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À New York, des centaines d'anciens combattants de la Grande Guerre patriotique et du siège de Leningrad et d'anciens prisonniers des camps de concentration nazis ont participé le 9 mai à un défilé du Jour de la Victoire. Beaucoup sont venus avec leurs familles de quatre et même cinq générations. Les gens ont chaleureusement salué les anciens combattants, les ont félicités lors de la fête du 70e anniversaire de la victoire et leur ont donné des fleurs. À Los Angeles, une cérémonie solennelle de dépôt de gerbes a eu lieu au Monument des soldats soviétiques dans le parc de Plummer. Ce mémorial a été érigé par l'Association des anciens combattants de la Deuxième Guerre mondiale et la municipalité du District de West Hollywood. Le Mémorial de Los Angeles est le seul monument aux États-Unis dédié aux soldats soviétiques tombés dans la Grande Guerre Patriotique. Après la cérémonie, une réception a eu lieu à l'hôtel de ville de West Hollywood. (www.may9.ru) Se souvenir de l'histoire veut dire ouvrir l'avenir; oublier l'histoire veut dire commettre une trahison![]() Le 9 mai, Jour de la Victoire dans la guerre mondiale contre le fascisme, à l'invitation du président Vladimir Poutine de Russie, je me rendrai en Russie et participerai aux célébrations de Moscou consacrées au 70e anniversaire de la victoire de la Grande Guerre patriotique. Ce jour sacré, je célébrerai avec le peuple russe et le monde entier. Tous se souviennent que les guerres d'agression commencées par les fascistes et les militaristes ont causé des dommages sans précédent et infligé des souffrances indicibles aux peuples de Chine, de Russie et des pays d'Europe, en Asie et ailleurs dans le monde. À la lutte sans merci entre la justice et le mal, la lumière et les ténèbres, la liberté et l'esclavage, se sont joints les peuples de la Chine, de la Russie et de plus de cinquante autres pays, ainsi que tous les autres peuples épris de paix du monde, qui unis ont formé un large front antifasciste et anti-militariste international. Toutes ces nations ont livré des batailles sanglantes contre l'ennemi et finalement vaincu les agresseurs les plus mortels et les plus brutaux apportant la paix au monde. Je me souviens que j'ai déposé une gerbe sur la Tombe du soldat inconnu près du mur du Kremlin, quand en mars 2013 j'ai visité la Russie pour la première fois lors d'une visite d'État. Cette tombe est ornée d'une sculpture représentant un casque de soldat posé sur un drapeau rouge et y brûle la flamme éternelle symbolisant la vie et le courage inébranlable de nos héros tombés au combat. « Ton nom est inconnu, ton exploit est immortel ». Ils ne seront jamais oubliés par le peuple russe, par le peuple chinois et par les autres peuples. La Chine a été le théâtre principal des opérations militaires en Asie pendant la Deuxième Guerre mondiale. Le peuple chinois s'est dressé avant tout autre dans la lutte contre les militaristes japonais, a mené la plus longue guerre, a combattu dans les conditions plus difficiles et, comme la Russie, a subi les pertes les plus considérables. L'armée et le peuple chinois se sont battus avec courage et sans relâche et ont bloqué et détruit de nombreux contingents des agresseurs japonais. Au prix d'un énorme sacrifice national, la vie de plus de 35 millions de personnes, une grande victoire a finalement été remportée et une énorme contribution a été faite à la victoire de la lutte mondiale contre le fascisme. Les exploits du peuple chinois dans la guerre contre les militaristes, tout comme les exploits du peuple russe, sont immortalisés dans l'histoire et ne mourront jamais. Les peuples chinois et russes se sont soutenus mutuellement et se sont entraidés ; ils étaient des frères d'armes dans la guerre contre le fascisme et le militarisme et ont bâti une amitié réciproque forgée dans le sang et la vie. Dans les temps les plus difficiles de la Grande Guerre patriotique, beaucoup des meilleurs fils et filles du peuple chinois ont rejoint avec détermination la lutte contre le fascisme allemand. Mao Anying, le fils aîné du président Mao Zedong, a combattu dans de nombreuses batailles jusqu'à la prise de Berlin comme un dirigeant politique d'une compagnie de chars du 1er front biélorusse. Le pilote de chasse chinois Tang Duo, comme commandant en second d'une escadrille de chasse de l'armée soviétique, se distingua dans les combats aériens contre les forces fascistes. Les enfants de dirigeants du Parti communiste chinois et de héros de la révolution chinoise morts au combat qui étudiaient à l'internat international d'Ivanovo, malgré qu'ils n'étaient encore que des enfants, ont creusé des tranchées, préparé des cocktails Molotov, préparé de la nourriture et des vêtements pour les combattants, abattu des arbres, récolté des pommes de terre et soigné les blessés dans les hôpitaux. En plus de cela, beaucoup d'entre eux ont donné régulièrement du sang pour les soldats au front,30 ml une fois par mois. La journaliste chinoise Hu Jibang, petite et frêle, a passé toute la guerre du premier au dernier jour, sous les balles et les bombes, à écrire sur la résilience et le courage des peuples de l'Union soviétique, sur la cruauté barbare des hordes fascistes et la joie des soldats russes et des gens dans leurs moments de triomphe. Par ses écrits, elle a encouragé les armées et les peuples des deux pays, élevé leur volonté de se battre jusqu'au bout, jusqu'à la victoire finale. Aux côtés de ces héros, il y a de nombreux autres représentants du peuple chinois qui, demeurant des soldats inconnus, ont contribué à la Grande guerre patriotique. Le peuple russe a donné au peuple chinois un précieux soutien politique et moral dans sa guerre contre les envahisseurs japonais. Cela inclut les grands convois d'armes et de matériel de guerre. Plus de 2 000 pilotes de chasse soviétiques ont rejoint l'Armée de l'air chinoise et participé aux combats aériens au-dessus de la Chine. Plus de 200 d'entre eux sont morts dans les combats en sol chinois. Dans la phase finale de la guerre, les soldats de l'Armée rouge de l'Union soviétique ont été envoyés vers la Chine du nord-est. Aux côtés de l'armée chinoise et du peuple chinois, ils ont combattu les militaristes japonais et contribué énormément à la victoire finale de la Chine. Les Chinois se souviendront toujours des Russes, tant les soldats que les civils, qui ont donné leur vie pour l'indépendance et la libération de la nation chinoise. Le célèbre historien russe, Vassili Klioutchevski, a dit que si on oublie l'histoire, notre âme peut se perdre dans les ténèbres. Oublier l'histoire veut dire commettre une trahison. Les peuples chinois et russes sont prêts, ainsi que toutes les nations et les peuples épris de paix et avec la plus grande détermination et fermeté à combattre toute action ou toutes tentatives de nier, de falsifier et de réécrire l'histoire de la Deuxième Guerre mondiale. Cette année, la Chine et la Russie tiendront une série d'événements pour marquer le 70e anniversaire de la victoire dans la Deuxième Guerre mondiale. Il y aura aussi de nombreuses autres activités organisées par les Nations unies et les organisations internationales et régionales. Le but de ces événements et de ces célébrations est de montrer notre détermination à défendre les résultats de la Deuxième Guerre mondiale, de protéger la justice et l'égalité internationale et de rappeler à nos contemporains qu'il est nécessaire de préserver et de protéger la paix qui a été remportée par l'humanité au prix d'énormes sacrifices. Les graves leçons de la guerre nous