuvent pas représenter les intérêts de la paix et de la justice. Ils ont l'intention d'utiliser n'importe quelle tragédie pour « légitimer » leur intervention militaire impérialiste.

Baird et le reste de la bande de Harper, de même que la loyale opposition, refusent d'écarter publiquement la possibilité que les forces canadiennes interviennent soit à partir des bases de l'OTAN en Turquie ou du sud de l'Europe, ou encore à partir d'une frégate qu'on dit « stationnée » en Méditerranée près de la côte syrienne depuis un an.

La stratégie du camp américain est ultimement d'attaquer la République islamique d'Iran une fois que la Syrie est hors de son chemin. Pour justifier une agression, on a recours encore une fois, comme il y a dix ans au sujet d'armes de destruction massive enfouies dans le désert de l'Irak, à une propagande assourdissante provenant surtout des États-Unis et d'Israël à propos du soi-disant danger que l'Iran se dote d'une bombe nucléaire. Le vrai danger, cependant, est que les impérialistes ambitionnent d'éliminer l'indépendance politique de l'Iran, en particulier sa gestion et son développement indépendants de sa production de pétrole aujourd'hui et dans l'avenir. Les grandes puissances ont jeté les gants. Les peuples du monde ne peuvent se permettre d'hésiter un seul instant. L'humanité éprise de paix doit prendre position contre ce danger de guerre imminent qui pourrait aisément s'étendre bien au-delà des frontières de la Syrie et/ou de l'Iran.

Ne touchez pas à la Syrie ! Ne touchez pas à l'Iran !
Le Canada a besoin d'un gouvernement anti-guerre !
Canada hors de l'OTAN !

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Sommet de l'OTAN à Chicago

Militantes manifestations pour contester
le diktat de l'OTAN au pays et à l'étranger


Malgré la militarisation de la ville pour l'occasion, avec la présence de milliers de policiers venus de partout en Illinois et aux États-Unis, d'agents du service secret, de la Garde nationale et de soldats du US NorthCom, la classe ouvrière et le peuple des États-Unis ont résolument dénoncé le sommet de l'OTAN tenu les 20 et 21 mai à Chicago. Les manifestations ont commencé le 18 mai et ont culminé avec une grande marche le 20 mai à laquelle ont participé près de 20 000 personnes, une des plus grandes manifestations anti-guerre des dernières années aux États-Unis.

Le sommet annuel de l'alliance agressive regroupant 28 pays a réuni les chefs d'État de 60 pays, des ministres, des généraux et officiers. Au nom de la sécurité la ville a été placée sous contrôle militaire, selon les activistes. Des lignées de policiers longeaient les bords des parcs publics. Plusieurs routes ont été fermées et le transport public fonctionnait au ralenti. Les écoles et collèges ont été fermés et leurs dortoirs vidés pendant toute la durée du sommet. Les activistes et les médias internationaux ont signalé des interruptions de l'Internet, de la messagerie texte et du système de positionnement GPS et soupçonnent l'appareil de sécurité de l'OTAN. Tout cela pour empêcher les citoyens américains d'exprimer leur opposition à l'OTAN. Beaucoup de commentateurs ont fait remarquer que l'opération policière et militaire de Chicago faisait partie des opérations de l'OTAN pour briser la résistance à son diktat dans les pays membres afin de pouvoir faire la même chose à l'étranger. Or, les tentatives de faire taire le peuple n'ont pas réussi.

Les autorités ont alors tenté de créer un climat de panique parmi la population de Chicago en portant des accusations de terrorisme et de conspiration contre trois jeunes arrêtés la veille du sommet. Mais cela non plus n'a pas réussi et la participation aux manifestations a été plus imposante que ne l'avaient prévue les organisateurs.


Un ancien combattant lance sa médaille avec mépris
en direction du sommet de l'OTAN.

