Numéro 10

Octobre 2025

La session du 80e anniversaire de l'Assemblée générale l'ONU :
une immense déception

Incapacité à assumer son rôle de gardien de la paix internationale et des droits humains en exigeant des comptes à Israël

– Hilary LeBlanc –

Discours inacceptable de la ministre canadien des Affaires étrangères à l'Assemblée générale des Nations unies

– Steve Rutchinski –

Palestine

La résistance palestinienne s'organise pour maintenir le cessez-le-feu alors qu'Israël poursuit ses provocations

Résistance dans les Caraïbes

Bas les pattes sur le Venezuela !
Défendons les Caraïbes comme zone de paix !

– Philip Fernandez –

Journée d'action collective pour que les Caraïbes
deviennent une zone de paix

Appel aux peuples de notre région :
Journée d'action pour la paix dans les Caraïbes

– Organisation caribéenne pour l'empouvoirement des peuples, 16 octobre 2025 –

Une instigatrice de violence politique, d'ingérence étrangère et de déstabilisation institutionnelle reçoit le prix Nobel de la paix

– Nick Lin –

Les ministres des Affaires étrangères de la Communauté
des États d'Amérique latine et des Caraïbes défendent leur région comme zone de paix

Cuba

Ne touchez pas à Cuba !

Des États membres de l'ONU demandent la fin du blocus étasunien

Condamnation des fausses accusations concernant l'implication de Cuba dans le conflit en Ukraine

– Réseau canadien de solidarité avec Cuba, 14 octobre 2025 –

Célébration des 80 ans de relations diplomatiques
entre le Canada et Cuba

– Pierre Soublière –

Haïti

Le Conseil de sécurité de l'ONU autorise
une nouvelle force armée étrangère

– Marie-France Lapierre –

Mexique

Pour la souveraineté des peuples

– Pablo Moctezuma Barragan, porte-parole du Congrès de la souveraineté –

Ukraine

Rencontres de Trump avec Zelensky et Poutine

Explication de la position de la Russie sur la crise ukrainienne



La session du 80e anniversaire de l'Assemblée générale l'ONU :
une immense déception

Incapacité à assumer son rôle de gardien
de la paix internationale et des droits humains en exigeant des comptes à Israël

– Hilary LeBlanc –

Le 29 septembre, l'Assemblée générale des Nations unies (AGNU) a conclu les débats de haut niveau marquant le 80e anniversaire de la fondation de l'ONU. Des appels à la responsabilité et à l'inclusion ont été lancés, ainsi qu'à ce que l'ONU remplisse son rôle de gardienne de la paix internationale et de défenseure des droits humains. Cependant, l'Assemblée générale n'y est pas parvenue.

De nombreux chefs d'État et ministres des Affaires étrangères qui ont pris la parole ont évoqué Gaza, la famine et le massacre horrible de la population, dont des dizaines de milliers de femmes et d'enfants. Certains ont appelé à des sanctions, comme l'Iran, et l'on s'attendait à ce que la Colombie présente une résolution « L'union pour le maintien de la paix ». Cependant, l'AGNU a manqué à son devoir le plus urgent, qui était d'agir pour mettre fin au génocide en Palestine et de demander des comptes aux coupables et aux complices de ce génocide.

L'espoir suscité par une résolution « L'union pour le maintien de la paix », qui aurait permis de commencer à protéger les Palestiniens et à assurer une aide humanitaire, n'a pas été concrétisé. Bien que des efforts soient encore en cours, le moment crucial des débats de haut niveau est désormais passé. Soulignant encore l'échec de l'ONU, le Conseil de sécurité a fait un nouveau geste vide de sens, en lançant un appel, même pas une résolution, à un cessez-le-feu, sans aucune mesure concrète pour le garantir.

L'ONU a perdu sa crédibilité

La session de haut niveau s'est déroulée sans qu'aucune mesure ne soit prise par l'AGNU concernant sa propre résolution adoptée un an plus tôt (le 18 septembre 2024, Résolution A/RES/ES-10/24). Cette résolution confirmait les conclusions de l'arrêt de la Cour internationale de justice rendu le 19 juillet 2024, lequel déclarait que les politiques et pratiques d'Israël, ainsi que sa présence continue dans les territoires palestiniens occupés, sont illégales et doivent cesser dans les plus brefs délais.

La résolution de l'AGNU de 2024 exigeait qu'Israël mette fin à son occupation des territoires palestiniens de Gaza et de la Cisjordanie, y compris Jérusalem-Est, dans un délai de 12 mois. Elle précisait explicitement que, sans action de la part d'Israël d'ici le 18 septembre 2025, « d'autres mesures » seraient prises. Cette résolution avait été adoptée il y a un an par une majorité écrasante d'États : 124 votes en faveur, 14 contre, et 43 abstentions.

La session de haut niveau de l'AGNU aurait dû être l'occasion d'adopter ces « mesures supplémentaires ». Au lieu de cela, l'AGNU a totalement échoué à faire respecter ses propres engagements, permettant ainsi au génocide orchestré par les États-Unis et le régime sioniste de se poursuivre.

Le défenseur des droits humains de renommée internationale, Craig Mokhiber, qui a démissionné du Bureau des droits de l'homme de l'ONU en octobre 2023 pour protester contre l'inaction de l'organisation face à la situation à Gaza, a écrit sur X le 26 septembre 2025 : « Une semaine s'est écoulée depuis l'expiration du délai historique d'un an fixé par l'AGNU pour que le régime israélien mette fin à l'occupation et au génocide, sous peine de se voir imposer des mesures supplémentaires. L'AGNU n'a rien fait. Pas de sanctions, pas d'embargo militaire, pas de refus d'accréditation, pas de réactivation des mécanismes anti-apartheid, pas de tribunal pénal et pas de mandat pour une force de protection. Au lieu de cela, des délégations s'efforcent de bloquer ces mesures en promettant un nouveau processus interminable vers un bantoustan palestinien, alors que le génocide fait rage. »

Depuis un an, Israël refuse de mettre en oeuvre les mesures exigées par la résolution de l'Assemblée générale de l'ONU, alors qu'en tant qu'État membre des Nations unies, il est tenu de le faire, tout comme les autres États membres ont l'obligation de mettre fin au génocide. Le non-respect de ces devoirs est imposé par les États-Unis, notamment en ce qui concerne le respect par Israël des principes fondateurs de l'ONU et de l'ensemble des résolutions onusiennes. Dans le cas d'Israël, l'AGNU n'a pas retiré les accréditations du régime d'apartheid, comme cela avait été fait pour l'Afrique du Sud sous l'apartheid. Le premier ministre israélien, Benyamin Netanyahou, a même été autorisé à prendre la parole, malgré les décisions de la Cour pénale internationale (CPI) exigeant son arrestation et celle de la Cour internationale de justice (CIJ) exigeant des comptes à Israël, des décisions juridiquement contraignantes pour tous les États membres de l'ONU. Une majorité de délégués ont quitté la salle lors de son discours, mais ce geste symbolique ne change rien à l'échec de l'AGNU à adopter des mesures supplémentaires pour mettre fin au génocide orchestré par les États-Unis et le régime sioniste.

Pendant ce temps, des manifestants à l'extérieur ont exigé l'arrestation de Benyamin Netanyahou, comme l'exige la Cour pénale internationale. Compte tenu de cela, et après deux années de génocide, l'ONU a perdu toute crédibilité. Toutes ses principales instances sont occupées par des membres du bloc anglo-américano-européen, qui dirige l'organisation comme s'il s'agissait de sa propriété privée. Sans changements significatifs et sans renouveau de ses institutions, la disparition de l'ONU n'est plus qu'une question de temps.

Les crimes de guerre et les crimes contre l'humanité commis par les États-Unis et les sionistes à Gaza s'accompagnent d'un niveau sans précédent de violence d'État, notamment de la part des colons, en Cisjordanie. Cela inclut des plans d'annexion de nouvelles terres par desdéplacements terroristes supplémentaires et l'expansion de colonies illégales.

Depuis octobre 2023, les forces d'occupation israéliennes (IOF) et les colons ont mené plus de 1700 attaques à travers la Cisjordanie. Ils ont tué plus de 955 Palestiniens en Cisjordanie, y compris à Jérusalem-Est, déplacé plus de 3000 personnes et en ont blessé plusieurs milliers d'autres. Ils ont vidé les camps de réfugiés de leurs habitants et détruit des quartiers résidentiels entiers, déplaçant de force les habitants de plus de 20 communautés palestiniennes.

Face à l'échec des États-Unis et du régime sioniste à écraser la résistance et à briser son défi inébranlable, les peuples comprennent qu'ils ne peuvent compter que sur eux-mêmes pour mettre fin au génocide. Des actions à l'échelle mondiale, notamment la Flottille mondiale Sumud, qui a courageusement accompli des avancées sans précédent pour acheminer de l'aide à Gaza, bénéficient du soutien de populations entières dans de nombreux pays. Le refus de l'ONU de mettre en oeuvre sa propre résolution de 2024 est perçu pour ce qu'il est : une facilitation du génocide perpétré par Israël.

Il vaut la peine de comparer les exigences formulées dans la résolution 2024 de l'AGNU au plan de « paix » récemment présenté par Donald Trump, que de nombreux États membres de l'ONU ont déclaré soutenir, beaucoup d'entre eux misant sur l'élimination de la résistance et en veillant à ce que ce soient les États-Unis, la Grande-Bretagne et Israël qui dictent la gouvernance en Palestine, comme cela a été le cas depuis la création d'Israël.

Le premier ministre du Canada, Mark Carney, a écrit sur X le 29 septembre : « Le Canada salue le nouveau plan de paix historique au Moyen-Orient du président Trump et encourage toutes les parties à contribuer à sa pleine réalisation. Comme prochaine étape cruciale, le Hamas doit immédiatement libérer tous les otages. » À l'instar de Donald Trump, Mark Carney a refusé de condamner le génocide en Palestine et présente le Hamas, et non l'occupation illégale et le génocide, comme le problème.

Aucun État créé par des puissances étrangères pour nier le droit du peuple palestinien à l'autodétermination ne sera jamais considéré comme « souverain » par les Palestiniens ou le monde. Malgré cela, Mark Carney déclare : « Nous continuerons de travailler en étroite collaboration avec nos partenaires internationaux afin d'instaurer une paix juste et durable qui s'appuie sur les progrès réalisés aujourd'hui, avec un État palestinien souverain, démocratique et viable qui bâtit son avenir dans la paix et la sécurité avec l'État d'Israël. »

La résolution de 2024 de l'AGNU ne se contentait pas d'exiger la fin de l'occupation et que Israël respecte les décisions rendues par la Cour internationale de justice. Elle est allée plus loin en ordonnant à Israël de retirer ses forces armées des territoires palestiniens occupés, y compris Gaza, de cesser immédiatement toute activité de colonisation et de retirer les colons des terres palestiniennes, de démanteler les sections du mur d'occupation qui traversent la Cisjordanie, de restituer aux Palestiniens les terres et les biens volés depuis 1967, y compris les biens culturels ou ceux appartenant à des institutions palestiniennes, de respecter le droit au retour des réfugiés palestiniens et de réparer les dommages et les souffrances causés par des décennies d'occupation illégale israélienne.

Le Canada a l'obligation morale et légale d'exhorter Israël à s'abstenir de tout acte pouvant relever de la Convention des Nations unies sur le génocide, et d'exhorter tous les autres États à faire de même. La décision de la CIJ oblige également tous les pays à cesser d'envoyer des armes et de soutenir de quelque manière que ce soit Israël dans ses actions contre les Palestiniens. Le Canada et le G7 ignorent les décisions de la CIJ concernant l'occupation illégale et le génocide commis par Israël, qui sont juridiquement contraignantes, à leurs risques et périls.