laissent comprendre que la vie de l'humanité ne se conforme pas à la loi de la jungle ; que la politique mondiale doit être diamétralement à l'opposé de la politique belliciste et hégémonique ; que le développement ne peut pas être basé sur le principe « le vainqueur prend tout » et de jeux de somme nulle. Oui à la paix, non à la guerre ; oui à la coopération, non à la confrontation ; l'avantage réciproque doit être honoré et les résultats de somme nulle rejetés : c'est cela qui constitue la base immuable et l'essence de la paix,du progrès et du développement de la société humaine. Ajourd'hui, d'excellentes opportunités s'offrent à l'humanité pour réaliser nos objectifs : la paix, le développement et la formation d'un système de relations internationales solidement ancré dans l'esprit de coopération et d'avantage réciproque. « La force réside dans l'unité, tandis que l'auto-isolement provoque l'affaiblissement. » ![]() Unité de la garde d'honneur de l'Armée populaire de libération de Chine à la parade du Jour de la Victoire, Moscou, 9 mai 2015 La politique étrangère de tout pays doit être axée sur la coopération et le principe d'avantage mutuel. Nous devons conjuguer nos intérêts avec les intérêts communs de tous les pays et étendre les zones où nos intérêts coïncident, élaborer et mettre en place une nouvelle conception de l'avantage multilatéral et réciproque, pour être toujours prêt à tendre une main secourable à l'autre dans les moments difficiles, travailler ensemble pour défendre les droits, les intérêts et les responsabilités et collaborer ensemble pour résoudre les problèmes mondiaux comme le changement climatique, la sécurité énergétique, la cybersécurité, les catastrophes nationales et ainsi de suite de plus. Bref, nous vivons ensemble sur notre planète terre, la patrie de toute l'humanité. Le peuple chinois et le peuple russe sont deux grands peuples. Dans les années de chagrin et de misère, notre camaraderie indestructible a été cimentée par le sang. Les peuples chinois et russes sont prêts à défendre la paix épaule contre épaule, à promouvoir le développement et à apporter sa contribution à la cause d'une paix durable sur la planète et au progrès de l'ensemble de l'humanité (Russia Insider, 10 mai 2015. Photos : Xinhua. Traduction : LML.) Notre droit à être marxistes-léninistes![]() Commémoration du 70e anniversaire de la victoire de la Grande Guerre patriotique à La Havane, Cuba, le 9 mai 2015 À l'occasion de la commémoration du 70e anniversaire de la Grande Guerre patriotique, le leader de la Révolution cubaine a exprimé sa profonde admiration pour l'héroïque peuple soviétique qui a rendu un service colossal à l'humanité. * * * Après-demain 9 mai, nous commémorerons le 70e anniversaire de la Grande Guerre patriotique. Étant donné le décalage horaire, au moment où j'écris ces lignes les soldats et officiers de l'Armée de la Fédération de Russie, pleins de fierté, effectueront leur répétition sur la Place Rouge de Moscou, du pas rapide et martial qui les caractérise. Lénine fut un génial stratège révolutionnaire qui n'hésita pas à assumer les idées de Marx et de les mettre en pratique dans un pays immense et en partie industrialisé, dont le parti prolétaire devint le plus radical et le plus audacieux de la planète à la suite de la plus grande tuerie que le capitalisme avait perpétrée dans le monde où, pour la première fois les tanks, les armes automatiques, l'aviation et les gaz asphyxiants firent leur apparition dans les guerres, et un célèbre canon capable de lancer un lourd projectile à plus de 100 kilomètres fut même employé dans ce conflit sanglant. De ce massacre émergea la Ligue des Nations, une institution qui était censée préserver la paix et qui ne parvint même pas à éviter la progression accélérée du colonialisme en Afrique, dans une grande partie de l'Asie, l'Océanie, la Caraïbe, le Canada, et d'un néocolonialisme grossier en Amérique latine. À peine 20 ans plus tard, une autre épouvantable guerre mondiale éclata en Europe, avec comme prélude la Guerre civile espagnole, commencée en 1936. Après la défaite écrasante des troupes nazies, les pays ont placé leurs espoirs dans l'Organisation des Nations Unies, qui s'efforce de construire la coopération qui mettra fin aux agressions et aux guerres, où les pays pourront préserver la paix, le développement et la coopération pacifique de tous les États, grands et petits, riches ou pauvres de la planète. Des millions de scientifiques pourraient, entre autres missions, augmenter les possibilités de survie de l'espère humaine, déjà menacée par la pénurie d'eau et d'aliments pour des milliards de personnes dans un bref laps de temps. Nous sommes déjà 7,3 milliards d'habitants sur la planète. En 1800, nous n'étions que 978 millions ; ce chiffre s'est élevé à 6,07 milliards en l'an 2000, et en 2050, selon des calculs conservateurs, la population mondiale atteindra les 10 milliards d'habitants. Bien entendu, c'est à peine si l'on parle des bateaux bondés d'immigrants, contraints d'emprunter n'importe quel objet flottant, un fleuve d'immigrants africains, en provenance du continent colonisé par les Européens pendant des centaines d'années. Il y a 23 ans, lors d'une Conférence des Nations Unies sur l'environnement et le développement, j'ai affirmé : « Une importante espèce biologique court le risque de disparaître à cause de la liquidation progressive et rapide de ses conditions de vie naturelles : l'Homme. » J'ignorais à l'époque combien nous étions près de ce moment. À l'occasion de la commémoration du 70e anniversaire de la Grande guerre Patrie, j'aimerais exprimer ma profonde admiration pour l'héroïque peuple soviétique qui a rendu un service colossal à l'Humanité. Aujourd'hui, l'alliance solide entre les peuples de la Fédération de Russie et l'État au développement économique le plus rapide du monde est possible : la République populaire de Chine. Grâce à leur étroite coopération, à leur science avancée et à leurs puissantes armées et leurs soldats valeureux, ces deux pays constituent un puissant bouclier de la paix et de la sécurité mondiale pour que la vie de notre espèce puisse être préservée. La santé physique et mentale, et l'esprit de solidarité sont des normes qui doivent prévaloir. Autrement, le destin de l'être humain, tel que nous le connaissons, se perdra pour toujours. Les 27 millions de Soviétiques, morts dans la Grande guerre Patrie, ont aussi donné leur vie pour l'Humanité et pour le droit à penser et à être socialistes, à être marxistes-léninistes, à être communistes et à sortir de la préhistoire.
Fidel Castro Ruz (Granma International) Appui aux combattants antifascistes en Ukraine Un forum de solidarité internationale avec
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Les personnes présentes à la conférence du 15 mai du docteur José de Jesus Portilla Garcia ont été littéralement renversées lorsqu'il a parlé du rôle des médecins cubains dans la lutte contre l'ébola. Le docteur Portilla a fait son exposé devant une salle comble à la librairie A Different Booklist. Sa tournée dans diverses villes canadiennes contribuera sûrement à sensibiliser les gens à l'ampleur sans précédent de la solidarité internationaliste de Cuba avec les peuples d'Afrique. C'est Cuba qui, sans hésitation, a fait parvenir la plus grande équipe médicale composée de plus de 250 médecins et d'autre personnel médical en Guinée, au Libéria et en Sierra Leone, alors que les grandes puissances ont envoyé des soldats plutôt que de l'aide médicale. La tournée de conférences est organisée par le Réseau canadien sur Cuba (RCC).
