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Numéro 11 - 12 mars
2015
Le président américain
déclare le Venezuela
une menace à la sécurité nationale
Défendons la
Révolution bolivarienne
et le droit d'être du Venezuela
Défendons
la
Révolution
bolivarienne
et
le
droit
d'être
du
Venezuela
• Le Parti communiste du Canada
(marxiste-léniniste) condamne les plus récentes sanctions
des États-Unis contre la République bolivarienne du
Venezuela
• Le président des États-Unis
déclare que le Venezuela est une menace à la
sécurité nationale
• Les États-Unis préparent une
agression militaire contre le Venezuela - Éditorial de
Telesur
• Le Parlement du Venezuela passe une loi pour
faire face à l'agression des États-Unis
• L'Amérique latine défend le
Venezuela face au décret du président Obama
• L'agression américaine contre le
Venezuela: un fait, pas de la fiction - Eva Golinger
• Commémorations du deuxième
anniversaire du décès d'Hugo Chávez
• Mobilisation anti-impérialiste au
Venezuela pour défendre la souveraineté
Défendons la Révolution
bolivarienne et le droit d'être du Venezuela
Le Parti communiste du Canada
(marxiste-léniniste) condamne les plus récentes sanctions
des États-Unis contre la République bolivarienne du
Venezuela
Manifestation d'urgence en
appui au Venezuela contre les menaces américaines
à Vancouver le 10 mars 2015
Le Parti communiste du Canada
(marxiste-léniniste) condamne les déclarations hostiles
du président des États-Unis, Barack Obama,
contre le Venezuela. Le 9 mars 2015, Obama a utilisé les
pouvoirs
exécutifs d'urgence pour déclarer le Venezuela une
« menace extraordinaire à la sécurité
nationale des États-Unis ». Les États-Unis ont
aussi renforcé leurs sanctions injustes et illégales
contre la République bolivarienne. Le Canada est un participant
actif aux tentatives des États-Unis de provoquer la
contre-révolution et à leurs nombreuses tentatives
ratées de renverser le gouvernement démocratiquement
élu du président Nicolas Maduro.
La déclaration d'Obama est aussi hypocrite
qu'hystérique. À chaque jour, partout dans le monde, les
États-Unis agissent en juge, jury et bourreau. Ils
décident qui menace les intérêts nationaux
des États-Unis et se livrent à des assassinats
sélectifs, à des enlèvements, à de la
torture et à des invasions. Ce sont les États-Unis qui
ont les
prisons les plus peuplées du monde, remplies surtout
d'Hispaniques et d'Afro-Américains, et ils sont connus pour leur
violation des garanties de justice de même que
pour les assassinats de jeunes noirs par la police couverts
d'impunité et pour les nombreux autres crimes qu'ils commettent
contre l'humanité. Ils osent quand même accuser le
gouvernement du Venezuela de « violation de droits humains
contre les protestataires antigouvernementaux ». De plus, le
Venezuela n'a jamais envahi aucun pays et ne pose aucun
danger pour les États-Unis.

Des manifestants à Ottawa le 11 mars scandent
«Yankee Go Home!» «Arrêtez les
sanctions!» en marchant du bureau du premier ministre en
direction de l'ambassade américaine.
En réalité,
c'est le gouvernement du
Venezuela qui, fait face à des attaques
répétées à sa souveraineté, a
toujours défendu la primauté du droit. Tous ceux qui ont
été arrêtés pour des infractions criminelles
liées aux efforts de déstabilisation par la violence
auront un procès équitable.
L'histoire montre que
depuis l'élection du
président Hugo Chavez en 1998 par une très forte
majorité, le Venezuela a fait face sans arrêt aux
activités illégales, hostiles et toujours plus agressives
de la soi-disant opposition appuyée par l'impérialisme
américain.
Le peuple vénézuélien a
affronté avec fermeté les formes les plus brutales
d'ingérence étrangère. Il n'a cessé de
défendre la Révolution bolivarienne et a
déjoué chaque tentative des États-Unis et de leurs
agents de renverser les grandes réalisations que le peuple a
accomplies depuis 1998.
Le PCC(M-L) est convaincu que ces nouvelles actions
désespérées du président Obama vont
échouer elles aussi à empêcher le peuple de
défendre et développer le projet d'édification
nationale bolivarien qui donne la première place au
bien-être et à la dignité du peuple. Les tentatives
de déstabilisation visent à heurter le peuple pour qu'il
se
tourne contre son président et son processus
révolutionnaire. Ces efforts ne vont pas réussir et les
réactionnaires vont être défaits une fois de plus.
Le jour suivant l'imposition des nouvelles sanctions par
Obama, le président Nicolas Maduro a annoncé que
« le Venezuela est en train de rédiger une loi
anti-impérialiste pour se préparer à toute
éventualité ».
Le PCC(M-L) exige le retrait immédiat des
sanctions illégales,
qui violent la souveraineté et le droit du peuple du Venezuela
de tracer sa propre voie et que le Canada ne participe pas à
cette campagne
réactionnaire qui viole la souveraineté du Venezuela. Le
PCC(M-L) appelle ses membres et sympathisants de tout le pays et tous
les Canadiens à faire tous les efforts pour
assurer que les réalisations historiques du peuple
vénézuélien vont être défendues au
Canada.
Obama doit lever les sanctions !
Victoire à la Révolution bolivarienne du peuple du
Venezuela !

Le président des États-Unis
déclare que le Venezuela est une menace à la
sécurité nationale
Le 9 mars, le président des États-Unis
Barack Obama a émis un Décret contre le Venezuela dont
l'objectif est de s'ingérer dans les affaires souveraines du
pays. Le Décret repose sur l'argument que le Venezuela constitue
une menace à la sécurité nationale à cause
de soi-disant violations de droits humains et de corruption.
Le Décret se lit
ainsi :
« Moi, Barack Obama, président des
États-Unis d'Amérique, je considère que la
situation au Venezuela, marquée notamment par l'érosion,
par le gouvernement du Venezuela, des garanties de droits humains, ses
atteintes aux libertés de la presse, son utilisation de la
violence, ses violations de droits humains et ses abus en
réponse aux
protestations contre le gouvernement, ses arrestations et
détentions arbitraires des protestataires antigouvernementaux,
et aggravée par une grande
corruption publique, constitue une menace extraordinaire et
inhabituelle pour la sécurité nationale et la politique
extérieure des États-Unis, et je déclare l'urgence
nationale pour faire face à cette menace. »
Obama a alors décrété des sanctions
contre sept fonctionnaires du Venezuela, leur interdisant de
voyager aux États-Unis et gelant tous leurs avoirs et
propriétés aux États-Unis.
Les personnes affectées par les sanctions d'Obama
sont Antonio Jose Benavides Torres, Commandant de la région
stratégique pour la défense intégrale (REDI) de la
région centrale des Forces armées nationales
bolivariennes du Venezuela (FANB) ; Gustavo Enrique Gonzalez
Lopez, directeur général du Service national du
renseignement
bolivarien du Venezuela (SEBIN) et le président du Centre
stratégique de sécurité et de protection de la
partie (CESPPA).
Sont aussi visés Jose Noguera Pietri,
président de la Corporation vénézuélienne
de Guayana (CVG), une société d'État, Katherine
Nayarith Haringhton Padron, procureur au niveau national du Bureau du
20e district du ministère public du Venezuela, et Manuel Eduardo
Perez Urdaneta, directeur de la Police nationale bolivarienne du
Venezuela,
Manuel Gregorio Bernal Martinez, le chef de la 31e brigade armée
de Caracas de l'armée bolivarienne du Venezuela, Bernal
Martínez, qui était le chef du SEBIN le 12 février
2014 et Miguel Alcides Vivas Landino,
l'inspecteur-général des FANB.