Le 18 mai, le syndicat des infirmières a appelé à une marche pour « les services de santé pour tous ». C'était un prélude à la grande manifestation organisée par le groupe d'anciens combattants de la guerre en Iraq appelé Iraq Veterans Against the War. Exprimant le sentiment anti-impérialiste du peuple américain, les contingents de la marche principale ont dénoncé les crimes de guerre commis par les États-Unis en Afghanistan, en Irak, au Pakistan, en Palestine, dans les Philippines et ailleurs. Beaucoup de participants ont également dénoncé l'offensive contre les programmes sociaux aux États-Unis dans le contexte de la destruction des infrastructures de pays étrangers par les guerres et agressions de l'impérialisme américain.

La marche s'est terminée par une cérémonie émouvante où des anciens combattants ont pris la parole l'un après l'autre pour jeter leurs médailles de la Guerre mondiale contre le terrorisme et autres médailles décernées par l'armée américaine. Ils ont exprimé les véritables sentiments du peuple américain quand ils ont dénoncé les crimes de guerre de l'OTAN et de l'impérialisme américain dans le monde. Beaucoup ont choisi de présenter des excuses pour les crimes commis par les États-Unis, surtout contre les peuples d'Irak et d'Afghanistan, et se sont dits fiers de participer aux manifestations contre la guerre.













(Photos: Chicago ANSWER, Indymedia)

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Préparatifs en cours pour
les Forces unifiées de l'OTAN 2020


Une manifestation le 19 mai en face du consulat des États-Unis à Toronto alors que se tenait le sommet de l'OTAN à
Chicago pour exiger le retrait immédiat des troupes canadiennes de l'Afghanistan et commémorer le 64e anniversaire
de la Nakba, quand des centaines de milliers de Palestiniens ont été expulsés de leur patrie par la terreur fasciste sioniste
avec le plein appui de l'impérialisme anglo-américain.

Le Sommet de l'OTAN tenu à Chicago les 20 et 21 mai a poursuivi son ordre du jour de mettre en place de nouveaux arrangements visant à développer et à consolider l'OTAN en tant que force militaire et politique avec la capacité de lancer des agressions éclaires dans toutes les régions du monde. D'une part, l'OTAN est commandée et dirigée par les États-Unis et sert leurs ambitions de domination, en particulier en Europe, en Afrique et en Asie, en contention avec les grandes puissances de l'Europe et de l'Europe des monopoles. De l'autre, elle sert aux grandes puissances européennes pour tenter d'exercer un certain contrôle sur cette ambition de domination des États-Unis et de partager, le temps venu, le butin de guerre.

L'attaque menée par l'OTAN contre la Libye et le changement de régime qui a suivi ont été donnés en exemple au Sommet pour illustrer quelle sorte de coopération les membres de l'OTAN visent avec d'autres « partenaires stratégiques » dans leur consolidation d'une force militaire de l'OTAN plus unifiée à l'avenir et portant le nom d'OTAN 2020. Ceci démontre le vrai danger que représente l'OTAN aujourd'hui et dans les années à venir ainsi que la nécessité d'augmenter la cadence pour sortir le Canada de l'OTAN, pour démanteler l'OTAN et mettre sur pied des gouvernements antiguerre.

À l'ordre du jour du Sommet, il y avait un plan coordonné pour tenter de poursuivre l'occupation de l'Afghanistan par la force militaire directe jusqu'en 2014 ainsi qu'en contrôlant les Forces de sécurité afghanes jusqu'en 2014. Aussi à l'ordre du jour, il y avait la coordination de l'intégration des armées de l'OTAN sous prétexte de « partager les coûts » de la guerre et de l'agression. Enfin, le Sommet portait sur l'engagement de nouveaux partenaires non membres de l'OTAN dans ses structures.