Elizabeth Hill, co-présidente du RCC, a présenté l'orateur, soulignant sa carrière prestigieuse en tant que chirurgien, professeur d'université et chef du département de la Santé dans la province de la Havane. Le docteur Portilla a aussi participé à de nombreuses missions médicales cubaines en Afrique, dont celles dans l'ancienne république du Congo et en Angola.
Le docteur Portilla a tracé les grandes lignes du développement du système de santé cubain depuis la Révolution cubaine en 1959 et mis en relief les divers indicateurs de progrès dans ce domaine, tels l'importante baisse de mortalité infantile, de 69 pour 1000 naissances en 1959 à 4,2 pour 1000 naissances en 2014. Il a expliqué comment s'est développé le système de santé cubain centré sur l'humain en dépit du blocus imposé par les États-Unis. À Cuba, le principe que les soins de santé sont un droit humain est enchâssé dans la constitution et garanti par l'État. Il a fait valoir que depuis 1960, en dépit de sa situation de pauvreté, Cuba a offert de l'aide médicale à d'autres pays en Afrique, en Asie, en Amérique latine et aux Caraïbes, grâce à son esprit internationaliste. Le docteur Portilla a dit qu'il en était très fier.
Il a ensuite parlé du rôle qu'a joué Cuba face à la crise de l'ébola en 2014 en Afrique occidentale. Lorsque la crise a éclaté, a-t-il rappelé, les États-Unis et d'autres pays occidentaux semblaient peu enclins à offrir rapidement de l'aide. Le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, et la directrice de l'Organisation mondiale de la Santé, le docteur Margaret Chan, se sont immédiatement tournés vers Cuba, confiants qu'ils pouvaient compter sur les Cubains.
Grâce à l'intervention de Cuba et de son travail en collaboration avec le personnel médical d'autres pays de même qu'avec les travailleurs de la santé locaux, il a réussi à faire chuter le taux de mortalité de l'ébola de 80 % à près de 20 %, exposant la désinformation propagée par les médias monopolisés à l'effet qu'il était impossible de contenir le fléau de l'ébola. Aussi, a expliqué le docteur Portilla, les Cubains ont initié un programme de formation intensive visant à partager avec le personnel médical des pays affectés où ils avaient travaillé, et avec les professionnels en médecine à Cuba et en Amérique latine, ce qu'ils avaient appris en menant ce travail en Afrique occidentale.
C'est cela que le docteur Portilla veut partager lors de sa tournée pancanadienne. Dans la discussion qui a suivi, les participants à la conférence ont exprimé leur respect et leur admiration les plus profonds pour le rôle crucial de Cuba à stabiliser la crise de l'ébola en Afrique occidentale et pour son niveau élevé de responsabilité sociale et l'esprit internationaliste qu'il démontre en menant toujours ces missions de façon désintéressée. C'est un exemple qui a de riches enseignements pour tout le monde, a dit un participant.
Suite à la discussion, les participants sont
allés saluer le docteur Portilla, lui souhaiter la bienvenue et
le féliciter, lui souhaitant le meilleur des succès dans
sa tournée.


Le 30 avril, l'Association d'amitié Outaouais-Cuba et l'Association générale des étudiantes et étudiants du CEGEP de l'Outaouais ont tenu une discussion enthousiaste sur les 70 ans de relations diplomatiques entre Cuba et le Canada à laquelle plusieurs personnes ont participé.
L'invité principal était Son Excellence Julio Garmendia Pena, l'ambassadeur de la république de Cuba au Canada. L'ambassadeur a parlé des relations économiques et diplomatiques qui existent depuis longtemps entre Cuba et le Canada, qui comprennent des investissements et des projets conjoints de coopération et d'échanges académiques très fructueux entre les deux pays. Un autre aspect non négligeable de l'amitié entre les deux pays est le niveau élevé de tourisme canadien à Cuba qui s'avère une expérience des plus positive.
L'ambassadeur Garmendia a aussi parlé du modèle économique en développement à Cuba et des importants changements qui s'opèrent dans l'économie et la société cubaines depuis 2008, année du début du processus de consultation de masse par lequel tous les secteurs et niveaux de la société ont contribué à trouver des solutions aux problèmes devant être surmontés à Cuba. Il a donné plusieurs exemples des progrès qui ont été faits dans divers secteurs en dépit du blocus économique étasunien qui perdure toujours. Il a aussi parlé des récents efforts de Cuba sur le front international dans la lutte contre l'épidémie d'ébola en Afrique. Les participants ont chaleureusement applaudi le dévouement et les contributions humanitaires désintéressées du peuple cubain partout où frappent de telles tragédies.
L'ambassadeur a fait une mise à jour des développements récents dans les discussions entreprises depuis que les États-Unis et Cuba ont annoncé, le 17 décembre 2014, leur intention de rétablir des relations diplomatiques. L'ambassadeur Garmendia a expliqué qu'il reste plusieurs questions complexes à régler, la plus importante étant le blocus. Parmi les autres questions à régler, il y a le retrait de Cuba de la liste d'États appuyant le terrorisme ainsi que la possibilité pour Cuba d'avoir accès au système bancaire international, lequel lui est présentement bloqué par les États-Unis. En dépit des nombreux problèmes à résoudre, les discussions sont sur la bonne voie, a-t-il dit. L'ambassadeur a affirmé que, quelle que soit l'issue des négociations avec les États-Unis, le gouvernement et le peuple cubains n'abandonneront jamais leur projet d'édification nationale.
La présentation a été suivie d'une période de questions-réponses. Les participants ont exprimé leur grande appréciation à l'ambassadeur cubain pour cette discussion intéressante.
S'adressant aux journalistes le 12 mai, le président Cubain Raúl Castro a confirmé que dès que les États-Unis retireront Cuba de leur liste d'États soutenant le terrorisme, les deux gouvernements désigneront et échangeront des ambassadeurs. Le président Américain Barack Obama a annoncé en avril que Cuba serait retiré de la liste, à quoi a suivi une période d'attente de 45 jours qui prend fin le 29 mai. C'est le plus récent développement dans le processus de restauration des relations diplomatiques entre les deux pays qui a débuté en décembre 2014.
Le président Castro a réitéré ses préoccupations au sujet du processus de rétablissement des relations avec les États-Unis à la lumière d'activités « illégales » menées par des diplomates Américains à Cuba. Les États-Unis ont établi depuis longtemps la pratique d'utiliser la section des intérêts américains et ses diplomates à Cuba pour fournir un appui et des ressources à des individus et groupes de l'opposition, dont plusieurs sont financés par les États-Unis par le biais de la Fondation nationale pour la démocratie et de l'Agence des États-Unis pour le développement international.