« Nous avons maintenant les outils
nécessaires pour bloquer leurs avoirs et leur utilisation des
systèmes financiers des États-Unis », a dit le
porte-parole de la Maison-Blanche Josh Earnest dans une
déclaration.
Comme si le monde entier ne savait qui est responsable
de la criminalisation de la dissidence dans le monde, Earnest a
ajouté : « Nous sommes très
préoccupés des efforts du gouvernement
vénézuélien pour escalader l'intimidation de ses
opposants politiques. Les problèmes du Venezuela ne peuvent pas
être réglés en criminalisant
la dissidence. »
Le président vénézuélien
Nicolás Maduro a condamné le geste du président
Obama et a expliqué que le Décret signé par le
président coïncide avec l'échec de la tentative de
coup d'État du mois dernier qui était liée
à des citoyens des États-Unis.
« Après que
nous ayons déjoué la tentative de coup des
États-Unis, le président Barack
Obama a décidé
d'assumer personnellement la responsabilité de renverser
mon gouvernement, a
dit Maduro. Selon des rapports récents des services de
renseignement, reçus au cours des neuf derniers jours,
il y a eu plusieurs rencontres entre le Département
d'État et la Maison-Blanche pour discuter de mesures à
prendre contre mon gouvernement. »
Soulignant l'hypocrisie du décret d'Obama, Maduro
a qualifié la déclaration de « Frankenstein,
un vrai monstre », parce que d'un côté elle
critique sévèrement le Venezuela et de l'autre elle se
termine par un appel d'Obama à bâtir une relation
meilleure avec ce pays d'Amérique du Sud.
Dans l'après-midi du 9 mars, du palais
présidentiel de Miraflores, Maduro
a qualifié les mesures des États-Unis
comme étant les plus sévères prises
jusqu'à présent et les a attribuées
à l'exaspération et au désespoir.
Maduro a également critiqué l'annonce
d'Obama en faisant remarquer que les États-Unis constituent la
plus grande menace dans le monde aujourd'hui.
« C'est vous la vraie menace, vous qui avez
formé et créé Osama Bin Laden et
créé al-Qaida », a dit Maduro. Bin Laden a
été formé par la CIA à la fin des
années 1970 pour combattre l'armée soviétique en
Afghanistan.
Il a dit que le president des États-Unis faisait
preuve d'hypocrisie lorsqu'il parle des droits humains au
Venezuela.
« M. Obama, commencez par défendre les doits humains
des citoyens noirs des États-Unis qui se font tuer tous les
jours dans les villes de votre pays », a-t-il
ajouté.
Maduro a dit que les États-Unis ont fait
105 déclarations sur le Venezuela depuis un an, dont la
moitié appuyaient ouvertement les politiciens de l'opposition.
Le président vénézuélien a
réitéré les appels qu'il a faits
précédemment à son homologue aux
États-Unis et lui a demandé de ne pas s'engager sur la
voie de
l'ingérence en Amérique latine
comme l'ont fait ses prédécesseurs.
« J'ai demandé à M. Obama
comment il voulait qu'on se souvienne de lui. Comme Richard Nixon, qui
a renversé Salvador Allende au Chili ? Comme le
président Bush, responsable du coup contre Chavez ? Le
choix, vous venez de le faire, M. Obama, on va se souvenir de vous
comme de Nixon. »
Maduro a dit qu'un accord politique a été
conclu entre les députés de l'opposition et lson
gouvernement en décembre dernier et que, selon les services de
renseignements, c'est à ce moment là qu'ont
commencé les préparatifs du coup d'état, qui a
échoué de mois dernier. Les députés de
l'opposition ont rompu l'accord après avoir reçu un coup
de téléphone qui, a dit Madura lundi, venait de
l'ambassade des États-Unis à Caracas.
À partir de ce moment, a dit le président,
« nous savions qui avait appelé et à partir de
où, et dans quelle langue ils avaient parlé ».
Les autorités vénézuéliennes
ont aussi surveillé un groupe de représentants officiels
renégats, sur lesquels ils avaient reçu de l'information
de renseignement à partir de sources anonymes en contact avec
des représentants du gouvernement des États-Unis.
« Ils voulaient
répéter le 11 avril
2002 », a dit Maduro, mettant en évidence la
similarité entre les actions récentes de l'opposition et
celles qui ont mené à la tentative de coup contre le
président Hugo Chavez en 2002.
Le président a également parlé du
rôle joué par Carlos Usina, le présumé
cerveau et financier du coup. Osuna « est à New York,
protégé par le gouvernement des
États-Unis », a-t-il dit.
Il a tracé des parallèles historiques avec
des actions similaires en Amérique Latine qu'ont prises diverses
administrations américaines contre des gouvernements de gauche.
Le discours utilisé contre le Venezuela
est semblable à « celui utilisé contre
Salvador Allende au Chili » renversé par un coup
d'État appuyé par les États-Unis en 1973 et
à celui utilisé « contre Jacopo Arbenz au
Guatemala » en 1954 lorsque le gouvernement progressiste a
été renversé par les États-Unis.
Le discours commun a été décrit par
Maduro comme « les idéaux du coup »
c'est-à-dire l'accusation faite aux gouvernements de gauche
élus démocratiquement qu'ils violent les droits et
doivent donc être renversés.
Le président a réaffirmé que le
sabotage économique, utilisé aussi dans le cas du Chili
d'Allende, avait été planifié par le gouvernement
des États-Unis dès juillet 2014. Le gouvernement a appris
de certaines sources qu'« un meeting s'était tenu
à la Maison-Blanche en juillet où ils (le gouvernement
des États-Unis et des agences du
gouvernement) avaient décidé d'entreprendre une guerre
économique », a dit le président.
Maduro a rappelé aux
Vénézuéliens qu'il avait averti qu'un coup
était en préparation dès le début janvier
lors de sa tournée de pays membres de l'OPEP.
Le 9 mars, le président Maduro a aussi
annoncé l'introduction de nouvelles politiques
économiques dans le cadre d'une stratégie pour contrer
l'accaparement et le retrait du marché des denrées
alimentaires, rapporte Telesur.
Le Venezuela a commencé à installer des
scanners d'empreintes dans les supermarchés le 9 mars pour
contrer la propagande et la thésaurisation qui sont
partiellement responsables de la pénurie d'aliments de base.
Maduro a dit que 7 grandes chaînes d'alimentation
avaient accepté volontairement d'installer les scanners, ce qui
va aider à garantir l'approvisionnement des aliments et biens de
base.
« Nous commençons cette semaine
à installer des scanners de prises d'empreintes pour garantir la
sécurité. Nous allons en installer plus de 20 000
à travers le pays pour garantir la nourriture au
peuple », a dit Maduro à la presse locale le 9 mars.
« Les lecteurs d'empreintes vont
empêcher les gens d'acheter plus de produits que permis afin de
réduire la contrebande et l'achat en panique qui sont
causés par la stratégie de stockage et de retrait du
marché des denrées alimentaires de
l'opposition de droite visant à déstabiliser le
gouvernement », rapporte Telesur.
Le reportage poursuit :
« Les lecteurs devraient réduire de
façon significative la quantité de produits sur lesquels
s'exerce la contrebande, ce qui permettra aux gens d'acheter les
produits dans les magasins. »
« Suite à l'enquête menée
par l'UNASUR, le bloc régional a annoncé des mesures pour
appuyer l'approvisionnement du Venezuela en nourriture, notamment une
entente sur la création d'un réseau régional
d'alimentation ».

