Le Marxiste-Léniniste

Numéro 300 - 6 mai 2015

Supplément
Le Premier Mai 2015 dans le monde

Les travailleurs de tous les pays s'unissent à la défense de leurs droits et pour le progrès social


Calgary, Premier Mai 2015

Le Premier Mai, la Journée internationale d'unité et de lutte de la classe ouvrière, a été célébré cette année par des actions de masse militantes partout dans le monde. Ces actions sont aujourd'hui plus importantes que jamais car elles expriment l'unité de la classe ouvrière internationale dans sa lutte pour faire échec au néolibéralisme, à la destruction nationale de même qu'à l'agression militaire impérialiste et au bellicisme qui menacent les peuples du monde. Dans les pays ravagés par la guerre, les peuples opprimés affirment leur droit d'être. À l'échelle internationale, les travailleurs se battent pour la justice et la reconnaissance de la place qui revient de droit au travail. Dans des pays comme Cuba, le Venezuela et la Bolivie, où existent ou sont en train d'être créés les mécanismes qui investissent le peuple du pouvoir, les activités du Premier Mai ont célébré dans la joie la construction de ce pouvoir, l'édification nationale et les aspirations des peuples à se tenir aux côtés des autres pays du monde sur la base du respect mutuel, de la solidarité et de la paix. Le Premier Mai 2015 a démontré la détermination de la classe ouvrière à changer la situation à l'avantage de l'humanité.

Canada

Les actions menées au Canada ont défendu les droits de tous et dénoncé l'assaut antisocial et antinational toujours plus poussé de la dictature Harper. Face à la tâche de débarasser le Canada du gouvernement conservateur extrémiste de Stephen Harper, les travailleurs s'attellent aussi à résoudre le problème de se doter du pouvoir afin que quelque soit le gouvernement qui prendra le pouvoir aux prochaines élections fédérales, il ne lui sera pas possible de poursuivre l'assaut antisocial contre le peuple pour servir les intérêts privés.

Par leurs actions, les travailleurs ont demandé des comptes au gouvernement qui défend le droit de monopole au détriment du droit public, qui regarde avec indifférence le secteur manufacturier s'effondrer, qui élimine les mesures qui protègent l'environnement naturel et s'attaque sans arrêt aux droits des travailleurs, des femmes, des jeunes et aux programmes sociaux qui assurent leur bien-être. La résistance des travailleurs est un défi aux tentatives de criminaliser leur opposition à l'offensive antisociale qui est menée par les gouvernements à l'échelle du pays.

En tant que contigent de la classe ouvrière internationale, les travailleurs canadiens affirment leur unité avec les travailleurs et les peuples opprimés de partout qui se battent pour défendre leur souveraineté et leur droit de tracer leur propre destinée sans ingérence impérialiste. La classe ouvrière et ses alliés rejettent le gouvernement de guerre de Stephen Harper, qui, de concert avec les États-Unis et les autres puissances impérialistes, menacent de plonger les peuples dans une guerre mondiale dévastatrice. En ce Premier Mai, ils ont demandé le retrait de toutes les troupes d'Irak, de la Syrie et de l'Ukraine.

Halifax




Plusieurs orateurs se sont adressés à la foule lors d'un rassemblement et d'une manifestation. Tous ont fermement rejeté le programme d'austérité du gouvernement Harper et du gouvernement McNeil de Nouvelle-Écosse qui appauvrit le peuple.

Une des demandes qui a été présentées est celle d'un salaire minimum à 15 $. Le président de la Fédération du travail de Nouvelle-Écosse, Rick Clarke, a dit que toutes les organisations appuient cette demande. La présidente de la Fédération canadienne des étudiants, section Nouvelle-Écosse, Michaela Sam, a dit que « les frais élevés et les bas salaires forcent les étudiants à travailler plus et à étudier moins, et cela doit cesser. Pourquoi est-ce qu'on demande aux jeunes d'investir des montants toujours plus élevés dans leur éducation alors qu'on ne demande presque rien aux employeurs en fait d'investissement dans la jeunesse ? » Jonathan Brigley, d'ACORN-Nouvelle-Écosse, a ajouté que « salaire minimum et salaire décent doivent être une et même chose ».

Au nom du PMLC, Gary Zatzman a salué tous les Néo-Écossais qui se battent et a mis en lumière combien est vaste l'opposition aux attaques antisociales des gouvernements Harper et McNeil. Il a aussi salué les peuples du monde et dit que c'est très important que la classe ouvrière du Canada rejette le gouvernement guerrier de Stephen Harper et la participation du Canada à la guerre et à l'agression impérialiste. Il a eu ces mots en conclusion : « En prenant la tête de la lutte contre la destruction nationale et pour le renouveau démocratique du processus électoral et des arrangements constitutionnels de façon à ce que le peuple soit investi du pouvoir, les travailleurs peuvent non seulement se doter eux-mêmes du pouvoir mais en doter le corps politique lui-même et ouvir la voie au progrès de la société. Camarades et amis, confrères et consoeurs, engageons-nous en ce Premier Mai à priver l'élite économique et politique de son pouvoir de priver la classe ouvrière de sa capacité de faire l'histoire à son image et de faire avancer le monde entier dans une nouvelle direction qui est favorable au peuple.

