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À Paraná, en Argentine, la nouvelle de la libération des trois héros Cubains a été rendue publique alors que le 47e Sommet des chefs d'État du Mercosur était en session et les participants y ont célébré l'annonce « historique ». La présidente Cristina Fernandez a envoyé « un immense salut rempli de respect pour la dignité du peuple Cubain et son gouvernement qui savent comment défendre leurs idéaux et aujourd'hui, avec une dignité totale et dans des termes d'égalité ont normalisé leurs relations. » « Lorsque les gens sont prêts et sont dirigés par des dirigeants qui ne les trahissent pas, tôt ou tard, ils atteignent toujours leurs buts », a dit la présidente de l'Argentine sous les applaudissements des autres dignitaires, rapporte DPA. « Nous sommes heureux en tant qu'Argentins, en tant que Sud-Américains et en tant qu'activistes politiques, pour cette chose que nous ne pensions jamais voir », a dit Fernandez a la fin du sommet semi-annuel du Mercosur, rapporte EFE. Nicolás Maduro, le président de la République bolivarienne du Venezuela, a salué « la libération des trois héros de la nation caribéenne, qui sont déjà dans leur pays » et dit : « Le début de ces pourparlers entre Cuba et les États-Unis est un triomphe de l'éthique et de la morale, et de la résistance et des valeurs. C'est une victoire historique pour Fidel et le peuple Cubain », a rapporté l'agence DyN. « Nous devons reconnaître le geste du président Barack Obama, a ajouté Maduro. C'est un geste de courage et de nécessité historique » qu'il a qualifié de « rectification historique », a noté l'ANSA. La présidente du Brésil Dilma Rousseff, qui est devenue présidente pro tempore du Mercosur, a aussi célébré la nouvelle et dit : « Je tiens à saluer le président Raúl Castro et le président Barack Obama et en particulier le pape François pour avoir joué un rôle central dans ce rapprochement, qui marque un changement dans la civilisation », a rapporté DPA. Le président de la Bolivie, Evo Morales, a salué l'accord entre Cuba et les États-Unis qui normalise leurs relations et l'a attribué à l'unité du monde entier avec la nation caribéenne. « Le rétablissement des relations entre les États-Unis et Cuba n'est pas la concession de personne ; c'est l'unité du monde avec Cuba après 53 ans d'exclusion, de marginalisation », a-t-il dit lors d'une cérémonie au Palais gouvernemental. Morales a illustré son point de vue en prenant comme exemple le vote final de l'Assemblée générale de l'ONU contre le blocus économique, financier et commercial par Washington, lequel a été rejeté par 188 des 193 membres de l'organisation. Le président a dit que l'accord entre les deux pays montre qu'on ne devrait jamais abandonner les principes de nos ancêtres. « À quel point a été importante la persévérance, l'unité, le fait de ne jamais abandonner en s'appuyant sur nos principes. Cuba l'a bien montré, cette force qui vient de ne pas plier », a dit Morales. À Managua, la capitale du Nicaragua, un communiqué de presse du gouvernement d'unité nationale et de réconciliation indique que le président Daniel Ortega, au nom de tout le peuple, a accueilli avec joie l'accord entre Cuba et Washington parce qu'il met fin à « l'emprisonnement injuste » de Gerardo, Ramón et Antonio et parce qu'il s'engage sur « la voie rationnelle et intelligente des relations diplomatiques. » « Il n'y a pas de doute que dans les jours qui viennent nous continuerons d'être témoins et protagonistes dans Notre Amérique de nouvelles étapes qui contribueront à la cause du peuple cubain héroïque et persévérant et vont continuer à surprendre le monde en déployant toutes ses capacités » et continuer à développer « le processus menant à la fin du blocus arbitraire, illégal et inhumain. » Salvador Sanchez Ceren, le président du Salvador, a qualifié l'événement « d' accord historique » et dit que « c'est un signe de paix, de progrès et de développement ». « Une journée de bonnes nouvelles dans la Patria Grande », a dit sur twitter le président de l'Équateur, Rafael Correa, de la décision de Cuba et des États-Unis de restaurer les relations diplomatiques et du cessez-le-feu pour une période de temps indéfinie déclaré par les Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC-EP). Pour sa part, la présidente du Chili, Michelle Bachelet a dit : « Nous l'apprécions profondément, et certainement nous l'appuyons ... et nous prions pour que la normalisation ait lieu rapidement ». Le président du Pérou, Ollanta Humala, a décrit le geste comme « une décision brave et historique » et dit qu'« en plus, un dialogue politique stratégique commence partout en Amérique, dans lequel Cuba est présent ». Le président du Mexique Enrique Peña Nieto, s'est déclaré tout à fait prêt à aider à « une normalisation effective » des relations et le ministère des Affaires étrangères du président du Panama Juan Carlos Valera a réitéré son'invitation aux chefs d'État et gouvernements de la région au prochain Sommet des Amériques « où nous pouvons avoir un dialogue constructif avec la participation de tous les pays », a rapporté EFE. Le président du Guatemala, Otto Perez Molina, a félicité les États-Unis et Cuba, un message qui a été répris par le Secrétaire général de l'Organisation des États américains, José Miguel Insulza, ainsi que d'autres dirigeants de la région. Insulza a dit que « les mesures
