|
||||||||
* Les citations sont traduites de l'anglais par Le Marxiste-Léniniste.
Importants développements internationaux Journée des prisonniers palestiniens contre la criminalisation de la politique d'opposition à l'occupant israélien![]() Manifestation à Ottawa, le 14 avril 2015 en appui à Khalida Jarrar et à tous les prisonniers politiques palestiniens. Un tribunal militaire israélien a présenté une série de fausses accusations contre Khalida Jarrar, membre du Conseil législatif palestinien et combattante de longue date pour les droits des prisonniers politiques palestiniens. Le chef d'accusation a été émis après que Jarrar ait été enlevée le 2 avril à son domicile à Ramallah dans un raid effectué tôt le matin par 60 soldats israéliens, après quoi elle a été soumise à 17 heures d'interrogatoires durant lesquels elle a refusé de collaborer. Malgré les accusations, le juge a choisi, lors des audiences du 15 avril, de continuer de maintenir en détention administrative la députée Jarrar jusqu'à sa prochaine audience prévue le 29 avril. Jarrar est actuellement détenue à la prison de Hasharon aux côtés d'autres femmes prisonnières politiques palestiniennes mais elle est la seule femme palestinienne actuellement maintenue en détention administrative illégale. Ghassan Jarrar, l'époux de la dirigeante emprisonnée, a dit à l'agence de nouvelles turque Anadolu que Khalida Jarrar a été inculpée de 12 soi-disant « crimes de sécurité », tous liés à ses activités politiques publiques. Ils comprennent notamment être membre et participer aux activités du parti politique auquel elle appartient, le Front Populaire pour la Libération de la Palestine (FPLP). Comme la grande majorité des organisations politiques palestiniennes, le FPLP est stigmatisé par Israël comme un « groupe terroriste » et interdit. Une association à la politique palestinienne, même le fait d'assister à une manifestation publique, est considérée par Israël comme un motif d'arrestation et de poursuites. Ghassan Jarrar a déclaré que le tribunal militaire d'occupation est illégal et appelé les institutions internationales à faire pression sur Israël pour mettre fin à son agression. S'adressant le 14 avril à OPIRG-Carleton via la chaîne CKCU-FM, la fille de Khalida Jarrar Yafa a dit : « Tout d'abord, elle est une mère, une très bonne mère et elle me manque beaucoup. Ma mère a consacré toute sa vie à être un défenseur des droits humains, un défenseur des droits des Palestiniens et en particulier des femmes palestiniennes et des prisonniers politiques palestiniens. Elle a servi toutes ces années et ma famille, comme toute autre famille palestinienne, a été punie par les autorités israéliennes et a beaucoup souffert à cause de cela. « Cette arrestation récente de ma mère par les Israéliens est un reflet de son rôle important,de son influence. Elle est une dirigeante bien-aimée, une personne aimée, une amie bien-aimée. Elle assiste à chaque rassemblement, participe à toute grève autant qu'elle le peut. Elle rend service non seulement en tant que dirigeante politique et parlementaire, mais aussi sur le plan personnel à des personnes de tout rang social de tous les coins de la Palestine, qui viennent vers ma mère pour soulever des questions qui les concernent, elles et leurs familles. « Les raids israéliens durant lesquels des Palestiniens sont arrêtés et détenus sont une chose quotidienne. Si vous parlez à n'importe quel Palestinien, il vous dira qu'un membre de sa famille ou quelqu'un qu'il connaît a été détenu et arrêté. Nous ne sommes pas surpris par ces actes. C'est Israël. Ils prétendent être une démocratie, mais dans les faits c'est le reflet de tout sauf d'une démocratie, si ce n'est la tenue d'élections. C'est la seule chose qui les définit comme une démocratie. Toute autre loi ou pratique d'Israël, je la qualifierais de fasciste, d'apartheid et c'est la réalité. » Une nouvelle campagne a été lancée
sur freekhalidajarrar.org,
dit
Yafa,
qui
a
appelé
les
Canadiens
à
intensifier leurs efforts en faveur des droits des
Palestiniens. ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() Ottawa, 14 avril 2015 Bien connu en tant que prisonnier politique palestinien, Khader Adnan a été placé en détention isolée depuis le 13 avril. En 2012, Adnan a organisé une grève de la faim de 66 jours qui a conduit à sa libération. Il a été de nouveau arrêté en juillet 2014 et a été détenu sans chef d'accusation ni jugement depuis. Cette décision est intervenue en représailles après qu'Adnan ait dénoncé le 10 avril devant ses codétenus les mauvais traitements infligés aux prisonniers malades. Adnan a également révélé le cas de Jaafar Awad, un ancien prisonnier politique qui est mort le 10 avril, deux mois après sa libération. Awad, qui souffrait de diabète, n'a pas reçu de soins médicaux adéquats en prison et est devenu gravement malade et était dans un état critique au moment de sa libération. Des efforts sont en cours au Canada et dans le monde pour exiger la libération de la députée Jarrar et de tous les prisonniers politiques palestiniens. Une lettre en date du 13 avril et signée par 58 membres du Parlement européen a invité l'Union européenne à faire pression sur Israël pour la libération de Khalida Jarrar et des 16 autres membres du Conseil législatif palestinien. L'organisation italienne Uniti per la Palestina (Unis pour la Palestine) a lancé une campagne de lettres afin de faire parvenir du monde entier des appuis à Khalida Jarrar. Rappelant qu'Israël empêche souvent la correspondance de se rendre aux prisonniers palestiniens, l'organisation affirme que « le régime sioniste a entrepris une nouvelle escalade avec l'arrestation de Khalida Jarrar, une parlementaire ! Nous DEVONS écrire notre solidarité envers Khalida ! Une lettre ou, au moins, une carte postale montrant notre admiration et notre amour. Dans tous les cas elles vont être remarquées par Israël, le geôlier colonialiste illégal, et [les mots] vont se répandre à propos de notre manifestation massive de solidarité et d'approbation de la lutte patriotique de Khalida Jarrar ! » De vives protestations ont eu lieu à Ottawa le 14
avril et à Toronto le 17 avril devant l'ambassade et le consulat
d'Israël, respectivement. Les participants ont exigé la
libération immédiate de la députée Jarrar
et d'autres prisonniers politiques, et dénoncé le silence
des partis au Parlement canadien sur la détention de Jarrar et
d'autres crimes