Les États-Unis préparent une agression
militaire contre le Venezuela
- Éditorial de Telesur -
L'histoire nous montre que
lorsque les États-Unis
dénoncent un pays, c'est souvent le prétexte d'une
intervention et d'un changement de régime.
Barack Obama, un ornement de la Maison-Blanche qui n'a
pas été capable d'empêcher un fou cmome Benyamin
Nétanyahu de s'adresser aux deux chambres du
Congrès pour saboter les discussions avec l'Iran sur son
programme nucléaire, a reçu un ordre strict du complexe
« militaro-industriel-financier » :
créer les
conditions pour justifier une agression militaire contre la
République bolivarienne du Venezuela.
Le décret présidentiel émis il y a
quelques heures et retransmis par le service de presse de la
Maison-Blanche, déclare que le pays de Bolivar et de Chavez
« constitue une menace extraordinaire et inhabituelle pour
la sécurité nationale et la politique extérieure
des États-Unis » et déclare
« l'urgence nationale » pour
faire face à cette menace.
Ce genre de déclaration tend à
précéder des agressions militaires, qui peuvent
être de leur propre main, comme ce fut le cas avec l'invasion
sanglante de Panama pour renverser Manuel Noriega en 1989, ou de celle
en lien avec l'Asie du sud-est qui a culminé avec la dans la
péninsule indochinoise, particulièrement au Vietnam,
à partir de
1964. Mais elle peut
aussi être le prélude d'opérations militaires d'un
genre différent, où les États-Unis agissent
conjointement avec leurs laquais européens, regroupés
dans l'OTAN, et les théocraties régionales du
pétrole.
On en a des exemples : la première Guerre du
Golfe en 1991 ; la guerre en Irak de 2003 à 2011, avec la
participation enthousiaste de Tony Blair et de l'impossible espagnol
José Maria Aznar ; ou le cas de la Libye en 2011 et sa
farce montée à Benghazi où de soi-disant
« combattants de la
liberté », dont on a appris plus tard qu'ils
étaient des mercenaires recrutés par Washington, Londres
et Paris, ont été engagés pour renverser Kadhafi
et transférer le contrôle des richesses
pétrolières du pays à ses maîtres.
Des exemples plus récents sont fournis par la
Syrie et surtout l'Ukraine, où le « changement de
régime » si désiré (un
euphémisme pour coup d'État), que Washington recherche
constamment pour redessiner le monde à son image, surtout en
Amérique Latine et dans les Caraïbes, a été
réalisé grâce à l'aide inestimable de
l'Union
européenne et de l'OTAN et a causé un bain de sang qui se
poursuit toujours en Ukraine.
Victoria Nuland, sous-secrétaire d'État
américaine pour l'Europe et l'Eurasie, a été
envoyée en 2009 à la place Maidan à Kiev par le
Prix Nobel de la paix de 2009 (le président Obama) pour exprimer
sa solidarité avec les manifestants, dont les bandes
néonazies qui allaient prendre le pouvoir plus tard par le feu
et le sang et à qui notre
généreuse représentante a amené du pain et
des bouteilles d'eau pour démontrer, par ce geste affectueux,
que Washington était comme toujours aux côtés de la
liberté, des droits humains et de la démocratie.
Lorsqu'un « État voyou »
comme les États-Unis (État voyou de par ses violations
systématiques du droit international), émet des menaces
comme celles dont nous parlons en ce moment, cela doit être pris
très au sérieux, compte tenu surtout de la vieille
tradition politique des États-Unis d'organiser des coups qui
servent de prétexte
à justifier leur réponse militaire immédiate.
C'est ce qu'ils ont fait en 1898 quand ils ont fait
exploser le cuirassé USS Maine dans le port de La
Havane, causant la mort des deux tiers de l'équipage et
provoquant l'indignation de l'opinion publique nord-américaine,
et ainsi permis à Washington de déclarer la guerre
à l'Espagne. Ils l'ont fait encore une fois à Pearl
Harbor, en
1941, sacrifiant 2403 personnes et en blessant 1178 autres dans cette
manoeuvre tristement célèbre. Et que dire de l'incident
du Golfe du Tonkin qui a permis de « vendre » la
guerre des États-Unis en Indochine : la soi-disant
agression nord-vietnamienne contre deux croiseurs américains
(une opération de la CIA comme il fut
révélé plus tard), qui a amené le
président Lyndon B. Johnson à déclarer une urgence
nationale et, un plus tard, la guerre contre le Nord-Vietnam. Dans la
petite île de Grenade, Maurice Bishop a été lui
aussi considéré comme une menace à la
sécurité nationale des États-Unis en 1983, puis
renversé et liquidé par l'invasion des Marines des
États-Unis. Et cette attaque suspecte du 11 septembre qui a
lancé la « guerre au terrorisme » ?
L'histoire pourrait se répéter indéfiniment.
En conclusion, personne ne devrait se surprendre si,
dans les heures ou jours qui viennent, Obama autorise une
opération secrète de la CIA, ou d'un service du
renseignement, ou des forces armées elles-mêmes, contre
une cible sensible étasunienne au Venezuela, l'ambassade
à Caracas par exemple. Ou encore une opération occulte
contre
d'innocents civils au Venezuela, comme dans le cas des
« attentats terroristes » qui ont secoué
l'Italie (l'assassinat d'Aldo Moro en 1978 ou la bombe dans la gare de
trains de Bologne en 1980), afin de créer la panique et de
justifier une réponse de l'Empire pour
« restaurer » les droits humains, la
démocratie et les libertés
publiques. On a découvert des années plus tard que c'est
la CIA qui avait commis ces crimes.
Rappelons-nous que c'est Washington qui a
été à l'origine du coup de 2002 au Venezuela,
peut-être pour s'accaparer de son pétrole avant d'attaquer
l'Irak. Il est impliqué à l'heure actuelle dans une
guerre sur deux fronts, la Syrie/État islamique et la Russie, et
veut aussi s'assurer d'arrières sûrs du point de vue
énergie. Sérieux, très sérieux. Les
gouvernements sud-américains doivent y répondre par une
solidarité active et immédiate, individuellement et par
le biais de l'UNASUR et de la CELAC, et les organisations populaires et
les forces politiques de nos Amériques doivent dénoncer
et bloquer cette manoeuvre.

Le Parlement du Venezuela passe une loi pour faire face
à l'agression des États-Unis
Le 10 mars, l'Assemblée nationale du Venezuela a
passé une loi habilitante qui autorise le président du
pays à protéger la paix contre les menaces
récentes proférées par le gouvernement de Barack
Obama, en particulier la déclaration du 9 mars qui qualifie le
Venezuela de menace « à la sécurité
nationale » et déclare une urgence
nationale.
Le projet de loi a reçu l'appui de 99 % des
membres du Grand pôle patriotique, le plus grand bloc de
l'Assemblée nationale qui détient 98 des 165
sièges soit 59,4 % de ceux-ci. Le projet de loi passe
maintenant en deuxième lecture pour approbation finale. En vertu
de la constitution du Venezuela, une loi habilitante doit être
appuyée par 60 % des députés de
l'Assemblée nationale et être claire du point de vue de
son contenu et de sa durée.
