Le Marxiste-Léniniste

Numéro 11 - 12 mars 2015

Le président américain déclare le Venezuela
une menace à la sécurité nationale

Défendons la Révolution bolivarienne
et le droit d'être du Venezuela

Défendons la Révolution bolivarienne et le droit d'être du Venezuela
Le Parti communiste du Canada (marxiste-léniniste) condamne les plus récentes sanctions des États-Unis contre la République bolivarienne du Venezuela
Le président des États-Unis déclare que le Venezuela est une menace à la sécurité nationale
Les États-Unis préparent une agression militaire contre le Venezuela - Éditorial de Telesur
Le Parlement du Venezuela passe une loi pour faire face à l'agression des États-Unis
L'Amérique latine défend le Venezuela face au décret du président Obama
L'agression américaine contre le Venezuela: un fait, pas de la fiction - Eva Golinger
Commémorations du deuxième anniversaire du décès d'Hugo Chávez
Mobilisation anti-impérialiste au Venezuela pour défendre la souveraineté


Défendons la Révolution bolivarienne et le droit d'être du Venezuela

Le Parti communiste du Canada (marxiste-léniniste) condamne les plus récentes sanctions des États-Unis contre la République bolivarienne du Venezuela


Manifestation d'urgence en appui au Venezuela contre les menaces américaines
à Vancouver le 10 mars 2015

Le Parti communiste du Canada (marxiste-léniniste) condamne les déclarations hostiles du président des États-Unis, Barack Obama, contre le Venezuela. Le 9 mars 2015, Obama a utilisé les pouvoirs exécutifs d'urgence pour déclarer le Venezuela une « menace extraordinaire à la sécurité nationale des États-Unis ». Les États-Unis ont aussi renforcé leurs sanctions injustes et illégales contre la République bolivarienne. Le Canada est un participant actif aux tentatives des États-Unis de provoquer la contre-révolution et à leurs nombreuses tentatives ratées de renverser le gouvernement démocratiquement élu du président Nicolas Maduro.

La déclaration d'Obama est aussi hypocrite qu'hystérique. À chaque jour, partout dans le monde, les États-Unis agissent en juge, jury et bourreau. Ils décident qui menace les intérêts nationaux des États-Unis et se livrent à des assassinats sélectifs, à des enlèvements, à de la torture et à des invasions. Ce sont les États-Unis qui ont les prisons les plus peuplées du monde, remplies surtout d'Hispaniques et d'Afro-Américains, et ils sont connus pour leur violation des garanties de justice de même que pour les assassinats de jeunes noirs par la police couverts d'impunité et pour les nombreux autres crimes qu'ils commettent contre l'humanité. Ils osent quand même accuser le gouvernement du Venezuela de « violation de droits humains contre les protestataires antigouvernementaux ». De plus, le Venezuela n'a jamais envahi aucun pays et ne pose aucun danger pour les États-Unis.


Des manifestants à Ottawa le 11 mars scandent «Yankee Go Home!» «Arrêtez les sanctions!» en marchant du bureau du premier ministre en direction de l'ambassade américaine.

En réalité, c'est le gouvernement du Venezuela qui, fait face à des attaques répétées à sa souveraineté, a toujours défendu la primauté du droit. Tous ceux qui ont été arrêtés pour des infractions criminelles liées aux efforts de déstabilisation par la violence auront un procès équitable.

L'histoire montre que depuis l'élection du président Hugo Chavez en 1998 par une très forte majorité, le Venezuela a fait face sans arrêt aux activités illégales, hostiles et toujours plus agressives de la soi-disant opposition appuyée par l'impérialisme américain.

Le peuple vénézuélien a affronté avec fermeté les formes les plus brutales d'ingérence étrangère. Il n'a cessé de défendre la Révolution bolivarienne et a déjoué chaque tentative des États-Unis et de leurs agents de renverser les grandes réalisations que le peuple a accomplies depuis 1998.

Le PCC(M-L) est convaincu que ces nouvelles actions désespérées du président Obama vont échouer elles aussi à empêcher le peuple de défendre et développer le projet d'édification nationale bolivarien qui donne la première place au bien-être et à la dignité du peuple. Les tentatives de déstabilisation visent à heurter le peuple pour qu'il se tourne contre son président et son processus révolutionnaire. Ces efforts ne vont pas réussir et les réactionnaires vont être défaits une fois de plus.

Le jour suivant l'imposition des nouvelles sanctions par Obama, le président Nicolas Maduro a annoncé que « le Venezuela est en train de rédiger une loi anti-impérialiste pour se préparer à toute éventualité ».

Le PCC(M-L) exige le retrait immédiat des sanctions illégales, qui violent la souveraineté et le droit du peuple du Venezuela de tracer sa propre voie et que le Canada ne participe pas à cette campagne réactionnaire qui viole la souveraineté du Venezuela. Le PCC(M-L) appelle ses membres et sympathisants de tout le pays et tous les Canadiens à faire tous les efforts pour assurer que les réalisations historiques du peuple vénézuélien vont être défendues au Canada.

Obama doit lever les sanctions !
Victoire à la Révolution bolivarienne du peuple du Venezuela !

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Le président des États-Unis déclare que le Venezuela est une menace à la sécurité nationale

Le 9 mars, le président des États-Unis Barack Obama a émis un Décret contre le Venezuela dont l'objectif est de s'ingérer dans les affaires souveraines du pays. Le Décret repose sur l'argument que le Venezuela constitue une menace à la sécurité nationale à cause de soi-disant violations de droits humains et de corruption.

Le Décret se lit ainsi :

« Moi, Barack Obama, président des États-Unis d'Amérique, je considère que la situation au Venezuela, marquée notamment par l'érosion, par le gouvernement du Venezuela, des garanties de droits humains, ses atteintes aux libertés de la presse, son utilisation de la violence, ses violations de droits humains et ses abus en réponse aux protestations contre le gouvernement, ses arrestations et détentions arbitraires des protestataires antigouvernementaux, et aggravée par une grande corruption publique, constitue une menace extraordinaire et inhabituelle pour la sécurité nationale et la politique extérieure des États-Unis, et je déclare l'urgence nationale pour faire face à cette menace. »

Obama a alors décrété des sanctions contre sept fonctionnaires du Venezuela, leur interdisant de voyager aux États-Unis et gelant tous leurs avoirs et propriétés aux États-Unis.

Les personnes affectées par les sanctions d'Obama sont Antonio Jose Benavides Torres, Commandant de la région stratégique pour la défense intégrale (REDI) de la région centrale des Forces armées nationales bolivariennes du Venezuela (FANB) ; Gustavo Enrique Gonzalez Lopez, directeur général du Service national du renseignement bolivarien du Venezuela (SEBIN) et le président du Centre stratégique de sécurité et de protection de la partie (CESPPA).

Sont aussi visés Jose Noguera Pietri, président de la Corporation vénézuélienne de Guayana (CVG), une société d'État, Katherine Nayarith Haringhton Padron, procureur au niveau national du Bureau du 20e district du ministère public du Venezuela, et Manuel Eduardo Perez Urdaneta, directeur de la Police nationale bolivarienne du Venezuela, Manuel Gregorio Bernal Martinez, le chef de la 31e brigade armée de Caracas de l'armée bolivarienne du Venezuela, Bernal Martínez, qui était le chef du SEBIN le 12 février 2014 et Miguel Alcides Vivas Landino, l'inspecteur-général des FANB.

