Le
                              Marxiste-Léniniste

Numéro 22 - 5 mars 2012

Mouvement de grève contre la hausse des frais de scolarité

Les gaz lacrymogènes en signe de faillite de la logique antisociale du gouvernement Charest

Mouvement de grève contre la hausse des frais de scolarité
Les gaz lacrymogènes en signe de faillite de la logique antisociale du gouvernement Charest

Les travailleurs en lockout de Rio Tinto Alma en tournée internationale
«Pour l'organisation, l'unité et le combat!» - Entrevue avec Marc Maltais, président, STAA
La vérité à propos de la prétention de Rio Tinto Alcan d'opérer des installations «sans conflit de travail» - Pierre Chénier

Journée internationale de la femme
Calendrier d'événements


Mouvement de grève contre la hausse des frais de scolarité

Les gaz lacrymogènes en signe de faillite de la logique antisociale du gouvernement Charest

Jeudi le 2 mars, près de 10 000 étudiants provenant de tous les coins du Québec sont à nouveau descendus dans la rue, cette fois-ci à Québec, pour réitérer leur détermination à faire échec à la hausse des frais de scolarité. Ils s'étaient donné rendez-vous au Parc des Braves pour se diriger ensuite vers l'Assemblée nationale.

La rengaine du gouvernement à l'effet que « les étudiants doivent faire leur part » est de plus en plus vue comme une simple justification de l'offensive antisociale. Le gouvernement attaque les systèmes publics d'éducation et de santé et les programmes sociaux pour mettre plus de ressources de l'État à la disposition des monopoles dans leur concurrence sur les marchés mondiaux. Parallèlement, il mène des campagnes de désinformation à propos des étudiants, des travailleurs de la santé, des médecins et des patients, crée l'hystérie à propos des «baby boomers» et les personnes âgées. Dans le cas  des étudiants, le gouvernement Charest est de plus en plus isolé parce que les étudiants se battent pour leurs droits et n'ont pas l'intention de lâcher prise. Alors il tente encore une fois d'entraîner les étudiants dans les marges de la confrontation violente. Loin d'accueillir les étudiants de façon civilisée en rencontrant les porte-parole pour recueillir leurs demandes, l'Assemblée nationale avait été transformée en véritable forteresse assiégée.

Les associations étudiantes rapportent que près de 125 000 étudiants sont en grève aujourd'hui 5 mars et qu'ils « le resteront tant et aussi longtemps que la ministre s'entêtera », de dire Gabriel Nadeau-Dubois, co-porte-parole de la CLASSE, qui regroupe actuellement environ 75 % des grévistes. « La colère des étudiants et étudiantes ne s'apaisera pas. Le gouvernement doit reculer rapidement. »

Le mouvement s'élargit maintenant à l'ensemble de la province. « Les régions de Lanaudière, la Gaspésie, l'Estrie, les Laurentides, l'Outaouais, la Montérégie et le Saguenay-Lac-Saint-Jean se sont jointes au mouvement de grève générale. Le Québec s'unit pour résister aux mesures du gouvernement libéral, qui fermeront les portes des universités à des milliers de personnes », ajoute Jeanne Reynolds, co-porte-parole de la CLASSE.

La Coalition a annoncé qu'elle participera aux diverses activités qui auront lieu jeudi le 8 mars prochain dans le cadre de la Journée internationale des femmes. « L'Institut Simone de Beauvoir a récemment affirmé que les hausses des frais de scolarité touchent davantage les femmes, notamment parce qu'elles gagnent en moyenne 70 % du salaire des hommes. Nous serons dans la rue le 8 mars prochain, avec les organisations féministes, pour le rappeler au gouvernement libéral ! », poursuit Jeanne Reynolds, co-porte-parole de la CLASSE.