Le président Nicolas Maduro s'est adressé
à l'Assemblée dans l'après-midi du 10 mars
après que le projet de loi ait été
déposé, affirmant que les élections parlementaires
du pays doivent se tenir malgré la gravité des menaces de
l'administration Obama. « Nous allons tenir les
élections parlementaires pour laisser le peuple décider
de ce
qui va se passer dans ce pays », a-t-il dit. « Et
nous allons y participer avec la même position que nous avons
toujours défendue... Si nous gagnons, nous gagnons, et si nous
perdons, nous perdons... Ce que nous voulons, c'est la
démocratie, la paix et la constitution. »
Pendant son discours, il a aussi remercié les
pays d'Amérique latine et des Caraïbes qui ont
appuyé son gouvernement contre les attaques continuelles
des États-Unis.
Maduro a expliqué plus tôt à la
télévision d'État que le projet de loi a
été écrit conjointement avec le vice-procureur
général Reinaldo Muñoz pour préserver
« l'intégrité et la
souveraineté » du Venezuela « face
à toute éventualité qui pourrait se produire avec
cette agression impérialiste ».
Maduro a aussi dit que des organes exécutifs ont
décidé d'actions à mener pour
« dénoncer politiquement et diplomatiquement cette
agression des États-Unis devant diverses
organisations » pour démontrer le caractère
illégal du décret adopté par les États-Unis.
Le président Maduro avait demandé une loi
habilitante en 2013 pour combattre la corruption et la guerre
économique que menaient les secteurs d'affaires et de
l'opposition.

L'Amérique latine défend le Venezuela
face
au décret du président Obama
Après la décision du président
Barack Obama, le 9 mars 2015, de décréter
« l'urgence nationale aux États-Unis »
face à la « menace inhabituelle et extraordinaire
pour la sécurité nationale et notre politique
extérieure qu'est le Venezuela », le président
de Bolivie Evo Morales a demandé une réunion d'urgence de
l'UNASUR et de la CELAC « pour nous déclarer en
état d'urgence et défendre le Venezuela face à
l'agression de Barack Obama. Nous allons défendre le
Venezuela ». Il a souligné l'importance de
l'unité des peuples face à l'Empire qui tente de
« nous diviser, pour nous dominer politiquement et nous
spolier sur le plan
économique ».
Le président Correa, par la voix de son
chancelier, a exprimé son « rejet le plus ferme de la
décision illégale et extra-territoriale contre le
Venezuela, qui représente une attaque inacceptable contre sa
souveraineté ». Il a rappelé le signal
négatif que constitue la signature de ce décret par Obama
48 heures après la visite de travail de
l'UNASUR à Caracas. Cette délégation a
enquêté sur la récente tentative de coup
d'État contre le président Nicolas Maduro, élu en
avril 2013, a rejeté l'ingérence extérieure,
demandant aux secteurs violents de l'opposition de revenir à la
voie électorale.
Les mouvements sociaux latino-américains se sont
mobilisés en défense de la démocratie
vénézuélienne. Pour Joao Pedro Stédile, de
la direction nationale du Mouvement des Sans Terre du
Brésil : « Au Brésil il y a un peuple qui
est avec vous, nous serons toujours solidaires et nous ne laisserons
pas l'Empire envahir le Venezuela
pour récupérer ses gisements de
pétrole ». Le mouvement social bolivien a
également manifesté sa solidarité. Rodolfo
Machaca, dirigeant de la Confédération syndicale des
travailleurs agricoles, a condamné l'ingérence des
États-Unis dans les affaires intérieures
vénézueliennes, et leur complicité avec les
violences organisées par la droite.
Selon Machaca : « La situation au Venezuela nous
préoccupe, c'est pourquoi nous proclamons notre
solidarité avec ce pays, mais aussi avec le président
Maduro. Nous condamnons l'ingérence américaine, et toutes
les tentatives de coup d'État ou autres manoeuvres visant
à la déstabilisation du Venezuela. ».
Rafael Correa dénonce les
manipulations médiatiques
Le 1er mars, depuis Montevideo, où il assistait
à l'investiture du président uruguayen Tabaré
Vasquez, le président Correa a déclaré :
« Le Venezuela est confronté à une guerre
économique et médiatique, et se retrouve dans la
situation d'autres
gouvernements progressistes d'Amérique latine, avant lui. Cette
situation, on l'a déjà vécue en Amérique
latine. Souvenons-nous de ce qui est arrivé à (Salvador)
Allende : la même guerre économique, le même
type d'ingérence, les mêmes attaques médiatiques.
De grâce, tirons les leçons de l'Histoire ».
Selon Correa, cette ingérence
« ne débouchera pas forcément sur ce qui est
arrivé à Allende. Il n'en demeure pas moins que nous
sommes confrontés chaque jour aux tentatives de
déstabilisation de gouvernements démocratiques et
progressistes d'Amérique latine, par la guerre
économique, et à la manipulation mondiale en
matière d'information ».

L'agression américaine contre le Venezuela:
un
fait, pas de la fiction
- Eva Golinger -
Les États-Unis ont
une longue histoire
d'agression contre le Venezuela.
Récemment, plusieurs porte-paroles de
l'administration Obama ont déclaré sur un ton
assuré que le gouvernement des États-Unis n'intervient
pas dans les affaires du Venezuela. La porte-parole du
département d'État Jen Psaki est allée
jusqu'à déclarer que « les allégations
faites par le gouvernement vénézuélien à
l'effet que les États-Unis
seraient partie prenante à un complot en vue d'un coup
d'État et la déstabilisation sont sans fondement et
fausses ». Elle a ensuite répété une
déclaration étrangement fausse faite lors d'un point de
presse la veille, à savoir que « les
États-Unis ne soutiennent pas les transitions politiques par des
moyens non constitutionnels ».
Quiconque connaît le
moindrement l'histoire de
l'Amérique latine et du monde sait que l'affirmation de Mme
Psaki est fausse, ce qui remet en cause la véracité de
toutes ses déclarations antérieures. Le gouvernement des
États-Unis a soutenu, encouragé et appuyé des
coups d'État en Amérique latin et dans le monde pendant
plus d'un siècle.
Certains des plus notoires ont été avoués par
d'anciens présidents et des hauts représentants des
États-Unis, comme celui contre le gouvernement de Mohammad
Mossadegh en Iran en 1953, contre Jacobo Arbenz au Guatemala en 1954,
contre Patrice Lumumba au Congo en 1960, contre Joao Goulart au
Brésil en 1964 et contre Salvador Allende au
Chili en 1973. Plus récemment, au XXIe siècle, le
gouvernement américain a ouvertement soutenu les coups
d'État contre le président Hugo Chavez au Venezuela en
2012, contre Jean-Bertrand Aristide en Haïti en 2004 et contre
Jose Manuel Zelaya au Honduras en 2009. Il y a d'amples preuves qui
démontrent l'implication de la CIA et d'autres
agences américaines dans tous ces renversements non
constitutionnels de gouvernement démocratiquement élus.
Ce que tous les chefs d'État renversés avaient en commun
était leur refus de se plier aux intérêts
américains.
En dépit des prétentions farfelues du
gouvernement américain, après l'élection de Hugo
Chavez à la présidence du Venezuela par une
écrasante majorité en 1998, et que le nouveau
président ait refusé de prendre ses ordres de Washington,
il est rapidement devenu la cible de l'agression américaine.
Bien qu'un coup d'État soutenu par les États-Unis ait
brièvement renversé Chavez en 2002, son retour au pouvoir
avec l'appui de millions de Vénézuéliens et des
forces armées loyales n'a fait qu'accroître
l'hostilité des États-Unis envers ce pays riche en
pétrole. Après que Chavez fut décédé
du cancer en 2013, son successeur démocratiquement élu,
Nicolas Maduro, est devenu la cible de tous
les feux.
