Le Marxiste-Léniniste

Numéro 10 - 7 mars 2015

Célébrons toutes et tous le 8 mars,
Journée internationale de la femme!

La lutte pour l'affirmation des droits
des femmes est décisive pour ouvrir
la voie au progrès de la société

Journée internationale de la femme 2015
CALENDRIER D'ÉVÉNEMENTS


Le thème gouvernemental de la Journée internationale de la femme:
que du mépris pour les droits des femmes

- Peggy Morton -

Des activités dans toutes les régions du Québec pour célébrer
la Journée internationale de la femme 2015

- Christine Dandenault -

La 4e action internationale de la Marche mondiale des femmes:
un appel à la résistance


Célébrons toutes et tous le 8 mars, Journée internationale de la femme!

La lutte pour l'affirmation des droits des femmes est décisive pour ouvrir la voie au progrès de la société

En cette occasion importante de la Journée internationale de la femme, le Parti communiste du Canada (marxiste-léniniste) salue les femmes combattantes dans ses rangs et toutes les femmes combattantes du Canada, du Québec, des nations autochtones et du monde qui sont aux premiers rangs de la lutte pour défendre leurs droits et les droits de tous. Durant l'année écoulée il n'y a pas une seule lutte au Canada où les femmes n'étaient pas aux premiers rangs. En défendant les droits qui leur appartiennent du fait de leur existence, les femmes apportent une grande contribution à la défense des droits de tous et leur lutte est décisive pour ouvrir la voie au progrès de la société.

Avec l'intensification de l'offensive antisociale néolibérale au Canada et dans le monde, de plus en plus de femmes se joignent à la lutte contre cet assaut et pour faire prévaloir un programme prosocial. C'est une autre preuve que les femmes ne voient pas leur lutte séparément de la lutte pour ouvrir la voie au progrès de la société. Leur effort d'affirmation montre qu'elles ne cèdent pas leur place. Elles apportent une très grande contribution à la demande de changement et de renouveau à cause de leur position tranchée qu'elles n'attendront pas que quelqu'un leur « donne » leurs droits. Ces droits leur appartiennent du fait qu'elles sont des femmes, des droits que personne ne peut leur donner et enlever. Les droits sont affirmés et c'est dans cette affirmation qu'une société nouvelle se crée, une société dans laquelle l'oppression des femmes sera chose du passé, où l'idée même que les femmes puissent être rémunérées moins que les hommes économiquement, puissent être marginalisées politiquement, brutalisées socialement et considérées comme cible permise légalement sera une abomination.

C'est par la condition faite aux femmes qu'on mesure à quel point une société est progressiste. C'est un fait vérifiable. Le succès d'une révolution sociale et de tout mouvement social dépend du traitement fait aux femmes et la nature de cette révolution ou de ce mouvement social est déterminée par le niveau de participation des femmes. Le fait que partout au Canada les femmes assument des positions dirigeantes dans les luttes du peuple contre l'offensive antisociale, pour la victoire d'un programme prosocial, a créé une nouvelle norme et un nouveau modèle de lutte qui permet de déterminer si une force sociale est pour l'émancipation sociale ou pas.

Cet exploit des femmes au Canada et dans le monde est l'expression d'un nouveau monde qui cherche à naître. Plus jamais les femmes seront-elles considérées comme étant « accessoires » à quelqu'un d'autre. Plus jamais seront-elles « cible permise » du « plaisir et assouvissement » des autres. En fait, leur participation croissante à la lutte est une expression de la montée irrésistible de l'amour social, un amour qui a pour objet le collectif et qui cherche la satisfaction des réclamations que les membres individuels de ce collectif sont en droit de faire en garantissant le bien-être de l'ensemble du collectif. Voilà la conscience qui aide objectivement les femmes aujourd'hui dans leur lutte pour l'émancipation, la subordination de toutes les demandes à la lutte pour la création d'une société nouvelle.