Le dirigeant Cubain a aussi réitéré que les États-Unis doivent cesser entièrement leur blocus économique et rendre la baie de Guantanamo avant que les relations ne soient restaurées.
(TeleSUR)
Le retrait de la liste n'implique pas un changement au blocus économique, commercial et financier qui est exercé contre notre pays.
Le 14 avril, le
président Barack Obama a
avisé le Congrès des États-Unis de sa
décision de retirer Cuba de la liste des États soutenant
le terrorisme. À partir de ce moment, le gouvernement doit
laisser 45 jours s'écouler, pour permettre au Congrès et
au public d'émettre leurs commentaires avant que le retrait de
Cuba de la liste n'entre en
vigueur.
Il y a deux semaines, Ileana Ros-Lehtinen, une républicaine de Floride membre d'origine cubaine du Congrès, a présenté un projet de loi à la Chambre des représentants visant à renverser la décision du président. Ses efforts ont connu un échec lamentable et elle a dû retirer son projet de loi. Ce faisant, elle a faussement prétendu qu'il n'existait pas de mécanismes législatifs permettant d'en appeler du retrait de Cuba de la liste, ce qui est faux, puisque le Congrès possède les mécanismes nécessaires pour maintenir le statut d'un pays comme État soutenant le terrorisme.
Le fait est que ce membre anti-cubain du Congrès n'a pas réussi à gagner l'appui nécessaire à son projet de loi, même au sein des membres du Parti républicain et même si celui-ci est majoritaire dans les deux chambres du Congrès. S'il avait été adopté, ce projet de loi aurait rendu caduque la décision d'Obama et aurait survécu à un véto présidentiel.
Une fois écoulés les 45 jours fixés par la loi, soit le 29 mai, l'inclusion de Cuba sur la liste d'États terroristes prendra fin.
Il s'agit là d'un acte de justice historique envers le peuple cubain.
Depuis 33 ans et sans justification aucune, le gouvernement étasunien lie notre pays à cette liste ignoble sur laquelle il n'aurait jamais dû se retrouver, puisque Cuba lui-même a été victime de centaines d'actes terroristes qui ont tué 3 478 personnes et blessé 2 099 citoyens cubains. Cuba a toujours condamné le terrorisme sous toutes ses formes et toutes ses manifestations, ainsi que toute action visant à encourager, appuyer, financer et cacher de tels actes. Comme preuve de son engagement international, l'État cubain a ratifié toutes les conventions et protocoles des Nations unies visant à combattre le terrorisme.
Sur le plan légal, une des conséquences positives pour Cuba de la décision présidentielle est la fin des fausses réclamations contre le gouvernement cubain déposées par des individus peu scrupuleux. Ceux-ci, protégés par les lois anti-terroristes étasuniennes et bénéficiant de la complicité des tribunaux, surtout à Miami, ont obtenu des dédommagements les autorisant à saisir, aux États-Unis, des avoirs gelés d'entités étatiques cubaines en vertu de la désignation de Cuba en tant qu'État appuyant le terrorisme.
Cependant, le retrait de Cuba de cette liste ne change rien au blocus économique, commercial et financier contre lui. La raison en est que la plupart des lois et règlements à l'origine de la politique du blocus ont été approuvés avant 1982, date à laquelle Cuba a été déclaré État soutenant le terrorisme. Les sanctions et restrictions liées à cette désignation étaient déjà en place en vertu du blocus.
D'ailleurs, suite à l'annonce de la décision du président Obama, les porte-parole étasuniens ont dit clairement que la majorité des restrictions associées à l'inclusion de Cuba à la liste d'États terroristes resteront les mêmes, puisqu'elles font partie intégrante du mécanisme complexe de sanctions que comprend le blocus.
La Loi sur le commerce avec l'ennemi (1917), la Loi relative à l'aide à l'étranger(1961) et la Loi relative à l'administration des exportations (1979), qui au cours des jeunes années de la Révolution ont contribué à la guerre économique contre Cuba, sont des lois ayant entré en vigueur avant 1982. Il en va de même pour les règlements visant à contrôler les avoirs cubains (1963) et les règlements régissant les exportations (1979), visant à mettre en oeuvre tout ce qui est codifié dans ces lois. Par la suite, d'autres lois telles la Loi Torricelli (1992), la Loi Helms-Burton (1996) et la Loi sur la réforme des sanctions commerciales et sur la consolidation des exportations, se sont rajoutées aux interdictions imposées aux transactions avec Cuba, lesquelles s'appliquent aussi bien à l'étranger.
Par exemple, parmi les
transactions interdites par la
loi lorsqu'un pays est sur la liste d'États soutenant le
terrorisme, il y a l'exportation d'équipement militaire et de
technologie à double usage (civil et militaire), l'octroi de
prêts à l'étranger et le développement de
programmes d'aide gouvernementaux, l'octroi de prêts et de
crédit par des
institutions financières internationales et l'adoption de
systèmes de préférences et de taux commerciaux.
Toutes ces restrictions demeureront en vigueur pour ce qui est de Cuba,
même si celui-ci a été retiré de la liste,
en vertu des lois et règlements liés au blocus.
Par son côté symbolique et sa portée politique, le retrait de Cuba de la liste pourra sans doute contribuer à changer la perception de Cuba en tant que pays à risque par les institutions financières et pourrait atténuer — mais non éliminer — l'hésitation des banques, en particulier les banques étrangères, à maintenir des relations avec notre pays.
Pourquoi une telle hésitation ? Suite aux attaques terroristes du 11 septembre 2001, les États-Unis ont consolidé leurs lois et règlements pour combattre le financement du terrorisme, affectant le secteur financier et ayant de nouvelles répercussions négatives sur les pays ayant été ciblés pour leur appui au terrorisme et dont les opérations financières font l'objet de harcèlement et de persécution depuis les cinq dernières années, sous prétexte de combattre le terrorisme.
Il n'en demeure pas moins que Cuba continuera d'être perçu comme un risque important sur le plan financier puisque le gouvernement des États-Unis lui impose un régime de sanctions économiques unilatérales. Rappelons que lorsque les banques étrangères refusent de collaborer avec Cuba, elles le font pour deux raisons : en raison de la désignation de Cuba en tant qu'État soutenant le terrorisme et en raison du blocus des États-Unis qui impose de graves sanctions à Cuba.
C'est le Bureau de contrôle des avoirs étrangers (OFAC) du département du Trésor des États-Unis qui veille à ce que les règlements régissant le blocus soient respectés et qui impose des sanctions aux institutions bancaires aux États-Unis et à l'étranger qui enfreignent ces règlements. Or, l'OFAC a continué de pénaliser les transactions financières cubaines, même après les annonces du 17 décembre 2014. En attestent les amendes de milliards de dollars imposées à la Commerzbank allemande (1,7 milliard $) et à la compagnie de paiement en ligne PayPal (7 658 300 $) en mars dernier, confirmant que cette politique est toujours en vigueur et qu'elle affecte divers pays.
Si, à toutes fins pratiques, l'élimination de Cuba de la liste ne change rien au blocus et à ses conséquences, il n'en demeure pas moins que cette décision est juste et a été bien accueillie par le public étasunien. Un sondage médiatique sur un site web du New Jersey, NJ.com, a révélé que 64 % des citoyens des États-Unis croient que le président Obama a pris la bonne décision.