annoncées aujourd'hui ouvrent la voie à une normalisation
sans retour en arrière » et demandé au
Congrès des États-Unis « de prendre les
mesures législatives nécessaires pour lever l'embargo (le
blocus) contre Cuba, qui est toujours en vigueur ». Le
président du Honduras, Juan Orlando
Hernandez, et celui du Costa Rica, Luis Guillermo Solis, ont aussi
joint leurs voix en indiquant que cela « ouvre une nouvelle
page dans le dialogue des États-Unis avec l'Amérique
latine ». ![]() À l'ambassade cubaine en Équateur le 17 décembre 2014 Des douzaines d'Équatoriens se sont rassemblés dans l'ambassade cubaine à Quito pour célébrer les bonnes nouvelles. Il ont été rejoints par des membres de l'Assemblée de l'Alianza Pais au pouvoir, par des membres de l'organisation de coordination de solidarité avec Cuba et des Cubains résidant en Équateur. Au Paraguay, Anibal Carrillo, secrétaire général du Frente Guasú, une coalition de partis et d'organisations, a déclaré à Prensa Latina que les accords conclus avec les États-Unis étaient une victoire de la dignité et la résistance et que c'était un exemple de la défense persévérante des principes de l'autodétermination du peuple Cubain et de son gouvernement. Il a également vanté le courage et le sacrifice des combattants antiterroristes de Cuba qui ont enduré des sentences longues et injustes dans les prisons des États-Unis et sont maintenant libres et de retour dans leur pays. Le président du Parti indépendantiste portoricain Rubén Berríos a dit que « c'est le commencement de la fin d'une politique vieille de plus de 50 ans d'arrogance et d'agression contre Cuba et que cela aura des conséquences extraordinaires pour l'Amérique latine et les Caraïbes. » Il a aussi noté que si la décision des États-Unis est le commencement de la rectification envers Cuba, « alors tout ce dont nous avons besoin maintenant c'est la rectification envers Porto Rico », a rapporté PL. Les réseaux sociaux cubains ont été inondés de messages de félicitations, d'expressions d'appui envers Cuba et son peuple, de reconnaissance du rôle de Fidel, l'orchestrateur du retour des Cinq héros cubains et de nouvelles des célébrations de cette victoire. et aussi des nouvelles de célébrations populaires pour cette victoire. Une solidarité à l'échelle mondialeLes expressions de satisfaction ont été mondiales comme on l'a vu à l'ONU avec le Secrétaire général Ban Ki-moon et dans la déclaration du ministre des Affaires étrangères de l'Allemagne Frank-Walter Steinmeier qui l'a décrit comme de « très bonnes nouvelles » dans ces « temps troubles », a raporté EFE. De Bruxelles, le Haut Représentant de l'Union européenne pour les affaires étrangères et la politique de sécurité, Federica Mogherini, a dit que c'est une victoire pour le dialogue. « Aujourd'hui un nouveau mur a commencé à tomber », a-t-elle dit dans une déclaration citée par l'AFP. (Juventud Rebelde) Importante victoire politique et diplomatique de Cuba![]() Troisième rassemblement «Cinq jours pour les Cinq» à Washington le 7 juin 2014 avec un appel à l'établissement de nouveaux rapports entre les États-Unis et Cuba Il ya seize ans, à l'inspiration et sous la direction de Fidel Castro, le commandant en chef invaincu de la Révolution, le peuple cubain s'est mobilisé dans la lutte pour la libération des Cinq patriotes emprisonnés aux États-Unis. En septembre 1998, Gerardo Hernández, Ramón Labañino et Antonio Guerrero, Antonio Guerrero et René Gonzalez ont été arrêtés à Miami par des agents du FBI. Accusés de complot, d'espionnage et de préparation d'attentats, ils ont été condamnés à de lourdes peines de prison. Depuis 2001, lorsque le dirigeant historique de la Révolution a déclaré : « Volverán » (ils reviendront), les Cubains et leurs amis dans le monde entier ont toujours affirmé avec beaucoup d'espoir et de conviction leur engagement envers la victoire de la libération des Cinq. Au cours de ces seize ans, le gouvernement cubain a montré par une campagne d'éducation approfondie auprès de l'opinion publique mondiale que la véritable mission des Cinq aux États-Unis était de suivre les activités des groupes et des organisations responsables d'attentats terroristes contre le gouvernement cubain, car depuis le triomphe de la révolution cubaine en 1959, le pays a été la cible d'attentats plus que tout autre pays dans le monde : 3 478 personnes ont été tuées et 2 099 blessées par ces attentats. La grande majorité de ces attaques ont été organisées à partir du sud de la Floride par des groupes tolérés et même en partie financés par le gouvernement des États-Unis. Aujourd'hui, le peuple cubain et ses millions d'amis dans le monde peuvent déclarer : « Volve... » (Ils sont rentrés) à la suite de la décision historique du gouvernement américain de libérer les