Le Marxiste-Léniniste

Numéro 35 - 5 août 2015

Élection fédérale 2015

La lutte pour le changement
passe en mode accéléré

La destruction nationale du gouvernement Harper
Le faux discours de Stephen Harper au sujet de l'économie

Douze ans dans la vie de la section locale 1005
du Syndicat des métallos (2003- 2015)

Une édition spéciale du journal Information Update
Ce que veut dire être un fier métallo canadien
- Édition spéciale de Information Update -


Les Jeux panaméricains de Toronto
Vertu et patrie
- Alfonso Nacianceno, Granma -

Le blocus de Cuba par les États-Unis affecte beaucoup le domaine du sport
- Enver Villamizar -

Trafic illégal de joueurs de baseball cubains
L'exode des muscles vers les États-Unis
Le lien sportif entre Toronto et la Havane
- Tony Seed -

Le baseball et la Guerre froide
- Gabriel Molina -


Anniversaires importants
Le Nicaragua célèbre 36 années de révolution sandiniste
Cuba célèbre le Jour de la Rébellion nationale
Les graines semées par ceux qui sont tombés pour voir Cuba
libre ont donné leur fruit: cette Révolution invincible

- Allocution de José Ramon Machado Ventura  -
Un gala artistique et culturel célèbre les 500 ans de Santiago de Cuba
Le monde rend hommage au comandante Hugo Chávez
La RPDC demande que les États-Unis signent un traité de paix
pour mettre fin à la guerre de Corée!


Note aux lecteurs


Élection fédérale 2015

La lutte pour le changement passe en mode accéléré


Le véritable thème sous-jacent de l'élection fédérale qui vient d'être déclenchée est la nécessité de changement. Qui définira le changement requis et qui occupera l'espace du changement ? Ce sont les questions du jour et il faut des réponses qui favorisent le peuple, pas les riches et leurs maîtres étrangers.

À cet égard, le renouveau du processus politique est en tête de liste. Il est crucial de renverser la tendance actuelle qui élimine les électeurs comme décideurs dans les élections.

Les changements requis du processus politique sont du genre à aller directement à l'encontre du maintien des positions de privilège et de pouvoir qui décident du sort de la société. Les travailleurs sont ceux qui produisent la richesse dont dépend la société. Le renouvellement du processus politique les aiderait à surmonter leur position de subordination.

Les changements doivent être du genre à affirmer le droit de la classe ouvrière de présenter son ordre du jour pour l'avancement de la société et de l'appliquer. Ils doivent politiser la classe et l'organiser dans la défense de ses propres intérêts.

Durant les années de la dictature Harper, la résistance à l'offensive antisociale s'est accrue sur tous les fronts, y compris le plus important, celui de la restructuration de l'État pour répondre aux besoins du capital monopoliste au pays et à l'étranger. L'autorité politique est devenue le monopole privé d'une poignée de privilégiés qui s'enrichissent en utilisant les fonds publics et qui se servent des organes de l'État pour réprimer la classe ouvrière et les droits de tous.

Dans cette élection fédérale, le Parti marxiste-léniniste du Canada présentera au moins 70 candidats, comme il l'a fait en 2011. Il concentrera son attention sur la création des conditions qui permettent aux travailleurs de contribuer de façon pratique à occuper l'espace du changement de manière à ouvrir une voie au progrès de la société.

Les candidats du PMLC reprendront les appels qui se font entendre partout au pays exigeant que les droits de tous soient garantis. Les slogans qui incarnent les revendications du peuple retentissent : Oui au secteur manufacturier, non à la destruction nationale ! Oui au droit public, non au droit de monopole ! Arrêtez de payer les riches ! Augmentez les investissements dans les programmes sociaux ! Investissons le peuple du pouvoir de décider et donnons-nous un gouvernement antiguerre ! Organisons-nous pour donner une nouvelle direction à l'économie, pour réaliser le renouveau politique et établir une constitution moderne !

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La destruction nationale du gouvernement Harper

Concentration sans précédent du pouvoir économique

Par les accords de libre-échange et d'autres arrangements internationaux, les grands monopoles se sont emparés du contrôle de l'économie des peuples d'Amérique du Nord, ont éliminé le droit du peuple de décider et de contrôler la direction de son économie et de décider la meilleure utilisation de son travail, de ses machines et de ses ressources au service de son économie et de ses besoins. Sans le consentement du peuple, de gigantesques monopoles dictent où et quand les investissements seront faits. Le sort de secteurs entiers de l'économie, comme l'acier, l'automobile, l'énergie et même l'agriculture, est entre les mains d'un capital financier qui est très éloigné des communautés touchées et qui échappe au contrôle, aux demandes et aux besoins du peuple. Des corridors de transport, de l'énergie et de la sécurité couvrant de vastes étendues sont construits aux dépens du bien-être des peuples du Canada, des États-Unis et du Mexique ainsi qu'aux dépens des peuples autochtones et sans leur consentement.

Cette intégration économique sert les fins des propriétaires des monopoles et du gouvernement Harper à leur service. Ceux-ci promettent la prospérité mais produisent la ruine. Cela ne mène qu'à une plus grande concentration de la richesse sociale, du pouvoir et du contrôle entre les mains d'une poignée de privilégiés et à des crises récurrentes qui détruisent les rêves et les espoirs de millions de personnes et qui souvent laissent l'environnement social et naturel en ruine.

La direction de l'économie doit être changée. C'est une demande fondamentale dans cette élection.

Concentration sans précédent du pouvoir politique

La direction néolibérale de l'économie, qui a pour objectif de rendre les monopoles et les groupes financiers les plus puissants concurrentiels sur les marchés mondiaux, s'accompagne de la remise du pouvoir politique directement à ces mêmes monopoles et intérêts financiers. Une autorité privée a pris le dessus sur l'autorité publique. Avec l'intégration continentale sous contrôle américain, cela a accéléré la destruction de l'équilibre parlementaire au Canada qui était basé sur l'existence d'un parti au pouvoir et d'un parti formant l'opposition comme gouvernement de rechange. Un système de partis de cartel mafieux, qui organise des coups électoraux, a usurpé le pouvoir et impose des arrangements néolibéraux qui ne peuvent être contestés que par un mouvement de masse pour le renouveau démocratique.

Il y a aussi un besoin urgent de s'opposer à l'intégration du Canada, des États-Unis et du Mexique en une nouvelle structure étatique, les États-Unis des Monopoles d'Amérique du Nord, dont les impérialistes américains se servent pour dominer le monde.

Bellicisme et attaques contre les droits

Les forces armées du Canada ont été fusionnées à celles des États-Unis et les aident à imposer leur diktat et contrôle partout dans le monde. Le gouvernement Harper a envoyé les soldats canadiens combattre dans les guerres d'agression des États-Unis en Asie de l'Ouest et en Afrique du Nord et pour encercler la Russie, notamment en donnant des positions de pouvoir aux nazis en Ukraine et dans d'autres pays, allant jusqu'à menacer la Russie d'une guerre nucléaire. Le gouvernement Harper s'est joint aux sales guerres de l'impérialisme américain pour forcer un changement de régime en Syrie, en RPDC et ailleurs et parle des droits humains et de la démocratie uniquement pour favoriser la guerre et l'agression. La propagande en faveur de l'usage de la force dans le règlement des conflits entre nations et de la guerre ouverte crée une ferveur chauvine dans les médias monopolisés et au Parlement.

Le travail pour le renouveau démocratique

L'élite au pouvoir essaie désespérément de créer l'illusion d'un sauveur qui va surgir du système de partis cartélisés pour éclipser le défi réel qui se pose pour le peuple et l'empêcher de s'investir du pouvoir et de créer un nouvel équilibre au moyen du renouveau démocratique.

Le vieil équilibre ne peut pas être rétabli par un parti ou une coalition de partis de l'élite au pouvoir qui a formé un système de partis cartélisés pour maintenir le peuple à l'écart. La classe dirigeante, qui tente désespérément de faire croire que c'est la démocratie canadienne qui va choisir le gouvernement dans cette élection, va appuyer un remplaçant de Harper dans la mesure où il s'avère qu'un champion de sa cause est à même de défaire la machine électorale corrompue des conservateurs. S'il n'émerge pas de champion, elle va tenter de faire croire que Harper est « populaire » et inattaquable, tout cela pour détourner l'attention de la nécessité du renouveau démocratique du processus politique.

Déjà la moitié de l'électorat ne participe pas à cette fraude électorale et l'autre moitié est divisée en trois camps et réduite à l'état de spectateur. La marginalisation de l'électorat crée une situation toujours plus dangereuse pour le peuple et le pays qui se trouvent pris dans une descente vers la réaction et la guerre.

L'alternative réside dans le renouveau démocratique. En mettant de l'avant la politique indépendante de la classe ouvrière, on travaille à défaire le gouvernement Harper d'une façon qui garde l'initiative dans les mains du peuple et hors de celles de l'élite au pouvoir. On peut le faire en élaborant les positions qui défendent les droits de tous. Cela veut dire prendre audacieusement position en faveur d'une nouvelle direction prosociale de l'économie, pour le retrait du Canada de l'OTAN et de NORAD et le retour des troupes au pays. En occupant l'espace du changement, le peuple est capable d'isoler tous ceux qui cherchent à préserver le vieux et bloquer le nouveau.

La dégénérescence de la politique sous le contrôle d'une petite élite nous force à exiger le renouveau du processus politique et la création de nouveaux arrangements qui éliminent le privilège et reconnaissent les droits de tous en tant qu'êtres humains.

Le peuple doit faire échec à l'assaut de grande envergure contre les droits que représente la loi C-51. Il doit rétablir les relations de nation à nation avec les peuples autochtones. Le droit du Québec à l'autodétermination doit être affirmé et la pratique de cibler le Québec, les minorités et les activistes politiques de façon gratuite comme étant la source du terrorisme doit cesser. Les droits de citoyenneté et les droits de tous les résidents doivent être affirmés sur une base moderne, objective et égale, pour qu'on mette fin au privilège et à la diffamation.

Il faut aussi s'organiser pour bâtir un gouvernement antiguerre. Le Canada doit se retirer du Commandement du Nord intégré et les troupes des États-Unis doivent se retirer du Canada. Il faut aussi sortir le Canada de l'OTAN et de NORAD et mettre fin à toute participation du Canada aux forces militaires agressives des États-Unis et à leurs agences de torture et d'ingérence dans les affaires souveraines des peuples du monde.

Il faut doter le Canada d'un nouveau but

Les travailleurs canadiens doivent doter le Canada d'un but qui favorise leurs intérêts, ce qui ne peut être fait quand le but est d'être concurrentiel sur les marchés mondiaux. Avec cet objectif, on vend les matières premières et toutes les ressources humaines et naturelles du Canada de la manière la plus destructrice pour la nation, comme le font les conservateurs de Stephen Harper.

Chose importante, la classe ouvrière est capable de diriger le travail du renouveau démocratique. Numériquement, c'est elle qui constitue la majorité au sein du corps politique. Elle doit se joindre à l'électorat tout entier pour faire en sorte que le peuple s'unisse derrière un seul objectif, celui d'isoler ces forces qui bloquent le changement qu'il faut apporter au processus politique. Elle doit joindre ses forces à celles du peuple dans son ensemble pour créer ces changements qui vont bénéficier à tous. La classe ouvrière ne peut avancer sa cause qu'en mettant au premier plan le bien-être, le progrès et l'avancement de la société.

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Le faux discours de Stephen Harper
au sujet de l'économie

Le Canada fait face à des problèmes économiques réels qui exigent des solutions réelles plutôt que la rhétorique vide de Stephen Harper ou de quelqu'autre dirigeant économique et politique qui place des intérêts privés étroits au-dessus de ceux du public. Les rapports indiquant que l'économie canadienne est en sérieuse difficulté continuent de s'empiler. Les problèmes ne proviennent pas de l'effondrement récent des prix du pétrole, ils sont beaucoup plus profonds, comme le montre la chute du secteur manufacturier depuis dix ans.

Les données de Statistique Canada pour le mois de mai indiquent une nouvelle contraction mensuelle de l'économie, la cinquième en autant de mois. Tous les secteurs se sont contractés sauf la construction et la vente au détail et , en ce qui concerne la construction, les scandales récents qui impliquent de la documentation falsifiée en vue d'obtenir des hypothèques augurent mal. En 2007, des rapports semblables de fraude hypothécaire ont précédé de peu l'effondrement du secteur de la construction aux États-Unis. Un des aspects les plus troublants du rapport de Statistique Canada est l'énorme chute de 2,4 % de la fabrication de biens durables.