Le PCC(M-L) saisit l'occasion pour déclarer que les femmes ont des droits du fait qu'elles sont des êtres humains et du fait qu'elles sont des femmes. Il est du devoir de toute la société de réclamer et de défendre ces droits, que ce soit contre la discrimination sociale et l'inégalité sous toutes leurs formes dans le sens immédiat ou pour l'élimination de l'oppression des femmes à long terme. Le PCC(M-L) est convaincu qu'avec les femmes aux premiers rangs de l'opposition à la fraude de l'austérité néolibérale et de la lutte pour investir le peuple du pouvoir de décider de tout ce qui le concerne, la crise sera résolue en faveur du peuple, pas des riches. Justice sera faite, on mettra fin à la violence et à la pauvreté auxquelles les femmes sont assujetties, on mettra fin aux disparitions et meurtres de femmes, surtout de femmes autochtones, et on chassera résolument les gouvernements qui refusent d'enquêter les crimes commis contre les femmes et osent déclarer que la condition des femmes n'est pas leur priorité. Par ailleurs, plus les femmes de toutes les origines sociales et de toutes les croyances s'opposent aux institutions d'État et aux médias racistes qui blâment le peuple pour l'islamophobie, plus les vraies valeurs défendues par le peuple vont s'affirmer. On mettra au rancart les valeurs que les monopoles mondialisés appellent valeurs canadiennes et imposent à tout le monde au nom de la laïcité, du multiculturalisme et autres sornettes.

Les femmes savent que leur sécurité est dans la défense des droits de tous et toutes. La dialectique vit. Les droits des femmes deviennent les droits de tous et les droits de tous deviennent les droits des femmes. Cela crée une nouvelle qualité, les droits qui s'affirment plutôt que des droits comme mots équivoques qui font que les femmes sont des cibles permises, des non-personnes dans tous les sens du mot, même avec les nouvelles interprétations à la mode de la propriété privée inventées par les plus grandes multinationales qui ont usurpé le pouvoir et les gouvernements à leur service, comme celui de Stephen Harper.

Débarquons Harper en 2015 !
Vive le 8 mars, Journée internationale de la femme !
Appuyons résolument toutes les femmes qui luttent pour leurs droits !

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Le thème gouvernemental de la Journée internationale de la femme: que du mépris pour les droits des femmes

« Force des femmes. Force du monde. Améliorer les débouchés économiques pour toutes et tous. » Voilà le thème choisi par le gouvernement du Canada pour la Journée internationale de la femme. Condition féminine Canada prétend que ce thème « souligne non seulement que les femmes sont un moteur crucial de l'économie nationale et internationale, mais également qu'il faut donner à chacune d'entre elles la possibilité de créer de la richesse, que ce soit à titre d'employée, de professionnelle, de dirigeante d'entreprise ou d'entrepreneure ».

Il n'est pas difficile de comprendre pourquoi le gouvernement Harper a rejeté le thème de la Journée internationale de la femme choisi par les Nations unies : « Autonomisation des femmes — Autonomisation de l'humanité. Imaginez ! » En fait, ce qui fait la « force » du thème choisi par le gouvernement Harper, c'est qu'il révèle clairement tout le mépris que ce gouvernement nourrit envers les droits des femmes.

Selon la vision de Harper, une femme forte travaille inlassablement afin de créer la prospérité pour les monopoles mondiaux et elle est reconnaissante envers le patriarche qui lui offre l'opportunité de le faire. On ne dit rien des femmes et de leurs familles et si elles bénéficient réellement de cette prospérité tant vantée, car en réalité il n'en est rien. Selon le Centre canadien de politiques alternatives : « Il y a 20 ans, le Canada se classait au premier rang parmi les pays du monde en ce qui concerne les mesures internationales d'égalité entre les sexes. En 2014, le Canada se retrouve désormais à la 19e place selon l'indice des écarts entre les sexes du Forum économique mondial. »