Ce geste de la part de la Maison-Blanche permet d'avancer le processus de rétablissement des relations diplomatiques entre les deux pays. Par contre, pour normaliser les liens avec Cuba, l'un des importants obstacles à surmonter sera le blocus. Les États-Unis devront le lever une fois pour toutes.
S'il est vrai que Cuba n'aurait jamais dû se retrouver sur une liste d'États soutenant le terrorisme, puisque Cuba n'a jamais préconisé ni appuyé des actes terroristes, il est également vrai qu'il ne devrait pas continuer de subir les conséquences du système le plus étendu et le plus ancien de sanctions économiques, commerciales et financières ayant jamais été imposé à un pays. C'est le temps maintenant de lever le blocus.
(Traduction : LML)
États-Unis

Selon le département américain de la Justice, les mères et les enfants d'Amérique centrale qui sont des réfugiés demandant l'asile aux États-Unis ne sont pas des « personnes » et n'ont donc pas de droits constitutionnels. Des familles sont actuellement détenues dans des camps de détention aux États-Unis. La détention de familles est en soi contraire aux droits humains tout comme les conditions carcérales inhumaines..
L'affaire concerne le centre de détention Karnes au Texas où les femmes ont organisé une grève de la faim pour exiger des conditions humaines pour elles-mêmes et leurs enfants, et la fin de leur détention injuste et prolongée.
Communément, les demandeurs d'asile, une fois qu'ils ont fait la preuve d'une « crainte raisonnable » pour leur sécurité s'ils retournent chez eux, sont libérés et confiés aux soins de membres de leur famille aux États-Unis, ou de diverses églises ou d'autres lieux sûrs, pendant que leurs cas sont en attente d'une décision. Au lieu de cela, le président Obama a logé des familles dans ce qui équivaut à des camps de prisonniers, dont beaucoup depuis des mois. Plusieurs, y compris des mineurs non accompagnés, ont eu à composer avec le processus complexe de détermination des réfugiés sans l'aide d'avocats ou même d'interprètes.
À la fin mars, 78 femmes détenues à l'établissement du Texas ont signé une pétition qui dit que leur maintien en détention a été injuste, que leurs enfants ont souffert et qu'elles doivent être libérées. Au moins 40 femmes ont également participé à une grève de la faim, tandis que certaines ont également promis de ne pas travailler dans l'établissement ou d'envoyer leurs enfants à son école.
Plusieurs femmes qui ont organisé la grève de la faim ont été placées en isolement et font face à d'autres représailles pour avoir pris position dont la menace d'être séparées de leurs enfants. Elles ont intenté une action en recours collectif pour toutes celles en détention, disant que leurs droits en vertu du premier amendement ont été violés. Elles demandent au tribunal d'arrêter les représailles du Service de l'immigration et des douanes des États-Unis (ICE). Les femmes affirment également qu'elles « continuent de souffrir d'un préjudice irréparable parce qu'elles sont dissuadées, au mépris de la Constitution, de prendre part à leur protestation » et qu'elles entament cette poursuite « afin de faire valoir leurs droits en vertu du premier amendement ». Parmi les noms cités dans leur poursuite il y a les deux administrateurs de l'ICE, la directice d'ICE Sarah Saldana, et le secrétaire à la sécurité intérieure Jeh Johnson ainsi que GEO Group inc., le monopole privé qui opère l'établissement de Karnes.
La Constitution stipule expressément que « toutes les personnes » aux États-Unis ou sous le contrôle des États-Unis bénéficient d'une protection égale devant la loi. Dans son argumentation contre les femmes, le gouvernement a déclaré qu'elles ne peuvent pas porter plainte en vertu des droits du premier amendement parce qu'elles ne sont pas des « personnes ». Elles ne seraient pas des « personnes » parce qu'elles ne sont pas citoyennes et n'ont pas encore été admises dans le pays malgré qu'elles soient détenues de force par le gouvernement dans des camps gérés par le gouvernement.
Le gouvernement a fait usage
d'une décision de la Cour suprême de
1904 impliquant un présumé anarchiste britannique
emprisonné sur l'île
Ellis pour avoir défendu les droits des travailleurs et des
syndicats.
(Il a été défendu par l'avocat de renom en droits
civils et du travail
Clarence Darrow).
Reprenant des arguments utilisés il y a très longtemps pour nier les droits des esclaves, y compris ceux qui se sont échappés afin d'être libres, le département de la Justice affirme qu'il peut décider qui est ou n'est pas une personne. En utilisant une affaire impliquant l'organisation politique et syndicale, il met en place des arguments « juridiques » pour refuser de façon plus générale aux gens leur droit à la parole et à s'organiser. Il qualifie également la grève de la faim « d'insurrection », un autre moyen pour justifier la punition et la mise en isolement de celles qui sont impliquées.
Dans le contexte des massacres commis par des drones américains à l'étranger, où les personnes tuées ne sont pas comptabilisées comme des personnes, et des meurtres présentement commis par la police, où des Afro-Américains non armés ne sont pas non plus traités comme des êtres humains dont la vie compte, cette tentative de nier les droits sur la base de l'affirmation que les réfugiés ne sont pas des personnes est une menace dangereuse aux droits de tous. Il y a de la part du gouvernement un effort pour « légaliser » ses assassinats et les détentions racistes des familles, et également « légaliser » les attaques et la détention d'activistes politiques. Il faut s'opposer fermement à cette tentative et défendre les droits des femmes et de tous ceux qui sont visés par les attaques anti-peuple et racistes du gouvernement.
Voice of Revolution est une publication de l'Organisation marxiste-léniniste des États-Unis. 8 mai 2015. Traduction : LML)
Près de 500 activistes ont tenu un rassemblement militant, organisé par Black Lives Matter Toronto, devant le siège de la police à Toronto le 2 mai pour exprimer leur solidarité avec la population de Baltimore manifestant contre les meurtres de la police et pour demander la fin de la brutalité policière à Toronto et partout au Canada.
La première oratrice était Melissa de Baltimore, qui était aux manifestations la semaine précédente. Elle a dit qu'elle avait un « récit alternatif » de solidarité parmi le peuple que les « médias dominants ne présentent pas ». Elle a dit que les manifestations s'imposaient depuis longtemps en raison de la marginalisation qui a lieu depuis des années et quelque chose doit se passer lorsque les besoins de base du peuple ne sont pas satisfaits.
Des activistes locaux ont
parlé contre la
pratique du « cartage » de la police de Toronto.