trois derniers patriotes cubains, Gerardo, Ramon et Antonio, qui étaient encore emprisonnés. Un fait historique des plus importants de l'histoire glorieuse de la révolution cubaine. C'est une victoire de la résistance et de la justice, de la lutte pour la vérité, contre une condamnation qui était le fruit de mensonges, de la haine et des préjugés, une victoire du peuple cubain, de sa direction, de son gouvernement et du grand réseau de solidarité qui s'était formé dans le monde entier. L'annonce simultanée par les présidents de Cuba, Raúl Castro, et des États-Unis, Barack Obama, que les deux gouvernements avaient convenu de rétablir leurs relations diplomatiques a également une importance extraordinaire et est reconnue mondialement. Cuba et les États-Unis ont de profonds différends, qui ont été rappelés par Raúl Castro dans son discours, « concernant la souveraineté nationale, la démocratie, les droits de l'homme et la politique extérieure » qui n'empêchent pas l'instauration du dialogue et de la coopération sur les questions d'intérêt commun. Le rétablissement des relations diplomatiques entre Cuba et les États-Unis est une prise de position politique exceptionnelle, la plus frappante en près de six décennies. Elle a des répercussions dans le monde entier et est accueillie par les peuples et les hommes d'État. En plus de l'amélioration des relations bilatérales entre les deux pays, ce rétablissement favorise le développement de l'environnement politique en Amérique latine et est un signe positif qu'il est possible de progresser dans le monde vers un nouvel ordre de démocratisation des relations internationales et de paix. Les attentes se concentrent maintenant sur l'élimination du blocus économique, commercial et financier imposé par les États-Unis depuis 1962 qui a des conséquences énormes sur le plan humain et économique pour Cuba. (Journal en ligne du Parti communiste du Brésil) Une journée de réaffirmation révolutionnaire![]() Des étudiants cubains célèbrent le retour des trois héros le 17 décembre 2014. (M. Vazquez) Le 17 décembre 2014 passera à l'histoire de l'Amérique latine comme étant le jour où la révolution cubaine, qui a triomphé en 1959, a enfin été reconnue par le gouvernement des États-Unis comme une réalité irréversible, reconnaissant par le fait même la légitimité de la voie ouverte par Cuba pour tous les peuples de l'Amérique latine, leur permettant d'aller de l'avant dans l'affirmation de leur indépendance politique. Peu de gens pouvaient prévoir que le sacrifice héroïque d'un petit groupe de patriotes cubains, aussi braves que talentueux, pourrait mener à une conclusion aussi dramatique. Au risque de leur propre vie, ces patriotes avaient réussi à infiltrer, sans armes, les gangs de criminels cubains au service d'organisations au sein du gouvernement étasunien qui, à partir de la Floride du sud, ont mené en toute impunité une offensive systématique contre Cuba. Ces jeunes patriotes ont été arrêtés après que le gouvernement cubain ait divulgué aux autorités étasuniennes le fruit de leurs enquêtes. Il y eut ensuite un procès judiciaire miné par toutes sortes de manipulations et de faussetés menant à des peines très sévères, peines auxquelles a mis fin cette entente de très haut niveau politique entre le président Raúl Castro et le président Obama. Il a sans doute fallu une bonne dose de courage politique de la part du président Obama, lui qui avait déçu par son manque de courage, de sorte qu'à force de reculs et de concessions il était devenu l'exemple même d'une droite politique en difficulté face à une extrême-droite néoconservatrice. Rappelons que c’est un ensemble de circonstances tout à fait exceptionnelles qui ont contribué à l'élection inattendue d'un président noir à la tête des États-Unis. Entre autres, c'est le discrédit provoqué par l'extrême-droite et l'administration incompétente du président George W. Bush qui, selon plusieurs, a été le principal responsable d'une débâcle économique nationale qui a affecté même le citoyen moyen. Plusieurs ont pensé qu'il ne s'agissait que d'une tactique pour rejeter sur le premier président noir de l'histoire des États-Unis une situation provoquée par les grandes sociétés et le complexe militaire-industriel et leur façon sordide de gouverner le pays. Le fait d'exonérer ainsi le vrai coupable, c'est-à-dire, le système impérialiste, est on ne peut plus cynique. La voie des négociations en toute égalité est la voie vers laquelle il faut toujours tendre dans la résolution de conflits internationaux en tant qu'alternative à la confrontation armée. 