« Nous avons maintenant les outils nécessaires pour bloquer leurs avoirs et leur utilisation des systèmes financiers des États-Unis », a dit le porte-parole de la Maison-Blanche Josh Earnest dans une déclaration.

Comme si le monde entier ne savait qui est responsable de la criminalisation de la dissidence dans le monde, Earnest a ajouté : « Nous sommes très préoccupés des efforts du gouvernement vénézuélien pour escalader l'intimidation de ses opposants politiques. Les problèmes du Venezuela ne peuvent pas être réglés en criminalisant la dissidence. »

Le président vénézuélien Nicolás Maduro a condamné le geste du président Obama et a expliqué que le Décret signé par le président coïncide avec l'échec de la tentative de coup d'État du mois dernier qui était liée à des citoyens des États-Unis.

« Après que nous ayons déjoué la tentative de coup des États-Unis, le président Barack Obama a décidé d'assumer personnellement la responsabilité de renverser mon gouvernement, a dit Maduro. Selon des rapports récents des services de renseignement, reçus au cours des neuf derniers jours, il y a eu plusieurs rencontres entre le Département d'État et la Maison-Blanche pour discuter de mesures à prendre contre mon gouvernement. »

Soulignant l'hypocrisie du décret d'Obama, Maduro a qualifié la déclaration de « Frankenstein, un vrai monstre », parce que d'un côté elle critique sévèrement le Venezuela et de l'autre elle se termine par un appel d'Obama à bâtir une relation meilleure avec ce pays d'Amérique du Sud.

Dans l'après-midi du 9 mars, du palais présidentiel de Miraflores, Maduro a qualifié les mesures des États-Unis comme étant les plus sévères prises jusqu'à présent et les a attribuées à l'exaspération et au désespoir.

Maduro a également critiqué l'annonce d'Obama en faisant remarquer que les États-Unis constituent la plus grande menace dans le monde aujourd'hui.

« C'est vous la vraie menace, vous qui avez formé et créé Osama Bin Laden et créé al-Qaida », a dit Maduro. Bin Laden a été formé par la CIA à la fin des années 1970 pour combattre l'armée soviétique en Afghanistan.

Il a dit que le president des États-Unis faisait preuve d'hypocrisie lorsqu'il parle des droits humains au Venezuela.  « M. Obama, commencez par défendre les doits humains des citoyens noirs des États-Unis qui se font tuer tous les jours dans les villes de votre pays », a-t-il ajouté.

Maduro a dit que les États-Unis ont fait 105 déclarations sur le Venezuela depuis un an, dont la moitié appuyaient ouvertement les politiciens de l'opposition. Le président vénézuélien a réitéré les appels qu'il a faits précédemment à son homologue aux États-Unis et lui a demandé de ne pas s'engager sur la voie de l'ingérence en Amérique latine comme l'ont fait ses prédécesseurs.

« J'ai demandé à M. Obama comment il voulait qu'on se souvienne de lui. Comme Richard Nixon, qui a renversé Salvador Allende au Chili ? Comme le président Bush, responsable du coup contre Chavez ? Le choix, vous venez de le faire, M. Obama, on va se souvenir de vous comme de Nixon. »

Maduro a dit qu'un accord politique a été conclu entre les députés de l'opposition et lson gouvernement en décembre dernier et que, selon les services de renseignements, c'est à ce moment là qu'ont commencé les préparatifs du coup d'état, qui a échoué de mois dernier. Les députés de l'opposition ont rompu l'accord après avoir reçu un coup de téléphone qui, a dit Madura lundi, venait de l'ambassade des États-Unis à Caracas.

À partir de ce moment, a dit le président, « nous savions qui avait appelé et à partir de où, et dans quelle langue ils avaient parlé ».

Les autorités vénézuéliennes ont aussi surveillé un groupe de représentants officiels renégats, sur lesquels ils avaient reçu de l'information de renseignement à partir de sources anonymes en contact avec des représentants du gouvernement des États-Unis.

« Ils voulaient répéter le 11 avril 2002 », a dit Maduro, mettant en évidence la similarité entre les actions récentes de l'opposition et celles qui ont mené à la tentative de coup contre le président Hugo Chavez en 2002.

Le président a également parlé du rôle joué par Carlos Usina, le présumé cerveau et financier du coup. Osuna « est à New York, protégé par le gouvernement des États-Unis », a-t-il dit.

Il a tracé des parallèles historiques avec des actions similaires en Amérique Latine qu'ont prises diverses administrations américaines contre des gouvernements de gauche.

Le discours utilisé contre le Venezuela est semblable à « celui utilisé contre Salvador Allende au Chili » renversé par un coup d'État appuyé par les États-Unis en 1973 et à celui utilisé « contre Jacopo Arbenz au Guatemala » en 1954 lorsque le gouvernement progressiste a été renversé par les États-Unis.

Le discours commun a été décrit par Maduro comme « les idéaux du coup » c'est-à-dire l'accusation faite aux gouvernements de gauche élus démocratiquement qu'ils violent les droits et doivent donc être renversés.

Le président a réaffirmé que le sabotage économique, utilisé aussi dans le cas du Chili d'Allende, avait été planifié par le gouvernement des États-Unis dès juillet 2014. Le gouvernement a appris de certaines sources qu'« un meeting s'était tenu à la Maison-Blanche en juillet où ils (le gouvernement des États-Unis et des agences du gouvernement) avaient décidé d'entreprendre une guerre économique », a dit le président.

Maduro a rappelé aux Vénézuéliens qu'il avait averti qu'un coup était en préparation dès le début janvier lors de sa tournée de pays membres de l'OPEP.

Le 9 mars, le président Maduro a aussi annoncé l'introduction de nouvelles politiques économiques dans le cadre d'une stratégie pour contrer l'accaparement et le retrait du marché des denrées alimentaires, rapporte Telesur.

Le Venezuela a commencé à installer des scanners d'empreintes dans les supermarchés le 9 mars pour contrer la propagande et la thésaurisation qui sont partiellement responsables de la pénurie d'aliments de base.

Maduro a dit que 7 grandes chaînes d'alimentation avaient accepté volontairement d'installer les scanners, ce qui va aider à garantir l'approvisionnement des aliments et biens de base.

« Nous commençons cette semaine à installer des scanners de prises d'empreintes pour garantir la sécurité. Nous allons en installer plus de 20 000 à travers le pays pour garantir la nourriture au peuple », a dit Maduro à la presse locale le 9 mars.

« Les lecteurs d'empreintes vont empêcher les gens d'acheter plus de produits que permis afin de réduire la contrebande et l'achat en panique qui sont causés par la stratégie de stockage et de retrait du marché des denrées alimentaires de l'opposition de droite visant à déstabiliser le gouvernement », rapporte Telesur.

Le reportage poursuit :

« Les lecteurs devraient réduire de façon significative la quantité de produits sur lesquels s'exerce la contrebande, ce qui permettra aux gens d'acheter les produits dans les magasins. »

« Suite à l'enquête menée par l'UNASUR, le bloc régional a annoncé des mesures pour appuyer l'approvisionnement du Venezuela en nourriture, notamment une entente sur la création d'un réseau régional d'alimentation ».