Des manifestations de masse ont eu lieu dans le monde entier pour dénoncer Israël lorsqu'il a commencé à intercepter les bateaux de la flottille mondiale Sumud dans les eaux internationales, ce qui constitue un crime de guerre. Les débardeurs en Italie, rejoints par ceux de toute l'Europe, ont organisé une autre grève générale le 3 octobre, refusant de charger des armes et des marchandises destinées à Israël et bloquant le trafic ferroviaire et les communications pour exiger la fin immédiate du génocide.

Une conférence internationale les 26 et 27 septembre a réuni des débardeurs du monde entier, y compris des États-Unis et du Canada, qui ont déclaré : « Les dockers ne travaillent pas pour la guerre ! »

Les Milliers de Madleens de la Flottille de la Liberté à destination de Gaza ont suivi ceux de la Flottille Sumud, montrant que les militants propalestiniens ne renonceront pas à leurs tentatives de briser le blocus israélien et les efforts des États-Unis et des sionistes pour affamer tous les Palestiniens et les expulser de force de Gaza. Partout, les peuples ont été inspirés par l'un des bateaux de la Flottille mondiale Sumud qui a réussi à échapper à la capture suffisamment longtemps pour atteindre les eaux territoriales de Gaza, un témoignage du courage des militants propalestiniens et du succès de la Flottille.


Grève générale en Italie le 3 octobre 2025, alors que les peuples du monde exigent
la fin immédiate du génocide.

(Photos : Windsor4Palestine, Palestine Online, A. Ayoub, Barrio Latino 67)

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Discours inacceptable de la ministre
canadien des Affaires étrangères à l'Assemblée générale des Nations unies

– Steve Rutchinski –

Le 29 septembre, la ministre canadienne des Affaires étrangères, Anita Anand, a pris la parole lors du débat général de l'Assemblée générale des Nations unies, qui célèbre cette année son 80e anniversaire. Mme Anand s'est exprimée le dernier jour du débat général à la place du premier ministre Mark Carney, qui aurait choisi de ne pas prendre la parole, contrairement à de nombreux autres chefs d'État, dont Donald Trump.

Dans son discours, la ministre a présenté les trois piliers de la politique étrangère du Canada. Premièrement, « assurer la sécurité des Canadiens et Canadiennes, renforcer notre souveraineté, être de bons alliés et partenaires au sein de l'OTAN et du NORAD ». Deuxièmement, « diversifier le commerce, renforcer les chaînes d'approvisionnement, être une destination attrayante pour les capitaux et un partenaire commercial de confiance, et promouvoir un commerce fondé sur des règles ». Et troisièmement, « les valeurs fondamentales – promouvoir la démocratie et le pluralisme, assurer l'équilibre et le respect des droits de la personne, favoriser l'égalité des genres, protéger notre environnement et collaborer avec nos partenaires autochtones en matière de développement durable et de prospérité ».

Dans son discours de 18 minutes, Mme Anand a affirmé que le monde est confronté à « une réalité différente » où « la montée de l'unilatéralisme et du protectionnisme affaiblit les institutions multilatérales et l'état de droit ». Elle a présenté le Canada comme un champion du multilatéralisme et a déclaré que face à ces menaces pour l'ordre international, « nous devons collectivement respecter la Charte des Nations unies, les conventions de Genève, la Convention relative au statut des réfugiés et les droits de la personne ». Entre autres choses, la ministre Anand a affirmé que malgré les défis qu'elle a cités, « le Canada ne se repliera pas sur lui-même [...] Le Canada s'efforcera de réformer et de renforcer les institutions multilatérales telles que les Nations unies. »

Mme Anand a profité de la tribune de l'ONU pour condamner ce qu'elle a qualifié d'invasion de l'Ukraine par la Russie, réitérer le soutien du Canada à la guerre par procuration menée par les États-Unis et l'OTAN dans ce pays et affirmer l'engagement pris par le premier ministre Carney auprès du président Volodymyr Zelenskyy de soutenir l'Ukraine par une aide militaire aussi longtemps qu'il le faudra pour vaincre la Russie. Tout en représentant la puissance militaire des États-Unis et de l'OTAN en Ukraine et leur « droit international fondé sur des règles » qui bafoue l'état de droit international qui constitue les principes défendus par la Charte des Nations unies, Mme Anand a ajouté que « la force ne donne pas le droit » et que « l'Ukraine ne recule pas, pas plus que ses alliés, dont le Canada ». « En soutenant l'Ukraine, nous ne défendons pas seulement une nation, nous défendons les principes fondamentaux de souveraineté, de dignité et de paix qui nous unissent tous et toutes. »

En ce qui concerne le génocide étasuno-israélien contre le peuple palestinien, Anita Anand a rejeté la responsabilité du génocide contre le peuple palestinien sur le mouvement de résistance Hamas, qu'elle a qualifié d'« organisation terroriste et un obstacle à la paix ». Elle a ajouté avec arrogance que « le Canada exhorte le Hamas à déposer les armes et à libérer immédiatement les otages qui sont encore retenus ».

Mme Anand a déclaré que le soutien du Canada à une solution à deux États « reflète la politique canadienne de longue date, fondée sur le droit du peuple palestinien à l'autodétermination ». Elle a ajouté que le Canada participera aux processus politiques qui suivront le cessez-le-feu et qu'il est pleinement déterminé à travailler avec l'Autorité palestinienne et ses alliés régionaux.

En ce qui concerne Haïti, la ministre des Affaires étrangères du Canada a souligné qu'« en Haïti, la violence détruit des vies et la stabilité » et que le Canada soutient la nouvelle mission du Conseil de sécurité des Nations unies en Haïti pour « pour éliminer la violence des gangs, rétablir la gouvernance et ouvrir la voie à une démocratie stable et une plus grande sécurité régionale ». Bien sûr, rien n'a été dit sur le rôle historique et toujours aussi néfaste du Canada en Haïti, qui sape les aspirations du peuple haïtien à être maître chez lui.

Vers la fin de son discours, la ministre Anand a mis l'accent sur la manière dont la politique étrangère du gouvernement Carney vise également « à assurer la croissance et la résilience économique de notre population » en établissant des partenariats mondiaux tels que le « partenariat stratégique en matière de défense » récemment conclu avec l'Union européenne, le partenariat global récemment conclu avec l'Indonésie et bien d'autres encore. Elle a déclaré que « ce ne sont pas seulement des accords commerciaux. Ce sont des ponts de résilience, des moteurs de prospérité et des engagements envers un système fondé sur des règles qui profite à tous et toutes. Grâce au multilatéralisme, nous pouvons bâtir une économie mondiale inclusive et durable. [...] ».

Mme Anand a déclaré que les institutions multilatérales sont le meilleur espoir pour résoudre les problèmes auxquels le monde est confronté et que le Canada s'engage à trouver de nouvelles façons de renforcer les institutions multilatérales. Elle a donné l'exemple de la « Coalition des volontaires pour l'Ukraine », affirmant qu'elle « doit devenir la nouvelle norme » pour rassembler les pays partageant les mêmes idées afin de trouver des « solutions pragmatiques et efficaces » aux problèmes mondiaux.

En conclusion, la ministre des Affaires étrangères du Canada a déclaré que « notre objectif sera toujours de prévenir et de résoudre les conflits internationaux, tout en modernisant les institutions mondiales afin qu'elles puissent relever les défis de l'avenir » et que « le Canada ne se définira pas par la force de ses valeurs, mais par la valeur de sa force ».

Lors de la 80e session de l'Assemblée générale, des discours puissants ont été prononcés par des dirigeants nationaux qui ont pris la défense du peuple palestinien, exigé la fin de la domination des États-Unis et de leurs alliés sur l'ONU et les affaires mondiales, la fin du blocus étasunien contre Cuba, des mesures contre les changements climatiques et le renouvellement du mandat de l'ONU, et bien plus encore. Par contraste, le discours de la ministre canadienne des Affaires étrangères était creux et pathétique.

La ministre a honteusement occulté l'histoire du Canada, qui a sapé l'ONU depuis la création de l'OTAN, une alliance agressive dirigée par les États-Unis qui s'est engagée dans la guerre et l'agression pour servir les objectifs hégémoniques des États-Unis. Le Canada a pleinement participé à la guerre d'agression menée par les États-Unis sous la bannière de l'ONU en Corée, ainsi qu'à l'invasion de l'Afghanistan, au bombardement illégal et au démembrement de la Yougoslavie sous la direction des États-Unis, au changement de régime en Libye et à d'innombrables autres conflits depuis la fin de la division bipolaire du monde. Depuis la création de l'État sioniste d'Israël, le Canada n'a jamais pris une seule fois position pour défendre les droits du peuple palestinien ni demandé à Israël de rendre des comptes pour ses violations, même de la résolution de l'ONU sur sa création. À chaque occasion, le Canada a soutenu l'État sioniste alors que celui-ci violait une résolution de l'ONU après l'autre sur la Palestine.

Le discours de la ministre des Affaires étrangères du Canada à l'Assemblée générale des Nations unies est plutôt un appel à l'action pour que les Canadiens et les Québécois intensifient l'organisation politique en faveur d'un pays démocratique moderne qui défend la paix et les relations fraternelles avec les pays et les peuples du monde, fondées sur la non-ingérence dans les affaires intérieures des autres pays et sur les échanges à l'avantage réciproque.

(Avec des informations provenant de l'ONU)

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Palestine

La résistance palestinienne s'organise
pour maintenir le cessez-le-feu alors qu'Israël poursuit ses provocations

Conformément à l'accord de cessez-le-feu, le Hamas a remis le 21 octobre deux autres corps d'Israéliens retrouvés dans les décombres des bombardements par Israël. Il déploie des efforts concertés pour garantir le maintien du cessez-le-feu, tandis que l'État génocidaire continue de tuer des Palestiniens en toute impunité, violant le cessez-le-feu de multiples façons, diffusant de la désinformation pour provoquer la résistance et justifier son refus d'appliquer l'accord de cessez-le-feu.

L'armée israélienne a déclaré avoir mené une « vague massive et étendue » de frappes contre des dizaines de cibles à travers le territoire le 19 octobre. En outre, le Bureau des médias du gouvernement palestinien a déclaré que depuis l'entrée en vigueur du cessez-le-feu, seuls 986 camions d'aide humanitaire sont entrés dans la bande de Gaza, ce qui est bien loin des 6600 qui devaient arriver avant le 20 octobre.


L'armée israélienne a placé des cubes jaunes dans la bande de Gaza pour marquer une nouvelle frontière qui divise l'enclave en deux, empêchant les Palestiniens d'atteindre leurs maisons dans la zone sous occupation. Quiconque tente de la franchir risque d'être abattu.

Le 20 octobre, s'adressant à Al Jazeera, le porte-parole du mouvement de résistance palestinien Hamas, Hazem Qassem, a fait la déclaration suivante :

« L'occupant a pour politique constante de violer continuellement l'accord de cessez-le-feu. Nous nous engageons à respecter tous les détails du cessez-le-feu à Gaza, en particulier dans la première phase, en remettant tous les prisonniers vivants en une seule fois.

La recherche des corps des prisonniers israéliens est difficile.

« Nous travaillons quotidiennement pour achever la remise de tous les corps des prisonniers israéliens. Nous sommes confrontés à des défis majeurs pour remettre les corps des prisonniers israéliens en raison des destructions massives. Au début de la guerre, l'occupant a délibérément bombardé les prisonniers israéliens, leurs ravisseurs et la zone résidentielle qui les entourait. Parmi les difficultés auxquelles nous sommes confrontés pour remettre les corps des prisonniers, il y a le manque d'équipement lourd pour déblayer les décombres, et nous l'avons clairement expliqué aux médiateurs.

« Nous sommes en contact permanent avec les médiateurs au sujet des violations continues commises par l'occupation israélienne. Nous communiquons en permanence avec la partie américaine au sujet des transgressions commises délibérément par l'occupant. Toutes les parties qui souhaitent le maintien du calme dans cette région doivent faire pression sur l'occupant pour qu'il respecte ses engagements.

