Parti marxiste-léniniste du Canada

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181e anniversaire de naissance de Louis Riel,
chef de la résistance métisse
22 octobre 1844

Les traditions de résistance du peuple métis sous Louis Riel sont les traditions de résistance des Canadiens et Québécois

Discours de Louis Riel au jury dans la salle d’audience de Regina, juillet 1885.

Dans la déclaration qui a été lue à propos de l’Anniversaire de naissance de Louis Riel il est mentionné :

« Les deux grands soulèvements de la Rivière Rouge (1869-1870) et du Nord-Ouest (1885) n’étaient pas des éléments isolés. Ils ont eu lieu à une époque où les Premières Nations et la nation du Québec cherchaient à s’affirmer, au moment où régnait une effervescence révolutionnaire en Europe. Les soulèvements des Métis traduisaient une réponse au projet colonial britannique qui cherchait à reproduire l’État britannique en Amérique du Nord et à tenir en échec les aspirations légitimes des nations qui composaient le Canada. »

Il est important de rappeler aussi que la période ayant mené à l’Acte de l’Amérique du Nord Britannique (AANB) de 1867 était une aussi où en 1865 les États-Unis sortaient d’une guerre civile et qu’ils reprenaient la politique élaborée en 1823 par le président James Monroe que les Amériques ne sont plus ouvertes à la colonisation pas les puissances européennes et que toute intervention européenne dans les affaires des Amériques sera perçue comme une menace pour la sécurité et la paix [1]. Les yeux du nouveau président des États-Unis, le général Ulysses Grant qui avaient mené les troupes de l’Union du Nord à une victoire sur les troupes de la Confédération du Sud, étaient tournés vers les possessions britanniques en Amérique du Nord, soit ce qui est maintenant le Canada.

Face à cette menace, la réponse du pouvoir colonial britannique a été de mettre en place les arrangements qui ont mené éventuellement à l’imposition en 1867 de l’AANB sur les populations du Haut et de Bas Canada, du Nouveau-Brunswick et de la Nouvelle -Écosse afin de créer ce qui allait devenir le Canada. Les promoteurs de ce projet, dont le conservateur George-Étienne Cartier, avaient même promis de tenir un référendum sur le sujet. Mais ayant testé la méthode au Nouveau-Brunswick, et s’étant fait dire non, ils ont renoncé à tenir parole.

Comme maintenant, il fallait pour les élites au pouvoir représentées par le premier ministre John A.MacDonald un projet qui serait présenté comme le projet qui unifierait la nation : la construction du chemin de fer transcanadien par des intérêts privés largement subventionnés par le nouveau gouvernement canadien. Cette voie ferrée traverserait d’est en ouest les territoires traditionnels des peuples autochtones de l’Ontario, des Prairies et du Pacifique ainsi que les territoires qu’occupaient le peuple métis du Manitoba et de la Saskatchewan. Ce qui allait devenir plus tard le CP Rail pouvait aussi compter sur les forces armées du gouvernement canadien, soit l’armée coloniale et la police à cheval du Nord-Ouest pour écraser toute résistance à l’occupation des terres ancestrales des métis et des peuples autochtones du Manitoba et de la Saskatchewan.

Si les temps ont changé, l’État canadien a hérité du pouvoir colonial et persiste à vouloir nier la nation métisse, les Premières Nations et la nation du Québec. Aujourd’hui le gouvernement Carney est confronté à la menace de l’administration des États-Unis qui voudrait compléter l’intégration économique et militaire du Canada par l’intégration du territoire du Canada à celui des États-Unis.

Face à cette crise existentielle qui confronte le Canada, la réponse de Mark Carney est de mettre de l’avant ce qu’il appelle son projet d’édification nationale, incarné dans la loi C-5 ainsi que les autres arrangements de l’État qui vont permettre de supplanter, au nom de l’intérêt national, l’intérêt public. Ce projet présenté comme une « diversification des marchés » se résume à l’intensification de la braderie des ressources minérales et énergétiques, tout en mettant en place de nouveaux couloirs de transport d’énergie et des ressources minérales ainsi que des infrastructures portuaires et ferroviaires pour faciliter l’acheminement de ces ressources vers les marchés non seulement des États-Unis mais de l’Europe. Tout ce projet s’accompagne de la prétention que le Canada sera défendu contre les agressions étrangères par l’augmentation des dépenses militaires

Comme à l’époque de la résistance du peuple métis, le gouvernement canadien est aujourd’hui confronté à la résistance des peuples autochtones qui refusent que les richesses naturelles qui se retrouvent sur leurs territoires ancestraux et issus des traités soient pillés par des grands intérêts privés supranationaux. Ils rappellent qu’ils sont les traditionnels gardiens et protecteurs de la Terre mère et qu’ils doivent avoir un mot décisif à dire sur comment le territoire sera exploité sur une base durable pour le bien être de tous.

Sur leur chemin les peuples autochtones trouveront comme alliés les peuples canadien et québécois et la classe ouvrière canadienne qui a une longue tradition d’opposition aux préparatifs de guerre d’agression et de conquête, comme ce fut le cas durant la Première guerre mondiale et pour les autres interventions militaires du Canada du côté des impérialistes anglo-américains.

Notes

1. Depuis que James Monroe a énoncé sa doctrine en 1823, à une époque où les États-Unis étaient qualifiés d’« empire de la raison », l’une des responsabilités du président des États-Unis est de promouvoir des ambitions d’édification d’empire tout en préservant une forme de gouvernance républicaine au niveau de ses arrangements fédéraux, enracinée dans la Constitution des États-Unis. Plus précisément, la doctrine Monroe a affirmé la mainmise des États-Unis sur les affaires de l’hémisphère occidental contre la Sainte-Alliance européenne et les autres puissances qui cherchaient à coloniser ou à monopoliser les marchés des Amériques, y compris les Caraïbes. En même temps, cette doctrine a rehaussé le profil du président en matière d’affaires étrangères. Dans sa version initiale, elle couvrait la guerre contre les peuples autochtones du continent et l’expansion coloniale de la puissance esclavagiste.

À cet égard, sous la présidence de James Polak (1845-1849), la doctrine Monroe a fourni la justification explicite de la guerre contre le Mexique en 1845 et de la colonisation du sud-ouest et de l’ouest du continent sous la bannière messianique de la « destinée manifeste ».

Tirée « de Bicentenaire de la doctrine Monroe — Les doctrines présidentielles impérialistes des États-Unis pour s’emparer du monde », LML mensuel de novembre 2023


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