contre les Palestiniens. ![]() ![]() ![]() ![]() Toronto, 17 avril 2015 LML lance l'appel à tous à poursuivre leurs efforts pour exiger la libération immédiate de Khalida Jarrar et de tous les prisonniers politiques palestiniens. On peut entre autres : - demander sa libération immédiate - cliquez ici (Sources : Samidoun, Addameer, Electronic Intifada Photos : LML, K. McRae.) Un appel à la Cour pénale internationale d'enquêter sur les violations graves des droits des prisonniers politiques palestiniens![]() Manifestation à Bil'in, en Cisjordanie, en appui à la Journée des prisonniers palestiniens. (Active Stills) Nous avons été témoins depuis un an d'un niveau de violence israélienne sans précédent contre les Palestiniens, dont les meurtres de plus de 2000 civils à Gaza, la démolition de 20 000 maisons, le déplacement de plus de 500 000 Palestiniens au moment fort de l'assaut et l'arrestation de 8000 Palestiniens à travers la Palestine historique. Israël commet sous nos yeux ce qui constitue un nettoyage ethnique des temps modernes, dans sa quête permanente de l'annexion entière des terres palestiniennes et l'expansion de la frontière coloniale d'Israël. Il est plus urgent que jamais que la communauté internationale tienne Israël responsable de ses crimes de guerre récurrents et flagrants contre les Palestiniens, en particulier ceux qui sont détenus en captivité dans les prisons de l'occupant. Addameer en appelle au procureur de la CPI, Fatou Bensouda, d'enquêter sur ces crimes par une enquête préliminaire puis d'amener l'accusé en cour tout de suite compte tenu des conditions qui se sont exacerbées et aggravées. Détention administrativeL'occupant s'arroge le droit de recourir à la détention administrative aux fins de « la sécurité d'État ». Depuis 1967, les Forces d'Occupation (FOI) ont émis plus de 50 000 ordres de détention administrative, 24 000 (près de la moitié d'entre eux) entre 2000 et 2014. Les forces d'occupation utilisent la politique de détention administrative pour maintenir le contrôle sur la société palestinienne et miner son autodétermination. La détention administrative vise tous les secteurs de la société y compris les politiciens, les universitaires, les étudiants, les dirigeants, les journalistes, médecins, femmes, enfants et défenseurs des droits humains. Les autorités de l'occupation utilisent la détention administrative comme un outil de négociation à des fins de gain politique. Plus de 700 ordres de détention administrative ont été émis depuis juin 2014, augmentant du fait le nombre de détenus administratifs à un sommet de 550, le plus grand nombre depuis 2009. Cette augmentation de l'utilisation de la détention administrative, une pratique internationalement condamnée, peut être considérée comme une réaction directe aux 63 jours de grève de la faim de masse parmi les détenus administratifs en 2014, durant lesquels ils ont exigé la fin de cette politique. En avril 2015, les autorités de l'occupation ont émis un ordre de détention administrative contre la membre du Conseil législatif palestinien (PLC), Khalida Jarrar, ce qui porte le nombre de députés palestiniens élus en détention administrative à huit. Jarrar a également été nommée récemment par le président Mahmoud Abbas à la Commission nationale palestinienne pour la CPI. La politique de détention administrative enfreint l'article 78 de la Quatrième Convention de Genève et refuse aux détenus administratifs leur droit garanti à un procès équitable et rapide tel qu'indiqué à l'article 75 du Protocole additionnel de la Convention de Genève. La politique de détention administrative viole également les articles 9, 10 et 14 de la Convention internationale sur les droits civils et politiques (1966). Selon le Statut de Rome, l'utilisation systématique de la détention administrative est considérée comme un crime de guerre (article 8) et un crime contre l'humanité (article 7). Meurtres extrajudiciairesEn 2014, les forces d'occupation ont escaladé leur politique non déclarée de meurtre extrajudiciaire de Palestiniens au cours de raids pour faire des arrestations. En Cisjordanie occupée, y compris Jérusalem, les forces d'occupation ont tué quatorze civils lors de raids devant mener à des arrestations dans les camps de réfugiés, les villages et villes palestiniens. Toutes les quatorze personnes tuées lors de ces raids sont de jeunes Palestiniens âgés de moins de trente ans. Les assassinats sous forme d'exécutions extrajudiciaires de civils sont une violation flagrante de la quatrième Convention de Genève conformément à l'article 147 et un crime de guerre selon l'article 8, point A, I2 du Statut de Rome. La torture![]() Manifestation à Bil'in, en Cisjordanie, en appui à la Journée des prisonniers palestiniens. (Active Stills) La torture généralisée continue d'être utilisée contre les détenus palestiniens. Pratiquement tous les Palestiniens arrêtés par les FOI ont été soumis à la torture psychologique ou physique ou à de mauvais traitements, y compris les passages à tabac, des positions de stress, l'isolement, la violence verbale et les menaces de violence sexuelle. En 2014, Addameer a documenté deux cas de décès de prisonniers, qui sont le résultat direct de la torture. Wael Mustafa, 39 ans, citoyen jordanien, a été tué sous la torture physique brutale lors d'interrogatoires menés en août 2014. Il a été arrêté lors d'une manifestation pacifique à Yafa qui a appelé à la fin de la guerre à Gaza. Ra'ed Abd Al Jabari, de Hébron a été tué pendant le transfert de la prison Eshel Beer à celle d'Al Sabe '(Beersheva). Depuis 1967, il y a eu 73 Palestiniens tués sous la torture. En outre, durant la grève de la faim de masse de 63 jours pendant la première moitié de 2014, la Knesset israélienne a tenté d'adopter une loi pour permettre l'alimentation forcée des détenus palestiniens qui protestaient, tentant dans les faits de sanctionner la torture sur une échelle de masse. La torture est considérée à la fois un crime de guerre et un crime contre l'humanité tel que décrit dans le droit international humanitaire et le droit pénal international, notamment la quatrième Convention de Genève, le préambule du Statut de Rome, l'article 7 et l'article 8, la Convention I de Genève et l'article III 12, troisième Convention de Genève 17 et 87 et la quatrième Convention de Genève de l'article 32. Le transfert forcéLe transfert de détenus palestiniens par les FOI est une pratique courante. Le transfert de personnes protégées hors du territoire occupé vers l'État d'occupation, considéré comme « déportation ou transfert illégaux » est une violation grave de la Quatrième Convention de Genève (article 147) et un crime de guerre tel qu'établi par le Statut de Rome de la Cour pénale internationale (article 8). À la fin de 2014, seulement 544 des 6000 personnes arrêtées ont été détenues dans les territoires occupés. Plus de 800 000 Palestiniens ont été arrêtés et la majorité d'entre eux ont été transférés de force vers des prisons hors du territoire occupé, ce qui limite leur accès à leurs familles, à un soutien juridique et leurs communautés, les dépouillant de leurs droits en vertu de la Quatrième Convention de Genève. Considérant le résumé des principales violations décrites ci-dessus, Addameer en appelle au procureur de la CPI d'ouvrir immédiatement une enquête au sujet des prisonniers et d'amener ceux qui ont torturé, assassiné, transféré de force et ordonné la détention arbitraire de Palestiniens à rendre des comptes devant la Cour pénale internationale. Addameer (mot arabe pour la conscience), une association de soutien aux prisonniers et aux droits humains, est une organisation non gouvernementale, une institution civile palestinienne qui travaille