Officiellement, le nombre de Canadiens sans emploi qui se cherchent activement du travail et ne peuvent en trouver se chiffre à 1,3 million, soit 6,8 % de la main-d'oeuvre officielle. Le nombre des travailleurs à temps partiel, dont plusieurs veulent travailler à temps plein, a atteint les 3,4 millions et 2,7 millions de travailleurs ayant un emploi sont classés comme étant des travailleurs indépendants. Les salaires stagnent alors que les prix des choses de base comme la nourriture et le logement continuent d'augmenter et que l'on prévoit une forte hausse des prix des biens de consommation importés à l'automne à cause de la faiblesse du dollar canadien.

En ce qui concerne le commerce international, le Canada connaît depuis le début de l'année le plus vaste déficit commercial de son histoire en dépit de la baisse de la valeur du dollar canadien par rapport aux autres devises. Selon les économistes, un dollar faible aurait dû stimuler les exportations mais elles ont été si faibles que le gouverneur de la Banque du Canada Stephen Poloz s'est dit « troublé » par le phénomène.

Face à cette réalité économique, le premier ministre Harper n'avait que des platitudes à la bouche : « L'impact du choc pétrolier ne va être que temporaire et le pays va certainement reprendre la tête des performances de croissance du Groupe des Sept. Loin de représenter un risque, la dette record à la consommation est un reflet de la confiance dans les perspectives de l'économie. » (Bloomberg)

Harper poursuit dans la voie de l'extraction des ressources, l'économie d'« extraction/exportation, » et du libre-échange sous le contrôle des monopoles internationaux bien que l'expérience ait démontré que cette voie est plus que problématique. Cette direction fait en sorte que le Canada est à la merci des autres, en particulier des grandes puissances, et n'exerce aucun contrôle souverain sur son économie. Harper lui même l'a admis quand il a confié à l'agence Bloomberg que « le rejet possible du pipeline Keystone XL est l'expression d'une 'politique particulière' de l'administration Obama qui va éventuellement être renversée par les futurs dirigeants ».

Se raccrocher à n'importe quoi dans l'espoir que d'autres vont faire quelque chose qui va servir nos intérêts n'est pas une façon de bâtir une économie stable, solide et qui subvient à ses besoins. On peut dire la même chose des accords de libre-échange que propose Harper avec l'Europe et du Partenariat transpacifique (PTP) par lesquels Harper veut abandonner nos producteurs laitiers et étendre le pouvoir des monopoles internationaux de poursuivre le Canada si une autorité canadienne restreint leur quête de profits, même si c'est en leur demandant de ne pas polluer et salir notre environnement ! De la même façon, les subsides aux entreprises industrielles privées pour qu'elles investissent dans leurs facilités et leur équipement, si jamais elles investissent, visent essentiellement à réduire l'emploi par le biais de la machinerie comme l'équipement lourd et les camions automatisés dans le secteur pétrolier ou les robots dans le secteur de l'automobile, des équipements que le Canada ne produit pas et doit importer à prix fort.

La promesse de Harper au sujet de ce qu'il appelle « un secteur manufacturier qui s'apprête à rebondir » est démentie non seulement par Statistique Canada mais pas un rapport interne fuité d'Industrie Canada. On y lit : « Des emplois manufacturiers ont disparu pour toujours, l'investissement en équipement est faible et on a vécu une relance sans emploi même dans les domaines où le secteur manufacturier a quelque peu rebondi. » (Tiré d'une analyse secrète de tendances à long terme dans le secteur manufacturier qui a été préparée pour le sous-ministre fédéral. Le réseau de Radio-Canada en a obtenu une version censurée en vertu de la Loi sur l'accès à l'information.

« Des industries hautement sensibles au taux de change se sont contractées et la baisse significative du nombre d'établissements indique une perte permanente de la capacité manufacturière... Les fabricants continuent de sous-investir dans leur stock de machinerie et d'équipement ce qui compromet l'avenir de la croissance de la productivité. Le faible dollar canadien n'aide pas non plus », affirme le rapport.

Depuis 2004, l'Ontario a connu une perte nette de 212 000 emplois manufacturiers et le Québec en a perdu 97 000. Selon le rapport, l'emploi manufacturier n'a pas rebondi du tout depuis la crise qui a affecté tout le Canada en 2008 pendant laquelle l'emploi manufacturier est tombé à 1,7 million d'emplois.

Cela contredit la rhétorique du gouvernement Harper selon laquelle « la croissance remarquable du secteur manufacturier depuis la récession » explique « les très bonnes nouvelles du rebondissement des ventes ». Selon Industrie Canada, le secteur manufacturier « n'a pas produit de nouveaux emplois ». La plupart des ventes dont il parle proviennent de biens importés et non de sa fictive « croissance remarquable du secteur manufacturier ». La production manufacturière en mai de cette année est inférieure à celle de décembre 2011. Curieuse « croissance remarquable » !

Arrêtons la destruction nationale à laquelle se livre Harper


La question pour les Canadiens est de comment débloquer cette situation. L'élite au pouvoir qui est dirigée par Harper empêche le peuple de participer aux décisions sur les questions qui les affectent, eux et la société. Le droit de monopole supplante le droit public et l'intérêt public. La seule option qui est admise, même pour la discussion, ce sont les programmes d'austérité néolibérale et les mesures de privatisation et de taxation individuelle. On ne permet à aucune alternative qui part de la vision prosociale de bâtir une économie souveraine qui défend le bien public et le bien-être du peuple d'entrer dans l'arène du débat national. Il faut que cela change si on veut que le pays s'attaque aux problèmes et aille de l'avant.

Harper fabrique des accords secrets qui ne peuvent même pas faire l'objet de discussion, encore moins être rejetés, tels l'AECG, le PTP et les autres accords de libre-échange. L'arrangement désastreux conclu avec US Steel en 2007, en vertu de la Loi sur Investissement Canada, qui lui a permis de s'emparer puis de détruire Stelco, est toujours secret. La destruction nationale au moyen d'ententes et d'intrigues secrètes est devenue sacro-sainte et la norme. Même le rapport d'Industrie Canada cité plus haut est secret. Tout ce que fait Harper vise à exclure les Canadiens de toute participation aux affaires économiques et politiques du pays et à les priver de tout mot à dire dans la direction de l'économie bien que cela soit leur droit de le faire.

Défaire Harper en octobre est un geste que nous pouvons poser pour ouvrir la voie à une nouvelle direction économique prosociale où le peuple peut exercer son droit de décider. Défaire Harper en octobre va créer de l'espace à la lutte pour un ordre du jour prosocial qui va résoudre les problèmes économiques du Canada. En surmontant des obstacles comme le diktat de Harper, tout un monde d'opportunités se présente pour une nouvelle direction qui restreint le droit de monopole et la destruction nationale qui l'accompagne.

Oui à la base manufacturière, non à la destruction nationale !
Oui au droit public ! Non au droit de monopole !
C'est maintenant qu'il faut fournir une nouvelle direction prosociale à l'économie !
Travaillons-tous à la défaite de Harper dans cette élection fédérale !

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Douze ans dans la vie de la section locale 1005
du Syndicat des métallos (2003- 2015)

Une édition spéciale du journal Information Update

Le dernier numéro du journal de la section locale 1005 du Syndicat des métallos à Hamilton, Information Update, est consacré à la réception donnée à l'occasion du départ à la retraite du président du syndicat Rolf Gerstenberger (2003-2015) et du vice-président et président du Comité d'action politique Jake Lombardo. Rolf et Jake ont pris leur retraite après 42 ans et 38 ans de service respectivement. Le nouveau président de la section locale, Gary Howe, a également été salué. (Voir le reportage dans le numéro du 29 juillet 2015 du Marxiste-Léniniste)

L'édition spéciale de Information Update contient un reportage-photos intitulé « Douze années dans la vie de la section locale 1005 du Syndicat des métallos (2003-2015) ». Il donne un aperçu de ce qu'ont appris et accompli les métallos de Hamilton durant les douze années de la présidence de Rolf.

On peut obtenir des exemplaires du journal en écrivant à la section locale 1005 à info@uswa.ca ou en visitant son site Web : www.uswa1005.ca.

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Ce que veut dire être un fier métallo canadien


Nous avons appris beaucoup de choses durant les douze années de la présidence de Rolf Gerstenberger. Une des leçons les plus importantes est que notre sécurité se trouve réellement dans la lutte pour les droits de tous. Il y a la raison évidente : si nous voulons l'appui des autres, nous devons aussi appuyer les autres. Rolf a souvent dit que la solidarité n'est pas dans les mots mais dans les actes. Mais surtout, nous ne le faisons pas pour les autres, ni parce que c'est la chose correcte à faire. Nous le faisons pour nous-mêmes, parce c'est de la société qu'il s'agit et c'est donc notre cause à nous aussi.

Demandez-le à nos soeurs et frères mohawks de Caledonia : notre drapeau était à la clôture à côté du leur et nous étions là en personne, tout comme eux sont venus se joindre à nous à plus d'une occasion. Le drapeau coûte tant. L'essence pour se rendre là coûte tant. Mais être là du même côté des barricades, ça n'a pas de prix. La raison en est que nos destins sont inter-reliés dans la cause de l'édification nationale. Nous avons tous intérêt à ce que les arrangements que nous allons créer entre nous en finissent une fois pour toutes avec le racisme et l'injustice coloniale. Quand les hommes, femmes, enfants et aînés des nations autochtones sont maltraités, nous en sommes tous diminués. C'est seulement quand nous luttons pour les droits de tous qu'on peut trouver des solutions aux problèmes et qu'on peut ouvrir la voie au progrès de la société. Hier, aujourd'hui ou demain, c'est la contribution que nous faisons à ouvrir la voie au progrès de la société et notre lutte pour la maintenir ouverte qui garantissent que nos enfants et petits-enfants pourront s'épanouir et bénéficier de la richesse que nous produisons.

Il en est ainsi des nombreuses causes contre l'injustice, le racisme, la guerre et la destruction nationale que nous avons fait nôtres. Elles sont directement liées à l'affirmation de nos droits, nous les métallos du local 1005.

Mais quand nous disons que notre sécurité est dans la lutte pour les droits de tous, cela signifie autre chose aussi.

Nous avons toujours appris à penser que notre sécurité réside dans le contrat, dans nos conventions collectives négociées de bonne foi, et que des ententes mutuellement acceptables sont conclues même quand la négociation est difficile. Ou que les lois du travail nous protègent, que les gouvernements et les tribunaux nous protègent, en tout cas tant qu'il y a une autorité publique. Les gouvernements et les tribunaux passaient des lois nous obligeant à retourner au travail et l'État n'a jamais été neutre, mais avons appris qu'aujourd'hui les monopoles et les gouvernements à leur service ne veulent plus négocier. Ils nous braquent un fusil sur la tête et si nous n'acceptons pas de nous soumettre pour le bien supérieur, on nous criminalise. Nous, les métallos de Hamilton, avons déclaré que le chantage doit cesser. C'est une fraude de dire que le diktat arrogant est une négociation. Ceux qui abusent de leur position de pouvoir pour obtenir ce qu'ils veulent doivent arrêter, sinon c'est à nous de les arrêter.

Aujourd'hui les pouvoirs en place ne se soucient pas des « dommages collatéraux », des conséquences pour les autres et de ce qui est détruit. De même, quand les gouvernements et les tribunaux inventent des lois comme la Loi sur les arrangements avec les créanciers des compagnies (LACC) pour nous enlever ce qui nous appartient de droit, les médias disent que c'est tout à fait raisonnable et que c'est extrémiste de notre part de vouloir vivre dans la sécurité et de vouloir prendre notre retraite dans la sécurité. Nous devons accepter d'être méprisés et humiliés et même d'être criminalisés. Nous avons dit « Non c'est non ! Steel, not Steal ! »

Ces dernières années nous avons dû réapprendre que personne ne gagne à moins que nous partagions bonheurs et malheurs et que les travailleurs ne peuvent pas confier leur sort ou le sort du Canada à personne qui ne soit pas à leur niveau, qui ne partage pas les mêmes conditions de vie, de travail et de retraite, aussi sincères que soient les intentions. Nous devons nous-mêmes délibérer sur ces questions qui nous touchent, tirer les conclusions qui s'imposent et défendre une position qui est en notre faveur.

Nous avons appris qu'il est important de défendre une position basée sur les principes, pas sur les intérêts du moment, et surtout quand on se retrouve entre le marteau et l'enclume. C'est ainsi que nous défendons la dignité du travail. Nous luttons pour ce qui est juste dans toutes les conditions et en toute circonstance et cela nous donne de la fierté, à nous, à nos familles et à notre communauté.

Nos slogans Touchez pas à nos pensions ! Oui au secteur manufacturier, non à la destruction nationale ! et Stelco doit continuer de produire, Hamilton doit continuer de produire, le Canada doit continuer de produire ! nous ont également gagné beaucoup d'appui dans la communauté. Ces mots d'ordre continueront d'être entendus tant que les problèmes ne seront pas résolus en faveur des travailleurs, plutôt qu'en faveur des parasites.