75 % de la population cubaine, née après 1959, n'a connu qu'une situation de tensions entre le gouvernement des États-Unis et celui de Cuba. Les Cubains n'ont jamais été aussi près de réaliser les principaux objectifs de leur révolution, révolution qui a commencé en 1868, c'est-à-dire, l'indépendance, l'identité nationale et la justice. Ces objectifs ont dû être mis de côté à plusieurs reprises, mais jamais les Cubains ne les ont laissé tomber. Le triomphe du 1 janvier 1959 du peuple cubain contre la tyrannie a été un pas essentiel qui aurait dû lui permettre d'atteindre les objectifs ultimes de la révolution cubaine. Mais dès le départ, les États-Unis ont refusé d'accepter un voisin qui demandait d'être traité sur un pied d'égalité, la raison étant que l'exemple de Cuba représentait vraisemblablement un danger, celui de voir tout le continent suivre son exemple. S'est ensuivie une confrontation inégale qui a perduré pendant un demi siècle. Avec le temps, presque la totalité des pays d'Amérique latine a fini par appuyer la volonté indépendante de Cuba et chacun a développé sa propre volonté indépendante face aux États-Unis. Les Cubains ont connu d'énormes succès en santé, en éducation, en culture, en science, en technologie, en sports et dans beaucoup d'autres domaines. C'est le climat d'hostilité et la réalité de l'embargo qui ont ralenti le développement de leur économie et qui les ont empêché d'atteindre plusieurs objectifs de leur programme révolutionnaire. L'embargo économique, financier et commercial a occasionné d'énormes pertes pour Cuba, des pertes que les Cubains ne pourront surmonter qu'au prix de grands sacrifices même dans les années à venir. Voilà que les ententes annoncées le 17 décembre 2014 créent la possibilité pour Cuba de progresser dans la réalisation des principaux objectifs sociaux de son programme socialiste. Aussi les Cubains comptent-ils les réaliser en harmonie et en amitié avec leurs voisins étasuniens. * Manuel E. Yepe a été avocat, économiste, journaliste et professeur à l’Institut supérieur de relations internationales à La Havane à Cuba. Il a été directeur général de l’agence Prensa Latina; vice-président de l’Institut cubain de radio et télévision et secrétaire du Mouvement cubain pour la paix et la souveraineté des peuples. (Traduction : LML) Les «Cinq Cubains» au coeur de l'entente
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![]() Raul Castro livrant ses remarques d'ouverture ausommet de La Havane le 14 décembre 2014 |
Il y a juste dix ans, en 2014, encore une fois à Cuba, ce mécanisme d'intégration a été créé à l'initiative du commandant en chef de Cuba Fidel Castro Ruz et du président du Venezuela Hugo Chávez Frías dont le legs important pour les générations actuelles et futures a été souligné durant le 13e Sommet.
La première décision du Sommet a été d'officialiser l'incorporation de la Grenade et Saint-Kitts-et-Nevis en tant que membres de l'alliance. L'alliance est composée des membres originaux Cuba et le Venezuela, la Bolivie et le Nicaragua qui ont joint l'alliance en 2006 et 2007 respectivement, la Dominique en 2008, Antigua et Barbuda, l'Équateur, St. Vincent et les Grenadines, qui ont suivi en 2009 et Sainte-Lucie en 2013. Suriname a été admise comme membre invité spécial en 2012.
Dans leurs interventions, les chefs de délégation ont souligné les succès remportés par l'ALBA durant ses dix années d'existence. Ils ont notamment mentionné les 3 millions de personnes de 10 pays qui ont recouvré la vue grâce à l'Opération Miracle, le million de patients diagnostiqués et soignés après l'étude génétique et psychologique de personnes handicapées, ainsi que les 5 millions de personnes alphabétisées et la formation de milliers de médecins. Ils ont également souligné les progrès en matière économique, comme la création du Système unique de compensation régionale (SUCRE) et la Banque de l'ALBA.
Les participants ont reconnu que, malgré les nombreuses réussites, les défis sont encore nombreux, et qu'il est nécessaire de perfectionner les programmes de collaboration dans tous les domaines.
Pendant les discussions, l'appui ferme au Venezuela a été réaffirmé, et les sanctions contre la République bolivarienne que le Congrès des États-Unis ont adoptées ont été condamnées avec force. Les 11 dirigeants de l'ALBA-TCP se sont entendus pour « condamner énergiquement l'approbation par le Congrès des États-Unis de sanctions contre la République bolivarienne du Venezuela », comme le stipulait la déclaration qu'a lue le président vénézuélien Nicolás Maduro.
L'alliance a également exprimé son appui aux efforts du gouvernement Maduro « pour préserver l'héritage immense du commandant Hugo Chávez » afin de maintenir la paix et de lutter contre les tentatives de déstabilisation du pays.
La déclaration finale exprime aussi la solidarité avec la revendication juste et historique de l'État plurinational de Bolivie sur son droit souverain d'accès à la mer et a félicité ce pays d'Amérique du Sud pour son élection récente comme membre du Conseil des droits de l'homme de l'ONU en de 2015.
Les dirigeants de l'ALBA ont une fois de plus demandé que les États-Unis changent leur politique envers Cuba, la levée immédiate du blocus et des actions de subversion, le retrait de Cuba de la liste arbitraire et absurde des pays soutenant le terrorisme, ainsi que la libération des trois antiterroristes cubains toujours emprisonnés aux États-Unis. Certaines de ces revendications ont été satisfaites le 17 décembre 2014 par le rétablissement des relations diplomatiques entre Cuba et les États-Unis.
