Le
                              Marxiste-Léniniste

Numéro 3 - 13 janvier 2012

53e anniversaire du triomphe historique du 1er janvier 1959

Vive la Révolution cubaine!

Vive la Révolution cubaine!
Célébrations à Cuba
L'Assemblée nationale fait le bilan de 2011 et regarde vers 2012



53e anniversaire du triomphe historique du 1er janvier 1959

Vive la Révolution cubaine!

Le 1er janvier 2012 était le 53e anniversaire de l'historique Révolution cubaine. En fondant sa révolution sur les principes de la reconnaissance des droits, de la souveraineté et de rapport de principe et de paix avec les autres, le peuple cubain a établi un solide fondement pour la construction de sa société socialiste. C'est ainsi que plus d'un demi-siècle plus tard, les Cubains, unis autour de leur parti, ont non seulement su surmonter les difficultés immenses, notamment à cause de l'ingérence de l'empire américain et de son blocus criminel en place depuis 50 ans le mois prochain, mais aussi montré ce qu'il est possible de faire quand une société est organisée pour investir le peuple du pouvoir et garantir ses droits et son bien-être.

Aujourd'hui une grande pression s'exerce sur les peuples du monde pour qu'ils acceptent la loi du plus fort et que la force fait le droit, que la sécurité vient quand on se soumet au diktat économique et militaire des puissances étrangères. Avec sa position de principe et sa défense résolue de la souveraineté de toutes les nations, Cuba continue de montrer qu'un autre monde est possible dans lequel l'être humain peut s'épanouir.

Le peuple cubain ne s'est pas assis sur ses lauriers après l'historique victoire du 1er janvier 1959 et il continue de renouveler et de défendre sa Révolution. En cela, il peut compter sur l'appui de la classe ouvrière et des forces progressistes du Québec et du Canada, appui qui s'exprime le mieux par leur propre lutte pour prendre leur destin en main et établir une société qui répond à leurs besoins plutôt qu'à ceux de la minorité riche.

Vive la Révolution cubaine ! Libérez les Cinq immédiatement !

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Célébrations à Cuba


Le 27 décembre 2011, rassemblement de masse dans la province de Guantanamo pour célébrer
le 53e anniversaire de la révolution.

Cette année Cuba est entré dans la 54e année de la Révolution avec des célébrations tenues partout dans l'île à la fin décembre et début janvier.

À La Havane, une salve de 21 coups de canon a été tirée pour marquer le jour où les révolutionnaires cubains dirigés par Fidel Castro ont renversé le régime du dictateur Fulgencio Batista, soutenu par les États-Unis, et ont entrepris l'édification du socialisme. Le 2 janvier, dans la ville de Santiago de Cuba, un groupe d'enfants et de jeunes ont refait le Parcours de la Victoire, reprenant le chemin qu’avaient pris Fidel Castro et l'armée rebelle après le triomphe du 1er janvier 1959. Plusieurs activités culturelles et artistiques ont été organisées partout au pays pour célébrer l'occasion et la nouvelle année 2012.


Le 6 janvier 2012, la reconstitution annuelle du Parcours de la
Victoire est accueillie dans la province de Cienfuegos.

L'événement a aussi été marqué par des rassemblements politiques dans toutes les régions pour faire le bilan des accomplissements de 2011 dans le contexte du VIe Congrès du Parti communiste de Cuba, tenu du 16 au 19 avril. Le Congrès a donné lieu à l'adoption d'un modèle économique mis à jour et de politiques conçues pour surmonter les difficultés et continuer sur la voie socialiste. Le peuple a donc les yeux rivés sur ce qui doit être accompli durant l'année qui vient.

À cette occasion, le peuple cubain et ses dirigeants ont reçu de nombreux hommages de la part de gouvernements étrangers, de chefs d'État, d'organisations d'amitié, de partis et de personnalités, qui ont souligné la signification de la Révolution pour tous les peuples de la région et les peuples opprimés du monde.

« Sans la révolution cubaine, le processus menant à l'union des peuples d'Amérique latine n'existerait probablement pas aujourd'hui », a dit le président Daniel Ortega dans son message soulignant l'anniversaire.

La déclaration du gouvernement du Venezuela dit entre autres: « L'entrée triomphale de Fidel dans Santiago de Cuba le 1er janvier 1959 marquait le début de l'action universelle qui a fait du peuple cubain un exemple de dignité pour le monde entier, une source d'inspiration pour les peuples opprimés et une source inépuisable de solidarité internationale inconditionnelle. »


Le 8 janvier 1959, l'armée rebelle victorieuse dirigée par Fidel Castro est accueillie avec enthousiasme à La Havane,

(Prensa Latina, CubaDebate, Librered.net, Granma International, Venceremos.cu)

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L'Assemblée nationale fait le bilan
de 2011 et regarde vers 2012

Le 23 décembre 2011, les députés de l'Assemblée nationale du pouvoir populaire de Cuba, l'organe suprême de gouvernement, se sont réunis pour les délibérations de la 8e Période Ordinaire de Sessions de la 7e Législature.

