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Numéro 173 - 14
décembre 2014
Journée des droits de l'homme
2014
Tous les êtres humains ont des
droits
du fait de leur humanité
Journée
des
droits
de
l'homme
2014
• Tous les êtres humains ont des droits
du fait de leur humanité
• Le communisme et les droits humains
- Hardial Bains
• Fiche d'information: la Déclaration
universelle des droits de l'homme
Défendons les
droits de tous!
• Les attaques incessantes du gouvernement
Harper contre les réfugiés - Peggy Morton
67e
anniversaire
de
la
partition de la Palestine
• Un jour sombre dans l'histoire de l'ONU
- Ali Kazak, Palestine Chronicle
Journée des droits de l'homme 2014
Tous les êtres humains ont des droits
du fait de leur humanité
Le 10 décembre 1948, l'Assemblée
générale de l'ONU a adopté la Déclaration
universelle des droits de l'homme. En 1950, cette journée a
été déclarée Journée internationale
des droits de l'homme pour commémorer cet
événement et rappeler au monde tous les droits auxquels
les êtres humains ont droit.
La Déclaration universelle des droits de l'homme
contient 30 articles qui incluent des droits tels que :
- le droit à la vie, à la liberté
et à la sûreté de sa personne,
- l'interdiction de l'esclavage et de la traite des
esclaves sous toutes leurs formes,
- nul ne sera soumis à la torture, ni à
des peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants,
- nul ne peut être arbitrairement
arrêté, détenu ou exilé,
- toute personne a le droit de circuler librement et de
choisir sa résidence à l'intérieur d'un
État,
- toute personne a le droit de quitter tout pays, y
compris le sien, et de revenir dans son pays.
L'Article 23 reconnaît comme un droit humain
fondamental et une pierre angulaire de la démocratie le droit
d'adhérer à un syndicat et de négocier
collectivement. Le droit au travail et tous les droits humains,
« appartiennent également à chacun d'entre
nous et nous unissent en tant que communauté mondiale avec les
mêmes idéaux et
valeurs ».
Même si cette Déclaration est
célébrée, les droits humains dans le monde entier
restent dans un état déplorable. Le monde est encore loin
d'appliquer les principes qui régissent les droits humains
malgré les traités internationaux, les
déclarations et les instruments relatifs aux droits humains
adoptés par les gouvernements dans le monde entier.
Les États-Unis, le Canada et les grandes puissances de la
vieille Europe, ainsi qu'Israël et d'autres pays ont
piétiné ces principes et la primauté du droit
basée sur eux. Ils ont imposé leurs propres
définitions anticommunistes et intéressées des
droits humains qu'ils utilisent pour déclarer que quiconque ne
respecte pas leurs principes n'a pas droit à
l'existence. Cela montre que bon nombre des principes relatifs aux
droits humains sont appliqués de façon sélective
ou pas appliqués du tout. La situation des droits humains dans
le monde montre qu'il faut des transformations matérielles et
sociales fondamentales pour mettre fin aux violations des droits
humains qui existent encore aujourd'hui
dans beaucoup de pays.
La question des droits
humains est la question la plus
importante de notre temps. Elle est née de l'évolution de
la situation objective, du développement prodigieux des forces
productives. Ces droits exigent une restructuration complète de
la société, de la théorie et de la philosophie qui
la
guident, ainsi que des théories économiques, politiques
et
des autres théories qui façonnent la vie moderne.
La définition moderne des droits humains peut se
résumer en une phrase : les gens ont des droits du fait de
leur humanité. C'est la pierre angulaire sur laquelle toute la
base et la superstructure de la société doivent
être construites -- tous ont des droits au sens objectif du
terme, c'est-à-dire, du fait de leur humanité. Ces droits
ne peuvent
être donnés ni enlevés ni abandonnés de
quelque manière que ce soit. Cela veut dire que quiconque essaie
de retirer ces droits se heurtera à la résistance du
peuple. Plus important encore, les gens doivent passer de la
résistance à ceux qui les privent de leur capacité
d'exercer leurs droits, à l'édification d'une
société où ces droits sont protégées
par
une garantie constitutionnelle. La société doit
être organisée pour garantir que tous sont en mesure
d'exercer ces droits sans exception.
Dans ce LML, nous publions des informations et
articles sur l'adoption des conventions relatives aux droits de l'homme
et sur la situation des droits humains ainsi que sur la question
cruciale du communisme et des droits humains.