« L'occupant exploite le dossier de l'aide pour faire chanter la situation politique et menace à nouveau de provoquer une famine. L'occupant n'a pas abandonné sa politique de famine à l'encontre de notre peuple palestinien. »

L'administration Trump se livre à des manoeuvres alors que le monde attend d'elle qu'elle veille à ce que l'État d'apartheid d'Israël respecte le cessez-le-feu. De même, les pays qui composent le Génocide 7, dont le Canada, ont la responsabilité de faire respecter les termes du cessez-le-feu et de cesser de trouver des excuses à l'État d'apartheid. Le secrétaire général des Nations unies et les chefs de ses différentes agences, commissions et conseils doivent également être tenus responsables par les peuples du monde entier de faire leur devoir et de cesser de tergiverser lorsqu'il s'agit d'exiger la fin du génocide et de garantir la fourniture immédiate de l'aide humanitaire. Ce sont toujours les mouvements de résistance palestiniens et les mouvements populaires du monde entier qui continuent d'exiger le respect du cessez-le-feu et de rejeter toute solution qui ne prévoirait pas la fin complète du génocide et de l'occupation et l'autodétermination de la Palestine.

Les violations israéliennes du cessez-le-feu comprennent :

L'armée israélienne tue des Palestiniens en prétendant qu'ils sont tous des terroristes qui ont franchi la « ligne jaune » où les troupes israéliennes se sont retirées en vertu de l'accord de cessez-le-feu. L'armée de l'entité sioniste a déclaré le 20 octobre avoir tué plusieurs Palestiniens lors de deux incidents distincts dans le quartier de Chajaya, à Gaza, affirmant qu'ils s'étaient approchés de la « ligne jaune » et avoir également tiré des obus d'artillerie dans des zones à l'est de Deir al-Balah, dans le centre de Gaza, tandis que des explosions ont également été entendues à l'est de Khan Younès.

Le ministre de la Défense de l'État sioniste, Israël Katz, a averti que tout Palestinien trouvé au-delà de la « ligne jaune » où sont stationnées les troupes israéliennes serait pris pour cible sans avertissement. Il a écrit sur X : « J'ai donné instruction à l'armée israélienne de transmettre un message clair aux dirigeants du Hamas à Gaza par le biais du mécanisme de surveillance étasunien : tout terroriste du Hamas trouvé au-delà de la ligne jaune dans le territoire sous contrôle israélien doit évacuer immédiatement. Toute personne qui restera dans la zone sera la cible d'une attaque sans autre avertissement, et les dirigeants du Hamas seront tenus responsables de tout incident. » La veille, l'armée israélienne avait émis un ordre similaire demandant aux Palestiniens de quitter les zones encore sous son contrôle, soit environ 53 % de Gaza.

Selon le ministère de la Santé de Gaza, les corps de 57 Palestiniens sont arrivés dans les hôpitaux de Gaza au cours des dernières 24 heures, dont 45 tués lors de nouvelles attaques israéliennes et 12 retrouvés sous les décombres. Au moins 158 Palestiniens ont été blessés. Le bilan total enregistré depuis le 7 octobre 2023 est désormais de 68 216 morts et 170 361 blessés.


Prières funéraires pour les Palestiniens dont les corps ont été rendus par Israël

Depuis le 11 octobre, premier jour complet du cessez-le-feu, Israël a tué au moins 80 Palestiniens à Gaza et en a blessé 303, tandis que 426 corps ont été retrouvés sous les décombres, selon le ministère de la Santé de Gaza.

Pendant ce temps, la brutalité de l'État d'apartheid continue de se révéler. Le ministère de la Santé de Gaza a publié en ligne des photos montrant certains des 150 corps de Palestiniens morts remis par Israël dans le cadre de l'accord. Les corps portent des traces de mauvais traitements, de coups, de menottes, de bandeaux sur les yeux et d'exécution. Seuls 25 des 150 corps ont été identifiés jusqu'à présent.

Israël a mené une vague d'attaques contre Gaza le 19 octobre, frappant un café et des tentes près des hôpitaux d'Al-Zawaida, des écoles et des maisons dans les camps de Nousseirat et Bureij, ainsi que des zones proches de l'hôpital Kamal Adouane à Beit Lahia, tuant des dizaines de Palestiniens. Israël affirme que ces attaques étaient une réponse à une violation du cessez-le-feu par le Hamas, ce que ce dernier a nié. Des responsables des États-Unis ont déclaré aux médias que la mort de deux soldats israéliens était due au fait qu'un véhicule israélien avait roulé sur un engin explosif ou une munition non explosée.

Malgré ces nombreuses violations, la résistance en Palestine continue de respecter les conditions du cessez-le-feu et de s'organiser pour poursuivre la reconstruction et subvenir aux besoins de la population. Le soutien des peuples du monde entier reste très important.

(Al-Jazeera, Drop Site News. Photos : Quds, M.T.C. Tseng.)

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Résistance dans les Caraïbes

Bas les pattes sur le Venezuela !
Défendons les Caraïbes comme zone de paix !

– Philip Fernandez –


Rassemblement à La Havane, Cuba, le 17 octobre 2025, à la défense du Venezuela

Depuis la session du 80e anniversaire de l'Assemblée générale des Nations unies en septembre, où la plupart des pays ont défendu le droit de chaque nation à l'autodétermination, les États-Unis ont ouvertement intensifié leur agression contre le Venezuela et les peuples de la région des Caraïbes. Le 15 octobre, le président Trump a autorisé la CIA à mener des actions secrètes à l'intérieur du Venezuela en recourant à la force meurtrière, ce qui constitue un acte de guerre à tous égards. Le même jour, trois bombardiers B-52, capables de transporter des armes nucléaires, ont survolé les Caraïbes près des côtes vénézuéliennes.

Les États-Unis continuent de détruire de petits hors-bords dans les eaux internationales de la région, tuant plus de 30 civils, en contradiction totale avec le droit international et les normes militaires. La dernière destruction d'un bateau civil, qui a fait trois morts, remonte au 17 octobre. La militarisation accrue et le renforcement des troupes à Porto Rico signifient qu'environ 10 000 militaires sont prêts à envahir le Venezuela et à agresser les peuples de la région.

En outre, selon une analyse visuelle du Washington Post, l'unité d'aviation d'élite des opérations spéciales de l'armée des États-Unis aurait récemment survolé les eaux des Caraïbes à moins de 135 kilomètres des côtes vénézuéliennes. Des images publiées sur les réseaux sociaux début octobre ont montré des hélicoptères d'attaque MH-6 Little Bird et MH-60 Black Hawks au-dessus des eaux libres près des plateformes pétrolières et gazières au large de la côte nord-est de Trinidad, à moins de 135 kilomètres des côtes vénézuéliennes.

Ces appareils sont probablement pilotés par le 160e régiment d'aviation des opérations spéciales, qui effectue des missions pour des commandos tels que les Navy SEALs, les Bérets verts et la Delta Force. Le MV Ocean Trader, un navire commercial reconfiguré en base flottante furtive pour les opérations spéciales, a également été aperçu récemment dans les Caraïbes. Ce navire peut transporter environ 200 personnes, dont 150 sont affectées à des missions spéciales, selon Bradley Martin, chercheur senior en politique à la Rand Corporation et ancien capitaine de la marine de guerre des États-Unis pour les opérations de surface. Il peut accueillir plusieurs avions et fournir des services de ravitaillement et de maintenance.

Au total, les États-Unis disposent d'une force d'invasion et des moyens nécessaires pour mener une opération sous faux pavillon ou utiliser leurs allégations non fondées concernant les « narcotrafiquants » pour justifier une attaque contre le Venezuela.

De nombreux pays à travers le monde et la majorité des pays d'Amérique latine ont condamné l'escalade de l'agression des États-Unis contre le Venezuela et les menaces d'invasion et de changement de régime. Le ministre cubain des Affaires étrangères, Bruno Rodríguez, a exprimé la position de nombreux pays en dénonçant le danger que représente l'agression militaire des États-Unis contre le Venezuela. Il a réitéré le soutien de Cuba au peuple vénézuélien en écrivant sur X : « Face au danger d'une agression militaire, nous réitérons notre soutien indéfectible et total au Venezuela et à l'Union populaire et militaire, dirigée par le président légitime Nicolas Maduro. Nous appelons la communauté internationale à se mobiliser pour mettre fin à l'attaque et préserver l'Amérique latine et les Caraïbes en tant que #ZoneOfPeace. »

Loin de défendre l'état de droit international et de dénoncer les attaques, le premier ministre Mark Carney n'a pas dit un mot sur les actes de terrorisme en haute mer et les exécutions extrajudiciaires de civils commis par l'administration Trump. Le Venezuela rapporte qu'au moins certains des personnes tuées étaient des pêcheurs, et non des « trafiquants de drogue » comme le prétend Trump.

Le silence de Mark Carney s'explique par le fait que le Canada est profondément intégré aux opérations militaires des États-Unis dans la région dans le cadre de l'opération CARIBBE, qui a débuté en 2006. En octobre 2010, un protocole d'accord a été signé entre les États-Unis et le Canada afin de poursuivre l'opération, notamment en permettant aux équipes de la garde côtière des États-Unis d'opérer à partir de navires canadiens. Dans le cadre de l'opération CARIBBE, la marine et l'armée de l'air canadiennes, en partenariat avec la garde côtière et l'armée des États-Unis, mènent des actions de menace et de terreur. Leur objectif est d'affirmer l'hégémonie des États-Unis et de provoquer des conflits entre les peuples de la région, sous prétexte de mettre fin au « trafic de drogue ». Carney n'a montré aucune intention de mettre fin à cet accord.

Mark Carney, avant même de devenir premier ministre canadien, était hostile au gouvernement vénézuélien du président Nicolas Maduro. Au cours des deux dernières années de son mandat de gouverneur de la Banque d'Angleterre, de 2018 à 2020, sous la pression de la première administration Trump et du gouvernement britannique, il a refusé de libérer 1 milliard de dollars américains de réserves d'or demandées par la Banque centrale du Venezuela, invoquant des « raisons liées à la conformité ». Les États-Unis, la Grande-Bretagne et le Canada ont justifié cet acte de vol qualifié en refusant de reconnaître le gouvernement Maduro démocratiquement élu. Ils continuent à commettre cette grave injustice à l'encontre du peuple vénézuélien à ce jour.

Partout dans le pays, la population rejette les actions hostiles du gouvernement Carney et se joint aux peuples d'Amérique latine et des Caraïbes pour condamner les actes de guerre, d'agression et les menaces de changement de régime des États-Unis. Nous sommes solidaires du peuple vénézuélien, du peuple cubain et des peuples de la région en opposition aux tentatives désespérées de l'impérialisme étasunien d'utiliser le terrorisme d'État et la force brutale pour dominer la région. Cela ne doit pas passer !

Bas les pattes sur le Venezuela !

Défendons les Caraïbes en tant que zone de paix !

Non aux actes de guerre des États-Unis contre le Venezuela et
à la participation du Canada à ces actes !



Cuba, 17 octobre 2025

(Avec des informations provenant du gouvernement du Canada, de De-Classified UK et de Xinhua. Photos : Cuba Debate )

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Journée d'action collective pour que les Caraïbes deviennent une zone de paix


Trinité-et-Tobago, 16 octobre 2025, rassemblement pour la paix

Le 16 octobre, des rassemblements et des manifestations ont eu lieu dans les Caraïbes dans le cadre d'une Journée d'action collective pour la paix. Des personnes issues de neuf pays des Caraïbes et de territoires occupés se sont réunies pour demander que les Caraïbes deviennent une zone de paix, faisant ainsi résonner leur voix collective dans toute la région. À Trinité-et-Tobago, en République dominicaine, en Haïti, à la Barbade, en Martinique, à Porto Rico, au Suriname, à Curaçao et ailleurs, les populations se sont unies pour dénoncer les menaces des États-Unis contre la région et la présence de navires de guerre, de bombardiers et de sous-marins nucléaires actuellement stationnés dans le sud des Caraïbes.