D'ici là, comme nous l'avons déclaré à la veille de l'élection fédérale de 2011, il faut ARRÊTER HARPER. Si c'était le cas en 2011, avant qu'il n'obtienne son gouvernement majoritaire qui lui a permis d'imposer les positions antisociales les plus extrémistes, c'est d'autant plus le cas aujourd'hui, à la veille d'une autre élection fédérale. Nous devons surmonter la division du mouvement ouvrier causée par la politique partisane qui a donné à Harper sa majorité. Nous devons unir tous ceux qui peuvent être unis, sur la base de la politique indépendante des travailleurs, une politique partisane dans la mesure où il s'agit d'apporter des solutions viables à nos problèmes. Tous ceux qui voient la nécessité de donner au Canada une raison d'être qui soit dans leur intérêt et de nous donner un gouvernement que nous pouvons tenir responsable de ses agissements doivent s'unir pour changer la situation en leur faveur !

Nous avons appris que c'est ce que veut dire être un fier métallo canadien de la section locale 1005 du Syndicat des métallos. Merci à Rolf. Merci à Jake. Merci à Gary et à tous les autres qui ont fait partie de cette lutte. Merci à tous nos membres actifs et à tous nos retraités et à toute la communauté, vous tous qui êtes restés à nos côtés à travers toutes les épreuves. Merci à Smitty et à tous les autres qui nous ont quittés. Vous êtes avec nous aujourd'hui.

Notre bataille ne fait que commencer. Apprenons notre leçon encore une fois : Notre sécurité est dans la défense des droits de tous !


Les métallos de Hamilton célèbrent le 10e anniversaire des assemblées du jeudi, le 13 juin 2013

* Information Update est le bulletin d'information de la section locale 1005 du Syndicat des métallos.

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Les Jeux panaméricains de Toronto

Vertu et patrie


Les athlètes des pays participants et les bénévoles envahissent le terrain lors des cérémonies de clôture des Jeux panaméricains de Toronto le 26 juillet 2015. (I. Rupus)

Si la vie dans notre monde troublé se déroulait dans la paix et l'harmonie qui ont régné aux 17e Jeux panaméricains, il y aurait moins de guerres, moins de mal et moins d'ambitions malsaines.

Un événement comme celui-là, au cours duquel 83 records continentaux ont été établis, requiert une logistique que seuls ceux pour qui l'organisation est un art peuvent soutenir du début à la fin.

Le Canada aujourd'hui est fier parce qu'il a mobilisé une armée de bénévoles pour effectuer diverses tâches sur les sites et que 60 000 personnes ont répondu à l'appel parmi lesquelles il en a choisi 20 000. Ces bénévoles ont fait un effort spécial pour faire briller leur pays aux yeux des quelque 6000 athlètes visiteurs. Qu'on pense à cette femme d'environ 60 ans attendant les passagers à la sortie du métro sur la rue College à Toronto où elle était stationnée et leur donnant à voix haute les directions vers le stade où avait lieu une partie de basketball.

La démonstration de talents ne pouvait à elle seule satisfaire les attentes des juges. La déroulement de chaque événement a été suivi avec grande attention par ce juge implacable qu'est le public. Les hôtes ont construit plus de dix nouvelles installations et en ont rénové quinze autres afin d'inspirer les foules qui les ont remplies. Dans la bataille pour l'or au volleyball de plage par exemple, les estrades regorgeaient de soleil et permettaient en même temps aux spectateurs de ne rien manquer des détails de la finale.

La qualité de l'événement a aussi été rehaussée par l'enthousiasme et le courage des athlètes des 41 pays participants. La kayakiste brésilienne qui a gagné l'or a parlé à la presse de son dévouement pour son sport bien que cela fasse des années qu'elle compétitionne avec un seul rein. Que dire aussi de ce quintuple champion mondial de taekwondo qui après avoir été blessé à l'épaule est demeuré dans la compétition et à force de détermination a remporté le bronze. Il y a eu tellement de choses encore à mesure que les compétitions gagnaient en intensité et que la fin approchait et que les médailles servaient de baromètres de la santé du sport sur le continent.

Certains pays ont remporté un grand nombre de médailles, d'autres aucune ou presque. Tous ont donné le meilleur d'eux-mêmes et fièrement représenté leur pays, peu importe les coûts qu'il a fallu encourir, et ont été chaudement applaudis lorsqu'ils ont défilé à la cérémonie d'ouverture. Ce soir-là, dans un Centre Rogers plein à craquer, ils ont affirmé leur engagement à tout donner pour leur pays.

Aujourd'hui, la marée humaine dans les rues de Toronto s'est apaisée. Les Jeux panaméricains sont terminés et ont rejoint l'histoire qui a débuté à Buenos Aires en 1951. Même sans la flamme qui a été éteinte dans la soirée du 26 juillet, cette ville et ses habitants resteront dans la mémoire comme des hôtes impeccables.

(Granma 27 juillet 2015)

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Le blocus de Cuba par les États-Unis affecte
beaucoup le domaine du sport


Le 15 juillet, l'entraîneur de l'équipe cubaine d'aviron aux Jeux panaméricains, Juan Carlos Reyes, a confirmé que quatre avironneurs cubains ont quitté le Canada pour les États-Unis. Le Globe and Mail et d'autres médias se sont précipités sur cette histoire et ont produit des reportages qui n'éclairent en rien sa signification. L'impression est donnée que ceux qui abandonnent leur équipe sont des « transfuges », un mot qui est réservé à ceux qui fuient l'oppression et la persécution. On laisse donc entendre qu'ils ont fui vers la liberté. Les médias ont spéculé sur le mobile des avironneurs et cité le « recruteur » professionnel des États-Unis Joe Kehoskie pour assembler une histoire dont la conclusion inspirée d'une mentalité de Guerre froide est déterminée à l'avance.

C'est important que les Canadiens comprennent que ce n'est pas Cuba mais bien les États-Unis qui privent ces athlètes de liberté. Comment les États-Unis les privent de leurs droits est une triste histoire qui mérite d'être connue.

Le Globe and Mail cite le « recruteur » Kehoskie et affirme qu'il a « aidé » d'autres athlètes cubains à « faire défection ». Le journal écrit que le nombre des « transfuges » pourrait dépasser la dizaine et suggère donc que l'équipe cubaine pourrait subir une sorte de siège.[1]

« Rien de plus simple pour ces gars-là. Tout ce qu'ils ont eu à faire pour faire défection à partir de St. Catharines c'est de traverser un des ponts qui mènent aux États-Unis et se présenter en personne à un poste de contrôle de l'immigration », a dit Kehoskie ,décrit comme un « agent qui a aidé plusieurs Cubains à passer aux États-Unis ». Le Globe se garde bien de dire combien le « recruteur » a reçu et de qui pour son « aide » dans le passé et si lui-même ou des gens comme lui ont été actifs pendant les Jeux panaméricains. Il ne se demande pas non plus comment il se fait que cette activité n'est pas considérée comme un trafic de personnes, quelque chose que le gouvernement Harper dit combattre.

L'article utilise diverses citations qui pourraient laisser penser que les athlètes se sont sauvés à cause des conditions qui règnent à Cuba puisqu'il est peu probable que les avironneurs vont recevoir des stimulants monétaires ou signer de lucratifs contrats aux États-Unis. « Personne ne cible des avironneurs, des cyclistes ou des athlètes à moins qu'ils puissent rapporter beaucoup d'argent », a dit Kehoskie. Les médias monopolisés n'ont pas mentionné que Kehoskie parle des athlètes comme un marchand d'esclaves parle de la valeur de ses esclaves ou un marchand de chevaux de celle de ses bêtes.

La trame de fond des reportages médiatiques est que les Cubains font défection et abandonnent leur équipe nationale parce que quelque chose ne va pas à Cuba. Cela empêche les lecteurs d'apprendre que la loi américaine n'offre les différents davantages aux Cubains qui veulent émigrer que s'ils demandent un statut de résidence permanente aux États-Unis et renoncent à leur pays, ce qui n'est pas requis des citoyens d'autres pays.

Dans un article publié sur le site web cubain des Jeux panaméricains de 2015 (cubapanam2015.ca) intitulé « Pourquoi nous ne jouons pas dans les ligues majeures ? », l'auteur Roberto Ramírez explique que Cuba est la cible des clubs sportifs des États-Unis qui veulent faire le trafic de ses athlètes et faire de l'argent avec eux dans les ligues professionnelles.[2] C'est le cas en particulier en ce qui concerne le baseball. Pourquoi un journal qui se respecte donnerait-il une place de choix dans ses pages à un trafiquant d'êtres humains ?

Les athlètes d'autres pays qui veulent jouer dans les ligues professionnelles aux États-Unis n'ont pas à renoncer à leur pays et à accepter, comme condition au contrat, qu'il ne leur sera pas permis de retourner dans leur pays. C'est pourtant ainsi que fonctionne le blocus des États-Unis contre Cuba. Un athlète cubain qui veut jouer dans une ligue professionnelle aux États-Unis doit se trouver en sol américain, déclarer qu'il demande un statut de résident permanent et qu'il n'a pas l'intention de retourner à Cuba. Autrement dit, on lui demande de renoncer à qui il est et de participer aux tentatives du gouvernement des États-Unis d'humilier et affaiblir le gouvernement et le système politique de son pays. On donne l'excuse que c'est le blocus qui le veut ainsi car il interdit les transactions financières avec les Cubains.

Il s'agit là d'une forme de chantage qui encourage le trafic scandaleux d'êtres humains et devrait être interdit dans une société moderne. Que ce soit ce type de trafic qui est en cause ou non en ce qui concerne les avironneurs, la raison qui fait que les athlètes sont placés dans cette situation est que les États-Unis ne permettent pas de relations normales entre les deux pays parce qu'ils cherchent à s'attaquer au droit de Cuba de décider de ses propres affaires économiques et politiques et de la nature de son système social. Le blocus est une façon d'imposer cet objectif et il doit être condamné par quiconque croit que le sport ne devrait pas servir au chantage impérialiste.

Pendant ce temps-là, on présente les États-Unis partout dans le monde comme la place où il faut aller si on veut faire du sport. Il existe un grand exode des athlètes vers les États-Unis, et cela comprend des athlètes canadiens.

On sait qu'un grand nombre d'athlètes de toutes sortes de disciplines cherchent à obtenir des bourses études-sport dans des universités ou collèges américains pour y poursuivre leurs études tout en obtenant un entraînement de haut niveau.

Les reportages médiatiques comme celui du Globe and Mail détournent aussi l'attention du fait qu'en dépit du blocus illégal des États-Unis, Cuba a fait du sport un droit fondamental pour tous les Cubains et a donné naissance à plusieurs générations d'excellents athlètes et entraîneurs qui sont aussi des patriotes.

En plus, Cuba contribue à former des entraîneurs et des athlètes gratuitement à la condition qu'ils retournent dans leur pays pour y développer des programmes sportifs. Les athlètes n'ont pas à renoncer à qui ils sont. Cuba ne va pas chercher les athlètes des autres pays et n'en fait pas le trafic. Elle aide les autres pays à se développer.

De nombreux athlètes qui obtiennent des bourses sport-études dans un autre pays représentent leur pays dans des compétitions internationales comme les Jeux olympiques ou panaméricains. Il existe dans le soccer professionnel un système de « prêts » de joueurs entre clubs de pays différents. Certains clubs ont des règles qui permettent à leurs joueurs d'évoluer pour l'équipe nationale de leur pays dans des compétitions internationales tout en demeurant membres de leur équipe professionnelle à l'étranger.

Pourquoi des arrangements de la sorte n'existent-ils par pour les Cubains jouant aux États-Unis ? Pourquoi les médias n'informent-ils pas les Canadiens de cette situation afin qu'ils puissent prendre une position de principe qui considère toutes les nations comme étant égales, promeut les relations amicales entre les peuples et les pays et condamne le trafic des êtres humains ? Des Canadiens informés pourraient alors demander au gouvernement de contribuer à mettre fin au blocus des États-Unis contre Cuba afin que les athlètes n'aient pas à renoncer à leur identité pour se trouver aux États-Unis ou jouer dans ses grandes ligues. Au lieu de spéculer sur pourquoi des athlètes cubains quittent leur pays, ce qui masque le contexte dans lequel ces choses se produisent et les vrais problèmes qui existent, les médias pourraient contribuer à mettre en lumière que c'est le blocus qui crée cet état de choses pour Cuba et son peuple et qu'il faut le lever immédiatement.