Le président cubain Raúl Castro a repris les commentaires qu'il avait faits la semaine précédente au 5e Sommet Caricom-Cuba, remercié le gouvernement panaméen pour l'invitation au prochain Sommet des Amériques qui se tiendra le 15 avril à Panama. Il a indiqué que le gouvernement cubain allait y participer sur un pied d'égalité et sans conditions, ajoutant que cela ne signifie pas un retour au sein de l'Organisation des États américains (OAS).
Le président cubain a qualifié la discussion de productive et dit que des idées intéressantes ont été exposées concernant les résultats concrets de cette rencontre. Il a appelé à continuer de renforcer le travail politique commun, l'unité et la coopération dans tous les domaines entre les pays participants et l'ALBA-TCP, la Celac, la Caricom, l'Unasur et le Mercosur.
Il a dit que l'on doit travailler à rendre plus visibles les résultats incontestables de l'ALBA-TCP et faire connaître les avantages du modèle d'intégration que l'alliance propose et défend. Les accords adoptés au Sommet extraordinaire de l'ALBA-TCP sur la lutte contre l'ébola ont été un exemple concret de ce qui peut être accompli ensemble, a-t-il indiqué.
Les parties impliquées dans les pourparlers de paix en Colombie ont été félicitées par les participants au Sommet de l'ALBA-TCP qui a réitéré son appui à un accord final pour mettre fin au conflit et construire une paix stable et durable dans le pays.
Le 13e Sommet de l'ALBA-TCP a aussi appuyé l'Argentine et sa lutte à la défense de sa souveraineté sur les Malouines, la Géorgie et les Îles Sandwich du Sud, de même que sa lutte à la défense de sa dignité nationale, de sa souveraineté et de sa libre détermination face aux attaques des fonds vautours.
Les membres de l'ALBA ont convenu de maintenir et d'étendre la coopération avec Haïti et ont appuyé tous les efforts que déploient la région et d'autres pays dans le monde pour rebâtir l'économie et la société haïtiennes.
Il y a eu d'autres accords concernant le droit des peuples des Caraïbes à un traitement juste et différencié et la crise climatique, considérée comme un des plus grands défis qui se posent à l'humanité.
L'ALBA va organiser une rencontre des négociateurs et ministres des Affaires étrangères des pays membres pour coordonner les positions de l'Alliance avant la tenue de la 21e Conférence des parties sur les changements climatiques qui doit se tenir en 2015 à Paris.
Le ministre des Affaires étrangères Bruno Rodriguez a lu à la plénière un message du président de la Russie Vladimir Poutine dans lequel il félicite l'ALBA et exprime son intérêt à « continuer à développer les liens » avec l'Amérique latine.
La déclaration finale fait mention d'une rencontre que tiendront les pays membres de l'ALBA-TCP en janvier 2015 à Caracas sur l'Opération Miracle qui étudiera, planifiera et proposera l'extension du programme.
En plus, le Conseil de Complémentarité économique de l'ALBA-TCP va se réunir le 23 février 2015 à La Havane pour analyser des propositions visant à intensifier les actions de l'organisation en matière économique.
Une réunion du Conseil politique de l'ALBA-TCP se tiendra le 24 février 2015 à La Havane dans le cadre des célébrations du 120e anniversaire de la reprise des guerres de l'indépendance à Cuba.
(Source : Granma International, Prensa Latina)
L'Alliance bolivarienne pour les peuples de Notre Amérique (ALBA) a été créée il y a 10 ans comme une alternative aux accords néolibéraux de libre-échange.
1. L'ALBA a formé des dizaines de milliers de médecins
Par le biais des campus de l'École latino-américaine de médecine à Cuba et au Venezuela, l'ALBA a formé environ 21 075 médecins et 1590 spécialistes.
2. Plus de 3 millions de personnes ont recouvré la vue gratuitement grâce à l'ALBA
Dans le cadre de l'Opération Miracle, plus de 3 millions de personnes ont eu accès à une chirurgie, sans frais, qui leur a permis de recouvrer la vue ou de l'améliorer sensiblement.
3. Près de 4 millions de personnes ont appris à lire grâce à des programmes soutenus par l'ALBA
En utilisant la méthode d'apprentissage « Moi, oui, je le peux », conçue à Cuba, 3 815 092 personnes ont appris à lire dans la région grâce à des programmes soutenus par l'ALBA. L'UNESCO a déclaré les pays membres de l'ALBA : Antigua-et-Barbuda, la Bolivie, Cuba, le Nicaragua et le Venezuela, « territoires libres d'analphabétisme ».
4. Les pays de l'ALBA se sont engagés à fournir 2,42 milliards $ en aide à Haïti après le tremblement de terre de 2010
Au lendemain du terrible tremblement de terre, l'ALBA a aussi mis sur pied 5 camps offrant des soins de tout genre, qui ont logé 3455 familles, fourni 55 939 consultations médicales et administré 5904 vaccins.