Le « cartage » est lorsque la police arrête
et questionne une personne sur la rue pour recueillir des informations
personnelles à son sujet même si la personne n'est
soupçonnée d'aucune infraction. L'information est alors
entrée dans une gigantesque banque de données de la
police. Le nouveau chef de la police de Toronto a déclaré
publiquement que cette pratique est nécessaire pour que la
police fasse son travail. Au rassemblement, l'auteur, activiste et
animateur à la radio Newstalk 1010 Desmond Cole a
dénoncé le « cartage » comme
« illégal
et immoral ». Il a exposé le fait que l'information
recueillie apparaît dans les vérifications
d'antécédents criminels et peut ruiner la vie de jeunes
cherchant un travail. Il a lancé l'appel au maire John Tory et
au conseil des Services de police de Toronto d'instituer une
règle que devront suivre les officiers de police :
« Si je suis
libre de partir, dites-le moi ». Il a promis :
« Nous n'arrêterons pas d'exiger notre droit de
marcher en paix et en liberté à Toronto. »
Latanya Grant a parlé du cas de son cousin, Jermaine Carby, un homme non armé qui a été abattu et tué par la police à Brampton, près de Toronto, le 24 septembre 2014, après être sorti d'une automobile dont il était passager. Les témoins policiers ont affirmé qu'il avait un couteau mais l'enquête par le Comité Justice a appris que plusieurs témoins ont déclaré qu'il n'y avait pas de couteau. Après sept mois, l'Unité des enquêtes spéciales (SIU), le corps responsable des enquêtes sur les morts causées par la police en Ontario, n'a toujours pas publié les résultats de son enquête, incluant le nom de l'officier qui a tiré quatre fois sur Jermaine. Le rapport demeure dans les mains du directeur du SIU Tony Loparco.
La manifestation est partie du siège de la
police et est passée par les rues du centre-ville jusqu'aux
marches du consulat des
États-Unis, où les manifestants ont crié leur
colère contre le traitement raciste des noirs aux
États-Unis et ont de nouveau exprimé leur
solidarité avec le soulèvement de la population à
Baltimore.

La procureure générale nouvellement nommée Loretta E. Lynch va mettre sur pied une autre enquête du département de la Justice (DoJ), cette fois-ci concernant la police de Baltimore. Le gouvernement fédéral prend des mesures pour contrôler la résistance courageuse des jeunes à Baltimore, face à la Garde nationale, à un couvre-feu imposé de manière sélective et raciste et une force policière militarisée. Pourtant, beaucoup sont conscients que les enquêtes similaires par le DoJ à Oakland, Cleveland, Ferguson et Los Angeles n'ont pas empêché que persistent la brutalité et les meurtres racistes de la police, et l'impunité généralisée du gouvernement qui l'accompagne. Et, malgré ce qui est bien connu et qui a été documenté à plusieurs reprises et dénoncé par les habitants de Baltimore, le DoJ va enquêter s'il y a « motif ou utilisation » d'une force excessive.
Le 7 mai, Lynch a témoigné lors de sa première audience devant le Congrès américain qu'elle envisageait à titre de procureure générale une telle enquête. Elle l'a ensuite annoncé le 8 mai. Indiquant déjà que l'enquête ne vise pas à résoudre le problème de l'impunité du gouvernement, où l'utilisation excessive fréquente et régulière de la force demeure impunie, elle a déclaré : « En fin de compte, ce processus vise à garantir que l'on fournisse aux policiers les outils dont ils ont besoin — y compris la formation, l'orientation sur les énoncés de politique et l'équipement — pour qu'ils soient plus efficaces, en partenariat avec les civils, et pour renforcer la sécurité publique. »
Ce sont le DoJ et le
Pentagone qui sont responsables du
fait que la police locale possède maintenant des chars d'assaut
et de l'armement militaire ainsi que de grandes quantités
d'armes chimiques comme des gaz lacrymogènes (dont l'usage est
interdit aux fins de guerre). Un exemple est la fourniture à
grande échelle de véhicules résistant aux
pièges des mines, appelés MRAP. Le seul motif
véritable pour leur utilisation est la guerre urbaine aux
États-Unis contre les personnes se rebellant contre le racisme
du gouvernement, la violence et le refus du gouvernement d'assurer
l'égalité des droits pour tous. Depuis 2011, les services
de police locaux ont reçu 624 MRAPs du Pentagone. En revanche,
les unités de la Garde nationale n'en possèdent que 60.
C'est également le DoJ et le Pentagone qui sont responsables de la culture militariste qui imprègne les services de police. Les personnes, en particulier les Afro-Américains et les jeunes, sont considérées comme des « menaces » et le rôle de la police est de tirer pour tuer et traiter les gens, comme le fait l'armée, comme s'ils ne sont pas des êtres humains — comme si leur vie n'a pas d'importance. Ils sont également responsables des nombreux groupes d'intervention contre le terrorisme et d'actions conjointes similaires, sous le commandement du gouvernement fédéral, où les policiers sont formés pour contrôler, attaquer et réprimer la dissidence. C'est évident lorsqu'on voit les exercices non simulés des services de police à Ferguson et lors de nombreuses manifestations, comme ceux contre l'OTAN.
Lynch a appelé à une enquête peu après que la procureure de l'État à Baltimore, Marilyn J. Mosby, ait déposé des accusations criminelles contre six policiers de Baltimore impliqués dans l'arrestation et le meurtre de Freddie Gray. En annonçant les accusations le 1er mai, Mosby a avoué que l'arrestation en soi était illégale et son traitement en détention où il a été battu, enchaîné et menotté dans le dos dans la fourgonnette de la police, a provoqué sa mort. Les demandes répétées de Gray pour de l'aide médicale, tout comme les demandes d'Eric Garner qui ne pouvait pas respirer, ont été ignorées.
Mosby a annoncé que les mises en accusation sont en partie en réponse aux manifestations persistantes à Baltimore pour exiger que justice soit faite, y compris une imposante action le 25 avril. Après l'enterrement de Gray le 27 avril il y a eu une autre grande manifestation qui a été réprimée par la police, y compris avec des gaz lacrymogènes. On ne sait pas si les policiers ont été parmi ceux qui ont incité à briser des fenêtres — une pratique documentée dont ils ont fait usage lors de nombreuses manifestations.
La réponse des manifestants a été de continuer leur lutte, avec des actions d'appui dans tout le pays le 1er mai pour exiger la fin de la violence de la police et l'égalité des droits pour tous. Rejetant les efforts déployés par les médias monopolisés et le gouvernement pour détourner l'attention de la violence faite aux manifestants, les gens ont répondu : « Vous vous inquiétez à propos de quelques fenêtres brisées qui peuvent être réparées. Nous sommes inquiets pour la vie des gens et des meurtres commis par la police. » Plusieurs font ressortir que le refus du gouvernement de faire face à la violence de la pauvreté, du racisme du gouvernement, la violence de l'impunité policière, l'occupation des communautés afro-américaines par la police militarisée et la Garde nationale sont autant de preuves que le gouvernement fédéral n'a pas de solutions et n'a que la répression à offrir.
Cela a été en outre souligné dans
les remarques de la procureure générale Lynch. Bien qu'en
apparence le gouvernement fédéral s'oppose aux meurtres
commis par la police, en réalité il prépare le
terrain pour la prise en main potentielle des services de police locale
par les autorités fédérales. Lynch a
déclaré : « La situation à
Baltimore suppose une responsabilité fondamentale du
département de la Justice, non seulement de lutter contre la
conduite illégale quand elle se produit, mais d'aider à
prévenir les circonstances qui lui donnent lieu. »
Elle a ajouté : « Lorsqu'il y a des
allégations d'actes répréhensibles portées
contre des agents et des services de
police, le département de la Justice a la responsabilité
d'examiner les preuves et, si nécessaire, de mettre en oeuvre
des changements. »

Ces changements comprennent la prise en charge du service de police s'il ne parvient pas à faire des « progrès » tels que déterminés par le DoJ. Les groupes d'intervention conjoints mettent déjà en pratique un tel contrôle et directive fédéraux. Ces enquêtes du DoJ, qui ont systématiquement échoué à mettre fin à la violence de la police, sont un autre mécanisme de prise de contrôle fédérale, rien de moins.