Une déclaration publiée par Caribbean Organisation for Peoples Empowerment (l'Organisation caribéenne pour l'empouvoirement des peuples) explique : « Cette journée d'action collective pour la défense des Caraïbes en tant que zone de paix est devenue urgente alors que les États-Unis intensifient leurs préparatifs en vue d'une éventuelle attaque militaire contre le Venezuela. Les États-Unis ont officiellement demandé au gouvernement de la Grenade d'utiliser son territoire pour installer du matériel militaire. Le président des États-Unis a informé le Congrès qu'il avait déclaré une « guerre contre le trafic de drogue », ce qui, selon lui, lui donne le pouvoir de faire la guerre dans un autre pays. Nous devons manifester notre opposition collective à cela ! »

À la Grenade, l'ancien président du Sénat, Chester Humphrey, s'est déclaré prêt à mener une marche de protestation pacifique contre les efforts des États-Unis pour installer des équipements radar et du personnel technique associé à l'aéroport international Maurice Bishop. Humphrey, l'un des principaux syndicalistes du pays, a déclaré que la décision de Trump était un prélude au lancement d'une frappe militaire contre le gouvernement du Venezuela et le président Nicolas Maduro. « Ce serait une grave tache dans l'histoire [...] contre la mémoire de nos ancêtres que de nous joindre à une guerre contre un État qui ne nous a rien fait et qui nous a énormément aidés. [...] Le Venezuela n'a pas déclaré la guerre ni menacé les États-Unis », a déclaré Humphrey à WPG10 Television.

« Je pense que ce dont ce pays a besoin, c'est d'un mouvement pacifiste massif, et je suis prêt à lancer publiquement un appel à toutes les couches de la société grenadienne pour qu'elles se mobilisent ouvertement en signe de défi et en faveur de la paix. Un mouvement pacifiste national visant à instaurer la paix et la non-militarisation des Caraïbes est l'appel du moment », a déclaré Chester Humphrey à l'émission télévisée The Narrative.

Juste avant la visite, les 14 et 15 octobre, de l'amiral Alvin Holsey, commandant du Commandement Sud des États-Unis (SOUTHCOM), le premier ministre d'Antigua-et-Barbuda, Gaston Browne, a souligné : « Je peux vous assurer qu'Antigua-et-Barbuda n'a absolument aucun intérêt à accueillir des ressources militaires sous quelque forme que ce soit dans le pays. »

Alvin Holsey est le commandant militaire qui supervise l'escalade militaire des États-Unis dans les Caraïbes et la tentative de changement de régime au Venezuela. Étant donné ses liens avec les forces militaires de la région, à travers des exercices et des activités conjoints, l'annonce par le Pentagone, le 16 octobre, de son départ à la retraite a surpris beaucoup de monde. Aucune raison n'a été donnée pour expliquer sa démission soudaine après 37 ans de carrière militaire. Selon le New York Times, il aurait exprimé ses inquiétudes concernant la mission militaire des États-Unis dans les Caraïbes, avec le renforcement des forces et le bombardement de sept petites embarcations rapides dans les eaux internationales qui, selon Trump, transportaient de la drogue, sans aucune preuve à l'appui. Les bombardements de Trump sont contraires au droit international et aux normes militaires, qui exigent d'abord d'avertir le bateau, puis de tenter d'intervenir avec des moyens non mortels.

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Appel aux peuples de notre région :
Journée d'action pour la paix dans les Caraïbes

– Organisation caribéenne pour l'empouvoirement
des peuples, 16 octobre 2025 –

Chaque jour qui passe, il devient de plus en plus évident que le gouvernement des États-Unis prévoit déclencher une guerre dans les Caraïbes. Il prépare manifestement une sorte d'agression militaire contre le Venezuela dans le but de renverser le gouvernement de ce pays et de le remplacer par un régime fantoche qui permettra aux entreprises étasuniennes de piller le pétrole, le gaz et les autres ressources du Venezuela.

Depuis août, les États-Unis ont procédé à un important renforcement militaire dans la région, avec notamment trois destroyers, plus de 4 000 marines, un sous-marin à propulsion nucléaire, un avion de reconnaissance, un croiseur lance-missiles, des troupes de débarquement amphibies et 10 F-35 [avions de chasse]. Ils ont également mis en place une politique d'exécution sommaire des utilisateurs de petits bateaux dans les eaux du sud des Caraïbes. C'est ce dont a parlé le président des États-Unis, Donald Trump, lors d'une récente réunion avec les chefs militaires de son pays. Il a plaisanté en disant que depuis que les États-Unis ont commencé à tuer les utilisateurs de petits bateaux dans les eaux de la région, les pêcheurs de la zone ne sortent plus en mer par crainte d'être tués. Cela montre le mépris des bellicistes étasuniens pour la vie et les moyens de subsistance des populations des Caraïbes.

Le complot des États-Unis visant à déclencher une guerre dans les Caraïbes se poursuit à un rythme soutenu. Le 7 octobre, le gouvernement vénézuélien a annoncé qu'il avait déjoué un complot visant à faire exploser l'ambassade de Washington à Caracas, qui aurait pu servir de prétexte à une attaque des États-Unis. Le 9 octobre, le bureau du premier ministre de la Grenade a annoncé que son gouvernement avait reçu une demande des États-Unis pour « l'installation d'équipements radar et de personnel technique associé à l'aéroport international Maurice Bishop ». Le 10 octobre, le soi-disant Comité Nobel de la paix a annoncé qu'il avait décerné le prix Nobel de la paix de cette année à María Corina Machado, du Venezuela, connue pour avoir préconisé une attaque militaire des États-Unis contre son propre pays.

Le 14 octobre, l'ambassade des États-Unis à la Barbade a annoncé qu'Alvin Holsey, commandant du Commandement Sud des États-Unis (SOUTHCOM), se rendrait à Antigua-et-Barbuda et à la Grenade les 14 et 15 octobre pour rencontrer les premiers ministres Gaston Browne et Dickon Mitchell. Le président des États-Unis, Donald Trump, a annoncé le même jour sur sa plateforme Truth Social qu'un navire avait été touché par des missiles, et selon les informations relayées par les médias, deux citoyens de Trinité-et-Tobago figuraient parmi les victimes. Ces menaces militaires des États-Unis contre le Venezuela et l'exécution sommaire des utilisateurs de petits bateaux constituent des violations flagrantes du droit international. Pourtant, les États-Unis tentent d'entraîner les pays des Caraïbes dans leur complot criminel.

Les plans de guerre des États-Unis sont évidents et leurs mensonges sur la lutte contre le trafic de drogue ne trompent personne. Ces plans constituent une menace directe pour la sécurité et la sûreté de tous ceux qui considèrent les Caraïbes comme leur foyer. Les États-Unis peuvent déclencher une guerre contre le Venezuela, mais ils ne peuvent pas contrôler la façon dont cette guerre évoluera. Le Venezuela a promis de résister à toute attaque des États-Unis et il a des alliés en Russie, en Chine et en Iran, pour n'en citer que quelques-uns. Il existe un réel danger que nous nous retrouvions pris dans une guerre entre les États-Unis et leurs alliés d'un côté, et le Venezuela et ses alliés de l'autre. Si les États-Unis parviennent à transformer la région en zone de guerre, au lieu d'une zone de paix, la mort et la destruction deviendront la nouvelle norme. Nous devons tout mettre en oeuvre pour les en empêcher.

La situation est trop grave pour être laissée aux mains des politiciens. Déjà, de nombreuses personnes élèvent la voix pour défendre la région contre les plans de guerre des États-Unis. Les commentateurs tirent la sonnette d'alarme sur le danger qui nous menace. L'Assemblée des peuples des Caraïbes (ACP) a appelé les populations de la région à se mobiliser le 16 octobre pour défendre la paix. À la Grenade, la population demande au gouvernement de ne pas impliquer la Grenade dans les plans de guerre des États-Unis et a averti qu'elle lancerait des manifestations pour l'en empêcher. Dans toute la région, nous devons nous appuyer sur cette mobilisation pour assurer notre propre sécurité.

Nous devons exiger que :

- les États-Unis mettent fin à leurs plans de guerre contre le Venezuela et retirent leurs forces militaires de notre région

- tous les gouvernements des Caraïbes se dissocient totalement de la volonté de guerre des États-Unis et défendent la paix et la sécurité des citoyens de notre région

- la CARICOM mette fin à son silence honteux sur cette question vitale et prenne clairement et publiquement position en faveur de la paix dans notre région

Non à la guerre dans les Caraïbes !

Maintenons les Caraïbes comme une zone de paix !

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Une instigatrice de violence politique,
d'ingérence étrangère et de déstabilisation institutionnelle reçoit le prix Nobel de la paix

– Nick Lin –

Le Comité Nobel a décerné le prix Nobel de la paix 2025 à la contre-révolutionnaire vénézuélienne Maria Corina Machado, dont la nomination a été soutenue par le secrétaire d'État étasunien Marco Rubio, l'un des principaux promoteurs du changement de régime et de l'intervention étrangère au Venezuela.

Le Comité Nobel affirme que ce prix récompensait « le travail inlassable de Maria Corina Machado en faveur des droits démocratiques [...] et sa lutte pour une transition juste et pacifique de la dictature à la démocratie ».

En annonçant la victoire de Machado à Oslo, Jørgen Watne Frydnes, président du Comité Nobel, a déclaré que le prix avait été décerné « à une championne courageuse et engagée de la paix, à une femme qui maintient la flamme de la démocratie allumée au milieu d'une obscurité envahissante ».

Il a ajouté qu'elle répondait à « tous les critères » fixés par Alfred Nobel pour l'attribution du prix, qui stipule que celui-ci doit être décerné à « la personnalité ou la communauté ayant le plus ou le mieux contribué au rapprochement des peuples, à la suppression ou à la réduction des armées permanentes, à la réunion et à la propagation des progrès pour la paix ».

Le sens que le Comité donne à la paix et au « rapprochement des peuples » est évident quand on regarde les précédents lauréats du prix Nobel de la paix : l'ancien président Theodore Roosevelt, qui, avec sa politique du « gros bâton », a promu l'impérialisme, envahi la République dominicaine et Haïti et occupé Cuba; Woodrow Wilson, qui a envahi le Mexique en 1914, puis à nouveau en 1916; Henry Kissinger, architecte des bombardements massifs du Laos, du Cambodge et du Vietnam et instigateur du coup d'État sanglant au Chili en 1973; Mikhaïl Gorbatchev pour avoir démantelé l'Union soviétique; et Barack Obama, qui a envahi l'Afghanistan, l'Irak, la Libye et la Syrie, bombardé le Yémen, initié l'intégration militaire avec le Mexique et, par un coup d'État, orchestré le conflit en Ukraine.

De même, conséquent avec les échecs des Nations unies (ONU) à Gaza et à l'intervention accrue contre Haïti, le secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres, a félicité Machado, affirmant qu'elle avait été « une championne de la démocratie et une voix d'unité dans son pays ». Un porte-parole du Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l'homme (HCDH), dirigé par Volker Türk, a également félicité Machado, affirmant qu'elle représentait les valeurs d'« élections libres et équitables » et de « droits civils et politiques ».

Manifestation à Caracas pour défendre la paix et s'opposer aux menaces des États-Unis, 6 octobre 2025

Le bilan de Machado en matière d'opposition à la paix
et à la démocratie au Venezuela

Machado s'est fait connaître en participant au coup d'État de 2002 qui a brièvement renversé le président Hugo Chavez. Depuis lors, elle a pris part à plusieurs autres tentatives de changement de régime, notamment les violences de rue de 2014, « La Salida », qui ont fait des dizaines de morts. La même année, elle a tenté de rallier des soutiens en faveur d'une intervention au Venezuela en s'adressant à l'Organisation des États américains (OÉA) en utilisant le siège du représentant du Panama. Cela a conduit à la destitution de Machado de son poste de députée à l'Assemblée nationale du Venezuela.

