Le Marxiste-Léniniste

Numéro 15 - 31 mars 2015

45e anniversaire du Parti communiste
du Canada (marxiste-léniniste)

La voie de la classe est la voie du Parti
— Joignez- vous au PCC(M-L) !
Adoptons le communisme moderne pour guider notre pensée et notre action!


45e anniversaire du Parti communiste du Canada (marxiste- léniniste)
La voie de la classe est la voie du Parti — Joignez- vous au PCC(M-L)! Adoptons le communisme moderne pour guider notre pensée et notre action! - Déclaration du Comité central du PCC(M-L)
45 ans du PCC(M-L) – Il existe un tel parti!


45e anniversaire du Parti communiste du Canada (marxiste-léniniste)

La voie de la classe est la voie du Parti
— Joignez- vous au PCC(M-L)!
Adoptons le communisme moderne pour
guider notre pensée et notre action!


Au VIIIe Congrès du PCC(M-L) en août 2008.

Aux membres et sympathisants du PCC(M-L), aux travailleurs, aux femmes, à la jeunesse et aux étudiants, à tous nos amis au Canada et dans le monde ;

Aujourd'hui le PCC(M-L) marque l'anniversaire de sa fondation à Montréal il y a 45 ans avec des célébrations, des rencontres, des discussions et des réunions pour établir le travail pour la période qui vient. En cette occasion, le Comité central du Parti transmet ses salutations révolutionnaires militantes à tous les membres, sympathisants et amis du Parti ainsi qu'aux travailleurs et aux jeunes qui se sont joints au Parti pour réaliser l'oeuvre importante d'ouvrir la voie au progrès de la société. Il s'agit d'un travail inestimable, une contribution appréciée par tous et chacun sauf l'ennemi de classe.

Nous avons fait beaucoup de chemin ensemble durant ces 45 années. Ce fut 45 années de travail et de lutte, de recherche d'une vie meilleure pour la classe ouvrière et le peuple du Canada et pour les nations opprimées du monde. Ces 45 années de travail et de lutte ont engendré les jours que nous vivons, au seuil de la transformation des succès historiques en victoire historique pour que l'aspiration à un avenir différent et l'effort pour créer cet avenir portent fruit.


Hardial Bains, le fondateur et dirigeant du PCC(M-L), au lancement de l'Initiative historique du Parti le 1er janvier 1995

Aujourd'hui, nous sommes fiers d'être ici pour célébrer ces réalisations. En cela nous voulons rendre un profond hommage à notre fondateur et regretté dirigeant, le camarade Hardial Bains, celui qui a tracé la voie que nous suivons aujourd'hui, la voie de « la révolte consciente contre les forces qui ont usurpé le pouvoir par la force ». Sa lutte sans compromis contre l'illusion libérale et contre l'indifférence libérale face aux problèmes du Parti et de la classe nous inspire à marcher sur la voie de l'avenir pour lequel nous oeuvrons.

Des mers de sang ont été versées dans le monde entier pour créer cet avenir. Aujourd'hui, alors que nous célébrons les succès que nous avons réalisés, les peuples du monde continuent de verser leur sang pour la liberté, pour préserver leur indépendance et pour ouvrir la voie au progrès de la société contre les forces de la réaction la plus sombre. Ce sont des temps difficiles pour les peuples du monde dont l'appauvrissement, les souffrances et l'oppression dus au pillage et à l'asservissement impérialistes ne diminuent pas mais grandissent.

En ces temps difficiles, on dirait que l'histoire a tourné le dos à la liberté, au progrès, au socialisme. À en croire la bourgeoisie néolibérale et toute la réaction, le socialisme ne serait plus l'avenir de l'humanité ; la classe ouvrière ne serait plus le fossoyeur du capitalisme ; elle ne serait plus la seule classe révolutionnaire jusqu'au bout et n'aurait pas besoin de son parti d'avant-garde pour lui apporter la conscience et l'organisation dont elle a besoin pour se constituer en la nation et investir le peuple du pouvoir souverain. L'incohérence qu'imposent à la société les forces de la réaction la plus sombre voudrait nous faire croire que si seulement nous acceptions de nous soumettre au diktat impérialiste, le capitalisme pourrait passer à travers sa crise et la prospérité serait à la portée de tous ; que les riches peuvent s'enrichir sans que les pauvres ne s'appauvrissent.

