108e anniversaire de la Grande Révolution socialiste d’octobre,
7 novembre 1917
De l’importance du pouvoir soviétique aujourd’hui
Ce que signifie avoir une société comme celle qui a vu le jour en 1917 en Russie soviétique est à nouveau très pertinent. La Russie soviétique a créé une nouvelle société en établissant le pouvoir soviétique, qui a placé le pouvoir décisionnel et l’initiative entre les mains des ouvriers, des paysans, des soldats et de l’intelligentsia patriotique. Elle a placé au centre la construction d’un parti révolutionnaire de la classe ouvrière sur la base du pouvoir soviétique afin de s’assurer que les travailleurs soient éduqués et formés pour décider de toutes les questions qui les concernent d’une manière qui favorise leurs intérêts. Sur cette base, la classe ouvrière a conduit les masses populaires à faire de même.
Il est essentiel de reconnaître aujourd’hui l’importance du pouvoir soviétique en tant que guide pour ce qui doit être accompli aujourd’hui sur une nouvelle base, afin de permettre à la classe ouvrière et au peuple de travailler ensemble pour garantir les droits de toutes et tous.
Aujourd’hui, alors que la classe ouvrière et les peuples du monde célèbrent le 108e anniversaire de la Grande Révolution socialiste d’Octobre 1917, les vestiges des classes dirigeantes renversées par la révolution à l’époque et les forces réactionnaires de la période actuelle continuent d’être hantées par le spectre du communisme. C’est un spectre qui les hante chaque fois qu’elles font des choses contraires aux intérêts du peuple. Elles assimilent le terrorisme à un stéréotype du socialisme et du communisme qu’elles ont-elles-mêmes inventé et à la défense du des peuples du monde de résister à leurs esclavagistes et oppresseurs. Ces stéréotypes sont le fruit de leur imagination dérangée, dominée par une préoccupation morbide pour leur propre disparition.
Pour maintenir les peuples à l’écart du pouvoir, les élites dirigeantes des pays qui prônent ce qu’on appelle la « démocratie représentative » et ses « institutions démocratiques libérales » imposent leur domination par le biais de prérogatives ministérielles qui s’exercent au-dessus de l’état de droit. Ce modèle est alors présenté comme un modèle de démocratie à imposer aux autres. C’est un modèle qui n’a aucune crédibilité, car pendant qu’ils prétendent défendre la démocratie dans le monde, ses champions sanctionnent et commettent des génocides. Les peuples se soulèvent contre l’ordre international dit « fondé sur des règles », l’ordre prôné par ceux qui soutiennent le génocide et la guerre, qui menacent de détruire tous ceux et celles qui refusent de se soumettre à leur diktat. En même temps, le maintien du droit de veto par quelques pays sélectionnés au sein du Conseil de sécurité des Nations unies, censés défendre l’état de droit international, préserve en réalité les relations de pouvoir qui maintiennent des peuples et des nations entiers hors du pouvoir, et sert à protéger ceux qui commettent des génocides et ceux qui les soutiennent pour qu’ils n’aient pas à rendre de comptes.
La propagande à propos de « l’ennemi intérieur » et de « l’ingérence étrangère » sert à détourner l’attention des travailleurs et des peuples du monde à la fois de comment les décisions sont prises, dans le cadre de ce qu’on appelle les paradigmes de la démocratie, et de comment créer un système capable de canaliser efficacement toutes les ressources humaines et matérielles de leurs pays d’une manière qui leur soit favorable.
L’expérience de la Grande Révolution socialiste d’Octobre a montré que l’ordre ne peut être imposé d’en haut ou de l’extérieur. Il provient des conditions inhérentes à l’ensemble des rapports humains et de ce qu’ils révèlent. Lorsqu’on parle d’ordre mondial, de nouvel ordre mondial ou d’ancien ordre mondial, d’état de droit international ou d’ordre international fondé sur des règles, il apparaît clairement qu’il s’agit de tentatives de maintenir les peuples dans un état d’impuissance, en partant du principe que l’ordre est imposé d’en haut. En réalité, l’ordre mondial est créé par les peuples lorsqu’ils s’expriment librement en leur propre nom et mènent des luttes de résistance pour défendre leurs droits et ceux de toutes et tous.
Cela est particulièrement évident aujourd’hui avec les tentatives d’imposer des gouvernements dotés de pouvoirs de police, comme le font les impérialistes étasuniens et leurs alliés, y compris le Canada, ainsi que le gouvernement Legault au Québec et les gouvernements provinciaux à travers le pays. Jamais le système appelé démocratie représentative et ses prétentions n’ont été aussi discrédités à l’échelle mondiale qu’aujourd’hui. L’ordre n’est pas quelque chose qui peut être imposé d’en haut.
En fait, plus la contre-révolution lancée depuis la chute de l’ancienne Union soviétique s’intensifie, plus l’expérience de la Grande Révolution socialiste d’Octobre et du pouvoir soviétique dans l’histoire de l’humanité prend de l’importance. Depuis l’effondrement de l’ancienne Union soviétique en 1989-1991, à la suite de la restauration du capitalisme dans ce pays et de l’imposition d’un régime qui a privé le peuple du pouvoir soviétique, les conséquences de l’offensive néolibérale antisociale menée par les États-Unis et des guerres qu’ils ont déclenchées pour parvenir à un changement de régime et à la domination continuent de causer d’énormes torts aux peuples du monde et à la Terre Mère. Les crimes commis aujourd’hui par les États-Unis et leurs alliés sont sans précédent. Parmi ceux qui commettent ces crimes figurent le Canada, la Grande-Bretagne, l’Australie et la Nouvelle-Zélande, dont les services de renseignement, associés à ceux des États-Unis, constituent les services de police politique dits « Groupe des cinq », qui dictent une politique permettant la prise de contrôle de l’État par les pouvoirs de police et la criminalisation des peuples au nom des « valeurs ». Seuls les peuples qui luttent pour s’investir du pouvoir de décider peuvent mettre fin à cette situation.
Dans un contexte de repli de la révolution, la violence extrême déchaînée par la machine à tuer américano-sioniste à Gaza, ainsi que la guerre par procuration menée par les États-Unis et l’OTAN en Ukraine et les guerres intestines dont ils sont responsables, sont contestées par les peuples qui s’efforcent de prendre l’initiative par des luttes de résistance sans précédent. Tant que l’on attendra des cartels étasuniens et des coalitions des grandes puissances, qui comprennent d’autres pays, qu’ils mettent eux-mêmes fin aux crimes qu’ils commettent, les souffrances des peuples vont continuer de grandir.
Le système international actuel est discrédité parce qu’il ne met pas fin à la violence, aux meurtres, aux menaces d’une guerre élargie. Ainsi, les peuples soutiennent les mouvements de résistance et expriment leur confiance en leur capacité d’ouvrir une voie qui investit le peuple, et non les élites dirigeantes, du pouvoir souverain.
Le moment est venu de plaider pour un renouveau démocratique de masse, le renouveau du processus électoral et une Constitution moderne, et de soutenir la conception moderne selon laquelle l’identité de nos peuples se forge et s’est toujours forgée dans leur lutte de résistance contre l’exploitation, l’oppression, la domination coloniale et les arrangements anglo-canadiens qui les privent de pouvoir politique. Un peuple ne se définit pas par l’identité de deux « races » fondatrices qui lui ont d’abord été imposées par la puissance coloniale, puis maintenues par l’État anglo-canadien afin de diviser le peuple et de permettre l’intégration du Canada, et du Québec avec lui, à la machine de guerre des États-Unis.
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