Le Marxiste-Léniniste

Numéro 51 - 1er mai 2012

Premier Mai 2012
Un moment déterminant pour le pays

Que la classe ouvrière assume sa responsabilité
de diriger la société


Que la classe ouvrière assume sa responsabilité de diriger la société - Parti communiste du Canada (marxiste-léniniste)
Défendons les droits de tous! Dehors les libéraux! Une nouvelle direction pour le Québec! - Parti marxiste-léniniste du Québec (PMLQ)
Le Premier Mai à Cuba


Premier Mai 2012
Un moment déterminant pour le pays

Que la classe ouvrière assume sa responsabilité
de diriger la société

Célébrons la journée internationale de solidarité de la classe ouvrière en faisant
avancer les efforts pour établir un programme pour résoudre les problèmes
de la société en faveur du peuple, pas des riches !

En ce Premier Mai 2012, le Parti communiste du Canada (marxiste-léniniste) transmet ses salutations militantes à tous les travailleurs et leurs alliés au pays et à l'échelle internationale et à leurs organisations de combat. Nous saluons tous les travailleurs et les peuples opprimés du monde qui défendent leurs droits, qui luttent pour défendre leur dignité et souveraineté et pour ouvrir une voie qui permette de bâtir des sociétés nouvelles où les droits de tous sont défendus et établis sur une base nouvelle.

À l'occasion du Premier Mai 2012, le plus important problème posé et à résoudre est que la classe ouvrière doit assumer son programme politique indépendant.

Partout au pays les travailleurs subissent une pression énorme pour qu'ils ne mènent que des batailles défensives et se fient à d'autres pour les représenter politiquement. Mais aujourd'hui ils ont besoin de voir au-delà de cette vieille façon de faire les choses. Ils prennent différentes mesures pour tenir eux-mêmes les gouvernements responsables pour des programmes qui contribueront à résoudre la crise en faveur des travailleurs et du peuple plutôt qu'en faveur des riches. L'imposition du diktat de monopole partout dans le monde mène à la destruction nationale, à l'appauvrissement et aux guerres d'agression et d'occupation.

La brutalité et l'irrationalité du diktat de monopole deviennent à chaque jour plus évidentes. C'est assez ! Il y a une alternative !

La leçon que nous tirons des luttes menées durant l'année écoulée est que pour sortir de la situation actuelle la classe ouvrière doit assumer le rôle de diriger la société. Pour ce faire, elle doit exercer un contrôle sur les décisions qui l'affectent. Que les travailleurs partout au pays mettent à contribution la force du nombre et de l'organisation pour avancer dans cette voie.

Les travailleurs et les peuples opprimés du monde sentent le poids de la crise du système capitaliste monopoliste et des injonctions de l'oligarchie financière internationale et de ses oligopoles qui dominent tous les secteurs de l'économie. Le seul rôle que ces derniers attribuent à la société est de faciliter la réalisation du profit maximum, peu importe les conséquences. Les gouvernements se servent du plein poids de l'État, de ses agences et de ses revenus pour satisfaire les demandes des monopoles et financiers. Ils invoquent la prospérité, les mesures d'austérité, la lutte au déficit, la réduction de la dette, la sécurité nationale, l'unité dans la diversité, la démocratie, les droits humains et tant d'autres idéaux qu'ils vident de leur sens. Quiconque résiste à ce diktat est criminalisé et accusé de poser un risque à la sécurité. À cause de cela, les travailleurs actifs et à la retraite subissent une écrasante insécurité économique, le chômage et une pression à la baisse sur le niveau de vie et sur les salaires et les conditions de travail. En plus, les coupures dans les programmes sociaux rendent la vie de plus en plus difficile à tout le monde. Aujourd'hui, les seules réclamations à la société que les gouvernements reconnaissent sont celles des spéculateurs financiers et des créanciers. Quand il s'agit des réclamations des travailleurs, tout prétexte est bon pour dire que ce n'est pas possible.

Durant l'année écoulée, les travailleurs ont intensifié leur opposition à cette direction que les oligarques financiers, les monopoles et les gouvernements à leur service donnent à la société. Seule la classe ouvrière a intérêt à défendre le principe directeur que la société doit subvenir aux besoins de tous ses membres. Les métallos de Hamilton ont donné le ton lors du rassemblement du Premier Mai devant le parlement canadien il y a un an, avec leur appel « Arrêtez Harper ! Tous d'une seule voix à la défense du droit public ! Oui au secteur manufacturier, non à la destruction nationale ! » Les travailleurs qui subissent les décisions des monopoles et des gouvernements fédéral et provinciaux se font dire qu'il n'y a rien à faire, qu'il faut accepter que l'économie est en crise et « partager le fardeau ». Les métallos ont appelé les travailleurs d'un bout à l'autre du Canada à combattre le défaitisme idéologique et la passivité qu'imposent les élites dominantes et leurs médias et à tracer leur propre voie.

Les travailleurs organisés cherchent à formuler une alternative politique indépendante en commençant par prendre positon pour dire que Non c'est non ! Non aux mesures d'austérité ! Non à la privatisation des services publics et des programmes sociaux ! Non aux manoeuvres pour payer les riches et en refiler la facture au peuple ! La classe ouvrière doit devenir elle-même la nation et investir le peuple du pouvoir souverain !