(TeleSUR)

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Les États-Unis préparent une agression militaire contre le Venezuela

L'histoire nous montre que lorsque les États-Unis dénoncent un pays, c'est souvent le prétexte d'une intervention et d'un changement de régime.

Barack Obama, un ornement de la Maison-Blanche qui n'a pas été capable d'empêcher un fou cmome Benyamin Nétanyahu de s'adresser aux deux chambres du Congrès pour saboter les discussions avec l'Iran sur son programme nucléaire, a reçu un ordre strict du complexe « militaro-industriel-financier » : créer les conditions pour justifier une agression militaire contre la République bolivarienne du Venezuela.

Le décret présidentiel émis il y a quelques heures et retransmis par le service de presse de la Maison-Blanche, déclare que le pays de Bolivar et de Chavez « constitue une menace extraordinaire et inhabituelle pour la sécurité nationale et la politique extérieure des États-Unis » et déclare « l'urgence nationale » pour faire face à cette menace.

Ce genre de déclaration tend à précéder des agressions militaires, qui peuvent être de leur propre main, comme ce fut le cas avec l'invasion sanglante de Panama pour renverser Manuel Noriega en 1989, ou de celle en lien avec l'Asie du sud-est qui a culminé avec la dans la péninsule indochinoise, particulièrement au Vietnam, à partir de 1964. Mais elle peut aussi être le prélude d'opérations militaires d'un genre différent, où les États-Unis agissent conjointement avec leurs laquais européens, regroupés dans l'OTAN, et les théocraties régionales du pétrole.

On en a des exemples : la première Guerre du Golfe en 1991 ; la guerre en Irak de 2003 à 2011, avec la participation enthousiaste de Tony Blair et de l'impossible espagnol José Maria Aznar ; ou le cas de la Libye en 2011 et sa farce montée à Benghazi où de soi-disant « combattants de la liberté », dont on a appris plus tard qu'ils étaient des mercenaires recrutés par Washington, Londres et Paris, ont été engagés pour renverser Kadhafi et transférer le contrôle des richesses pétrolières du pays à ses maîtres.

Des exemples plus récents sont fournis par la Syrie et surtout l'Ukraine, où le « changement de régime » si désiré (un euphémisme pour coup d'État), que Washington recherche constamment pour redessiner le monde à son image, surtout en Amérique Latine et dans les Caraïbes, a été réalisé grâce à l'aide inestimable de l'Union européenne et de l'OTAN et a causé un bain de sang qui se poursuit toujours en Ukraine.

Victoria Nuland, sous-secrétaire d'État américaine pour l'Europe et l'Eurasie, a été envoyée en 2009 à la place Maidan à Kiev par le Prix Nobel de la paix de 2009 (le président Obama) pour exprimer sa solidarité avec les manifestants, dont les bandes néonazies qui allaient prendre le pouvoir plus tard par le feu et le sang et à qui notre généreuse représentante a amené du pain et des bouteilles d'eau pour démontrer, par ce geste affectueux, que Washington était comme toujours aux côtés de la liberté, des droits humains et de la démocratie.

Lorsqu'un « État voyou » comme les États-Unis (État voyou de par ses violations systématiques du droit international), émet des menaces comme celles dont nous parlons en ce moment, cela doit être pris très au sérieux, compte tenu surtout de la vieille tradition politique des États-Unis d'organiser des coups qui servent de prétexte à justifier leur réponse militaire immédiate.

C'est ce qu'ils ont fait en 1898 quand ils ont fait exploser le cuirassé USS Maine dans le port de La Havane, causant la mort des deux tiers de l'équipage et provoquant l'indignation de l'opinion publique nord-américaine, et ainsi permis à Washington de déclarer la guerre à l'Espagne. Ils l'ont fait encore une fois à Pearl Harbor, en 1941, sacrifiant 2403 personnes et en blessant 1178 autres dans cette manoeuvre tristement célèbre. Et que dire de l'incident du Golfe du Tonkin qui a permis de « vendre » la guerre des États-Unis en Indochine : la soi-disant agression nord-vietnamienne contre deux croiseurs américains (une opération de la CIA comme il fut révélé plus tard), qui a amené le président Lyndon B. Johnson à déclarer une urgence nationale et, un plus tard, la guerre contre le Nord-Vietnam. Dans la petite île de Grenade, Maurice Bishop a été lui aussi considéré comme une menace à la sécurité nationale des États-Unis en 1983, puis renversé et liquidé par l'invasion des Marines des États-Unis. Et cette attaque suspecte du 11 septembre qui a lancé la « guerre au terrorisme » ? L'histoire pourrait se répéter indéfiniment.

En conclusion, personne ne devrait se surprendre si, dans les heures ou jours qui viennent, Obama autorise une opération secrète de la CIA, ou d'un service du renseignement, ou des forces armées elles-mêmes, contre une cible sensible étasunienne au Venezuela, l'ambassade à Caracas par exemple. Ou encore une opération occulte contre d'innocents civils au Venezuela, comme dans le cas des « attentats terroristes » qui ont secoué l'Italie (l'assassinat d'Aldo Moro en 1978 ou la bombe dans la gare de trains de Bologne en 1980), afin de créer la panique et de justifier une réponse de l'Empire pour « restaurer » les droits humains, la démocratie et les libertés publiques. On a découvert des années plus tard que c'est la CIA qui avait commis ces crimes.

Rappelons-nous que c'est Washington qui a été à l'origine du coup de 2002 au Venezuela, peut-être pour s'accaparer de son pétrole avant d'attaquer l'Irak. Il est impliqué à l'heure actuelle dans une guerre sur deux fronts, la Syrie/État islamique et la Russie, et veut aussi s'assurer d'arrières sûrs du point de vue énergie. Sérieux, très sérieux. Les gouvernements sud-américains doivent y répondre par une solidarité active et immédiate, individuellement et par le biais de l'UNASUR et de la CELAC, et les organisations populaires et les forces politiques de nos Amériques doivent dénoncer et bloquer cette manoeuvre.

(9 mars 2015. Photo : HCPDF. Traduction : LML)

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Le Parlement du Venezuela passe une loi pour faire face à l'agression des États-Unis

Le 10 mars, l'Assemblée nationale du Venezuela a passé une loi habilitante qui autorise le président du pays à protéger la paix contre les menaces récentes proférées par le gouvernement de Barack Obama, en particulier la déclaration du 9 mars qui qualifie le Venezuela de menace « à la sécurité nationale » et déclare une urgence nationale.

Le projet de loi a reçu l'appui de 99 % des membres du Grand pôle patriotique, le plus grand bloc de l'Assemblée nationale qui détient 98 des 165 sièges soit 59,4 % de ceux-ci. Le projet de loi passe maintenant en deuxième lecture pour approbation finale. En vertu de la constitution du Venezuela, une loi habilitante doit être appuyée par 60 % des députés de l'Assemblée nationale et être claire du point de vue de son contenu et de sa durée.