Mais la classe ouvrière et les masses du peuple ne veulent pas entendre ces contes à dormir debout. La classe ouvrière est prête à prendre la place qui lui revient. Non seulement les travailleurs sont-ils les producteurs de toute richesse dans la société, mais ils veulent aussi décider de comment disposer de cette richesse. Le programme de la classe ouvrière pour régler le problème fondamental de la société aujourd'hui, la question de savoir qui décide, ouvrira la voie au progrès de la société.

En adoptant le programme politique mis de l'avant par le PCC(M-L) d'Arrêter de payer les riches ; augmenter les investissements dans les programmes sociaux, la classe ouvrière développera son rôle dirigeant indépendant et unira le peuple dans la création d'une véritable Opposition ouvrière à l'offensive antisociale et en faveur du renouveau politique. C'est ce programme qui donnera la priorité aux réclamations que les membres de la société sont en droit de faire à la société et qui conduira à l'émancipation de la classe ouvrière. C'est le programme qui mettra un terme à la brutalité organisée par l'État contre les femmes qui sont considérées comme une «proie idéale» ; contre les jeunes qui sont considérés comme ayant un « problème d'attitude » ; contre les Premières Nations et la Nation métisse dont les droits ancestraux sont foulés aux pieds comme si c'était la chose la plus normale du monde ; contre les communautés de minorité nationale qui sont considérées comme des citoyens de deuxième classe et qui subissent la discrimination sur tous les fronts et contre la nation du Québec dont le droit à l'autodétermination est nié.

Aujourd'hui ceux qui portent le nom de conservateurs harpériens sont les plus grands destructeurs de tout ce que les travailleurs ont bâti de positif. Le libéral d'aujourd'hui n'est pas un combattant contre le fascisme mais son collaborateur. Son compagnon de route aujourd'hui ne dénonce pas les crimes des capitalistes et des impérialistes mais des crimes mythiques qui seraient commis par d'autres que les capitalistes et les impérialistes — reprenant exactement les mêmes calomnies que les réactionnaires à l'époque du maccarthysme. C'est contraire à l'humanité, à la civilisation et à la culture humaines. Des arguments sont présentés comme des faits par des gouvernements qui non seulement prétendent être démocratiques mais disent combattre pour la liberté, et par les médias monopolisés qui non seulement prétendent être pour la liberté, mais se réclament le produit de la liberté. D'autres, bien que se disant des représentants de la classe ouvrière. créent l'illusion que même si la classe dominante refuse de négocier sur une base équitable, les travailleurs pourraient être accommodés et obtenir un traitement équitable.

La violence, la brutalité et la désinformation sont un acte de dernier recours pour essayer de surmonter la crise du capitalisme mondial, pour forcer les peuples du monde à se soumettre au diktat impérialiste sous prétexte que c'est ce qu'il faut pour sortir le système capitaliste mondial de la crise où il se trouve. Le refus des travailleurs de coopérer est-il la cause de la crise du capitalisme ? Les peuples d'Asie, d'Afrique, d'Amérique latine et des Caraïbes sont-ils responsables de leur exploitation et oppression ? Les jeunes sont-ils la cause de la violence dans la société lorsqu'ils s'organisent pour affirmer leurs droits ? C'est pourtant ce qu'essaient de nous dire les impérialistes. Le but de cette campagne est de détourner l'attention du peuple, et surtout de la classe ouvrière, de sa condition d'exploitation, pour l'empêcher de vouloir changer la situation.

Une lutte a éclaté entre les forces de l'ancien, les forces du statu quo, et les forces qui progressent vers le nouveau. Plus les forces du nouveau gagnent du terrain, plus les forces de l'ancien en perdent. Celles-ci n'ont rien pour se justifier ; elles n'ont que le pouvoir de la désinformation médiatique, de la police et des institutions d'État qu'elles emploient contre le peuple.

