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Dans l’actualité – 12 mai 2024

Israël poursuit son massacre criminel à Rafah et la Résistance riposte

Israël poursuit ses frappes aériennes meurtrières à Gaza, 10 mai 2024.

L’Assemblée générale des Nations unies rehausse le statut d’État observateur de la Palestine et exhorte le Conseil de sécurité à lui accorder le statut de membre à part entière

L’Assemblée générale des Nations unies a adopté le 10 mai une résolution qui renforce les droits de la Palestine au sein de l’organisation mondiale en tant qu’État observateur, sans lui offrir le statut de membre à part entière. Cette décision permettra à la Palestine de soumettre des propositions et des amendements directement à l’Assemblée générale sans devoir passer par un autre État membre, comme c’était le cas jusque-là. Le statut d’observateur ne permet pas à la Palestine de siéger au Conseil de sécurité des Nations unies ou de voter à l’Assemblée générale, deux des droits les plus importants pour un État membre. Le statut de membre à part entière requiert une recommandation du Conseil de sécurité. ONU Info rapporte que « l’Assemblée générale a exhorté le Conseil de sécurité à examiner favorablement la demande de la Palestine pour une adhésion à part entière ».

La résolution, qui a été adoptée à une écrasante majorité, soit 143 pays pour, 9 contre et 25 abstentions, a été introduite à l’origine par les Émirats arabes unis, à la suite d’un vote du Conseil de sécurité des Nations unies, le 18 avril, au cours duquel les États-Unis ont opposé leur veto à un projet de résolution recommandant l’adhésion à part entière de la Palestine à l’Organisation des Nations unies. La Grande-Bretagne et la Suisse se sont abstenues, tandis que les 12 autres membres ont voté en faveur de la résolution. La revalorisation du statut de la Palestine prendra effet à l’ouverture de la nouvelle session de l’Assemblée le 10 septembre.

Au nom des pays arabes, Mohamed Issa Abushahab, représentant permanent des Émirats arabes unis auprès de l’ONU, a présenté le projet de résolution en indiquant qu’il recommande au Conseil de sécurité de réexaminer la demande d’adhésion à part entière de la Palestine à l’ONU. S’adressant à la reprise de la 10e session extraordinaire d’urgence consacrée à la situation dans les territoires palestiniens occupés, l’ambassadeur a déclaré : « Nous vivons aujourd’hui un moment décisif. L’État de Palestine a démontré qu’il méritait d’être membre à part entière de la communauté internationale en adhérant aux traités internationaux et à la charte des Nations unies et en remplissant les conditions requises pour devenir un État. En outre, plus de 140 pays reconnaissent aujourd’hui la Palestine en tant qu’État. » « Le vote de la résolution, dans le contexte du conflit actuel, favoriserait une résolution de la crise fondée sur la coexistence de deux États », a-t-il déclaré, ajoutant que le Conseil de sécurité devait répondre à la volonté de la communauté internationale.

Voici quelques-uns des droits dont bénéficiera la Palestine à partir du 10 septembre :

– siéger parmi les États membres par ordre alphabétique ;

– faire des déclarations au nom d’un groupe ;

– soumettre des propositions et des amendements et les présenter ;

– coparrainer des propositions et des amendements, y compris au nom d’un groupe ;

– proposer des points à inscrire à l’ordre du jour provisoire des sessions ordinaires ou extraordinaires et le droit de demander l’inscription de points supplémentaires ou additionnels à l’ordre du jour des sessions ordinaires ou extraordinaires ;

– droit des membres de la délégation de l’État de Palestine d’être élus membres du bureau de la plénière et des grandes commissions de l’Assemblée générale ;

– participation pleine et effective aux conférences des Nations unies et aux conférences et réunions internationales convoquées sous les auspices de l’Assemblée générale ou, le cas échéant, sous les auspices d’autres organes des Nations unies.

Les États-Unis ont voté contre la résolution, tout comme l’Argentine, la Hongrie, Israël, la Micronésie, Nauru, Palau, la Papouasie-Nouvelle-Guinée et la Tchécoslovaquie.

La veille du vote, la mission des États-Unis aux Nations unies a publié un communiqué dans lequel le porte-parole Nate Evans déclare : « Le président Joe Biden a été clair : une paix durable dans la région ne peut être obtenue que par une solution à deux États, où la sécurité d’Israël est garantie, où Israéliens et Palestiniens peuvent un jour vivre côte à côte avec des mesures égales de liberté et de dignité. » Commentant la résolution, il a dit : « Les États-Unis restent d’avis que les mesures unilatérales prises aux Nations unies et sur le terrain ne permettront pas d’atteindre cet objectif. » Le représentant américain a indiqué que les États-Unis voteraient contre la résolution et a encouragé les autres États membres à faire de même.