Le président Nicolas Maduro s'est adressé à l'Assemblée dans l'après-midi du 10 mars après que le projet de loi ait été déposé, affirmant que les élections parlementaires du pays doivent se tenir malgré la gravité des menaces de l'administration Obama. « Nous allons tenir les élections parlementaires pour laisser le peuple décider de ce qui va se passer dans ce pays », a-t-il dit. « Et nous allons y participer avec la même position que nous avons toujours défendue... Si nous gagnons, nous gagnons, et si nous perdons, nous perdons... Ce que nous voulons, c'est la démocratie, la paix et la constitution. »

Pendant son discours, il a aussi remercié les pays d'Amérique latine et des Caraïbes qui ont appuyé son gouvernement contre les attaques continuelles des États-Unis.

Maduro a expliqué plus tôt à la télévision d'État que le projet de loi a été écrit conjointement avec le vice-procureur général Reinaldo Muñoz pour préserver « l'intégrité et la souveraineté » du Venezuela « face à toute éventualité qui pourrait se produire avec cette agression impérialiste ».

Maduro a aussi dit que des organes exécutifs ont décidé d'actions à mener pour « dénoncer politiquement et diplomatiquement cette agression des États-Unis devant diverses organisations » pour démontrer le caractère illégal du décret adopté par les États-Unis.

Le président Maduro avait demandé une loi habilitante en 2013 pour combattre la corruption et la guerre économique que menaient les secteurs d'affaires et de l'opposition.

(TeleSUR)

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L'Amérique latine défend le Venezuela face
au décret du président Obama

Après la décision du président Barack Obama, le 9 mars 2015, de décréter « l'urgence nationale aux États-Unis » face à la « menace inhabituelle et extraordinaire pour la sécurité nationale et notre politique extérieure qu'est le Venezuela », le président de Bolivie Evo Morales a demandé une réunion d'urgence de l'UNASUR et de la CELAC « pour nous déclarer en état d'urgence et défendre le Venezuela face à l'agression de Barack Obama. Nous allons défendre le Venezuela ». Il a souligné l'importance de l'unité des peuples face à l'Empire qui tente de « nous diviser, pour nous dominer politiquement et nous spolier sur le plan économique ».

Le président Correa, par la voix de son chancelier, a exprimé son « rejet le plus ferme de la décision illégale et extra-territoriale contre le Venezuela, qui représente une attaque inacceptable contre sa souveraineté ». Il a rappelé le signal négatif que constitue la signature de ce décret par Obama 48 heures après la visite de travail de l'UNASUR à Caracas. Cette délégation a enquêté sur la récente tentative de coup d'État contre le président Nicolas Maduro, élu en avril 2013, a rejeté l'ingérence extérieure, demandant aux secteurs violents de l'opposition de revenir à la voie électorale.

Les mouvements sociaux latino-américains se sont mobilisés en défense de la démocratie vénézuélienne. Pour Joao Pedro Stédile, de la direction nationale du Mouvement des Sans Terre du Brésil : « Au Brésil il y a un peuple qui est avec vous, nous serons toujours solidaires et nous ne laisserons pas l'Empire envahir le Venezuela pour récupérer ses gisements de pétrole ». Le mouvement social bolivien a également manifesté sa solidarité. Rodolfo Machaca, dirigeant de la Confédération syndicale des travailleurs agricoles, a condamné l'ingérence des États-Unis dans les affaires intérieures vénézueliennes, et leur complicité avec les violences organisées par la droite. Selon Machaca : « La situation au Venezuela nous préoccupe, c'est pourquoi nous proclamons notre solidarité avec ce pays, mais aussi avec le président Maduro. Nous condamnons l'ingérence américaine, et toutes les tentatives de coup d'État ou autres manoeuvres visant à la déstabilisation du Venezuela. ».

Rafael Correa dénonce les manipulations médiatiques

Le 1er mars, depuis Montevideo, où il assistait à l'investiture du président uruguayen Tabaré Vasquez, le président Correa a déclaré : « Le Venezuela est confronté à une guerre économique et médiatique, et se retrouve dans la situation d'autres gouvernements progressistes d'Amérique latine, avant lui. Cette situation, on l'a déjà vécue en Amérique latine. Souvenons-nous de ce qui est arrivé à (Salvador) Allende : la même guerre économique, le même type d'ingérence, les mêmes attaques médiatiques. De grâce, tirons les leçons de l'Histoire ». Selon Correa, cette ingérence « ne débouchera pas forcément sur ce qui est arrivé à Allende. Il n'en demeure pas moins que nous sommes confrontés chaque jour aux tentatives de déstabilisation de gouvernements démocratiques et progressistes d'Amérique latine, par la guerre économique, et à la manipulation mondiale en matière d'information ».

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L'agression américaine contre le Venezuela:
un fait, pas de la fiction

Les États-Unis ont une longue histoire d'agression contre le Venezuela.

Récemment, plusieurs porte-paroles de l'administration Obama ont déclaré sur un ton assuré que le gouvernement des États-Unis n'intervient pas dans les affaires du Venezuela. La porte-parole du département d'État Jen Psaki est allée jusqu'à déclarer que « les allégations faites par le gouvernement vénézuélien à l'effet que les États-Unis seraient partie prenante à un complot en vue d'un coup d'État et la déstabilisation sont sans fondement et fausses ». Elle a ensuite répété une déclaration étrangement fausse faite lors d'un point de presse la veille, à savoir que « les États-Unis ne soutiennent pas les transitions politiques par des moyens non constitutionnels ».

Quiconque connaît le moindrement l'histoire de l'Amérique latine et du monde sait que l'affirmation de Mme Psaki est fausse, ce qui remet en cause la véracité de toutes ses déclarations antérieures. Le gouvernement des États-Unis a soutenu, encouragé et appuyé des coups d'État en Amérique latin et dans le monde pendant plus d'un siècle. Certains des plus notoires ont été avoués par d'anciens présidents et des hauts représentants des États-Unis, comme celui contre le gouvernement de Mohammad Mossadegh en Iran en 1953, contre Jacobo Arbenz au Guatemala en 1954, contre Patrice Lumumba au Congo en 1960, contre Joao Goulart au Brésil en 1964 et contre Salvador Allende au Chili en 1973. Plus récemment, au XXIe siècle, le gouvernement américain a ouvertement soutenu les coups d'État contre le président Hugo Chavez au Venezuela en 2012, contre Jean-Bertrand Aristide en Haïti en 2004 et contre Jose Manuel Zelaya au Honduras en 2009. Il y a d'amples preuves qui démontrent l'implication de la CIA et d'autres agences américaines dans tous ces renversements non constitutionnels de gouvernement démocratiquement élus. Ce que tous les chefs d'État renversés avaient en commun était leur refus de se plier aux intérêts américains.

En dépit des prétentions farfelues du gouvernement américain, après l'élection de Hugo Chavez à la présidence du Venezuela par une écrasante majorité en 1998, et que le nouveau président ait refusé de prendre ses ordres de Washington, il est rapidement devenu la cible de l'agression américaine. Bien qu'un coup d'État soutenu par les États-Unis ait brièvement renversé Chavez en 2002, son retour au pouvoir avec l'appui de millions de Vénézuéliens et des forces armées loyales n'a fait qu'accroître l'hostilité des États-Unis envers ce pays riche en pétrole. Après que Chavez fut décédé du cancer en 2013, son successeur démocratiquement élu, Nicolas Maduro, est devenu la cible de tous les feux.


Le président Chavez lève le point en défi après la défaite de la première tentative de coup d'État et sa libération le 14 avril 2002.