L'Afghanistan

Les dirigeants de l'OTAN se sont entendus pour dire que la mission de l'OTAN en Afghanistan se poursuivrait jusqu'en 2014 dans sa forme actuelle — une guerre anti-insurrectionnelle menée par une force de 98 000 troupes étasuniennes ainsi que d'autres troupes, telles que les troupes canadiennes, sous le commandement US/OTAN, qui se transformerait en mission dont seraient responsables « les Afghans eux-mêmes » après 2014. Selon cet arrangement, les pays membres de l'OTAN seraient responsables de « former, conseiller et assister les forces afghanes ». Le fait que c'était précisément là l'objectif de la mission actuelle qui s'est avérée un échec cinglant ne semble pas ébranler la conviction des pays membres. Cependant, cela révèle à nouveau que la fin de la mission actuelle de l'OTAN ne met pas fin à la guerre menée contre les forces qui résistent à la domination étrangère en Afghanistan mais vise au contraire à éliminer cette résistance en dépit du fait que le peuple afghan a démontré de façon concluante que ces efforts sont peine perdue.

L'OTAN consolide en fait une opération par laquelle les forces militaires de l'OTAN, étasuniennes, canadiennes et autres, dirigent les forces afghanes ou ont recours à la technologie militaire, y compris contrôler des drones sans équipage dans le but d'exécuter des assassinats ciblés à des milliers de milles de distance afin d'éliminer la résistance, tout en prétendant qu'il ne s'agit plus d'une « mission de combat ». Comme par le passé, lorsque les troupes de l'OTAN seront elles-mêmes ciblées en commandant les troupes afghanes, elles déclareront sans doute que les crimes commis par les troupes de l'OTAN ont été des gestes de légitime défense.

Selon les reportages, le nouveau président français François Hollande a réaffirmé sa décision de retirer 2 000 des 3 300 soldats français que la France avait expédiés en Afghanistan dans le cadre de la mission de l'OTAN. Il n'a pas cependant exclu un rôle de « non-combattant » pour ses troupes, le nouvel euphémisme pour le fait de former pour le combat les forces afghanes.

Donnant le ton pour ce qui sera la nouvelle phase de la guerre en Afghanistan, un rapport émis juste avant le sommet de Chicago par le Center for National Policy, présidé auparavant par le secrétaire de la Défense Leon Panetta, prône le maintien de 30 000 soldats en Afghanistan, et ce, sur une base indéfinie. Le trois quarts de ces forces proviendrait des États-Unis sous commandement des Opérations spéciales. Le rapport demande que ces forces bénéficient d'un « appui terrestre et aérien ». Travaillant « conjointement avec la CIA », elles poursuivront leur « campagne d'action directe » contre les insurgés en Afghanistan et au Pakistan. Cette force maintiendrait le contrôle de trois bases stratégiques — l'aéorodrome de Kandahar, le camp Bastion/Leatherneck dans la province de Helmand et l'aérodrome de Bagram.

L'engagement du Canada

C'est le contexte dans lequel le premier ministre canadien Stephen Harper a réaffirmé l'engagement du Canada envers la mission actuelle en Afghanistan jusqu'en 2014, année où la mission du Canada doit prendre fin. « Le Canada va respecter son engagement et complétera sa mission d'entraînement actuelle, mais notre pays n'aura plus de mission militaire en Afghanistan après mars 2014 », a dit le premier ministre.

Il a ensuite annoncé que le Canada aiderait à financer les Forces de Sécurité nationale de l'Afghanistan (ANSF). Notons que Harper n'a pas dit que le Canada donnerait de l'argent au gouvernement fantoche de l'Afghanistan mais qu'il financerait directement les ANSF.

Selon Wikipédia, les ANSF sont composées de : l'Armée nationale afghane, la Police nationale afghane, le département de l'Intérieur afghan, la Police frontalière afghane, la Police civile nationale afghane, les Forces aériennes afghanes et la Direction de la Sécurité nationale afghane (NDS). Selon Harper, ce financement exhaustif de l'appareil de sécurité de l'Afghanistan vise à assurer « la stabilité à venir d'un Afghanistan sécuritaire et démocratique ».