à appuyer les prisonniers politiques palestiniens détenus dans les prisons israéliennes et palestiniennes. Fondé en 1992 par un groupe de militants intéressés par les droits humains, le centre offre une aide juridique gratuite aux prisonniers politiques, défend leurs droits au niveau national et international, et travaille à mettre fin à la torture et autres violations des droits des détenus par la surveillance, les procédures juridiques et des campagnes de solidarité. (Traduction : LML) Commémoration à Toronto de la victoire de la révolution bolivarienne du Venezuela« Le triomphe du peuple », tel a été le thème d'un événement politique tenu le 11 avril au centre culturel Beit Zatoun à Toronto commémorant l'anniversaire de la défaite infligée par le peuple vénézuélien à la tentative de coup d'État de 2002 contre le président du pays à ce moment, le regretté Hugo Chávez. La présentation principale de la soirée a été faite par le premier consul de la république bolivarienne du Venezuela à Toronto, Martha Pardo, qui a expliqué l'importance de la défense par le peuple de la démocratie en 2002 dans le contexte historique de la révolution bolivarienne. Elle a souligné que le soulèvement spontané du peuple vénézuélien en avril 2002 n'a pas seulement sauvé le président Chávez de ses ravisseurs mais a rétabli la souveraineté du peuple et l'indépendance de la nation. Ses remarques ont été suivies de la projection d'une vidéo d'une nouvelle chanson patriotique Viva Venezuela, Mi Patria Querida (Vive le Venezuela, ma patrie bien-aimée), qui répond spécifiquement à la fausse allégation que le Venezuela est une menace pour la sécurité nationale des États-Unis ou de tout autre pays. Les événements d'il y a 13 ans ont occcupé une grande place à la réunion à la lumière du 7e Sommet des Amériques de l'Organisation des États américains (OÉA) qui se déroulait en même temps au Panama. Le consul général de la république de Cuba à Toronto, Javier Domokos, a dit qu'il venait de regarder les bulletins de nouvelles à la télévision montrant les chefs d'État des pays dénonçant l'un après l'autre les menaces les plus récentes des États-Unis contre le Venezuela. Il a exprimé la fierté de l'unité démontrée par les pays d'Amérique latine, non seulement à la défense du Venezuela mais aussi en solidarité avec Cuba révolutionnaire qui a été inclus pour la première fois en 53 ans dans le Sommet après l'insistance des dirigeants latino-américains et cela, après avoir été expulsé de l'OÉA sous la pression des États-Unis. Des représentants du groupe Siglo 21(XXIe siècle) ont donné un aperçu historique de la révolution bolivarienne dont les racines remontent à la lutte au XIXe siècle pour la libération face à l'Espagne. Ils ont décrit les contributions faites par les héros de la révolution bolivarienne, Simón Rodriguez, Simón Bolívar, Ezequiel Zamora, Francisco de Miranda et Antonio de Sucre. Parlant au nom du Cercle bolivarien Louis Riel, Maria Páez Victor a rappelé qu'il existe de nombreux anniversaires durant le mois d'avril des luttes d'indépendance des peuples d'Amérique latine. La déclaration d'indépendance du Venezuela en avril 1810, la défaite militaire de l'invasion de Cuba par la CIA, à Playa Giron (la Baie des Cochons), en avril 1961, et la sauvegarde de la démocratie constitutionnelle du Venezuela à l'occasion du coup d'État manqué en avril 2002 sont des exemples qu'elle a remémnorés. Et maintenant, a-t-elle dit, l'acceptation en avril 2015 de Cuba au sommet régional des nations, après des années d'opposition des États-Unis, est un autre jalon historique dans l'histoire de la lutte des peuples. Ce que le États-Unis craignent vraiment en ce qui concerne le Venezuela, dit-elle, ce ne sont pas les violations des « droits de l'homme », mais l'exemple donné par le Venezuela dans l'utilisation des ressources comme le pétrole pour le bénéfice du peuple et le leadership régional qu'il a démontré dans la lutte pour l'indépendance contre l'impérialisme. Santiago Escobar a lancé un appel à appuyer le peuple de l'Équateur, en particulier les populations autochtones de la région amazonienne, dans leur longue bataille juridique contre Chevron afin d'être indemnisées pour les dommages environnementaux causés par les activités de forage pétrolier de l'entreprise dans le passé. Les gens de la région ont l'intention de participer à une action de protestation de masse à Washington, DC, les 20 et 21 avril. Le dernier orateur, Manuel Luna du Front populaire de défense Hugo Chávez, en a appelé à tous à continuer à diffuser le message de solidarité envers la révolution bolivarienne qui est bloqué par les médias. Il a appelé tout le monde à devenir des « communicateurs de la vérité » et a suggéré les médias sociaux comme un moyen d'atteindre plus de personnes sans ingérence.
Le président Obama retire officiellement Cuba
|
|
Jeudi 30 avril à 19h
70 ans de relations diplomatiques entre Cuba et le Canada ![]() |
Le 14 avril, le président des États-Unis, Barack Obama, a soumis les certifications requises au Congrès indiquant son intention de retirer Cuba de la liste fallacieuse des États-Unis de pays soutenant le terrorisme.
Selon TeleSUR, le Congrès doit réagir dans les 45 prochains jours au retrait de Cuba de la liste avant que la décision n'entre en vigueur, mais il ne peut la révoquer sans tenir un vote séparé, une mesure que la Maison-Blanche juge très peu probable.
Le document déposé au Congrès affirme que le gouvernement Cubain « n'a offert aucun appui au terrorisme international » depuis au moins six mois. Il dit aussi que Cuba « s'est engagée à ne pas appuyer des actes de terrorisme international à l'avenir ».
Cuba exige depuis longtemps
que son nom soit
retiré de cette liste frauduleuse et diffamatoire. Cuba a
été ajoutée à la liste en 1982 à
cause de son appui aux mouvements de libération nationale en
Amérique latine et sur le continent africain comme le
Congrès national africain (ANC) en Afrique du Sud. Les autres
pays sur la liste sont l'Iran, le
Soudan et la Syrie. Selon le département d'État des
États-Unis, les pays sur la liste sont passibles de restrictions
en aide et en accès aux prêts internationaux et
d'interdiction d'exportation et de vente d'armes.
Cuba avait déclaré que son retrait de la liste était une précondition au rétablissement des relations diplomatiques avec les États-Unis et qu'elle n'ouvrirait pas son ambassade aux États-Unis à moins que cette condition ne soit remplie.
L'obstacle principal au rétablissement des relations diplomatiques demeure le blocus économique des États-Unis contre Cuba. Cuba a dit très clairement que les relations ne peuvent pas être rétablies sans que ce blocus ne soit levé.
« Il ne peut y avoir de normalisation des relations entre Cuba et les États-Unis sans que ce blocus injuste qui a causé d'immenses dommages économiques à Cuba ne soit levé », a dit Miguel Diaz-Canel, le premier vice-président du Conseil d'État de Cuba lors d'une cérémonie à La Havane en appui à la campagne de signatures de soutien au Venezuela contre l'agression des États-Unis.