Notes

1. « Four Cuban rowers at Pan Am Games defect to United States », par Dakshana Bascaramurty, dans le numéro du 15 juillet 2015 du Globe and Mail

2. « Pourquoi nous ne jouons pas dans les ligues majeures ? », par Roberto Ramirez, Cuba Pan Am 2015, 13 juillet 2015

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Trafic illégal de joueurs de baseball cubains

Le journaliste cubain vivant aux États-Unis Edmundo Garcia a écrit en mars 2012 au sujet des joueurs de baseball cubains qui se font prendre dans les filets de trafiquants sans scrupules d'êtres humains en République dominicaine. Le trafic les amène ultimement vers les ligues majeures des États-Unis. Garcia y citait l'article en page couverture du numéro du 10 mars 2012 du journal dominicain Listín Diario intitulé « Edgar Mercedes arrêté pour trafic de joueurs de baseball cubains ».

Le cas en question impliquait des poursuites contre un gérant et un dépisteur de baseball et d'autres suspects accusés d'avoir formé un réseau de trafic et de contrebande d'êtres humains pour amener des joueurs de baseball cubains en République dominicaine. Le procureur du district national avait demandé que des poursuites soient intentées et le dossier avait été mis dans les mains de la Direction nationale chargée des poursuites relatives aux infractions complexes, affiliée au Bureau du procureur général de la République dominicaine. Il a été présenté par le procureur adjoint, Milcidades Guzman, qui a demandé à un juge du district national d'imposer une caution à l'entraîneur Edgar Mercedes et à Pedro Delgado Sanchez ainsi qu'une détention en attente de procès à Manuel Antonio Azcona, Nilvio Antonio Cruz, Hector Evangelista Ferreira et Ernesto Vega. Ces individus ont été accusés de contrevenir à la loi 137-03 sur le trafic humain, qui prévoit des peines pouvant aller d'une amende à une peine de prison de dix à quinze ans.

L'auteur de l'article du Listin Diario écrivait : « Ces individus sont accusés d'avoir financé des opérations et d'avoir eu recours à des tierces personnes pour mener à bien ces opérations et d'avoir été aux commandes d'embarcations qui sont entrées au pays clandestinement avec des athlètes cubains à bord. » L'objectif de l'opération était de signer des contrats ou des ententes qui permettent aux individus en question de réclamer une partie des revenus que les joueurs pourraient toucher s'ils accédaient aux Ligues majeures.

La poursuite avait fait reposer ses accusations contre Mercedes, Sanchez et les autres sur des preuves indiquant un trafic humain, dont une embarcation rapide, des téléphones satellites, des GPS, les coordonnés des chartes de navigation, des téléphones cellulaires, des radios ainsi que les contrats et les passeports des joueurs de baseball.

Garcia citait aussi un reportage sur les activités criminelles de ce réseau de trafiquants d'êtres humains fait par l'émission de radio « El Tapon de Las Cinco » (RD. KW-94,7 FM) en République dominicaine. Selon le reportage, ces activités criminelles ont débuté lorsque le Cubain Raime Martinez Sharon s'est mis à recruter des joueurs parmi ses compatriotes et à les mettre en contact avec un certain Manuel Antonio Azcona, le présumé chef du réseau de trafiquants.

Selon le rapport de 75 pages cité par le journaliste de KW-94,7 : « Les activités criminelles de l'accusé (Azcona) ont été repérées grâce au travail d'un agent double qui a reçu d'Azcona un montant d'argent comptant. Plus tard, celui-ci a offert un pot-de-vin à un représentant de Monte Cristi afin qu'il autorise l'entrée en République dominicaine de l'embarcation commandée par Antonio Cruz ».

Malgré ces preuves qui pesaient sur le groupe détenu au palais de justice, une juge suppléante venue d'une autre cour, Clara Castillo, avait rejeté la requête de détention pré-procès en vertu des accusations de trafic illégal de joueurs de baseball cubains. Elle avait libéré Edgar Mercedes et Pedro Delgado Sanchez et imposé une caution de 500 000 pesos à Manuel Antonio Azcona et Nilvio Antonio Cruz. Héctor Evangelista Ferreira Infante et Ernesto Vega ont été libérés, mais ont dû se présenter périodiquement au Bureau du procureur public.

Un des accusés, Edgar Mercedes, avait reçu le joueur cubain Yoenis Cespedes en République dominicaine en 2011 après que Cespedes ait quitté Cuba illégalement en yacht avec sept membres de sa famille (sa mère, ses soeurs, ses tantes et des enfants).

Selon l'article du Listin Diario tout avait été organisé avant même que Cespedes quitte Cuba : « Edgar Mercedes a loué une maison pour Cespedes à Santiago de los Caballeros pour la somme de 1 500 $ et a défrayé toutes ses dépenses pendant plusieurs mois, y compris les frais liés à l'obtention de sa résidence légale en République dominicaine. Il lui aurait aussi trouvé un visa pour que le joueur puisse entrer aux États-Unis et participer à une séance d'entraînement à Oakland en Californie. Cespedes a joué avec les Aguilas Cibaenas avant de signer un contrat de 36 millions $ pour une durée de 4 ans avec les Athletics d'Oakland aux États-Unis. Suite à un premier versement de 6 millions $, Cespedes devait faire parvenir un paiement à son 'agent ' de la République dominicaine, mais il ne l'a pas fait. »

Garcia écrit que le reste de l'histoire « n'a rien à voir avec les lois d'un pays mais tout à voir avec des règles de mafia ». Le premier mai 2012, ESPN a rapporté qu'Edgar Mercedes a intenté une poursuite contre Yoenis Cespedes pour ne pas avoir fait le premier versement du 17 % de son revenu contractuel total avec les Athletics d'Oakland qu'il devait rembourser. En entrevue téléphonique avec ESPN, Mercedes a dit : « Yoenis n'a pas respecté l'entente ce qui nous force à recourir à la justice dominicaine pour le forcer à le faire...Je regrette d'avoir à agir comme ça mais on doit arrêter ces choses là [...] Depuis que Cespedes s'est joint aux Athletics, il ne répond plus à nos appels ou à nos messages et son conseiller financier, Anthony Fernandez, nous a laissé savoir qu'il ne prévoit pas faire de paiement en ce moment ».

Mercedes a dit que la famille du joueur cubain, qui est restée en République dominicaine, a disparu. Garcia a écrit : « Mercedes prétend qu'il ne sait pas où elle est ni même si elle est toujours à l'intérieur du pays, ce qui veut dire qu'il la cherche. Il a même accusé les membres de la famille d'être des voleurs parce qu'ils auraient quitté la maison avec tous les meubles alors que ceux-ci faisaient partie du loyer. Mercedes, qui a aussi parrainé le joueur de baseball cubain Yunesky Maya en République dominicaine, a déclaré à « La Semana Deportiva » que tous les joueurs de baseball cubains sont des ingrats. »

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L'exode des muscles vers les États-Unis

Il est paradoxal que le flux constant d'émigration des athlètes canadiens vers les États-Unis pour des bourses d'études ou pour y faire une carrière professionnelle soit présenté comme « naturel », et même comme une « opportunité formidable », tandis que les athlètes cubains qui vont aux États-Unis sont qualifiés de « transfuges ». De nombreux Canadiens, souvent des équipes professionnelles entières, convoitent et demandent un permis de séjour de longue durée aux États-Unis ou la nationalité américaine, certains invoquant la fiscalité canadienne oppressive.

Des milliers d'athlètes provenant de pays sous-développés, après avoir reçu une éducation dans leurs pays d'origine qui ont besoin d'eux, sont recrutés sans le moindre obstacle par les États-Unis, le pays le plus riche au monde, pour des raisons économiques ou de carrière. En même temps que cela prive les pays en voie de développement d'un personnel compétent et qualifié, une grande partie de ceux qui ont été recrutés pour venir dans cette forteresse de l'impérialisme sont formés et utilisés ultérieurement contre ces pays à toutes sortes de fins, allant de la subversion culturelle et idéologique à des actes de terrorisme, de piraterie et aux invasions militaires.

Ne sont-ils pas des transfuges, comparés aux athlètes cubains séduits par l'appât du « rêve américain »?

Alors que les États-Unis sont maintenant le plus gros importateur d'athlètes étrangers, le Canada est le plus grand exportateur. Les méthodes de recrutement des sources de talents athlétiques naturels des grandes universités américaines, qui sont maintenant de notoriété publique, témoignent de l'agressivité de l'impérialisme américain.

Même les « étudiants-athlètes » qui ont joué ou participé à des compétitions comme professionnels sont acceptés comme « amateurs » par la National Collegiate Athletic Association (NCAA) des États-Unis afin d'augmenter les revenus et la compétitivité. Depuis 1993, le nombre de joueurs étrangers sur les listes de basketball masculin de la Division 1 de la NCAA a presque triplé et a surchargé la capacité de la NCAA de les suivre. (La NCAA est divisée en trois divisions, selon l'importance des résultats sportifs de chaque collège ou université. La Division I est la meilleure.)

En 1995-1996, le Canada était le pays d'origine de 28,4 % (soit environ 2 514) des étudiants-athlètes étrangers de la NCAA, avec des bourses d'une valeur estimée à 100 millions $ annuellement.

Les athlètes canadiens se trouvent principalement dans le hockey, le basketball, la natation, le soccer et l'athlétisme. Don Wilson, directeur sportif de l'Université de Calgary, dit que les sports canadiens les plus durement touchés par « l'exode des muscles » sont le hockey, l'athlétisme et la plupart des sports d'équipe féminins. Selon un livre de l'auteur anglais John Bale, The Brawn Drain : Foreign Student-Athletes in American Universities (L'exode des muscles : les étudiants-athlètes étrangers dans les universités américaines) (Urbana : University of Illinois Press, 1991), 40 % des joueurs des quarts de finale du tournoi de hockey sur glace de 1983 venaient du Canada.

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Le lien sportif entre Toronto et la Havane

Les Jeux panaméricains de 2015 nous ramènent en mémoire les liens sportifs qui existent entre les villes de Toronto et de La Havane et remontent à 1954.

Pendant la plus grande partie des années cinquante, les Sugar Kings de La Havane et les Maple Leafs de Toronto étaient les deux franchises phares de la Ligue internationale de baseball (LI), classée triple A, la catégorie juste avant la Ligue majeure de baseball des États-Unis (MLB).

De 1954 à 1960, les matchs de baseball à Toronto entre les visiteurs, les Sugar Kings, et les Maple Leafs, étaient les événements à ne pas manquer au stade Maple Leaf, ce parc depuis longtemps disparu qui était situé tout près du Tip Top Tailors aux coin sud-est de la rue Bathurst et de la rue Fleet (maintenant le boulevard Lakeshore) dans le secteur riverain de Toronto. Le stade pouvait recevoir 20 000 spectateurs et avait des loges tout près du terrain ainsi qu'un véritable abri, un gazon vert et un champ intérieur en terre dignes des meilleurs Selon l'historien torontois, William Hunter, c'était l'endroit recherché par tous.

Le stade des Sugar Kings à domicile était l'historique El Gran Estadio del Cerro (maintenant nommé Estadio Latinoamericano et parfois Gran Stadium), qui pouvait recevoir 30 000 spectateurs et peut en accueillir 55 000 depuis 1971. Les Sugar Kings portaient des uniformes bleu et rouge, les couleurs des principales équipes cubaines de l'époque, Havana et Almendares. Les matchs des Sugar Kings étaient reconnus pour leurs spectacles d'avant-match. Il y avait des concours de beauté, des spectacles de mode, des clowns et toujours de la musique en direct.


Le stade Maple Leaf, construit en 1926, près de la rue Bathurst à Toronto

Il ne s'agissait pas d'équipes ordinaires de ligues mineures, et les Sugar Kings et Toronto étaient les principaux candidats au championnat pendant cette période. Les deux équipes attiraient des foules record. Les Sugar Kings ont remporté à une reprise, en 1959, la Coupe du gouverneur qui est le championnat de la LI. Les Maple Leafs ont remporté la coupe quatre fois et participé aux séries de championnats pas moins de huit fois. Ils ont perdu contre Rochester en 1955 et en 1956, contre Montréal en 1958, et ont remporté le championnat en 1960.[1]

Les deux équipes appartenaient à des propriétaires indépendants. Les Sugar Kings appartenaient à Roberto « Bobby » Maduro de Miami et la famille Bacardi, et les Maple Leafs de Toronto, à Jack Kent Cooke, un magnat de la radio. Dans les faits, le baseball professionnel dans les deux villes était comme une filiale qui, à toutes fins pratiques, agissait comme avant-poste colonial des États-Unis. Cette situation a persisté jusqu'en 1959, année du triomphe de la révolution cubaine. Les deux équipes étaient organisées comme une source de talents et de revenus pour le baseball professionnel aux États-Unis.

Les Sugar Kings ont débuté en 1946 sous le nom des Cubains de la Havane en Floride avant d'être achetés et déménagés par Maduro en 1954. Ils étaient affiliés aux Reds de Cincinnati. Toronto a commencé à jouer en 1896 et était affilié aux Indians de Cleveland.