5. L'ALBA a fait parvenir 100 tonnes de fournitures à Gaza cet été après la guerre entre Israël et Gaza
Le peuple vénézuélien a fait parvenir 56 tonnes d'aide humanitaire, le peuple équatorien 48 tonnes et le peuple cubain 6 tonnes à Gaza après l'agression meurtrière contre la bande occupée, appelée Opération Protective Edge ( Bordure protectrice). Ces envois comprenaient des tentes, de la nourriture non périssable, de l'eau, des vêtements et des fournitures médicales.
6. Les jeux de l'ALBA établissent de nouveaux records en athlétisme
Les Jeux de l'ALBA ont été créés en 2005 pour promouvoir l'activité physique et la solidarité entre les peuples. Aux quatre compétitions qui se sont déroulées jusqu'à maintenant, un nombre record de 10 532 athlètes y ont participé.
7. Quatre pays de l'ALBA ont été déclarés affranchis de la faim par les Nations unies
L'Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture (la FAO) a déclaré Les Grenadines, Saint-Vincent, le Venezuela et Cuba pays affranchis de la faim. Le Nicaragua, la Bolivie et l'Équateur ont aussi fait des progrès significatifs sur ce front.
8. L'ALBA a développé une devise alternative pour briser la dépendance envers la devise des États-Unis
Jusqu'à maintenant, 5657 transactions d'un montant total de 2,5 milliards $ ont été faites en utilisant le SUCRE. La devise a été établie par l'ALBA pour que le commerce international ne soit pas dépendant de la devise et des taux de change américains. Dans la première moitié de 2014, 76 % des échanges qui utilisent SUCRE ont été faits par des entreprises privées et 24 % par le secteur public.
9. Le commerce entre les membres est basé sur la solidarité plutôt que sur le « marché »
On lit dans le document de fondation de l'ALBA que « le principe cardinal qui doit guider l'ALBA est la solidarité la plus grande entre les peuples d'Amérique latine et des Caraïbes .. sans nationalisme égoïste ni politiques nationales restrictives qui nient l'objectif de bâtir une Patrie plus grande (Patria Grande) en Amérique latine. »
Le commerce entre les pays membres est fait à taux préférentiel et non aux taux de marché et les paiements peuvent être faits aussi bien par des biens que par des paiements sur une période de temps à un taux d'intérêt inférieur au taux de marché.
10. L'ALBA grandit
Au cours des 10 dernières années, l'alliance a beaucoup grandi. Aux signataires initiaux, Cuba et le Venezuela, se sont maintenant ajoutés Antigua-et-Barbuda, la Bolivie, la Dominique, l'Équateur, le Nicaragua, Sainte-Lucie de même que Saint-Vincent et les Grenadines. Le Suriname et Haïti devraient adhérer à l'alliance prochainement.
Organisation des États américains
Dans un discours au 5e Sommet CARICOM-Cuba le 8 décembre 2014, le président cubain Raúl Castro Ruz a remercié le gouvernement de Panama pour son invitation à participer au 7e Sommet des Amériques qui aura lieu prochainement et exprimé la disposition de Cuba à y participer sur une base d'égalité, sans préconditions, sans que cela veuille dire aucunement que Cuba va retourner à l'Organisation des États américains (l'OEA). Le Sommet, dont Panama sera l'hôte, aura lieu en avril 2015.
Ce sera la première fois que Cuba participe au sommet continental depuis sa création en 1994 et la première fois qu'il y est invité. Le gouvernement panaméen a fait parvenir l'invitation officielle à Cuba le 6 décembre lorsqu'il a aussi invité les autres pays. Cuba n' a jamais été autorisé à participer au sommet qui réunit les chefs d'État de tous les pays des Amériques parce qu'il a été exclu de l'OEA le 31 janvier 1962 sur une base ouvertement anticommuniste. Au dernier sommet, qui s'est tenu à Cartagena, en Colombie, en avril 2012, Cuba a été empêché de participer, malgré le consensus très majoritaire des pays d'Amérique latine et des Caraïbes, à cause des objections des États-Unis et du Canada qui ont exigé avec arrogance que Cuba entreprenne « des réformes démocratiques » avant de pouvoir s' y joindre. C'est au moins depuis le sommet de 2009 à Port of Spain, à Trinidad, qu'il y a consensus à l'effet que le sommet ne peut pas continuer d'exclure Cuba et jouir de quelque légitimité.
En 2012, le gouvernement cubain a fait remarquer que « Cuba n' jamais demandé à participer au Sommet des Amériques mais appuie la demande unanime des pays de l'ALBA de mettre fin à cette exclusion. » Cuba s'est toujours opposé à la position des États- Unis et du Canada comme étant inacceptable et injustifiable.