En cette occasion, le Comité central du PCC(M-L) appelle tous ceux et celles qui cherchent à ouvrir la voie au progrès de la société à refuser toute limitation de leur pensée et action que les pouvoirs en place cherchent à leur imposer. La bourgeoisie calomnie le communisme parce qu'elle a une obsession morbide de la défaite. Malgré tout ce que la bourgeoisie a fait pour se débarrasser du communisme, la vie elle-même a montré sa résilience. Il faut comprendre que si la bourgeoisie parle tant contre les peuples qui luttent pour leur libération et pour défendre leur droit de décider de leur façon de vivre, c'est parce qu'elle veut les priver de cette possibilité. Mais les peuples ont d'autres plans et leur résistance héroïque raconte le vrai avenir qu'ils veulent se créer.

Aujourd'hui, au nom des plus grands idéaux on cherche à dire que la classe ouvrière peut progresser sans son parti d'avant-garde, le PCC(M-L), sans le communisme moderne, sans la conscience et l'organisation. Il y a un effort concerté pour détourner la classe ouvrière de la conclusion qu'elle a besoin de son parti d'avant-garde parce que les pouvoirs en place veulent que la classe ouvrière reste asservie. Mais en cette occasion, le PCC(M-L) renouvelle son appel à la classe ouvrière d'adhérer au Parti et d'épouser le communisme moderne. Telle est la conclusion qui s'impose aujourd'hui.

Vive le 45e anniversaire de la fondation du Parti communiste du Canada (marxiste-léniniste) !
Vive la mémoire de notre fondateur et dirigeant, le camarade Hardial Bains !
La parole du Parti est dans ses actes !
La voie de la classe est la voie du Parti — Joignez-vous au PCC(M-L) !
Adoptons le communisme moderne pour guider notre pensée et notre action !
Bâtissons l'unité fraternelle des peuples du monde
contre l'annexion et l'asservissement impérialistes !

Prolétaires de tous les pays, unissez-vous !

 

Disponible du Centre national de publications

Jeter les fondements du Parti communiste de masse
Le PCC(M-L) - Quel genre de parti


Rapport d'activité du Comité
central au VIIIe Congrès

Sandra L. Smith




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Centre national de Publications
C.P. 521, Station «C»,
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45 ans du PCC(M-L) — Il existe un tel parti!

Le 31 mars 1970 à Montréal était proclamée la fondation du Parti communiste du Canada (marxiste-léniniste). Le journal Ligne de masse titrait en grosses lettres : « Il existe un tel parti ! »

Le PCC(M-L) a été fondé après six années de travail politique, idéologique et organisationnel dans les universités, les endroits de travail et les quartiers, en particulier depuis mai 1968. Ce travail a créé d'amples conditions matérielles pour la construction du parti du prolétariat de type nouveau, le Parti communiste du Canada (marxiste-léniniste), basé sur le marxisme-léninisme et l'expérience de la révolution et du socialisme dans le monde entier.

La fondation du Parti a été précédée par trois mois de discussion à la grandeur du Canada sur un document distribué à tous les camarades qui s'étaient avancés pour joindre le Mouvement communiste canadien (marxiste-léniniste). Ce même document a fait l'objet de délibérations parmi les délégués à la Conférence de Vancouver tenue du 26 au 31 décembre 1969. La fondation du Parti fut déclarée à la Conférence des patriotes à Montréal le 31 mars 1970.

La fondation du Parti communiste du Canada (marxiste- léniniste) signala la naissance de la force subjective principale de la révolution. Basé sur la théorie du marxisme-léninisme et la pratique de la révolution, le PCC(M-L) s'est différencié de toutes les vieilles tendances politiques et idéologiques dès sa fondation.