Voici la déclaration émise par Josefina Vidal Ferreiro, la directrice générale du département chargé des États-Unis du ministère des Relations extérieures de Cuba, au sujet de la décision du président des États-Unis, Barack Obama, le mardi 14 avril 2015, de retirer Cuba de la liste des pays soutenant le terrorisme.
* * *
Dans l'après-midi du mardi 14 avril 2015, il a été annoncé que le président des États-Unis, Barack Obama, avait déposé l'« Autorisation d'annuler la désignation de Cuba en tant que pays soutenant le terrorisme ».
En adoptant cette mesure, le président Obama a décidé d'exclure Cuba de la liste de pays soutenant le terrorisme international et de faire rapport de cette décision au Congrès des États-Unis, qui devra lui-même se prononcer d'ici 45 jours.
Le gouvernement cubain reconnaît la juste décision du président des États-Unis de retirer Cuba d'une liste sur laquelle il n'aurait jamais dû se retrouver, surtout en vertu du fait que notre pays a été la victime de centaines d'actes de terrorisme qui ont coûté la vie à 3 478 personnes et ont blessé 2 099 citoyens cubains.
Comme le gouvernement Cubain l'a réitéré à maintes reprises, Cuba rejette et condamne tout acte de terrorisme sous toutes ses formes et manifestations, ainsi que toute action visant à inciter, appuyer, financer ou passer sous silence des actes terroristes.
L'opinion publique internationale s'exprime en appui au retrait de Cuba par les États-Unis de la liste des pays soutenant le terrorisme. On reconnaît qu'il s'agit d'une importante étape à la réalisation des changements politiques du président Obama visant à améliorer les relations entre les deux pays.
L'annonce à l'effet que le président des États-Unis, Barack Obama, a décidé, le 15 avril, de retirer Cuba de cette liste et d'en aviser le Congrès a suscité un grand intérêt sur le plan international.
Le président bolivien, Evo Morales, a rappelé que Cuba n'a jamais été un État terroriste et qu'au contraire, il a toujours été un pays très solidaire avec toutes les nations du monde et n'aurait jamais dû figurer sur quelque liste que ce soit des États-Unis.
Le chef d'État bolivien a dit que les États-Unis ont commis une erreur en ajoutant Cuba à cette liste dressée par le Département d'État, une mesure qu'il a qualifiée d'« arrogante ».
Selon Prensa Latina, le président Morales a demandé, en conférence de presse : « Quand le problème fondamental qui existe entre les États-Unis et Cuba va-t-il être résolu ? Il le sera quand Washington aura résolu des problèmes fondamentaux en levant le blocus et en retournant Guantanamo à Cuba.
L'agence de nouvelles chinoise Xinhua a rapporté que le porte-parole du gouvernement, Hong Lei, a dit que la Chine avait toujours appelé à mettre fin aux sanctions unilatérales imposées à Cuba par les États-Unis. Aux États-Unis, le New York Times a salué la mesure comme étant un pas dans la bonne direction puisqu'elle élimine un obstacle majeur au rétablissement des relations diplomatiques.
Le Washington Post rapporte que le retrait de Cuba de la liste mènera au retrait de certaines sanctions, y compris des interdictions commerciales et d'autres restrictions financières, mais que plusieurs de ces sanctions resteront intactes en vertu de dispositions du blocus approuvées par le Congrès.
(Sources : Granma, TeleSur, Reuters)

Le 6 janvier 2015, Enrique Pena Nieto, le président du Mexique, s'est rendu à Washington dans le but de « consolider la direction de coopération stratégique entre le Mexique et les États-Unis », cimentant ainsi l'« alliance stratégique » entre les États-Unis et le Mexique. Cette alliance subordonne le Mexique à notre voisin du nord. Obama et Pena ont fait valoir les « liens économiques et culturels » entre les deux pays et se sont engagés à cimenter leur relation en matière de sécurité, d'émigration, d'économie et de culture. Aucune mention n'a été faite des meurtres systématiques de Mexicains par la patrouille frontalière des États-Unis. Les deux gouvernements ont réaffirmé leur engagement à consolider leur « relation » sur la base d'une vision stratégique permettant de relever les défis de la région « dans le futur ». Compte tenu de la stratégie de l'empire yankee visant à dominer l'Amérique latine et les Caraïbes, il est alarmant de constater que Pena et son gouvernement lient ouvertement le Mexique aux objectifs de subordination des Mexicains par Washington.
Afin de consolider la « sécurité », Pena propose au nom de ses « Dix commandements de la sécurité » des mesures que Washington envisage depuis longtemps visant à contrôler notre population : la Clave Unica de Identitad (carte d'identité électronique) et une Police d'État unique, qui nie l'autonomie municipale et la remplace par la Fédération qui prend contrôle des services municipaux et élimine même les conseils lorsque nécessaire.
L'intégration militaire se développe elle aussi. Le 24 février 2015, le président Enrique Pena Nieto a déposé un projet de loi au Sénat visant à réformer la Loi fédérale sur les armes à feu et les explosifs permettant ainsi le port d'armes aux « agents étrangers » - surtout étasuniens - « des douanes et de l'immigration et leur permettant d'opérer au Mexique en vertu d'un « programme conjoint » de réexamen des douanes et de l'immigration, programme « qu'ils cherchent à adopter ». Tout cela est en violation de la Constitution politique de notre pays et est une atteinte à notre souveraineté. L'année dernière, Pena s'est engagé à déployer des soldats mexicains un peu partout dans le monde pour qu'ils participent à des actions militaires des « Casques bleus » de l'ONU contribuant ainsi à la stratégie de domination des États-Unis partout dans le monde, intervenant en Afghanistan, au Liban, en Haïti, au Kosovo, au Congo, en Côte d'Ivoire et au Darfour.
Le fait d'intégrer le Mexique à cette région dite de l'Amérique du Nord fait de nous des participants aux conflits des États-Unis. Il ne s'agit pas uniquement de leurs guerres ouvertes mais aussi des attaques secrètes déclenchées par leurs Forces d'opération spéciales agissant dans 134 pays. Il s'agit d'attaques par drones et de guerres ouvertes ou secrètes menées sur de nombreux fronts : Irak, Afghanistan, Pakistan, Yémen, Syrie, Ukraine, Mali et Soudan. N'oublions pas les provocations menées contre l'Iran et la Corée du Nord, les campagnes de déstabilisation contre le Venezuela et la tension grandissante vis-à-vis la Chine et la Russie.
Clairement, les États-Unis veulent que le Mexique participe à leurs plans bellicistes. Aussi, par le biais du « partenariat stratégique » et de la « sécurité par l'intégration » signés par Vicente Fox en 2005 en vertu du Partenariat de sécurité et de prospérité de l'Amérique du Nord (SSP), et de l'intégration militaire accrue selon les ententes entre Obama et Calderon dans le cadre de l'Initiative Mérida 2007(1), veulent-ils nous inclure dans leurs plans de « défense ».