« L'entêtement du gouvernement libéral en matière d'éducation postsecondaire manifeste un désengagement de l'État au détriment d'une population moins nantie : les étudiants », dit Simon Gosselin, secrétaire général de la TaCEQ. « Le gouvernement remet en question les principes et valeurs mêmes que le peuple québécois s'est donnés afin de construire une société plus juste. Aujourd'hui, les étudiants et étudiantes du Québec affirment haut et fort qu'en investissant collectivement en éducation, on investit dans l'avenir du Québec. »

On a également donné la parole à Xavier Lafrance, un des leaders étudiants de la grève étudiante de 2005 contre la décision du gouvernement Charest de transformer 105 millions $ de bourses en prêts étudiants. « Même si la capacité de la richesse a augmenté, les salaires stagnent et les gouvernements haussent les droits de scolarité, a-t-il dénoncé. Cela participe d'une vision de la marchandisation de l'éducation. » L'éducation est un droit, a-t-il déclaré sous les applaudissements de la foule.

Poussée dans ces derniers retranchements, la ministre de l'Éducation Line Beauchamp a déclaré : « Lorsque nous avons pris la décision d'améliorer le financement des universités, nous l'avons fait en sachant qu'il pouvait avoir ce type de réactions, de certains étudiants. Nous savons qu'il y aura d'autres manifestations, mais la décision est prise parce qu'elle est nécessaire. Elle est juste et raisonnable, et elle bien comprise de la population. »

Comme si ce n'était pas assez elle a ajouté qu' « une bonne part des étudiants comprend la décision du gouvernement. C'est une décision qui est juste. Elle est basée sur le fait que chacun est appelé à faire sa juste part. Puis le plus gros de l'effort, ce sont les contribuables qui continueront à le faire. »

Avant que la manifestation ne se disperse, l'Unité de contrôle de foule de la Sûreté du Québec a tiré une salve de gaz lacrymogènes. Ce geste brutal a été condamné par tous les manifestants présents et par deux députés de l'Assemblée nationale, soit Denis Trottier et Amir Khadir.

Non à criminalisation de la dissidence !
Appuyons la juste lutte des étudiants !

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Les travailleurs en lockout de Rio Tinto Alma en tournée internationale

«Pour l'organisation, l'unité et le combat!»


La délégation des travailleurs en lockout d'Alma rencontre des travailleurs de Bell Bay, en Tasmanie.

La délégation du Syndicat des travailleurs de l'aluminium d'Alma (STAA) et du Syndicat des Métallos est en Australie depuis le 25 février, après une visite réussie en Californie et en Utah. La délégation est composée du président du STAA Marc Maltais et de l'adjoint au directeur québécois des Métallos Guy Farrell.

Les deux représentants ont d'abord rencontré le Comité organisateur de la convention nationale du Syndicat maritime de l'Australie (MUA) qui s'est tenue du 26 février au 2 mars sous le thème « Pour l'organisation, l'unité et le combat ! ». Le MUA représente environ 14 000 débardeurs, marins, plongeurs, travailleurs portuaires et de bureau.

Marc Maltais a dit au LML qu'un des points saillants de la visite en Australie jusqu'à maintenant a été l'appui que les travailleurs d'Alma ont reçu quand la délégation a été invitée à faire une présentation aux participants de la convention le 1er mars.

« Nous faisions partie des panélistes internationaux. Nous avons présenté les enjeux de la lutte à Alma et le besoin de bâtir la solidarité internationale. Nous avons dit que tout comme la solidarité internationale en faveur des mineurs de Boron en Californie a joué un rôle clé en 2010 pour mettre fin au lockout d'une façon qui était acceptable pour les travailleurs, il en va de même aujourd'hui pour la lutte à Alma. Nous avons reçu de l'appui financier et des engagements à envoyer une délégation représentant ces travailleurs aux actions qui se tiendront à Alma à la fin mars. Nous avons reçu une ovation debout et nous allons utiliser la vidéo de notre intervention à la convention sur notre page Facebook afin que nos travailleurs sur les lignes de piquetage voient bien quel appui formidable nous avons reçu. »

Suite à leur présentation à la convention du MUA, les deux travailleurs d'Alma ont eu un échange avec des représentants syndicaux de l'aciérie de Blue Scope Steel de Port Kembla. La délégation a eu une rencontre très émouvante avec un représentant des travailleurs de Papouasie-Nouvelle-Guinée. Des résidents de l'île de Bougainville en Papouasie-Nouvelle-Guinée accusent Rio Tinto d'avoir participé à la répression violente du soulèvement populaire des années 1980 par les gouvernements australien et de Papouasie-Nouvelle-Guinée alors que Rio Tinto opérait une des plus grandes mines de cuivre à ciel ouvert dans le monde. Des résidents de Bougainville ont lancé un recours collectif contre Rio Tinto en 2000 pour exiger des réparations pour atteintes à l'environnement et crimes de guerre.