Les effectifs des deux équipes étaient remplis de joueurs, d'entraîneurs et de gérants étasuniens. Et si les joueurs canadiens brillaient par leur absence dans la formation de Toronto, les Sugar Kings, pour leur part, avaient des joueurs cubains de talent tels Mike Cuellar, qui a débuté avec les Sugar Kings pour ensuite remporter 185 matchs et le trophée Cy Young dans les ligues majeures, sans oublier Leo Cardenas, qui a joué 16 saisons dans les ligues majeures après quelques années dans l'uniforme des Sugar Kings. (Le jeune Luis Tiant, gagnant de 229 matchs dans les ligues majeures, n'a pas été accepté par l'équipe.) Rocky Nelson, le joueur à la mâchoire carrée et un premier but capable de frapper et ayant un style bien à lui au marbre, a brillé autant avec les Sugar Kings qu'avec les Maple Leafs.

Les années soixante

Mais la franchise de la Havane et celle de Toronto n'ont pu survivre aux années soixante face au baseball professionnel des États-Unis qui les a éliminées soit directement ou indirectement.

Le 1er janvier 1959, Cuba a affirmé son droit à l'autodétermination en détruisant les fondements du régime néocolonial qui était maintenu dans l'île grâce aux États-Unis. À l'automne de 1959, les Sugar Kings étaient au sommet de la gloire alors qu'ils avaient remporté le trophée de la Ligue internationale. Ils ont ensuite affronté les champions de l'Association américaine, les Millers de Minneapolis, dont l'un des joueurs était Carl Yastrzemski, dans un championnat dont on disait qu'il était la Petite série mondiale. Cette série a eu lieu à Cuba puisque le froid sévissait au Minnesota. La série de sept matchs a été chaudement disputée et remportée par les Sugar Kings en présence du président Fidel Castro.

L'équipe a débuté la saison suivante à la Havane mais les États-Unis ont imposé de graves sanctions économiques contre Cuba dans le but déclaré de provoquer « la faim, le désespoir et le renversement du gouvernement », les mots exacts d'un document officiel du département d'État étasunien en date du 6 avril 1960.

Trois mois plus tard, le 8 juillet 1960, le commissaire de la Ligue majeure de baseball, Ford Frick, incité par le secrétaire d'État des États-Unis, Christian Herter, exigeait que les Sugar Kings soient déménagés à Newark, au New Jersey, peu avant l'invasion tristement célèbre de la Baie des Cochons. L'ordre fut donné alors que l'équipe était en tournée aux États-Unis. Onze des meilleurs jeunes joueurs cubains ont été gardés et placés devant un choix « qu'ils ne pouvaient refuser ». Néanmoins, des joueurs comme Asdrubal Baro et Luis Zayas, un joueur de deuxième but également entraîneur pour l'équipe nationale cubaine jusqu'en 2012, ont choisi de rester à Cuba. Dans une entrevue avec le New York Times en 2013, Zayas a dit : « La porte des ligues majeures m'était grande ouverte et j'ai dû y renoncer, ce qui fut extrêmement difficile. Mais je savais que je ne pourrais vivre ailleurs qu'à Cuba. » Il a dit que d'avoir été témoin personnellement d'un rassemblement du Ku Klux Klan au cours d'une saison à Savannagh, dans l'état de Géorgie, a également joué dans sa décision.

Portant désormais le nom des Jersey Chiefs, l'équipe a plié bagage avant la fin de l'année. Le choix de l'État de New Jersey n'était pas le fruit du hasard, puisque celui-ci était devenu, contre toute attente, un Miami du nord, une base de terroristes d'origine cubaine financée par de riches hommes d'affaires émigrés. C'est à partir du New Jersey par exemple que furent organisés les assassinats d'un diplomate cubain aux Nations unies en 1979 et du diplomate chilien Orlando Letelier à Washington, DC, ainsi que l'incursion au Canada qui a mené à un attentat à la bombe contre le consulat cubain à Montréal en 1980.

Pour ce qui est de la franchise torontoise, elle a survécu sept ans. En tant que propriétaire de l'équipe de baseball des Maple Leafs, Cooke a tenté de s'en servir comme levier pour obtenir sa propre franchise dans la Ligue majeure de baseball. Il a tenté d'obtenir les Browns de St-Louis, les Athletics de Philadelphie et les Tigres de Détroit lorsque ces équipes étaient à vendre, et en 1959 il est devenu l'un des propriétaires d'équipe fondateurs de la Ligue continentale, une tentative de mettre sur pied une troisième ligue majeure de baseball professionnel. Cependant, la ligue a été démantelée un an plus tard sans qu'elle n'ait connu un seul match. Quelques semaines après avoir essuyé un refus pour l'obtention de la première licence de télévision privée à Toronto, Cooke a traversé la frontière et en peu de temps est devenu un citoyen des États-Unis suite à une dérogation de la période d'attente de cinq ans approuvée par les deux chambres du Congrès et par le président Dwight D. Eisenhower. Il s'est procuré plusieurs franchises sportives étasuniennes importantes — Les Wolves de Los Angeles (Association unie de soccer), les Redskins de Washington (Ligue nationale de football), les Lakers de Los Angeles (Association nationale de basketball) et les Kings de Los Angeles (Ligue nationale de hockey) ainsi que des monopoles de télévision par câble. Il a aussi construit le Forum à Inglewood, en Californie, et le FedExField près de Landover, au Maryland.

Il a vendu les Maple Leafs de Toronto en 1964. La franchise s'est écroulée en 1967, une année où le nombre total de spectateurs n'a été que de 67 000 (832 au dernier match), en raison entre autres de la présence grandissante du baseball télévisé aux États-Unis, de la détérioration du parc de Toronto et des exigences du grand capital de Toronto et des médias sportifs qui voulaient un statut de « ligue majeure ».[2]

Aujourd'hui à La Havane, l'Estadio Latinoamericano, construit en 1946, abrite l'une des équipes cubaines les plus en vue — Los Industriales, dix fois gagnants des Séries nationales — ainsi que le Temple de la renommée du baseball cubain. Les billets se vendent au coût de cinq cents. Si le SkyDome a son vidéotron, l'équipe de la Havane, elle, a un excellent orchestre qui invite à la danse lorsque Los Industriales sont au bâton », selon le blogue ballparkdigest.com.


L'Estadio Latinoamericano est de loin le terrain de balle le plus imposant de Cuba, avec une capacité de 55 000 spectateurs. Les gradins sont couverts sauf au champ extérieur.

Aujourd'hui, les liens et la sincère amitié entre le peuple de Cuba et celui du Canada sont plus vivants que jamais dans le domaine du baseball. Baseball Canada et la Fédération cubaine de baseball maintiennent des liens concrets ainsi que des échanges techniques et autres. Quelques entraîneurs et joueurs cubains travaillent et jouent maintenant au Canada. Une équipe junior cubaine, le Canada Cuba Goodwill Tour, fait présentement une tournée dans les Maritimes dont le thème est « l'amitié d'abord ». L'organisateur, Dennis Woodworth, est allé à Cuba avec douze équipes provenant de partout au Canada depuis les deux dernières années et y en amènera seize en 2016, dont des équipes de la Nouvelle-Écosse, de l'Île-du -Prince-Édouard, de Terre-Neuve, du Nouveau-Brunswick, de l'Ontario, du Manitoba, de l'Alberta et même une équipe des États-Unis cet hiver.

Tony Seed et Curtis Coward sont les auteurs de The Kids' Baseball Book (Halifax : New Media Publications, 1994).

Notes

1. Le succès de Toronto était tel qu'au cours des années, Mlb.com a nommé cinq équipes des Maple Leafs de Toronto parmi les 100 équipes des ligues mineures les plus importantes de tous les temps, soit les équipes de 1902, 1918, 1920, 1926 et 1960. L'équipe de 1960 avait remporté 100 matchs.

2. Les Maple Leafs de Toronto jouent toujours à Pawtucket, à Rhode Island, en tant que filiale des Red Sox de Boston. Depuis 1969, l'année de la disparition des Leafs triple A, une nouvelle équipe des Maple Leafs de Toronto a commencé à jouer en tant qu'équipe amateur appartenant à la Ligue de baseball inter-comté pour l'Ontario seulement. L'équipe continue de jouer jusqu'à ce jour à la carrière Christie.

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Le baseball et la Guerre froide

Même le baseball organisé n'a pu échapper à la guerre non déclarée que le gouvernement des États-Unis mène contre Cuba sur tous les fronts depuis près d'un demi-siècle.

Washington a utilisé l'incident du 25 juin 1959 au Stade Cerro comme prétexte pour annuler la franchise de l'île pour les Cuban Sugar Kings, une équipe de niveau Triple-A dans la Ligue internationale qui était un tremplin pour les ligues majeures de baseball. Ceci ne s'est pas produit par hasard ou suite à un simple concours de circonstances.

Le président Dwight David Eisenhower était directement impliqué dans les efforts du département d'État et de la CIA pour empêcher Fidel Castro de mener à la victoire sa guérilla contre la tyrannie du général Fulgencia Batista et de mettre de l'avant un programme révolutionnaire après la prise du pouvoir d'État. En appelant à une grève générale pour le 1er janvier 1959, le tenace dirigeant cubain a fait échouer le plan d'installer une junte civile-militaire pour maintenir le régime qui avait été mis en place depuis le début du XXe siècle par les intérêts financiers étasuniens liés à la bourgeoisie cubaine, qui était en essence une bourgeoisie compradore.

Pendant les premiers mois de 1959, les révolutionnaires triomphants ont essayé de mettre leur programme en oeuvre sans susciter l'hostilité de Washington ou se faire les complices des sept années de pouvoir sanglant de Batista. La tendance conservatrice au gouvernement l'inclinait cependant à l'inaction politique, économique et sociale. Malgré cela, les objectifs de la révolution, qui allait à la fois de la ville vers la campagne et de la campagne vers la ville, se sont développés principalement à partir du programme radical de réforme agraire lancé en mai par le groupe qui avait travaillé de près avec Fidel Castro depuis le 13 février pour arracher le pouvoir au gouvernement de José Miró Cardona, qui avait été premier ministre jusque là et est passé presque tout de suite à l'opposition. « La réforme agraire a été le Rubicon de la révolution. Une déclaration de mort pour nos relations avec les États-Unis », a dit le président de la république Raúl Castro à Sean Penn.


Fidel Castro signe la Loi de la réforme agraire en 1959.

La loi de la réforme agraire s'est tout de suite attirée les foudres du gouvernement du général Eisenhower et a provoqué les premières menaces de la part de Washington. Déjà cependant, en mars et en avril, le vice-président Richard Nixon avait convaincu le président que Fidel Castro constituait un danger pour les États-Unis et qu'il fallait entreprendre des actions pour le renverser.

Les choses se sont précipitées à partir de là. Le 11 décembre 1959, le directeur adjoint de la CIA, Richard Bissell, a écrit un mémorandum au directeur Allan Dulles lui demandant « de penser sérieusement à éliminer Fidel Castro ». Dulles a fait un changement majeur à la proposition : il a remplacé le mot « éliminer », qui évoquait un assassinat, par « renverser » et lui a donné le feu vert.[2]

C'est à partir de ce moment que le premier plan de subversion a été tracé et que la CIA a commencé à recruter des gens à Cuba et partout où c'était possible pour saboter la révolution. C'est alors que commencèrent les désertions, les explosions et les incursions d'avions étasuniens qui larguaient des bombes d'un bout à l'autre du pays.

Le 26 juillet 1959, six mois seulement après l'entrée triomphale à La Havane de l'armée rebelle dirigée par le commandant Fidel Castro, la commémoration du 6e anniversaire de l'attaque de la caserne de Moncada coïncidait avec la tenue d'une partie de baseball au Grand Stade de La Havane entre les Cuban Sugar Kings et les Red Wings de Rochester, pour le championnat de la Ligue internationale Triple-A qui était un tremplin pour les ligues majeures. Afin de commémorer cette fête nationale récemment déclarée, on avait invité un grand nombre de paysans dans la capitale. Comme l'équipe cubaine connaissait des pertes financières parce que la plupart des Cubains étaient trop occupés à participer aux activités révolutionnaires, Fidel a demandé aux Cubains d'assister au match afin d'aider l'équipe et il a offert de l'aide à Bobby Maduro, le président du club de baseball qui portait les couleurs du pays. Le 24 juillet, les séries se sont amorcées lors d'un match tenu dans un stade bien rempli. Il y avait 26 532 personnes dans le stade. Avant le début du match contre Rochester, que les Cubains ont gagné 4-3, Fidel a organisé un match amical dans lequel le premier ministre lui-même, portant l'uniforme des « Barbudos » [les « barbus » comme on appelait souvent les soldats de l'armée rebelle — Note du LML], a lancé tout le match de deux manches contre une équipe de la police militaire.