À l'ordre du jour du Parlement, il y avait l'adoption du Plan économique et de la Loi du budget pour 2012. Les députés ont évalué les progrès réalisés dans l'application des décisions du VIe Congrès du Parti, qui s'était tenu en avril dernier, qui visent le renforcement de la Révolution à ce moment crucial dans l'histoire, surtout dans le contexte de la crise générale du capitalisme. Afin de préparer la session ordinaire de l'Assemblée nationale, 12 commissions permanentes de travail s'étaient réunies les 20 et 21 décembre pour examiner l'efficacité des nouvelles mesures économiques mises en oeuvre au cours de l'année. Les deux sessions des commissions permanentes ont été suivies de la présentation des rapports des institutions les 22 et 23 décembre. Des représentants du Tribunal suprême populaire et le procureur général de la République de Cuba ont fait la présentation du rapport sur les résultats du système de Justice en 2011 et les projections pour 2012. L'Institut national des sports, de l'éducation physique et des loisirs, les Commissions permanentes du Parlement, celles des Relations internationales, de l'Industrie et de la Construction ont également présenté leurs rapports à la plénière.


Le président cubain Raul Castro

Dans son discours de clôture de la 8e période ordinaire de sessions, le président Raul Castro a déclaré : « Nous ne négligerons pas un seul instant l'unité de la majorité des Cubains autour du Parti et de la Révolution, cette unité qui nous a permis d'arriver jusqu'ici et de continuer d'aller de l'avant dans la construction de notre socialisme ».

Le président Castro a résumé les rapports sur l'état de l'économie cubaine. Il a dit que celle-ci a connu une évolution acceptable et soutenue et que le produit intérieur brut s'est accru de 2,7 %, moins que le 3,0 % escompté, notamment en raison de la non-exécution de certains ouvrages du plan d'investissement et de manquements dans la production de certains produits agricoles, dans l'industrie alimentaire et dans celle des matériaux de construction.

Il a souligné qu'en 2011 la relance graduelle de la production sucrière avait été amorcée, que le chiffre record de touristes étrangers avait été dépassé et que l'équilibre monétaire interne avait été maintenu ainsi que la dynamique favorable dans le rapport productivité-salaire moyen.

Il a expliqué les progrès faits en vue de restaurer la crédibilité internationale de l'économie nationale, dans le respect le plus strict des obligations financières issues de la renégociation de la dette envers les principaux créanciers, une politique qui va continuer d'être renforcée.

Le président a souligné que, en 2012, le PIB devrait augmenter de 3,4 % et que malgré une augmentation de la production nationale d'aliments (notamment le riz et les graines), qui entraînera une diminution des importations de ces produits, ces dernières s'élèveront à un peu plus de 1,7 milliard $.

Il a également annoncé que le déficit du budget de l'État se maintiendra à 3,8 % du PIB tout en assurant rationnellement les services gratuits à la population en matière de santé, d'éducation, de culture et de sport, ainsi qu'en matière de sécurité sociale, de même que les subventions au panier de la ménagère réglementé et aux personnes aux revenus insuffisants pour acheter des matériaux de construction, entre autres.

Parlant du bon fonctionnement de l'économie cubaine, le président Castro est intervenu fermement sur le problème de la corruption et du travail pour l'éliminer ; il a dit qu'il y a un besoin impérieux « de faire en sorte que nous, les dirigeants aux différents échelons, depuis la base jusqu'aux plus hauts postes du pays, nous assumions une conduite ferme face à l'indiscipline et au manque de contrôle des recouvrements et des paiements, qui constituent l'une des causes et l'une des principales conditions qui encouragent le délit. Je suis convaincu que la corruption est aujourd'hui l'un des principaux ennemis de la Révolution, et qu'elle est beaucoup plus nuisible que l'activité subversive et d'ingérence du gouvernement des États-Unis et de ses alliés à l'intérieur et en dehors du pays.

« La Cour des comptes de la République, le ministère Public et les organes spécialisés du ministère de l'Intérieur ont pour instruction de combattre ce fléau avec toute la sévérité que nos lois autorisent, comme à un moment donné ils ont combattu le trafic de drogue naissant, à partir de janvier 2003. [...]