La vice-présidente et ministre des Affaires étrangères du Panama, Isabel de Saint Malo de Alvarado, a annoncé à la presse lors d'une visite à Miami le 6 décembre que même en tenant compte des incongruités de la région, « les questions qui nous unissent sont celles qui sont les plus importantes et c'est sur elles que nous allons nous concentrer. Pour cela, il faut que le continent américain tout entier soit présent. »
Quelques jours plus tôt, le secrétaire d'État des États-Unis John Kerry a dit que les questions qui sont à discuter par les présidents sont plus importantes que la question de qui va être présent au sommet. La porte-parole du département d'État, Marie Harf, a dit que « c'est certain que la conférence peut avoir une crédibilité » même si Cuba y participe.
Un porte-parole du gouvernement Harper a repris la même position dans un courriel, indiquant clairement que son objectif n'a pas changé : « Tout comme les États-Unis, nous sommes disposés à ce que Cuba se joigne aux autres pays au sommet, mais nous voulons que Cuba ait un avenir qui embrasse totalement les valeurs fondamentales de liberté, de démocratie, de droits humains et de primauté du droit », peut-on lire dans le courriel.
(Source : ACN, OnCuba, National Post)
Cuba
Le président Raúl Castro a prononcé le discours de clôture de la 4e Session ordinaire de la 8e Législature de l'Assemblée nationale du pouvoir populaire le 20 décembre, dans lequel il a confirmé la prévision de croissance de 4 % du Produit intérieur brut (PIB).
Le 19 décembre, le ministre de l'Économie Marino Murillo a informé les législateurs des prévisions de 2015. Le président Castro a insisté sur le fait que cela ne sera pas une tâche facile à réaliser alors que Cuba continue de faire face à la crise économique mondiale et au blocus des États-Unis toujours en vigueur, ce qui crée des obstacles au développement de l'économie.
Le président Castro a dit que le PIB a augmenté de 1,3 % en 2014, ce qui est inférieur à la croissance de 2,2 % qu'on devait atteindre. La raison en est la mauvaise performance de l'économie dans la première moitié de l'année à cause de contraintes financières, de manques à gagner dans les revenus à l'étranger, de conditions atmosphériques adverses et de gestion inadéquate, a-t-il dit.
En dépit de cela, de meilleurs résultats ont été atteints dans la deuxième partie de l'année, a dit le président Castro.
Le président cubain a dit que le plan économique pour l'année qui vient va être concentré pour l'essentiel à la maximisation de la gestion des ressources internes dans un esprit d'efficacité et à la concentration des ressources au renouvellement de secteurs clés comme le secteur manufacturier.
Le président Castro a dit que le pays va également se concentrer sur l'utilisation efficace de l'énergie et sur l'accroissement des investissements en infrastructure tout en préservant les services sociaux comme la santé et l'éducation.
Cuba va continuer à honorer rigoureusement ses paiements à ses créditeurs ce qui va contribuer à la crédibilité internationale de l'économie nationale, a-t-il dit.
Le président Castro a ajouté que des mesures ont été prises afin d'assurer un contrôle fiscal face à l'indiscipline et les évasions fiscales parce que l'impunité ne ferait qu'encourager la violation de la loi.
Il a mis l'accent sur l'importance de créer, au sein des institutions, organisations et individus, une culture de civilité face à la taxation alors que ses formes principales servent à redistribuer le revenu national dans l'intérêt de tous les citoyens.
Venezuela

Le jeudi 18 décembre, après avoir publiquement rejeté les sanctions contre Cuba sur la base que c'est le peuple qui en subit les conséquences, le président des États-Unis, Barack Obama, a signé un projet de loi visant à imposer des sanctions aux représentants du gouvernement vénézuélien. Ces sanctions interdiraient l'obtention de visas par les représentants du gouvernement et gèleraient leurs avoirs.
Selon TeleSur, le
président vénézuélien, Nicolas Maduro, a
rejeté ces sanctions, déclarant que les Amériques
ne seront jamais une colonie des États-Unis.
« Le président Obama a fait un faux pas envers notre pays en approuvant ces sanctions, malgré le fait que le pays et le continent en entier les rejettent. D'une part, il reconnaît comment l'agression et l'embargo contre Cuba ont failli à la tâche - Cuba ayant, avec dignité, résisté et obtenu victoire - et de l'autre, il intensifie les agressions contre le Venezuela », a dit Maduro via Twitter.
« Voilà les contradictions d'un empire qui tente d'imposer sa domination par tous les moyens, sans tenir compte de la force et de la conscience de notre patrie », a-t-il dit. « Voilà pourquoi je rejette ces mesures effrontées de la part de l'élite impérialiste des États-Unis contre le Venezuela. La patrie de Bolivar mérite d'être respectée », a dit Maduro. « Les impérialistes du Nord, on le sait, ne réussiront pas. Jamais plus notre Amérique ne sera la colonie de qui que ce soit, nous nous y engageons », a-t-il ajouté.