28 février 2012: Les travailleurs de Rio Tinto à Sydney, Australie, donnent leur appui enthousiaste aux
travailleurs d'Alma. (STAA)

« Notre confrère de Papouasie va amener notre bannière là-bas et la faire signer par les gens de Bougainville en appui à la lutte à Alma », a dit Maltais.

La délégation a eu un itinéraire bien rempli entre le 26 février et le 1er mars. Elle a rencontré les travailleurs des deux ports de Sydney réunis en assemblée générale et a eu de bons échanges avec eux. Elle a ensuite rencontré des représentants des travailleurs de deux alumineries Rio Tinto, soit ceux de l'aluminerie de Bell Bay en Tasmanie et de Tomago près de Newcastle. L'usine de Tomago a d'abord été Pechiney et Marc a confié au LML que les travailleurs de la place ont eux aussi fait l'expérience de l'offensive lancée après l'acquisition, comme l'ont vécu les travailleurs d'Alma quand Rio Tinto s'est emparé d'Alcan en 2007.

« Les travailleurs de Bell Bay en particulier ont connu les affres des actions de Rio Tinto, a dit Marc Maltais. Rio Tinto a utilisé des changements dans les lois pour désyndicaliser la place. Les travailleurs ont perdu leur syndicat et ils sont en train de combattre pour se resyndiquer mais Rio Tinto fait tout pour leur bloquer la voie. La réunion avec les travailleurs de Tomago a aussi été très intéressante car nous avons discuté de la crise du secteur manufacturier et nous avons pu établir plusieurs parallèles entre nos situations. Ces échanges ont été aussi informatifs pour eux que pour nous. »

Marc et Guy ont également rencontré des représentants du Syndicat de la construction, de la foresterie, des mines et de l'énergie, le CFMEU, un syndicat qui connaît bien Rio Tinto pour avoir mené de dures batailles contre lui.


Le Mur commémoratif Jim Comerford

« Nous avons rencontré le Comité exécutif international et des représentants de 3000 travailleurs dans trois mines de Rio Tinto. C'était frappant de voir à quel point notre situation est similaire, comment Rio Tinto essaie de prendre tout l'espace qu'il peut pour s'en prendre aux travailleurs, comment il essaie d'utiliser toutes les lois possibles, toute possibilité d'enfreindre les conventions collectives et comment il agit violemment dans les conflits de travail. La langue est différente, le produit que nous fabriquons est différent mais le reste est le même. Nous sommes allés au bureau chef du CFMEU où nous avons pu voir le Mur commémoratif à la mémoire des 1800 mineurs qui sont morts dans les mines du district depuis les années 1800. Ces 1800 noms représentent seulement les mineurs qui ont pu être comptés parce qu'on n'a pas le nom et le nombre des mineurs qui sont morts en premier. C'étaient des prisonniers qu'on envoyait dans les mines non seulement pour travailler mais pour y vivre et c'est là qu'ils sont morts. Ce Mur commémoratif est vraiment très impressionnant. »

La délégation a trouvé en Australie le même esprit d'unité combattante qu'elle a trouvée aux États-Unis.

« Notre message est le même partout, a-t-il expliqué. Nous ne sommes pas ici pour la charité mais pour la solidarité internationale. Nous sommes convaincus que la solidarité internationale entre travailleurs est cruciale pour ramener Rio Tinto à la table de négociations et l'amener à négocier avec nous une entente qui respecte nos revendications. Nous nous battons pour un juste retour pour notre travail et pour l'utilisation de nos ressources naturelles. Nous demandons à Rio Tinto de changer sa stratégie et de négocier de bonne foi avec nous. Nous sommes animés du même désir que tous les travailleurs que nous rencontrons, soit d'assurer le progrès et la prospérité de nos communautés et de nos familles. Malgré tout ce que peuvent dire les dirigeants de Rio Tinto Alcan à Alma, nous ne sommes pas ici pour salir la réputation de la compagnie mais pour apprendre de l'expérience des autres travailleurs de Rio Tinto et franchement ce qu'on voit ici c'est pire que ce que nous avions imaginé en ce qui concerne les agissements de Rio Tinto à l'échelle internationale. »

La délégation quitte l'Australie le 7 mars pour la Nouvelle-Zélande et sera de retour à Alma le 10 mars.