Montréal


L'usage par l'État de la violence contre l'opposition des travailleurs à l'offensive antisociale a été bien démontré à Montréal. À six heures du matin les travailleurs ont bloqué l'accès du chantier de construction du Centre hospitalier de l'Université de Montréal et plus tard dans la matinée ce sont plus de 5000 travailleurs qui ont manifesté dans le quartier de la haute finance de la ville, bloquant l'accès pendant un certain temps aux immeubles abritant diverses institutions financières.

Plusieurs manifestations ont été attaquées violemment par la police, qui s'en est pris non seulement aux manifestants mais aux passants et même aux représentants des médias, lançant des gaz lacrymogènes et des bombes assourdissantes. Plusieurs personnes ont été arrêtées.










Des dizaines de milliers de travailleurs ont participé aux actions du Premier Mai tenues à l'échelle du Québec. Cette année, au lieu d'actions centrales régionales, ce sont des actions locales dans toutes les régions du Québec qui ont été organisées sous le thème de faire échec au programme d'austérité antisociale du gouvernement Couillard. Les travailleurs et les organisations de défense des membres les plus vulnérables de la société et d'opposition à la tarification et à la privatisation des services publics ont bloqué l'entrée de grandes institutions fiancières et d'édifices gouvernementaux et bloqué des routes.

Les enseignants de 30 cégeps à travers le Québec avaient voté une grève d'un jour le premier mai. La veille, la Commission des relations du travail a déclaré leur grève illégale mais plusieurs syndicats d'enseignants ont passé outre et tenu leur journée de grève, alors que dans d'autres cégeps ce sont les étudiants qui ont décidé de lever les cours le Premier Mai pour permettre à la grève de se tenir quand même. Partout, les travailleurs ont tenu des piquetages devant leur endroit de travail sur l'heure du midi, distribuant des tracts aux passants qui illustraient les effets de l'ordre du jour d'austérité sur les conditions de vie et de travail, les services publics et l'économie et demandaient son retrait. Il y a eu aussi plusieurs manifestations dans les quartiers..

Dans des régions comme la Côte-Nord et la Gaspésie, les travailleurs et les membres des organisations communautaires ont ralenti la circulation sur les routes régionales et distribué des tracts aux automobilistes et aux camionneurs. La défense des régions et de leur avenir était au coeur des actions.

En point de presse à Saguenay, le premier ministre Philippe Couillard a dit que le gouvernement va poursuivre tel quel son ordre du jour en dépit des actions qui été organisées sur une base très large à travers le Québec. Cette indifférence arrogante face au bien-être du peuple n'a fait qu'accroître la détermination des travailleurs à faire échec au programme d'austérité et à défendre les droits de tous.

Québec



Gaspé

Rimouski

L'Isle Verte

Chicoutimi



Jonquière

La Baie

Saguenay


Saint-Félicien

Parc-Laurentides

Sainte-Anne-Pérade


Trois-Rivières


Montérégie


Lanaudière


Gatineau

Ottawa

Plus de 300 personnes se sont réunies au Monument des droits humains sur la rue Elgin pour célébrer le Premier Mai. Des organisations des Premières Nations, de travailleurs du secteur public, de postiers, d'enseignants, d'étudiants et de défense des droits sociaux se sont rassemblées derrière la bannière « Arrêtez les coupures ! Solidarité contre l'austérité ! » et tous les participants ont parlé de la nécessité de débarquer les conservateurs de Stephen Harper aux prochaines élections.

Ils ont ensuite marché dans les rues du centre-ville, lançant des slogans contre les coupures dans la santé et l'éducation et à la défense de tous ceux qui font face aux attaques du gouvernement Harper. La manifestation s'est arrêtée devant les bureaux de l'Association canadienne des producteurs pétroliers où des orateurs ont dénoncé les attaques contre les droits des Premières Nations et les actions des monopoles du pétrole qui détruisent l'environnement naturel.

Les manifestants sont ensuite passés devant le Parlement et se sont arrêtés devant les bureaux du premier ministre où ils ont fait retentir des slogans dénonçant les attaques du gouvernement Harper contre les droits par le biais de son projet de loi antiterroriste extrémiste C-51. Ils ont aussi lancé des slogans contre le récent budget fédéral qui sert les intérêts monopolistes au détriment du peuple.



Toronto

Près de 1000 personnes ont tenu un rassemblement et une manifestation à la défense de leurs droits pour marquer le Premier Mai. Plusieurs orateurs ont appelé à défaire le gouvernement Harper et son projet de loi C-51 et on retrouvait ce même appel sur les bannières et les pancartes.

