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Numéro 48 - 4
décembre 2015
Le vol dans l'industrie de l'acier
doit cesser!
Oui à la base manufacturière! Non à la destruction
nationale!
Le tribunal responsable de la LACC
déclare que US Steel a le droit de prouver qu'il se doit de
l'argent
Le
vol dans l'industrie de l'acier doit cesser! Oui à la base
manufacturière!
Non à la destruction nationale!
• Le tribunal responsable de la LACC
déclare que US Steel a le droit de prouver qu'il se doit de
l'argent
• Essar Steel se sert de la LACC pour suspendre
ses paiements dans les fonds de pension
Le vol dans l'industrie de l'acier doit
cesser!
Oui à la base manufacturière! Non à la destruction
nationale!
Le tribunal responsable de la LACC déclare que
US Steel a le droit de prouver qu'il se doit de l'argent
Le 25 novembre, le juge Herman Wilton-Siegel a
statué que US Steel (USS) a le droit de monopole de prouver
qu'il s'est prêté de l'argent à lui-même, un
prêt qu'il veut maintenant se rembourser. Le jugement du tribunal
qui supervise les procédures de la Loi sur les arrangements
avec les créanciers des compagnies, qui est
contrôlée par les monopoles, rejette les objections
présentées par le gouvernement de l'Ontario et d'autres
intervenants. Si la logique de US Steel d'une dette envers
lui-même est acceptée, cette dette aura
préséance sur toutes les autres réclamations si et
quand les avoirs canadiens de US Steel sont liquidés. Selon USS,
la dette canadienne qu'il a
contractée envers lui-même se monte à 2,2
milliards $, ce qui ne laisse pratiquement rien pour les autres
réclamants.
Plusieurs ont dit que parler d'une dette envers
soi-même c'est faire preuve d'incohérence, mais
malheureusement la cohérence n'a pas sa place dans la LACC qui
est un western de Far West dominé par de puissants
intérêts privés. Le droit de monopole ne
reconnaît pas de cohérence mais seulement le diktat
intéressé du pouvoir et du privilège
de classe.
Le juge de la LACC écrit : « On
ne peut pas nier qu'un règlement des réclamations de USS
aiderait à la détermination de toutes les
réclamations. » Effectivement, cela va simplifier les
choses parce qu'une fois que US Steel aura eu gain de cause, et tout
indique que cela sera le cas, les autres réclamations vont
disparaître !
USS a
présenté l'argument non fondé à l'effet que
la vente des usines de Hamilton et de Nanticoke est vouée
à l'échec si USS n'obtient pas un jugement qui
reconnaît que sa filiale canadienne lui doit 2,2
milliards $, lui qui en est l'unique propriétaire.
Le juge Wilton-Siegel s'est dit tout à fait
d'accord : « Dans le cas qui nous concerne, les parties
qui soulèvent des objections n'ont pas prouvé de
manière convaincante que le règlement des
réclamations de USS, en particulier de la validité de ses
réclamations garanties, ne créerait pas un climat de
confiance susceptible de rassurer
les acheteurs potentiels. »
Bravo pour la confiance, la confiance que c'est US Steel
qui va s'emparer du produit de la vente !
USS recherche aussi un jugement qui lui est favorable
parce que cela va lui donner le contrôle absolu des
procédures en vertu de la LACC et de la distribution des avoirs.
Le juge l'a clairement souligné en écrivant que la
détermination des réclamations de USS va avoir un impact
sur le vote sur le plan final de restructuration, sur la distribution
des avoirs, sur la nomination d'un séquestre ou d'un liquidateur
de la compagnie et sur une proposition d'achat.
L'agent de restructuration de la LACC nommé par
US Steel, Bill Aziz, a appuyé la motion de USS en disant qu'un
acheteur potentiel a renoncé à faire une offre d'achat
pour les usines de Stelco parce que les réclamations de USS
n'ont pas fait l'objet d'un jugement ( une information non
confirmée parce que c'est une information d'affaires
confidentielle et sensible interdite aux travailleurs et aux parties
directement concernées). Aziz a aussi dit que l'absence de
règlement entrave les efforts pour vendre les usines parce qu'on
ne sait pas de combien d'argent on disposera pour régler les
réclamations en pensions et en prestations de santé.
« Tout acheteur s'intéresse à
l'état des relations de travail et veut partir du bon pied avec
ses employés et maximiser ce qui va leur revenir »,
a-t-il dit.
« Les acheteurs ont besoin de savoir quelle
portion de leur offre ira à ces parties par rapport à
celle qui ira à USS, et c'est impossible de le savoir tant que
la question des réclamations n'est pas
réglée. »
Cela fait chaud au coeur de voir que la personne en
charge des procédures de la LACC pour le compte de U.S. Steel
s'inquiète des « relations de travail » et
de la capacité du nouvel acheteur à « partir
du bon pied avec ses employés ». Aziz parle bien mais
son patron USS fait tout le contraire de ce qu'il dit. Les
métallos de Stelco savent par expérience qu'un renouveau
de Stelco est impossible sans des relations de travail qui sont
à l'opposé de celles qu'ils ont vécues avec US
Steel. Pour qu'une nouvelle entreprise, qui pourrait aussi être
une entreprise publique, puisse « partir du bon pied avec
ses employés », il faut que US Steel soit exclu de
toute négociation et tenu à distance et privé de
toute possibilité d'intervenir.