Près d'une femme canadienne sur huit vit dans la pauvreté, alors que près d'une femme autochtone sur trois et plus d'une mère célibataire sur trois vivent dans la pauvreté. Aucun progrès n'a été fait pour réduire l'écart entre les sexes en termes de salaires, et l'offensive menée contre les travailleurs du secteur public, dont la majorité sont des femmes, ne peut qu'augmenter cette inégalité. Depuis la crise économique mondiale de 2008, les femmes ont été forcées à se trouver du travail à temps partiel et précaire, le travail à temps plein se faisant de plus en plus rare, rendant la vie encore plus difficile.

Les femmes partout au Canada ne luttent pas pour « accéder à des opportunités », ce qui ne fait que transformer les droits en privilèges. Elles rejettent la vision voulant que les « opportunités » existent et que les femmes qui ne réussissent pas n'ont qu'elles-mêmes à blâmer. Les femmes luttent pour une société qui garantit les droits de tous. C'est l'affirmation des droits qui est au coeur de la lutte des femmes.

Les femmes ont des droits sur tout ce dont elles ont besoin pour pleinement participer à la société, soit socialement, politiquement, culturellement et économiquement, y compris le droit fondamental de participer aux prises de décision. Ces droits appartiennent aux femmes en vertu du rôle qu'elles jouent dans la reproduction de la vie humaine, en tant que travailleuses et en tant qu'êtres humains, ces droits ne pouvant leur être ni attribués ni retirés.

Les femmes luttent pour une société organisée de sorte à subvenir aux besoins de tous ses membres. Elles sont à l'avant-garde du changement, développant leur force collective en même temps qu'elles luttent pour défendre les droits de tous. C'est dans la lutte pour défendre les droits de tous qu'en tant que femmes nous développons notre force collective et que nous nous donnons le pouvoir menant aux profonds changements nécessaires permettant d'établir une société qui garantit les droits de tous. Voilà le fier passé et le fier avenir de la Journée internationale de la femme !

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Des activités dans toutes les régions du Québec pour célébrer la Journée internationale de la femme 2015


Le Collectif 8 mars a produit une affiche pour la Journée internationale de la femme dans laquelle les ciseaux représentent les coupes du gouvernement du Québec dans les services publics et les programmes sociaux. Par le « bâton de parole », les femmes bloquent les actions antisociales du gouvernement. Selon la tradition autochtone, la personne qui prend le bâton demande l'écoute, l'attention et le respect de toutes et tous. Lorsque la personne a terminé, elle passe le bâton à une autre personne pour poursuivre l'échange.

Cette année, l'opposition à l'austérité antisociale du gouvernement de Philippe Couillard sera de toutes les actions, manifestations, conférences et assemblées publiques que les femmes et leurs organisations tiendront le 8 mars. Elles célébreront leurs luttes et leurs réalisations pour l'affirmation de leurs droits côte à côte avec les femmes du Canada et du monde entier.

Le 8 mars 2015 sera aussi marqué par le lancement de la Marche mondiale des femmes au Québec. Ce sera la 4e action internationale de la Marche mondiale des femmes et des activités sont prévues du 8 mars au 17 octobre 2015 (Journée internationale pour l'élimination de la pauvreté), le tout clôturé par un grand rassemblement à Trois-Rivières.

Et cette année, cela fait des semaines qu'elles se préparent et manifestent, l'offensive sans précédent contre les droits de tous et les droits des femmes ne donnant aucun répit. Du 22 au 27 février, elles ont été au rendez-vous de la semaine de perturbation : ripostons à l'austérité ! Cette semaine, et cela jusqu'au dimanche 8 mars, elles mettent à l'ordre du jour leurs demandes contre cet agenda antisocial brutal que poursuit le gouvernement Couillard dans tous les secteurs et aspects de la vie. C'est aussi contre l'offensive du gouvernement proguerre de Stephen Harper qui avec son projet de loi C-51 veut taire toute opposition, résistance et dissidence au nom de la sécurité et de la lutte au terrorisme. Les femmes aspirent à un monde de paix, de sécurité réelle et de justice qui sied à tous les êtres humains et elles le feront entendre.