Voici un bref survol de l'histoire de l'agression des États-Unis contre le Venezuela qui montre clairement qu'on a affaire à une guerre unilatérale. Le Venezuela n'a jamais menacé les États-Unis ou fait quelque geste pour attaquer leurs intérêts. N'en demeure pas moins que le Venezuela, sous Maduro comme sous Chavez, deux présidents qui ont exercé la souveraineté et le droit à l'autodétermination du Venezuela, demeure la cible d'une action hostile, continuelle et croissante de la part de Washington.


2002-2004

Il y a eu un coup d'État contre Chavez le 11 avril 2002. Des documents obtenus aux termes de la loi sur la liberté d'information aux États-Unis prouvent clairement que le gouvernement américain a joué un rôle dans ce coup d'État, qu'il a donné un soutien financier et politique aux Vénézuéliens impliqués dans le coup.

L'industrie pétrolière du Venezuela a été frappée par un « lockout » et des activités de sabotage économique de décembre 2002 à février 2003. Après la défaite du coup d'État contre Chavez, le département d'État américain a créé un fonds spécial par l'entremise de la National Endowment for Democracy (NED) pour aider l'opposition à poursuivre ses efforts pour renverser Chavez. L'organisme USAID a ouvert un « bureau des initiatives de transition » (OTI) à Caracas et embauché à contrat la firme de l'industrie de la défense américaine Development Alternatives Inc. (DAI) pour superviser les opérations au Venezuela et distribuer des millions de dollars à des groupes opposés au gouvernement. Le résultat de tout cela fut la « grève nationale » déclenchée en décembre 2002 qui a paralysé l'industrie pétrolière et causé de grands torts à l'économie. Elle a duré 64 jours et causé des dommages d'une valeur dépassant les 20 milliards $. Ces efforts n'ont toutefois pas réussi à déstabiliser le gouvernement Chavez.

Les « guarimbas » de 2004 : Le 7 février 2004, des groupes anti-gouvernementaux extrémistes ont commencé des protestations violentes à Caracas visant à renverser Chavez. Les violences ont duré quatre jours et fait plusieurs mots. Les leaders de ces protestations ont reçu une formation de la Albert Einstein Institute (AEI) des États-Unis, qui se spécialise dans les stratégies et tactiques de changement de régime.

Le référendum révocatoire de 2004 : La NED et la USAID ont toutes deux acheminé des millions de dollars pour soutenir une campagne pour exiger la révocation du président Chavez par un référendum national. Avec ce financement, le groupe Sumate, mené par la multimillionnaire Maria Corina Machado, a été créé pour chapeauter les opérations. Chavez a remporté le référendum avec une majorité de 60 % contre 40 %.

2005

Après la victoire du président Chavez au référendum révocatoire de 2004, les États-Unis ont durci leur position envers le Venezuela et multiplié les gestes d'hostilité publique et d'agression contre le gouvernement vénézuélien. Voici un recueil de déclarations faites par des représentants américains concernant le Venezuela :

Janvier 2005 : « Hugo Chavez est une force négative dans la région. » — Condoleezza Rice

Mars 2005 : « Le Venezuela est un des points chauds les plus instables et les plus dangereux d'Amérique latine. » - Porter Goss, ex-directeur de la CIA

« Le Venezuela a commencé une dangereuse course aux armements qui menace la sécurité régionale. » Donald Rumsfeld, ex-secrétaire à la Défense

« Je suis inquiet de l'influence du Venezuela dans le secteur de responsabilité... SOUTHCOM appuie la position des chefs d'état-major de maintenir un contact de militaire à militaire avec l'armée vénézuélienne. » — général Bantz Craddock, ex-commandant du SOUTHCOM

Juillet 2005 : « Cuba et le Venezuela encouragent l'instabilité en Amérique latine. Il ne fait aucun doute que le président Chavez finance des forces radicales en Bolivie. » — Rogelio Pardo-Maurer, aide au sous-secrétaire de la Défense pour l'hémisphère occidentale

« Le Venezuela et Cuba encouragent le radicalisme dans la région... Le Venezuela cherche à saper les gouvernements démocratiques de la région pour entraver l'accord de libre-échange d'Amérique centrale. » — Ronald Rumsfeld, ex-secrétaire de la Défense

Août 2005 : « Le territoire vénézuélien est un havre pour les terroristes colombiens. » — Tom Casey, porte-parole du département d'État

Septembre 2005 : « Le problème que nous avons à travailler avec le président Chavez est sérieux et continu, comme pour les autres aspects de cette relation. » — John Walters, directeur de la National Policy Office for Drug Control

Novembre 2005 : « L'assaut contre les institutions démocratiques au Venezuela se poursuit et le système est en péril. » — Thomas Shannon, sous-secrétaire d'État

2006

Février 2006 : « Le président Chavez continue de se servir de son contrôle pour réprimer l'opposition, réduire la liberté de presse et restreindre la démocratie. C'est une menace. » — John Negroponte, ex-directeur du renseignement national

« Il y a Chavez au Venezuela avec beaucoup d'argent du pétrole. Il a été élu légalement, tout comme Adolf Hitler... » — Donald Rumsfeld, ex-secrétaire de la Défense

Mars 2006 : « Au Venezuela, un démagogue avec beaucoup d'argent du pétrole est en train de saper la démocratie et de déstabiliser la région. » — George W. Bush

Des représentants américains tentent de lier le Venezuela au terrorisme

Juin 2006 : « La coopération du Venezuela à la campagne internationale contre le terrorisme demeure insignifiante... On ne sait pas dans quelle mesure le gouvernement vénézuélien a offert un soutien matériel aux terroristes colombiens. » — Rapport annuel sur le terrorisme, département d'État américain

Juin 2006 : Le gouvernement américain, par le département du commerce et le Trésor, impose des sanctions au Venezuela pour le rôle qu'on le soupçonne de jouer dans le terrorisme et interdit la vente d'équipement militaire à ce pays.

Juillet 2006 : « Le Venezuela sous le président Hugo Chavez a toléré des terroristes sur son territoire... » — Sous-comité sur le terrorisme international, Chambre des représentants

Les États-Unis accroissent leur présence militaire en Amérique latine :

Mars-Juillet 2006 : L'armée américaine participe à quatre grands exercices militaires près des côtes du Venezuela, dans la mer des Caraïbes, avec le soutien de l'OTAN et à partir de la base aérienne américaine à Curaçao. Une présence militaire permanente est établie en République dominicaine et les bases de Curaçao et d'Aruba sont renforcées.


Le Parti socialiste du Venezuela a été fondé en décembre 2006.

L'ambassade américaine à Caracas établit les « tribunes américaines » dans cinq États du Venezuela (Lara, Monagas, Bolivar, Anzoategui, Nueva Esparta) comme centres de propagande, de subversion, d'espionnage et d'infiltration.

L'ambassadeur américain William Brownfield multiplie les gestes d'hostilité ouverte envers le gouvernement vénézuélien, notamment avec de fréquents propos ironiques et inamicaux dans les médias contrôlés par l'opposition.

La NED et la USAID augmentent le financement accordé aux groupes antigouvernementaux au Venezuela.