Le Parti a tenu son Premier Congrès à Guelph, en Ontario, du 8 au 22 mai 1971. Le Congrès a adopté les Statuts du Parti et élu son premier Comité central, constitué de treize personnes. La fondation du Parti et le Premier Congrès signalaient la victoire sur tous ceux qui ne croyaient pas que, pour avoir un impact réel, le facteur conscient doit avoir une forme organisationnelle. Certaines forces avaient tenté de combattre le Parti en écartant la forme pour détruire le facteur conscient, mais en vain. Encore aujourd'hui, c'est sur cette question que sont faites les principales tentatives de saper le PCC(M-L), ce qui oblige notre Parti à accorder une très grande attention au développement de la vie interne suivant son principe organisationnel, le centralisme démocratique, comme condition nécessaire au succès de tout ce qu'il entreprend. L'attention constante que le Parti accorde à son principe organisationnel se reflète dans tous ses documents. Le camarade Bains soulignait dans son rapport sur l'activité du Comité central au VIe Congrès du Parti :

« ...notre Parti s'est fixé la tâche permanente de défendre le principe organisationnel du centralisme démocratique. La défense du centralisme démocratique exige la défense de la pureté du marxisme-léninisme. Il s'agit de renforcer constamment l'organisation du Parti dans le cours de la pratique révolutionnaire. Il s'agit également d'éduquer et de tremper les camarades pour en faire des combattants révolutionnaires marxistes-léninistes. Le Parti a pris des mesures concrètes pour renforcer l'application du principe léniniste du centralisme démocratique, sa capacité d'agir comme une force unifiée et organisée, une force qui n'est pas dissociée de la classe ouvrière mais qui vit et travaille en son sein comme son avant- garde consciente et hautement organisée, son état-major général. »

Guidé par sa théorie, la pensée marxiste-léniniste contemporaine, le Parti établit l'unité de pensée avec ceux qui participent à l'élaboration de la ligne de marche du Parti à chaque étape et pour chaque projet. Sans cela, c'est la ligne de « plusieurs centres » qui domine, privant la classe ouvrière de son avant-garde sans laquelle elle perd sa capacité de s'orienter. Le principe organisationnel du centralisme démocratique est un guide pour la réalisation de l'unité de pensée et d'action du Parti dans toutes les conditions et en toute circonstance. Le Parti a toujours rejeté les arguments intéressés qui, souvent présentés comme étant à la défense du centralisme démocratique, visent à justifier le fait de priver le Parti de son unité pour établir plusieurs centres qui rivalisent les uns avec les autres. Parlant de deux formes principales que prend l'attaque contre le centralisme démocratique, le camarade Bains disait :

« Le bureaucratisme est une autre forme que prennent les attaques contre le centralisme démocratique. En transformant les normes du centralisme démocratique en phrases creuses, le bureaucratisme vise en fait à supprimer les normes léninistes pour autant qu'il s'agit de principes révolutionnaires efficaces qui assurent au Parti une discipline de fer et le protègent de tout élément et de tout courant de classes étrangères. Le libéralisme, la négligence de l'intérêt révolutionnaire, est encore une autre forme que prend l'attaque contre le centralisme démocratique. Le renforcement du centralisme démocratique implique le renforcement des fondements idéologiques, politiques et organisationnels du Parti, son application résolue dans tout le travail du Parti et des organisations de masse, tant en théorie qu'en pratique, ainsi qu'une compréhension approfondie de toutes ses conséquences pour les différents fronts de l'activité du Parti au sein du prolétariat et d'autres couches. Tout cela est indispensable à la consolidation du Parti en tant que Parti de la classe ouvrière doté d'un style révolutionnaire. Les révisionnistes modernes de tout acabit et les opportunistes de diverses nuances font l'éloge du centralisme démocratique, et l'appliquent de façon pragmatique, selon leurs intérêts du moment. Parfois, ils le réduisent à une simple question de formalité dans l'application de règlements, sans se soucier de l'intérêt révolutionnaire. En d'autres occasions, ils réclament la « liberté de critique » et appellent à la violation de toutes les normes afin de provoquer le chaos et la confusion, cherchant par là à changer l'idéologie et la ligne politique marxistes-léninistes du Parti. Les manoeuvres pragmatiques des révisionnistes modernes et des opportunistes, de même que les attaques ouvertes des anarchistes contre le centralisme démocratique, visent à priver le Parti de sa stabilité et de sa capacité de combat, de sa base idéologique marxiste-léniniste révolutionnaire, ainsi que de sa stratégie et de ses tactiques politiques conséquentes. Ainsi, en dernière analyse, elles visent à priver le prolétariat de son état-major général militant et inébranlable, le parti communiste marxiste-léniniste révolutionnaire, une arme indispensable et l'instrument principal de la lutte de classe du prolétariat contre la bourgeoisie. »