« Je pense qu'il est bon de rappeler qu'il ne s'agit pas d'une campagne de plus, comme cela a pu arriver par le passé lorsque les actions visant à rétablir l'ordre, au fil du temps, se sont estompées pour céder la place à la routine et la superficialité, donnant raison à ceux qui disaient que les choses reviendraient au point où elles se trouvaient auparavant, et qu'ils pourraient s'enrichir au dépend du patrimoine de notre peuple.

« [...] Nous sommes décidés à faire respecter les instructions émanant du gouvernement et des accords du Congrès du Parti. Il en va de même pour les bureaucrates corrompus, ceux qui sont arrivés à leur poste à coup de simulation et d'opportunisme et qui s'en servent encore aujourd'hui pour accumuler des fortunes, tout en pariant sur une éventuelle défaite de la Révolution. »

Au sujet de la politique migratoire de Cuba, le président Castro a déclaré : « Le 1er août dernier, j'ai publiquement abordé la question devant ce Parlement, et j'ai expliqué que nous travaillions à l'actualisation de la politique migratoire en vigueur, et que nous progressions dans la reformulation et l'élaboration de normes et de réglementations, conformément aux conditions du présent et de l'avenir prévisible. Je réitère aujourd'hui toutes et chacune des opinions qui ont été avancées à cette occasion, ainsi que notre volonté intangible d'introduire progressivement les changements requis dans cette problématique complexe, sans cesser d'évaluer dans leur intégralité les effets favorables et défavorables de chaque pas que nous ferons. »

Dans le domaine des affaires étrangères, le président Castro a indiqué que : « 2011 a été une année convulsée pour le monde. Nous remarquons aujourd'hui des tendances de plus en plus dangereuses et réactionnaires, alors que les expressions de résistance et de protestation populaire contre le capitalisme néolibérale ne cessent de croître. Les mécanismes des Nations unies, créés pour préserver la paix et la sécurité, ont été manipulés pour imposer à la planète la tyrannie des États-Unis, qui assument comme modèle le « changement de régime », la violation des principes du droit international et se servent des grands groupes financiers et médiatiques pour attiser la haine et la violence. »

Il a souligné les nombreuses manifestations contre les inégalités sociales qui ont lieu dans les pays développés et a exhortés les gouvernements de ces pays à écouter ces revendications légitimes.

Il a également parlé de l'importance de la création de la Communauté des États d'Amérique latine et de la Caraïbes (CELAC) le 2 décembre dernier et souligné que Cuba a eu l'honneur d'être élu à l'unanimité à la présidence de la CELAC en 2013 et accueillera son troisième Sommet prévu à la fin de cette même année.

Avant de conlure son discours, le président a informé l'Assemblée que « le Conseil d'État, dans un geste humanitaire et souverain, a décidé d'amnistier plus de 2 900 condamnés ».

« Parmi ceux-ci figurent des femmes, des malades, des personnes âgées de plus de 60 ans, ainsi que des jeunes, qui ont amélioré leur niveau d'instruction et leurs possibilités de réinsertion sociale. » Il a indiqué que cette amnistie ne concernait pas les personnes condamnées pour des délits d'espionnage, terrorisme, assassinat, homicide, trafic de drogue, pédérastie avec violence, viol ou corruption de mineurs et vol avec violence.

« L'amnistie entrera en vigueur dans les prochains jours, comme un nouveau témoignage de la générosité et de la force de la Révolution cubaine », a-t-il ajouté.

« Nous tenons aussi à faire part de notre disposition à accorder la remise en liberté anticipée à 86 ressortissants étrangers, de 25 pays, y compris de 13 femmes, condamnés par nos tribunaux pour des délits commis à Cuba, avec la condition préalable que les gouvernements de leurs pays d'origine accepteront leur rapatriement. »

Rapports sur l'état de l'économie et le système de justice cubains

L'avant-projet de Loi du budget pour 2012 a été soumis aux députés par Lina Pedraza, ministre des Finances et des Prix. Dans cet avant-projet, il est précisé que l'on espère boucler l'année avec un déficit budgétaire équivalant à 3,8 % du PIB, similaire à celui prévu pour l'année 2012.

La ministre Lina Pedraza a expliqué que l'avant-projet tient compte des Orientations de la politique économique et sociale adoptées par le VIe Congrès du Parti, notamment ceux liés à la politique macro-économique, et que l'on observe une meilleure coordination entre les objectifs du plan de l'économie et le budget à tous les échelons, en accord avec les Orientations.

Elle a rappelé que le système fiscal progressera graduellement comme un élément de redistribution des revenus, que la culture fiscale et de responsabilité sociale de la population continuera de se renforcer, comme le seront également les mécanismes de contrôle fiscal.

