Falsifications anticommunistes de l’histoire
Le soutien au mythe de l’« Holodomor » en dit long sur la collaboration du Canada avec les néo-nazis
Ce jour a été institué en 2008, lorsque le gouvernement de Stephen Harper a adopté la Loi sur le Jour commémoratif de la famine et du génocide ukrainien (l’« Holodomor ») avec le soutien de tous les partis cartellisés au parlement. Le projet de loi est sous-titré Loi instituant le Jour commémoratif de la famine et du génocide ukrainiens (« l’Holodomor ») et reconnaissant la famine ukrainienne de 1932-1933 comme un génocide. L’Alberta, l’Ontario, le Saskatchewan, le Manitoba et le Québec ont adopté des projets de loi semblables et tiennent des commémorations annuelles.
Cette promotion de l’Holodomor a suivi de près la proposition faite en 2007 par Jason Kenney, membre éminent du gouvernement Harper, d’ériger un monument violemment anticommuniste aux « victimes du communisme », un projet infâme visant à honorer les collaborateurs nazis et les criminels de guerre par le gouvernement canadien, malgré une grande opposition des Canadiens.
Cette vénération des collaborateurs nazis comme héros a été utilisée pour tenter de déguiser la participation du Canada au coup d’État de Maïdan en Ukraine en 2014, qui a porté les néo-nazis au pouvoir, et son rôle dans la guerre par procuration des États-Unis et de l’OTAN en Ukraine, sous couvert de la démocratie et des droits humains.
Une question sérieuse se pose : pourquoi le gouvernement ne juge-t-il pas opportun de préserver la mémoire des 2,2 millions de personnes qui ont été enlevées en Ukraine et transportées en Allemagne comme travailleurs esclaves (Ostarbeiter, ou « travailleurs de l’Est ») ? Pourquoi n’a-t-il pas déclaré leur mémoire éternelle comme il l’a fait pour les collaborateurs nazis ? Près de 1,5 millions de juifs ukrainiens ont été massacrés par les nazis et leurs collaborateurs ukrainiens, et plus de 800 000 ont été déplacés vers l’est ; à Babi Yar, à Kiev, près de 34 000 juifs ont été tués seulement au cours des deux premiers jours du massacre dans la ville, un massacre auquel ont participé des collaborateurs nazis ukrainiens, les mêmes collaborateurs nazis ukrainiens à qui on a permis d’immigrer au Canada.
Le mythe de l’Holodomor a été maintes fois réfuté sans équivoque comme étant de la désinformation et de la fraude. Et pourtant, depuis la déclaration de 2008 instituant la « Journée commémorative de l’Holodomor » en 2008, les gouvernements canadiens, peu importe le parti cartellisé au pouvoir, continuent de promouvoir la vieille propagande nazie contre l’Union soviétique. Cela comprend présenter les criminels de guerre et les collaborateurs nazis comme des combattants de la liberté qui, sous ce canular, ont trouvé refuge au Canada après la Deuxième Guerre mondiale. Leurs organisations ont été financées et protégées par l’État depuis lors pour mener la guerre froide, et aujourd’hui, le soutien à ces forces s’inscrit dans le cadre de la campagne contre la Russie.
Certains faits ne sont pas contestés. Par exemple, le fait que la population de l’Ukraine, estimée à 36,5 millions d’habitants en 1947, qui comprenait l’Ukraine occidentale qui avait fait partie de la Pologne entre les deux guerres mondiales, était inférieure de près de 5 millions à celle de l’Ukraine soviétique avant la guerre. À cause de l’assaut des nazis et de leurs collaborateurs ukrainiens, l’Ukraine a perdu près de 7,5 millions de personnes. Plus de 700 villes et 28 000 villages ont été détruits, laissant près de 10 millions de personnes sans abri. Seulement 20 % des entreprises industrielles et 15 % de l’équipement et de la machinerie agricoles sont restés intacts, et le réseau de transport a été gravement endommagé. Les pertes matérielles comptaient pour près de 40 % de la richesse nationale de l’Ukraine. Et c’est l’Armée rouge soviétique qui a libéré l’Ukraine des nazis et de leurs collaborateurs ukrainiens.
