|
Numéro 300 - 6 mai
2015
Supplément
Le Premier Mai 2015 dans le monde
Les travailleurs de tous les pays
s'unissent à la défense de leurs droits et pour le
progrès social
Calgary, Premier Mai 2015
Le Premier Mai, la Journée internationale
d'unité et de lutte de la classe ouvrière, a
été célébré cette année par
des actions de masse militantes partout dans le monde. Ces actions sont
aujourd'hui plus importantes que jamais car elles expriment
l'unité de la classe ouvrière internationale dans sa
lutte pour faire échec au néolibéralisme, à
la
destruction nationale de même qu'à l'agression militaire
impérialiste et au bellicisme qui menacent les peuples du monde.
Dans les pays ravagés par la guerre, les peuples opprimés
affirment leur droit d'être. À l'échelle
internationale, les travailleurs se battent pour la justice et la
reconnaissance de la place qui revient de droit au travail. Dans des
pays comme Cuba, le Venezuela et la Bolivie, où existent ou sont
en train d'être créés les mécanismes qui
investissent le peuple du pouvoir, les activités du Premier Mai
ont célébré dans la joie la construction de ce
pouvoir, l'édification nationale et les aspirations des peuples
à se tenir aux côtés des autres pays du monde sur
la base du respect
mutuel, de la solidarité et de la paix. Le Premier Mai 2015 a
démontré la détermination de la classe
ouvrière à changer la situation à l'avantage de
l'humanité.
Canada
Les actions menées au Canada ont
défendu les droits de tous et dénoncé l'assaut
antisocial et antinational toujours plus poussé de la dictature
Harper. Face à la tâche de débarasser le Canada du
gouvernement conservateur extrémiste de Stephen Harper, les
travailleurs s'attellent aussi à résoudre le
problème de se doter du pouvoir afin que
quelque soit le gouvernement qui prendra le pouvoir aux prochaines
élections fédérales, il ne lui sera pas possible
de poursuivre l'assaut antisocial contre le peuple pour servir les
intérêts privés.
Par leurs actions, les travailleurs ont demandé
des comptes au gouvernement qui défend le droit de monopole au
détriment du droit public, qui regarde avec indifférence
le secteur manufacturier s'effondrer, qui élimine les mesures
qui protègent l'environnement naturel et s'attaque sans
arrêt aux droits des travailleurs, des femmes, des jeunes et
aux programmes sociaux qui assurent leur bien-être. La
résistance des travailleurs est un défi aux tentatives de
criminaliser leur opposition à l'offensive antisociale qui est
menée par les gouvernements à l'échelle du pays.
En tant que contigent de la classe ouvrière
internationale, les travailleurs canadiens affirment leur unité
avec les travailleurs et les peuples opprimés de partout qui se
battent pour défendre leur souveraineté et leur droit de
tracer leur propre destinée sans ingérence
impérialiste. La classe ouvrière et ses alliés
rejettent le gouvernement de guerre de
Stephen Harper, qui, de concert avec les États-Unis et les
autres puissances impérialistes, menacent de plonger les peuples
dans une guerre mondiale dévastatrice. En ce Premier Mai, ils
ont demandé le retrait de toutes les troupes d'Irak, de la Syrie
et de l'Ukraine.
Halifax
Plusieurs orateurs se sont adressés à la
foule lors d'un rassemblement et d'une manifestation. Tous ont
fermement rejeté le programme d'austérité du
gouvernement Harper et du gouvernement McNeil de Nouvelle-Écosse
qui appauvrit le peuple.
Une des demandes qui a été
présentées est celle d'un salaire minimum à
15 $. Le président de la Fédération du
travail de Nouvelle-Écosse, Rick Clarke, a dit que toutes les
organisations appuient cette demande. La présidente de la
Fédération canadienne des étudiants, section
Nouvelle-Écosse, Michaela Sam, a dit que « les frais
élevés et les bas salaires forcent les étudiants
à travailler plus et à étudier moins, et cela doit
cesser. Pourquoi est-ce qu'on demande aux jeunes d'investir des
montants toujours plus élevés dans leur éducation
alors qu'on ne demande presque rien aux employeurs en fait
d'investissement dans la jeunesse ? » Jonathan Brigley,
d'ACORN-Nouvelle-Écosse, a ajouté que
« salaire minimum et salaire décent doivent
être une et même chose ».
Au nom du PMLC, Gary Zatzman a salué tous les
Néo-Écossais qui se battent et a mis en lumière
combien est vaste l'opposition aux attaques antisociales des
gouvernements Harper et McNeil. Il a aussi salué les peuples du
monde et dit que c'est très important que la classe
ouvrière du Canada rejette le gouvernement guerrier de Stephen
Harper et la participation du Canada à la guerre et à
l'agression impérialiste. Il a eu ces mots en conclusion :
« En prenant la tête de la lutte contre la destruction
nationale et pour le renouveau démocratique du processus
électoral et des arrangements constitutionnels de façon
à ce que le peuple soit investi du pouvoir, les travailleurs
peuvent non seulement se doter eux-mêmes du pouvoir mais en doter
le corps politique lui-même et ouvir la voie au progrès de
la société. Camarades et amis, confrères et
consoeurs, engageons-nous en ce Premier Mai à priver
l'élite économique et politique de son pouvoir de priver
la classe ouvrière de sa capacité de faire l'histoire
à son image et
de faire avancer le monde entier dans une nouvelle direction qui est
favorable au peuple.