Le jour suivant, le 25 juillet, la veille de la Fête nationale en honneur de l'assaut contre la caserne de Moncada, l'armée rebelle a acheté 10 000 billets pour ses soldats et les paysans qui ont rempli le stade. Au coup de minuit, la partie était à égalité quatre à quatre à la onzième manche. Dans l'euphorie de la célébration, des soldats se sont mis à tirer en l'air. On croit que dans sa trajectoire descendante une balle a frappé l'entraîneur au troisième but de l'équipe de Rochester, Frank Verdi. Plusieurs ont cru dès ce moment que c'était un autre complot contre la jeune révolution vieille de six mois à peine car les arbitres ont tout de suite mis fin à la partie. Le lendemain, les joueurs des Red Wings et l'arbitre Fred Guzetta ont refusé de jouer, disant craindre pour la sécurité des joueurs étasuniens.

Le directeur général de l'équipe, George Sisler Jr., le fils d'un célèbre joueur de la Ligue Majeure, a fait un appel précipité à Frank Horton, le représentant du Parti républicain qui était le président du club de Rochester et l'avocat de la Ligue internationale. Horton a ordonné que les joueurs retournent aux États-Unis.

Quelques jours plus tôt, le 20 juillet, le quotidien Rochester Democrat and Chronicle avait déjà joint la campagne contre Cuba dans un éditorial intitulé « La chute de Castro » qui disait que les touristes et les hommes d'affaires des États-Unis prenaient leurs distances face à Cuba. Le journal affirmait aussi que Bobby Maduro, le président du club cubain, perdait de l'argent et essayait de le vendre.

Fidel a appelé Maduro et lui a réitéré son engagement de deux mois plus tôt de continuer à soutenir le club de la Ligue, notamment en payant ses dettes, compte tenu de son importance pour le sport et le loisir à Cuba. Dans son livre Baseball and the Cold war (Le baseball et la Guerre froide), l'auteur Howard Senzel fait remarquer que la presse étasunienne n'a pas parlé de cette attitude des autorités cubaines vis-à-vis ce sport que les deux peuples adorent. Au contraire, elle a déclaré que les autorités essayaient de modifier les préférences du peuple en faveur du soccer et qu'à cause de cela, les joueurs des États-Unis devraient cesser d'aller jouer au stade de La Havane. « Quand on a affaire à des gens qui ignorent ce que c'est que le fair play, vous ne pouvez pas vous attendre à ce qu'ils changent leurs habitudes. »

L'écrivain étasunien a passé de longues heures à enquêter sur ce qui s'était passé et s'est convaincu qu'une injustice a été commise contre l'équipe des Cuban Sugar Kings qu'il fallait réparer.

Une semaine avant la partie, le 21 juillet, le journaliste du Rochester Democrat qui couvrait les parties de l'équipe de la Ligue internationale de la ville, George Beahon, s'est mis à jouer les oracles : « Le 26 juillet, l'anniversaire de la révolution, promet d'être enlevant mais dangereux. Le patron, Fidel Castro, a demandé à 50 000 citoyens d'envahir La Havane à partir des provinces et d'amener leurs machettes. Le sentiment général des Cubains à l'égard des Américains, qui à leurs yeux sont plus que sévères envers le gouvernement révolutionnaire, est tel qu'une poignée de paysans armés de machettes et saoulés au rhum peuvent causer un incident international. »[3]

Une campagne médiatique a été organisée par après qui visait à convaincre l'opinion publique que c'était dangereux de garder l'équipe cubaine au sein de la Ligue internationale. Cela s'accordait bien à l'opération en cours contre Cuba. Le conflit entre les deux pays s'est intensifié suite aux activités de la CIA qui ont culminé avec l'invasion de Playa Giron et Playa Larga dans la Baie des Cochons. Les directions de six équipes de la Ligue, Toronto, Montréal, Miami, Richmond, Columbus et Buffalo, ont dit ne plus vouloir jouer à La Havane. Horton a joué un grand rôle là-dedans. Le 5 septembre 1959, après que Rochester ait fini cinquième aux Séries mondiales juniors et que les Sugar Kings aient remporté la coupe, la direction de l'équipe de Rochester a annoncé que l'équipe ne reviendrait pas à Cuba.

La Guerre froide venait de s'emparer du baseball. Le 8 juillet 1960, après avoir consulté le secrétaire d'État Christian Herter, et le commissaire des Ligues majeures Ford Frick, le président de la Ligue internationale, Frank Shaughnessy, a annoncé qu'il transférait la franchise de La Havane à Jersey City afin de « protéger nos joueurs compte tenu de la situation qui règne là-bas ».

Lorsqu'un journaliste a demandé au flamboyant président à quoi il faisait référence, celui-ci a répondu : « Vous savez bien, les choses qu'on dit qui se passent à Cuba. »

Le gouvernement cubain, les journaux, les institutions civiles, le propriétaire du club ont protesté à Cuba contre ce que Bobby Maduro a appelé un vol quand on sait que c'était la présence de Cuba qui donnait à la Ligue son caractère international. Ce fut en vain. Tout cela était évidemment le point culminant d'un plan qui plus tard allait être scellé par le décret qui interdisait à tout Cubain de jouer dans le baseball organisé s'il ne répudie pas son gouvernement, une interdiction qui est toujours en vigueur.

Notes

1. Brett Story & Video Nation, New York , Novembre 2008.
2. Howard Senzel. Baseball and the Cold War, Harcourt Brace Jovanovich, États-Unis, 1977. Page 76
3. Tim Weiner. Legacy of Ashes, The History of the CIA, gagnant du Prix Pulitzer, Random House Mondadori, Barcelone, 2007. Page 158

(Traduction : LML)

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Anniversaires importants

Le Nicaragua célèbre 36 années
de révolution sandiniste


Le 19 juillet, un grand rassemblement s'est tenu à Managua pour marquer le 36e anniversaire du triomphe de la révolution sandiniste. L'événement était présidé par le président Daniel Ortega et la première dame Rosario Murillo. Étaient aussi présents sur la scène principale le cardinal Miguel Obando, des représentants des institutions de l'État, de la jeunesse sandiniste et le triple champion mondial de boxe Román » Chocolatito » González.

Parmi les invités spéciaux internationaux, on comptait le vice-président de la République bolivarienne du Venezuela, Jorge Arreaza, et son épouse Rosa, la fille de Hugo Chávez ; la chancelière du Venezuela, Delcy Rodriguez ; le premier vice-président de Cuba, Miguel Diaz-Canel, l'ancien président du Guatemala, Marco Vinicio Cerezo ; l'ancien président du Honduras, Manuel Zelaya et la lauréate du prix Nobel de la paix, Rigoberta Menchú. Les Cinq Cubains anti-terroristes y étaient aussi, Fernando Gonzalez, Rene Gonzalez, Antonio Guerrero, Gerardo Hernandez et Ramon Labañino. L'Équateur, le Paraguay, le Salvador, le Costa Rica et Porto Rico faisaient partie des nations soeurs qui avaient envoyé des délégations.

Parmi les représentants des institutions d'État du Nicaragua et des figures notables il y avait : le vice-président du pays, Omar Halleslevens ; René Nuñez, le président de l'Assemblée nationale ; Alba Luz Ramos, la présidente de la Cour suprême ; Roberto Rivas, le président du Conseil électoral suprême ; le commandant Bayardo Arce ; les guérilléras légendaires Gladys Baez et Doris Tijerino ; le chef de l'armée, le général Julio Cesar Aviles ; la chef de la police nationale et première commissaire Aminta Granera ainsi que des descendants du Général Augusto C. Sandino et des commandants de la guérilla sandiniste Carlos Fonseca and Tomas Borge.

Le Père Miguel D'Escoto, ancien président de l'Assemblée générale de l'ONU et ancien ministre des Affaires étrangères du Nicaragua, le Père Naguib Eslaquit et des représentants du Front sandiniste de libération nationale (FSLN) et du corps diplomatique au Nicaragua étaient aussi présents.


La première dame Rosario Murillo et le président Daniel Ortega

La célébration a commencé par une action de grâce du cardinal Obando. La première dame a ensuite lu deux poèmes du prêtre et combattant de la guérilla Gaspar Garcia Laviana, qui a donné sa vie en combattant le régime de Somoza dans le sud du Nicaragua peu avant la victoire de la révolution.

Dans son discours pour l'occasion, le président Ortega a souligné la présence des Cinq Cubains, qui, par la force de leur intégrité, a-t-il dit, ont émergé victorieux des prisons de l'empire américain après plusieurs années. Il a aussi réitéré la solidarité du Nicaragua avec Oscar López Rivera, le combattant pour l'indépendance portoricaine qui est emprisonné par les États-Unis depuis plus de 33 années.

Le président a exprimé son appui tout aussi ferme à toutes les batailles que mène le gouvernement vénézuélien sous la direction de Nicolás Maduro, « Nous sommes convaincus que tout comme le commandant Hugo Chávez a remporté de grandes victoires, vous en remporterez de nouvelles cette année dans les élections en ces temps nouveaux que connaissent aujourd'hui nos Amériques », a-t-il dit.

Le président a expliqué que le triomphe et les accomplissements de la révolution sandiniste reposent sur un profond amour social. C'est cet amour social qui inspire le peuple et lui donne la force de continuer, a-t-il dit.

« Les victoires sont les filles de l'amour. Les victoires sont le résultat de l'amour et le fruit de cet amour va demeurer » a dit le président Ortega sous les applaudissements des centaines de milliers de personnes présentes.

Il a noté qu'en juin, le gouvernement a soumis à l'Assemblée nationale un rapport annuel qui fait état des programmes pour lutter contre la pauvreté, investir dans les infrastructures et la production, s'adresser aux urgences et à la défense nationale, et participer dans les forums internationaux et les organisations d'intégration régionale.

Le président Ortega a dit que tout ceci est le résultat des efforts du peuple du Nicaragua. C'est l'effort du peuple et la force de ses idées qui propulsent ce travail, a-t-il dit. Il a dit qu'en dépit de la tyrannie du capitalisme mondial, les plus grandes réalisations dans l'histoire du monde et celles en particulier des gouvernements progressistes de l'Amérique latine reposent sur la force supérieure du peuple. Lorsque les hommes, les femmes et les jeunes sont capables de mettre en oeuvre les principes de solidarité, de dignité, de souveraineté et de justice, des victoires sont remportées.

À cette occasion, le Parti communiste du Canada (marxiste-léniniste) transmet ses voeux les plus chaleureux au peuple révolutionnaire du Nicaragua et à sa direction le FSLN, qui ont combattu si courageusement pour vaincre les forces réactionnaires soutenues par l'impérialisme américain et ont travaillé sans relâche depuis lors pour investir le peuple du pouvoir et l'unir derrière un programme prosocial.

(Source : el19digital.com)

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Cuba célèbre le Jour de la Rébellion nationale


Célébrations du Jour de Moncada 2015 à Santiago de Cuba

Le 26 juillet, le Jour de la Moncada ou le Jour de la Rébellion nationale, est une des plus importantes dates célébrées à Cuba. Ce jour là, il y a 62 ans que la jeunesse révolutionnaire dirigée par Fidel Castro a lancé une attaque contre les casernes Moncada et Carlos Manuel de Cespedes à Santiago de Cuba et Bayamo respectivement, deux des principales garnisons de la dictature réactionnaire de Fulgencio Batista. La caserne de Moncada en particulier était une forteresse militaire du régime dans le sud de Cuba, la deuxième plus grande caserne du pays et un symbole de sa puissance. L'objectif était de s'emparer des armes, de les distribuer au peuple et de déclencher un soulèvement national qui non seulement renverserait la dictature Batista, mais établirait une Cuba indépendante et souveraine.

Des quelques 120 jeunes qui prirent part à l'attaque, environ 70 furent tués ou torturés et exécutés après l'attaque. Les survivants, dont Fidel Castro, ont été jugés et condamnés à de lourdes peines de prison. À son procès, Fidel Castro prononça sa célèbre plaidoirie « L'histoire m'acquittera » dans laquelle il énonce les objectifs nationaux et sociaux du mouvement révolutionnaire qui devait triompher le 1er janvier 1959.

La plupart des combattants de Moncada, dont Fidel Castro, ont été libérés lors de l'amnistie de mai 1955. Cette amnistie fut le résultat de la mobilisation de masse des Cubains en appui aux objectifs de l'action.


Raúl Castro (premier à gauche), Fidel Castro (au centre) et d'autres combattants de l'attaque de Moncada sont libérés de prison en mai de 1955.

Cette action audacieuse est devenue le cri de ralliement de la lutte de la jeunesse de Cuba pour se construire un brillant avenir, elle-mêmee et pour la nation. Elle a été décisive en ce qu'elle a galvanisé la lutte du peuple cubain pour affirmer sa souveraineté et a conduit à la victoire de la révolution en 1959. L'action a également stimulé l'esprit révolutionnaire des peuples du monde.