Les orateurs au rassemblement au Nathan Philips Square ont parlé de la nécessité de défendre les droits de tous face aux attaques antisociales brutales des gouvernements Harper et Wynne. Une aînée micmac a ouvert le rassemblement et parlé des femmes autochtones assassinées et disparues au Canada et déclaré que le gouvernement Harper doit rendre des comptes pour sa cruelle indifférence envers les vies autochtones. Elle a lancé l'appel à tous à travailler ensemble pour demander justice pour ces femmes et leurs familles. Deux travailleurs migrants ont dénoncé la brutalité et l'exploitation à laquelle ils font face aux mains d'employeurs sans scrupules qui leur nient des conditions et des salaires décents. Ils ont dit que c'est le capitalisme qui est la cause de leur misère et de leur migration et qu'ils demandent à vivre et travailler dans la dignité.


Une vigile de 48 heures contre le projet de loi C-51 à Toronto après la marche du Premier Mai

Le rassemblement terminé, les manifestants ont marché au centre-ville vers le parc St. James, lançant des slogans comme « Harper, dehors ! », « Non aux attaques contre les syndicats ! De bons salaires pour tous ! », et « Nous voulons la justice ! ».

Les manifestants se sont arrêtés devant le consulat mexicain et ont demandé justice pour les 43 étudiants-enseignants d'Ayotzinapa au Mexique qui sont disparus depuis septembre. Un orateur a dit que le Mexique vit en ce moment une crise des droits humains et a demandé l'aide du peuple canadien pour que les 43 étudiants soient ramenés sains et saufs.

Il y a eu d'autres discours au parc St. James, dont un appel de Migrante, l'organisation de défense des travailleurs canadiens d'origine philippine, à s'opposer au président des Philippines Benigno Aquino Jr. qui sera en visite à Toronto le 8 mai. Le représentant de Migrante a dit que Harper et Aquino sont tous deux des criminels qui exploitent les travailleurs migrants et attaquent les droits du peuple.


Piquetage au matin devant les bureaux de Toronto du ministère du Travail en appui aux travailleurs de Crown Holdings





Hamilton

À Hamilton, les travailleurs et les membres de la communauté ont tenu une manifestation militante depuis le Workers Arts and Heritage Centre jusqu'à un édifice du gouvernement fédéral, lançant des slogans qui appellent à débarquer le gouvernement Harper. Les automobilistes les ont salués en klaxonnant et en saluant de la main. La section 1005 du Syndicat des Métallos, des travailleurs de l'automobile et des postes, des enseignants de l'élémentaire et du secondaire, des travailleurs de la fonction publique de l'Ontario et d'autres secteurs portaient des pancartes et des bannières qui dénonçaient le programme d'austérité et de destruction nationale et appelaient à défaire Harper.

Les orateurs au rassemblement devant l'édifice fédéral ont dit que les travailleurs sont déterminés et prêts à défaire Harper, non seulement à cause de la destruction du secteur manufacturier et de l'économie qui se fait sous son règne mais à cause des attaques contre les droits de tous et de l'ordre du jour de guerre de la bande à Harper qui menace l'humanité du danger d'une troisième guerre mondiale.

Suite au rassemblement, la manifestation est revenue au Workers Arts and Heritage Centre où les travailleurs ont tenu une fête.



Windsor


Winnipeg


Edmonton

À Edmonton, un rassemblement et une marche pleins de vigueur ont été suivis d'un événement social. Les thèmes du rassemblement étaient : « Défendons les droits des travailleurs ! Défendons les droits de tous ! » et « Tous contre l'ordre du jour d'austérité de Prentice ! ». Plus de 250 personnes se sont rassemblées devant le parlement albertain dont des contingents de syndicats de plusieurs secteurs. Il y avait aussi des membres de Migrante Alberta et du Réseau de solidarité avec l'Amérique latine et les Caraïbes. Les pancartes et bannières exprimaient l'unité des travailleurs dans la lutte pour un monde nouveau et à la défense des droits.

Ramon Antipan, membre du Comité du Premier Mai, a parlé de l'histoire et de la signification du Premier Mai dans ses remarques d'ouverture. L'aînée Sharon Baptiste a salué les participants et fait remarquer que le rassemblement se tenait sur le territoire du Traité numéro 6. Merryn Edwards a appelé tout le monde à poursuivre la lutte contre le projet de loi C-51 et a lu une déclaration du grand chef Matthew Coon Come qui s'oppose au projet de loi qui viole les droits des autochtones. Gil McGowan, le président de la Fédération du travail de l'Alberta, et Guy Smith, le président de l'Union des employés provinciaux de l'Alberta, ont aussi pris la parole. Ils ont parlé des succès que les travailleurs ont remportés contre le gouvernement Redford. Smith a parlé de la nécessité de la solidarité entre tous les travailleurs, de tous les secteurs, de tout le Canada, et de nation à nation. McGowan a dit que tous doivent utiliser leur force collective dans les 4 jours qui nous séparent des élections provinciales pour obtenir un résultat qui nous est favorable. Le rassemblement vibrait de la conviction que l'invincibilité des conservateurs est déjà entamée et qu'il faut accélérer le pas dans les jours qui viennent pour que chaque vote compte afin de défaire les conservateurs et le Wildrose dans le plus de circonscriptions possibles.