Montréal
L'usage par l'État de la violence contre
l'opposition des travailleurs à l'offensive antisociale a
été bien démontré à Montréal.
À six heures du matin les travailleurs ont bloqué
l'accès du chantier de construction du Centre hospitalier de
l'Université de Montréal et plus tard dans la
matinée ce sont plus de 5000 travailleurs qui ont
manifesté
dans le quartier de la haute finance de la ville, bloquant
l'accès pendant un certain temps aux immeubles abritant diverses
institutions financières.
Plusieurs manifestations ont été
attaquées violemment par la police, qui s'en est pris non
seulement aux manifestants mais aux passants et même aux
représentants des médias, lançant des gaz
lacrymogènes et des bombes assourdissantes. Plusieurs personnes
ont été arrêtées.
Des dizaines de milliers de travailleurs ont
participé aux actions du Premier Mai tenues à
l'échelle du Québec. Cette année, au lieu
d'actions centrales régionales, ce sont des actions locales dans
toutes les régions du Québec qui ont été
organisées sous le thème de faire échec au
programme d'austérité antisociale du gouvernement
Couillard. Les
travailleurs et les organisations de défense des membres les
plus vulnérables de la société et d'opposition
à la tarification et à la privatisation des services
publics ont bloqué l'entrée de grandes institutions
fiancières et d'édifices gouvernementaux et bloqué
des routes.
Les enseignants de 30 cégeps à travers le
Québec avaient voté une grève d'un jour le premier
mai. La veille, la Commission des relations du travail a
déclaré leur grève illégale mais plusieurs
syndicats d'enseignants ont passé outre et tenu leur
journée de grève, alors que dans d'autres cégeps
ce sont les étudiants qui ont décidé de lever les
cours
le Premier Mai pour permettre à la grève de se tenir
quand même. Partout, les travailleurs ont tenu des piquetages
devant leur endroit de travail sur l'heure du midi, distribuant des
tracts aux passants qui illustraient les effets de l'ordre du jour
d'austérité sur les conditions de vie et de travail, les
services publics et l'économie et demandaient son
retrait. Il y a eu aussi plusieurs manifestations dans les quartiers..
Dans des régions comme la Côte-Nord et la
Gaspésie, les travailleurs et les membres des organisations
communautaires ont ralenti la circulation sur les routes
régionales et distribué des tracts aux automobilistes et
aux camionneurs. La défense des régions et de leur avenir
était au coeur des actions.
En point de presse à Saguenay, le premier
ministre Philippe Couillard a dit que le gouvernement va poursuivre tel
quel son ordre du jour en dépit
des actions qui été organisées sur une base
très large à travers le Québec. Cette
indifférence arrogante face au bien-être du peuple n'a
fait qu'accroître la détermination des travailleurs
à faire échec au programme d'austérité et
à défendre les droits de tous.
Québec
Gaspé
Rimouski
L'Isle Verte
Chicoutimi
Jonquière
La Baie
Saguenay
Saint-Félicien
Parc-Laurentides
Sainte-Anne-Pérade
Trois-Rivières
Montérégie
Lanaudière
Gatineau
Ottawa
Plus de 300 personnes se sont réunies au
Monument des droits humains sur la rue Elgin pour
célébrer le Premier Mai. Des organisations des
Premières Nations, de travailleurs du secteur public, de
postiers, d'enseignants, d'étudiants et de défense des
droits sociaux se sont rassemblées derrière la
bannière « Arrêtez les
coupures ! Solidarité contre
l'austérité ! » et tous les participants
ont parlé de la nécessité de débarquer les
conservateurs de Stephen Harper aux prochaines élections.
Ils ont ensuite marché dans les rues du
centre-ville, lançant des slogans contre les coupures dans la
santé et l'éducation et à la défense de
tous ceux qui font face aux attaques du gouvernement Harper. La
manifestation s'est arrêtée devant les bureaux de
l'Association canadienne des producteurs pétroliers où
des orateurs ont dénoncé les attaques
contre les droits des Premières Nations et les actions des
monopoles du pétrole qui détruisent l'environnement
naturel.
Les manifestants sont ensuite passés devant le
Parlement et se sont arrêtés devant les bureaux du premier
ministre où ils ont fait retentir des slogans
dénonçant les attaques du gouvernement Harper contre les
droits par le biais de son projet de loi antiterroriste
extrémiste C-51. Ils ont aussi lancé des slogans contre
le récent budget fédéral qui sert
les intérêts monopolistes au détriment du peuple.