2007

Au début de 2007, le Venezuela essuie de graves critiques dans les médias internationaux et par des porte-parole du gouvernement américain pour sa décision de nationaliser CanTV (la seule entreprise de téléphone nationale), la compagnie Electricity of Caracas et les champs pétroliers des Faja Orinoco.

En mai 2007, l'attaque s'intensifie quand le gouvernement décide de ne pas renouveler le permis de télédiffusion publique du réseau de télévision d'opposition populaire RCTV.

Une puissante campagne médiatique est lancée contre le Venezuela et le président Chavez, qu'on qualifie de dictateur.

Des distributeurs et des entreprises privés commencent à emmagasiner des produits de consommation pour créer des pénuries et la panique dans la population.

La USAID, la NED et le département d'État, par l'entremise de l'ambassade à Caracas, fomentent, financent et encouragent l'émergence d'un mouvement de droite parmi les jeunes pour aider à projeter une image favorable à la communauté internationale afin de déformer la perception de la popularité du président Chavez parmi les jeunes.

Des groupes comme Human Rights Watch, Inter-American Press Association et Reporters sans frontières accusent le Venezuela de violer les droits humains et la liberté d'expression.

Septembre 2007 : Le président George W. Bush classe le Venezuela parmi les pays « non coopératifs » dans la lutte au trafic de la drogue pour la troisième année de suite et lui impose d'autres sanctions économiques.

Septembre 2007 : Condoleezza Rice déclare que les États-Unis sont « préoccupés par le populisme destructeur » de Chavez.

2008

Janvier 2008 : L'amiral Mike Mullen, chef d'état-major général de l'armée américaine, rencontre le président colombien Alvaro Uribe, puis le ministre de la Défense Jean Manuel Santos, l'ambassadeur américain William Brownfield et le commandant général de l'Armée colombienne Freddy Padilla de Leon. Il déclare en conférence de presse être « inquiet des nouveaux achats effectués par Chavez » et dit que « cela peut déstabiliser la région ».

John Walters, le directeur de la lutte au trafic de drogue aux États-Unis, rencontre Uribe en Colombie en compagnie de cinq congressistes américains et de l'ambassadeur Brownfield et déclare que le Venezuela est « complice du trafic de la drogue » et représente à ce titre « une menace pour les États-Unis et pour la région ». Il dit aussi souhaiter que l'Accord de libre-échange entre les États-Unis et la Colombie soit ratifié par le Congrès dès que possible.

Condoleezza Rice se rend en Colombie accompagnée du sous-secrétaire d'État Thoms Shannon et de dix congressistes du Parti démocrate pour faire avancer l'accord de libre-échange et soutenir la Colombie dans son conflit d'intérêt avec le Venezuela.

Le président George W. Bush, dans son discours sur l'État de l'Union, souligne l'importance de l'accord de libre-échange avec la Colombie et met en garde contre la menace que représentent les gouvernements « populistes » et « non démocratiques » de la région.

Février 2008 : Le SOUTHCOM envoie la quatrième flotte américaine dans la mer des Caraïbes (un groupe de navires de guerre, de sous-marins et de porte-avions qui ne sont pas allés dans ces eaux depuis la Guerre froide).

Le directeur du renseignement national, le général Mike McConnell, publie le rapport annuel sur les menaces dans lequel le Venezuela apparaît comme « la principale menace pour les États-Unis dans l'hémisphère ».

Exxon-Mobil tente de « geler » 12 milliards $ d'actifs du Venezuela à Londres, en Hollande et dans les Antilles.

Un rapport sur « les menaces actuelles à la sécurité » de la Defence Intelligence Agency classe le Venezuela « menace à la sécurité nationale » des États-Unis.

Un rapport du département d'État accuse le Venezuela de permettre « le passage de drogues illégales » et le « blanchiment d'argent » et d'être « un complice du trafic de la drogue ».

Le département du Trésor déclare trois hauts représentants du gouvernement vénézuélien « des barons de la drogue » sans toutefois présenter de preuve formelle. Le chef du renseignement militaire vénézuélien, le général Hugo Carvajal, le chef de l'agence civile de renseignement, le général Henry Rangel Silva, et l'ancien ministre de l'Intérieur et de la Justice, Ramon Rodriguez Chacin, sont inscrits à la liste terroriste des États-Unis.

Le contre-amiral Joseph Nimmich, directeur de la US Joint Interagency Task Force, rencontre à Bogota le commandant des Forces armées colombiennes.

Mars 2008 : L'armée colombienne s'avance en territoire équatorien et assassine Raul Reyes et une dizaine d'autres personnes, dont quatre Mexicains, dans un camp des FARC dans la jungle près de la frontière.

Le général Jorge Naranjo, commandant de la Police nationale de la Colombie, déclare qu'on a découvert sur les ordinateurs portables trouvés sur les lieux de l'attaque qui a tué Reyes des preuves qui montrent que le président Chavez a donné plus de 300 millions $ aux FARC, en plus d'une certaine quantité d'uranium et d'armes. Aucune preuve n'est présentée. L'Équateur est également accusé de soutenir les FARC.

Le Venezuela déploie des troupes le long de la frontière avec la Colombie.

La marine américaine envoie le porte-avion Harry Truman dans la mer des Caraïbes pour y participer à des exercices militaires contre une attaque terroriste potentielle et des conflits potentiels dans la région.

Le président Bush déclare que les États-Unis défendront la Colombie contre « les provocations » du Venezuela.

Uribe annonce qu'il intentera des poursuites contre le président Chavez au Tribunal pénal international pour « soutien au génocide et au terrorisme ».

Mars 2008 : Le président Bush demande à une équipe de juristes et de conseillers d'étudier la possibilité de placer le Venezuela sur la liste des « États soutenant le terrorisme » avec Cuba, l'Iran, la Syrie et la Corée du Nord.


Grand rassemblement pour célébrer les 10 années du gouvernement
Chavez le 6 décembre 2008

2009

Un document de la US Air Force montre la construction d'une base militaire américaine à Palanguero, Colombie, pour combattre les gouvernements « anti-américains » dans la région. La base de Palanguero est une des sept bases militaires que les États-Unis projettent de construire en Colombie aux termes d'une entente de dix ans avec le gouvernement de ce pays.

2010

Février 2010 : Le directeur du renseignement national déclare que le Venezuela est le « leader anti-américain » dans la région dans son rapport annuel sur les menaces dans le monde.

Février 2010 : Le département d'État autorise l'octroi de 15 millions $ à des groupes antigouvernementaux au Venezuela par l'entremise de la NED et de la USAID.

Juin 2010 : Un rapport de l'institut FRIDE d'Espagne, financé par la NED, montre que des agences internationales ont acheminé entre 40 et 40 millions $ par année à des groupes antigouvernementaux au Venezuela.

Septembre 2010 : Washington ratifie les sanctions contre le Venezuela pour son prétendu refus de coopérer dans la lutte au trafic de la drogue et dans la lutte contre le terrorisme.

2011-2015


Grande manifestation dans l'État de Falcon contre l'ingérence des États-Unis et pour affirmer la dignité et la souveraineté du peuple vénézuélien, le 21 mars 2014

Le président Obama autorise un fonds spécial de 5 millions $ dans son budget annuel pour soutenir les groupes antigouvernementaux au Venezuela. En 2015, il s'agira de 5,5 millions $.