Une marche vigoureuse a alors commencé, empruntant l'avenue Jasper qui est la rue principale d'Edmonton vers le parc Grant Notley où est situé le monument aux travailleurs tués et blessés au travail. Les manifestants ont exprimé leur déternination à se défaire du pouvoir dictatorial des conservateurs à Ottawa et en Alberta en scandant « Prentice et Harper, dehors ! », « À qui la rue ? À nous la rue ! » et « C'est à qui à décider ? C'est à nous ! ». Ils ont aussi exprimé l'unité et la résistance à toutes les attaques, l'opposition au bellicisme de Stephen Harper et au projet de loi C-51 d'État policier.

Au parc, Marco Luciano, de Migrante Alberta, a dénoncé le trafic de travailleurs qui se fait à l'échelle mondiale et les politiques de main-d'oeuvre à bon marché des gouvernements qui privent les travailleurs migrants de leurs droits afin d'abaisser leurs salaires et attaquer la classe ouvrière dans son ensemble. La présidente de la section locale 3550 du Syndicat canadien de la fonction publique, Carol Chapman, a parlé de l'impact des coupures en éducation sur les aides-enseignants et les étudiants qui ont des besoins spéciaux. Un autre membre du Comité du Premier Mai, Rod Loyola, a présenté les remarques de clôture.

Une soirée sociale des plus animée a suivi, à la Maison ukrainienne, avec la très bonne nourriture préparée par la communauté salvadorienne et plein de discussions sur la situation actuelle et le travail à venir.

Calgary

Des travailleurs actifs et à la retraite de divers secteurs, des jeunes travailleurs, des enseignants, des étudiants et des membres de la communauté ont tenu un piquetage et un rassemblement militants près du parc Central Memorial à l'heure de pointe en début de soirée. Le parc est situé à quelques rues du centre-ville de Calgary.

Le Premier Mai tombant cette année à quelques jours des élections provinciales, le thème principal de l'événement était de défaire l'ordre du jour d'austérité des conservateurs et du Wildrose. On a lancé des slogans contre les coupures et affirmé le droit à la santé, à l'éducation et aux programmes sociaux notamment pour les aînés.

Les participants ont aussi déclaré qu'il faut défaire Harper en 2015 et dénoncé l'ordre du jour d'austérité antisociale. Le rassemblement a exprimé la solidarité des travailleurs et des peuples opprimés de tous les pays et la nécessité d'un gouvernement antiguerre qui va lutter pour un monde juste sans exploitation des personnes par des personnes.

Un souper-partage et un événement social ont suivi. Les participants se sont informés mutuellement des luttes qu'ils mènent et du travail qu'ils font pour défaire les conservateurs et le Wildrose à l'élection provinciale, pour débarquer Harper, pour faire échec au Partenariat transpacifique et pour poursuivre l'opposition au projet de loi C-51.



Vancouver

Près de 350 personnes ont manifesté sur une distance de deux kilomètres le long de Commercial Drive du parc Clarke au parc Grandview. Plusieurs syndicats et organisations politiques y étaient avec leurs bannières et drapeaux. Au parc Grandview, la présidente de la Fédération du travail de Colombie-Britannique, Irene Lanzinger, a dit qu'il faut augmenter le salaire minimum parce que la pauvreté est en hausse dans la province et qu'elle affecte particulièrement les enfants. Plusieurs autres orateurs ont mis l'accent sur la nécessité de bâtir l'unité des travailleurs pour défaire le programme antisocial d'austérité du gouvernement libéral de Christy Clark et du gouvernement conservateur de Stephen Harper.

Une femme des Premières Nations a parlé des justes luttes que mènent les nations autochtones en Colombie-Britannique pour défendre leurs terres et leurs ressources contre les monopoles de l'extraction comme Imperial Metals qui a causé le plus grand déversement de déchets miniers de l'histoire à sa mine du mont Polley près du lac Williams le 4 août 2014. Les nations autochtones mènent une campagne en ce moment contre la réouverture de la mine. La contamination que le déversement a causée dans le lac Quesnel, qui était un endroit de frayage par excellence du saumon de la rivière Fraser, n'a toujours pas été enrayée.