Ces dernières années, Machado a été impliquée dans des complots terroristes et des conspirations contre des infrastructures stratégiques, telles que le complexe gazier PDVSA à Monagas et le complexe hydroélectrique de Guri, afin de semer le chaos et de justifier une intervention des États-Unis au Venezuela.

En 2018, elle a exhorté le premier ministre israélien Benjamin Netanyahou à mener une intervention étrangère au Venezuela pour y renverser le régime. Elle s'est également engagée à établir une ambassade du Venezuela à Jérusalem, si elle parvenait au pouvoir. Le parti de Machado, Vente Venezuela, a établi une alliance avec le parti israélien Likoud en 2020.

Machado promeut et soutient également les sanctions économiques de grande envergure imposées par les États-Unis contre le Venezuela et continue d'appeler ouvertement à une intervention étrangère pour renverser le président Nicolas Maduro. En 2024, la Cour suprême du Venezuela lui a interdit d'exercer des fonctions publiques en raison de ces activités.

Lors de plusieurs apparitions dans la presse après avoir reçu le prix Nobel de la paix, Machado a dédié ce prix au président Donald Trump, affirmant que le peuple vénézuélien lui était « reconnaissant pour ce qu'il fait dans le monde entier pour la paix ». Pour sa part, Trump a remercié Machado pour ses éloges, mais a insisté pour dire que c'est lui qui aurait dû être le lauréat.

Dans une entrevue accordée à la BBC le 11 octobre, Machado a défendu une « coordination des forces internes et externes » pour renverser le gouvernement Maduro et a fait valoir que le Venezuela avait besoin d'être « libéré ». Elle soutient sans aucun doute la dernière initiative de Trump, le 15 octobre, autorisant la CIA à mener des opérations secrètes à l'intérieur du Venezuela, en recourant à la force meurtrière. Trump envisage également des frappes militaires à l'intérieur du Venezuela.

Depuis août, les États-Unis maintiennent un déploiement militaire à grande échelle dans la mer des Caraïbes, à la limite des eaux territoriales vénézuéliennes, dans le cadre de leur guerre terroriste contre toute personne désignée par les États-Unis comme « narco-terroriste », menée sans preuves, sans procès et sans aucun respect des normes du droit international. Le Canada participe à ce déploiement. Les moyens déployés comprennent des navires de guerre, des avions et environ 4500 marins et marines, auxquels s'ajoutent les 10 000 soldats actuellement mobilisés à Porto Rico. Les forces militaires nécessaires à une invasion visant à renverser le régime sont en place.

Depuis septembre, les États-Unis ont bombardé au moins sept bateaux dans les eaux internationales, tuant plus de 32 civils, dont des ressortissants colombiens, trinidadiens et vénézuéliens. Des personnes auraient survécu au bombardement d'un bateau dans les eaux internationales le 16 octobre et une autre attaque, le 17 octobre, aurait tué trois personnes. Les États-Unis n'ont à nouveau fourni aucune preuve et n'ont donné aucun avertissement aux navires, comme l'exigent la loi et les normes militaires. Selon les médias, les États-Unis auraient également pu arrêter les bateaux après une première frappe de drone, mais ils ont préféré mener des attaques répétées pour couler les navires et tuer toutes les personnes à bord. Lors d'une des attaques, des missiles et une mitrailleuse de calibre .50 ont été utilisés pour couler le bateau et tuer les civils.

À la demande du Venezuela, le Conseil de sécurité des Nations unies a tenu une réunion d'urgence le 10 octobre, au cours de laquelle le Venezuela a soulevé la menace que font peser les provocations des États-Unis sur la paix. Dans sa demande, le gouvernement vénézuélien a indiqué que l'administration Trump avait intensifié ses actions contre le Venezuela. Cela inclut le blocus économique avec plus de 1000 mesures coercitives unilatérales et le déploiement militaire de destroyers lance-missiles, d'avions de chasse, de troupes d'élite et d'un sous-marin nucléaire près des côtes vénézuéliennes. Ces actions violent le Traité de 1967 sur l'interdiction des armes nucléaires en Amérique latine et dans les Caraïbes (Traité de Tlatelolco) et la Proclamation de l'Amérique latine et des Caraïbes comme zone de paix par la Communauté des États d'Amérique latine et des Caraïbes en 2014, sous prétexte d'une prétendue lutte contre le trafic de drogue, selon la demande adressée au Conseil de sécurité.

Au Venezuela, le président Nicolas Maduro, s'exprimant lors d'un événement organisé à l'occasion de la « Journée de la résistance autochtone », a déclaré : « Nous voulons la paix, et nous aurons la paix, mais une paix avec la liberté, avec la souveraineté. » Il a rappelé que 90 % des Vénézuéliens s'opposent à une intervention étrangère, ce qui reflète les récents sondages d'opinion montrant cette opposition à l'intervention et en faveur de la souveraineté du Venezuela. Sur les réseaux sociaux, les utilisateurs ont rappelé les appels répétés de Machado en faveur d'une intervention militaire étrangère dans leur pays, sa participation à une tentative de coup d'État et son soutien à l'apartheid israélien et au génocide à Gaza.

Au nom des peuples du monde, le président cubain Miguel Diaz-Canel a dénoncé cette récompense, déclarant que le Comité Nobel avait atteint « des niveaux inimaginables de politisation et de partialité ». Pour sa part, l'ancien président hondurien Manuel Zelaya a déclaré qu'en récompensant Machado, le comité avait « transformé un symbole de paix en un instrument du colonialisme moderne ». De nombreuses organisations en Amérique latine et dans le monde entier ont dénoncé cette décision comme étant contraire à la paix et favorable à une intervention militaire étrangère, en particulier celle des États-Unis.

Appel à décerner le prix Nobel de la paix aux journalistes de Gaza

Dans une lettre adressée aux membres du Comité Nobel, l'organisation anti-guerre étasunienne CODEPINK écrit :

« Aux membres du Comité Nobel,

« Honte à vous d'avoir décerné le prix Nobel de la paix à Maria Corina Machado, une femme qui soutient ouvertement le génocide à Gaza et le renversement violent des mouvements populaires à travers l'Amérique latine.

« Malheureusement, cela n'est pas surprenant. Votre comité a déjà honoré Henry Kissinger et d'autres architectes de la guerre et de l'injustice. Il est désormais évident que le Comité Nobel continue de célébrer ceux qui sapent la démocratie et les droits humains, ceux qui planifient et défendent le massacre d'innocents.

« Le bilan de Machado est en contradiction directe avec les idéaux de paix. Elle a contribué à mener le coup d'État de 2002 qui a renversé le président démocratiquement élu du Venezuela et a signé le décret Carmona dissolvant les institutions publiques du pays. Elle a appelé à plusieurs reprises à une intervention militaire des États-Unis, approuvé des sanctions économiques qui ont tué des dizaines de milliers de personnes en coupant l'approvisionnement en nourriture et en médicaments, et s'est alignée sur le régime d'apartheid israélien, allant même jusqu'à demander directement à Benjamin Netanyahou, l'architecte de la destruction de Gaza, d''aider à libérer' le Venezuela.

« Les véritables artisans de la paix ne réclament pas des bombes et des blocus. Ils défendent la vérité, la justice et le caractère sacré de la vie humaine. Aujourd'hui, ce titre n'appartient pas à des collaborateurs de guerre comme Machado, mais aux journalistes palestiniens de Gaza, ceux qui ont tout risqué pour montrer au monde la réalité brutale des crimes d'Israël.

« Depuis deux ans, ces journalistes se battent sur un autre front de la guerre, celui du champ de bataille numérique, en documentant le tout premier génocide diffusé en direct, souvent à la lueur d'une bougie, dans les ruines de leurs maisons. Ils donnent un nom aux morts et une voix à ceux qui ont été réduits au silence, même si Israël les prend délibérément pour cible. Plus de deux cents journalistes ont été tués depuis le début du génocide, assassinés pour avoir dit la vérité. Tuer des journalistes est un crime au regard du droit international. Alors pourquoi une partisane d'une telle illégalité est-elle célébrée comme un 'artisane de la paix' ?

« Le courage et l'intégrité du prix Nobel de la paix sont censés honorer la vie des journalistes et des civils de Gaza, et non ceux qui se réjouissent de leurs souffrances.

« Nous, le peuple, soutenons le peuple de Gaza, ceux qui, même au milieu d'un génocide, continuent de montrer au monde à quoi ressemblent la véritable liberté, la justice et l'humanité. Ils ont raconté leur propre histoire afin que le monde puisse être témoin de la vérité et dénoncé les plus grands pourvoyeurs de guerre et de violence : la machine de guerre étasunienne et son plus proche allié, Israël.

« Les journalistes et les civils de Gaza sont les véritables artisans de la paix. Ils ont déjà payé le prix fort pour la paix. »

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Les ministres des Affaires étrangères de la Communauté des États d'Amérique latine et des Caraïbes défendent leur région comme zone de paix

Dans le même ordre d'idées, les ministres des Affaires étrangères de la Communauté des États d'Amérique latine et des Caraïbes (CELAC) se sont réunis à New York à la fin du mois de septembre, à l'occasion de la 80e session de l'Assemblée générale des Nations unies, pour réaffirmer que la région est une zone de paix[1]. La réunion a permis d'unifier la voix de l'Amérique latine et des Caraïbes en faveur de la paix, de la coopération et du respect mutuel entre les nations.

Les ministres des Affaires étrangères ont rejeté le déploiement militaire des États-Unis dans la mer des Caraïbes. Lors de son discours, le ministre vénézuélien des Affaires étrangères, Yvan Gil Pinto, a dénoncé la présence de navires et d'un sous-marin nucléaire des États-Unis, la qualifiant de menace pour la paix et la stabilité de toute la région, et pas seulement de son pays. Le ministre cubain des Relations extérieures, Bruno Rodríguez Parrilla, a également dénoncé les États-Unis et réaffirmé la volonté de son pays de continuer à « travailler avec la Communauté pour promouvoir les progrès dans les domaines d'intérêt régional, avec des répercussions sur le développement et le bien-être de nos peuples ».

Le ministre mexicain des Affaires étrangères, Juan Ramón de la Fuente, et le ministre brésilien des Relations extérieures, Mauro Vieira, ont également exprimé leur inquiétude face à l'ingérence militaire étrangère et ont souligné que l'Amérique latine devait rester un territoire de paix, fondé sur le respect de la souveraineté, de l'intégrité territoriale et du droit international. La ministre bolivienne des Affaires étrangères, Celinda Sosa Lunda, a exprimé la solidarité de son pays avec le gouvernement et le peuple vénézuéliens, ainsi qu'avec la Palestine, pour la défense de la paix, de la souveraineté et de la dignité des peuples. Faisant référence à la prime de 50 millions de dollars offerte par les États-Unis pour la capture du président Nicolas Maduro, elle a déclaré : « Offrir une prime pour la capture d'un président constitutionnel est un affront à la démocratie et à la souveraineté. Remplir nos mers de navires de guerre est une action colonialiste que nous ne pouvons accepter. »

Les autorités vénézuéliennes restent en état d'alerte maximale. Le président Maduro a déjà mobilisé 4,5 millions de membres de la milice bolivarienne – une force civile ayant reçu une formation militaire – pour soutenir les forces armées du pays, et a mené en septembre et octobre des exercices militaires le long des côtes « afin de renforcer la défense et la souveraineté ».

Note

1. La Communauté des États dl'Amérique latine et des Caraïbes (CELAC) est un bloc régional regroupant 33 pays souverains d'Amérique latine et des Caraïbes, avec une population d'environ 600 millions d'habitants, une superficie six fois plus grande que celle de l'Inde et un PIB de 6 800 milliards de dollars.