Près de 1000 personnes ont tenu un
rassemblement et une manifestation à la défense de leurs
droits pour marquer le Premier Mai. Plusieurs orateurs ont
appelé à défaire le gouvernement Harper et son
projet de loi C-51 et on retrouvait ce même appel sur les
bannières et les pancartes.
Les orateurs au rassemblement au Nathan Philips Square
ont parlé de la nécessité de défendre les
droits de tous face aux attaques antisociales brutales des
gouvernements Harper et Wynne. Une aînée micmac a ouvert
le rassemblement et parlé des femmes autochtones
assassinées et disparues au Canada et déclaré que
le gouvernement Harper
doit rendre des comptes pour sa cruelle indifférence envers les
vies autochtones. Elle a lancé l'appel à tous à
travailler ensemble pour demander justice pour ces femmes et leurs
familles. Deux travailleurs migrants ont dénoncé la
brutalité et l'exploitation à laquelle ils font face aux
mains d'employeurs sans scrupules qui leur nient des conditions et
des salaires décents. Ils ont dit que c'est le capitalisme qui
est la cause de leur misère et de leur migration et qu'ils
demandent à vivre et travailler dans la dignité.

Une vigile de 48
heures contre le projet de loi C-51 à Toronto après la
marche du Premier Mai
|
Le rassemblement terminé, les manifestants ont
marché au centre-ville vers le parc St. James, lançant
des slogans comme « Harper, dehors ! »,
« Non aux attaques contre les syndicats ! De bons
salaires pour tous ! », et « Nous voulons la
justice ! ».
Les manifestants se sont arrêtés devant le
consulat mexicain et ont demandé justice pour les 43
étudiants-enseignants d'Ayotzinapa au Mexique qui sont disparus
depuis septembre. Un orateur a dit que le Mexique vit en ce moment une
crise des droits humains et a demandé l'aide du peuple canadien
pour que les 43 étudiants soient ramenés
sains et saufs.
Il y a eu d'autres discours au parc St. James, dont un
appel de Migrante, l'organisation de défense des travailleurs
canadiens d'origine philippine, à s'opposer au président
des Philippines Benigno Aquino Jr. qui sera en visite à Toronto
le 8 mai. Le représentant de Migrante a dit que Harper et Aquino
sont tous deux des criminels qui exploitent
les travailleurs migrants et attaquent les droits du peuple.

Piquetage au matin devant les bureaux de Toronto du ministère du
Travail en appui aux travailleurs de Crown Holdings
Hamilton
À Hamilton, les travailleurs et les
membres de la communauté ont tenu une manifestation militante
depuis le Workers Arts and Heritage Centre jusqu'à un
édifice du gouvernement fédéral, lançant
des slogans qui appellent à débarquer le gouvernement
Harper. Les automobilistes les ont salués en klaxonnant et en
saluant de la main. La
section 1005 du Syndicat des Métallos, des travailleurs de
l'automobile et des postes, des enseignants de
l'élémentaire et du secondaire, des travailleurs de la
fonction publique de l'Ontario et d'autres secteurs portaient des
pancartes et des bannières qui dénonçaient le
programme d'austérité et de destruction nationale et
appelaient à défaire
Harper.
Les orateurs au rassemblement devant l'édifice
fédéral ont dit que les travailleurs sont
déterminés et prêts à défaire Harper,
non seulement à cause de la destruction du secteur manufacturier
et de l'économie qui se fait sous son règne mais à
cause des attaques contre les droits de tous et de l'ordre du jour de
guerre de la bande à Harper qui
menace l'humanité du danger d'une troisième guerre
mondiale.
Suite au rassemblement, la manifestation est revenue au
Workers Arts and Heritage Centre où les travailleurs ont tenu
une fête.
À Edmonton, un rassemblement et une marche
pleins de vigueur ont été suivis d'un
événement social. Les thèmes du rassemblement
étaient : « Défendons les droits des
travailleurs ! Défendons les droits de
tous ! » et « Tous contre l'ordre du jour
d'austérité de Prentice ! ». Plus de 250
personnes se sont rassemblées devant le parlement albertain dont
des contingents de syndicats de plusieurs secteurs. Il y avait aussi
des membres de Migrante Alberta et du Réseau de
solidarité avec l'Amérique latine et les Caraïbes.
Les pancartes et bannières exprimaient l'unité des
travailleurs dans la lutte pour un monde nouveau et à la
défense
des droits.