La NED continue de financer des groupes antigouvernementaux au Venezuela au rythme d'environ 2 millions $ par année.

À chaque année, le gouvernement américain inclut le Venezuela dans sa liste de pays qui refusent de coopérer dans la lutte contre le trafic de la drogue et la lutte au terrorisme. Et chaque année dans son rapport annuel le département d'État qualifie le Venezuela de « violateurs des droits humains ».

Suite au décès du président Chavez du cancer le 5 mars 2013, il y a de nouvelles élections et Nicolas Maduro est élu président. Les chefs de l'opposition organisent des manifestations violentes qui entraînent la mort de dizaines de personnes.

En février 2014, les manifestations violentes recommencent, menées par Leopoldo Lopez et Maria Corina Machado, qui appellent ouvertement au renversement du président Maduro. Plus de quarante personnes sont tuées dans ces manifestations. Lopez se livre aux autorités policières et des accusations sont portées contre lui pour son rôle dans ces événements. Le gouvernement américain demande sa libération immédiate.

En décembre 2014, le président Obama impose des sanctions à plus de cinquante représentants du gouvernement vénézuélien et leurs parents, les accusant de violation des droits humains et de corruption. Aucune preuve n'est présentée pour soutenir ces allégations. Le département du Commerce impose lui aussi d'autres sanctions au Venezuela, interdisant notamment la vente à ce pays de « tout produit pouvant servir à des fins militaires » à cause de prétendues violations des droits humains par les Forces armées vénézuéliennes.


Les Vénézuéliens expriment en masse leur appui à la Révolution bolivarienne et au président Maduro le 15 février 2014.

Janvier 2015 : Le vice-président Joe Biden avertit les pays des Caraïbes que le gouvernement du président Nicolas Maduro sera bientôt « défait » et leur conseille par conséquent de se retirer des accords avec le Venezuela, PetroCaribe, en vertu desquels ils obtiennent du pétrole à rabais.

La porte-parole du département américain Jen Psaki condamne la prétendue « criminalisation de la dissidence politique » au Venezuela.

Fevrier 2015 : Le président Obama annonce sa nouvelle stratégie de sécurité nationale et nomme le Venezuela une menace et propose un appui aux « citoyens » du Venezuela vivant dans un pays où « la démocratie est un risque ».

Des leaders antigouvernementaux font circuler un document pour « un accord sur un gouvernement de transition » dans lequel ils affirment que le gouvernement du président Maduro est « dans sa phase finale ». Ils s'engagent à réformer tout le gouvernement et le système socialiste en place pour le remplacer par un modèle néolibéral pro-entreprise. Le document est signé par Maria Corina Machado, le chef de l'opposition emprisonné Leopoldo Lopez et Antinio Ledezma, maire de Caracas.

Quelques jours plus tard, une tentative de coup d'État contre le président Maduro est déjouée et dix officiers militaires sont détenus. Antonio Ledezma est arrêté et accusé de conspiration pour renverser le gouvernement. Le département d'État américain critique sévèrement cette détention et appelle les gouvernements de la région à agir contre l'administration Maduro.

Le porte-parole de la Maison-Blanche Josh Earnest nie tout rôle du gouvernement américain dans cette tentative de coup contre Maduro, disant que ce sont des allégations « ridicules » mais ajoute que « le département du Trésor et le département d'État songent à créer de nouveaux outils pour mieux guider le gouvernement vénézuélien dans une direction vers laquelle selon nous il devrait aller ».

(February 25, 2015. Traduit de l'anglais par Le Marxiste-Léniniste.)

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Commémorations du deuxième anniversaire
du décès d'Hugo Chávez

Deux ans après la mort du président vénézuélien et dirigeant bolivarien, Hugo Chávez Frias, le 5 mars 2013, des cérémonies et des rassemblements se sont tenus partout au Venezuela et dans le monde pour souligner l'anniversaire.

Commençant sur l'heure du midi, des rassemblements ont eu lieu dans la plupart des grandes villes du Venezuela, dont la capitale, Caracas, où le plus grand rassemblement a eu lieu à la Plaza Bolivar.

Les autres événements majeurs ont eu lieu à 16h45, l'heure du décès de Chávez, à la Cuartel de la Montana (la Caserne de la montagne), un musée militaire devenu mausolée où repose la dépouille de Chávez. Plusieurs dignitaires et délégations étrangères et chefs d'État de partout dans le monde ont participé aux événements de Caracas.


« Aujourd'hui est une journée remplie d'émotions, de sentiments et de souvenirs. Au cours de ces deux années, nous avons dû accepter et vivre la réalité la plus dure pour notre génération et les générations futures », a dit le président Nicolas Maduro à la Plaza Bolivar. Il a dit de Chavez qu'il était « le plus grand dirigeant qu'ait connu le Venezuela depuis Simon Bolivar », ajoutant qu'il avait « sacrifié sa vie pour le peuple, avec le peuple, pour notre vie à tous ».

Maduro a remercié le peuple vénézuélien de son appui indéfectible au cours de ces deux dernières années, depuis la mort de Chávez. Il a particulièrement souligné l'appui du peuple lors de la plus récente tentative de coup fomenté par les secteurs de droite.

« Nous devons être fiers de notre anti-impérialisme renouvelé, juste, profond et passionné qui nous a été légué par Hugo Chávez », a dit Maduro.

« Nous disons au Nord impérialiste et à la droite pro-impérialiste : le Venezuela s'est déclaré un peuple anti-impérialiste et anticolonialiste », a dit Maduro, rappelant que les Vénézuéliens avaient retrouvé leur dignité, leur souveraineté et leur indépendance grâce au Comandante Chávez. .

« Chávez savait que la bataille allait être difficile, voire même féroce », a dit Maduro, et il a appelé le peuple à rester vigilant et à « combattre l'impérialisme encore et toujours ». .

Le président Maduro a parlé de la transparence et de l'ouverture de la révolution bolivarienne, fondée sur les principes fondamentaux de la Constitution bolivarienne de 1999 -dont le contenu a été établi en consultation avec le peuple pour la première fois dans l'histoire du Venezuela et qui a été adoptée dans des élections ouvertes et démocratiques — et du Plan national (Plan de la Patria) 2013-2019. « Notre seul plan est la Constitution, le Plan de la Patria...voilà notre guide, voilà comment nous devons agir », a souligné le président.

Toute différente est l'opposition réactionnaire, a-t-il dit, qui n'agit qu'en fonction d'un scénario de violence à l'échelle du pays, lequel lui est dicté par l'empire étasunien, et n'apporte rien de positif au pays. Maduro a dit que les forces de l'opposition n'ont pas contribué au développement et à la paix au pays. Au contraire, leur contribution, c'est la violence, les guarimbas, les tentatives de coup, la trahison de la volonté et des intérêts du peuple, la guerre économique et psychologique ainsi que la déstabilisation.

Maduro a dit que les forces oligarchiques précédentes avaient elles aussi agi de cette façon. Il a rappelé qu'au cours du vingtième siècle, le Venezuela avait vécu 55 ans de dictatures promues et appuyées par l'impérialisme, et un autre 43 ans de ce que les forces de la droite appellent la « démocratie représentative bourgeoise » caractérisée par les assassinats politiques, les disparitions, le pillage de la richesse nationale et la fraude électorale.