Le président Chavez
lève le point en défi après la défaite de
la première tentative de coup d'État et sa
libération le 14 avril 2002.
Voici un bref survol de l'histoire de l'agression des
États-Unis contre le Venezuela qui montre clairement qu'on a
affaire à une guerre unilatérale. Le Venezuela n'a jamais
menacé les États-Unis ou fait quelque geste pour attaquer
leurs intérêts. N'en demeure pas moins que le Venezuela,
sous Maduro comme sous Chavez, deux présidents qui
ont exercé la souveraineté et le droit à
l'autodétermination du Venezuela, demeure la cible d'une action
hostile, continuelle et croissante de la part de Washington.
2002-2004
Il y a eu un coup d'État contre Chavez le 11
avril 2002. Des documents obtenus aux termes de la loi sur la
liberté d'information aux États-Unis prouvent clairement
que le gouvernement américain a joué un rôle dans
ce coup d'État, qu'il a donné un soutien financier et
politique aux Vénézuéliens impliqués dans
le
coup.
L'industrie pétrolière du Venezuela a
été frappée par un
« lockout » et des activités de sabotage
économique de décembre 2002 à février 2003.
Après la défaite du coup d'État contre Chavez, le
département d'État américain a créé
un fonds spécial par l'entremise de la National Endowment for
Democracy (NED) pour aider
l'opposition à poursuivre ses efforts pour renverser Chavez.
L'organisme USAID a ouvert un « bureau des initiatives de
transition » (OTI) à Caracas et embauché
à contrat la firme de l'industrie de la défense
américaine Development Alternatives Inc. (DAI) pour superviser
les opérations au Venezuela et distribuer des millions de
dollars à des groupes opposés au gouvernement. Le
résultat de tout cela fut la « grève
nationale » déclenchée en décembre 2002
qui a paralysé l'industrie pétrolière et
causé de grands torts à l'économie. Elle a
duré 64 jours et causé des dommages d'une valeur
dépassant les 20 milliards $. Ces efforts n'ont toutefois
pas réussi à
déstabiliser le gouvernement Chavez.
Les « guarimbas » de 2004 :
Le 7 février 2004, des groupes anti-gouvernementaux
extrémistes ont commencé des protestations violentes
à Caracas visant à renverser Chavez. Les violences ont
duré quatre jours et fait plusieurs mots. Les leaders de ces
protestations ont reçu une formation de la Albert Einstein
Institute (AEI) des États-Unis, qui se spécialise dans
les stratégies et tactiques de changement de régime.
Le référendum révocatoire de
2004 : La NED et la USAID ont toutes deux acheminé des
millions de dollars pour soutenir une campagne pour exiger la
révocation du président Chavez par un
référendum national. Avec ce financement, le groupe
Sumate, mené par la multimillionnaire Maria Corina Machado, a
été créé pour
chapeauter les opérations. Chavez a remporté le
référendum avec une majorité de 60 % contre
40 %.
2005
Après la victoire du président Chavez au
référendum révocatoire de 2004, les
États-Unis ont durci leur position envers le Venezuela et
multiplié les gestes d'hostilité publique et d'agression
contre le gouvernement vénézuélien. Voici un
recueil de déclarations faites par des représentants
américains concernant le
Venezuela :
Janvier 2005 : « Hugo Chavez est
une force négative dans la région. » —
Condoleezza Rice
Mars 2005 : « Le Venezuela est
un des points chauds les plus instables et les plus dangereux
d'Amérique latine. » - Porter Goss, ex-directeur de
la CIA
« Le Venezuela a commencé une
dangereuse course aux armements qui menace la sécurité
régionale. » Donald Rumsfeld, ex-secrétaire
à la Défense
« Je suis inquiet de l'influence du Venezuela
dans le secteur de responsabilité... SOUTHCOM appuie la position
des chefs d'état-major de maintenir un contact de militaire
à militaire avec l'armée
vénézuélienne. » —
général Bantz Craddock, ex-commandant du SOUTHCOM
Juillet 2005 : « Cuba et le
Venezuela encouragent l'instabilité en Amérique latine.
Il ne fait aucun doute que le président Chavez finance des
forces radicales en Bolivie. » — Rogelio Pardo-Maurer, aide
au sous-secrétaire de la Défense pour
l'hémisphère occidentale
« Le Venezuela et Cuba encouragent le
radicalisme dans la région... Le Venezuela cherche à
saper les gouvernements démocratiques de la région pour
entraver l'accord de libre-échange d'Amérique
centrale. » — Ronald Rumsfeld, ex-secrétaire de la
Défense
Août 2005 : « Le territoire
vénézuélien est un havre pour les terroristes
colombiens. » — Tom Casey, porte-parole du
département d'État
Septembre 2005 : « Le
problème que nous avons à travailler avec le
président Chavez est sérieux et continu, comme pour les
autres aspects de cette relation. » — John Walters,
directeur de la National Policy Office for Drug Control
Novembre 2005 : « L'assaut contre
les institutions démocratiques au Venezuela se poursuit et le
système est en péril. » — Thomas Shannon,
sous-secrétaire d'État
2006
Février 2006 : « Le
président Chavez continue de se servir de son contrôle
pour réprimer l'opposition, réduire la liberté de
presse et restreindre la démocratie. C'est une
menace. » — John Negroponte, ex-directeur du renseignement
national
« Il y a Chavez au Venezuela avec beaucoup
d'argent du pétrole. Il a été élu
légalement, tout comme Adolf Hitler... » — Donald
Rumsfeld, ex-secrétaire de la Défense
Mars 2006 : « Au Venezuela, un
démagogue avec beaucoup d'argent du pétrole est en train
de saper la démocratie et de déstabiliser la
région. » — George W. Bush
Des représentants américains tentent de
lier le Venezuela au terrorisme
Juin 2006 : « La
coopération du Venezuela à la campagne internationale
contre le terrorisme demeure insignifiante... On ne sait pas dans
quelle mesure le gouvernement vénézuélien a offert
un soutien matériel aux terroristes colombiens. » —
Rapport annuel sur le terrorisme, département d'État
américain
Juin 2006 : Le gouvernement
américain, par le département du commerce et le
Trésor, impose des sanctions au Venezuela pour le rôle
qu'on le soupçonne de jouer dans le terrorisme et interdit la
vente d'équipement militaire à ce pays.
Juillet 2006 : « Le Venezuela
sous le président Hugo Chavez a toléré des
terroristes sur son territoire... » — Sous-comité sur
le terrorisme international, Chambre des représentants
Les États-Unis accroissent leur présence
militaire en Amérique latine :
Mars-Juillet 2006 : L'armée
américaine participe à quatre grands exercices militaires
près des côtes du Venezuela, dans la mer des
Caraïbes, avec le soutien de l'OTAN et à partir de la base
aérienne américaine à Curaçao. Une
présence militaire permanente est établie en
République dominicaine et les bases de Curaçao et
d'Aruba sont renforcées.

Le Parti
socialiste du Venezuela a été fondé en
décembre 2006.
|
L'ambassade américaine à Caracas
établit les « tribunes
américaines » dans cinq États du Venezuela
(Lara, Monagas, Bolivar, Anzoategui, Nueva Esparta) comme centres de
propagande, de subversion, d'espionnage et d'infiltration.
L'ambassadeur américain William Brownfield
multiplie les gestes d'hostilité ouverte envers le gouvernement
vénézuélien, notamment avec de fréquents
propos ironiques et inamicaux dans les médias
contrôlés par l'opposition.
La NED et la USAID augmentent le financement
accordé aux groupes antigouvernementaux au Venezuela.