Ramon Antipan, membre du Comité du Premier Mai, a
parlé de l'histoire et de la signification du Premier Mai dans
ses remarques d'ouverture. L'aînée Sharon Baptiste a
salué les participants et fait remarquer que le rassemblement se
tenait sur le territoire du Traité numéro 6. Merryn
Edwards a appelé tout le monde à poursuivre la lutte
contre
le projet de loi C-51 et a lu une déclaration du grand chef
Matthew Coon Come qui s'oppose au projet de loi qui viole les droits
des autochtones. Gil McGowan, le président de la
Fédération du travail de l'Alberta, et Guy Smith, le
président de l'Union des employés provinciaux de
l'Alberta, ont aussi pris la parole. Ils ont parlé des
succès que les
travailleurs ont remportés contre le gouvernement Redford. Smith
a parlé de la nécessité de la solidarité
entre tous les travailleurs, de tous les secteurs, de tout le Canada,
et de nation à nation. McGowan a dit que tous doivent utiliser
leur force collective dans les 4 jours qui nous séparent des
élections provinciales pour obtenir un résultat qui nous
est favorable. Le rassemblement vibrait de la conviction que
l'invincibilité des conservateurs est déjà
entamée et qu'il faut accélérer le pas dans les
jours qui viennent pour que chaque vote compte afin de défaire
les conservateurs et le Wildrose dans le plus de circonscriptions
possibles.
Une marche vigoureuse a alors commencé,
empruntant l'avenue Jasper qui est la rue principale d'Edmonton vers le
parc Grant Notley où est situé le monument aux
travailleurs tués et blessés au travail. Les manifestants
ont exprimé leur déternination à se défaire
du pouvoir dictatorial des conservateurs à Ottawa et en Alberta
en scandant
« Prentice et Harper, dehors ! »,
« À qui la rue ? À nous la
rue ! » et « C'est à qui à
décider ? C'est à nous ! ». Ils ont
aussi exprimé l'unité et la résistance à
toutes les attaques, l'opposition au bellicisme de Stephen Harper et au
projet de loi C-51 d'État policier.
Au parc, Marco Luciano, de Migrante Alberta, a
dénoncé le trafic de travailleurs qui se fait à
l'échelle mondiale et les politiques de main-d'oeuvre à
bon marché des gouvernements qui privent les travailleurs
migrants de leurs droits afin d'abaisser leurs salaires et attaquer la
classe ouvrière dans son ensemble. La présidente de la
section locale
3550 du Syndicat canadien de la fonction publique, Carol Chapman, a
parlé de l'impact des coupures en éducation sur les
aides-enseignants et les étudiants qui ont des besoins
spéciaux. Un autre membre du Comité du Premier Mai, Rod
Loyola, a présenté les remarques de clôture.
Une soirée sociale des plus animée a
suivi, à la Maison ukrainienne, avec la très bonne
nourriture préparée par la communauté
salvadorienne et plein de discussions sur la situation actuelle et le
travail à venir.
Calgary

Des travailleurs actifs et à la retraite de
divers secteurs, des jeunes travailleurs, des enseignants, des
étudiants et des membres de la communauté ont tenu un
piquetage et un rassemblement militants près du parc Central
Memorial à l'heure de pointe en début de soirée.
Le parc est situé à quelques rues du centre-ville de
Calgary.
Le Premier Mai tombant cette année à
quelques jours des élections provinciales, le thème
principal de l'événement était de défaire
l'ordre du jour d'austérité des conservateurs et du
Wildrose. On a lancé des slogans contre les coupures et
affirmé le droit à la santé, à
l'éducation et aux programmes sociaux notamment pour les
aînés.
Les participants ont aussi déclaré qu'il
faut défaire Harper en 2015 et dénoncé l'ordre du
jour d'austérité antisociale. Le rassemblement a
exprimé la solidarité des travailleurs et des peuples
opprimés de tous les pays et la nécessité d'un
gouvernement antiguerre qui va lutter pour un monde juste sans
exploitation des personnes par des
personnes.
Un souper-partage et un événement social
ont suivi. Les participants se sont informés mutuellement des
luttes qu'ils mènent et du travail qu'ils font pour
défaire les conservateurs et le Wildrose à
l'élection provinciale, pour débarquer Harper, pour faire
échec au Partenariat transpacifique et pour poursuivre
l'opposition au projet de loi C-51.
Vancouver

Près de 350 personnes ont manifesté
sur une distance de deux kilomètres le long de Commercial Drive
du parc Clarke au parc Grandview. Plusieurs syndicats et organisations
politiques y étaient avec leurs bannières et drapeaux. Au
parc Grandview, la présidente de la Fédération du
travail de Colombie-Britannique, Irene Lanzinger, a dit
qu'il faut augmenter le salaire minimum parce que la pauvreté
est en hausse dans la province et qu'elle affecte
particulièrement les enfants. Plusieurs autres orateurs ont mis
l'accent sur la nécessité de bâtir l'unité
des travailleurs pour défaire le programme antisocial
d'austérité du gouvernement libéral de Christy
Clark et du gouvernement
conservateur de Stephen Harper.