Jusqu'à aujourd'hui, depuis 62 ans, cette action audacieuse symbolise l'esprit révolutionnaire et l'audace du peuple cubain. Elle symbolise la reconnaissance de son droit de décider de son propre avenir, libre de l'ingérence et de la domination étrangères. Et c'est toujours ce même esprit qui a obtenu la libération des Cinq patriotes cubains emprisonnés injustement aux États-Unis pour avoir protégé leur pays contre des attentats terroristes lancés à partir des États-Unis. Cette année, pour la première fois depuis 1998, les Cinq cubains ont célébré le Jour de la Moncada dans leur patrie avec leur peuple.

Le Parti communiste du Canada (marxiste-léniniste) transmet ses salutations révolutionnaires aux dirigeants et au peuple cubains et exprime sa profonde gratitude pour l'esprit avec lequel Cuba se tient debout la tête haute. Cet esprit est indomptable, car il défend une cause juste que le peuple cubain partage d'ailleurs avec les peuples du monde entier.

Le PCC(M-L) salue les réalisations de la révolution cubaine et le travail continu du peuple cubain pour renouveler le socialisme afin de rester fidèle à ses objectifs dans les conditions actuelles. Il lance l'appel à la classe ouvrière et au peuple d'intensifier le soutien à Cuba révolutionnaire qui, avec abnégation, fournit une aide précieuse aux peuples du monde. En affirmant le droit de Cuba à poursuivre une voie indépendante, nous contribuons à l'affirmation de notre propre droit et du droit des peuples du monde de faire la même chose.


Des jeunes défilent en courant devant la caserne Moncada lors la célébration du Jour de la Rébellion nationale 2015.

Viva Cuba ! Viva Fidel ! Viva Raúl !
Il faut mettre fin au Blocus ! Guantanamo doit être restituée à Cuba !

Célébrations du Jour de la Moncada au Canada

Pour exprimer leur appréciation de la révolution cubaine et de tout ce qu'elle contribue au bien-être de l'humanité, des événements pour souligner le Jour de la Moncada ont eu lieu partout au pays, à Halifax, Montréal, Toronto et Vancouver.

Montréal



C'est au parc Villeray que les Montréalais ont célébré le Jour de la Moncada par un BBQ-collecte de fonds organisé par la Table de concertation de solidarité Québec-Cuba, le Comité citoyen et l'Association des Chiliens de Montréal. Dans leurs interventions, les organisateurs ont salué la libération des Cinq Cubains et le rétablissement des relations diplomatiques avec les États-Unis, et exprimé leur pleine confiance dans la volonté de Cuba d'aller de l'avant.

Toronto



Le Forum de Toronto sur Cuba a tenu une assemblée pour le Jour de la Moncada au Hall des Métallos sur le rue Cecil. Parmi les invités d'honneur présents, il y avait Susanna Malmierca Benítes, consule de la République de Cuba à Toronto ; Martha Pardo de Marquez, première consule générale de la République bolivarienne du Venezuela à Toronto et Aura Suárez deuxième consule générale ; et Spasoje Mili evi , consul de la République de Serbie à Toronto. À cet événement a été présentée une nouvelle vidéo, produite par Sabrina Johnson du Forum de Toronto sur Cuba, intitulée : « Hommage aux travailleurs internationalistes de la santé et de l'éducation de Cuba ». L'événement comprenait également des présentations de poésie, de danse, de musique et un hommage au regretté Eduardo Galleano.

Vancouver



À Vancouver, le BBQ du Jour de la Moncada a eu lieu au Trout Lake Park avec un spectacle de musique, des discours et de la danse salsa. L'événement était organisé par les Collectivités de Vancouver en solidarité avec Cuba.

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Les graines semées par ceux qui sont tombés
pour voir Cuba libre ont donné leur fruit:
cette Révolution invincible

LML publie ci-dessous l'allocution prononcée par José Ramón Machado Ventura, deuxième Secrétaire du Comité Central du Parti communiste de Cuba et vice-président du Conseil d'État et du Conseil des ministres lors de la commémoration du 62e anniversaire des assauts des casernes Moncada et Carlos Manuel de Céspedes le 26 juillet 1953 tenue le 26 juillet 2015, an 57 de la révolution, à Santiago de Cuba.

***

Camarade Raul,

Camarades de la Moncada et membres de l'expédition du yacht Granma

Santiagais et Santiagaises,

Compatriotes,

En un jour comme celui-ci, notre première pensée est destinée au leader historique de la Révolution cubaine, Fidel Castro Ruz (Applaudissements), dont la vie et l'oeuvre révolutionnaire sont étroitement liées à cette Ville-Héros.

Nous commémorons le 62e anniversaire de l'attaque des casernes Moncada et Carlos Manuel de Céspedes, alors que notre chère Santiago de Cuba fête son 500e anniversaire. Cette ville héroïque, scène d'une histoire longue et audacieuse, convoque à la fête et à la réflexion tous ceux qui sont nés en terre santiagaise, et dans tout autre lieu de notre patrie.

Les paroles prononcées hier par le camarade Eusebio Leal à l'Assemblée solennelle du Pouvoir populaire de cette ville sur les cinq siècles d'existence de Santiago de Cuba, me dispensent de donner des détails historiques.

Cependant, je ne peux manquer de vous exprimer toute mon émotion en rappelant qu'en ces lieux les aborigènes de Cuba firent face aux conquistadors espagnols et que, très tôt, les Africains lancèrent la rébellion des esclaves du cuivre dans les mines de Santiago del Prado. C'est pourquoi, ce n'est pas un hasard si l'une des communes de cette province porte le nom de Guama et si au Cobre s'élève un monument dédié à l'Esclave rebelle. Des aborigènes et des Africains ont amorcé dans ces terres orientales les traditions de révolte qui ont ensuite été reprises et multipliées par l'Armée de libération et plus tard par l'Armée rebelle.

Il n'est pas possible non plus de ne pas se souvenir que cette ville fut le berceau de beaucoup des protagonistes de notre histoire. Ici reposent les restes glorieux de Mariana Grajales, la mère des Maceo ; de Carlos Manuel de Céspedes, le Père de la Patrie ; de José Marti, l'auteur intellectuel des actions du 26 juillet 1953 ; d'un groupe nombreux de participants de l'attaque de la caserne Moncada et du soulèvement du 30 novembre ; de Frank Pais et d'une pléiade d'hommes et de femmes de différentes générations qui offrirent leur vie pour atteindre la liberté et l'indépendance de Cuba, pour défendre sa souveraineté et pour contribuer généreusement à l'émancipation d'autres peuples frères. Des patriotes et des combattants internationalistes reposent ensemble au cimetière Sainte Iphigénie.

La province de Santiago est liée à la mémoire de la digne Protestation de Baragua et avec le lieu d'où partit l'armée de libération, dirigée par le général Antonio Maceo, pour porter la guerre jusqu'aux confins de Pinar del Rio.

Une partie du 2e Front oriental Frank Pais et du 3e Front Docteur Mario Muñoz fut installée en ce lieu, qui fut le creuset d'innombrables actions révolutionnaires.

La mémoire historique ne doit pas être oubliée. En elle, selon Fidel, réside le soutien de nos valeurs, de notre idéologie et de notre conscience. Oeuvrons pour que les actuelles et futures générations de Cubains maintiennent vivant et pour toujours l'héritage glorieux et digne des grands Hommes de la Patrie, qui sont les paradigmes de la nation !

Ceux qui ont vu cette ville au lendemain du passage de l'ouragan Sandy et la voient aujourd'hui, doivent répéter les paroles du camarade Raul dans son allocution lors de la clôture de la dernière session de l'Assemblée nationale — et je cite : « Rien n'est impossible pour un peuple uni, comme le nôtre » —.

La volonté, l'énergie, la disposition et l'habileté des Santiagais et de leurs dirigeants pour faire face à la dévastation de Santiago de Cuba ne sont possibles que dans une Révolution comme la nôtre et dans cette île qui compte des amis dans le monde entier, comme le Venezuela et l'Équateur, ainsi que de nombreux autres pays qui, grâce à leur aide solidaire et désintéressée, ont contribué à la restauration extraordinaire de cette ville (Applaudissements). Au nom des Cubains, je renouvelle à tous notre éternelle reconnaissance pour un geste aussi noble.

Nous avons la conviction d'exprimer le sentiment de notre peuple, en transmettant en son nom, celui de la direction de notre Parti et spécialement de Fidel et de Raul, les félicitations les plus chaleureuses aux Santiagaises et aux Santiagais, aux dirigeants du Parti, du gouvernement et des organisations de masse et sociales de la province, sous la direction du camarade Lazaro Exposito (Applaudissements), dont il est juste de reconnaître le dévouement dans l'accomplissement de la mission qui lui a été confiée et sa contribution aux résultats atteints.

Santiago a démontré que, sans perdre son hospitalité, elle continue d'être rebelle et héroïque (Applaudissements). À cela il faut ajouter qu'elle ne peut pas non plus renoncer à être, comme Raul l'a demandé — et le camarade Lazaro vient de l'indiquer dans son allocution —, une ville chaque jour plus belle, hygiénique, ordonnée et disciplinée (Applaudissements).

Il y a à peine dix jours prenaient fin la 5e Période ordinaire de sessions de la 8e Législature de l'Assemblée nationale du Pouvoir populaire et le 11e Plénum du Comité central du Parti, où ont été abordés des points essentiels de notre travail, des problèmes et des difficultés auxquels nous faisons face avec la volonté affirmée de les résoudre.

Dans ses paroles devant l'Assemblée nationale du Pouvoir populaire, le général d'armée Raul Castro Ruz, a fait une brève analyse de la politique extérieure de notre Révolution au cours de cette année. À ce qui précède, je dois seulement ajouter que le 20 juillet dernier, avec le rétablissement des relations diplomatiques entre Cuba et les États-Unis, a pris fin la première phase du processus amorcé le 17 décembre de l'année dernière. Un chemin long et complexe vers la normalisation des relations bilatérales commence maintenant qui inclut, entre autres aspects, la levée du blocus et la restitution de la base navale de Guantanamo (Applaudissements).

Il y a quelques jours, s'est conclu le 10e Congrès de l'Union des jeunes communistes, où se sont conjuguées expériences, méthodes et formes de travail qui sans doute perfectionneront la tâche de cette organisation et lui donneront un rôle plus important dans les principales tâches que réalise notre Révolution.

Nous nous trouvons à seulement neuf mois de la tenue du 7e Congrès du Parti, un événement qui nous permettra de faire le bilan de la mise en oeuvre des Orientations de la politique économique et sociale et des objectifs de la Première conférence nationale du Parti, et de prévoir sa tâche, en vue de poursuivre la construction de notre socialisme, prospère et durable.

Camarades,

Le 26 Juillet est devenu une date historique dans les annales de la lutte longue et héroïque de notre patrie pour sa liberté.

Et celle-ci est historique, non seulement pour les événements de cette journée, mais aussi parce que ces actions n'ont pas été vaines. Les graines semées par ceux qui sont tombés pour voir Cuba libre ont donné leur fruit : cette Révolution invincible.

C'est pourquoi, Cubains de toutes les générations, face à la mémoire de nos morts, soyons toujours loyaux envers la Patrie et envers la Révolution ! (Applaudissements.)

Que ce 500e anniversaire et ce 26 juillet servent de confirmation de l'esprit qui porta les premiers combattants, dirigés par le camarade Fidel, à prendre d'assaut cette forteresse, aujourd'hui devenue une école, comme ratification de la volonté d'émancipation qui a accompagné les combattants et le peuple durant ces 62 années !

Gloire éternelle aux héros et aux martyrs du 26 Juillet !

Vive la Révolution !
Vive Fidel !
Vive Raul !
Vive Cuba libre !
Nous vaincrons !

(Version sténographiée du Conseil d'État, traduction Granma International. Photos : Granma, Trabajadores)

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Un gala artistique et culturel célèbre les 500 ans de Santiago de Cuba


Le 24 juillet, Santiago de Cuba a marqué le 500e anniversaire de sa fondation avec un gala festif intitulé « Santiago de Cuba, 500 années d'histoire et de culture ». La célébration de l'anniversaire s'est tenue dans le cadre du 62e anniversaire de l'attaque contre les casernes de Moncada à Santiago de Cuba.

Le deuxième secrétaire du Comité central du Parti communiste de Cuba et vice-président du conseil d'État, José Ramón Machado Ventura, et le premier vice-président de Cuba Miguel Diaz-Canel ont présidé le gala artistique et culturel tenu où les résidents de Santiago de Cuba sont venus célébrer son demi-millénaire. Le gala soulignait les moments historiques importants qui ont contribué à la victoire de la révolution le 1er janvier 1959.