Les contradictions à l'échelle internationale s'aiguisent rapidement avec la quête de domination des monopoles et des pays impérialistes à leur service. Aujourd'hui la primauté du droit au pays et à l'échelle internationale est détruite et l'anarchie est élevée au niveau de l'autorité. Cela signifie qu'aucun monopole n'accepte de se subordonner à d'autres et tous font comme bon leur semble, avec toutes les conséquences que cela entraîne pour le reste de la société et le monde. Les gouvernements se donnent pour mission de retirer toutes les barrières aux monopoles et de criminaliser toute opposition et ils rivalisent eux aussi pour la domination.

La situation est plus qu'inacceptable. Les travailleurs doivent exiger une primauté du droit qui défend l'intérêt public, qui subordonne les intérêts des monopoles à l'intérêt public. Sinon la situation devient vite désespérante. Quand on prend position, les perspectives s'ouvrent et permettent de voir le brillant avenir qui est possible.

Ce Premier Mai 2012, travaillons à implanter la conscience du fait que la responsabilité de diriger la société appartient à la classe ouvrière. Que la classe ouvrière célèbre son pouvoir potentiel et actuel de priver les propriétaires du capital et leurs représentants politiques de leur pouvoir de la priver de ses droits, de virer sa vie à l'envers, de détruire l'économie socialisée et de l'entraîner dans des guerres d'agression et d'occupation.

Ce Premier Mai 2012, que les travailleurs s'engagent à assurer la qualité de leurs organisations de défense et de résistance en se débarrassant des vieux dogmes que leur imposent les propriétaires du capital avec leurs traditions antisociales et les notions dépassées de l'exploitation et du privilège de classe. Que les travailleurs et leurs alliés s'engagent à s'organiser pour bâtir le monde nouveau avec leur propre pensée et conception du monde.

La classe ouvrière est la seule force sociale capable d'établir un nouvel équilibre fondé sur la reconnaissance des droits des travailleurs et l'intérêt général de la société. Partout au Canada et à l'échelle internationale, défendons la dignité du travail dans des actions avec analyse, combattons les dangers de nouvelles guerres d'agression et d'occupation qui planent sur l'humanité et de l'avènement de régimes fascistes encore plus destructeurs que ceux vaincus au XXe siècle.

Partout dans le monde les travailleurs et les peuples opprimés réagissent et élèvent la voix. Notre avenir est dans notre défense commune des droits de tous ! Tous pour un et un pour tous !

Travailleurs et peuples opprimés du monde, unissez-vous ! Vive le Premier Mai !

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Premier Mai 2012

Défendons les droits de tous!
Dehors les libéraux!
Une nouvelle direction pour le Québec!


En ce Premier Mai 2012, le Parti marxiste-léniniste du Québec (PMLQ) salue la classe ouvrière et tout le peuple québécois, et en particulier tous ceux et celles qui sont aux premières lignes de la lutte contre l'offensive antisociale du gouvernement Charest. Nous saluons les travailleurs du Canada et du monde qui célèbrent aujourd'hui la Journée internationale de la classe ouvrière dans le contexte d'une offensive brutale contre leurs droits et leurs luttes de résistance.

La rapidité avec laquelle les riches et leurs partis politiques tentent d'établir de nouveaux arrangements et une nouvelle raison d'État crée une situation de plus en plus dangereuse. La classe ouvrière rejette la logique des riches et l'accaparement des ressources naturelles, humaines et sociales de la société dans un effort frénétique pour réaliser le profit maximum et détruire leurs concurrents. Le peuple québécois rejette l'offensive antisociale qui vise aussi à le priver de tout pouvoir décisionnel au profit d'ententes secrètes comme celle que le gouvernement Charest a signée avec Rio Tinto ou d'ultimatums comme ceux que ce gouvernement lance aux étudiants. Charest dit faire une « offre » aux étudiants mais il garde toutes les cartes en main. C'est la raison pour laquelle les monopoles comme Rio Titnto et les gouvernements refusent de négocier.

Pour détourner l'attention de sa propre corruption et fournir aux monopoles une main-d'oeuvre esclave dans le Nord, le gouvernement Charest s'est également attaqué aux travailleurs de la construction et aux communautés forestières. Ce gouvernement continue de privatiser le système de santé public, de s'attaquer aux pensions et de promouvoir le pillage de nos ressources naturelles et il refuse avec une arrogance sans borne de prendre quelque responsabilité que ce soit pour la destruction du secteur manufacturier et pour la criminalisation des organisations des travailleurs, des jeunes et du peuple. La façon de faire de Charest mène le Québec à la catastrophe.

Les travailleurs rejettent cette direction. Le gouvernement Charest n'est pas apte à gouverner. Il devrait démissionner pour ses manoeuvres pour payer les riches, son offensive antisociale, sa corruption, son refus de négocier avec la jeunesse du Québec et son refus de subordonner les intérêts des monopoles au droit public.

En ce Premier Mai, la classe ouvrière demande une Nouvelle Direction pour le Québec. ! Les revendications des travailleurs de Postes Canada, d'Air Canada, de Papiers White Birch, de Produits forestiers Résolu, de Solutions IQT, de Mabe, d'Electrolux, de Rio Tinto Alcan et d'autres entreprises à travers le Canada et les demandes de la jeunesse et celles exprimées par le peuple le Jour de la Terre le 22 avril dernier, sont toutes des expressions du besoin d'une nouvelle direction. Le gouvernement a le devoir de protéger les droits, surtout le droit du peuple à décider de ce qui adviendra du Québec.

Défendons les droits de tous, dont le droit de décider collectivement de l'avenir du Québec, en mettant toutes nos ressources naturelles, sociales et humaines à la disposition du bien-être de tous. Il faut arrêter de payer les riches et augmenter les investissements dans les programmes sociaux !

Dehors les libéraux ! Luttons pour une nouvelle direction pour le Québec !

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