Une femme des Premières Nations a parlé
des justes luttes que mènent les nations autochtones en
Colombie-Britannique pour défendre leurs terres et leurs
ressources contre les monopoles de l'extraction comme Imperial Metals
qui a causé le plus grand déversement de déchets
miniers de l'histoire à sa mine du mont Polley près du
lac Williams
le 4 août 2014. Les nations autochtones mènent une
campagne en ce moment contre la réouverture de la mine. La
contamination que le déversement a causée dans le lac
Quesnel, qui était un endroit de frayage par excellence du
saumon de la rivière Fraser, n'a toujours pas été
enrayée.
Prince George a tenu cette année sa
sixième Célébration du Premier Mai qui comprend un
banquet. Une très bonne atmosphère a régné
pendant toute la soirée, qui a débuté par les
remarques de bienvenue et d'ouverture de la présidente du
Comité organisateur du Premier Mai, Dawn Hemingway, qui est
aussi professeur à l'Université du
nord de la Colombie-Britannique. Les 17 organisations qui ont
parrainé l'événement comprennent le Syndicat des
employés du gouvernement de la Colombie-Britannique ; le
Syndicat canadien des travailleurs et travailleuses des postes ;
le Syndicat canadien de la fonction publique ; l'Association des
professeurs du Collège de New
Caledonia ; le Syndicat des employés
d'hôpitaux ; la firme d'avocats Jon Duncan ; le Conseil
du travail de North Central ; la firme North Labour Law ; la
section locale 1372 de l'Association des pompiers de Prince
George ; l'Association des camionneurs du district de Prince
George ; la section locale 9
du Syndicat des travailleurs des pâtes, du papier et du
bois ; l'Alliance de la fonction publique du Canada ; les
Travailleurs unis de l'alimentation et du commerce ; le
Comité Debout pour le Nord ; la section 1-424 du Syndicat
des Métallos et l'Association des professeurs de
l'Université du nord de la Colombie-Britannique. Des membres du
Syndicat de la construction, de l'entretien et des travailleurs
affiliés, le Forum de Colombie-Britannique , et des travailleurs
à la retraite et des étudiants étaient aussi
présents.
Des représentants de syndicats et d'autres
organisations ont fait de brèves présentations sur les
problèmes auxquels leurs membres et les travailleurs dans leur
ensemble font face. Cette présentation des succès et des
défis auxquels les travailleurs de Prince George, de la province
et du pays font face a été très
appréciée.
Au nom du Comité organisateur, Peter Ewart a
parlé du rôle crucial que jouent les travailleurs en
créant la richesse sociale. Il a aussi parlé du
rôle important qu'a joué le mouvement ouvrier pour le
progrès et les idées éclairées et de la
nécessité de bâtir le mouvement dans les conditions
nationales et internationales actuelles. Il a dit qu'une des
tâches les plus urgentes du mouvement ouvrier est de
défaire le gouvernement antiouvrier et anti-démocratique
de Stephen Harper aux prochaines élections
fédérales.
Il a annoncé que le Comité organisateur va
développer son travail en organisant des soupers-partages
à l'automme et à l'hiver pour discuter des
problèmes auxquels les travailleurs et le mouvement ouvrier font
face. Le Comité Debout pour le nord va aussi organiser une
série de réunions à l'automne pour permettre aux
membres de la communauté de discuter de comment faire avancer
leur cause dans le contexte des fermetures de
moulins et de places de travail dans la région.
Des représentants syndicaux ont parlé du
rôle que les travailleurs ont joué pour faire élire
un nouveau conseil de ville aux élections municipales de
novembre et dit que cela a créé une très bonne
atmosphère dans la ville maintenant.
Plus tard en soirée, le maire de Prince George
Lyn Hall a fait un bref discours où il a expliqué qu'il
entend travailler avec tous les secteurs de la communauté, y
compris les travailleurs, et qu'à cette fin il est en train
d'établir des lignes de communication et de consultation.
Le groupe des Chanteurs du Premier Mai a
interprété des chants de travailleurs que les
participants ont repris en choeur. Plusieurs participants ont
laissé leur nom pour participer aux soupers-partages à
l'automne.
États-Unis
À travers les États-Unis, les travailleurs
et leurs organisations ont montré l'unité de la classe et
défendu les droits des immigrés et des travailleurs sans
papiers. Les immigrants font face à une répression accrue
depuis plus d'une décennie et, sous le gouvernement Obama, le
nombre d'expulsions a atteint son plus haut niveau de toute l'histoire
américaine, selon TeleSUR. Une autre revendication commune de
ces manifestations était l'augmentation du salaire minimum et
l'élimination du vol des salaires des travailleurs
sous-payés.
Les homicides policiers récents d' hommes
afro-américains non armés, surtout les jeunes, ont
relancé le mouvement de masse pour les droits civils et cela
s'est reflété dans beaucoup de manifestations où
les travailleurs ont exigé que cesse a violence de l'État
et l'impunité pour les crimes commis par la police.
