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Numéro 42 - 19
novembre 2015
L'industrie canadienne de l'acier en
crise
US Steel dépose une requête
pour
voler 2,2 milliards $ au Canada
L'industrie
canadienne
de l'acier en crise
• US Steel dépose une requête pour
voler 2,2 milliards$ au Canada
• L'avis de motion criminel de US Steel
• Une alternative prosociale pour Stelco
L'industrie canadienne de l'acier en crise
US Steel dépose une requête pour
voler 2,2 milliards $ au Canada
L'arrogance des dirigeants de US Steel est à son
comble depuis qu'ils ont manipulé la Cour supérieure de
l'Ontario et l'ont amenée à placer sa filiale canadienne
à part entière sous la protection de la faillite en vertu
de la Loi sur les arrangements avec les créanciers des
compagnies (LACC), sans que les avoirs de la maison mère
américaine ne puissent être touchés par les
procédures. Cela s'est fait par une manoeuvre illicite, soit en
créant une entreprise canadienne séparée fictive.
Ce rejeton illégitime, qui a souffert les plus
mauvais traitements depuis que US Steel a mis le grappin sur lui et qui
est maintenant chassé de la maison, n'a pas d'argent pour payer
quoi que ce soit et a vu presque tous ses clients lui être
enlevés par un parent abusif. US Steel a dit en cour que cet
enfant, cette entité fictive, qui est censément
incapable d'assumer ses responsabilités envers les
aînés et ses voisins, cette créature
illégitime réduite à rien parce que tous ses
clients lui ont été volés par son géniteur,
doit maintenant être forcé de se liquider et d'utiliser
les produits de la liquidation pour verser 2,2 milliards $ au
parent abusif.
US Steel demande aux autorités canadiennes de
justifier l'injustifiable, une réclamation de 2,2
milliards $ que US Steel se fait à lui-même et qui
sera payée à même la liquidation de sa propre
filiale canadienne, tandis que les métallos, les
salariés, les retraités, l'économie canadienne et
l'intérêt public seront abandonnés à leur
sort.
Pendant ce temps, le Parti libéral qui forme
maintenant le gouvernement fédéral n'a même pas cru
bon de nommer un ministre de l'Industrie. Mis à part sa
prétention de donner la priorité à la recherche
scientifique plutôt qu'au développement industriel, le
nouveau gouvernement met tout l'accent sur la privatisation des
régimes d'assurance et
de retraite et sur les manoeuvres pour payer les riches par le biais
des partenariats publics-privés et d'autres choses du genre. Pas
de bon augure vraiment pour les métallos et les autres
travailleurs industriels dont les emplois et les pensions sont
menacés. Apparemment, ils ne font pas partie de « la
classe moyenne » dont le
gouvernement Trudeau se proclame le protecteur.

Cela démontre une fois de plus que ce sont les
travailleurs qui doivent forcer ce parent américain
entièrement irresponsable à rendre des comptes. US Steel
réclame que son enfant qu'il ne reconnaît pas et qui a
subi les plus mauvais traitements verse 2,2 milliards $ à
son abuseur parce qu'il a été réduit à
l'état de ne plus pouvoir produire
de la valeur ou de faire travailler quiconque ou d'assumer ses
responsabilités envers l'économie canadienne ou ses
responsabilités sociales envers ceux qui ont construit Stelco et
ceux qui dépendent de l'entreprise dans la communauté.
Quelle farce ! Il faut changer les rôles et placer le parent
abuseur US Steel au banc des accusés, le traîner
devant le public et le forcer à rendre des comptes pour ses
actions criminelles.
Ce geste de trop de US Steel doit être le dernier
qu'il commet au Canada mis à part la réparation qu'il
doit faire au peuple et au pays qu'il a ainsi traités. C'est le
temps maintenant d'une solution prosociale !
La cour qui est chargée des procédures de
la LACC va entendre la motion le 20 novembre à Toronto et fixer
une date pour le début des audiences.