Qui plus est, ils veulent faire de nous, Mexicains, de la chair à canon dans les guerres déclenchées par les États-Unis. L'intégration militaire « nord-américaine » signifie qu'ils veulent que des soldats mexicains collaborent aux aventures du Pentagone. Ils s'attendent aussi à convertir le Mexique, qu'ils voient comme leur cour arrière, en un champ d'exercices militaires et de rivalités en Amérique du Nord ainsi qu'en un corridor permettant de transporter des biens, de l'équipement militaire et des armes. Pour ce faire, ils cherchent à contrôler les ports, les voies ferroviaires et les routes et à construire des corridors de transport intermodal permettant ainsi à notre richesse de s'en aller vers les États-Unis et à leurs biens d'aller en Europe et en Asie. C'est pourquoi ils ont mis en place la privatisation et qu'ils planifient de vendre des plages et des frontières aux étrangers. Ils veulent utiliser le port de Lazaro Cardenas-Las Truchas pour avoir accès à la Chine et éventuellement la confronter. Aussi le Mexique est-il membre du Partenariat transpacifique avec les États-Unis, l'Australie, le Japon, le Pérou et le Chili (le Canada cherche aussi à devenir membre) afin de confronter la Chine sur le plan commercial. D'autre part, il faut surveiller Puntal Colonet en Baja California. Dans cet endroit très vulnérable pour nous à proximité de la frontière des États-Unis, ils veulent aussi construire un port pour le commerce avec la Chine.
En ce moment, dans le but de lier le Mexique au reste de l'Amérique du Nord, cinq corridors multimodaux et stratégiques sur le plan logistique sont prônés. Ces corridors passent par les villes frontalières de Tijuana, Nogales, El Paso, Laredo et Matamoros. Cette infrastructure faite sur mesure pour piller est accompagnée d'un mur frontalier qui établit de facto un État d'apartheid. On le nomme le Mur de la Mort en raison des assassinats continus de Mexicains à la frontière, assassinats perpétrés par le SIN (Service d'Immigration et de Naturalisation) qui tue les gens d'une balle à la tête sous prétexte qu'ils « lancent des pierres ». Maintenant ils veulent que les Mexicains trouvent la mort dans leurs guerres agressives visant à bâtir leur empire et imposer leur domination à l'échelle mondiale.
L'article 89 de la Constitution politique des États-Unis du Mexique est sans ambigüité : il condamne toute intervention armée et appelle à l'autodétermination des peuples et à la résolution pacifique des conflits. Par conséquent, les Mexicains rejettent les plans bellicistes du Parti révolutionnaire institutionnel-Parti d'Action nationale (PRI-PAN), fidèles alliés de l'empire étasunien. Les Mexicains aspirent à la paix et au respect de la souveraineté de leur pays et de toutes les nations. C'est cette politique, soutenue de façon exemplaire par Lazaro Cardenas del Rio, qui a transformé le Mexique en un phare de la liberté dans le monde.
Pour ces raisons, la lutte pour la souveraineté est primordiale. Nous devons gagner notre deuxième indépendance. Pour ce faire, le peuple doit montrer qui dirige, qui décide, qui détient le pouvoir. Il faut la plus grande unité de tout le peuple luttant pour la cause du Mexique, sans divisions aucunes en vertu de la religion, de partis politiques, d'idéologies, d'orientation sexuelle, d'âge, d'origine nationale, de sexe, de statut socioéconomique, de mode de vie, parce que la lutte que nous entreprenons est pour la survie de notre pays contre ceux qui le démantèlent et le détruisent, et contre les générations futures de dirigeants qui projettent de nous réduire à l'esclavage et de nous enlever nos libertés. Ils veulent que nos enfants et nos petits-enfants ne vivent que pour enrichir les grandes entreprises, réduisant ainsi notre pays une fois de plus à l'état de colonie. Aussi veulent-ils que nous versions notre sang pour eux (comme le font déjà les soldats mexicains qui se battent au Moyen-Orient). Forts de notre unité, de notre organisation et de notre lutte, nous ne permettrons pas une telle chose. Le Mexique a toujours été une force pour la paix dans le monde et il le sera toujours.
1. L'Initiative Mérida (que les critiques nomment
aussi le Plan Mexique, en référence au Plan Colombie) est
une entente de coopération en matière de
sécurité entre les États-Unis et le gouvernement
du Mexique et les pays de l'Amérique centrale. Son objectif
déclaré est de combattre les menaces de trafic de drogue,
de crime organisé
transnational et de blanchiment d'argent. L'aide comprend la formation,
l'équipement et les renseignements. (Wikipédia)
(Traduit de
l'espagnol par Le Marxiste-Léniniste)

La fin du vingtième siècle et le début du vingt-et-unième siècle ont été marqués non seulement par la prolifération des guerres mais par une montée en flèche de traités internationaux qui dans plusieurs cas ont ravagé l'économie et détruit la stabilité de plusieurs pays, les soumettant à une dépendance de toute sorte à laquelle ils ne peuvent échapper.
Jour après jour, les médias mondialisés nous parlent des APIE, de l'ACAC, de la ZLEAP, de l'APT, du TIFA, de l'ALÉNA, de l'ALÉ, du GATT, de l'OMC et de l'ACS[1] et on est naturellement porté à se demander pourquoi il y autant de traités et quels intérêts ils servent. Pour faire la lumière sur tout ce gâchis, qui n'a bénéficié ou ne va bénéficier qu'à une minorité, il faut faire un peu d'histoire.
En 1908, selon les filières de la Fondation Carnegie pour la paix internationale, le conseil d'administration de cette organisation s'est demandé « s'il existait d'autres formes connues que la guerre pour perturber la vie d'une nation ». Après plusieurs jours de discussion, les participants avaient conclu que la guerre avait toujours été la méthode la plus efficace de changer la vie d'une nation ou d'une société. En même temps, ils avaient dit que les traités, accords et conventions visant à affaiblir la souveraineté de l'État en le subordonnant progressivement aux organisations internationales pouvaient aussi servir cet objectif.
En notre époque de
mondialisation, les
entreprises transnationales parrainées par la seule
superpuissance dans le monde, les États-Unis, ont pris le
contrôle de l'appareil de prise de décision de la
majorité des organisations internationales, lesquelles en
retour, par le biais d'accords bilatéraux ou
multilatéraux, ont réduit la liberté politique,
juridique et économique des pays participants au nom de l'accord
international signé. En fait, chaque traité international
affecte la souveraineté des pays signataires, surtout les pays
en voie de développement qui souvent ou presque toujours
acceptent ce que leur imposent les pays les plus puissants qui ont
signé l'accord.
Le Mexique offre un bon exemple des conséquences qu'ont les traités sur la vie économique, politique et financière d'une nation et d'une société. Constamment dans la mire de son voisin du nord, ce pays fier et souverain a finalement succombé à la pression de Washington et à ses promesses généreuses de prospérité et a signé l'Accord de libre-échange nord-américain (ALÉNA) en 1992 avec les États-Unis et le Canada. Le traité est entré en vigueur en janvier 1994. Cette année-là, de nombreux experts mexicains ont dit que seules quelques personnes ont pu avoir accès aux 2226 articles de l'accord avant qu'il ne soit signé et même avant que les membres du Congrès n'aient eu le temps de l'examiner en détails et d'en discuter.