Prince-George

Prince George a tenu cette année sa sixième Célébration du Premier Mai qui comprend un banquet. Une très bonne atmosphère a régné pendant toute la soirée, qui a débuté par les remarques de bienvenue et d'ouverture de la présidente du Comité organisateur du Premier Mai, Dawn Hemingway, qui est aussi professeur à l'Université du nord de la Colombie-Britannique. Les 17 organisations qui ont parrainé l'événement comprennent le Syndicat des employés du gouvernement de la Colombie-Britannique ; le Syndicat canadien des travailleurs et travailleuses des postes ; le Syndicat canadien de la fonction publique ; l'Association des professeurs du Collège de New Caledonia ; le Syndicat des employés d'hôpitaux ; la firme d'avocats Jon Duncan ; le Conseil du travail de North Central ; la firme North Labour Law ; la section locale 1372 de l'Association des pompiers de Prince George ; l'Association des camionneurs du district de Prince George ; la section locale 9 du Syndicat des travailleurs des pâtes, du papier et du bois ; l'Alliance de la fonction publique du Canada ; les Travailleurs unis de l'alimentation et du commerce ; le Comité Debout pour le Nord ; la section 1-424 du Syndicat des Métallos et l'Association des professeurs de l'Université du nord de la Colombie-Britannique. Des membres du Syndicat de la construction, de l'entretien et des travailleurs affiliés, le Forum de Colombie-Britannique , et des travailleurs à la retraite et des étudiants étaient aussi présents.

Des représentants de syndicats et d'autres organisations ont fait de brèves présentations sur les problèmes auxquels leurs membres et les travailleurs dans leur ensemble font face. Cette présentation des succès et des défis auxquels les travailleurs de Prince George, de la province et du pays font face a été très appréciée.

Au nom du Comité organisateur, Peter Ewart a parlé du rôle crucial que jouent les travailleurs en créant la richesse sociale. Il a aussi parlé du rôle important qu'a joué le mouvement ouvrier pour le progrès et les idées éclairées et de la nécessité de bâtir le mouvement dans les conditions nationales et internationales actuelles. Il a dit qu'une des tâches les plus urgentes du mouvement ouvrier est de défaire le gouvernement antiouvrier et anti-démocratique de Stephen Harper aux prochaines élections fédérales.

Il a annoncé que le Comité organisateur va développer son travail en organisant des soupers-partages à l'automme et à l'hiver pour discuter des problèmes auxquels les travailleurs et le mouvement ouvrier font face. Le Comité Debout pour le nord va aussi organiser une série de réunions à l'automne pour permettre aux membres de la communauté de discuter de comment faire avancer leur cause dans le contexte des fermetures de moulins et de places de travail dans la région.

Des représentants syndicaux ont parlé du rôle que les travailleurs ont joué pour faire élire un nouveau conseil de ville aux élections municipales de novembre et dit que cela a créé une très bonne atmosphère dans la ville maintenant.

Plus tard en soirée, le maire de Prince George Lyn Hall a fait un bref discours où il a expliqué qu'il entend travailler avec tous les secteurs de la communauté, y compris les travailleurs, et qu'à cette fin il est en train d'établir des lignes de communication et de consultation.

Le groupe des Chanteurs du Premier Mai a interprété des chants de travailleurs que les participants ont repris en choeur. Plusieurs participants ont laissé leur nom pour participer aux soupers-partages à l'automne.

États-Unis

À travers les États-Unis, les travailleurs et leurs organisations ont montré l'unité de la classe et défendu les droits des immigrés et des travailleurs sans papiers. Les immigrants font face à une répression accrue depuis plus d'une décennie et, sous le gouvernement Obama, le nombre d'expulsions a atteint son plus haut niveau de toute l'histoire américaine, selon TeleSUR. Une autre revendication commune de ces manifestations était l'augmentation du salaire minimum et l'élimination du vol des salaires des travailleurs sous-payés.

Les homicides policiers récents d' hommes afro-américains non armés, surtout les jeunes, ont relancé le mouvement de masse pour les droits civils et cela s'est reflété dans beaucoup de manifestations où les travailleurs ont exigé que cesse a violence de l'État et l'impunité pour les crimes commis par la police.

Plus d'un millier de personnes se sont rassemblés au Union Square de New York pour revendiquer de meilleurs salaires et les droits. Ce rassemblement a été suivi d'une « Marche pour désarmer le Service de Police de New York » et dénoncer la brutalité policière. Les manifestants ont exprimé leur solidarité avec les peuples partout dans le monde, « De Baltimore à Ayotzinapa » au Mexique, où les gens mènent des batailles similaires contre la violence étatique, l'impunité et la corruption.

À Baltimore, les manifestations de masse contre le meurtre policier du jeune afro-américain non armés Freddie Gray le 19 avril se sont poursuivies et ont coïncidé avec la journée du 1er Mai. Des centaines de presonnes se sont réunies à l'intersection des avenues de Pennsylvania et W North après que le Bureau du médecin légiste ait jugé la mort de Freddie Gray un homicide et que le procureur de l'État de Maryland, Marilyn Mosby, ait annoncé la mise en accusation de six policiers.