L'avis de motion criminel de US Steel
L'avis
de
motion de United States Steel Corporation pour fixer les dates d'un
procès sur ses réclamations aux Canadiens
US Steel (USS) continue de prétendre que
son achat de Stelco en 2007 pour un montant de 2 milliards $ s'est
transformé par magie en une dette qui doit lui être
remboursée par ses usines canadiennes et leur main-d'oeuvre
active et retraitée. Il agit ainsi même si c'est un fait
bien connu qu'il a délibérément détruit la
production de
la valeur et réduit l'emploi à Stelco en violation de la Loi
sur
Investissement Canada, ce qui lui a valu d'être
poursuivi par le gouvernement fédéral. Les pertes que
Stelco a subies après que US Steel s'en soit emparé ont
été planifiées et lui ont été
infligées par la maison-mère selon l'intérêt
privé étroit qu'elle voulait servir. Maintenant,
le prédateur entend infliger encore plus de souffrances aux
victimes canadiennes de ses actions délibérées au
moyen d'un Avis de motion qui vise à les saigner encore plus.
Cela ne doit pas passer !
Voici les points saillants de l'Avis de motion, dont
toutes les citations proviennent du document que USS a soumis à
la Cour supérieure de l'Ontario (Liste commerciale).
« Les réclamations de USS telles
qu'amendées se montent à plus de 2,2 milliards $
canadiens : 1,987,7 milliard $ en créances non
garanties et 213, 4 millions $ en créances garanties non
conditionnelles et conditionnelles. »
Selon USS, sa réclamation ne doit pas s'appliquer
au capital qui va rester une fois que les réclamations des
autres créditeurs auront été satisfaites, ce qui
est le cas normalement dans les procédures de faillite. Il
demande le droit de donner au capital qu'il a investi dans Stelco
préséance sur les réclamations des
créanciers, que ce soit les fonds de
pensions, les avantages sociaux des retraités, le prêt du
gouvernement de l'Ontario, les fournisseurs, les contracteurs et les
autres créanciers.
USS tente de transformer sa
réclamation au capital investi en une dette envers
lui-même, une dette censément contractée envers lui
par sa filiale canadienne, qui est sa filiale à part
entière. US Steel est le détenteur universellement
reconnu du capital qui a été investi dans les usines de
Stelco, et c'est lui qui est responsable de toutes les actions et
de toutes les pertes qu'il a causées et des réclamations
qui sont faites. En plaçant sa filiale sous la protection de la
faillite en vertu de la Loi sur les arrangements avec les
créanciers (LACC) et en inventant cette dette qui lui
serait due, USS essaie désespérément de masquer
les difficultés qu'il a causées en s'attaquant à
sa propre
entreprise. Ces difficultés ne sont pas seulement ressenties par
les détenteurs des actions mais encore plus par tous ceux qui
dépendent directement de la santé et de la
viabilité de Stelco en tant que producteur de valeur pour
l'économie canadienne et le peuple. Les Canadiens veulent que
cette question soit réglée d'une manière qui soit
juste. Ils
veulent que US Steel rende des comptes de ses actions criminelles et
qu'on donne une nouvelle direction à Stelco dans le cadre d'une
politique d'édification nationale prosociale.
Les créanciers et les autres parties
impliquées s'objectent à USS et à sa
prétention que son capital investi est une dette qu'il se doit
à lui-même. Les procédures en vertu de la LACC et
l'Avis de motion sont un conte à dormir debout au service du
droit de monopole et n'ont aucune place dans le système
juridique. Le montant que USS a payé
pour acheter les usines et les réduire à presque rien est
un investissement en capital, dont il restera peut-être quelque
chose une fois que les créanciers auront été
payés et que les réclamations de toutes les parties
concernées, dont les retraités, auront été
entièrement satisfaites.
« Conformément à l'ordonnance
du processus de réclamation :
« (a) le contrôleur va préparer
un rapport qui sera déposé à la Cour pour la
considération de la Cour et qui décrira toutes les
réclamations de USS et les recommandations qu'il a, s'il y a
lieu, sur la détermination de ces
réclamations. »
C'est USS qui a choisi le contrôleur, les
dirigeants et les directeurs de sa créature canadienne qu'il
appelle USS Canada (USSC), de même que tous les acteurs
principaux de ces procédures en vertu de la LACC, sauf le juge
et ceux qui ont déposé des objections aux
procédures et aux réclamations de USS. Le
contrôleur et d'autres comme lui
qui jouent un rôle clé dans les procédures de la
LACC servent les intérêts privés de USS ou leurs
propres intérêts privés au détriment des
véritables réclamants de Stelco et des autres parties
prenantes. Le contrôle du processus par de puissants
représentants des riches est un aspect clé de la LACC, et
il offre un exemple frappant de la privatisation
du système de justice. Le contrôleur prépare tous
les rapports pour la cour et ces rapports sont le fondement des
décisions que prend le juge. Les rapports sont
considérés comme la preuve de la véracité
de ce qu'affirme US Steel.