À commencer par la réorganisation des Internationalistes en un Mouvement marxiste-léniniste de la jeunesse et des étudiants en 1968, qui a mené à la fondation du Parti en 1970, le Parti a établi à chaque étape de son développement comment le principe du centralisme démocratique se traduit en forme organisationnelle. Au IIe Congrès, tenu en mars 1973, le Parti célébra la victoire de la lutte pour unir les marxistes-léninistes en un seul parti. Toutes les organisations et tous les individus désirant sérieusement créer le parti du prolétariat canadien s'étaient joints au PCC(M-L), signalant la consolidation et le renforcement du Mouvement communiste et ouvrier au Canada. Durant toute cette période, le PCC(M-L) s'est aguerri en travaillant à l'unité de tous les marxistes-léninistes en un seul parti dans le cours d'une lutte sans merci contre les attaques organisées par l'État pour l'anéantir. Le fait que nous soyons ici aujourd'hui montre qu'après 45 années de tentatives répétées, la bourgeoisie et toutes ses officines n'ont pas réussi à priver la classe ouvrière de son avant-garde à cause de la détermination des communistes canadiens et de la classe ouvrière et du peuple à se doter du facteur subjectif décisif de la révolution.

Le IIIe Congrès du Parti, tenu en 1977, marqua la victoire sur toutes les tendances antimarxistes. Il fut suivi d'un Congrès spécial tenu en 1978 qui établit un programme pour éliminer les conséquences néfastes de la pensée Mao Zédong et consolider le marxisme-léninisme comme guide de la pensée du Parti.

En 1982, l'année du IVe Congrès, le Parti était prêt à établir le développement de son rôle dirigeant comme tâche principale dans la préparation des conditions subjectives de la révolution. Il a identifié les principaux obstacles au développement du rôle dirigeant du Parti, soit les positions et agissements dogmatiques qui réduisent tout à une question de propagande, au travail d'une secte en rivalité avec d'autres sectes à savoir qui a la « ligne juste ». Ce sont là des manifestations de la conception bourgeoise du monde et c'est ce qui est à la base de la politique bourgeoisie qui réduit le changement social à une question de compréhension et d'énoncés de principes « justes ». C'est la politique qui consiste à discréditer ses ennemis, réels ou imaginaires, à dépolitiser le peuple et à le priver de sa capacité de fixer lui-même son ordre du jour et d'être maître de ses destinées.

Dans son livre Communisme moderne, Parti communiste du Canada (marxiste-léniniste), le camarade Bains écrit :

« La classe capitaliste est passée maître dans l'art de créer des diversions et de transformer en dogmes et en catéchismes tout ce qui appartient au domaine de l'action consciente, de sorte qu'on ne parvienne jamais à s'attaquer concrètement aux problèmes réels de la société. Les gens sont incités à s'occuper de questions secondaires qui ne changent pas leur situation de façon fondamentale. »

Décrivant la méthode qu'utilise la bourgeoisie pour dépolitiser le peuple, le camarade Bains fait remarquer que toutes les questions importantes sont marginalisées et que les passions sont attisées pour diviser le peuple et le détourner de tout ce qui pourrait nuire aux intérêts de la bourgeoisie. Cette méthode est maintenant devenue dominante dans la vie politique du pays. Elle se manifeste également dans le mouvement syndical, parmi les femmes et parmi la jeunesse, et même dans le mouvement communiste et ouvrier. Le Parti combat cette méthode en menant la lutte idéologique et polémique contre le système. De cette façon il élimine l'influence de l'idéologie bourgeoise sous toutes ses formes sur le mouvement communiste et ouvrier.