La question du statut de la Palestine sera de nouveau examinée par les 15 membres du Conseil de sécurité, où tout effort visant à obtenir le statut de membre à part entière sera sans doute bloqué par les États-Unis.

La résistance palestinienne mène des combats acharnés à Gaza

L’avancée des troupes israéliennes vers l’ouest dans le quartier d’al-Zeitoun a été accueillie par plusieurs opérations directes menées par les Brigades al-Quds du Jihad islamique palestinien. Utilisant des grenades propulsées par des roquettes, les combattants du groupe ont pu prendre pour cible des véhicules blindés israéliens à la fois à al-Zeitoun et à al-Sabra, au nord-ouest. Fait remarquable, le groupe a fait exploser un champ de mines prédéterminé, composé d’engins explosifs antichar de gros calibre, visant un certain nombre de véhicules militaires de l’occupation israélienne à l’est d’al-Zeitoun. Le groupe a également pris pour cible un certain nombre de soldats israéliens qui se déplaçaient sur la tourelle d’un char, touchant directement les cibles visées, près de la clinique d’al-Zeitoun. Les combattants des Brigades al-Quds ont également mené une série d’opérations indirectes, utilisant des obus de mortier et des roquettes pour cibler les forces d’occupation à Rafah et à Gaza.

Les affrontements les plus violents se sont concentrés dans la caserne Saad Sayel, où les combattants des Brigades al-Qassam ont attiré les forces d’occupation dans un champ de mines, ce qui a entraîné des pertes confirmées parmi les forces ennemies. Les combattants ont également tendu une embuscade à multiples facettes près de la mosquée al-Dawa, ciblant une force composée d’une unité blindée et d’infanterie, avec plusieurs obus RPG thermobariques et des charges tandem Yassine antichar. Le groupe a confirmé que l’embuscade avait fait des victimes parmi les membres de l’équipage d’un véhicule blindé de transport de troupes et à au moins deux unités situées près du véhicule et d’un bâtiment voisin.

Les médias israéliens ont rapporté qu’au moins cinq soldats israéliens ont été tués le 10 mai dans la bande de Gaza, ajoutant que plusieurs hélicoptères militaires ont évacué les victimes israéliennes des zones d’affrontement. Parmi les victimes figurent quatre membres du 913e bataillon de la brigade de patrouille Nahal. Les soldats ont été tués suite à la détonation d’un engin explosif à al-Zeitoun, qui a également blessé deux soldats.

L’ONU rend compte de la situation à Rafah et dans les territoires occupés

Plus de 100 000 Palestiniens ont fui Rafah.

Les Nations unies indiquent que plus de 100 000 Palestiniens ont été contraints de quitter Rafah, en raison de l’intensification des frappes israéliennes sur cette ville du sud de la bande de Gaza. « Plus de 100 000 personnes ont fui Rafah », a déclaré Hamish Young, coordonnateur principal des urgences de l’UNICEF dans la bande de Gaza, lors d’une réunion d’information à Genève par liaison vidéo depuis Rafah le vendredi 10 mai. L’agence des Nations unies pour les réfugiés palestiniens (UNRWA) estime également qu’« environ 110 000 personnes ont maintenant fui Rafah à la recherche d’un endroit sûr ». L’agence a toutefois souligné que « personne n’est en sécurité dans la bande de Gaza où les conditions de vie sont atroces ». L’UNRWA affirme que « le seul espoir est un cessez-le-feu immédiat. »

L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a averti le 10 mai que le système de santé dans la bande de Gaza s’effondrerait complètement si le flux de carburant est interrompu en raison de la fermeture des points de passage de Rafah et de Karm Abu Salem. Cette déclaration a été faite par Margaret Harris, porte-parole de l’OMS, lors de la conférence de presse hebdomadaire du bureau des Nations unies à Genève, concernant la situation désastreuse dans la bande de Gaza assiégée. « Sans carburant, tout dans nos hôpitaux s’arrêtera et les traitements vitaux ne seront plus possibles ici, a-t-elle dit. Sans carburant, tout le système de santé s’effondrera. »

Le commissaire général de l’UNRWA, Philippe Lazzarini, a déclaré le 10 mai que des colons israéliens ont incendié à deux reprises le périmètre du siège de l’UNRWA à Jérusalem-East occupée. Il a déclaré : « À la lumière de ce deuxième incident odieux en moins d’une semaine, j’ai pris la décision de fermer notre enceinte jusqu’à ce que la sécurité soit rétablie ». Il a également expliqué : « Au cours des derniers mois, le personnel des Nations Unies a été régulièrement victime de harcèlement et d’intimidation. Notre enceinte a été sérieusement vandalisée et endommagée. À plusieurs reprises, des extrémistes israéliens ont menacé notre personnel avec des armes à feu. »