2007
Au début de 2007, le Venezuela essuie de graves
critiques dans les médias internationaux et par des porte-parole
du gouvernement américain pour sa décision de
nationaliser CanTV (la seule entreprise de téléphone
nationale), la compagnie Electricity of Caracas et les champs
pétroliers des Faja Orinoco.
En mai 2007, l'attaque s'intensifie quand le
gouvernement décide de ne pas renouveler le permis de
télédiffusion publique du réseau de
télévision d'opposition populaire RCTV.
Une puissante campagne médiatique est
lancée contre le Venezuela et le président Chavez, qu'on
qualifie de dictateur.
Des distributeurs et des entreprises privés
commencent à emmagasiner des produits de consommation pour
créer des pénuries et la panique dans la population.
La USAID, la NED et le département d'État,
par l'entremise de l'ambassade à Caracas, fomentent, financent
et encouragent l'émergence d'un mouvement de droite parmi les
jeunes pour aider à projeter une image favorable à la
communauté internationale afin de déformer la perception
de la popularité du président Chavez parmi les jeunes.
Des groupes comme Human Rights Watch, Inter-American
Press Association et Reporters sans frontières accusent le
Venezuela de violer les droits humains et la liberté
d'expression.
Septembre 2007 : Le président George
W. Bush classe le Venezuela parmi les pays « non
coopératifs » dans la lutte au trafic de la drogue
pour la troisième année de suite et lui impose d'autres
sanctions économiques.
Septembre 2007 : Condoleezza Rice
déclare que les États-Unis sont
« préoccupés par le populisme
destructeur » de Chavez.
2008
Janvier 2008 : L'amiral Mike Mullen, chef
d'état-major général de l'armée
américaine, rencontre le président colombien Alvaro
Uribe, puis le ministre de la Défense Jean Manuel Santos,
l'ambassadeur américain William Brownfield et le commandant
général de l'Armée colombienne Freddy Padilla de
Leon. Il déclare en conférence de presse être
« inquiet des nouveaux achats effectués par
Chavez » et dit que « cela peut
déstabiliser la région ».
John Walters, le directeur de la lutte au trafic de
drogue aux États-Unis, rencontre Uribe en Colombie en compagnie
de cinq congressistes américains et de l'ambassadeur Brownfield
et déclare que le Venezuela est « complice du trafic
de la drogue » et représente à ce titre
« une menace pour les États-Unis et pour la
région ». Il dit aussi souhaiter que l'Accord de
libre-échange entre les États-Unis et la Colombie soit
ratifié par le Congrès dès que possible.
Condoleezza Rice se rend en Colombie accompagnée
du sous-secrétaire d'État Thoms Shannon et de dix
congressistes du Parti démocrate pour faire avancer l'accord de
libre-échange et soutenir la Colombie dans son conflit
d'intérêt avec le Venezuela.
Le président George W. Bush, dans son discours
sur l'État de l'Union, souligne l'importance de l'accord de
libre-échange avec la Colombie et met en garde contre la menace
que représentent les gouvernements
« populistes » et « non
démocratiques » de la région.
Février 2008 : Le SOUTHCOM envoie la
quatrième flotte américaine dans la mer des Caraïbes
(un groupe de navires de guerre, de sous-marins et de porte-avions qui
ne sont pas allés dans ces eaux depuis la Guerre froide).
Le directeur du renseignement national, le
général Mike McConnell, publie le rapport annuel sur les
menaces dans lequel le Venezuela apparaît comme « la
principale menace pour les États-Unis dans
l'hémisphère ».
Exxon-Mobil tente de « geler » 12
milliards $ d'actifs du Venezuela à Londres, en Hollande et
dans les Antilles.
Un rapport sur « les menaces actuelles
à la sécurité » de la Defence
Intelligence Agency classe le Venezuela « menace à la
sécurité nationale » des États-Unis.
Un rapport du département d'État accuse le
Venezuela de permettre « le passage de drogues
illégales » et le « blanchiment
d'argent » et d'être « un complice du
trafic de la drogue ».
Le département du Trésor déclare
trois hauts représentants du gouvernement
vénézuélien « des barons de la
drogue » sans toutefois présenter de preuve formelle.
Le chef du renseignement militaire vénézuélien, le
général Hugo Carvajal, le chef de l'agence civile de
renseignement, le général Henry Rangel Silva, et l'ancien
ministre
de l'Intérieur et de la Justice, Ramon Rodriguez Chacin, sont
inscrits à la liste terroriste des États-Unis.
Le contre-amiral Joseph Nimmich, directeur de la US
Joint Interagency Task Force, rencontre à Bogota le commandant
des Forces armées colombiennes.
Mars 2008 : L'armée
colombienne
s'avance
en
territoire
équatorien
et
assassine
Raul
Reyes
et une dizaine d'autres personnes, dont quatre Mexicains, dans un
camp des FARC dans la jungle près de la frontière.
Le général Jorge Naranjo, commandant de la
Police nationale de la Colombie, déclare qu'on a
découvert sur les ordinateurs portables trouvés sur les
lieux de l'attaque qui a tué Reyes des preuves qui montrent que
le président Chavez a donné plus de 300 millions $
aux FARC, en plus d'une certaine quantité d'uranium et d'armes.
Aucune
preuve n'est présentée. L'Équateur est
également accusé de soutenir les FARC.
Le Venezuela déploie des troupes le long de la
frontière avec la Colombie.
La marine américaine envoie le porte-avion Harry
Truman dans la mer des Caraïbes pour y participer à
des exercices militaires contre une attaque terroriste potentielle et
des conflits potentiels dans la région.
Le président Bush déclare que les
États-Unis défendront la Colombie contre « les
provocations » du Venezuela.
Uribe annonce qu'il intentera des poursuites contre le
président Chavez au Tribunal pénal international pour
« soutien au génocide et au terrorisme ».
Mars 2008 : Le président Bush demande
à une équipe de juristes et de conseillers
d'étudier la possibilité de placer le Venezuela sur la
liste des « États soutenant le
terrorisme » avec Cuba, l'Iran, la Syrie et la Corée
du Nord.

Grand rassemblement pour
célébrer les 10 années du gouvernement
Chavez le 6 décembre 2008
2009
Un document de la US Air Force montre la construction
d'une base militaire américaine à Palanguero, Colombie,
pour combattre les gouvernements
« anti-américains » dans la région.
La base de Palanguero est une des sept bases militaires que les
États-Unis projettent de construire en Colombie aux termes d'une
entente de dix ans avec le gouvernement de ce pays.
2010
Février 2010 : Le directeur du
renseignement national déclare que le Venezuela est le
« leader anti-américain » dans la
région dans son rapport annuel sur les menaces dans le monde.
Février 2010 : Le département
d'État autorise l'octroi de 15 millions $ à des
groupes antigouvernementaux au Venezuela par l'entremise de la NED et
de la USAID.
Juin 2010 : Un rapport de l'institut FRIDE
d'Espagne, financé par la NED, montre que des agences
internationales ont acheminé entre 40 et 40 millions $ par
année à des groupes antigouvernementaux au Venezuela.
Septembre 2010 : Washington ratifie les
sanctions contre le Venezuela pour son prétendu refus de
coopérer dans la lutte au trafic de la drogue et dans la lutte
contre le terrorisme.
2011-2015
Grande manifestation
dans
l'État de Falcon contre l'ingérence des États-Unis
et pour affirmer la dignité et la souveraineté du peuple
vénézuélien, le 21 mars 2014
Le président Obama autorise un fonds
spécial de 5 millions $ dans son budget annuel pour
soutenir les groupes antigouvernementaux au Venezuela. En 2015, il
s'agira de 5,5 millions $.