Les 33 membres de la CELAC sont Antigua-et-Barbuda, l'Argentine, les Bahamas, la Barbade, le Belize, la Bolivie, le Brésil, le Chili, la Colombie, le Costa Rica, Cuba, la Dominique, l'Équateur, la Grenade, le Guatemala, la Guyane, Haïti, le Honduras, la Jamaïque, le Mexique, le Nicaragua, le Panama, le Paraguay, le Pérou, la République dominicaine, Saint-Kitts-et-Nevis, Sainte-Lucie, Saint-Vincent-et-les-Grenadines, le Salvador, le Suriname, Trinité-et-Tobago, l'Uruguay et le Venezuela.

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Cuba

Ne touchez pas à Cuba !

Le Parti communiste du Canada (marxiste-léniniste) condamne les tentatives lâches et arrogantes de l'administration Trump de saper le soutien mondial à Cuba à l'approche du vote annuel de l'Assemblée générale des Nations unies, les 28 et 29 octobre, sur le projet de résolution intitulé Nécessité de mettre fin à l'embargo économique, commercial et financier imposé par les États-Unis d'Amérique contre Cuba. L'an dernier, le 30 octobre, le vote de l'Assemblée générale s'était soldé par 187 pays en faveur de la résolution, seuls les États-Unis et l'État sioniste d'Israël ayant voté contre, avec une seule abstention, celle de la Moldavie. Cette année encore, le monde exigera sans aucun doute, de manière écrasante, la fin du blocus.

Cuba soumet cette résolution non contraignante à l'Assemblée générale de l'ONU chaque année depuis 1992 (sauf en 2020), et chaque année, elle est adoptée, ces dernières années presque à l'unanimité, ce qui témoigne de l'opposition résolue de la communauté internationale au blocus imposé par les États-Unis. Le vote de cette année a lieu dans le cadre de l'imposition de nouvelles sanctions par l'administration Trump, dont le renforcement des restrictions financières et de voyage, des représailles contre les pays tiers qui accueillent des médecins cubains, ainsi que le retour de Cuba sur la liste étasunienne des « États soutenant le terrorisme ».

En imposant des épreuves toujours plus grandes au peuple cubain, qui a survécu à six décennies de sanctions économiques, de menaces politiques et de tentatives d'isolement et de déstabilisation, l'administration Trump tente par tous les moyens d'imposer un changement de régime. Ces efforts visent à écraser la Révolution cubaine et à rétablir la domination des États-Unis sur cette nation fière, qui défend en paroles comme en actes la révolution ayant mis fin au contrôle étranger et qui est un exemple mondial de solidarité avec tous ceux qui luttent contre l'occupation, la domination étrangère, pour la paix et l'indépendance. C'est cette position de principe que l'administration Trump attaque par sa campagne actuelle de diffamation et de calomnie contre Cuba. Cuba présente cette motion chaque année dans un acte de défi et de défense de son indépendance. Comme le montrent les votes répétés, ce sont les États-Unis et Israël qui se trouvent isolés, tandis que Cuba est largement aimée et défendue par les peuples du monde.

Le 2 octobre, l'administration Trump a ordonné à ses missions diplomatiques internationales de propager une désinformation, basée sur des « renseignements » fournis par le régime néonazi d'Ukraine, selon laquelle des milliers de Cubains auraient été recrutés par le gouvernement cubain pour servir comme mercenaires aux côtés des forces russes dans la guerre par procuration menée par les États-Unis et l'OTAN en Ukraine. Dans sa directive à ses missions à l'étranger visant à faire pression pour obtenir un soutien contre la résolution demandant la fin du blocus et à saper le soutien à Cuba, l'administration Trump prétend fallacieusement que les problèmes auxquels fait face Cuba ne sont pas la conséquence de la guerre économique que les États-Unis mènent contre elle – ce qui a pourtant été clairement établi – mais qu'ils sont dus à la « corruption et à l'incompétence » de Cuba elle-même. Selon les instructions de l'administration Trump, « voter 'non' est préférable, mais s'abstenir ou s'absenter, ou encore ne pas participer tout court sont également utiles ». Il a affirmé que les États-Unis avaient besoin « d'alliés et de partenaires partageant les mêmes opinions » pour soutenir cette campagne sinistre.

Le gouvernement cubain a immédiatement dénoncé l'accusation selon laquelle il aurait envoyé des mercenaires en Ukraine, déclarant entre autres que : « Le gouvernement cubain réaffirme catégoriquement que Cuba ne fait pas partie du conflit armé en Ukraine, et qu'il n'y participe pas avec du personnel militaire, ni en Ukraine ni dans aucun autre pays. »

Il est bien connu que l'un des moyens par lesquels les États-Unis ont sapé la Charte des Nations unies et le droit international est de faire du chantage et de faire pression sur les petits pays et les « alliés » comme le Canada pour qu'ils se plient à leur volonté à l'ONU. Les tactiques grossières des États-Unis cette année exposeront une fois de plus leur mépris pour les Nations unies et les droits de tous ses membres, ainsi que leur détermination à poursuivre leurs attaques criminelles contre Cuba. Cela ne fera qu'isoler davantage les États-Unis et renforcer le soutien de l'humanité à Cuba et son vaillant peuple.

(Avec de l'information du ministère cubain des Relations extérieures et Reuters.)

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Des États membres de l'ONU demandent
la fin du blocus étasunien

Le 17 septembre, avant l'ouverture de la 80e session de l'Assemblée générale des Nations unies, le ministère cubain des Relations étrangères a soumis à l'ONU son rapport annuel sur les répercussions du blocus économique des États-Unis contre Cuba et son peuple. Il le fait chaque année au débat général de l'ONU, qui précède également le vote sur la résolution cubaine intitulée : Nécessité de mettre fin à l'embargo économique, commercial et financier imposé par les États-Unis contre Cuba. Cette année, le vote aura lieu les 28 et 29 octobre. Depuis 32 ans, la grande majorité des États membres de l'ONU appellent à la levée de cet embargo criminel contre Cuba. L'an dernier, seuls les États-Unis et Israël ont voté contre la résolution cubaine.

Le 26 septembre, le ministre cubain des Relations extérieures, Bruno Rodriguez Parrilla, s'est exprimé lors du débat à l'Assemblée générale. Il a commencé par réitérer la solidarité de Cuba avec le peuple palestinien et a exigé que l'ONU prenne des mesures pour mettre fin au génocide contre les Palestiniens. Il a dénoncé l'agression militaire non provoquée de l'administration Trump contre le Venezuela et a réaffirmé que l'Amérique latine et les Caraïbes constituent une Zone de paix. Le représentant cubain a présenté avec force la position de Cuba et a exigé que les États-Unis mettent fin à leur blocus criminel et retirent le pays de la liste étasunienne des États soutenant le terrorisme.

Le ministre cubain a déclaré :

« En plus des défis auxquels Cuba est confrontée, du fait de sa condition de petit État insulaire en développement, notre pays subit l'impact dévastateur et cumulatif de la politique d'hostilité et d'asphyxie économique imposée par les États-Unis depuis plus de six décennies. Le blocus contre Cuba persiste et a été resserré à l'extrême. Il s'agit d'une guerre économique écrasante et prolongée, visant à priver les Cubains de leurs moyens de subsistance et de durabilité, de leur existence même en tant que peuple fraternel et joyeux. Quiconque prétend le contraire mentirait. [...] Cette agression a atteint des niveaux sans précédent au cours des huit dernières années et comprend des actions de persécution et de pression économique de plus en plus élaborées, chirurgicales et extraterritoriales contre des tiers. Elle impose de multiples et extraordinaires obstacles à la production, au commerce, aux finances, ainsi qu'aux services et politiques garantissant la justice sociale et la vie elle-même. »

Le ministre a également dénoncé l'administration Trump pour les nouvelles sanctions imposées à Cuba et pour avoir réintégré Cuba sur la liste des États soutenant le terrorisme. Il a précisé dans son discours :

« Cuba est une victime du terrorisme. Depuis des années et encore aujourd'hui, des actes terroristes contre notre pays sont organisés et financés depuis le territoire des États-Unis. Des auteurs bien connus d'actes horribles d'agression contre le peuple cubain – ayant causé des milliers de morts, de blessés et d'importants dommages matériels – y vivent paisiblement et en toute impunité. En conformité avec ses responsabilités dans la lutte contre le terrorisme et en soutien aux efforts de l'ONU contre ce fléau, le gouvernement cubain a officiellement transmis au gouvernement des États-Unis ces dernières années les noms et informations concernant 62 individus et 20 organisations basés dans ce pays, responsables d'actes violents et terroristes qui, depuis le territoire des États-Unis, continuent de participer à de telles actions contre Cuba. Aucune réponse n'a été reçue, et nul ne sait si les autorités étasuniennes ont pris des mesures contre l'un d'eux. Il est cynique que le gouvernement des États-Unis étiquette Cuba comme État soutenant le terrorisme à des fins de coercition politique et économique. C'est une calomnie que ni cette Organisation ni aucun de ses États membres ne partage. »

Le 29 septembre, plus de 40 pays se sont exprimés en défense de Cuba lors d'une session de haut niveau de l'Assemblée générale, appelant à la fin du blocus contre Cuba et à la suppression de sa désignation injuste en tant qu'État soutenant le terrorisme.

Le dernier intervenant de cette session fut l'ambassadeur Dionisio Da Costa Babo Soares, représentant permanent du Timor oriental auprès de l'ONU, qui a déclaré :

« Le Timor oriental soutient la levée du blocus économique, commercial et financier des États-Unis contre la République de Cuba, qui constitue, selon nous, une violation des droits humains nuisant au peuple cubain en limitant son accès aux biens essentiels. »

Il a souligné que Cuba est un ami proche du Timor oriental, ayant formé plus de 1000 professionnels de la santé et fourni des soins médicaux directs à la population timoraise.

Le ministre des Affaires étrangères du Nicaragua, Denis Moncada, a déclaré :

« Nous dénonçons et condamnons, avec tous les peuples du monde, les politiques horribles, odieuses et exécrables du blocus économique criminel imposé par les États-Unis, ainsi que les agressions par des mesures coercitives, arbitraires et unilatérales. »

La présidente Jennifer Geerlings-Simons du Suriname a souligné : « Le Suriname soutient fermement la paix mondiale, l'état de droit et la valeur égale de chaque vie humaine [...]. En ce sens, le Suriname demande une fois de plus la levée de l'embargo de longue date contre Cuba et son peuple. »

D'autres pays ont exprimé leur soutien à Cuba, dont le Brésil, l'Afrique du Sud, la Mozambique, la Colombie, le Vietnam, l'Angola, le Nauru, la Namibie, Guyana, le Congo, la Bolivie, le Gabon, Ghana, Guinée-Bissau, la Guinée équatoriale, Gambie, Dominique, la Tanzanie, l'Ouganda, São Tomé-et-Principe, le Mexique, Saint-Vincent-et-les-Grenadines, la Barbade, la Jamaïque, Belize, Lesotho, Antigua-et-Barbuda, Tuvalu, le Zimbabwe, le Venezuela, les Bahamas, Grenade, Burkina Faso, Saint-Kitts-et-Nevis, le Laos, la Russie, la Biélorussie, l'Érythrée, Sainte-Lucie et le Honduras.

(Avec des informations des Nations unies, Ministère cubain des Relations extérieures, Prensa Latina)

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Condamnation des fausses accusations concernant l'implication de Cuba dans le conflit en Ukraine

– Réseau canadien de solidarité avec Cuba,
14 octobre 2025 –

Le Réseau canadien de solidarité avec Cuba rejette et condamne catégoriquement les récentes allégations fallacieuses, non fondées et politiquement motivées affirmant que Cuba serait impliquée dans le recrutement ou le déploiement de mercenaires dans le conflit en Ukraine.

Ces accusations sont non seulement manifestement fausses, mais elles constituent une fabrication dangereuse et grossière visant à ternir la réputation irréprochable de Cuba sur la scène internationale et à emmêler une nation pacifique dans un conflit étranger à l'encontre de sa volonté souveraine et de ses principes fondamentaux.