L'Assemblée nationale a approuvé le Plan économique et la Loi du budget pour 2012, qui prévoit une croissance du PIB de 3,4 %. Plus de la moitié des dépenses prévues au budget sont pour l'éducation, la santé, la culture et le sport, en ligne avec la priorité donnée au domaine social par le gouvernement cubain. Plus de 800 millions de pesos sont affectés aux subventions aux personnes à faible revenu. La ministre a souligné que ces mesures permettront d'assurer le bien-être des Cubains et du pays tout entier. Elle a indiqué que ces fonds permettront, par exemple, d'offrir des matériaux de construction à des prix subventionnés comme moyen de contribuer à la relance et à l'augmentation de fonds d'habitation du pays.

Les résultats de la mise en oeuvre des Orientations de la politique économique et sociale du Parti et de la Révolution ont été exposés par Mario Murillo, membre du Bureau politique et vice-président du Conseil des ministres, qui a relevé le caractère prioritaire accordé au développement de formes de gestion non étatiques, compte tenu du poids qu'ils représentent dans la vie économique du pays.

En matière de politiques macro-économiques, il a rappelé les mesures introduites pour remettre de l'ordre dans les recouvrements et les paiements du pays, et en ce qui concerne le perfectionnement des systèmes et des organes de direction du pays, et il a fait allusion à la disparition du ministère du Sucre et à la création de l'Organisation supérieure de direction des entreprises.

Sur le plan sectoriel, le vice-président a affirmé que les efforts ont été concentrés dans le secteur agricole et l'élevage en raison de leur importance pour l'économie nationale.

Un autre aspect important du renouvellement de la Révolution sont les efforts de Cuba « pour lutter contre la corruption et l'indiscipline sociale », rapporte Granma international. Ce travail a été déployé par les organes de justice du pays depuis 2007. Les principales actions menées dans la lutte contre la corruption et l'indiscipline sociale ont été au centre des Rapports de bilan du Tribunal suprême populaire et du ministère Public, présentés aux députés durant la séance plénière par Ruben Remigio Ferro, président du Tribunal suprême, et Dario Delgado Cora, procureur général de la République.

Ferro a mis l'accent sur les progrès obtenus dans des indicateurs essentiels qui déterminent la qualité judiciaire : l'allègement des procédures, le respect des garanties des personnes concernées, l'adoption de décisions judiciaires correctes et l'application effective des sanctions. À ce sujet, il a précisé que sur le nombre total de cas présentés aux tribunaux, 87 % ont été résolus et 91 % des condamnations ont été prononcées.

Le président du Tribunal suprême a également accordé un intérêt spécial à l'application efficace de la politique tracée par la Loi et par la direction de l'État. Il a expliqué que les tribunaux agissent avec suffisamment de sévérité et de rigueur contre les responsables des comportements les plus nuisibles pour la sécurité nationale, la stabilité économique, politique et sociale du pays, ainsi que pour la tranquillité des citoyens. Ils adoptent une approche différenciée pour les cas moins graves.

Dario Delgado s'est fait l'écho de la demande des procureurs, qui souhaitent des sanctions plus sévères pour les délits associés à des actes de corruption, de prévarications, de détournements de fonds, au trafic de drogue, au proxénétisme, à l'abattage illégal de bovins ou à la commercialisation illicite de viande bovine, au vol de matériel destiné aux programmes énergétiques, de télécommunications et ferroviaire, ainsi qu'au vol avec effraction. Ils demandent également des mesures alternatives à la privation de liberté pour les responsables de délits moins graves.

« Ce genre de procédure favorise considérablement la réinsertion des citoyens dans la société », a déclaré Ferro, avant de relever le travail réalisé par le ministère Public dans la mise en oeuvre de la politique pénitentiaire conçue pour la prise en charge des jeunes, étroitement liée à l'instruction scolaire et à la formation technique.

Du fait de son impact social, Dario Delgado a souligné la participation des procureurs aux procédures familiales, avec un accent sur la protection légale des mineurs présentant des troubles de conduite ou qui sombrent dans la délinquance.

Le rapport des deux organes, qui ont été approuvés par les députés, a été lu par José Luis Toledo Santander, président de la Commission chargée des Affaires constitutionnelles, qui a recommandé au Tribunal suprême et au ministère Public de procéder à une analyse intégrale du système de justice pénale en vue d'introduire de nouvelles formes de lutte contre les délits, afin de pouvoir concentrer toute la force du pouvoir de l'État contre les plus graves, et d'alléger les procédures pour les délits moins graves.

(Radio Havane Cuba, Granma International)

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