Tous à la défense de Cuba révolutionnaire! Ne touchez pas à Cuba!

Piquetage en appui à Cuba contre les menaces impérialistes
étasuniennes, Ottawa, le 1er mai 2026
Le Parti communiste du Canada (marxiste-léniniste) condamne avec véhémence les nouvelles sanctions ordonnées par le président des États-Unis contre Cuba le 1er mai. Donald Trump a promulgué ces nouvelles sanctions par décret, en recourant aux pouvoirs d'urgence du président. Le décret impose de nouvelles sanctions aux entités, personnes ou affiliés qui soutiennent Cuba, déclarant que « le président fait face aux menaces à la sécurité nationale posées par une Cuba communiste ». Cette justification irrationnelle inclut le fait que Cuba « s'aligne sur des pays et des acteurs malveillants hostiles aux États-Unis ». Elle reprend de nombreux mensonges impérialistes étasuniens selon lesquels Cuba faciliterait les opérations militaires et de renseignement de pays « hostiles »; selon lesquels « Cuba entretient des liens étroits avec d'autres grands États soutenant le terrorisme, notamment le gouvernement iranien, et offre un refuge à des groupes terroristes transnationaux, dont le Hezbollah ». Elle affirme que « Cuba fournit un environnement permissif pour des opérations hostiles de renseignement étranger, militaires et terroristes à moins de 100 milles du territoire américain ». Ce dernier point fait allusion aux allégations non fondées et maintes fois démenties tant par Cuba que par la Chine que la Chine utiliserait le territoire cubain pour espionner les États-Unis.
De plus, les États-Unis, pays qui
opère un centre de détention et de torture à Guantanamo,
justifient leur régime de sanctions illégales avec l'accusation
absurde que Cuba persécute et torture ses opposants politiques,
opprime son peuple et propage activement l'idéologie communiste
dans la région. En janvier 2025, les États-Unis avaient détenu
au moins 780 personnes originaires de 48 pays dans leur prison
et camp de torture de Guantanamo, sans inculpation ni procès. Au
moins neuf détenus sont morts en détention, en dehors du champ
d'application des lois des États-Unis et hors de portée des
médias ou de toute forme d'état de droit.
Pour essayer de détourner l'attention de l'échec des États-Unis à prendre le contrôle de l'Iran et à s'imposer dans le détroit d'Ormuz, le président étasunien a également menacé une nouvelle fois de mener une action militaire contre Cuba. Donald Trump affirme que le porte-avions USS Gerald R. Ford, le plus grand au monde, qui rentre de sa mission dans le golfe Persique la queue entre les jambes, ayant échoué à imposer un blocus naval à l'Iran, pourrait être redéployé pour « prendre le contrôle [de Cuba] presque immédiatement ». Sa déclaration absurde se lit comme suit : « Maintenant, Cuba a des problèmes [...] sur le chemin du retour d'Iran, nous enverrons l'un de nos gros porte-avions, peut-être l'USS Abraham Lincoln [sic] – le plus grand du monde – qui viendra là-bas. Il s'arrêtera à environ 100 mètres au large, et ils diront : 'Merci beaucoup. Nous nous rendons.' »
C'est une déclaration typique de Trump, aussi absurde qu'insignifiante. La réponse à sa menace a été donnée il y a plus d'un siècle, en 1885, lorsque Antonio Maceo, le « Titan de bronze » et héros des guerres d'indépendance cubaines, a déclaré : « Quiconque tentera de s'emparer du pouvoir à Cuba recueillera la poussière de son sol baigné de sang, s'il ne périt pas dans la bataille. » Cela a été réitéré maintes et maintes fois jusqu'à aujourd'hui. Dans une entrevue accordée récemment à NBC News, le président de Cuba Miguel Diaz-Canel a réaffirmé qu'il ne démissionnerait pas (comme l'exige le secrétaire d'État étasunien Marco Rubio). Face aux menaces constantes des États-Unis de « prendre le contrôle » de Cuba et de forcer la démission du président, Diaz-Canel a déclaré : « Je n'ai pas peur, je suis prêt à donner ma vie pour la Révolution. » Il a également déclaré que son gouvernement était capable de résister à la pression exercée par la coupure des approvisionnements en pétrole et de défendre Cuba contre une attaque militaire des États-Unis. Il a réaffirmé que Cuba souhaitait un dialogue avec les États-Unis, la paix et un accord pour « sortir de la confrontation ».
En ce qui concerne la référence de Trump à l'USS Abraham Lincoln, on sait que le porte-avions a dû être retiré du blocus naval de l'Iran en raison de défaillances de ses systèmes opérationnels. Néanmoins, le PCC(M-L) appelle les Canadiens et les Québécois à prendre au sérieux la menace d'agression militaire des États-Unis contre Cuba. Outre les agissements illégaux de l'administration des États-Unis, Marco Rubio est animé par un esprit de vengeance sauvage et veut faire payer à Cuba son refus de se soumettre au diktat étasunien. Les États-Unis continuent d'intensifier leur blocus hostile et leur régime de sanctions illégales contre Cuba sous le prétexte le plus absurde et sans fondement que le système socialiste cubain constitue une menace pour la sécurité nationale des États-Unis. Il est donc important de rallier les Canadiens et les Québécois derrière la revendication que le gouvernement du Canada ne se plie en aucune manière aux sanctions, ou qu'il ne répète pas les justifications inventées de toutes pièces par les États-Unis pour légitimer les sanctions et l'agression contre Cuba.
Défendons Cuba révolutionnaire !
Ne touchez pas à Cuba ! Levez le blocus !
Cet article est paru dans

Volume 56 Numéro 5 - Mai 2026
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