Neuvième Congrès biennal
du Réseau canadien pour Cuba
À la défense des liens d'amitié et de solidarité entre le Canada et Cuba
- Le Réseau canadien pour Cuba -

Les 8 et 9 juin 2019, les
délégués de 19 organisations de
solidarité et d'amitié Canada-Cuba de partout au pays se
sont réunis à
l'hôtel de ville de Toronto pour le 9e Congrès
biennal du Réseau
canadien pour Cuba (RCC). Les délégués se sont
rencontrés dans le
contexte de l'escalade des attaques de
Washington contre Cuba et de l'évolution inquiétante des
relations
entre le Canada et Cuba. La fermeture du bureau des visas du Canada
à
La Havane, par exemple, a été jugée
extrêmement troublante. Dans leurs
délibérations, les délégués ont
souligné que, pour 2019-2021, l'une des
tâches centrales du RCC était donc de tout mettre en
oeuvre pour renverser ces développements négatifs et
faire en sorte que
la politique d'Ottawa à l'égard de Cuba ne soit pas la
même que celle
de Washington. Le Congrès a souligné que les Canadiens
qui, par
centaines de milliers, visitent chaque année Cuba pour diverses
raisons, notamment touristiques, commerciales, universitaires,
politiques et
culturelles, souhaitent qu'Ottawa poursuive une politique
étrangère
fondée sur le respect mutuel et l'égalité.
L'île héroïque face à l'empire
Le 7 juin, un événement
précongrès a eu lieu à A Different
Booklist, où des orateurs dont la consule cubaine Yoslaidy
Clemente
López, Cikiah Thomas (président du Congrès afrikan
mondial) et le Dr
Isaac Saney (spécialiste de Cuba, coprésident et
porte-parole du RCC)
se sont adressés à une salle comble. Yoslaidy Clemente
López a
dit que l'histoire de Cuba est une histoire de résistance et de
ferme
opposition aux colonisateurs et aux puissances impériales, et
que le
peuple cubain l'emportera sur tout ce que les États-Unis vont
décider
d'utiliser contre lui. Dans leurs exposés, Saney et Thomas ont
dénoncé
avec sobriété, mais avec passion l'agression de
Washington
et d'Ottawa
contre Cuba et le Venezuela. La réunion constituant le coup
d'envoi du
Congrès du RCC, les présentateurs ont invité tous
les Canadiens à
défendre le droit à l'autodétermination et
à la souveraineté de tous
les peuples, en s'opposant à l'ingérence de toute force
extérieure dans
leur pays.

Événement chez A Different Booklist le 7
juin 2019, intitulé « Cuba à l'époque
de Trump : Une île face à l'empire »
Le matin du 8 juin, le 9e congrès
biennal s'est ouvert en saluant les
invités de l'ambassade de Cuba au Canada et de l'Institut cubain
pour
l'amitié avec les peuples (ICAP). Le chef Stacey Laforme de la
Première Nation des Mississaugas de New Credit a ensuite
présenté
ses
salutations. Avec un message d'unité émouvant, le chef
Laforme a souligné les points communs qui unissent tous les
peuples. Pour le remercier, le coprésident du RCC, Isaac Saney,
a remis
une
pochette de tabac cubain au chef Laforme. Saney a souligné le
symbolisme du tabac cubain en racontant l'histoire de Hatuey, le chef
taïno d'Haïti qui a dirigé la résistance
à Cuba contre la colonisation
espagnole. Hatuey est reconnu par les Cubains comme le premier
internationaliste de la nation insulaire. Saney a également
souligné
l'importante contribution diplomatique de La Havane à la
Déclaration
des Nations unies sur les droits des peuples autochtones.