Plus d'un millier de personnes se sont rassemblés
au Union Square de New York pour revendiquer de meilleurs salaires et
les droits. Ce rassemblement a été suivi d'une
« Marche pour désarmer le Service de Police de New
York » et dénoncer la brutalité
policière. Les manifestants ont exprimé leur
solidarité avec les peuples
partout dans le monde, « De Baltimore à
Ayotzinapa » au Mexique, où les gens mènent
des batailles similaires contre la violence étatique,
l'impunité et la corruption.
À Baltimore, les manifestations de masse contre
le meurtre policier du jeune afro-américain non armés
Freddie Gray le 19 avril se sont poursuivies et ont
coïncidé avec la journée du 1er Mai. Des centaines
de presonnes se sont réunies à l'intersection des avenues
de Pennsylvania et W North après que le Bureau du médecin
légiste ait jugé la
mort de Freddie Gray un homicide et que le procureur de l'État
de Maryland, Marilyn Mosby, ait annoncé la mise en accusation de
six policiers.
Les travailleurs portuaires sur les deux côtes ont
tenu des
actions. Ceux de San Francisco et Oakland ont fermé les ports
une partie de la journée pour souligner le 1er Mai et
dénoncer la brutalité policière.
Au centre-ville de Los Angeles, des manifestations ont
eu lieu pour s'opposer à l'expulsion des migrants sans papiers.
Les organisations des droits des migrants ont dit qu'une des
principales raisons pour marcher est de mettre un terme à la
séparation des familles à cause de déportations
massives. Un grand nombre de chauffeurs des ports, qui
sont en grève depuis une semaine pour obtenir de meilleures
conditions de travail et de salaires, y ont aussi participé. Des
actions similaires pour défendre les travailleurs sans papiers
ont eu lieu dans toute la Californie du Sud.
New York
Philadelphie
Baltimore
Durham
Charleston
Des manifestations ont eu lieu contre le meutre policier
de Walter Scott, un Afro-américain sans armes
arrêté pour un feu arrière brisé le 4 avril.
Son assassinat totalement injustifié a été
révélé par une vidéo prise par un passant.
La justice pour le meurtre de Walter Scott et d'autres
victimes faisait partie des revendications des travailleurs portuaires
le 1er Mai.
Minneapolis
Oakland
Los Angeles

Amérique latine et Caraïbes
Honduras
Salvador
Nicaragua
Panama
Mexique
Mexico
République dominicaine
Cuba
La Havane

Plus d'un million de travailleurs cubains ont
participé à la parade du Premier mai à La Havane
dans le cadre des marches et des autres actions organisées
à travers le pays sous le thème Unidos en la
Construicción del Socialismo, Unis dans l'édification du
socialisme. À La Havane, les travailleurs se sont
rassemblés avant
l'aube sur la rue près de la Plaza de la Revolución
devant le monument à José Martí.

De gauche à
droite : le secrétaire général de la CTC
Ulises Guilarte,
le président vénévuélien Nicolás
Maduro et le président cubain Raul
Castro
|
De la tribune, le président cubain Raul Castro
Ruz, avec à ses côtés le président de la
république bolivarienne du Venezuela, Nicolás Maduro, a
salué la foule qui a répondu par un tonnerre
d'applaudissements. Se sont joints à eux des
représentants du Parti communiste de Cuba et du gouvernement de
même que des organisations de masse du
peuple cubain comme la Fédération des femmes cubaines, la
Fédération étudiante universitaire, l'Union de la
jeunesse communiste, l'Association des combattants de la
révolution cubaine et l'Association nationale des petits
fermiers. Des patriotes éminents de la révolution cubaine
comme des vétérans de l'attaque de la Moncada et des
participants à
l'expédition du Granma étaient eux aussi sur la tribune.
Le premier secrétaire de la Centrale des
travailleurs de Cuba (CTC) Ulises Guilarte, a prononcé le
discours d'ouverture de la marche du Premier mai à 7 heures. Il
a exprimé l'appui vigoureux du peuple cubain envers le peuple du
Venezuela et a appelé les États-Unis à mettre fin
à son ingérence au Venezuela et à respecter sa
souveraineté et
son ordre constitutionnel et démocratique.
Guilarte a présenté avec fermeté
les demandes du peuple cubain : la fin de l'occupation
illégale de la baie de Guantanamo par les États-Unis et
sa restitution à Cuba et la fin du blocus criminel exercé
par les États-Unis contre le pays. Il a souligné la
participation du peuple cubain à la défense de
l'édification socialiste et au travail pour
améliorer l'économie dont l'objectif, entre autres
choses, est d'élever le niveau de prospérité.
À la tête de la marche se tenaient les Cinq
héros cubains, tous enfin libérés et de retour
dans leur patrie depuis le17 décembre 2014, accompagnés
de leurs familles et des Héros de la révolution. Marchait
aussi en tête un contingent de 50 000 médecins et autres
travailleurs médicaux, dont 100 membres de la brigade Henry
Reeves de retour de la
lutte contre l'épidémie d'ébola en Afrique de
l'Ouest, flanqué de deux drapeaux majestueux de Cuba et du
Venezuela. Ils étaient suivis de la bannière Unidos en la
Construicción del Socialismo.