Mais le Canada n’est pas intéressé à préserver cette « mémoire éternelle », seulement la fraude du mythe de l’Holodomor afin de promouvoir un anticommunisme virulent et l’objectif de la guerre par procuration des États-Unis/OTAN en Ukraine pour isoler et détruire la Russie. Ce n’est pas une cause noble.
Le mythe de l’Holodomor
Le mythe de l’Holodomor a été lancé par les Nazis, et a été repris par le journalisme jaune de l’empire journalistique de Hearst aux États-Unis. À cette époque, ce mythe avait été déboulonné par des témoins oculaires de personnalités éminentes comme le journaliste du New York Times Walter Duranty, l’homme de théâtre George Bernard Shaw, l’auteur H.G. Wells et le président français Édouard Herriot. En 1934, le Bureau des Affaires étrangères britanniques avait affirmé à la Chambre des lords qu’aucune preuve n’existait qui pouvait confirmer les allégations contre le gouvernement soviétique au sujet des pénuries alimentaires. Les affirmations du bureau reposaient sur le témoignage de Sir John Maynard, un expert reconnu des famines, qui s’est rendu en Ukraine à l’été de 1933.
Depuis, l’Holodomor a été exposé comme un mythe, une fabrication totale, que ce soit par l’enquête rigoureuse publiée dans le livre de Douglas Tottle de 1987, Fraud, Famine, and Fascism : the Ukrainian Genocide Myth from Hitler to Harvard, l’absence totale de toute documentation à l’appui de la revendication d’un « complot soviétique », les archives soviétiques qui enregistrent des mesures actives pour envoyer des expéditions de céréales en Ukraine pour faire face aux pénuries alimentaires ou les recherches de l’historien américain, le professeur Mark Tauger, fournissant des preuves du rôle des facteurs naturels qui ont entraîné de mauvaises récoltes.
Le terme Holodomor en ukrainien se traduit par « mort par la faim » fait référence à une prétendue famine touchant des millions d’Ukrainiens qui aurait été provoquée délibérément en 1932-1933 par les politiques soviétiques. Il est présenté comme le point culminant d’une offensive du Parti communiste et de l’État soviétique contre la paysannerie ukrainienne qui, prétend-on, résistait aux politiques soviétiques. L’opposition des koulaks, ces paysans riches et petits propriétaires terriens qui jouaient généralement un rôle réactionnaire, est délibérément confondue avec celle de la masse des paysans pauvres, dont beaucoup étaient encore en servitude, qui ont bénéficié de la collectivisation et qui ont rejoint les forces révolutionnaires dans la construction d’une nouvelle société.
Les nazis hitlériens ont créé le mythe du génocide ukrainien en 1933 pour discréditer l’Union soviétique, leur ennemi le plus redoutable. Ils ont publié des « nouvelles » à sensation dans les journaux allemands, qui ont ensuite été reprises par la presse réactionnaire britannique, notamment par Lord Rothermere, propriétaire du Daily Mail de Londres, qui était un antisoviétique, un anticommuniste, un antisémite et un anti-ouvrier enragé. Ami d’Hitler et de Mussolini et sympathisant du parti fasciste britannique d’Oswald Mosley, Rothermere a envoyé plusieurs télégrammes de félicitations à Hitler avant l’invasion de la Pologne.
En septembre 1934, le multimillionnaire William Randolph Hearst, le plus grand éditeur américain de la « presse à sensation » et un sympathisant ouvert du nazisme, a rencontré Hitler et son ministre de la propagande nazie, Joseph Goebbels, et reçu des fonds en liquide pour promouvoir une image positive des nazis aux États-Unis. Les journaux de Hearst ont publié de nombreux articles payés par Adolf Hitler, Herman Goering et Benito Mussolini, et Randolph Hearst a assisté au grand rassemblement du Parti nazi à Nuremberg en 1934, dont Leni Riefenstahl a fait le film de propagande nazie notoire Le triomphe de la volonté.