Pendant ces 20 années de l'ALÉNA, la presse mondiale n'a cessé d'en vanter les bénéfices économiques que le Mexique va en tirer à moyen et long terme. Cependant, au fil du temps, le pays s'est constamment appauvri comme on le voit à l'augmentation de la violence et du crime organisé. La Commission interaméricaine des droits de l'homme qualifie le Mexique de « cimetière des disparus », dont le nombre excède 25 000 personnes sans compter les quelque 100 000 personnes qui ont été tuées violemment depuis 20 ans et les plus de 150 000 personnes qui ont été déplacées.
![]() Des manifestants au Mexique demandent que le maïs et les fèves ne fassent pas partie de l'ALÉNA |
Le Mexique, qui en 1994 était pratiquement autosuffisant en nourriture, est devenu en 2014 un importateur net d'aliments de base. Selon le journaliste mexicain Carlos Fernández-Vega, le pays a importé, depuis l'entrée en vigueur de l'ALÉNA, « 2,75 milliards $ de nourriture dont 80 % des États-Unis, tandis que le nombre de Mexicains qui n'ont pas accès à de la nourriture augmente et que la campagne est devenue une vaste usine de production de pauvres ».
En 1994, le Mexique a importé 1,8 milliard $ de nourriture et ce chiffre a atteint 25 milliards $ en 2014. Le pays importe actuellement 75 % du riz qui est consommé dans le pays, 30 % du maïs, et 42 % du blé. Il achète également, surtout de l'Amérique du Nord, de la viande, des produits laitiers, des oeufs, du lait, de la volaille, des semences, etc. Il n'exporte que des légumes, des plantes, des racines et des tubercules, des fruits, des boissons et du vinaigre. Le Mexique, qui possède 12 milles nautiques d'eaux territoriales et 200 milles nautiques de zone économique exclusive, a cessé d'être autosuffisant en produits de la mer et sa flotte de pêche a pratiquement disparu.
Ceci explique que 60 % des 112 millions d'habitants du Mexique sont pauvres et sans accès à la sécurité sociale. L'ALÉNA n'a pas non plus rempli ses promesses en ce qui concerne les emplois. Près de 30 millions de Mexicains travaillent présentement dans le secteur informel (60,1 % des personnes ayant un emploi) au salaire minimum de 167 $ par mois. Selon des rapports gouvernementaux, le pourcentage des gens qui sont obèses parmi la population a augmenté de 32 à 78 % ces derniers vingt ans à cause d'une mauvaise alimentation et d'un manque d'accès à des aliments nutritifs qui ont été remplacés par la malbouffe importée des États-Unis. La situation en est rendue au point où trois lits sur quatre dans les hôpitaux sont occupés par des patients souffrant de problèmes liés à l'obésité.
Tout cela n'empêche pas le président des États-Unis Barack Obama de dire que « le Mexique a fait de grands progrès ». Dans un certain sens, le « patron de la Maison Blanche a raison » car les riches du pays sont devenus plus riches. Selon le Forbes Magazine, la fortune de Carlos Slim est passée de 6,8 milliards $ à 77,1 milliards $ depuis 20 ans ; celle de Ricardo Salinas Priego de 1,9 milliard $ à 8 milliards $ ; celle de la famille Servitje Montull de 1,2 milliard $ à 4,9 milliards $ ; et celle d'Alberto Baillères de 1,9 milliard $ à 10,4 milliards $. Dans l'ensemble, la fortune des milliardaires mexicains est passée de 44,1 milliards $ en 1994 à 129,3 milliards $. C'est à cela sans doute que Barack Obama faisait allusion quand il a parlé des « progrès » du Mexique.
Les États-Unis ont eux-mêmes fait des progrès du point de vue économique et financier grâce à l'ALÉNA de même que du point de vue géopolitique et géostratégique. Les monopoles de l'énergie des États-Unis ont gagné accès au pétrole mexicain (10,5 millions de barils) que le président actuel Peña Nieto a finalement privatisé, et les banques des États-Unis ont pris le contrôle du secteur financier domestique. Les agents du U.S. Marshals Service, du département de la Justice, de la Drug Enforcement Agency et du FBI sillonnent le pays comme si c'était le leur. Ils participent même, déguisés et armés, comme membres de la marine mexicaine dans des opérations anti-drogue et autres opérations du genre. Pendant ce temps, les drogues entrent en masse en Amérique du Nord en passant par le Mexique. On estime que quelque 700 tonnes de cocaïne entrent chaque année aux États-Unis en dépit de tout ce déploiement de forces de sécurité, domestiques et étasuniennes.
En fait, le Mexique est devenu le premier laboratoire nord-américain de remodelage de l'État et de sa subordination aux intérêts des États-Unis et de leurs entreprises. Le journaliste mexicain Alejandro Nadal a absolument raison quand il dit que le capital financier mondial « ne détruit pas l'État mais le refaçonne et le réorganise pour qu'il réponde à ses besoins et à ses intérêts ». Le marché néolibéral a besoin d'un État qui facilite la création d'un marché électoral, judiciaire et législatif qui sait également contrôler la force de travail et la forcer à l'obéissance. La corruption est un outil de choix pour accomplir ces objectifs pour le bénéfice de la superpuissance suprème dans le monde et ses entreprises. En échange, l'État reçoit la protection morale, économique et médiatique des entreprises impliquées dans cette affaire où le national le cède au transnational.
La situation est rendue si loin au Mexique que, selon James Corbett, la rédacteur en chef du International Forecaster, l'Agence de sécurité nationale des États-Unis a fait parvenir un document à la sénatrice démocrate Diane Feinstein en 2013 dans lequel les États-Unis, le Canada et le Mexique faisaient partie de son « homeland » (son territoire intérieur) lequel plus tard deviendrait une Union nord-américaine. L'idée même de créer une communauté nord-américaine a été lancée en 2005 par la Commission trilatérale des États-Unis, le Conseil mexicain des Affaires étrangères et le Conseil canadien des chefs d'entreprise. Ce n'est qu'une question de temps et et d'approbation des documents, traités et pactes que Washington met progressivement en vigueur tandis que les peuples du Mexique et du Canada se font dépolitiser par les médias, patiemment et de façon persistante et insistante conformément aux manuels de la « guerre psychologique ».
En fait, le Canada, le Mexique, l'Amérique centrale et les Caraïbes ne sont qu'une petite composante du projet de mondialisation impérialiste des États-Unis. Ceux-ci sont aussi impliqués à fond dans un projet qui vise à enlever l'Europe de leur chemin géoéconomique et géopolitique, cette Europe qui depuis la fin de la Deuxième guerre mondiale est impliquée dans un certain nombre de traités secrets avec les États-Unis qui ont été plus tard renforcés par des accords commerciaux et militaires (l'OTAN). La signature prochaine du Partenariat transatlantique de commerce et d'investissement (PTCI) va mettre fin à la souveraineté de l'Union européenne et de ses membres. L'Accord de partenariat transpacifique (APT) est aussi en chemin, qui vise à assurer la domination sur l'Asie et l'isolement de la Chine et de la Russie.