Le communisme et les droits humains
- Hardial Bains -
Hardial Bains s’adressant au Séminaire International sur le
communisme et les droits humains,
Toronto, 27 mars 1995.
Un des domaines les plus importantes où la lutte
idéologique a éclaté est celui des droits humains.
La bourgeoisie du monde entier crie sur tous les toits que le
communisme viole les droits humains. Il est même
suggéré que le communisme à cause de sa
qualité propre est l'ennemi des droits humains. Le communisme et
les droits humains,
disent ses détracteurs, sont comme le pétrole et l'eau.
Les deux ne se mélangent pas.
Est-il exact que le communisme viole les droits humains
et que le communisme et les droits humains sont des ennemis
naturels ? C'est bien sûr faux. Le communisme est la
condition de l'émancipation complète de la classe
ouvrière, une condition de l'émancipation de
l'humanité tout entière. Comment se peut-il que le
communisme qui
est la condition de l'émancipation complète de la classe
ouvrière puisse violer les droits humains ?
La définition moderne des droits humains stipule
que tous les êtres humains ont des droits de par leur
humanité. Puis il y a des êtres humains qui ont des droits
en raison de leur condition propre, comme les femmes du fait qu'elles
sont femmes ou les personnes handicapées en raison de leur
condition concrète objective, ou encore les minorités
nationales, linguistiques, religieuses et les autres minorités
en raison aussi de leur réalité concrète objective.
Le communisme, dans son expression moderne,
présente
la collectivité des droits comme la condition fondamentale de la
défense de tous les droits, qu'ils soient inaliénables et
appartiennent à tous du fait que tous sont des êtres
humains ou qu'ils leur appartiennent en raison des conditions
concrètes objectives. Si, en tant que nation ou pays au sens
collectif, tous ne jouissent pas de la collectivité de leurs
droits, comment peuvent-ils jouir des autres droits ? Les
États-Unis attaquent la collectivité des droits de Cuba
en criant leur indignation sur l'absence de droits humains dans ce
pays. La Corée du Nord et beaucoup d'autres pays, comme l'Iran,
sont menacés pour les mêmes raisons.
Selon le Larousse,
« collectif »
signifie : « 1. Qui concerne un ensemble de personnes,
qui est le fait d'un groupe. 2. Ling. Nom qui exprime une idée
de groupe, comme foule, troupe, rangée, etc. » Et
« collectivité » signifie :
« 1. Groupe d'individus habitant un même pays, une
même
agglomération, ou simplement ayant des intérêts
communs. Les communes et les départements. Collectivités
publiques, nom générique recouvrant l'État, les
collectivités locales, les établissements publics.
Collectivisme : système économique visant à
la mise en commun des moyens de production. »
La collectivité des
droits, comme
« collectivité du sol » ou
« collectivité de la richesse sociale » ou
une « autorité politique omnipotente et
centralisée » est quelque chose qui existe et doit
appartenir à tous. Quelles qualités doit avoir une
personne pour avoir droit à la collectivité des
droits ? Le fait
d'être un être humain est la seule qualité. C'est la
définition la plus large que l'on puisse lui donner puisque cela
comprend tout le monde sans exception en raison de leur
humanité. Non seulement le communisme reconnaît-il ces
droits en pratique, comme allant de soi, mais il lutte pour cette
définition quelles que soient les conditions et les
circonstances. Peut-on dire alors que le communisme et les droits
humains se repoussent mutuellement ?
La bourgeoisie donne une définition
extrêmement étriquée des droits humains. Selon les
fondateurs des États-Unis, ces droits appartiennent à
l'« aristocratie naturelle », c'est-à-dire
à ceux qui excellent sur le marché capitaliste.
Éliminer le marché capitaliste par la socialisation des
moyens de production est considéré par la
bourgeoisie comme une « atteinte aux droits
humains ». C'est pourquoi elle prêche et exige,
notamment par la force des armes, que tous les pays du monde adoptent
le système capitaliste et gardent « leurs portes
ouvertes » aux grandes puissances pour qu'elles viennent y
faire ce qu'elles veulent.
