76e anniversaire du début de la guerre de Corée, 25 juin 1950
Les États-Unis doivent cesser leur bellicisme dans la péninsule coréenne !

Le 25 juin 1950, les impérialistes étasuniens, sous l’égide des Nations unies, ont lancé une guerre illégale d’agression brutale contre le peuple coréen. La coalition de l’ONU, sous le commandement militaire des États-Unis, a impliqué des troupes de 16 autres pays, dont le Canada [1].
Aujourd’hui, alors que les impérialistes étasuniens et leurs alliés, y compris le Canada, militarisent rapidement la région Asie-Pacifique et mettent en danger les peuples de la région, il est plus important que jamais de se souvenir des terribles tragédies infligées au peuple coréen pendant la guerre de Corée, de parler haut et fort, de s’organiser et de veiller à ce que les États-Unis, le Canada et d’autres pays ne déclenchent pas une nouvelle guerre tragique contre le peuple coréen.
En cette occasion solennelle, le Parti communiste du Canada (marxiste-léniniste) rend hommage à la résistance héroïque du peuple coréen contre les agresseurs étrangers. L’Armée populaire coréenne, sous la direction légendaire de Kim Il Sung, chef de l’État de la République populaire démocratique de Corée (RPDC), a su rallier le peuple coréen patriotique et, avec l’aide des Volontaires chinois, a contraint les agresseurs étasuniens et onusiens à capituler après trois années de guerre brutale. Ils ont donné aux envahisseurs une leçon qu’ils n’ont jamais oubliée ni pardonnée.
Les États-Unis et leurs alliés, notamment le Canada et le Japon, continuent d’intervenir dans les affaires intérieures du peuple coréen, accusant faussement la RPDC d’être un État terroriste, une menace pour la paix, un violateur des droits humains et toutes sortes d’accusations mensongères qui, en réalité, leur sont applicables. La République de Corée (Corée du sud) demeure sous la tutelle des États-Unis, qui y maintiennent environ 28 000 soldats ainsi qu’un vaste arsenal comprenant des armes nucléaires et chimiques, des avions de combat, des navires de guerre, des sous-marins et d’autres équipements destinés à menacer constamment la RPDC et à utiliser la péninsule coréenne comme tremplin pour des guerres d’agression menées par les États-Unis.
Le PCC (M-L) appelle les Canadiens et les Québécois à se joindre au peuple coréen pour exiger que les États-Unis retirent toutes leurs troupes et leurs armes de la République de Corée, mettent fin à leurs exercices militaires contre la RPDC – une provocation qui viole les dispositions de l’Accord d’armistice coréen de juillet 1953 signé entre les États-Unis et la RPDC pour mettre fin à la guerre de Corée, accord que les États-Unis continuent de violer en toute impunité.