Les Cinq cubains et des
membres de leur famille
Les travailleurs de tous les secteurs de
l'économie cubaine suivaient, représentant leurs
syndicats, les secteurs et les endroits de travail individuels, avec
des slogans à la défense de la révolution cubaine,
pour faire avancer l'édification du socialisme, à la
défense du droit d'être du peuple
vénézuélien et pour mettre fin au blocus. La
marche s'est
poursuivie pendant une heure et demie jusqu'à ce que les
derniers contingents défilent sur la Plaza de la
Revolución. Sous la pluie qui s'est mise de la partie â
mi-chemin de la marche, la classe ouvrière cubaine est
demeurée défiante et jubilante, exprimant un des
thèmes des festivités : que le peuple ne se rendra
jamais et continuera à
transformer ses succès en victoires.
Parmi les délégations
étrangères invitées par le CTC et l'Institut
cubain d'amitié avec les peuples(ICAP), il y avait 1175
personnes représentant 140 organisations de 28 pays
d'Amérique latine et des Caraïbes, 571 personnes de 40
organisations et 19 pays européens, plus de 60 personnes de
l'Asie et de l'Océanie ainsi que 50 personnes de 14
pays d'Afrique et du Moyen-Orient. La plus grosse
délégation était celle des 285 personnes provenant
des États-Unis, demandant la fin du blocus contre Cuba, suivie
de 209 personnes de la France, 127 de l'Uruguay, 121 du Chili et 102 de
l'Argentine. En tout, plus de 2000 personnes et de 250 syndicats et
organisations de solidarité de l'étranger ont
participé
aux festivités.
Une délégation du Parti communiste du
Canada (marxiste-léniniste) et une délégation de
40 membres de la Brigade internationale de travail Che Guevara
faisaient partie de la représentation canadienne.
Matanzas
Cienfuegos

Santa Clara
Holguin
Santiago de Cuba
Venezuela
Caracas
Les travailleurs ont marché à Caracas pour
commémorer les réalisations des 15 ans et demi de
progrès accomplis dans le cadre de la révolution
bolivarienne. Pendant les célébrations, le
président Nicolás Maduro a dit que la révolution
bolivarienne a accru le nombre de syndicats des travailleurs, de
conseils d'ouvriers et
de fédérations. « Le moment est venu pour les
travailleurs de diriger la politique économique du
pays », a-t-il dit, appelant les travailleurs
vénézuéliens à participer à
l'élaboration des politiques économiques maintenant
qu'ils jouissent de nouvelles institutions qui les représentent.
« Je crois que c'est une grande
réussite de la révolution, d'avoir renforcé les
demandes de la classe ouvrière par le biais des
syndicats », a-t-il dit.
Le président Maduro a également
annoncé une augmentation de 30 % du salaire minimum. Avec
cette augmentation, cela fait 29 fois que les salaires ont
augmenté en 16 ans de révolution bolivarienne au
Venezuela, comparativement à neuf fois durant la période
de 1974 à 1998, sous le règne des gouvernements
néolibéraux de la
Quatrième république, a rapporté TeleSUR.
Pour marquer le Premier Mai, le président
bolivien Evo Morales a annoncé diverses augmentations de salaire.
Le salaire minimum national augmentera de 15 %,
allant de 208 $US à 239 $US, et le salaire
général de 8,5 %. L'annonce est venue après
de longues négociations entre les représentants du
gouvernement et des représentants du plus grand syndicat de la
Bolivie, Centrale Obrera Boliviana (la Centrale ouvrière
bolivienne), la
COB. Entre 2005 et 2013, le salaire minimum réel de la Bolivie a
augmenté de 104 %, plus que dans tout autre pays
d'Amérique latine, selon l'Organisation internationale du
Travail.
À l'occasion du Premier mai, les travailleurs ont
aussi célébré le neuvième anniversaire de
la nationalisation des hydrocarbures sous le gouvernement Morales.
Chile
Argentine

Europe
En Europe, les actions du Premier Mai ont mis l’accent
sur le programme d’austérité néolibérale et
la restructuration de l’État et sur les attaques croissantes
contre les droits civils qui accompagnent la subordination de
l’État aux intérêts monopolistes privés.
En Grèce, selon les agences de nouvelles, environ
13 000 personnes ont participé à des manifestations
anti-austérité à Athènes et 13 000 autres
dans la ville de Thessaloniki dans le nord du pays. Les travailleurs
grecs font face à de sévères mesures
d’austérité néolibérale de même
qu’à de hauts niveaux de chômage et de coupures de
programmes sociaux et de pensions.