Les gens de Baltimore et partout au pays savent que c'est seulement en raison de la détermination à poursuivre des actions que des mises en accusation ont été déposées. Ils savent aussi que la mise en accusation ne signifie pas la condamnation, comme on l'a vu dans le cas de Trayvon Martin. Et que même s'il y a des condamnations, cela ne résout pas le problème des milliers d'assassinats par policiers, les raclées et les arrestations injustes qui se produisent à travers le pays et demeurent impunis.
L'impunité de la police à tous les paliers est un crime. La justice exige qu'elle soit considérée pour ce qu'elle est et que le DoJ en soit tenu le premier responsable. Les solutions se trouvent en intensifiant la résistance organisée, y compris la demande de désarmer la police et de mettre en place des mécanismes d'auto-défense qui sont nos initiatives où les gens décident eux-mêmes de ce qui est nécessaire pour bloquer les attaques racistes du gouvernement et défendre les droits de tous.
Le 7 mai, la sénatrice du Missouri Claire McCaskill a présenté un projet de loi qui s'adresse aux programmes du Pentagone et du département de la Justice fournissant du matériel militaire aux services de police locale. La représentante au Congrès Lacy Clay, aussi du Missouri, met de l'avant un projet de loi identique à la Chambre des représentants. Les projets de loi retireraient spécifiquement les MRAPs de la liste des équipements militaires à la disposition de la police locale. Ils ne vont pas retirer les 620 MRAPs et plus qui sont déjà dans les mains des services de police locale, comme à Ferguson, Baltimore et la plupart des grandes villes et villages à travers le pays.
La préoccupation de McCaskill n'est pas que les MRAPs, conçus pour la guerre urbaine en Irak et en Afghanistan, n'ont pas leur place dans les services de police locale. Elle a dit que le problème est que les MRAPs « n'offrent pas assez de flexibilité ou souplesse pour fournir le genre de protection dont les agents de police ont besoin dans certaines circonstances ».
À titre indicatif du niveau élevé de la militarisation déjà en place, le projet de loi empêcherait également les petits services de police, de moins de 10 agents assermentés, d'acheter plus qu'un véhicule militaire tactique.
Le projet de loi vise également à utiliser des fonds fédéraux pour forcer les services de police à se regrouper en organismes régionaux de police. Par exemple, les services de police de moins de 35 agents ne seraient pas en mesure d'obtenir le financement fédéral pour l'équipement des groupes d'intervention tactique armés SWAT, sauf s'ils ont fait équipe avec d'autres organismes pour former des équipes régionales SWAT. Ces équipes d'intervention sont déjà parmi les forces de police les plus militarisées et agressives. Le développement des équipes régionales ne fera que renforcer davantage le contrôle fédéral et du Pentagone — les forces extérieures aux communautés et aux villes que les services de police sont censés servir.
En outre, loin d'empêcher l'usage d'équipement militaire contre des manifestants, ou des grévistes ou des immigrants défendant leurs droits, les services de police auront simplement à publier leurs demandes pour de tels équipements. Ceux-ci comprennent des grenades traumatisantes, des « blasters sonores » (systèmes acoustiques à longue portée ou LRADs) et des fusils d'assaut de haut calibre. Pour le public, qui réclame la fin de la militarisation de la police et qu'elle soit désarmée, il y aurait des lignes téléphoniques directes pour recevoir des plaintes sur l'utilisation abusive des fonds et des équipements.
McCaskill a présidé les audiences d'un comité au Sénat qui examine la réponse militarisée de la police aux protestations à Ferguson. À l'époque, elle a dit qu'elle a été profondément troublée à la vue d'agents casqués et vêtus d'une armure pointant leurs fusils de haut calibre sur des civils et patrouillant les rues de Ferguson à bord d'énormes véhicules blindés. Rien de tout cela n'est interdit dans le projet de loi. En effet, le programme fédéral, financé à même des fonds publics, va continuer. Le programme a fourni depuis les années 90 l'équivalent en milliards de dollars de Humvees, d'hélicoptères, de gilets pare-balles et d'autres fournitures militaires en surplus aux services de la police. Il est géré par trois organismes fédéraux connus pour leur violence et le racisme — le Pentagone, le DoJ et la Federal Emergency Management Agency (FEMA). La demande du peuple est d'y mettre entièrement fin : financer les droits et non la répression.
Cela fait neuf mois que la
jeunesse noire de Ferguson,
Missouri, a écrit des pages d'histoire avec la demande de
justice pour Michael Brown ; alors que le mouvement maintient son
élan les forces de collaboration sont sur la défensive.
À Baltimore, la
jeune procureure noire de l'État a donné aux gens ce
qu'ils ont demandé haut et fort, mais ne s'attendaient pas
à obtenir : de graves accusations contre les six policiers
directement impliqués dans la mort de Freddie Gray, dont un des
policiers faisant face à 30 ans de prison pour un meurtre au 2e
degré selon le motif « de mépris face à
la vie humaine » — un modèle potentiel pour de
futures accusations « d'indifférence face à la
vie humaine » contre les policiers assassins. [...]
Le moment a été mal choisi pour Allen Bullock. Le jeune de 18 ans a succombé aux pressions de sa famille de se rendre à la police et a été rapidement enfermé en lieu d'une caution de 500 000 $US pour sa remise en liberté pour des accusations de participation à des émeutes et de destruction de biens [une voiture de police] — sensiblement plus élevée que la caution fixée à 350 000 $US pour les quatre policiers accusés d'homicide involontaire et du meurtre de Freddie Gray, et deux fois plus élevée que celle des deux policiers faisant face à des accusations de délits mineurs dans la mort de Gray.
Un avocat public de renom au Maryland a lancé un appel aux avocats privés de représenter les centaines de personnes arrêtées lors de la rébellion de la semaine dernière, et a plaidé pour leur remise en liberté sous des cautions abordables. « C'est une communauté pauvre. Imposer des cautions onéreuses de remise en liberté à ceux qui ne peuvent pas se permettre même les cautions nominales envoie le mauvais message — si vous aviez de l'argent vous seriez libérés et cela ne va qu'attiser les flammes de la frustration », a déclaré Paul DeWolfe. Mais les juges ont continué à émettre des cautions élevées, y compris 100 000 $US pour un homme accusé d'avoir volé 130 bouteilles de vodka. La mairesse Stephanie Rawlings-Blake, qui a déjà déploré que sa ville soit « détruite par des voyous », puis a plus tard présenté des excuses pour ses remarques, a réitéré ... que la police examine des enregistrements vidéo et que d'autres arrestations sont à venir.
Plus d'une centaine de personnes qui ont été arrêtées lors des manifestations ont été libérées sans accusation, incitant l'avocate adjointe publique Natalie Finegar de dire au Los Angeles Times : « Il semble que beaucoup de gens ont été tout simplement détenus illégalement. » Ceci tend à montrer que le système de justice pénale des États-Unis répond aux protestations dénonçant l'excès du maintien de l'ordre et le mépris des droits des Noirs avec toujours plus de la même chose.