Manifestation à Séoul contre les exercices militaires conjoints entre les États-Unis et la Corée du sud, le 28 février 2026
La guerre de Corée (1950-1953)
Le 25 juin 1950, à 4 heures du matin, heure locale, des troupes du sud de la Corée, sous la direction des États-Unis, ont lancé une attaque vers le nord, en franchissant le 38e parallèle.
Il convient de noter que la revue étasunienne Far East Spotlight, dans son numéro de juin-août 1950, a condamné cette agression étasunienne en affirmant qu’il n’existait aucune base permettant de conclure que la RPDC avait déclenché la guerre. Elle écrivait : « La manière dont la Corée du nord a été désignée comme l’agresseur par le ‘monde occidental’, à l’initiative des États-Unis, rend cette accusation peu convaincante. Il n’est pas nécessaire que le peuple étasunien croie à la version nord-coréenne pour constater la précipitation irresponsable et le mépris total des règles les plus élémentaires de justice employés par notre gouvernement [pour justifier la guerre]. »
Les États-Unis et l’OTAN continuent de propager le mensonge selon lequel la RPDC aurait « attaqué le Sud sans avertissement », afin de dissimuler leur propre ingérence en Corée et les crimes qu’ils ont commis contre le peuple coréen jusqu’à aujourd’hui.
Les États-Unis avaient arbitrairement divisé la Corée au niveau du 38e parallèle à la fin de la Deuxième Guerre mondiale afin d’utiliser la péninsule coréenne comme plateforme militaire stratégique au service de leurs ambitions géopolitiques de domination de l’Asie et du monde dans l’après-guerre. Ainsi, le peuple coréen victorieux ne put jouir des fruits de sa contribution héroïque à la victoire des Alliés et fut traité comme un peuple colonisé incapable de gérer ses propres affaires, malgré ses 5 000 ans d’histoire, de culture et de traditions politiques.
Au cours des cinq années qui ont suivi, jusqu’au déclenchement de la guerre de Corée, le peuple coréen refusa d’accepter la division de son pays et mena une lutte déterminée, incluant la guérilla, pour chasser les forces d’occupation étasunienne du sud et recouvrer son indépendance.
Des centaines de milliers de patriotes coréens ont été tués, exilés, emprisonnés ou portés disparus par les forces d’occupation étasuniennes et leurs collaborateurs locaux. Par exemple, plus de 30 000 personnes ont été tuées sur l’île de Jeju en 1948 lorsque la population locale boycotta et s’opposa aux élections de mai organisées sous l’égide des États-Unis afin d’installer un régime fantoche dirigé par le farouche anticommuniste Syngman Rhee. Une fois au pouvoir, le gouvernement de Rhee a consolidé un État policier qui continua de réprimer et de terroriser le peuple coréen par des arrestations, la torture, des exécutions extrajudiciaires et des massacres de civils.
Pendant ce temps, au nord du 38e parallèle, le peuple coréen, sous la direction de Kim Il Sung et du Parti du travail de Corée, a fondu la RPDC en 1948 afin de disposer d’une base indépendante lui permettant d’affirmer son droit à l’indépendance et à l’autodétermination et de défendre les intérêts de la Corée.
Les États-Unis ont déclenché la guerre de Corée après le fiasco des élections de mai 1950, lorsque leur protégé Syngman Rhee perdit la majorité des sièges à l’Assemblée nationale au profit de candidats de l’opposition et qu’une grande partie de la population boycotta le scrutin. Les preuves montrent clairement que les États-Unis ont provoqué la guerre dans une tentative désespérée de maintenir au pouvoir un régime fantoche que la population s’apprêtait à renverser.
Après leur offensive militaire au nord du 38e parallèle, les États-Unis ont cherché à légitimer leur agression en impliquant l’ONU afin de donner une apparence de légalité à ce qui constituait une violation de la Charte des Nations unies. À l’époque, le Conseil de sécurité de l’ONU était dominé par les États-Unis. La République populaire de Chine n’avait pas encore été autorisée à occuper son siège, tandis que l’Union soviétique boycottait les séances pour protester contre le refus d’accorder un siège à la Chine. Les États-Unis profitèrent de ce contexte pour faire adopter deux résolutions qui servaient leurs propres intérêts.
La résolution 83 autorisait les États membres de l’ONU à fournir une aide militaire et logistique à la République de Corée (RdC) afin de « repousser l’invasion nord-coréenne ». La résolution 84 établissait quant à elle un Commandement unifié des Nations unies sous la direction des États-Unis et autorisait les forces participantes à arborer le drapeau de l’ONU. Ces mesures contrevenaient à l’article 32 de la Charte des Nations unies, qui prévoit que les parties à un différend doivent être présentes lors des discussions portant sur celui-ci, ainsi qu’au paragraphe 3 de l’article 27 de la Charte, selon lequel une résolution du Conseil de sécurité n’est valable que si elle est approuvée par un vote des membres du Conseil, y compris par tous les membres permanents. Or, aucune de ces conditions n’aurait été remplie puisque ni l’Union soviétique ni la Chine n’étaient présentes au moment du vote. De plus, les représentants coréens de la République populaire démocratique de Corée (RPDC) n’avaient pas été invités à présenter leur point de vue, la RPDC n’étant pas encore membre des Nations unies.
Pendant la guerre de Corée, les États-Unis et leurs alliés ont mené de vastes campagnes de bombardement, massacré des centaines de milliers de civils dans le nord et le sud de la Corée, eu recours à la guerre bactériologique et à la guerre chimique, et ont bombardé les villes et les infrastructures situées au nord du 38e parallèle, les rasant au sol.
Des civils ont été enterrés vivants, démembrés, brûlés vifs et noyés. Beaucoup ont été contraints de creuser leur propre tombe avant d’être exécutés, de la même manière que les nazis massacraient les civils, en particulier ceux qui résistaient. Des prisonniers de guerre chinois et coréens ont été torturés et assassinés sur l’île de Koje et dans d’autres camps de prisonniers de guerre.