Le Québec n'est pas pauvre. Nous avons la richesse. Nous avons les ressources. Elles doivent être organisées pour servir l'intérêt public, pour nos familles, nos enfants, nos aînés, nos travailleurs et travailleuses qui créent cette richesse. Le problème demeure entier que nous n'avons aucun contrôle sur les décisions qui nous affectent. Les femmes de tous les milieux prennent leurs responsabilités pour défendre ce Québec moderne qui défend les droits de tous. Le gouvernement a la responsabilité et le devoir de le faire.

En avant dans la lutte pour les droits de toutes et tous, au Québec,
au Canada et à travers le monde !
Femmes en marche pour l'égalité, solidaires contre l'austérité !




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La 4e action internationale de la Marche mondiale
des femmes: un appel à la résistance

C'est le 8 mars que sera lancée la 4e action internationale de la Marche mondiale des femmes (MMF). À Montréal, toutes sont invitées à se joindre à la marche organisée par Femmes de diverses origines « Construisons le monde que nous voulons » à 13 h à la Place Normand Bethune, coin Guy et de Maisonneuve.

Voici le texte de l'appel de la Marche mondiale des femmes 2015.

Le mouvement

La 4e action internationale de la Marche mondiale des femmes se déroule du 8 mars au 17 octobre 2015 dans plus de 50 pays et territoires. Les actions de la MMF visent à transformer le monde pour que l'égalité entre les femmes et les hommes, entre les femmes elles-mêmes et entre les peuples deviennent une réalité. Ces actions cherchent à combattre les oppressions vécues par les femmes et se développent à partir des expériences et des vécues de celles-ci.

En 2015, les femmes de la MMF au Québec sont en action sous le thème « Libérons nos corps, notre Terre et nos territoires ». Portées par des réflexions sur les liens étroits qui existent entre l'accaparement de la nature, l'appropriation des revenus et des droits des travailleuses, le contrôle du corps et de la vie des femmes et l'augmentation de la militarisation, de la criminalisation des luttes et de la violence envers les femmes, elles mettent en oeuvre des actions pour rendre visible les différentes formes de résistance, de dénonciation et les alternatives qu'elle développent pour transformer le monde dans lequel nous vivons.

La MMF prend place au Québec alors que les femmes sont touchées de plein fouet par les mesures d'austérité qui mettent en danger les droits des femmes à l'égalité et à la justice. Ce contexte accentue la volonté de s'unir pour mettre de l'avant une vision féministe globale qui se fonde sur l'égalité, la liberté, la solidarité, la justice et la paix !

Valeurs

La Marche mondiale des femmes se fonde sur les valeurs d'égalité, de liberté, de solidarité, de justice et de paix. La MMF propose de construire un monde où l'exploitation, l'oppression, l'intolérance et les exclusions n'existent plus, où l'intégrité, la diversité, les droits et libertés de tout.es sont respectés.

En 2004, les militantes de la Marche mondiale des femmes réunies au Rwanda, ont adopté la Charte mondiale des femmes pour l'humanité qui affirme ces valeurs et engage l'action de la MMF dans une transformation profonde de nos sociétés.

Préambule de la Charte mondiale des femmes pour l'humanité

Nous, les femmes, marchons depuis longtemps pour dénoncer et exiger la fin de l'oppression que nous vivons en tant que femmes, pour dire que la domination, l'exploitation, l'égoïsme et la recherche effrénée du profit menant aux injustices, aux guerres, aux conquêtes et aux violences ont une fin.