Julio Fonseca, représentant des
résidents cubains au Canada (à gauche),
et l'ambassadrice de Cuba, S.E. Josefina Vidal à
l'événement public «
Cuba va de l'avant en 2019 »
|
Son Excellence Josefina Vidal (ambassadrice de Cuba au
Canada), Tania
López Larroque (consule générale de Cuba à
Toronto), Sandra
Ramírez Rodríguez
(directrice, bureau nord-américain - ICAP), Yamil
Martínez Marrero
(bureau du Canada - ICAP) et d'autres diplomates et invités
cubains ont
fait partie des invités d'honneur. Le Congrès a ensuite
eu
l'honneur et le privilège d'entendre le message de salutations
de
l'ambassadrice Josefina Vidal. L'ambassadrice a souligné
l'importance
du mouvement de solidarité et d'amitié Canada-Cuba. Elle
a dit que le
peuple cubain, malgré l'agression américaine qui
persiste, avait
préservé son unité sans violer aucun des principes
révolutionnaires ou
éthiques
qui ont guidé le projet socialiste de Cuba. Elle a
déclaré que
l'objectif de Cuba était de continuer à édifier
une société toujours
plus équitable et plus juste, guidée par la vision de
José Martí d'une
nation « avec tous et pour tous ». L'ambassadrice a
réitéré ces points
lors de la réunion publique le soir du 8 juin, Cuba va de
l'avant
en 2019, qui s'est tenue à l'église de la
Sainte-Trinité, située au
square Trinity. Elle a évoqué le développement
socioéconomique de la
nation insulaire et la nouvelle constitution, soulignant la
détermination de Cuba à renouveler son projet de
révolution et
d'édification nationale tout en préservant son
indépendance et sa
souveraineté. Elle a
souligné l'importante participation démocratique du
peuple cubain à ce
processus. Au cours d'une période animée de questions et
réponses,
l'ambassadrice Vidal a déclaré sans équivoque que
Cuba défend
l'indépendance de l'Amérique latine, s'oppose à
toute ingérence
étrangère dans la région et ne cédera pas
à la pression impériale. Elle
a dit que
le gouvernement canadien devrait reconsidérer sa décision
de fermer son
bureau des visas à La Havane, afin qu'on ne se souvienne pas de
ce
gouvernement comme celui qui a mis fin aux relations peuple à
peuple
entre le Canada et Cuba.
Les délégués représentaient
presque tous les groupes membres du
Réseau canadien pour Cuba, de Halifax à Vancouver. Les
coprésidents,
Isaac Saney et Elizabeth Hill, ont présenté un rapport
sur les travaux
du RCC au cours des deux dernières années, suivi des
rapports verbaux
des organisations membres. En plus des séances
plénières et des
événements publics, trois panels ont été
organisés durant le congrès.
Dans le premier panel, sur les relations Canada-Cuba-États-Unis,
Sandra
Ramírez et Isaac Saney ont parlé de la fermeture par le
Canada de ses
installations de traitement des visas dans son ambassade à La
Havane et
de son impact sur les peuples canadien et cubain. Il y a eu
également une longue discussion sur l'agression de Washington
contre le
Venezuela et sur l'impact sur Cuba et le Canada de l'activation par le
président américain Trump des titres III et IV de la loi
tristement
célèbre Helms-Burton qui a été
condamnée à l'échelle internationale.
Dans le deuxième panel, À la défense de Cuba et de
la souveraineté
et de l'indépendance de l'Amérique latine, Yamil
Martínez (ICAP), Edgar
Godoy (Réseau de solidarité pour l'Amérique latine
et les Caraïbes) et
Dr. Maria Páez Victor (présidente, Centre de politique
canadienne,
latino-américaine et caribéenne) ont souligné la
signification
historique de la révolution cubaine pour la cause de la
démocratie, de
la
souveraineté et de la paix dans la région. Les dangers
causés par
l'impérialisme américain, en particulier ses attaques en
cours contre
le Venezuela, auxquelles le Canada s'est joint, ont été
examinés avec
grand sérieux.
Le troisième panel a été
animé par un conférencier invité, Mark
Entwistle, ancien ambassadeur du Canada à Cuba de 1993
à 1997.
Historien de formation, M. Entwistle a attiré l'attention sur
les
débuts des relations entre le Canada et Cuba à la fin du
XIXe siècle
avant de passer en revue les relations diplomatiques ininterrompues
entre le Canada et Cuba depuis 1945. Il a souligné que le
Canada, avec
le Mexique, a refusé de rompre ses relations diplomatiques avec
Cuba
dans les années 1960, lorsque les États-Unis ont
établi le blocus
économique, financier et commercial de la nation insulaire. Il a
dit
que la fermeture récente du bureau des visas constituait une
rupture
sérieuse par rapport à cette relation de longue date. Il
a dit que Cuba
avait une perspective unique sur le monde et a joué un
rôle important
en contribuant à la paix et à la sécurité
régionales. Au cours de la
période de questions, M. Entwistle a dit que la relation entre
le
Canada et Cuba était importante, mais qu'en raison des
développements
actuels, l'image du Canada risquait d'être endommagée aux
yeux du
peuple cubain.
Au cours du congrès, les
délégués ont réaffirmé leur
détermination à
renforcer le mouvement de solidarité Canada-Cuba et à
vaincre le blocus
économique multilatéral imposé à Cuba par
les États-Unis. Les délégués
ont également exprimé leur profonde préoccupation
face à l'état actuel
des relations entre le Canada et Cuba, et ont résolu de
faire tout ce qu'ils peuvent pour que leurs relations restent
fondées
sur les normes internationales de respect mutuel et
d'égalité entre les
nations. Par conséquent, compte tenu de l'escalade de la guerre
économique américaine contre Cuba et de l'incertitude qui
règne
actuellement dans les relations entre Ottawa et La Havane, des
résolutions ont été
adoptées pour guider les travaux du RCC de 2019
à 2021.