Cuba possède une longue et riche tradition d'internationalisme, fondée sur le principe de la solidarité. Cela s'est manifesté depuis des décennies à travers le travail désintéressé de ses brigades médicales, de ses éducateurs et de ses scientifiques qui ont apporté une aide humanitaire aux populations les plus vulnérables du monde. Assimiler cet héritage d'humanitarisme à un commerce brutal et illégal de mercenariat constitue une grave déformation de la réalité et une insulte aux milliers de professionnels cubains qui ont sauvé des vies et contribué au développement de plus de 120 pays.

De plus, l'opposition de Cuba au mercenariat est inscrite à la fois dans la loi et dans sa politique d'État. Le pays est signataire de conventions internationales qui interdisent explicitement le recrutement et l'utilisation de mercenaires. Cet engagement est également ancré dans son propre cadre juridique. Cuba applique une tolérance zéro face à toute forme de traite de personnes et à la participation de ses ressortissants à tout conflit armé dans un autre pays. Suggérer que le gouvernement cubain violerait ouvertement ses propres lois et les normes internationales qu'il défend depuis longtemps n'est tout simplement pas crédible. En fait, dès que la présence de ressortissants cubains dans le conflit en Ukraine a été détectée, des mesures ont été prises pour neutraliser les opérations de recrutement, menées par des organisations extérieures à Cuba et sans aucun lien avec le gouvernement cubain. Des procédures pénales ont été engagées. Quarante personnes ont été inculpées, certaines ont déjà été condamnées, d'autres sont en attente de jugement ou de sentence. Le gouvernement des États-Unis n'a pas, et ne peut pas, fournir la moindre preuve à l'appui de ses fausses accusations de mercenariat dans sa dernière campagne de diffamation contre Cuba.

Le moment choisi et la nature de ces accusations laissent entrevoir un objectif politique qui se soucie peu de la vérité. Elles semblent conçues pour servir de prétexte à une autre escalade et pour exercer une pression injuste afin d'isoler Cuba sur la scène internationale. Nous notons avec inquiétude que ces allégations sans fondement sont propagées par les mêmes sources qui, depuis plus de six décennies, maintiennent un blocus économique, commercial et financier cruel et global contre le peuple cubain – une politique condamnée année après année par la grande majorité de l'Assemblée générale des Nations unies.

Le Réseau canadien de solidarité avec Cuba réaffirme sa solidarité indéfectible avec le peuple cubain. Nous faisons écho aux dénégations fermes et répétées du gouvernement cubain concernant ces accusations, ainsi qu'à sa réaffirmation d'une politique étrangère fondée sur le droit international et la résolution pacifique des conflits.

En cette période d'instabilité mondiale, le monde a besoin de ponts de solidarité, non de murs d'hostilité. Il a besoin de l'exemple des médecins cubains, et non de la fiction de mercenaires parrainés par Cuba. Le Réseau canadien de solidarité avec Cuba reste engagé à défendre la vérité et à renforcer les liens d'amitié et de compréhension entre les peuples du Canada et de Cuba.

Samantha Hislop & Julio Fonseca, Coprésidents
Réseau canadien de solidarité avec Cuba

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Célébration des 80 ans de relations
diplomatiques entre le Canada et Cuba

– Pierre Soublière –

Dans le cadre du 80e anniversaire de l'établissement des relations diplomatiques entre Cuba et le Canada, l'ambassade de Cuba a accueilli l'exposition « Liens » de l'artiste visuel cubain de renommée mondiale Michel Mirabal Martinez, qui était présent lors de l'événement. Étaient présents au vernissage de l'exposition, parrainée par l'institution canadienne Terra Art et avec la collaboration personnelle de la conservatrice de musée Lillian Faulkner, des parlementaires, des fonctionnaires du ministère des Affaires étrangères, des membres du corps diplomatique, des représentants du mouvement de solidarité ainsi qu'une délégation de Cubains résidant à Ottawa.

Comme l'a souligné Son Excellence Rodrigo Malmierca Diaz dans son discours pour l'occasion, plusieurs événements ont eu lieu cette année pour marquer l'anniversaire, notamment la visite à La Havane du Groupe d'amitié parlementaire Canada-Cuba.

Le député Rob Oliphant, secrétaire parlementaire du ministère canadien des Affaires étrangères, a évoqué l'amitié profonde, importante et durable entre le Canada et Cuba. Il a affirmé que le Canada continuerait à oeuvrer pour la sécurité et la prospérité de Cuba, à défendre la souveraineté et les droits de Cuba, et à s'opposer à l'embargo contre le pays.

« Je salue mes collègues parlementaires qui ont visité Cuba, et je continuerai de rappeler à nos parlementaires l'importance du bien-être de Cuba et de l'amitié constante du Canada avec Cuba. Ce sont des temps difficiles dans notre hémisphère, avec un ordre mondial international bouleversé. Nous nous en sortons mieux si nous poursuivons notre dialogue, notre culture, notre conversation, et si nous nous respectons dans nos différences », a-t-il déclaré.

L'artiste Michel Mirabal, qui a créé une oeuvre spéciale représentant la fusion des drapeaux cubain et canadien, a précisé lors de son intervention que le produit de la vente de ses oeuvres serait envoyé à Cuba sous forme d'aide médicale dont le pays a grandement besoin.


Oeuvre de l'artiste Michel Mirabal

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Haïti

Le Conseil de sécurité de l'ONU autorise une nouvelle force armée étrangère

– Marie-France Lapierre –

Le Conseil de sécurité des Nations unies (CSNU) a autorisé une nouvelle force armée étrangère contre Haïti. Celle-ci, encore une fois soutenue par le Canada, s'appelle la Force de Répression des Gangs (FRG). Une manifestation a été immédiatement organisée au siège de l'ONU à New York le 30 septembre, jour de l'adoption de la résolution. Les Haïtiens s'opposent également à cette FRG, une énième mission des États-Unis et de l'ONU destinée à réprimer leur lutte pour déterminer eux-mêmes leurs affaires, sans ingérence étrangère.

La FRG a reçu un mandat de 12 mois. Elle prend la relève de la Mission multinationale d'appui à la sécurité d'Haïti également imposée par les États-Unis, et qui comprenait environ 700 forces kényanes. La FRG est une force plus agressive composée de 5 550 policiers et soldats étrangers, avec le pouvoir de « neutraliser, isoler, détenir et emprisonner » des civils haïtiens – en collaboration avec ou indépendamment de la police nationale et des forces armées haïtiennes. La firme militaire privée étasunienne Blackwater est également présente en Haïti pour fournir un appui par drones et des « formations ». Blackwater est tristement célèbre pour ses actes de torture, massacres et opérations clandestines contre les populations en Irak.

Un autre bureau de l'ONU sera aussi établi, le Bureau d'appui des Nations unies en Haïti (BANUH). Il est chargé de fournir un soutien logistique et opérationnel à la FRG, à la Police nationale haïtienne et aux forces armées haïtiennes, incluant la distribution de rations, des soins médicaux, du transport, des communications stratégiques et la rotation des troupes. Ce bureau fait partie intégrante de la force armée utilisée contre Haïti et n'est pas conçu pour venir en aide à la population haïtienne. Il s'ajoute au Bureau intégré des Nations unies en Haïti (BINUH), présent depuis 2019.

Le BANUH soutiendra aussi l'Organisation des États américains (OÉA), qui mène un projet appelé « SECURE-Haïti ». L'OÉA, dominée par les États-Unis et connue pour ses ingérences dans les pays des Amériques, a pour mission d'assurer la « conformité aux normes internationales des droits de la personne  ».

La résolution du CSNU en faveur de la FRG a été rédigée et promue par les États-Unis, ce qui reflète leurs efforts persistants pour dicter la gouvernance d'Haïti et contrôler le pays, en utilisant la force et de nombreuses ONG agissant selon leurs intérêts. Des organisations haïtiennes dénoncent depuis longtemps le fait que les États-Unis ont eux-mêmes armé et financé ces « gangs » afin d'imposer l'anarchie, semer le chaos et briser la résistance organisée.

Depuis que les Haïtiens ont réussi leur révolution en 1804, abolissant l'esclavage et établissant une nation indépendante fondée sur la reconnaissance des droits humains, les États-Unis n'ont jamais pardonné au peuple haïtien. Depuis, Haïti a subi des représailles brutales, y compris des occupations, des dictateurs et des coups d'État, comme celui de 2004 lorsque le président Jean-Bertrand Aristide a été renversé. De nombreuses missions onusiennes imposées par les États-Unis se sont succédé, chacune plus brutale que la précédente.

Les Haïtiens ont une longue expérience de ces forces répressives étasuniennes et onusiennes, tristement célèbres pour les abus sexuels contre des jeunes filles (2007), l'introduction du choléra en Haïti (2010), qui a tué plus de 10 000 personnes, et leur absence totale d'aide lors des tremblements de terre dévastateurs de 2010 et 2021, sans oublier la mission armée d'appui (2023–2025), et maintenant la FRG.

Quelle que soit l'ingérence des États-Unis et de l'ONU et malgré le rôle néfaste jouée par le Canada, ils n'arriveront jamais à soumettre le peuple haïtien. Celui-ci exerce son droit à l'autodétermination à chaque souffle qu'il prend. Il a toujours tenu bon en exigeant : « États-Unis hors d'Haïti ! » La résistance populaire résolue rejette les projets de l'ONU et toute ingérence étrangère, s'organisant pour que les Haïtiens décident eux-mêmes de leur gouvernance et de leur économie.

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Mexique

Pour la souveraineté des peuples

– Pablo Moctezuma Barragan, porte-parole du Congrès de la souveraineté –


Pablo Moctezuma Barragan au 29e séminaire international « Les partis et une nouvelle société », organisé par le Parti des travailleurs du Mexique, 26 septembre 2025

C'est cinq cents ans de colonialisme et de néocolonialisme qu'il faut surmonter. Aujourd'hui, Israël, les États-Unis et l'Occident commettent un génocide effroyable, tuant des dizaines de milliers de Palestiniens tout en détruisant Gaza. Ici, à Anahuac, les Européens nous ont fait subir le même sort : un génocide, un grand massacre et la destruction de Mexico-Tenochtitlan, grande ville fondée il y a 700 ans, dont ils n'ont pas laissé pierre sur pierre, comme ils le font aujourd'hui à Gaza, devant l'indignation des peuples du monde.

Nous, Mexicains, comprenons ce que souffre la Palestine, car ici, sur nos terres, nous avons subi le même sort aux mains des envahisseurs. Ils ont tué, asservi et soumis nos gens, ils les ont même marqués au fer rouge pour les capturer comme esclaves, ils ont détruit l'environnement naturel en commettant des crimes brutaux contre l'environnement et l'eau. Lors du siège de Mexico-Tenochtitlan, ils ont coupé l'eau et les approvisionnements alimentaires, comme le font les sionistes dans la bande de Gaza. Les dirigeants de la Triple Alliance, qui n'était pas un empire car il n'y en a jamais eu ici : Cuauhtémoc, tlatoani des Mexicas, Tetlepanquetzal, tlatoani de Tacuba, et Coanacoch, tlatoani de Texcoco, ont été pendus par le cruel chef envahisseur Hernan Cortés et ses sbires, parmi lesquels Bernal Diaz del Castillo, le 28 février 1525.