Encouragés par les hitlériens, les journaux de Hearst sont aussitôt devenus les plus grands propagandistes du mythe du génocide et ont utilisé de fausses photographies et publié des mensonges qui ont été réfutés par des preuves solides à maintes et maintes reprises.
Le Chicago American, qui fait partie de la chaîne Hearst, fait la promotion d’un mensonge sur la famine ukrainienne, 3 mars 1935. Cliquez sur l’image pour l’agrandir.
La campagne calomniatrice de Hearst a commencé le 8 février 1935 avec un titre de première page, fabriqué de toutes pièces, dans le Chicago American : « Six millions meurent de faim en Union soviétique ». La vérité est qu’au début des années 1930, la révolution en Union soviétique entamait une nouvelle étape caractérisée par une intense lutte de classe au cours de laquelle les paysans pauvres sans terre se sont soulevés contre les riches propriétaires terriens, les koulaks, et ont entamé la collectivisation de l’agriculture. La collectivisation a été entreprise en conjonction avec la campagne d’industrialisation rapide de l’Union soviétique afin de répondre aux besoins des peuples soviétiques et de défendre l’Union soviétique contre les agressions étrangères.
Les articles de la presse Hearst sont à l’origine du grand mythe au sujet de millions de morts en Union soviétique. Ce mythe a été repris par la CIA et le MI5, et après la guerre par les responsables de la chasse aux sorcières maccarthyste et des propagandistes payés, comme Robert Conquest, professeur de Stanford et un ancien agent du MI5. Pendant des décennies, ces calomnies ont servi à brosser un portrait négatif du socialisme en URSS. Combattant ces fabrications, le syndicaliste canadien Douglas Tottle a publié en 1987 son livre bien documenté intitulé Fraud, Famine and Fascism : the Ukrainian Genocide Myth from Hitler to Harvard, dans lequel il expose systématiquement les mythes de l’Holodomor. Ce livre est disponible sur Internet, accessible à tout lecteur désireux d’enquêter les faits à ce sujet[1].
De 1918 à 1922, il y a eu de graves pénuries alimentaires en Russie et en Ukraine, principalement à cause de la longue invasion impérialiste de la Russie soviétique, à laquelle ont participé des soldats canadiens. Il y a eu de nouveau des pénuries alimentaires en 1933, lorsque de mauvaises récoltes dues à des facteurs naturels ont eu lieu à un moment où les vestiges du régime tsariste tentaient de mobiliser les koulaks contre la collectivisation de l’agriculture. Mais aucune « famine d’origine humaine » n’a jamais été créée.
Les problèmes de cette période ont été abordés à plusieurs reprises par les dirigeants soviétiques. Par exemple, le 28 mai 1928, Staline, lors d’une conférence avec des étudiants de l’Institut des professeurs rouges, de l’Académie communiste et de l’Université Sverdlov, a examiné avec ceux qui assistaient à la conférence un tableau montrant la production agricole et la répartition entre les propriétaires terriens, les koulaks et les paysans moyens et pauvres dans la période précédant la guerre civile russe par rapport aux résultats après la guerre et la collectivisation de la production agricole. Staline a dit :
« Que faut-il déduire de ce tableau ? D’abord, que la production de la plus grande partie des céréales est passée, des propriétaires fonciers et des koulaks aux petits et moyens paysans. Ce qui montre que ces derniers, totalement affranchis du joug des propriétaires fonciers et après avoir triomphé des koulaks, ont obtenu la possibilité d’améliorer leur situation matérielle d’une façon appréciable. C’est là une acquisition de la révolution d’Octobre. C’est là le bénéfice considérable que le gros de la paysannerie a retiré de la révolution d’Octobre.
« Il en résulte en deuxième lieu, que les principaux détenteurs de blé-marchandise sont chez nous, les paysans petits et surtout moyens. C’est dire que, non seulement sous le rapport de la production globale des céréales, mais aussi sous celui de la production du blé-marchandise, l’URSS est devenue, après la révolution d’Octobre, un pays de petite et moyenne agriculture et le paysan moyen, la ‘figure centrale’ de l’agriculture.