Les travailleurs italiens ont manifesté contre la
récente Loi sur les emplois qui élimine les mesures de
protection qui existaient depuis longtemps et offraient un certain
niveau de protection des emplois et des pensions. Les
travailleurs ont aussi réclamé qu’un traitement humain et
de compassion soit accordé aux dizaines de milliers de migrants
dont la vie a été disloquée par le pillage
impérialiste, l’agression et la guerre en Asie et en Afrique
et qui ont dû chercher refuge en Europe.
Plusieurs milliers de personnes ont manifesté
à Berlin, la capitale de l’Allemagne, alors qu’en Angleterre les
travailleurs ont manifesté à Londres pour exiger que
cessent les coupures dans les programmes sociaux. Selon les agences de
nouvelles, plus de 1000 travailleurs ont manifesté à Kiev
en Ukraine, portant des drapeaux communistes en défi de la loi
fasciste qu’a adoptée le parlement néonazi
d’Ukraine.
Angleterre
Irlande
Dublin
France
Paris
Allemagne
Hambourg
Belgique
Jodoigne
Suède
Portugal
Lisbonne
Espagne
Séville
Italie
Pozzallo
Torino
Grèce
Athènes
Ukraine
Kiev
Donesk
Lougansk
Russie
Moscou
Asie
Les travailleurs de plusieurs pays d’Asie ont pris part
à de militantes manifestants du Premier Mai pour revendiquer
leurs droits, de meilleurs salaires et conditions de vie et de travail
et un avenir brillant.
En Turquie, les travailleurs ont fait face à des
hordes de policiers, plus de 10 000 par exemple autour du Taksim Square
à Istanboul. Les policiers ont utilisé les grenades
lacrymogènes, les canons à eau et les bombes
assourdissantes contre les manifestants alors qu’ils s’approchaient du
Square. Les travailleurs protestaient notamment contre une loi
adoptée en avril qui permet à la police de fouiller et
détenir des manifestants à son gré. Les
travailleurs, les jeunes et les étudiants ont aussi
défié l’interdiction de manifester au Square
décrétée par le gouvernement. Celui-ci avait
refusé d’accorder un permis pour la manifestation. Les actions
du Premier Mai sont les premières «protestations de grande
envergure» à se tenir, écrivent les agences de
nouvelles, depuis qu’une nouvelle loi sur la sécurité a
étendu les pouvoirs policiers politiques de la police.
En Corée du Sud, près de 100 000
travailleurs ont marché contre l’austérité et se
sont engagés à tenir «une grève
générale» si le gouvernement de Park Guen-hye
continue de passer des lois antiouvrières qui introduisent des
«conditions de travail flexibles» afin de servir les
intérêts des monopoles sud-coréens et de
l’étranger. Plus de 10 000 travailleurs ont été
attaqués par la police anti-émeute alors qu’ils se
dirigeaient vers le palais présidentiel.
Au Japon, des milliers de travailleurs ont
protesté contre la montée du militarisme sous la
présidence de Shinzo Abe et ont réclamé de
meilleurs salaires et de meilleures conditions de travail.
Aux Philippines, plus de 10 000 travailleurs ont
marché dans les rues de Manille et brûlé en effigie
le président Benigno Aquino pour protester contre les bas
salaires et la loi autorisant les employeurs à congédier
des travailleurs après six mois pour éviter qu’ils
deviennent admissibles à l’assurance-emploi. En
Indonésie, des milliers de travailleurs ont pris part à
des activités du Premier Mai pour réclamer de meilleurs
salaires et de meilleures lois ouvrières.
Au Myanmar, au Cambodge et au Bangladesh, les
travailleurs du textile étaient aux premiers rangs des actions
du Premier Mai pour réclamer un salaire qui permettre de vivre.
De nombreux travailleurs du vêtement du Myanmar gagnent environ
5$US par jour et réclament de meilleurs salaires pour qu’eux et
leurs familles puissent atteindre le niveau de vie de base. Au
Cambodge, les travailleurs du textile ont demandé une hausse des
salaires d’une moyenne de 124$US par mois à 177$US. Ils ont
demandé à leurs gouvernements d’adopter des lois du
travail pour les protéger contre les propriétaires des
manufactures de textile qui détiennent des contrats avec des
monopoles internationaux du vêtement.
En Malaisie, des dizaines de milliers de travailleurs
ont protesté contre la nouvelle taxe sur les produits et
services qui exercera une pression additionnelle sur les salaires de la
majorité des travailleurs du pays.
Turquie
Palestine
Gaza

Pakistan
Lahore
Inde
New Delhi
Bangladesh
Dhaka
Indonésie
Jakarta
Philippines
Manille
Cambodge
Phnom Penh
Corée
Pyongyang
Séoul
Océanie
Australie
Brisbane
Afrique
Afrique du Sud
Capetown
Zambie
Lusaka


Lisez Le
Marxiste-Léniniste
Site web: www.pccml.ca
Courriel: redaction@cpcml.ca
|