Aujourd'hui, la bataille se mène encore contre ceux qui ont trahi les espoirs du peuple dans le passé, a-t-il dit. Si on repasse en mémoire l'histoire du pays, il est clair que ceux qui ont hissé le drapeau de la trahison dans le passé sont les mêmes qui, aujourd'hui, tentent de saisir le pouvoir par des moyens non démocratiques.

Maduro a dit que deux ans après la disparition physique du Comandante Chávez, le peuple vénézuélien a gagné en maturité politique et idéologique en étendant son travail d'organisation du peuple. Il a dit que « nous sommes plus mûrs spirituellement parce que nous avons embrassé le legs de Hugo Chávez de construction du socialisme. »

Il a appelé le peuple à rester fidèle à la Révolution bolivarienne, au legs du Commandante Chávez et aux idéaux bolivariens qu'il a défendus. Étant donné les menaces impérialistes, le peuple doit s'assurer qu'un autre coup d'État, comme celui du 11 avril 2002, mené par la bourgeoisie et appuyé et dirigé par le gouvernement des États-Unis, ne puisse jamais se reproduire.

En cette occasion, le Parti communiste du Canada (marxiste-léniniste) était présent à la cérémonie d'Ottawa pour exprimer sa solidarité révolutionnaire avec le peuple du Venezuela et sa très grande admiration pour son dirigeant Hugo Chávez et toutes ses réalisations. Le profond amour social d'Hugo Chávez vit dans le projet d'édification nationale bolivarien qui est centré sur le bien-être et la dignité du peuple, et c'est ce même projet qui l'animait en ce qui concerne les peuples des autres pays. .

Le PCC(M-) s'engage à faire tous les efforts faire en sorte que ces réalisations sont défendues ici-même au Canada où les forces de la réaction appuient celles du Venezuela, s'ingérant dans les affaires internes du Venezuela pour y semer la contre-révolution sur la base d'opérations occultes et de coups d'état.

Comme l'a déclaré à Ottawa l'ambassadeur du Venezuela à la cérémonie commémorant le deuxième anniversaire du décès d'Hugo Chávez :

« Nous pouvons dire, selon les mots du compositeur révolutionnaire vénézuélien Ali Primera : 'Ceux qui meurent au service de la vie ne meurent pas vraiment et on ne doit pas les pleurer '. Chávez vit dans nos coeurs et ses fils et filles célèbrent son legs, les graines qu'ils a plantées, et ils ressentent la plus grande fierté d'être du même sang que ce fils vénézuélien de Bolivar, ce fils de cette grande patrie, ce fils de la patrie socialiste... Chávez, tu nous a donné le plus grand des cadeaux, une patrie libre et souveraine, une patrie pour nos filles et nos fils. Gracias Comandante

Chávez ! Hasta la victoria siempre ! »

Ottawa



Toronto


Vancouver

(Sources : Agencia Venezolano de Noticias, TeleSur. Photos : AVN, J. Faria/PSUV, ambassade du Venezuela, consulats vénézuéliens de Vancouver et Montréal, M. Gorgzadeh)

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Mobilisation anti-impérialiste au Venezuela pour défendre la souveraineté


Marche vers le palais de Miraflores pour le rassemblement anti-impérialiste de Caracas, au Venezuela, le 28 février 2015 (AVN)

Le 28 février, des milliers de personnes ont marché à Caracas pour exprimer leur opposition à l'ingérence des États-Unis dans les affaires intérieures du Venezuela. Lors des actions de la journée, le peuple a aussi commémoré les événements de février 1989 qu'on a nommés le Caracazo, la répression brutale du peuple exercée par le gouvernement néolibéral corrompu de Carlos Andres Perez.

Le président Nicolas Maduro a livré un discours enflammé au palais de Miraflores où, entre autres choses, il a annoncé que des gens comme George W. Bush et Dick Cheney et d'autres du genre n'obtiendraient pas de visa pour visiter le Venezuela parce qu'ils avaient violé les droits humains. « Il s'agit d'une liste antiterroriste », a-t-il dit. Dans son discours, le président a aussi appelé à une « rébellion mondiale contre l'impérialisme étasunien ».

La marche a été organisée en riposte directe aux nombreuses nouvelles sanctions prises en février par les États-Unis contre le gouvernement vénézuélien, que le président Maduro a qualifiées de « moment d'intensification de l'agression » de la part de l'administration Obama.

« Les États-Unis pensent qu'ils sont le grand patron, la police du monde entier. Si quelque chose se produit, disons en Asie, tout de suite un porte-parole des États-Unis déclare que le gouvernement des États-Unis pense que tel ou tel gouvernement ne devrait pas agir de telle ou telle façon en Asie. Allons-nous accepter un gouvernement mondial ? Assez de cet impérialisme dans le monde ! », a dit Maduro.


Le président Maduro s'adresse au rassemblement du 28 février 2015

Le président a également annoncé de nouvelles mesures diplomatiques contre les États-Unis qui comprennent de nouvelles exigences pour l'obtention d'un visa pour tout citoyen des États-Unis visitant le Venezuela. « Ils devront payer ce que les Vénézuéliens paient lorsqu'ils veulent voyager aux États-Unis », a-t-il dit.

En vertu de ces nouvelles mesures, le personnel de l'ambassade des États-Unis à Caracas sera grandement réduit et les représentants des États-Unis seront obligés d'informer les autorités vénézuéliennes de toute réunion qu'ils comptent organiser. La mission diplomatique des États-Unis a présentement plus de 100 employés, alors que seulement 17 personnes travaillent à l'ambassade du Venezuela à Washington DC. La ministre vénézuélienne des Affaires étrangères, Delcy Rodriguez, a expliqué que la mission diplomatique des États-Unis devra réduire son personnel à 17 au cours des deux prochaines années.

Maduro a dit que les changements visent à protéger les Vénézuéliens après que les autorités du pays aient découvert que des citoyens des États-Unis se livraient à de l'espionnage.

Un exemple récent est celui d'un pilote d'un avion américain qui a été arrêté et interrogé par les autorités frontalières, selon venezuelanalysis.com. Plusieurs citoyens des États-Unis avaient aussi été détenus l'an dernier suite à leur participation aux barricades armées, les guarimbas, qui visaient à faire tomber le gouvernement et ont causé la mort de 43 Vénézuéliens.

En dépit de ces mesures, a dit Maduro, « Vous devez savoir que le peuple de Bolivar respecte le peuple des États-Unis et vous considère comme un peuple fraternel. Ces décisions visent l'élite impérialiste ».

Venezuelanalysis.com rapporte que selon les récents sondages d'opinion, « Il y a un appui important au sein de la population pour les actions du gouvernement contre les États-Unis. Selon un sondage mené en février par un groupe d'experts favorable à l'opposition, Hinterlaces, 92 % des Vénézuéliens s'opposent à toute ingérence étrangère tandis que 62 % pensent que les États-Unis ne doivent pas être autorisés à s'ingérer dans les affaires intérieures du pays. »

Il y a juste quelques semaines, l'administration Obama a aussi augmenté le financement des groupes d'opposition vénézuéliens et des organisations non-gouvernementales, selon Venezuelanalysis.com.

(Rachael Boothroyd, Venezuelanalysis.com, le 2 mars 2015)

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