Des mesures ont été adoptées pour
stabiliser et développer la brigade
de bénévoles Ernesto Che Guevara afin d'assurer son
succès futur. Dans
le cadre de la lutte contre le blocus économique de Cuba par les
États-Unis, les délégués ont adopté
une résolution contre l'activation
des titres III et IV de la Loi Helms-Burton visant à
mobiliser
l'opinion publique et politique canadienne contre la politique
d'agression continue menée par les États-Unis contre
Cuba. Préoccupés
par l'état actuel des relations entre le Canada et Cuba, ils ont
également adopté une résolution demandant à
Ottawa de rouvrir les
services de visa à l'ambassade du Canada à La Havane.
Parmi les autres
résolutions
adoptées figuraient celles appelant à des actions pour
marquer le 5e
anniversaire de la libération des Cinq héros cubains et
le 500e
anniversaire de la fondation de la ville de La Havane. En outre, des
résolutions ont été adoptées pour appuyer
les conférences
suivantes : la 8e conférence Che Guevara de Vancouver,
du 25
au 27 octobre 2019 ; la Conférence de
solidarité hémisphérique
anti-impérialiste pour la démocratie et contre le
néolibéralisme à La
Havane, du 1er au 3 novembre 2019 ; et Cuba
à 60 ans : défis actuels et
perspectives d'avenir, à Halifax, du 31 octobre au 2
novembre 2019. Les
délégués
ont également réitéré la
nécessité de continuer à renforcer le travail
avec les membres du Parlement et des assemblées
législatives.
Afin de poursuivre ce
mandat et ces initiatives, un nouvel exécutif
formé de sept membres a été élu :
Bronwyn Cragg, Nora Fernandez, Julio
Fonseca, Tamara Hansen, Elizabeth Hill, Michael O'Neill et Isaac Saney.
Le RCC aborde les deux prochaines années en se fixant la
tâche de
développer la solidarité et l'amitié avec Cuba
dans
l'ensemble de la société canadienne. Le RCC
réaffirme que le peuple
cubain, quels que soient les changements dans les relations entre
Ottawa et La Havane, peut continuer de compter sur la solidarité
et
l'amitié indéfectibles et sans faille du peuple canadien.
Cette
solidarité et cette amitié ne sont ni ténues ni
transitoires, mais
découlent du respect
profondément enraciné et de l'admiration des Canadiens
pour la
réalisation historique du droit à l'indépendance
et à
l'autodétermination de Cuba : respect et admiration
renforcés par ce
que le peuple cubain a pu réaliser face à l'agression
incessante des
États-Unis. De ce respect et de cette admiration, des liens
inébranlables de solidarité et
d'amitié ont été et continuent d'être
forgés entre les peuples canadien
et cubain.
Pour plus d'information :
Coprésidents : Isaac Saney et Elizabeth Hill
cnc@canadiannetworkoncuba.ca
Porte-parole national : Isaac Saney
902-449-4967, isaney@hotmail.com
www.canadiannetworkoncuba.ca



Actions exigeant que le Canada rouvre
ses services
consulaires et son ambassade à La Havane. De haut en bas :
Montréal le 1er juin 2019,
Ottawa etToronto le 9 juin 2019.
Cet article est paru dans

Volume 49 Numéro 24 - 22 juin 2019
Lien de l'article:
Neuvième Congrès biennal
du Réseau canadien pour Cuba: À la défense des liens d'amitié et de solidarité entre le Canada et Cuba - Le Réseau canadien pour Cuba
Site Web: www.pccml.ca
Courriel: redaction@cpcml.ca
|