Le 3 mai, la mairesse Rawlings-Blake a levé le couvre-feu de cinq jours — une punition collective qui a été imposée de manière sélective dans des quartiers noirs et pauvres de la ville — et le gouverneur du Maryland a annoncé le début du retrait de milliers de soldats de la Garde nationale.
Mosby, la procureure de l'État à Baltimore, qui a remporté ses élections en promettant de mettre une fin à l'inconduite du service de police et de donner l'exemple en poursuivant rapidement les délinquants en uniforme, va devoir se battre pour mettre en place un jury prêt à condamner les policiers pour quoi que ce soit. Les avocats des policiers vont sûrement exiger un changement de lieu pour le procès, loin de Baltimore composé à 63 % de noirs et du comté environnant largement noir, à un lieu beaucoup plus blanc. Bien que le Maryland soit le quatrième État le plus populeux du pays en terme de concentration de noirs, soit environ 29 %, il y a encore des « Simi Valley » — des lieux sûrs pour exonérer les policiers assassins. Si un changement de lieu pour le procès est accordé, les chances de condamner un policier pour avoir tué un citoyen de n'importe quelle race aux États-Unis demeureront inchangées, soit 1000 contre 1, telles que tabulées dans une étude qui fait autorité et qui a été publiée par l'Université Washington Post-Bowling Green State.
L'utilisation par Mosby du statut « mépris face à la vie humaine » du Maryland — l'équivalent de « l'indifférence face à la vie humaine » dans d'autres États ou « mépris éhonté » des droits constitutionnels dans la jurisprudence fédérale — pour porter une accusation de meurtre au second degré contre un policier, est un défi pour tous ceux qui s'identifient à la poursuite, y compris l'ancien procureur général américain Eric Holder, qui maintient qu'il est presque impossible de prouver un cas de meurtre contre des policiers à cause de la façon dont « la loi » est écrite. Mosby est apparemment consciente des efforts de la branche du Michigan de l'American Civil Liberty Union (ACLU) pour montrer que les décisions des tribunaux des États-Unis offrent amplement de latitude pour la poursuite des policiers assassins. Par exemple, une décision de 1997 de la cour d'appel des États-Unis a jugé que « c'est suffisant ... s'il peut être prouvé — par une preuve circonstancielle ou autrement — que l'accusé a montré un mépris irresponsable à l'égard d'un droit constitutionnel ou fédéral ». (Voir : « Ce n'est pas la loi, mais les procureurs qui procurent l'immunité aux policiers assassins », BAR, le 12 décembre 2014.)
Sous Eric Holder, selon le New York Times, le département de la Justice américaine « a soutenu les agents de police à chaque fois qu'un cas de force excessive a fait son chemin jusqu'aux plaidoyers ». Ce qui signifie que, comme tous les procureurs généraux avant lui, Holder a utilisé le poids de son ministère pour façonner la loi du plus haut tribunal du pays de causes en faveur de l'impunité pour les policiers assassins. Il fait partie du problème, mais est autorisé à visiter les communautés et les églises noires en prétendant être un ami à l'intérieur du système. (Loretta Lynch ne sera sans doute pas différente.)
Le 6 mai, la mairesse Rawlings-Blake est allée boire au puits empoisonné en demandant au département de la Justice de mener une enquête sur « les motifs et les pratiques » concernant les préjugés raciaux systémiques et la force excessive dans le service de police de Baltimore.
La seule chose qui peut concourir à changer fondamentalement le système pour les Noirs — que ce soit au XXIe siècle ou durant les années soixante — est l'organisation de masse pour investir le peuple du pouvoir. Dans une société où la police pratique la violence systémique, la résistance va inévitablement inclure aussi bien la violence. Baltimore a vu les deux ingrédients à l'oeuvre, au cours des deux dernières semaines, et cela a effrayé profondément le pouvoir en place. Quel que soit le nom que ce mouvement portera finalement, il est le prélude à sa présence active dans une ville importante des États-Unis au début de la saison chaude.
Il y a eu plus que du simple « pillage » qui s'est produit lors de la confrontation avec la police : il y a des choses importantes qui se passent dans la rue. Lorsque les étudiants des écoles secondaires se précipitent hors de l'école pour se joindre à la bataille contre les policiers, nous savons que des choses importantes se produisent parmi les étudiants. Et l'été n'a pas encore commencé.
Les manifestants « pacifiques » et les mauvais « voyous » — qui peuvent être la même personne à différents moments de la journée — ont donné un petit avant-goût de la crise qui doit se produire dans tous les Baltimore des États-Unis, si l'on veut que les Noirs contrôlent ou remplacent la police locale et rompent tout lien fatal avec l'incarcération en masse des Noirs qui leur a été imposé au cours des 45 dernières années. [...]
Le 29 avril 2015 — Les anciens combattants d'Irak contre la guerre (IVAW), un groupe national d'anciens combattants de la période après le 11 septembre 2001, appellent la Garde nationale du Maryland à se démobiliser à Baltimore. Au moment où 1000 soldats sont actuellement déployés pour réprimer un soulèvement de gens exploités qui ont été terrorisés par un service de police constamment raciste, nous sommes solidaires avec les habitants de Baltimore et nous encourageons les membres des forces armées et les anciens combattants à l'écoute des membres de leur communauté à se tenir du bon côté de l'histoire.
Nous savons que la mort d'une autre personne de race noire aux mains de la police n'est pas unique ou nouvelle dans notre pays. Nous savons aussi que la colère que nous voyons dans les rues est le résultat direct de l'héritage laissé par les services de police et d'un système carcéral qui déshumanise et cible les personnes de couleur et les Noirs. C'est le résultat d'une économie en faillite morale qui continue de profiter sur le dos des pauvres gens à travers le pays. Nous sommes avec ceux qui ont levé la bannière de #BlackLivesMatter pour assurer qu'un changement fondamental ait lieu dans notre pays.
L'ironie du déploiement de la Garde nationale pour réprimer les manifestations en raison de la mort de Freddie Grey aux mains de la police ne nous échappe pas à l'approche du 45e anniversaire des deux fusillades sur le campus des universités de Jackson State et Kent State, où la Garde nationale et la police ont été déployées pour réduire au silence les manifestants avec des conséquences mortelles.
Comme les anciens combattants qui ont été déployés et ont servi en appui aux occupations à l'étranger, nous voyons certaines des mêmes tactiques et le même matériel militaire utilisés par la police contre les habitants de Baltimore, tout comme ils ont été utilisés contre les habitants de Ferguson et Oakland. La militarisation accrue de notre politique étrangère et des corps de police nationaux, couplée avec la violence raciste perpétrée par notre gouvernement, doit cesser. Aux habitants de Baltimore réclamant un changement systémique il faut répondre par un dialogue et non pas par une escalade de la force. Nous encourageons les membres de la Garde nationale à travers le pays, dont plusieurs avec qui nous avons servi, à commencer un dialogue sur la façon dont ils vont réagir quand ça devient leur tour d'être mobilisés contre leurs propres communautés.
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