Les travailleurs portuaires sur les deux côtes ont tenu des actions. Ceux de San Francisco et Oakland ont fermé les ports une partie de la journée pour souligner le 1er Mai et dénoncer la brutalité policière.

Au centre-ville de Los Angeles, des manifestations ont eu lieu pour s'opposer à l'expulsion des migrants sans papiers. Les organisations des droits des migrants ont dit qu'une des principales raisons pour marcher est de mettre un terme à la séparation des familles à cause de déportations massives. Un grand nombre de chauffeurs des ports, qui sont en grève depuis une semaine pour obtenir de meilleures conditions de travail et de salaires, y ont aussi participé. Des actions similaires pour défendre les travailleurs sans papiers ont eu lieu dans toute la Californie du Sud.

New York


Philadelphie


Baltimore



Durham


Charleston

Des manifestations ont eu lieu contre le meutre policier de Walter Scott, un Afro-américain sans armes arrêté pour un feu arrière brisé le 4 avril. Son assassinat totalement injustifié a été révélé par une vidéo prise par un passant.

La justice pour le meurtre de Walter Scott et d'autres victimes faisait partie des revendications des travailleurs portuaires le 1er Mai.

Minneapolis



Tulsa


Dallas


Seattle


Oakland


Los Angeles


Haut de page


Amérique latine et Caraïbes

Honduras


Salvador


Nicaragua


Panama

Mexique

Mexico



République dominicaine

Cuba

La Havane

Plus d'un million de travailleurs cubains ont participé à la parade du Premier mai à La Havane dans le cadre des marches et des autres actions organisées à travers le pays sous le thème Unidos en la Construicción del Socialismo, Unis dans l'édification du socialisme. À La Havane, les travailleurs se sont rassemblés avant l'aube sur la rue près de la Plaza de la Revolución devant le monument à José Martí.


De gauche à droite : le secrétaire général de la CTC Ulises Guilarte, le président vénévuélien Nicolás Maduro et le président cubain Raul Castro

De la tribune, le président cubain Raul Castro Ruz, avec à ses côtés le président de la république bolivarienne du Venezuela, Nicolás Maduro, a salué la foule qui a répondu par un tonnerre d'applaudissements. Se sont joints à eux des représentants du Parti communiste de Cuba et du gouvernement de même que des organisations de masse du peuple cubain comme la Fédération des femmes cubaines, la Fédération étudiante universitaire, l'Union de la jeunesse communiste, l'Association des combattants de la révolution cubaine et l'Association nationale des petits fermiers. Des patriotes éminents de la révolution cubaine comme des vétérans de l'attaque de la Moncada et des participants à l'expédition du Granma étaient eux aussi sur la tribune.

Le premier secrétaire de la Centrale des travailleurs de Cuba (CTC) Ulises Guilarte, a prononcé le discours d'ouverture de la marche du Premier mai à 7 heures. Il a exprimé l'appui vigoureux du peuple cubain envers le peuple du Venezuela et a appelé les États-Unis à mettre fin à son ingérence au Venezuela et à respecter sa souveraineté et son ordre constitutionnel et démocratique.

Guilarte a présenté avec fermeté les demandes du peuple cubain : la fin de l'occupation illégale de la baie de Guantanamo par les États-Unis et sa restitution à Cuba et la fin du blocus criminel exercé par les États-Unis contre le pays. Il a souligné la participation du peuple cubain à la défense de l'édification socialiste et au travail pour améliorer l'économie dont l'objectif, entre autres choses, est d'élever le niveau de prospérité.

À la tête de la marche se tenaient les Cinq héros cubains, tous enfin libérés et de retour dans leur patrie depuis le17 décembre 2014, accompagnés de leurs familles et des Héros de la révolution. Marchait aussi en tête un contingent de 50 000 médecins et autres travailleurs médicaux, dont 100 membres de la brigade Henry Reeves de retour de la lutte contre l'épidémie d'ébola en Afrique de l'Ouest, flanqué de deux drapeaux majestueux de Cuba et du Venezuela. Ils étaient suivis de la bannière Unidos en la Construicción del Socialismo.


Les Cinq cubains et des membres de leur famille

Les travailleurs de tous les secteurs de l'économie cubaine suivaient, représentant leurs syndicats, les secteurs et les endroits de travail individuels, avec des slogans à la défense de la révolution cubaine, pour faire avancer l'édification du socialisme, à la défense du droit d'être du peuple vénézuélien et pour mettre fin au blocus. La marche s'est poursuivie pendant une heure et demie jusqu'à ce que les derniers contingents défilent sur la Plaza de la Revolución. Sous la pluie qui s'est mise de la partie â mi-chemin de la marche, la classe ouvrière cubaine est demeurée défiante et jubilante, exprimant un des thèmes des festivités : que le peuple ne se rendra jamais et continuera à transformer ses succès en victoires.