Parmi les nombreuses publications produites par le Presse de masse du Parti et la Presse sans parti au fil des années

Durant toutes ces années, c'est la qualité du Parti consistant à s'attaquer aux problèmes de la société et à engager la classe ouvrière et le peuple dans la solution de ces problèmes qui a été définie. Après tant d'années de travail nous avons su faire le bilan à nouveau pour donner un nouvel élan à cette qualité. C'est ce qu'on réclame de nous. C'est cette qualité qui fait du Parti l'avant-garde de la classe. C'est parce que le Parti a créé une force humaine qui se place à la disposition de ce qui est nécessaire pour faire avancer la société, non pas les désirs et intérêts individuels, qu'il a su, en 1984-85, faire le bilan des conditions objectives et indiquer que le monde avait atteint un point tournant où plus aucune force ne pouvait agir comme avant. Il a alors entrepris de réaliser le plus important projet jamais entrepris jusqu'alors, la construction de la base technique de la presse de masse du Parti et de la presse de masse sans parti comme condition nécessaire au développement du mouvement pour les idées éclairées. Le Parti apportait ainsi la théorie et l'orientation nécessaires au progrès de la société. La construction de la base technique de la presse de masse de parti et de la presse de masse sans parti demeure un élément essentiel dans le développement du rôle dirigeant du Parti. À ce projet, en 1995 le Parti a ajouté le Projet d'information du communisme moderne pour s'assurer que le communisme moderne apporte la vision la plus avancée pour la création d'une société moderne où rien n'est laissé au hasard.

Le Parti a conclu de l'analyse de la situation que sans le développement du mouvement pour les idées éclairées, sans répandre dans le mouvement la théorie révolutionnaire qui vient du communisme moderne, il est impossible d'organiser la classe ouvrière et de renforcer le facteur conscient. Sans placer le développement de la presse de masse de parti, de la presse de masse sans parti et du mouvement pour les idées éclairées, l'élaboration de définitions modernes et la défense de l'édifice du communisme, au centre du travail, rien d'autre ne réussira. Ce sont le mouvement pour les idées éclairées et le Projet d'information du communisme moderne du Parti qui présentent le communisme au Canada dans toute sa vigueur et sa vitalité en identifiant clairement l'étape finale du capitalisme et en montrant qu'à cette étape la tâche est d'ouvrir la voie au progrès de la société.

C'est le IVe Congrès du Parti qui a jeté les fondements de notre travail actuel. Son programme a été approuvé par le Ve Congrès tenu en 1987. Le Ve Congrès a souligné que le PCC(M-L) devait persister dans la voie tracée durant le virage historique de 1984-85. Ce programme a préparé le Parti et toutes les forces progressistes à faire face aux conséquences de ce virage historique qui se sont manifestées de façon accélérée en 1989-91 avec l'effondrement de l'Union soviétique et des régimes d'Europe de l'Est, ce qui mettait un terme à la division bipolaire du monde et ouvrait la période actuelle caractérisée par le repli de la révolution et la régression accélérée.

Un quart de siècle s'est écoulé depuis le début de cette régression et de ce repli de la révolution. Sur le plan international, la destruction des arrangements établis au lendemain de la Deuxième Guerre mondiale, durant la division bipolaire du monde, a créé une état d'anarchie et de violence sans précédent et révélé l'impossibilité du rétablissement d'un équilibre entre les puissances impérialistes. Les peuples du monde et les pays qui ont maintenu ou qui veulent un développement indépendant combattent avec acharnement la pression régressive, non seulement en menant une vaillante lutte de résistance contre l'offensive antisociale et le diktat impérialiste, mais aussi en cherchant les moyens d'ouvrir la voie au progrès de leur société et de la paix et la sécurité dans le monde entier.