Scène de dévastation à à Pyongyang après la fin de la guerre de Corée en 1953
Tout cela a été documenté par des preuves irréfutables laissées par les forces étasuniennes après la guerre, notamment des instructions rédigées et signées de la main même de leurs commandants militaires. Ces faits ont également été documentés pendant la guerre et transmis à l’ONU.
La Fédération démocratique internationale des femmes a envoyé en Corée, du 16 au 27 mai 1951, une commission internationale composée de 21 membres et a rédigé un rapport consignant l’ensemble des preuves recueillies. Dans son rapport intitulé Nous accusons !, la commission a condamné ces crimes commis contre des civils sans défense et a appelé l’ONU à exiger la fin de tous les combats, le retrait de toutes les troupes étrangères et que le peuple coréen soit laissé en paix afin de régler lui-même ses propres affaires.
Dans un rapport d’enquête rédigé en 1952, l’Association internationale des juristes démocrates a également confirmé l’utilisation par les États-Unis d’armes bactériologiques et biologiques en Corée, ainsi que d’autres crimes de guerre et crimes contre l’humanité, tels que les massacres de civils coréens perpétrés par les troupes étasuniennes et onusiennes. L’historien canadien John Price, écrivant dans l’Asia-Pacific Journal en janvier 2012, a souligné que ses recherches avaient révélé que des soldats canadiens avaient commis des crimes de guerre pendant la guerre de Corée, notamment en tuant des civils et en violant des femmes. Toutefois, ils n’auraient jamais eu à répondre de leurs actes, étant protégés par les plus hautes autorités militaires canadiennes.
Depuis lors, des soldats étasuniens ayant combattu en Corée ont également confirmé les actes commis par les États-Unis durant la guerre, comme le rapportent notamment le livre The Bridge at No-Gun Ri, publié en 2001, ainsi que d’autres études et témoignages. Au moment de la signature de l’Accord d’armistice coréen en juillet 1953, environ quatre millions de personnes, principalement des civils, avaient péri, d’innombrables autres avaient été blessées et la majeure partie de la Corée avait été détruite.

Manifestation aux Londres, Royaume-Uni, contre la guerre de Corée
L’Accord d’armistice coréen a été signé le 27 juillet 1953 à Panmunjom, un village situé dans la zone démilitarisée, à l’issue de négociations complexes qui ont été constamment sabotées par les États-Unis. Les États-Unis ne se sont jamais pleinement conformés à cet accord, notamment à la disposition prévoyant que les deux parties concluraient un traité de paix dans les plus brefs délais, ce que les États-Unis ont refusé de faire jusqu’à présent.
Le refus des États-Unis de formaliser la paix révèle leurs véritables intentions. Les États-Unis et la République de Corée, ainsi qu’un Japon en voie de remilitarisation, continuent de mener des exercices militaires conjoints auxquels participent d’autres pays, dont le Canada. Le Canada participe également à ce qui s’apparente à de la piraterie en haute mer contre la République populaire démocratique de Corée (RPDC) par l’entremise de son « Opération NEON ». Au service des objectifs impérialistes des États-Unis, des navires de guerre et des aéronefs de surveillance canadiens sont déployés pour faire appliquer les sanctions injustes et illégales du Conseil de sécurité des Nations unies contre la RPDC. Il s’agit d’une punition collective infligée à la RPDC, qui défend son honneur et sa souveraineté face aux menaces et au chantage des États-Unis.
Aujourd’hui, l’administration Trump et ses alliés mènent de graves provocations contre la Chine et la RPDC, qu’ils qualifient de dictatures non démocratiques et de menaces pour la civilisation occidentale et le « monde libre ».
Face à ces menaces persistantes des États-Unis et de leurs alliés bellicistes, la RPDC a bâti sa propre force de dissuasion nucléaire afin de maintenir un état d’équilibre dans la péninsule coréenne. En ce 76e anniversaire du début de la guerre de Corée, il est de nouveau temps d’exiger que les États-Unis cessent leurs menaces et leur intimidation à l’égard de la RPDC, retirent leurs 28 000 soldats de la RdC, ferment toutes leurs bases militaires dans la RdC et ses environs, retirent toutes leurs armes nucléaires et chimiques de la péninsule coréenne et signent sans délai un traité de paix avec la RPDC. Telle est l’exigence du peuple coréen ainsi que des peuples du monde épris de paix et de justice, y compris au Canada.
Bien que des relations diplomatiques entre la RPDC et le Canada aient été établies en 2000, le gouvernement canadien n’a jusqu’à présent déployé aucun effort pour normaliser ses relations avec la RPDC, ce qui constituerait une contribution réelle à la paix dans la péninsule coréenne. Au contraire, le gouvernement de guerre de Carney lie encore plus étroitement le Canada aux sanctions et aux provocations étasuniennes contre la RPDC. Pour contribuer à la paix et à la sécurité mondiales, le Canada doit faire des réparations pour sa participation à la guerre de Corée en mettant fin à l’Opération NEON, en se retirant du régime de sanctions injuste conçu par les États-Unis et en normalisant ses relations avec la RPDC.
Troupes étasuniennes hors de Corée !
Démantelez l’Opération NEON !
Normalisez les relations entre le Canada et la RPDC !

Des écoliers se sont rassemblés sur la place du Musée de la guerre de libération de la Patrie victorieuse à Pyongyang, le 23 juin 2026, jurant de se venger des États-Unis à l’occasion de l’anniversaire du début de la guerre de Corée.
Note
1. Les pays qui ont combattu aux côtés des États-Unis pendant la guerre de Corée sont les suivants : Australie, Belgique, Canada, Colombie, Éthiopie, France, Grèce, Luxembourg, Pays-Bas, Nouvelle-Zélande, Philippines, République de Corée, Afrique du Sud, Thaïlande, Türkiye et Royaume-Uni.
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