Le Canada contribuera 300 millions $ sur trois ans (2015-2017) aux ANSF. Pour rassurer les Canadiens qu'ils seront tenus au courant de comment leur argent sera dépensé pour réprimer le peuple afghan, le communiqué du Cabinet du premier ministre indique : « Le Canada exigera des comptes vigoureux pour ce financement. »

Indication que des changements à la mission du Canada étaient en cours, trois jours après le sommet de Chicago le commandant de la contribution du Canada à la mission d'entraînement actuelle de l'OTAN en Afghanistan a été muté. Un communiqué du ministère de la Défense nationale laisse savoir que le major-général Michael Day est remplacé par le major-général Jim Ferron[1]. Le communiqué n'invoquait aucune raison pour le changement et le général Day a été tout simplement démis de ses fonctions.

Le sommet prône la « défense intelligente »

Un autre objectif fixé par l'OTAN lors du sommet est l'élaboration de nouveaux arrangements pour l'intégration des forces militaires de ses membres. Le but ultime de cette « Défense intelligente » est de mettre sur pied « les Forces de l'OTAN 2020 : des forces modernes et intimement intereliées, équipées, entraînées, formées et commandées pour qu'elles puissent opérer ensemble et en s'associant des partenaires dans divers environnements ».

Au nom de la « défense intelligente » (qui comprend le partage des dépenses et de la technologie en échange d'une intégration des forces militaires des pays membres), le sommet a prévu la mise sur pied d'éventuels arrangements multinationaux qui mettraient les ressources des pays membres de l'OTAN en commun pour l'achat de nouvelles technologies militaires.

Sans doute est-il question ici du financement conjoint des avions de combat F-35, par lequel les alliés de l'OTAN devaient payer pour le développement de l'aéronef afin d'être admissibles à des « taux inférieurs » au moment de l'achat. Ces « taux inférieurs » se sont avérés une véritable fraude, les gouvernements comme celui du Canada ayant faussé les coûts réels et ayant dû revoir la structure du financement.

L'un des ces arrangements multinationaux représentant le plus de danger est celui annoncé au sommet par le secrétaire général de l'OTAN : l'OTAN a maintenant mis sur pied une « capacité de défense contre les missiles balistiques par intérim en tant que premier pas dans la mise sur pied d'un système de défense anti-missiles de l'OTAN ». Cet aspect de la militarisation de l'Europe sous les auspices de l'OTAN révèle très précisément les préparatifs de guerre que l'OTAN est en train de mettre en place et auxquels les peuples du monde s'opposent. Des porte-parole russes ont déjà émis des déclarations pour exprimer qu'ils considèrent de tels développements comme étant hostiles et représentant une grave menace à la paix et à la sécurité dans le monde.

Au-delà de ce système anti-missile, l'OTAN a aussi annoncé qu'il allait déployer un « système allié de surveillance terrestre extrêmement sophistiqué ».

L'intégration de nouveaux membres

En termes d'intégration de nouveaux membres au sein de l'OTAN, notons aussi l'effort déployé pour tenter d'intégrer des pays des Balkans, et d'y assurer une forte présence militaire 13 ans après l'invasion par l'OTAN de la Yougoslavie. Au sommet il a été annoncé que l'OTAN avait prolongé sa « mission de police aérienne » dans les pays baltiques et travaillait avec assurance vers l'intégration de la Bosnie et de la Herzégovine, du Monténégro et de la République de la Macédoine au sein de l'Alliance.

Note

1. Le major-général Jim Ferron est l'un des nombreux généraux canadiens à être entièrement intégrés dans les forces militaires des États-Unis. De 2009 à 2011, il a servi sous le Commandement central des États-Unis à Tampa, en Floride. Il y a tenu le poste de directeur adjoint des Stratégies, Plans et Politiques, et a participé aux opérations « Liberté immuable » en Afghanistan, à Iraqui Freedom et à Unified Protector en Libye. Il servira maintenant sous le Commandement des États-Unis dans la mission d'entraînement de l'OTAN.

(Traduction : LML)

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