Nous comprenons la Palestine parce qu'on nous a également volé plus de la moitié de notre territoire. Le Mexique mesurait 4,5 millions de kilomètres carrés et l'envahisseur yankee ne nous a laissé que 1,9 million de kilomètres carrés. Tout comme en Palestine, ils ont construit un mur, ici, à notre frontière, ils ont fait la même chose, où ils ont également tué des enfants pour avoir « jeté des pierres ». C'est pourquoi le Mexique s'est toujours prononcé contre toute intervention étrangère. Le gouvernement de Lazaro Cardenas del Rio a été le premier au monde à dénoncer les invasions d'Hitler et de Mussolini en Abyssinie, en Albanie, en Pologne et en Tchécoslovaquie. Le Mexique a rompu ses relations avec le Chili de Pinochet et l'Espagne de Franco. Il s'est également opposé à l'apartheid en Afrique du Sud et a récemment rompu avec l'Équateur de Novoa et le Pérou de Dina Boluarte. Face au génocide actuel, il est temps de rompre toute relation avec Israël et de contribuer à ce que Netanyahou finisse en prison.

Le génocide a été une arme du capitalisme depuis sa naissance jusqu'à sa phase finale et décadente. Les envahisseurs européens ont anéanti des dizaines de nations autochtones sur le territoire actuel des États-Unis, les dépouillant de leurs terres, les décimant et les enfermant dans des réserves indiennes, où elles ne conservent aujourd'hui que 2,3 % de leurs terres d'origine. Et il est clair que Washington, tout au long de son histoire, n'a jamais respecté aucun des traités qu'il a signés. Il est tout aussi clair pourquoi il soutient le génocide contre les Palestiniens, car il a fait exactement la même chose.

Soutenir la Palestine, c'est freiner Israël, l'empire yankee et le génocide occidental. Aujourd'hui, le Mexique est menacé, l'intention de l'empire étasunien d'intervenir sur notre territoire, y compris militairement, est ouverte, comme l'ont déjà proposé ouvertement des membres du Congrès américain, le secrétaire à la Défense Peter Hegset, l'Administration du contrôle des drogues (DEA) et Donald Trump lui-même. Ils sont déjà intervenus 13 fois auparavant, en 1847, 1914 et 1916, pendant plus d'un an.

C'est pourquoi il est temps de rompre la dépendance économique, politique, sociale et militaire du Mexique, de mettre fin aux traités qui nous menacent. Trump a déjà rompu le traité de libre-échange avec ses droits de douane et ses menaces. Il faut en particulier mettre fin aux manoeuvres militaires conjointes menées avec les forces armées des États-Unis à l'étranger et sur notre territoire.

Il est temps de défendre pleinement notre souveraineté : politique, économique et militaire. Non à l'intégration, à la subordination ou à l'annexion du Mexique à l'Amérique du Nord impériale et agressive.

Sans souveraineté économique, il n'y a pas de souveraineté politique. Il est temps de renforcer l'État mexicain afin qu'il dispose des ressources nécessaires au développement de notre pays. Le budget de 10,2 milliards prévu pour l'année prochaine n'est pas suffisant. Trois mesures permettront de renforcer les finances fédérales et d'augmenter le budget de 30 à 40 %. La première consiste à suspendre le paiement de la dette publique, qui implique des paiements de 1,6 billion de pesos aux créanciers, à auditer la dette des régimes précédents et à ne plus payer aveuglément, mais à la négocier afin d'obtenir d'importantes remises.

L'expérience mexicaine montre qu'après une suspension, les négociations sont favorables : en 1867, les créanciers réclamaient 450 millions de pesos à Juarez, qui n'a accepté que 84 millions; après la suspension de Lazaro Cardenas, ils nous réclamaient 400 millions de dollars et, après négociation, le montant a été ramené à 40 millions de dollars.

Suspendre, auditer et négocier est la solution logique. Une autre mesure consiste à instaurer un impôt sur les grandes fortunes et à mettre en oeuvre une réforme fiscale progressive. Carlos Slim disposait de 62 milliards de dollars en 2018, sa fortune est passée à 102 milliards en 2024. German Larrea a vu la sienne passer de 17 milliards de dollars à 39,7 milliards au cours de la même période. Tout cela au détriment des travailleurs, des consommateurs et de notre mère nature. Qu'ils paient un impôt équitable !

Une réforme fiscale est également nécessaire pour que les entreprises paient leur juste part. Les particuliers paient environ 35 % d'impôt sur le revenu, tandis que les entreprises, selon Raquel Buenrostro, ancienne secrétaire à l'économie, paient 2,4 %, les sociétés minières 0,02 % et les banques, qui battent record après record en matière de bénéfices (l'année dernière, elles ont atteint 288 milliards de pesos), paient une somme dérisoire. Que ceux qui gagnent plus paient plus !

Ainsi, il y aura de l'argent pour garantir les droits et développer la souveraineté et l'indépendance.

Vive la Palestine libre ! Vive le Mexique indépendant !
Vive la souveraineté des peuples et des nations du monde !

Participation faite au XXIXe séminaire international « Les partis et une nouvelle société », organisé par le Parti des travailleurs du Mexique le 26 septembre 2025

(Teixitiani 617. Traduction : LML)

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Ukraine

Rencontres de Trump avec Zelensky et Poutine

Le président des États-Unis Donald Trump et le président ukrainien Volodymyr Zelenskyy ont tenu le 17 octobre leur sixième entretien depuis le retour au pouvoir de Trump en janvier, s'entretenant à huis clos pendant plus de deux heures à Washington. Selon les médias, la discussion a donné lieu à une dispute houleuse entre les deux hommes, Trump insistant pour que Zelensky accepte les exigences de Poutine concernant le contrôle de la région du Donbass et que les États-Unis ne fournissent pas de missiles Tomahawk d'une portée de 2 500 kilomètres. Trump a déclaré que les États-Unis en avaient besoin. Il aurait également déclaré à Zelensky que la Russie détruirait l'Ukraine si la guerre ne prenait pas fin rapidement. Zelensky a qualifié la conversation de « productive » et a affirmé que la priorité absolue était d'obtenir un cessez-le-feu.

La veille de la rencontre entre Zelensky et Trump, le président russe Vladimir Poutine a eu un long entretien téléphonique avec le président des États-Unis, au cours duquel il a tenté de dissuader Trump d'armer l'Ukraine avec des Tomahawks. Il expliqué à Trump que les Tomahawks – capables d'atteindre des grandes villes russes comme Moscou et Saint-Pétersbourg – n'auraient pas d'impact significatif sur le champ de bataille, mais changeraient la nature de l'implication des États-Unis dans la guerre, car leur utilisation nécessiterait la présence de personnel militaire étasunien. Poutine a mis Trump en garde contre une telle décision, affirmant qu'elle nuirait gravement aux relations entre la Russie et les États-Unis, qu'elle aggraverait la situation et serait contre-productive.

L'Ukraine a désespérément besoin de nouvelles armes, selon les nouvelles données de l'Institut Kiel en Allemagne, qui suit le soutien financier et militaire apporté à l'Ukraine. L'institut a rapporté que l'aide militaire occidentale à l'Ukraine a diminué de 43 % en juillet et août par rapport au début de l'année. En réponse, les États-Unis et les pays de l'OTAN ont créé le programme PURL (« Liste prioritaire des besoins de l'Ukraine ») le 15 octobre, lors d'une réunion des ministres de la Défense de l'OTAN à Bruxelles, afin de continuer à approvisionner l'Ukraine en armes dans le cadre de la guerre par procuration menée par les États-Unis et l'OTAN, qui n'a pas réussi à vaincre la Russie. Le gouvernement libéral de Carney s'est engagé à verser 500 millions de dollars à cette initiative.

Selon le Global Conflict Tracker, depuis janvier 2022, l'Ukraine a reçu environ 407 milliards de dollars US d'aide militaire, dont plus de 118 milliards de dollars de la part des États-Unis. Les combats et les frappes aériennes ont fait plus de 40 000 victimes civiles, tandis que 3,7 millions de personnes sont déplacées à l'intérieur du pays et 6,9 millions ont fui l'Ukraine. Au total,12,7 millions de personnes ont besoin d'une aide humanitaire.

(Avec des informations provenant de l'OTAN et de CNN)

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Explication de la position de la Russie
sur la crise ukrainienne

Le 17 septembre, le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, s'est exprimé lors d'une table ronde pour expliquer la position de la Russie sur la crise ukrainienne. Il a clairement exposé les positions russes et souligné qu'elles étaient conformes aux principes de la Charte des Nations unies, du droit international et du droit humanitaire. Ce faisant, il a également donné un aperçu de la manière dont les États-Unis, l'UE et les pays de l'OTAN utilisent les positions de pouvoir et privilèges dont ils jouissent au sein de la structure des Nations unies pour violer ces mêmes principes en Ukraine afin de mener leur guerre par procuration contre la Russie.

Sergueï Lavrov a souligné la position de la Russie selon laquelle son opération militaire spéciale était conforme au droit international, déclarant notamment :

« En ce qui concerne l'intégrité territoriale, il est important de noter l'opinion consolidée de la communauté internationale, que personne n'a jamais remise en cause au cours des discussions. Ce document (la Déclaration de 1970) réaffirme l'inviolabilité de l'intégrité territoriale et de l'unité politique uniquement pour les États qui respectent l'égalité des nations et leur droit à l'autodétermination, et dont les gouvernements représentent l'ensemble de la nation vivant sur le territoire concerné, sans distinction raciale ou religieuse et indépendamment de la couleur de peau.

« De toute évidence, le régime de Kiev, qui a envoyé des « trains de l'amitié » avec des militants armés en Crimée, qui a ensuite bombardé le Donbass, brûlé vifs des gens à Odessa et mené des campagnes de nettoyage ethnique, ne peut représenter les intérêts de la population des territoires susmentionnés; il ne pouvait pas non plus représenter leurs intérêts à l'époque. »

Dénonçant la violation flagrante de la Charte et des principes des Nations unies par les États-Unis, l'OTAN, l'UE, le Royaume-Uni et le régime nazi au pouvoir en Ukraine, Sergueï Lavrov a déclaré :

« À l'heure actuelle, cinq ou six postes officiels de haut niveau, dont ceux du secrétaire général et de ses adjoints, qui sont directement responsables des affaires politiques concernant le règlement des conflits, les opérations de maintien de la paix, les questions humanitaires, les questions de sécurité et les propositions de réforme de l'ONU à l'approche de son 80e anniversaire, tous ces rôles clés sont occupés par des États membres de l'OTAN. »

Sergueï Lavrov a poursuivi en déclarant que « le chef du Secrétariat de l'ONU ne respecte pas les exigences de la Charte des Nations unies. [...] Il cite à cet égard l'exemple du prétendu massacre de Boutcha en avril 2022. Trois ans se sont écoulés depuis que le régime de Kiev et ses mandants occidentaux ont fabriqué de toutes pièces le récit du prétendu « massacre de civils par le personnel militaire russe [...] J'ai lancé des appels répétés à Antonio Guterres. Nous avons envoyé une lettre officielle et adressé nos demandes au Haut-Commissaire des Nations unies aux droits de l'homme, Volker Türk, afin d'obtenir des informations sur l'avancement de l'enquête sur l'incident que l'Occident a exploité en avril 2022. La dernière demande remonte à septembre 2024. Ce n'est qu'en juillet 2025 que nous avons reçu une réponse (il lui a fallu près d'un an), qui contenait des informations remarquables. Selon cette réponse, le Haut-Commissariat a analysé notre demande et conclu que les informations pertinentes ne pouvaient être divulguées, soi-disant parce que cela violerait les obligations de confidentialité envers des tiers et pourrait mettre en danger la sécurité de l'ONU. Si vous avez réussi à comprendre cette explication, je vous envie. Ce qui est clair, c'est que le Secrétariat n'a pas l'intention de dénoncer les responsables de ces provocations sanglantes. [...]

« Je le répète : il ne s'agit pas de territoires. L'Occident aime affirmer : voici les concessions territoriales que la Russie cherche à obtenir pour elle-même – cela ne se produira pas. Il ne s'agit pas de territoires, ni de terres. Il s'agit du sort de personnes que le régime de Kiev et ses marionnettistes occidentaux refusent de reconnaître comme des êtres humains. Ils cherchent à les anéantir par tous les moyens, y compris législatifs. Comme indiqué précédemment, leurs droits ont été supprimés par la loi. »

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