« Le 8 mars ou autour du mars 2015, le
contrôleur a déposé son 7e rapport dans lequel il a
recommandé à cette honorable cour que :
« (a) USS dépose une requête
visant l'approbation des réclamations de USS ; et que
« (b) un calendrier soit établi visant
une prompte audience de la motion de USS, lequel comprend un horaire
pour la requête de USS, pour toute objection aux
réclamations de USS et pour le dépôt de toute autre
documentation en rapport à la requête de USS et à
toute autre contestation la concernant.
« 8. Le 13 mars ou autour du 13 mars 2015,
USS a déposé une requête visant l'approbation par
la cour des réclamations de USS en tant que créances
prouvées selon l'ordonnance du processus de
réclamation. »
Le contrôleur a donné le ton. Son rapport
présente USS comme un créancier que lui-même doit
rembourser. L'argent qui est dû n'est pas une simple
réclamation au capital investi mais une dette envers
soi-même. La seule question, selon le contrôleur, est de
régler le degré de priorité de la dette que USS
doit rembourser à lui-même.
« 9. Le 14 avril 2015 ou autour du 14 avril
2015, les parties qui ont formulé des objections ont
déposé leurs Avis d'objection liés à
l'approbation des réclamations de USS. »
Les parties qui
soulèvent des objections sont réduites à contester
les réclamations de USS et le rapport du contrôleur qui
les appuie. L'essence du rapport est de prétendre qu'USS est un
détenteur de dettes qui ont été contractées
par sa propre compagnie et que ces dettes lui sont payables par
lui-même. La réclamation de USS va plus loin
qu'une réclamation d'un détenteur de capital dans sa
propre entreprise. USS prétend qu'une partie de son empire a
besoin de protection de la faillite, laquelle a été
causée par sa destruction délibérée de la
capacité de Stelco de produire de la valeur. La partie de son
empire qui est placée sous la protection de la faillite doit
liquider ses avoirs et
remettre les produits de la liquidation à l'empire, laissant ce
qui reste aux réclamants légitimes.
« 13. Le 14 août ou autour du 14
août 2015, cette honorable cour a approuvé un calendrier
établissant un horaire pour le dépôt de la preuve,
les rapports des experts, les lectures et les arguments écrits
concernant l'audience sur les réclamations de USS ( le '
procès sur les réclamations de USS ') qui doit commencer
le 16 septembre
2015. »
Le voilà, le geste de trop. USS a réussi
à réduire les procédures de la LACC en un
« procès sur les réclamations de
USS ». Le procès va déterminer le degré
de priorité des réclamations de USS, et non tout d'abord
leur validité ou absence de validité, que le rapport du
contrôleur ne met jamais en doute. La boucle est presque
bouclée et USS insiste pour que la procédure en vertu de
la LACC ne tolère plus de délais dans la décision
à prendre sur le degré de priorité de ses
réclamations qu'il se fait à lui-même.
Les vétérans de Stelco et leurs
alliés se souviendront de la méthode similaire qui a
marqué les procédures de la LACC de 2004-2006. À
ce moment-là, les comploteurs s'en sont pris aux
détenteurs du capital-actions, dont plusieurs étaient de
Hamilton. Le contrôleur et d'autres comme le
débiteur-exploitant Brookfield Capital Partners et le PDG
de Stelco Rodney Mott, qui a été parachuté dans
les procédures pour créer les conditions de la prise de
contrôle de Stelco, ont manipulé les procédures de
façon à éliminer les réclamations des
détenteurs du capital-actions de Stelco et prendre le
contrôle de la compagnie et de sa valeur. Une fois qu'ils s'en
sont emparés, ils ont retiré Stelco des
frauduleuses procédures de la LACC et fait fortune en vendant
à US Steel en 2007 la compagnie qu'ils venaient
d'acquérir.