Les festivités qui se sont tenues au parc Cespedes, situé en plein centre de la ville, ont été diffusées en direct sur Cubavisión, Cubavisión International et Radio Progreso.

Mis à part le prestigieux pianiste Frank Fernández, qui a rendu hommage à Vilma Espin, et le poète renommé Waldo Leyva, qui a récité son poème « Pour une définition de la ville » en hommage à Santiago, les autres 265 artistes participants étaient des résidents de la ville. Fátima Patterson et les choeurs Orfeón Santiago et Madrigalista, le ballet Folklórico de Oriente y Kokoyé, la compagnie de ballet de Santiago, Los Tambores de Enrique Bonne, Tumba Francesa La Caridad de Oriente, Típica Tradicional, les acteurs Agustín Salas, Ana Gloria Bouduén, María Antonio Fong, Sulema Iglesias et la jeune Claudia Rodríguez ont tous participé au gala avec d'autres talents locaux.

Le gala a réuni quelque 4000 personnes. Du parc Cespedes, tous se sont déplacés vers la nouvelle promenade pour y assister à un feu d'artifices, le plus grand jamais tenu à Cuba semble-t-il, et pour porter un toast au progrès de la ville.

Le matin suivant, une session formelle de l'assemblée municipale du pouvoir populaire a aussi eu lieu pour marquer l'anniversaire.

(Photos : CubaDebate)

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Le monde rend hommage au
comandante Hugo Chávez

Le 28 juillet 2015, le 61e anniversaire de la naissance du président vénézuélien Hugo Chávez a été commémoré dans plusieurs régions du monde.

À la Cuartel de la Montaña (la caserne de montagne), où se trouve le tombeau du chef de la révolution bolivarienne, un très grand nombre de Vénézuéliens lui ont rendu hommage, selon les rapports de Prensa Latina. L'événement était présidé par le président de l'Assemblée nationale, Diosdado Cabello, qui a parlé de la personnalité remarquable et de l'héritage de Chávez.

Diosdado Cabello a réaffirmé que les révolutionnaires vénézuéliens continueront d'avancer sur la voie tracée par l'ancien président de l'indépendance et de la souveraineté complètes.

L'analyste politique et récipiendaire du Prix national du journalisme, José Vicente Rangel, était également présent à la cérémonie et a fait l'éloge de Chavez, un leader naturel, avec un grand sens du devoir et des responsabilités. Il a également invité tous les participants à se rappeler les événements historiques qui l'ont défini comme un révolutionnaire, notamment le soulèvement du 4 février 1992 et son courage pendant le coup d'État contre son gouvernement le 11 avril 2002.

Le président équatorien, Rafael Correa, a évoqué la mémoire de son ami, le président Hugo Chavez, sur son compte Twitter où il a exprimé son affection pour le peuple du Venezuela et a rappelé la lutte de Chavez pour le développement de la nation sud-américaine.

Au Nicaragua, les médias sandinistes et les membres des mouvements de jeunesse ont commémoré le 61e anniversaire de la naissance de Chavez en déposant des couronnes de fleurs. « Nous commémorons le 61e anniversaire de la naissance de notre bien-aimé comandante éternel, ce géant des Amériques », a déclaré Erick Rios, coordonnateur de la jeunesse sandiniste.

La dépôt des couronnes a eu lieu après une brève cérémonie symbolique qui s'est tenue sur une place centrale de la capitale nicaraguayenne, qui porte le nom du président vénézuélien. Dans le cadre des commémorations de l'anniversaire de Chavez, des activités culturelles et sportives ont eu lieu en coordination avec l'ambassade du Venezuela dans ce pays d'Amérique centrale.

Lors d'un autre hommage, l'ambassade du Venezuela en Pologne a commémoré la naissance du libertador Simon Bolivar et du comandante Hugo Chavez avec un éventail d'activités qui a débuté le 25 juillet au Palais Dernalowiczow dans la ville de Minsk Mazowiecki.

La mission diplomatique du Venezuela en Chine a commémoré cette date par un événement du nom de « Sembrando Amor » (Semer l'amour), une initiative mondiale promue par le Venezuela, qui, selon Prensa Latina, a également lieu en Égypte et dans d'autres pays.

En Uruguay, un séminaire intitulé « La pensée de Hugo Chavez » portant sur son idéologie politique a eu lieu.

Une cérémonie rituelle autochtone aymara s'est déroulée à l'ambassade du Venezuela en Bolivie où d'autres hommages ont été rendus à Hugo Chavez, notamment l'inauguration d'une exposition photographique sur sa rencontre avec le président Evo Morales et sa visite de diverses régions de la Bolivie.

Le comandante, fils d'enseignants ruraux et le deuxième de sept frères, est né le 28 juillet 1954 à Sabaneta, une ville de Barinas, dans les plaines de l'Ouest vénézuélien.

(Granma)

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La RPDC demande que les États-Unis signent un traité de paix pour mettre fin à la guerre de Corée!

Le 27 juillet 2015 est le 62e anniversaire de la signature de la Convention d'armistice de la Corée (CAC) entre la République populaire démocratique de Corée (RPDC) et les États-Unis, convention qui signalait la fin des hostilités de la guerre de Corée, mieux connue en RPDC sous le nom de Grande Guerre de libération de la patrie.

La guerre de Corée fut une guerre d'agression contre le peuple coréen. Les États-Unis se sont ingérés dans une guerre civile pour empêcher le peuple coréen d'établir son État unifié et indépendant durant la guerre froide et en vertu de sa stratégie de « contenir le communisme ». Au cours de la guerre de Corée, les États-Unis se sont livrés à des bombardements massifs. Ils ont tué des centaines de milliers de civils dans le nord et dans le sud de la Corée et ont mené une guerre bactériologique et chimique et largué des bombes sur des villes et des infrastructures au nord du 38e parallèle afin de forcer la RPDC à se soumettre. Des civils ont été enterrés vivants, démembrés, brûlés vif ou noyés. On estime que 4,6 millions de Coréens, la plupart des civils, ont péri.

Mais les Coréens de la RPDC, regroupés sous la direction du Parti du travail de Corée, furent mobilisés en appui à l'Armée populaire de Corée (APC) sous la direction de Kim Il Sung, fondateur et dirigeant de la RPDC. Après trois ans de combats, ils ont vaincu les troupes américaines, avec l'aide de l'Armée populaire des volontaires chinois venue prêter main forte au peuple coréen lorsque les forces américaines se sont approchées de la frontière entre la Corée et la Chine.

Les pourparlers menant à l'armistice ont débuté le 10 juillet 1951, et au cours des deux années de négociations les États-Unis ont eu recours à toutes sortes de tactiques dilatoires dans l'espoir de mener à terme une victoire strictement militaire. Ils ont continuellement refusé de se soumettre aux termes de la Convention de Genève pour ce qui est du rapatriement des prisonniers et ont repris les combats alors même que les pourparlers se déroulaient. En bout de ligne, cependant, les États-Unis ont été forcés de signer la Convention d'armistice. La pilule a été dure à avaler pour les États-Unis, eux qui subissaient pour la première fois au XXe siècle la défaite aux mains d'un petit pays asiatique.

Depuis ce temps, mus par un esprit de vengeance et par le souci de leurs intérêts géopolitiques, les États-Unis ont refusé de signer le Traité de paix qui visait à mettre fin à la guerre de Corée en vertu des conditions de l'accord d'armistice malgré les nombreuses invitations lancées par la RPDC. Les États-Unis ont refusé de respecter l'article 60 de la Convention qui déclare :

« Afin d'assurer le règlement pacifique de la question coréenne, les Commandants des forces des deux parties recommandent par les présentes aux Gouvernements des pays et des deux parties intéressées que, dans un délai de trois (3) mois après la signature et l'entrée en vigueur de la Convention d'armistice, les représentants désignés respectivement par les deux parties se réunissent en une conférence politique organisée sur un plan supérieur en vue de résoudre, par voie de négociation, la question du retrait de Corée de toutes les forces armées étrangères, le règlement pacifique de la question coréenne, etc. »

Depuis le 27 juillet 1953, les États-Unis ont au contraire tout fait pour maintenir leur présence militaire en Corée et pour alimenter la guerre de Corée par d'autres moyens. Le 1er octobre 1953, ils ont conclu un traité de Défense réciproque avec la Corée du Sud qui a depuis ce temps été la plateforme de la présence militaire continue des États-Unis en Corée du Sud, présence à laquelle s'oppose la vaste majorité des Coréens. C'est aussi à partir de ce traité que les États-Unis et les forces de la Corée du Sud mènent chaque année leurs exercices militaires conjoints — Key Resolve/Foal Eagle et autres — qui visent ouvertement à envahir la RPDC et à imposer un changement de régime à ce pays indépendant et socialiste. Les États-Unis ont aussi mis en place des sanctions économiques et politiques injustes contre la RPDC et se sont livrés à un acte hostile après l'autre, y compris au sein de l'ONU en invoquant de fausses « violations des droits humains » en RPDC afin de justifier l'agression.

Aujourd'hui, les États-Unis continuent de construire des bases militaires en Corée du Sud malgré l'opposition du peuple coréen et des pays avoisinants. Aussi, sous la férule des États-Unis, le gouvernement impopulaire de Park Guen-hye en Corée du Sud achète et s'approvisionne en armes de toutes sortes et « met à jour » ses forces militaires sous prétexte d'un danger d'« agression venant du Nord ». Selon un récent article de la United Press International en février de cette année, le régime de Corée du Sud s'est récemment procuré 40 aéronefs de combat F-15 de Lockheed Martin et améliore son système de défense anti-missile en se procurant des missiles d'interception PAC-3. Des milliards de dollars supplémentaires ont été dépensés pour se procurer des « chars d'assaut et des frégates de la marine et pour développer de meilleurs systèmes de surveillance, y compris un approvisionnement en drones téléguidés et le lancement de satellites d'espionnage ».

Aujourd'hui, l'objectif des États-Unis est le même qu'à cette époque, c'est-à-dire occuper en entier la péninsule coréenne pour s'en servir comme tremplin pour dominer l'Asie et ensuite le monde. La justification mise de l'avant par les États-Unis pour agir ainsi est on ne peut plus fallacieuse. Les tentatives répétées des États-Unis d'établir leur domination de la région — l'occupation de la péninsule coréenne avec près de 30 000 soldats et des bases militaires, les efforts sans relâche pour saborder le mouvement pour la réunification et sa mise en place d'un régime fantoche après l'autre dans le sud — n'ont pas réussi à réduire au silence les 70 millions de Coréens qui exigent d'une seule voix la réunification pacifique et indépendante de leur patrie, libre de l'ingérence impérialiste des États-Unis.

Le rôle criminel des impérialistes en Corée, de 1945 à aujourd'hui, a été maintes fois exposé et la lutte résolue du peuple coréen pour la paix et la justice, l'indépendance et la réunification est devenue un modèle pour les peuples du monde.

Aujourd'hui, la principale revendication du peuple coréen et des peuples épris de paix et de justice dans le monde est que les États-Unis signent un traité de paix avec la RPDC en remplacement de la Convention et pour mettre fin à la guerre de Corée. Il s'agirait d'un premier pas vers la stabilisation de la situation politique dans la péninsule et cela contribuerait à désamorcer les tensions qui pourraient à tout moment provoquer une guerre nucléaire qui pourrait à son tour enflammer le monde entier. En 2013, le gouvernement de la RPDC a déclaré qu'en raison de l'intransigeance et de la perfidie des États-Unis et de son refus de mettre fin aux exercices de guerre annuels avec la Corée du Sud, il est arrivé à la conclusion que la Convention est « lettre morte ».

Les Canadiens doivent tenir les États-Unis responsables de leurs crimes dans la péninsule coréenne avant, pendant et depuis la guerre coréenne et exiger que ceux-ci signent un traité de paix avec la RPDC qui mettrait fin à la guerre de Corée. Le Canada pourrait ainsi contribuer à éviter que n'éclate une nouvelle guerre coréenne.

Les Canadiens peuvent contribuer de façon positive à garantir la paix en exigeant que le Canada soutienne la paix dans la péninsule coréenne et en défaisant le gouvernement anticommuniste et anti-RPDC de Stephen Harper aux élections fédérales. Ils doivent exiger que le prochain gouvernement canadien s'engage sincèrement à développer avec la RPDC des relations pacifiques à avantage réciproque. Cela réglerait une fois pour toutes la question des relations diplomatiques avec la RPDC qui avaient débuté en 2001 mais que les gouvernements successifs, en particulier celui de Harper, ont sabordées. Le prochain gouvernement du Canada doit également soutenir l'effort des Coréens pour réunifier leur pays divisé, ce qui contribuerait à la paix dans la péninsule coréenne et à la paix mondiale.

Troupes étasuniennes, hors de Corée !
Les États-Unis doivent signer un traité de paix avec la RPDC maintenant !

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