La NED continue de financer des groupes
antigouvernementaux au Venezuela au rythme d'environ 2 millions $
par année.
À chaque année, le gouvernement
américain inclut le Venezuela dans sa liste de pays qui refusent
de coopérer dans la lutte contre le trafic de la drogue et la
lutte au terrorisme. Et chaque année dans son rapport annuel le
département d'État qualifie le Venezuela de
« violateurs des droits humains ».
Suite au décès du président Chavez
du cancer le 5 mars 2013, il y a de nouvelles élections et
Nicolas Maduro est élu président. Les chefs de
l'opposition organisent des manifestations violentes qui
entraînent la mort de dizaines de personnes.
En février 2014, les manifestations
violentes recommencent, menées par Leopoldo Lopez et Maria
Corina Machado, qui appellent ouvertement au renversement du
président Maduro. Plus de quarante personnes sont tuées
dans ces manifestations. Lopez se livre aux autorités
policières et des accusations sont portées contre lui
pour son
rôle dans ces événements. Le gouvernement
américain demande sa libération immédiate.
En décembre 2014, le président
Obama impose des sanctions à plus de cinquante
représentants du gouvernement vénézuélien
et leurs parents, les accusant de violation des droits humains et de
corruption. Aucune preuve n'est présentée pour soutenir
ces allégations. Le département du Commerce impose lui
aussi d'autres sanctions au
Venezuela, interdisant notamment la vente à ce pays de
« tout produit pouvant servir à des fins
militaires » à cause de prétendues violations
des droits humains par les Forces armées
vénézuéliennes.

Les
Vénézuéliens expriment en masse leur appui
à la Révolution bolivarienne et au président
Maduro le 15 février 2014.
|
Janvier 2015 : Le vice-président Joe
Biden avertit les pays des Caraïbes que le gouvernement du
président Nicolas Maduro sera bientôt
« défait » et leur conseille par
conséquent de se retirer des accords avec le Venezuela,
PetroCaribe, en vertu desquels ils obtiennent du pétrole
à rabais.
La porte-parole du département américain
Jen Psaki condamne la prétendue « criminalisation de
la dissidence politique » au Venezuela.
Fevrier 2015 : Le président Obama
annonce sa nouvelle stratégie de sécurité
nationale et nomme le Venezuela une menace et propose un appui aux
« citoyens » du Venezuela vivant dans un pays
où « la démocratie est un risque ».
Des leaders antigouvernementaux font circuler un
document pour « un accord sur un gouvernement de
transition » dans lequel ils affirment que le gouvernement
du président Maduro est « dans sa phase
finale ». Ils s'engagent à réformer tout le
gouvernement et le système socialiste en place pour le remplacer
par un
modèle néolibéral pro-entreprise. Le document est
signé par Maria Corina Machado, le chef de l'opposition
emprisonné Leopoldo Lopez et Antinio Ledezma, maire de Caracas.
Quelques jours plus tard, une tentative de coup
d'État contre le président Maduro est
déjouée et dix officiers militaires sont détenus.
Antonio Ledezma est arrêté et accusé de
conspiration pour renverser le gouvernement. Le département
d'État américain critique sévèrement cette
détention et appelle les gouvernements de la région
à agir contre
l'administration Maduro.
Le porte-parole de la Maison-Blanche Josh Earnest nie
tout rôle du gouvernement américain dans cette tentative
de coup contre Maduro, disant que ce sont des allégations
« ridicules » mais ajoute que « le
département du Trésor et le département
d'État songent à créer de nouveaux outils pour
mieux guider le gouvernement
vénézuélien dans une direction vers laquelle selon
nous il devrait aller ».

Commémorations du deuxième anniversaire
du décès d'Hugo Chávez
Deux ans après la mort du président
vénézuélien et dirigeant bolivarien, Hugo
Chávez Frias, le 5 mars 2013, des cérémonies et
des rassemblements se sont tenus partout au Venezuela et dans le monde
pour souligner l'anniversaire.
Commençant sur l'heure du midi, des
rassemblements ont eu lieu dans la plupart des grandes villes du
Venezuela, dont la capitale, Caracas, où le plus grand
rassemblement a eu lieu à la Plaza Bolivar.
Les autres événements majeurs ont eu lieu
à 16h45, l'heure du décès de Chávez,
à la Cuartel de la Montana (la Caserne de la montagne), un
musée militaire devenu mausolée où repose la
dépouille de Chávez. Plusieurs dignitaires et
délégations étrangères et chefs
d'État de partout dans le monde ont participé aux
événements de Caracas.
« Aujourd'hui est une journée remplie
d'émotions, de sentiments et de souvenirs. Au cours de ces deux
années, nous avons dû accepter et vivre la
réalité la plus dure pour notre génération
et les générations futures », a dit le
président Nicolas Maduro à la Plaza Bolivar. Il a dit de
Chavez qu'il était « le plus grand dirigeant
qu'ait connu le Venezuela depuis Simon Bolivar », ajoutant
qu'il avait « sacrifié sa vie pour le peuple, avec le
peuple, pour notre vie à tous ».
Maduro a remercié le
peuple
vénézuélien de son appui indéfectible au
cours de ces deux dernières années, depuis la mort de
Chávez. Il a particulièrement souligné l'appui du
peuple lors de la plus récente tentative de coup fomenté
par les secteurs de droite.
« Nous devons être fiers de notre
anti-impérialisme renouvelé, juste, profond et
passionné qui nous a été légué par
Hugo Chávez », a dit Maduro.
« Nous disons au Nord impérialiste et
à la droite pro-impérialiste : le Venezuela s'est
déclaré un peuple anti-impérialiste et
anticolonialiste », a dit Maduro, rappelant que les
Vénézuéliens avaient retrouvé leur
dignité, leur souveraineté et leur indépendance
grâce au Comandante Chávez. .
« Chávez savait que la bataille allait
être difficile, voire même féroce », a
dit Maduro, et il a appelé le peuple à rester vigilant et
à « combattre l'impérialisme encore et
toujours ». .
Le président Maduro a parlé de la
transparence et de l'ouverture de la révolution bolivarienne,
fondée sur les principes fondamentaux de la Constitution
bolivarienne de 1999 -dont le contenu a été établi
en consultation avec le peuple pour la première fois dans
l'histoire du Venezuela et qui a été adoptée dans
des élections ouvertes et
démocratiques — et du Plan national (Plan de la Patria)
2013-2019. « Notre seul plan est la Constitution, le Plan de
la Patria...voilà notre guide, voilà comment nous devons
agir », a souligné le président.
Toute différente est l'opposition
réactionnaire, a-t-il dit, qui n'agit qu'en fonction d'un
scénario de violence à l'échelle du pays, lequel
lui est dicté par l'empire étasunien, et n'apporte rien
de positif au pays. Maduro a dit que les forces de l'opposition n'ont
pas contribué au développement et à la paix au
pays. Au contraire, leur contribution,
c'est la violence, les guarimbas, les tentatives de coup, la trahison
de la volonté et des intérêts du peuple, la guerre
économique et psychologique ainsi que la déstabilisation.
Maduro a dit que les forces
oligarchiques
précédentes avaient elles aussi agi de cette
façon. Il a rappelé qu'au cours du vingtième
siècle, le Venezuela avait vécu 55 ans de dictatures
promues et appuyées par l'impérialisme, et un autre 43
ans de ce que les forces de la droite appellent la
« démocratie représentative
bourgeoise »
caractérisée par les assassinats politiques, les
disparitions, le pillage de la richesse nationale et la fraude
électorale.