N'oublions pas cependant le dicton qui dit « avoir les yeux plus gros que la panse ». La vie est pleine de surprises et ce monde n'est plus à genoux. L'Amérique latine le démontre bien en ce moment. La Chine est devenue la deuxième plus grande économie dans le monde et son yuan est déjà la deuxième devise internationale de réserve bien que la Maison Blanche ne le reconnaisse pas officiellement. La Russie survit et reprend des forces malgré les sanctions des États-Unis et de leurs satellites comme l'Union européenne et l'Australie, comme l'a exprimé le président Poutine quand il a annoncé au monde que « personne ne devrait penser pouvoir dominer la Russie ».
Est-ce que ces mondialistes éclairés, néolibéraux comme conservateurs, prennent cela en compte ? J'en doute beaucoup car, comme le disait Anton Tchekhov, « tout le monde a une tête, mais ce n'est pas tout le monde qui en a besoin d'une ».
1. Accords sur la promotion et la protection des investissements étrangers (APIE), Accord commercial anti-contrefaçon (ACAC), Zone de libre-échange de l'Asie-Pacifique (ZLEAP), Accord de partenariat transpacifique (APT), Partenariat transatlantique de commerce et d'investissement (PTCI), Accord cadre de commerce et d'investissement (TIFA), Accord de libre-échange nord-américain (ALÉNA), Accord de libre-échange (ALÉ), Accord général sur les tarifs douaniers et le commerce (GATT), Organisation mondiale du commerce (OMC), Accord sur le Commerce des Services (ACS).
(8 avril 2015. Traduit de l'espagnol par Le Marxiste-Léniniste)
54e anniversaire de la victoire de Cuba
contre l'invasion
étrangère à Playa Gíron

Le 19 avril 2015 marque le 54e anniversaire de la victoire de Cuba sur les brigades terroristes soutenues par les États-Unis qui tentaient de renverser la Révolution. La tentative américaine d'envahir Cuba à Playa Girón (aussi connu sous le nom de Baie des Cochons) eut lieu au moment où les impérialistes américains avaient déjà provoqué plusieurs tragédies par des coups d'États, des interventions militaires et leur ingérences en Amérique latine et dans les Caraïbes. Ainsi, la victoire décisive de Cuba sur l'ennemi à la Baie des Cochons, considérée comme la première défaite de l'impérialisme américain en Amérique latine, a une signification non seulement pour Cuba mais pour tous les peuples des Amériques et demeure pertinente pour la période présente où l'impérialisme américain continue de s'ingérer dans les Amériques et ailleurs.
![]() 19 avril 1961, Cuba déclare la victoire sur les envahisseurs américains. |
L'anniversaire de la tentative américaine d'envahir Cuba vient à un moment où le président Obama a finalement annoncé que dans le cadre de la normalisation des relations avec Cuba, Cuba est finalement retirée de la liste bidon de pays qui appuient le terrorisme d'État. L'ironie amère est que les impérialistes américains peuvent mettre Cuba révolutionnaire sur une telle liste -- même si elle n'a pas une fois menacé un autre pays et offre seulement une aide internationaliste importante, y compris aux États-Unis, comme à la suite de l'ouragan Katrina — tandis que les États-Unis sont les premier à se livrer au terrorisme d'État sur leur territoire et à l'étranger. Cuba est seulement sur la liste parce que, au prix de grands sacrifices pour son pays et son peuple, elle a courageusement répondu à l'appel des nations africaines qui demandaient de l'aide contre le régime raciste d'apartheid de l'Afrique du sud.
Le fait que Cuba a été sur cette liste durant 33 ans et que maintenant les États-Unis tentent de diaboliser le Venezuela montrent que les peuples doivent être préparés à défendre leurs projets d'édification nationale afin qu'une autre invasion comme celle de Playa Gíron ne puisse se reproduire et que toutes tentatives de la sorte soient défaites de fa¸on décisive.
À l'occasion de la victoire de Cuba à Playa Gíron, LML salue le courage et la ténacité de la Révolution cubaine, sa direction, ses braves combattants et son peuple qui ont infligé une défaite retentissante aux impérialistes américains le 19 avril 1961. Ce sont ces mêmes qualités qui ont forcé les États-Unis à se soumettre aux pratiques établies de la diplomatie et des relations internationales et à normaliser leurs relations avec Cuba, ce qui est une autre preuve de la fermeté et de la vitalité de la Révolution.
En avril 1961, une guerre non conventionnelle dans la forme d'une campagne massive de désinformation été le prélude à la tentative directe d'invasion armée. Les agences américaines ont mené une campagne féroce de diffamation et de déstabilisation. Les diffuseurs, journaux et agences de presse ont imposé une vision déformée de la vie à Cuba et démonisé les dirigeants de la Révolution.
Ces activités faisaient partie de l'Opération Pluton de la CIA, qui cherchait à établir une tête de pont en territoire cubain et donner aux États-Unis un prétexte pour justifier une intervention et réinstaller un régime fantoche. Outre la guerre non conventionnelle, dans les jours précédant l'invasion, les États-Unis et leurs mercenaires ont augmenté les provocations violentes notamment le bombardement de bases à La Havane et Santiago de Cuba, causant des morts et des dommages considérables. Également, un avion américain camouflé avec les cocardes des forces aériennes cubaines a mené des attaques à Cuba.
Le colonel Cubain à la retraire Armando Martínez Alvarez a raconté comment, quelques jours avant les événements à Playa Gíron, lui et d'autres jeunes Cubains ont été mobilisés par le Commandant en chef Fidel Castro dans une unité anti-aérienne pour défendre Cuba des attaques aériennes :
« Le 15 avril 1961 à 6h00, trois aéroports cubains : Ciudad Libertad, San Antonio de los Baños et Santiago de Cuba, ont subi une attaque surprise de huit bombardiers B-26 en provenance de Puerto Cabezas, en République du Nicaragua, décorés des cocardes de notre force aérienne afin de causer la confusion, dans leur tentative de détruire au sol la petite et inadéquate force aérienne de combat (l'action avant l'invasion mercenaire), contrecarrée par la perspicacité opportune de Fidel, qui a ordonné que les avions soient dispersés. »
« Seul un des huit avions que nous avions à ce moment fut détruit, mais le mitraillage a tué sept personnes et en a blessé 53, principalement des civils. Deux avions ennemis ont été endommagés par les tirs anti-aériens et un s'est écrasé en mer, comme on pouvait le voir de l'Hotel Comodoro, situé dans ce qui est maintenant la municipalité de Playa. Les artilleurs recrues ont criblé l'avion mercenaire et, avant de mourir, un d'eux, Eduardo García Delgado, a écrit le nom de Fidel sur le mur avec son sang pour la postérité. »
« Le 16 avril, aux funérailles des Cubains tués, le Commandant en chef Fidel Castro a solennellement déclaré devant des milliers d'hommes et de femmes, fusils brandis, le caractère socialiste de la Révolution et décrété une mobilisation nationale face à l'imminence de l'assaut mercenaire. »
![]() Fidel Castro saute d'un char d'assaut, alors qu'il dirigeait personnellement le combat contre des envahisseurs. |
Pour leur part, les impérialistes américains et leurs mercenaires, enhardis par leurs actes lâches de terrorisme, impudents et se bernant d'illusions que le peuple Cubain allait les appuyer, ont déclenché invasion.