Parmi les délégations étrangères invitées par le CTC et l'Institut cubain d'amitié avec les peuples(ICAP), il y avait 1175 personnes représentant 140 organisations de 28 pays d'Amérique latine et des Caraïbes, 571 personnes de 40 organisations et 19 pays européens, plus de 60 personnes de l'Asie et de l'Océanie ainsi que 50 personnes de 14 pays d'Afrique et du Moyen-Orient. La plus grosse délégation était celle des 285 personnes provenant des États-Unis, demandant la fin du blocus contre Cuba, suivie de 209 personnes de la France, 127 de l'Uruguay, 121 du Chili et 102 de l'Argentine. En tout, plus de 2000 personnes et de 250 syndicats et organisations de solidarité de l'étranger ont participé aux festivités.

Une délégation du Parti communiste du Canada (marxiste-léniniste) et une délégation de 40 membres de la Brigade internationale de travail Che Guevara faisaient partie de la représentation canadienne.







Pinar Del Rio


Matanzas


Cienfuegos


Santa Clara


Holguin


Santiago de Cuba

Venezuela

Caracas

Les travailleurs ont marché à Caracas pour commémorer les réalisations des 15 ans et demi de progrès accomplis dans le cadre de la révolution bolivarienne. Pendant les célébrations, le président Nicolás Maduro a dit que la révolution bolivarienne a accru le nombre de syndicats des travailleurs, de conseils d'ouvriers et de fédérations. « Le moment est venu pour les travailleurs de diriger la politique économique du pays », a-t-il dit, appelant les travailleurs vénézuéliens à participer à l'élaboration des politiques économiques maintenant qu'ils jouissent de nouvelles institutions qui les représentent.

« Je crois que c'est une grande réussite de la révolution, d'avoir renforcé les demandes de la classe ouvrière par le biais des syndicats », a-t-il dit.

Le président Maduro a également annoncé une augmentation de 30 % du salaire minimum. Avec cette augmentation, cela fait 29 fois que les salaires ont augmenté en 16 ans de révolution bolivarienne au Venezuela, comparativement à neuf fois durant la période de 1974 à 1998, sous le règne des gouvernements néolibéraux de la Quatrième république, a rapporté TeleSUR.



Colombie

Bogota

Équateur

Quito

Pérou

Lima

Brésil

Sao Paolo

Bolivie

La Paz

Pour marquer le Premier Mai, le président bolivien Evo Morales a annoncé diverses augmentations de salaire.

Le salaire minimum national augmentera de 15 %, allant de 208 $US à 239 $US, et le salaire général de 8,5 %. L'annonce est venue après de longues négociations entre les représentants du gouvernement et des représentants du plus grand syndicat de la Bolivie, Centrale Obrera Boliviana (la Centrale ouvrière bolivienne), la COB. Entre 2005 et 2013, le salaire minimum réel de la Bolivie a augmenté de 104 %, plus que dans tout autre pays d'Amérique latine, selon l'Organisation internationale du Travail.

À l'occasion du Premier mai, les travailleurs ont aussi célébré le neuvième anniversaire de la nationalisation des hydrocarbures sous le gouvernement Morales.

Chile


Argentine


Europe

En Europe, les actions du Premier Mai ont mis l’accent sur le programme d’austérité néolibérale et la restructuration de l’État et sur les attaques croissantes contre les droits civils qui accompagnent la subordination de l’État aux intérêts monopolistes privés.

En Grèce, selon les agences de nouvelles, environ 13 000 personnes ont participé à des  manifestations anti-austérité à Athènes et 13 000 autres dans la ville de Thessaloniki dans le nord du pays. Les travailleurs grecs font face à de sévères mesures d’austérité néolibérale de même qu’à de hauts niveaux de chômage et de coupures de programmes sociaux et de pensions.

Les travailleurs italiens ont manifesté contre la récente Loi sur les emplois qui élimine les mesures de protection qui existaient depuis longtemps et offraient un certain niveau de protection des emplois et des  pensions. Les travailleurs ont aussi réclamé qu’un traitement humain et de compassion soit accordé aux dizaines de milliers de migrants dont la vie a été disloquée par le pillage impérialiste, l’agression et la guerre en Asie et en Afrique et qui ont dû chercher  refuge en Europe.

Plusieurs milliers de personnes ont manifesté à Berlin, la capitale de l’Allemagne, alors qu’en Angleterre les travailleurs ont manifesté à Londres pour exiger que cessent les coupures dans les programmes sociaux. Selon les agences de nouvelles, plus de 1000 travailleurs ont manifesté à Kiev en Ukraine, portant des drapeaux communistes en défi de la loi fasciste qu’a adoptée le parlement néonazi d’Ukraine. 