La direction audacieuse du Parti durant ces 25 dernières années atteste du besoin indispensable pour la classe ouvrière d'avoir son parti qui puisse naviguer dans les eaux tumultueuses dans lesquelles les clercles dominants du Canada ont engagé le pays. Pendant que l'oligarchie financière internationale faisait tout en son pouvoir pour imposer son offensive antisociale brutale et ses mesures régressives par son diktat idéopolitique et législatif contre la conception même de la société, le VIe Congrès du PCC(M-L) tenu en 1993 a proclamé avec force : « Il y a une alternative ! » La tâche qu'il a entreprise, d'établir les organisations de base du PCC(M-L) dans tous les endroits de travail, les établissements scolaires, les quartiers et tous les autres endroits où les gens se rassemblent en nombre important, comme les foyers pour personnes âgées, plaçait la solution du problème principal de la société au centre des préoccupations et du travail du Parti. C'est le problème de comment les décisions sont prises dans la société. Le Parti a entrepris une nouvelle phase dans son travail, celle de s'engager dans une épreuve de force avec la bourgeoisie pour mettre un terme à la situation où aucun membre du corps politique ne peut exercer de contrôle sur sa vie. En se donnant comme tâche de bâtir les organisations de base là où se mène le travail, le Parti a réaffirmé le principe démocratique fondamental que chacun doit pouvoir participer aux prises de décisions et à leur mise en application. Il faut commencer par établir son propre ordre du jour, un ordre du jour qui corresponde à la réalité concrète et qui permette d'identifier les besoins et d'élaborer un programme pour répondre à ces besoins en éliminant tous les obstacles qui font obstruction au progrès.

Grâce à un vigoureux travail théorique, idéologique et organisationnel pour mettre ses décisions en pratique, le PCC(M- L) a pu présenter à la classe ouvrière sa vision et son plan d'action dans la forme de l'Initiative historique lancée au nom du Parti par le camarade Bains le 1er janvier 1995. Le but de l'Initiative historique est de transformer le PCC(M-L) en un parti communiste de masse, de diriger la classe ouvrière pour qu'elle se constitue en la nation et investisse le peuple du pouvoir souverain afin d'ouvrir la voie au progrès de la société. Durant cette période, le PCC(M-L) a mis de l'avant son programme politique pour le renouveau politique et une constitution moderne, le programme d'Arrêter de payer les riches ; Augmenter les investissements dans les programmes sociaux. En approuvant cette vision et ce programme à son VIIe Congrès, tenu en mars 1998, le PCC(M-L) a entrepris de transformer le succès du facteur conscient en victoire de manière à mener aux transformations en profondeur qui attendent depuis longtemps. Il a établi que la priorité est de développer le facteur humain- conscience sociale comme condition pour transformer le Parti et créer une société nouvelle dans laquelle l'humanisation de l'environnement social et naturel devient à la fois le but et la condition de l'existence, le but et la condition de l'humanisation de l'être humain.

Le VIIIe Congrès du Parti tenu en 2008 a réaffirmé le rôle décisif du facteur humain/conscience sociale dans la transformation du monde. Le Rapport au Congrès souligne: « En ce moment, il est crucial de gagner les travailleurs conscients aux tâches organisationnelles du PCC(M-L). Les tâches les plus pressantes sont de continuer à consolider la presse de masse du Parti, d'accorder l'attention première à l'organisation des Groupes de rédacteurs et de diffuseurs et de mobiliser les travailleurs, les femmes, les jeunes et les minorités pour qu'ils fassent leur le renouveau du processus démocratique. »

Pour connaître le PCC(M-L)



Le Canadien pensant: Le PCC(M-L) accepte le défi -
Sandra L. Smith - 10,00$

Le rapport d'activité du Comité central du Parti communiste du Canada (marxiste-léniniste) présenté par Sandra L. Smith au VIIe Congrès du Parti le 28 mars 1998, qui appelle la classe ouvrière et le peuple à activer le facteur humain/conscience sociale pour ouvrir la voie au progrès de la société.

Le communisme moderne - Hardial Bains, 1996 - 10,00$

Avec ce livre, le PCC(M-L) se présente aux travailleurs, aux femmes, à la jeunesse et aux étudiants, aux peuples autochtones et aux minorités nationales, et les appelle à s'informer du PCC(M-L) et de ce qu'il représente, sans idées préconçues. Il les appelle à regarder les conditions de vie pour connaître la vérité au sujet de ce qu'est le PCC(M-L) et à tirer des conclusions à partir de là.

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