« En troisième lieu, que la liquidation de la grosse exploitation agricole (celle des propriétaires fonciers), la limitation de plus de trois fois de l’économie des koulaks et le passage à la petite exploitation paysanne qui ne fournit au marché que 11 % de sa production, la grosse production collective de céréales tant soit peu développée (fermes collectives et d’État) faisant défaut, tous ces facteurs devaient amener et ont réellement amené une diminution sensible de la production de céréales pour le marché en comparaison avec l’époque d’avant-guerre.
« Telle est l’origine de nos embarras sur le front des céréales[2]. »
Mark Tauger, professeur associé d’histoire à l’Université de Virginie-Occidentale, a effectué des recherches exhaustives et conclu que les difficultés en Ukraine étaient principalement dues à des facteurs naturels récurrents qui ont entraîné de graves réductions de la production agricole, notamment des sécheresses périodiques et la persistance de parasites et de maladies attaquant différentes cultures alors que les moyens de les combattre étaient encore en développement[3].
Aujourd’hui, le mythe du génocide est délibérément ravivé pour répandre la désinformation et dissimuler les crimes que les impérialistes étasuniens commettent dans leurs efforts pour dominer le monde, avec les sionistes israéliens et leurs soutiens en Europe et en Amérique du Nord, incluant le gouvernement du Canada.
Cette fraude est illustrée par la statue intitulée Bitter Memories of Childhood (Amers souvenirs d’enfance) installée dans le parc entourant le bâtiment législatif de la Saskatchewan en 2015 pour commémorer les victimes de l’Holodomor, alors que les « Amers souvenirs d’enfance » des peuples autochtones et des Métis ne comptent pour rien.
Le fait est que la politique de l’État ne devrait pas être fondée sur de fausses croyances idéologiques.
Notes
1. Fraud, Famine, and Fascism : the Ukrainian Genocide Myth from Hitler to Harvard, Douglas Tottle, Progress Books, Toronto, 1987
Né au Québec en 1944, Douglas Tottle a passé la majeure partie de sa vie dans l’Ouest canadien. Il a travaillé comme photographe et technicien de laboratoire photo, artiste, mineur souterrain, et comme métallurgiste. Syndicaliste actif, M. Tottle a dirigé la revue The Challenger du Syndicat des Métallos de 1975 à 1985, période au cours de laquelle il a reçu plus de 20 prix de journalisme internationaux et canadiens. Douglas Tottle a également travaillé comme chercheur en histoire du travail et comme organisateur. Au cours des années 1970, il a participé à la campagne d’organisation des travailleurs agricoles de Chicano en Californie et a travaillé avec des travailleurs agricoles autochtones au Manitoba. Douglas Tottle a écrit pour divers périodiques, magazines et revues syndicales canadiens et américains.
Pour voir le livre dans son intégralité (en anglais), cliquez ici.
2. Staline, Sur le front des céréales. Extrait de l’entretien avec les étudiants de l’Institut des professeurs rouges, de l’Académie communiste et de l’Université Sverdlov, du 28 mai 1928. Pravda, No. 127, 2 juin, 1928
3. Le professeur Mark Tauger est l’un des plus éminents experts du développement de l’agriculture en Union soviétique durant ses premières années. Il est professeur associé d’histoire à l’Université de Virginie-Occidentale. Il est l’auteur du livre Agriculture in World History publié en 2010. Ses écrits sur l’agriculture soviétique – articles, chapitres de livres et critiques – sont répertoriés sur son site web à l’Université de Virginie-Occidentale. Trois de ces travaux sont cités dans le présent article :
• « Natural Disaster and Human Actions in the Soviet Famine of 1931-33 », (2001, 65 pages), Carl Beck Papers No. 1506, Center for Russian and East European Studies (Université de Pittsburgh). Il s’agit de la seule étude documentant les causes environnementales sous-jacentes de la famine de ces années.
• « The 1932 Harvest and the Famine of 1933 », Slavic Review 1991
(Archives du Centre de ressources Hardial Bains)
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