Les États-Unis prétendent que les sanctions sont en riposte au prétendu rôle répressif et violent de certains représentants du gouvernement cette année, selon TeleSur. « Certains supporters de l'opposition de droite ont participé à des confrontations, incendiant plus d'une centaine d'autobus du transport en commun, des stations, des édifices, tirant sur des marcheurs Chavista, agressant verbalement et physiquement des gens tentant de se rendre à l'école ou à l'hôpital, entre les mois de février et avril de cette année. Quarante-trois personnes ont été tuées, en grande majorité des civils et des membres de la garde nationale progouvernementale. Le gouvernement a arrêté certaines des personnes contribuant à la violence mais a depuis relâché la plupart d'entre elles », d'expliquer TeleSur.



Haïti

Le premier ministre haïtien Laurent Lamothe a annoncé le 14 décembre sa démission suite à une éruption de mécontentement politique qui grondait depuis longtemps et la recommandation d'une commission qu'il démissionne, rapportent les agences de presse.
Dans une allocution télévisée, Lamothe a dit qu'il quittait son poste « avec le sens de l'accomplissement ». « Ce pays a subi une transformation profonde et dynamique et un changement réel au bénéfice de son peuple », a-t-il dit.
Selon les rapports, les
manifestations contre le report des élections et demandant un
changement dans la direction du gouvernement se sont multipliées
ces derniers mois et surtout depuis le 12 décembre lorsque des
troupes de maintien de la paix de l'ONU ont ouvert le feu sur un groupe
de manifestants anti-gouvernement à Port-au-Prince. Les
manifestations se sont répandues dans d'autres villes, incluant
Gonaïves et Cap-Haïtien.
Le 13 décembre, un homme a été trouvé mort lors d'une manifestation à Port-au-Prince, durant laquelle la police a utilisé des gaz lacrymogènes.
Les manifestants exigent la démission de Lamothe et du président Michel Martelly. Ils accusent les deux dirigeants de mauvaise gestion de l'organisation des élections qui ont été reportées à plusieurs reprises depuis 2011, selon les agences de presse.
« Nous demandons le départ de cette administration et l'organisation d'élections libres, honnêtes et démocratiques », a dit un manifestant, cité par le Global Post.
L'administration blâme six sénateurs de l'opposition pour le délai, les accusant de tenter de garder leurs sièges sans élections. Les sénateurs estiment que la législation autorisant le vote favorise injustement le gouvernement. Les dirigeants de l'opposition accusent Martelly de tenter de replacer Haïti sous un régime dictatorial.
Si les élections n'ont pas lieu avant la dissolution du parlement à la mi-janvier, lorsque les mandats de 10 sénateurs arrivent à terme, Martelly dirigera le pays par décret. L'opposition à cet état de chose continue de grandir. Le secrétaire d'État américain John Kerry a annulé sa visite planifiée en Haïti et a plutôt émis une déclaration disant que « trop de progrès ont été réalisés depuis le tremblement de terre pour risquer de revenir maintenant en arrière » et que la décision du premier ministre Lamothe de démissionner est la « preuve de l'engagement de l'exécutif haïtien à résoudre la crise ».
Dans la ville de Gonaïves, au nord de
Port-au-Prince, les manifestants ont exigé la démission
de Martelly et ont aussi manifesté contre le coût
élevé de la vie en Haïti. Ils ont dit qu'ils
voulaient que le président quitte ses fonctions avant le 1er
janvier.
(Sources : RT, The
Guardian, Haïti Progrès)


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Note aux lecteurs Passez un joyeux temps des fêtesÀ partir de ce numéro, le Le Marxiste-Léniniste publiera une fois par semaine jusqu'à nouvel ordre. Il continuera d'aborder des sujets d'intérêt au plan national et international. Nous sommes heureux de vous annoncer que dans l'année qui vient, qui est l'année des élections fédérales, le Parti marxiste-léniniste du Canada entreprendra la publication d'un nouveau journal en ligne consacré au renouveau démocratique. Les comités régionaux du PCC(M-L) vont également continuer de publier leurs journaux en 2015. Nous invitons nos lecteurs à contribuer au travail de la presse du Parti dans la mesure de leur capacité et de leurs moyens. Les Canadiens ne peuvent pas se permettre d'être désorientés ne serait-ce qu'un instant à cause de la désinformation à grande échelle que font les médias monopolisés. Ils utilisent les scandales et la politique de bas étage pour empêcher les gens de s'unir pour apporter des solutions aux problèmes de la société. Alors nous continuons de nous appuyer sur vos rapports, photos, articles, réseaux de distribution et contributions financières. À l'occasion de la nouvelle année, nous vous souhaitons de passer de joyeuses fêtes et à rester en santé et en sécurité. Que la nouvelle année soit une année de progrès et de succès dans vos entreprises. Prenons audacieusement position à la défense des droits de tous ! Mettons tout en oeuvre pour défendre l'autorité publique contre l'usurpation par l'intérêt privé ! Oui à l'édification nationale ! Non à la destruction nationale ! À qui revient-il de décider ? À nous ! Avec nos salutations communistes, Équipe rédactionnelle et technique
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