De nos luttes féministes, de celles qu'ont menées nos aïeules sur tous les continents, sont nés de nouveaux espaces de liberté, pour nous-mêmes, pour nos filles, pour nos fils et pour toutes les petites filles et tous les petits garçons, qui, après nous, fouleront ce sol.

Nous bâtissons un monde où la diversité est un atout et où tant l'individualité que la collectivité sont sources de richesse, où les échanges fleurissent sans contraintes, où les paroles, les chants et les rêves bourgeonnent. Ce monde considère la personne humaine comme une des richesses les plus précieuses. Il y règne l'égalité, la liberté, la solidarité, la justice et la paix. Ce monde, nous avons la force de le créer.

Nous formons plus de la moitié de l'humanité. Nous donnons la vie, travaillons, aimons, créons, militons, nous distrayons. Nous assurons actuellement la majorité des tâches essentielles à la vie et à la continuité de cette humanité. Pourtant, notre place dans la société reste sous-évaluée.

La Marche mondiale des femmes, dont nous faisons partie, identifie le patriarcat comme le système d'oppression des femmes et le capitalisme comme le système d'exploitation d'une immense majorité de femmes et d'hommes par une minorité.

Ces systèmes se renforcent mutuellement. Ils s'enracinent et se conjuguent avec le racisme, le sexisme, la misogynie, la xénophobie, l'homophobie, le colonialisme, l'impérialisme, l'esclavagisme, le travail forcé. Ils font le lit des fondamentalismes et intégrismes qui empêchent les femmes et les hommes d'être libres. Ils génèrent la pauvreté, l'exclusion, violent les droits des êtres humains, particulièrement ceux des femmes, et mettent l'humanité et la planète en péril.

Nous rejetons ce monde !

Nous proposons de construire un autre monde où l'exploitation, l'oppression, l'intolérance et les exclusions n'existent plus, où l'intégrité, la diversité, les droits et libertés de toutes et de tous sont respectés.

Cette Charte se fonde sur les valeurs d'égalité, de liberté, de solidarité, de justice et de paix.

Historique

Née en 2000 à l'initiative de la Fédération des femmes du Québec, la Marche mondiale des femmes (MMF) est rapidement devenue un mouvement mondial incontournable. C'est pendant la Marche « Du pain et des roses » que l'idée d'entreprendre une Marche mondiale des femmes pour marquer le début du XXIe siècle a germé dans l'imaginaire de militantes québécoises et de déléguées de plusieurs pays du Sud venues marcher avec les Québécoises.

Mondialisation, désengagement de l'État, montée de la droite, des fondamentalismes et de l'antiféminisme, c'est dans ce contexte mondial qu'est née la Marche mondiale des femmes. Dans une telle conjoncture, la nécessité de poursuivre nos luttes en solidarité avec les femmes du monde s'est avérée un enjeu fondamental. À la mondialisation des marchés, nous allions opposer la mondialisation de nos solidarités !

Depuis, des millions de femmes, à travers le monde, ont marché contre la pauvreté et la violence lors de la première et de la deuxième édition d'actions internationales, en 2000 et 2005. Lors de la dernière action internationale de la MMF, en 2010, la Marche a rallié quelques 4500 groupes provenant de 150 pays et territoires différents.

Au fil de ces 15 dernières années, la Marche mondiale des femmes aura été le lieu d'importantes mobilisations féministes. Que l'on pense aux 40 000 personnes qui ont pris part aux actions de la MMF en 2000 au Québec, donnant lieu à la plus grande manifestation féministe tenue au Québec, ou aux 20 000 personnes qui ont marché à Washington pour dénoncer les impacts du FMI et de la Banque mondiale, ou aux 10 000 personnes qui ont marché à New York, alors même que des actions se déroulaient simultanément dans 40 autres pays et territoires, ou encore aux 24 heures d'actions féministes pour dénoncer la marchandisation de la vie et de la nature, ainsi que la criminalisation des luttes sociales.

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