Le soutien du monde entier ne cesse de croître

Grande manifestation à Malmö, en Suède, le 9 mai 2024, contre la participation d’Israël au concours Eurovision de la chanson

La conférence mondiale anti-apartheid sur la Palestine se tient à Sandton, Johannesburg, Afrique du Sud, du 10 au 12 mai 2024. La conférence vise à « jeter les bases de la mobilisation d’un mouvement mondial contre l’apartheid afin de tenir Israël responsable de ses crimes contre le peuple palestinien et d’oeuvrer au démantèlement de l’apartheid israélien, du Jourdain à la Méditerranée ». Les organisateurs affirment qu’il s’agira d’une intensification de la mobilisation, de l’organisation et de la coordination de l’action mondiale contre l’apartheid israélien.

En France, plus de 1 200 anciens étudiants de Sciences Po de Paris ont fait savoir qu’ils se tenaient aux côtés de la Palestine et des étudiants confrontés à la répression. « Nous, anciens étudiants et étudiantes de Sciences Po et de ses doubles diplômes, ressentons une impérieuse urgence à répondre à l’appel des étudiants de Sciences Po mobilisés pour la justice en Palestine », écrivent-ils. Les étudiants de Sciences Po avaient dit : « Ne nous regardez pas, rejoignez-nous. ». Les anciens informent : « Nous les soutenons dans leur lutte admirable contre l’inaction et le silence de notre Alma Mater face à ce que l’ONU qualifie de génocide à Gaza. Nous nous désolidarisons catégoriquement des alumni qui appellent à davantage de mesures disciplinaires et instrumentalisent la lutte contre l’antisémitisme. »

Ils ajoutent que « la mobilisation des étudiants ne représente pas une ‘minorité radicalisée’, ‘dangereuse’, mais un mouvement universitaire mondial d’indignation devant l’irrespect flagrant du droit international ayant conduit à la catastrophe humanitaire, environnementale et matérielle à Gaza. Nous sommes profondément troublés de voir la situation des étudiants mobilisés, confrontés au harcèlement, à la diffamation, ainsi qu’à l’intimidation et aux menaces inadmissibles de suspension de scolarité par l’administration.

« Nous dénonçons l’appel de la police pour déloger les étudiants ayant organisé des sit-in pacifiques dans les locaux de l’école. Rappelons que ce type de blocage est loin d’être un phénomène nouveau à Sciences Po, et qu’il n’a jamais suscité de telles réactions. Nous demandons à l’administration de défendre publiquement ses étudiants face à l’agitation politico-médiatique insensée, qui a notamment paralysé la tenue d’un débat académique pendant des mois. Nous regrettons la nécessité de rappeler que défendre le droit international n’est pas un acte radical, mais la conclusion de notre éducation à Sciences Po. »

Les anciens étudiants soulignent par ailleurs : « Aucune considération n’a non plus été accordée à la pétition signée par plus de 300 alumni exprimant leur solidarité avec le mouvement étudiant, ni à la tribune de plus de 400 enseignants, doctorants et chercheurs de Sciences Po et du supérieur qui déplorent les méthodes répressives dont l’administration fait l’usage. »

Aux États-Unis, l’Université Xavier de Louisiane a récemment retiré l’invitation faite à l’ambassadrice des États-Unis auprès des Nations unies, Linda Thomas-Greenfield, de prendre la parole lors de la cérémonie de remise des diplômes, ce qui constitue la deuxième annulation de ce type après une décision similaire prise par l’Université du Vermont. Les deux institutions ont attribué leur décision à la forte pression exercée par les étudiants et la communauté face à la position de l’administration Biden sur la guerre génocidaire d’Israël contre Gaza.

Au Yémen, les marches de solidarité avec la Palestine se poursuivent. Le 10 mai, plusieurs provinces yéménites ont vu défiler des millions de personnes lors de la marche « Mobilisation glorieuse pour Gaza », soulignant le soutien continu jusqu’à la victoire du peuple palestinien et de sa vaillante résistance. Les foules ont dénoncé le silence des pays arabes et islamiques et l’indifférence de la communauté internationale face aux massacres et à la guerre génocidaire contre leurs frères et soeurs en Palestine, avec le soutien des États-Unis et de l’Occident. Ils ont renouvelé leur engagement à la mobilisation générale en faveur du peuple palestinien et de sa résistance, et l’inscription à des cours militaires ouverts en vue d’une confrontation directe « avec l’ennemi américain, britannique et sioniste ».

Manifestation à Sanaa, Yémen, le 10 mai 2024


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