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La vérité à propos de la prétention de Rio Tinto Alcan d'opérer des installations « sans conflit de travail »

Les dirigeants de Rio Tinto à Alma prétendent qu'il n'y a pas eu de conflits de travail depuis 15 ans dans les installations de RTA à l'échelle de la planète. Selon eux, les travailleurs d'Alma sont des fauteurs de trouble qui entachent une histoire d'harmonie parfaite dans les relations de travail. Le monopole se présente comme le bon citoyen corporatif qui fait pleuvoir les retombées économiques positives sur les communautés et qui est tout à fait prêt à négocier avec les syndicats si ce n'était de l'intransigeance des travailleurs d'Alma.

La réalité est que Rio Tinto refuse de reconnaître le syndicat des travailleurs d'Alma en tant qu'organisation de défense légitime et invoque à tout moment son droit de gérance sans limite pour imposer sa volonté. Le lockout actuel est l'expression ouverte et violente de ce diktat. Lorsque Rio Tinto prétend qu'il n'y a aucun conflit avec ses travailleurs partout dans le monde, c'est pour cacher une histoire d'attaques incessantes contre les travailleurs et pas seulement à Alma. Rio Tinto est connu à l'échelle de la planète pour ses mesures et ses campagnes antisyndicales. Il faut voir sa prétention d'opérer des installations « sans conflit de travail » à la lumière de son acharnement à bloquer la syndicalisation et à briser les syndicats là où ils existent. C'est d'ailleurs une des raisons pour lesquelles il a mis en lockout les syndiqués d'Alma : il veut réduire le nombre de travailleurs dans le syndicat et lui faire perdre progressivement la masse critique dont il a besoin pour défendre efficacement les droits de ses membres et les droits de tous.

Un exemple classique est la guerre prolongée que mène Rio Tinto depuis près de 20 ans pour empêcher les travailleurs de l'aluminerie de Bell Bay en Tasmanie de se syndiquer.

L'aluminerie de Bell Bay dans le nord de la Tasmanie, qui a débuté sa production en 1955, a été la première aluminerie en sol australien. L'usine emploie quelque 500 travailleurs. Sur son site web, Rio Tinto dit que les deux facteurs qui l'ont décidé à construire l'aluminerie en Tasmanie sont le faible coût de l'hydroélectricité et la présence d'un port en eau profonde. L'aluminerie est un des principaux employeurs de Bell Bay et de la ville de George Town, à 5 km de Bell Bay. Ce serait très difficile pour la population locale de se trouver de l'emploi si l'aluminerie et les entreprises qui en dépendent n'existaient pas. Les coûts en électricité, les coûts pour réduire la pollution causée par l'aluminerie et l'âge avancé de l'usine sont des « arguments » que Rio Tinto utilise pour forcer les travailleurs à accepter des salaires et des conditions de santé et de sécurité très inférieurs à ce qu'ils sont dans les autres alumineries australiennes. C'est seulement ainsi, se font dire les travailleurs, que les dirigeants de l'entreprise pourront maintenir la flexibilité nécessaire pour rendre cette aluminerie concurrentielle avec les autres.


Protestation contre le refus de Rio Tinto de négocier à l'usine
AGM de Brisbane le 24 mai 2000 (ICEM)

La centrale syndicale Australian Workers' Union (AWU), qui a entrepris de syndiquer les travailleurs de l'usine, estime que les travailleurs de Bell Bay gagnent en moyenne 20 000 $ de moins que les autres travailleurs d'aluminerie en Australie. La discrimination est d'autant plus frappante que les travailleurs qui gagnent 20 000 $ de moins vivent tout près des autres qui font exactement le même travail, mais de l'autre côté du détroit de Bass qui sépare le continent australien de l'île tasmanienne.