Cependant, grâce à la résistance
acharnée de la section 1005 du Syndicat des Métallos et
d'autres qui ont refusé sur une base de principe de participer
à cette farce et ont fait appel au tribunal de l'opinion
publique, les manipulateurs criminels n'ont pas été
capables de se débarrasser des fonds de pension. Ils ont
été forcés de signer une entente
avec le gouvernement de l'Ontario en vertu de laquelle ils devaient
assurer la pleine capitalisation des régimes de retraite d'ici
la fin de 2015. C'est une responsabilité sociale que US Steel a
acceptée légalement et publiquement quand il a
acheté Stelco aux co-conspirateurs de la LACC en 2007 mais qu'il
rejette maintenant et qu'il veut renier par le
biais des procédures frauduleuses en vertu de la LACC.
« 26. Maintenant que la médiation est
terminée et que les motions concernant la poursuite des
opérations de USSC ont été réglées,
il n'y a plus de raison légitime de reporter à plus tard
le Procès sur les réclamations de USS.
« 27. Les parties qui s'objectent ne
devraient pas être autorisées à s'opposer à
l'approbation des réclamations de USS et à empêcher
que les réclamations de USS ne soient déterminées
au mérite dans un espace de temps acceptable. »
Le voici noir sur blanc, ce geste de trop, qui fait
déborder la coupe, pour rendre légitime la
réclamation illégitime de USS à l'effet qu'il est
détenteur d'une dette contractée par sa créature
et qu'il doit se rembourser lui-même cette dette en liquidant les
avoirs de Stelco et en utilisant les produits de la liquidation pour se
rembourser.
Les Canadiens sont renversés par l'arrogance de
US Steel et réclament une alternative prosociale à cette
farce. Ils ne veulent pas que Stelco soit liquidé et ils ne
veulent pas que US Steel sorte indemne des crimes qu'il a commis au
Canada. Ils demandent que les gouvernements fédéral et
ontarien interviennent pour défendre le droit public et
priver US Steel du droit de monopole de manipuler le système
juridique du Canada d'une manière aussi outrageante. Stelco
n'est pas en faillite ! C'est US Steel qui l'est, moralement et
d'autres façons ! Il doit rendre des comptes de ses crimes
contre le peuple !
Le plan prosocial pour sauver Stelco existe !
Mettons-le en application !
Pour lire l'Avis de motion au complet (en anglais),
cliquer ici.

Une alternative prosociale pour Stelco
Voici des suggestions d'une alternative prosociale
possible pour Stelco. Les procédures en vertu de la LACC sont
entièrement assujetties aux intérêts privés,
au droit de monopole et au pragmatisme de ceux qui en ont le
contrôle. La justice version CCAA n'est pas la justice. Elle est
arbitraire et directement au service du droit de monopole et
n'a pas sa place dans un Canada moderne. Les gouvernements ontarien et
fédéral devraient intervenir immédiatement et
mettre fin à cette farce. Ils devraient prendre le
contrôle de la situation et mettre en oeuvre un plan qui fait de
Stelco une entreprise vivante sous autorité publique qui
bénéficie aux Canadiens, soutient le droit public et les
droits
de tous et assume toutes ses responsabilités envers le peuple,
l'économie et l'édification nationale.
Voir a ce que justice soit faite
Extrait de « US Steel doit rendre des
comptes ! », du numéro
du 11 octobre 2015 du Renouveau.
Pour que justice soit faite, l'aciérie
Stelco doit être immédiatement retirée du processus
de faillite et mise sous la responsabilité d'une fiducie
publique sous l'autorité du gouvernement de l'Ontario. Les fonds
du débiteur-exploitant qu'est la firme vautour Brookfield ne
doivent pas être utilisés et tous les frais de
créance doivent arrêter. Le
contrôleur de faillite et tous les autres intervenants doivent
être libérés de leurs fonctions sans droit
d'accaparer les revenus de Stelco.
Le gouvernement doit émettre une ordonnance
libérant US Steel de tout droit de vendre de l'acier au Canada
jusqu'à ce qu'il se soit entièrement acquitté de
ses obligations envers les employés de Stelco pour ce qui est
des pensions, des avantages sociaux et les indemnisations pour les
dommages faits à l'économie canadienne. US Steel doit
remettre le carnet de commandes de Stelco et cesser
immédiatement de répondre aux commandes provenant de ses
usines aux États-Unis à partir du Canada. Le fiduciaire
public doit poursuivre toute la production d'acier à
l'aciérie, répondre aux commandes et déployer tous
les efforts pour en obtenir d'autres. Les revenus de la production
doivent
servir au renouvellement de la production à Hamilton et Lake
Erie, aux réclamations des retraités en pensions et
avantages sociaux, au remboursement de la taxe municipale et aux
réclamations des fournisseurs et entrepreneurs locaux envers US
Steel. Ils doivent aussi servir à répondre aux
préoccupations au niveau de l'environnement.