Pour réaliser leur plan machiavélique, les États-Unis ont mis sur pied l'infâme Brigade 2506, constituée principalement de sbires du dictateur déchu soutenu par les États-Unis Fulgencio Batista, ainsi que de mercenaires, de terroristes et d'oligarques déchus. Dans les années précédant 1961, les États-Unis ont organisé des coups d'État au Guatemala et au Nicaragua, leur donnant des dictatures fantoches en Amérique centrale dont ils ont fait usage dans la tentative de coup d'État contre Cuba. Des camps militaires furent établis au Guatemala dans les départements de Petén au nord et Retaluleu au sud, pour entraîner les mercenaires. Les navires remplis de réactionnaires, de mercenaires et de leurs instructeurs de la CIA et du Pentagone, sont tous parti du Nicaragua. Un de ceux impliqués dans la planification des attaques à Playa Gíron était nul autre que Luis Posada Carriles. Posada Carriles a ouvertement pris la responsabilité pour plusieurs actions terroristes mais demeure un homme libre à Miami à ce jour.
Les mercenaires qui ont débarqué à Playa Girón le 17 avril étaient mal organisés et mal équipés. Leurs illusions d'être accueillis à bras ouverts ont été brutalement anéanties par la réalité que le peuple Cubain était uni avec Fidel et l'armée et n'aurait pas permis que Cuba devienne une colonie américaine une fois de plus.
![]() Les mercenaires de la Brigade 2506 soutenus par les États-Unis après leur défaite retentissante. |
Malgré le soutien de l'armée américaine, les mercenaires ont été défaits le 19 avril, moins de 72 heures après le débarquement. Beaucoup de patriotes cubains sont morts et un grand nombre d'agriculteurs et de civils ont été frappés par les tirs ennemis. Quelque 1200 envahisseurs ont été faits prisonniers et plus tard échangés contre des médicaments, de l'équipement médical et des fonds pour les enfants cubains dont les parents ont été blessés dans l'attaque.
Cinquante-quatre ans après sa victoire décisive à Playa Girón, la Révolution cubaine est plus forte que jamais, surmontant calmement tous les obstacles surs le chemin de son développement socialiste tout en préservant la paix, la justice et la primauté du droit international. Pendant ce temps, les impérialistes américains sont plus isolés que jamais à cause de leurs crimes contre l'humanité.
La demande des peuples cubain et du monde que Cuba soit laissée libre de tracer sa voie indépendante, libre de toute ingérence des États-Unis, que ce soit une agression armée, le terrorisme ou le blocus économique, est aussi pertinente aujourd'hui qu'elle l'était en 1961. Les peuples du monde rejettent résolument le terrorisme américain contre Cuba et son recours rétrograde à la violence comme une solution pour les différends entre lui-même et Cuba ou n'importe quelle autre nation. Les impérialistes américains devraient enfin apprendre la leçon de leur défaite ignominieuse à Playa Girón et ne pas toucher à Cuba ni aux pays du monde.
Saluons la victoire
à Playa Gíron !
Longue vie à la révolution cubaine !
Ne touchez pas à Cuba !
(Avec Prensa Latina, Granma International)

Il y a 54 ans le 16 avril, Fidel déclarait le caractère socialiste de la Révolution cubaine, que le peuple a ratifié aujourd'hui alors que le pays s'engage dans une profonde transformation pour développer un socialisme prospère et viable.
Le pays se concentre sur la modernisation du modèle économique par un processus impliquant tous les acteurs sociaux qui a comme objectif d'augmenter la production et de promouvoir le développement. Cuba ne peut, cependant, oublier les événements qui ont marqué le mois d'avril dans son histoire.
Le 15 avril 1961, un avion ennemi camouflé avec des cocardes militaires cubaines bombardait un aéroport à La Havane et une base aérienne dans la localité de San Antonio de Los Baños, au sud de La Havane, ainsi qu'un aérodrome à Santiago de Cuba dans l'est.
Ces raids aériens marquaient une escalade de l'agression américaine contre Cuba pour défaire la Révolution. Cela et d'autres actions, conçues et financées aux États-Unis, incluait le bombardement du bateau La Coubre, l'incendie de plantations de cannes à sucre, des raids armés par des vedettes contre des villages côtiers, des tentatives d'attentats contre le gouvernement et des bâtiments publics, tout cela faisant beaucoup de victimes.
À ce moment-là, le gouvernement cubain adoptait des lois importantes, telle la réforme agraire, tandis qu'un important contingent de jeunes accomplissait la Campagne d'alphabétisation partout dans l'île.
Le 16 avril, lors de l'enterrement des victimes des raids aériens de la veille, le peuple Cubain a afflué vers les zones près du cimetière Colon de La Havane, où des drapeaux cubains étaient accrochés aux balcons et des fleurs lancées vers la rue.
Fidel a parlé à la manifestation imposante sur un coin de rue achalandé près du cimetière, disant : « C'est la révolution socialiste et démocratique des humbles, avec les humbles et pour les humbles et pour cette révolution des humbles, par les humbles et pour les humbles, nous sommes déterminés à donner nos vies. »
Faisant référence au gouvernement américain, Fidel a dit que ce que Washington ne pouvait supporter était le fait que les Cubains ont fait une révolution socialiste juste sous le nez des États-Unis.
Avec cette déclaration, le dirigeant Cubain déclarait le caractère socialise de la Révolution, quelques heures avant qu'une invasion mercenaire organisée par les États-Unis ait lieu à la Baie des Cochons, sur la côte au sud-ouest de Cuba.
Fidel a accusé les États-Unis de bloquer le développement pacifique à Cuba, de détruire les ressources économiques du peuple et de tuer des citoyens cubains. Il a aussi demandé que les États-Unis assument la responsabilité d'une telle agression.
« Ces événements sont riches d'enseignement pour nous. Ces événements douloureux illustreront et montreront, peut-être plus clairement que tous les autres avant, ce qu'est réellement l'impérialisme », a dit Fidel.
Les images des gens brandissant des fusils parlent
d'elles-mêmes, reflétant clairement l'appui à la
voie à être prise en ce moment par le processus
révolutionnaire — toujours en cours dans celle île-nation
des Caraïbes.

(Traduction : LML)
Lisez Le
Marxiste-Léniniste
Site web: www.pccml.ca
Courriel: redaction@cpcml.ca