Le juge, bien sûr, a écarté du
revers de la main toutes les objections aux demandes d'US Steel. Selon
les documents de la cour, les objections soulevées comprennent
celles-ci : que les réclamations de USS sont en fait une
tentative de récupérer le coût de l'achat de Stelco
en 2007 ; que toute garantie accordée aux
réclamations
d'USS « devrait être invalidée comme
étant une préférence
frauduleuse » ; que l'incertitude face à des
dettes potentielles ne signifie rien pour les acheteurs potentiels des
usines, leur seule préoccupation étant la capacité
d'opérer l'entreprise à profit dans l'avenir.
Wilton-Siegel écrit que le procès pour
finaliser la réclamation de US Steel sur la dette
présumée ne « commencera pas avant la fin de
janvier », ce qui suggère qu'il n'y a vraiment pas
d'urgence. L'absence d'urgence se voit aussi à la demande qu'a
présentée la filiale canadienne à part
entière de US Steel pour un prolongement des
procédures de la LACC parce qu'on ne s'attend pas à un
nouveau processus de mise en vente avant le 31 mai 2016 et qu'aucune
offre contraignante n'est due avant le 31 octobre.
La classe ouvrière canadienne a le plus grand
mépris pour ces procédures frauduleuses en vertu de la
LACC. L'Opposition ouvrière lutte pour une nouvelle direction
des choses qui va faire en sorte que Stelco continue à produire
et qu'on interdise à US Steel de faire des affaires au Canada
tant qu'il n'aura pas assuré la pleine capitalisation des
fonds de pensions de Stelco tel que promis en 2007 et fourni
réparation pour ses activités criminelles contre Stelco,
les métallos, les employés salariés et les
régions du pays qui dépendent de l'acier.
Stelco doit continuer à produire !
Pour une nouvelle aciérie Stelco qui est au
service de l'économie canadienne et de la construction de la
nation et qui respecte les droits des travailleurs !

Essar Steel se sert de la LACC pour suspendre ses
paiements dans les fonds de pension
L'industrie de l'acier au Canada et aux
États-Unis est en état de désarroi. L'élite
capitaliste au pouvoir continue de mettre de l'avant la vieille
direction centrée sur le capital qui va de crise en crise. Essar
Steel Algoma et US Steel se sont tous deux placés sous la
protection de la Loi sur les arrangements avec les
créanciers, qui est
une créature des monopoles, Essar Steel Algoma pour la
troisième fois de son histoire récente et US Steel
(Stelco) pour la deuxième fois.
Les procédures en
vertu de la LACC ne visent pas à résoudre les
contradictions fondamentales qui affectent l'industrie ou à
élaborer une nouvelle direction prosociale. Ceux qui
contrôlent les entreprises se servent de la LACC pour
protéger leurs intérêts privés, d'abord et
avant tout contre la classe ouvrière mais également
contre les créanciers
et les prédateurs impérialistes rivaux.
US Steel se sert de la LACC pour renier ses obligations
sociales envers les retraités de Stelco, les métallos,
les municipalités et la province et voler tout ce qu'il peut
à même la liquidation des usines canadiennes, de ses
autres avoirs et des terrains.
Quant à Essar Steel, il se sert de la LACC pour
entre autres choses suspendre ses paiements dans les fonds de pension
des employés. Ceux-ci sont déjà
sérieusement sous-
financés et incapables d'assumer leurs
responsabilités envers les retraités s'ils sont
liquidés. Essar devait faire un « paiement
spécial » dans les fonds le 30 novembre mais il a
refusé de le faire en disant que c'est son droit de monopole de
ne pas faire le paiement parce qu'il est sous la protection de la LACC.
Le gouvernement de l'Ontario a autorisé ce
versement de « paiements spéciaux »
pendant trois ans dans le cadre de concessions réglementaires
sur les pensions qu'il a faites à Essar Steel en 2013. Le
gouvernement a permis à ce géant mondial de l'acier de
contourner la loi provinciale en matière de fonds de pension en
prolongeant
jusqu'en 2024 la limite de cinq ans qui est donnée aux
entreprises pour assurer la pleine capitalisation de leurs
régimes de retraite. Le refus de verser les
« paiements spéciaux » dans le cadre des
procédures frauduleuses de la LACC rend l'échéance
de 2024 plus que douteuse et laisse les régimes de retraite
sous-financés et les retraités
dans une situation de vulnérabilité.
Selon Brenda Stenta, la directrice des communications
chez Essar Steel Algoma, la compagnie n'a d'autre choix selon la LACC
que de suspendre les « paiements
spéciaux ».
« Les conditions qui s'appliquent au
financement du débiteur-exploitant n'autorisent pas un tel
paiement », a-t-elle écrit dans un courriel au Sault
Star.
C'est la Deutsche Bank qui contrôle ce prêt
de 200 millions $ de débiteur-exploitant en vertu de la
LACC et c'est elle qui en dicte les conditions. C'est la même
Deutsche Bank qui détient des prêts garantis à
Essar Steel d'une valeur de 550 593 215 $, lesquels selon les
règles de la LACC contrôlée par les monopoles ont
préséance
sur les pensions et les autres obligations envers les travailleurs et
les petits créanciers, advenant que Essar Steel Algoma soit
vendu ou liquidé et ses avoirs distribués.
L'économie canadienne a besoin d'une nouvelle
direction prosociale qui favorise l'édification nationale et non
de cette destruction qui se manifeste de façon si
grossièrement évidente dans l'industrie de l'acier.
Joignez-vous à l'Opposition ouvrière pour bâtir un
front puissant pour fournir cette direction nouvelle. Ensemble, nous
sommes
capables de priver le droit de monopole du pouvoir de priver la classe
ouvrière de son droit de construire la nation.

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