« Rio [Tinto] devrait mettre plus d'argent dans l'économie tasmanienne en payant ses travailleurs décemment, affirme le syndicat dans un de ses communiqués. Au lieu de cela, les 20 000 $ qu'ils sauvent se retrouvent dans les poches des dirigeants au bureau chef de Londres. Londres n'en a pas besoin de cet argent. L'économie de Launceston, elle, se porterait mieux si cet argent allait aux familles de la communauté. »

En fait, l'aluminerie de Bell Bay a longtemps été syndiquée mais Rio Tinto l'a désyndiquée en 1996 en utilisant les lois du travail adoptées par le gouvernement Howard sous prétexte de donner aux travailleurs la « liberté de choisir ». Les travailleurs ont été forcés de signer des contrats individuels comme l'ont été les travailleurs des opérations minières de Rio Tinto dans la région du Pilbara, dans l'ouest australien.

Depuis maintenant près de deux ans, le syndicat a entrepris une campagne pour resyndiquer l'aluminerie et syndiquer les autres sites non syndiqués du secteur de l'aluminium. Le syndicat rapporte que Rio Tinto essaie de bloquer cet effort par tous les moyens, qu'il va régulièrement en cour pour empêcher le syndicat d'approcher les travailleurs et qu'il avertit ces derniers que toutes leurs conditions de travail pourront être revues à la baisse s'ils décident de signer une convention collective. Encore une fois, c'est l'argument de la « flexibilité » de la main-d'oeuvre et des conditions de travail qui est avancé comme condition sine qua non du maintien des emplois et de la compétitivité de l'aluminerie avec les installations plus modernes.

Les travailleurs d'Alma noteront, et c'est un des enseignements de la de la tournée internationale des deux représentants syndicaux d'Alma, que Rio Tinto présente dans les deux endroits la même ligne de pensée sur la flexibilité et la compétitivité, bien que les conditions diffèrent. Dans les deux cas, Rio Tinto utilise ces termes pour s'attaquer aux conditions de vie et de travail et aux syndicats.

L'AWU rapporte qu'environ 70 % des travailleurs de Bell Bay ont signifié leur appui à une convention collective négociée. Selon le syndicat, Rio Tinto a répliqué en menaçant les travailleurs que leurs salaires et conditions de travail seront remis en question s'ils persistent à vouloir une entente négociée et l'entreprise a aussi envoyé une lettre à chaque domicile des travailleurs les invitant à se demander si le moment est bien choisi pour opter pour la négociation collective.

Le syndicat rapporte aussi que Rio Tinto est allé en cour à plusieurs reprises, et à chaque fois sans succès, pour empêcher le syndicat d'avoir accès aux travailleurs pendant leurs pauses ou dans les cafétérias où ils prennent leurs repas pour y discuter des problèmes de santé et de sécurité et d'autres questions qui les affectent. Ces questions sont très pressantes parce que, selon les travailleurs, beaucoup d'accidents ont été évités de justesse depuis quelque temps et qu'ils sont affectés par des émanations élevées de poussière, de fumée et d'autres dangers respiratoires qui peuvent provoquer de l'asthme ou le cancer.

Selon l'AWU, en décembre 2010, l'inspecteur de la sécurité du travail de Tasmanie a ordonné à Rio Tinto de donner libre accès au syndicat à l'endroit de travail pour discuter santé et sécurité avec les travailleurs. Rio Tinto est allé en Cour suprême pour faire annuler l'ordre de l'inspecteur. En janvier 2011, la Cour suprême a rejeté la demande de Rio Tinto. L'entreprise a porté cette décision en appel et a été déboutée une fois de plus en cour en février. Rio Tinto maintient toujours qu'il utilisera entre autres méthodes tous les moyens légaux nécessaires pour empêcher les travailleurs de discuter librement avec le syndicat.

La situation à Bell Bay est un des exemples de l'histoire d'attaques de Rio Tinto contre les travailleurs et leurs efforts pour bâtir leurs organisations de défense.

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