Le gouvernement renforce l'intégration économique et militaire avec les États-Unis par des accords de coulisses
La
rencontre entre le premier ministre Mark Carney et le président
Donald Trump à Washington le 7 octobre a été précédée et suivie
par différentes initiatives du gouvernement Carney pour
accélérer l'intégration du Canada à l'économie des États-Unis.
Des « accords » ont été conclus pour prétendument
obtenir un allègement des droits de douane dans le cadre
d'arrangements économiques et sécuritaires avec les États-Unis,
qui comprennent la mise à disposition des ressources
énergétiques et minérales essentielles du Canada au service des
oligarques étasuniens. Rien de tout cela n'a été soumis à
l'examen du peuple.
Dominic LeBlanc, ministre responsable du commerce entre le Canada et les États-Unis, est resté à Washington après la rencontre entre Carney et Trump. En compagnie de l'ambassadrice du Canada aux États-Unis, Kristen Hillman, il a rencontré le secrétaire au Commerce Howard Lutnick et le représentant au Commerce Jamieson Greer. Mark Carney et d'autres répètent que des « négociations intenses » sont en cours, mais les Canadiens et les Québécois n'en savent pas plus.
Un des objectifs perfides du gouvernement Carney est de soumettre le Canada au système de défense antimissile appelé « Dôme d'or » de l'administration Trump. Le ministre de la Défense, David McGuinty, a déclaré lors du sommet Canada-États-Unis tenu à Toronto le 8 octobre qu'il avait été autorisé par le premier ministre Carney à discuter de tous les types de défense antimissile avec les États-Unis.
Les Canadiens et les Québécois s'opposent depuis longtemps à toute participation du Canada à la défense antimissile des États-Unis à cause de toutes les menaces que cela représente pour la paix, la sécurité et la souveraineté. Pourtant, une fois de plus, au nom de la politique de l'apaisement face à l'administration Trump sur les questions économiques et sécuritaires, les convictions antiguerre des Canadiens et des Québécois sont tout simplement évacuées.
Mark
Carney a indiqué que des discussions étaient en cours pour
relancer le projet de pipeline Keystone XL afin de transporter
davantage de pétrole de l'Alberta vers les États-Unis. Il n'a
pas non plus exclu la construction d'un autre pipeline reliant
l'Alberta à la côte ouest, indiquant que cela était possible
s'il y avait un intérêt privé viable qui y soit intéressé, ainsi
que ce qu'il a appelé « l'adhésion des Autochtones »
et des mesures de protection du climat. Il est difficile de
considérer ces deux dernières conditions comme étant autre chose
que de l'hypocrisie, étant donné que contourner le consentement
des peuples autochtones et criminaliser leur juste défense de
leurs droits issus de traités et ancestraux au profit des
monopoles a longtemps été la position par défaut de l'État
canadien. Le contournement du droit de consentement des peuples
autochtones a même été inscrit dans la Loi C-5, la Loi
visant à bâtir le Canada, au grand dam des communautés
d'un océan à l'autre.
Sont également à l'étude la suppression du plafond sur les émissions industrielles et la levée de l'interdiction des pétroliers sur la côte ouest afin de satisfaire les monopoles pétroliers et leurs porte-parole au sein du gouvernement de l'Alberta et du Bureau des grands projets.
Cet article est paru dans

Volume 55 Numéro 10 - Octobre 2025
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