Toutes les réclamations de US Steel aux avoirs de
Stelco doivent être rejetées avec tout le mépris
mérité. Les gouvernements de l'Ontario et du Canada
doivent entreprendre des poursuites au civil contre US Steel pour bris
de contrat aux termes de la Loi sur Investissement Canada
ainsi que concernant les pensions et les autres
ententes conclues lors de l'acquisition de Stelco en 2007. Les
gouvernements doivent ordonner à US Steel de s'acquitter de ses
obligations au Canada en puisant dans ses avoirs aux États-Unis.
Les gouvernements doivent aussi instituer une
enquête publique sur les méfaits qui ont pu être
commis, y compris les fraudes d'initiés et le vol des avoirs de
Stelco lorsque l'aciérie était sous la protection de la
loi sur les faillites de 2004 à 2006 et lors de son acquisition
par US Steel en 2007. Tous les moyens doivent être
employés pour
récupérer les près de deux milliards de dollars
perdus aux spéculateurs, y compris l'actuel
débiteur-exploitant Brookfield Capital Partners, qui est revenu
sur la scène du crime pour essayer de prendre ce qui reste.
Les droits des travailleurs canadiens sont
inaliénables. US Steel ne doit pas s'en sauver avec l'atteinte
à ces droits et les tribunaux ne doivent pas s'en sauver avec
leur reddition au monopole américain. Les Canadiens sont
déterminés à priver le droit de monopole de son
pouvoir de les priver de ce qui leur appartient de droit.
L'avenir de Stelco est dans nos mains !
Extrait de « Steel, Not Steal ! Keep
Stelco Producing ! Lets Make It Happen » (Stelco doit
continuer de produire ! L'avenir de Stelco est dans nos
mains !), tiré du numéro du 15 octobre 2015 du TML
Daily (la traduction est du LML).
Il y a une alternative prosociale pour l'ancienne
Stelco. La question est de saisir qu'une alternative est possible et de
s'organiser collectivement pour en faire une réalité.
Pour que justice soit
faite, l'aciérie Stelco doit être immédiatement
retirée du processus de faillite et mise sous la
responsabilité d'une fiducie publique sous l'autorité du
gouvernement de l'Ontario. Le gouvernement devrait rejeter avec tout le
mépris qu'elles méritent les réclamations de US
Steel en tant que soi-disant créancier. Les fonds du
débiteur-exploitant qu'est la firme vautour Brookfield Capital
ne doivent pas être utilisés et tous les frais de
créance doivent arrêter. Le contrôleur de faillite
et tous les autres intervenants doivent être
libérés de leurs fonctions sans droit d'accaparer les
revenus de Stelco.
Le gouvernement doit émettre une ordonnance
libérant US Steel de tout droit de vendre de l'acier au Canada
jusqu'à ce qu'il se soit entièrement acquitté de
ses obligations envers les employés de Stelco pour ce qui est
des pensions et des avantages sociaux à la retraite, qu'il ait
assuré la pleine capitalisation du régime de retraite et
payé toutes
ses taxes municipales et les autres réclamations et versé
les indemnisations requises pour les dommages faits à
l'économie canadienne.
US Steel doit remettre le carnet de commandes de Stelco
et cesser immédiatement de répondre aux commandes
canadiennes à partir de ses usines aux États-Unis. Le
fiduciaire public doit poursuivre toute la production d'acier à
l'aciérie, répondre aux commandes et déployer tous
les efforts pour en obtenir d'autres. Les revenus de la production
doivent servir au renouvellement de la production à Hamilton et
Lake Erie, aux réclamations des retraités en pensions et
avantages sociaux, au remboursement de la taxe municipale et aux
réclamations des fournisseurs et entrepreneurs locaux envers US
Steel. Ils doivent aussi servir à répondre aux
préoccupations au niveau de l'environnement.
Oui
à une alternative prosociale pour l'ancienne Stelco !
C'est à nous à la réaliser !

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