Aujourd'hui, la bataille se mène encore contre
ceux qui ont trahi les espoirs du peuple dans le passé, a-t-il
dit. Si on repasse en mémoire l'histoire du pays, il est clair
que ceux qui ont hissé le drapeau de la trahison dans le
passé sont les mêmes qui, aujourd'hui, tentent de saisir
le pouvoir par des moyens non démocratiques.
Maduro a dit que deux ans après la disparition
physique du Comandante Chávez, le peuple
vénézuélien a gagné en maturité
politique et idéologique en étendant son travail
d'organisation du peuple. Il a dit que « nous sommes plus
mûrs spirituellement parce que nous avons embrassé le legs
de Hugo Chávez de construction du
socialisme. »
Il a appelé le peuple à rester
fidèle à la Révolution bolivarienne, au legs du
Commandante Chávez et aux idéaux bolivariens qu'il a
défendus. Étant donné les menaces
impérialistes, le peuple doit s'assurer qu'un autre coup
d'État, comme celui du 11 avril 2002, mené par la
bourgeoisie et appuyé et dirigé par le gouvernement des
États-Unis, ne
puisse jamais se reproduire.
En cette occasion, le Parti communiste du Canada
(marxiste-léniniste) était présent à la
cérémonie d'Ottawa pour exprimer sa solidarité
révolutionnaire avec le peuple du Venezuela et sa très
grande admiration pour son dirigeant Hugo Chávez et toutes ses
réalisations. Le profond amour social d'Hugo Chávez vit
dans le projet d'édification
nationale bolivarien qui est centré sur le bien-être et la
dignité du peuple, et c'est ce même projet qui l'animait
en ce qui concerne les peuples des autres pays. .
Le PCC(M-) s'engage à faire tous les efforts
faire en sorte que ces réalisations sont défendues
ici-même au Canada où les forces de la réaction
appuient celles du Venezuela, s'ingérant dans les affaires
internes du Venezuela pour y semer la contre-révolution sur la
base d'opérations occultes et de coups d'état.
Comme l'a déclaré à Ottawa
l'ambassadeur du Venezuela à la cérémonie
commémorant le deuxième anniversaire du
décès d'Hugo Chávez :
« Nous pouvons dire, selon les mots du
compositeur révolutionnaire vénézuélien Ali
Primera : 'Ceux qui meurent au service de la vie ne meurent pas
vraiment et on ne doit pas les pleurer '. Chávez vit dans nos
coeurs et ses fils et filles célèbrent son legs, les
graines qu'ils a plantées, et ils ressentent la plus grande
fierté d'être du
même sang que ce fils vénézuélien de
Bolivar, ce fils de cette grande patrie, ce fils de la patrie
socialiste... Chávez, tu nous a donné le plus grand des
cadeaux, une patrie libre et souveraine, une patrie pour nos filles et
nos fils. Gracias Comandante
Chávez ! Hasta la victoria
siempre ! »
(Sources :
Agencia Venezolano de Noticias, TeleSur.
Photos : AVN, J. Faria/PSUV, ambassade du Venezuela, consulats
vénézuéliens de Vancouver et Montréal, M.
Gorgzadeh)

Mobilisation anti-impérialiste au Venezuela pour
défendre la souveraineté
Marche vers le palais de
Miraflores pour le
rassemblement anti-impérialiste de Caracas, au Venezuela, le 28
février 2015 (AVN)
Le 28 février, des milliers de personnes ont
marché à Caracas pour exprimer leur opposition à
l'ingérence des États-Unis dans les affaires
intérieures du Venezuela. Lors des actions de la journée,
le peuple a aussi commémoré les événements
de février 1989 qu'on a nommés le Caracazo, la
répression brutale du peuple exercée par le
gouvernement néolibéral corrompu de Carlos Andres Perez.
Le président Nicolas Maduro a livré un
discours enflammé au palais de Miraflores où, entre
autres choses, il a annoncé que des gens comme George W. Bush et
Dick Cheney et d'autres du genre n'obtiendraient pas de visa pour
visiter le Venezuela parce qu'ils avaient violé les droits
humains. « Il s'agit d'une liste
antiterroriste »,
a-t-il dit. Dans son discours, le président a aussi
appelé à une « rébellion mondiale
contre l'impérialisme étasunien ».
La marche a été organisée en
riposte directe aux nombreuses nouvelles sanctions prises en
février par les États-Unis contre le gouvernement
vénézuélien, que le président Maduro a
qualifiées de « moment d'intensification de
l'agression » de la part de l'administration Obama.
« Les États-Unis pensent qu'ils sont
le grand patron, la police du monde entier. Si quelque chose se
produit, disons en Asie, tout de suite un porte-parole des
États-Unis déclare que le gouvernement des
États-Unis pense que tel ou tel gouvernement ne devrait pas agir
de telle ou telle façon en Asie. Allons-nous accepter un
gouvernement
mondial ? Assez de cet impérialisme dans le
monde ! », a dit Maduro.
Le président Maduro
s'adresse au rassemblement du
28 février 2015
Le président a également annoncé de
nouvelles mesures diplomatiques contre les États-Unis qui
comprennent de nouvelles exigences pour l'obtention d'un visa pour tout
citoyen des États-Unis visitant le Venezuela. « Ils
devront payer ce que les Vénézuéliens paient
lorsqu'ils veulent voyager aux États-Unis », a-t-il
dit.
En vertu de ces nouvelles mesures, le personnel de
l'ambassade des États-Unis à Caracas sera grandement
réduit et les représentants des États-Unis seront
obligés d'informer les autorités
vénézuéliennes de toute réunion qu'ils
comptent organiser. La mission diplomatique des États-Unis a
présentement plus de 100 employés, alors que seulement
17 personnes travaillent à l'ambassade du Venezuela à
Washington DC. La ministre vénézuélienne des
Affaires étrangères, Delcy Rodriguez, a expliqué
que la mission diplomatique des États-Unis devra réduire
son personnel à 17 au cours des deux prochaines années.
Maduro a dit que les changements visent à
protéger les Vénézuéliens après que
les autorités du pays aient découvert que des citoyens
des États-Unis se livraient à de l'espionnage.
Un exemple récent est celui d'un pilote d'un
avion américain qui a été arrêté et
interrogé par les autorités frontalières, selon
venezuelanalysis.com. Plusieurs citoyens des États-Unis avaient
aussi été détenus l'an dernier suite à leur
participation aux barricades armées, les guarimbas, qui visaient
à faire tomber le gouvernement et ont causé la
mort de 43 Vénézuéliens.
En dépit de ces mesures, a dit Maduro,
« Vous devez savoir que le peuple de Bolivar respecte le
peuple des États-Unis et vous considère comme un peuple
fraternel. Ces décisions visent l'élite
impérialiste ».
Venezuelanalysis.com rapporte que selon les
récents sondages d'opinion, « Il y a un appui
important au sein de la population pour les actions du gouvernement
contre les États-Unis. Selon un sondage mené en
février par un groupe d'experts favorable à l'opposition,
Hinterlaces, 92 % des Vénézuéliens s'opposent
à toute ingérence
étrangère tandis que 62 % pensent que les
États-Unis ne doivent pas être autorisés à
s'ingérer dans les affaires intérieures du
pays. »
Il y a juste quelques semaines, l'administration Obama a
aussi augmenté le financement des groupes d'opposition
vénézuéliens et des organisations
non-gouvernementales, selon Venezuelanalysis.com.
(Rachael Boothroyd, Venezuelanalysis.com, le 2 mars
2015)

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