Angleterre

Londres




Tyne-Wear

Irlande

Dublin


France

Paris

Allemagne

Hambourg

Belgique

Jodoigne

Suède


Portugal

Lisbonne

Espagne

Séville

Italie

Pozzallo


Torino

Grèce

Athènes

Ukraine

Kiev

Donesk


Lougansk


Russie

Moscou

Asie

Les travailleurs de plusieurs pays d’Asie ont pris part à de militantes manifestants du Premier Mai pour revendiquer leurs droits, de meilleurs salaires et conditions de vie et de travail et un avenir brillant.

En Turquie, les travailleurs ont fait face à des hordes de policiers, plus de 10 000 par exemple autour du Taksim Square à Istanboul. Les policiers ont utilisé les grenades lacrymogènes, les canons à eau et les bombes assourdissantes contre les manifestants alors qu’ils s’approchaient du Square. Les travailleurs protestaient notamment contre une loi adoptée en avril qui permet à la police de fouiller et détenir des manifestants à son gré. Les travailleurs, les jeunes et les étudiants ont aussi défié l’interdiction de manifester au Square décrétée par le gouvernement. Celui-ci avait refusé d’accorder un permis pour la manifestation. Les actions du Premier Mai sont les premières «protestations de grande envergure» à se tenir, écrivent les agences de nouvelles, depuis qu’une nouvelle loi sur la sécurité a étendu les pouvoirs policiers politiques de la police.

En Corée du Sud, près de 100 000 travailleurs ont marché contre l’austérité et se sont engagés à  tenir «une grève générale» si le gouvernement de Park Guen-hye continue de passer des lois antiouvrières qui introduisent des «conditions de travail flexibles» afin de servir les intérêts des monopoles sud-coréens et de l’étranger. Plus de 10 000 travailleurs ont été attaqués par la police anti-émeute alors qu’ils se dirigeaient vers le palais présidentiel.

Au Japon, des milliers de travailleurs ont protesté contre la montée du militarisme sous la présidence de Shinzo Abe et ont réclamé de meilleurs salaires et de meilleures conditions de travail.

Aux Philippines, plus de 10 000 travailleurs ont marché dans les rues de Manille et brûlé en effigie le président Benigno Aquino pour protester contre les bas salaires et la loi autorisant les employeurs à congédier des travailleurs après six mois pour éviter qu’ils deviennent admissibles à l’assurance-emploi. En Indonésie, des milliers de travailleurs ont pris part à des activités du Premier Mai pour réclamer de meilleurs salaires et de meilleures lois ouvrières.

Au Myanmar, au Cambodge et au Bangladesh, les travailleurs du textile étaient aux premiers rangs des actions du Premier Mai pour réclamer un salaire qui permettre de vivre. De nombreux travailleurs du vêtement du Myanmar gagnent environ 5$US par jour et réclament de meilleurs salaires pour qu’eux et leurs familles puissent atteindre le niveau de vie de base. Au Cambodge, les travailleurs du textile ont demandé une hausse des salaires d’une moyenne de 124$US par mois à 177$US. Ils ont demandé à leurs gouvernements d’adopter des lois du travail pour les protéger contre les propriétaires des manufactures de textile qui détiennent des contrats avec des monopoles internationaux du vêtement.

En Malaisie, des dizaines de milliers de travailleurs ont protesté contre la nouvelle taxe sur les produits et services qui exercera une pression additionnelle sur les salaires de la majorité des travailleurs du pays.

Turquie



Palestine

Gaza


Pakistan

Lahore

Inde

New Delhi

Bangladesh

Dhaka


Indonésie

Jakarta


Philippines

Manille


Cambodge

Phnom Penh


Corée

Pyongyang


Séoul

Océanie

Australie

Brisbane

Afrique

Afrique du Sud

Capetown


Zambie

Lusaka

(Photos: LML, Trabajadores, L. Melanson, R. Devet, M. Dutt, MADOC, A. Querry, FAE, CSN, Touche pas ma region, V. Thibault, Eco Kartier, MEPAC, CUPE, M. Plante, TROC Monteregie, G. Cote, OPS, I. Wurmann, BC Fed, Shushugah, K. Kelly, JFREJ, K. Stephan, J. Piette, Revolution News, S. Gude, Kad Gad, Fibonacci Blue, N. Norman, S. Hurtado, A. Eackle, Bacchus, A. Garland, J. Christian, S. Rhodes, J. Charles, Xinhua, Partido Libre HN, La Prensa, FMLN, El Dia 19, frenadeso, E. Ibarra, S. Corona, CubaDebate, AIN, AVN, MinCI, CUT Colombia, Union Patriotica, TeleSUR, ANDINA, Vermelho, ABI, CUT Chile, PTS Prensa, Unite, Workers' Weekly, SIPTU, CGT, E. Hamann, CSC, Sweden.se, PCP, CGTP, M. Blumenthal, CGIL, CISL, EEK, KKE, I. Akin, P. Sharma, Popular Resistance, Chara_fc, CGPI, Rodong Sinmun, CFMEU, ANC )



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