Les communistes mettent au premier plan la
collectivité des droits pour la simple raison qu'il est
nécessaire d'harmoniser les droits de l'individu avec
l'intérêt général du collectif et les droits
de l'individu et du collectif avec le bien-être
général de la société. Les droits
individuels ou collectifs ou le bien-être général
de la société ne signifient
rien si l'on ne défend pas d'abord la collectivité des
droits. Comment la bourgeoisie peut-elle prétendre
défendre les droits humains si elle exige la négation de
la collectivité des droits ? Les communistes luttent par
principe pour la création d'un corps politique fondé sur
la collectivité des droits. Ils considèrent la
collectivité des droits comme
une garantie que les droits de l'individu et du collectif et
l'intérêt général de la
société soient respectés. Seule la
collectivité des droits permet de coordonner et de subordonner
tous les droits à l'ouverture de la voie au progrès de la
société.
Il faut que tous les combattants pour le communisme et
les droits humains discutent et débattent de ces questions
d'importance vitale pour le progrès de la société
dans les conditions d'aujourd'hui.

Fiche d'information:
la Déclaration universelle des droits de l'homme
Dans une fiche d'information des Nations unies
publiée à l'occasion du 50e anniversaire de l'adoption de
la Déclaration universelle des droits de l'homme le 10
décembre 1948, il est souligné que cette
Déclaration a été une des premières
réalisations majeures de l'ONU qui continue d'exercer un impact
considérable sur la vie des gens partout
dans le monde. « C'était la première fois
qu'une organisation internationale adoptait un document
considéré comme ayant une valeur universelle.
C'était aussi la première fois que les droits de l'homme
et les libertés fondamentales étaient
énoncées de façon aussi détaillée.
La Déclaration a rencontré un large appui lorsqu'elle a
été
adoptée. »
« L'adoption de la Déclaration
universelle découlait en grande partie du puissant désir
de paix au lendemain de la Deuxième Guerre mondiale. Bien que
les 58 États membres qui constituaient alors les Nations unies
différaient par leurs idéologies, systèmes
politiques, valeurs religieuses et traditions culturelles et
connaissaient des modes
de développement socio-économique différents, la
Déclaration universelle des droits de l'homme a
représenté une déclaration commune des buts et
aspirations - une vision du monde tel que la communauté
internationale souhaitait qu'il fût. »
La Déclaration universelle a été
traduite dans plus de 200 langues et reste le document relatif aux
droits humains le plus connu et le plus souvent cité dans le
monde, est-il souligné dans la fiche d'information des Nations
unies. La rédaction et l'adoption de la déclaration a
été « une tâche longue et
ardue » :
« Lorsqu'elle a été
créée en 1946, la Commission des droits de l'homme des
Nations unies était composée de 18 États membres.
Au cours de sa première session, le principal point inscrit
à son ordre du jour était la Déclaration
universelle des droits de l'homme. La Commission a constitué un
comité de rédaction qui s'est consacré
exclusivement à l'élaboration du projet de
Déclaration universelle des droits de l'homme.
« Le Comité de rédaction
comprenait huit personnes originaires de l'Australie, du Chili, de la
Chine, de la France, du Liban, des États-Unis d'Amérique,
du Royaume-Uni et de l'Union des Républiques socialistes
soviétiques. Le Secrétariat de l'Organisation des Nations
unies, sous la conduite de John Humphrey, rédigea l'avant-projet
(400 pages) qui devait servir de document de travail de base du
Comité. »
« Durant les deux années qu'a
duré l'élaboration de la Déclaration universelle,
les membres du Comité de rédaction ont toujours maintenu
un terrain d'entente et un objectif commun : le respect des
libertés et des droits fondamentaux. Malgré leurs
divergences de vues sur certaines questions, ils
décidèrent d'inclure dans le document
les principes de la non-discrimination, des droits civils et
politiques, et des droits économiques et sociaux. Ils
décidèrent aussi que la Déclaration devait
être universelle. »
« Le 10 décembre 1948, au Palais de
Chaillot, à Paris, les 58 États membres de
l'Assemblée générale des Nations unies ont
adopté la Déclaration universelle des droits de l'homme,
avec 48 voix pour et huit abstentions. (Deux pays n'étaient pas
présents lors du vote). » L'Assemblée
générale a proclamé la Déclaration
« comme l'idéal commun à atteindre par tous
les peuples et toutes les nations afin que tous les individus et tous
les organes de la société...s'efforcent...de
développer le respect de ces droits et libertés et d'en
assurer, par des mesures progressives...la reconnaissance et
l'application universelles et effectives. »
Il est expliqué dans cette fiche d'information
que :
« Bien que la Déclaration, qui
comprend un large éventail de droits, ne soit pas un instrument
ayant force obligatoire, elle a inspiré plus de 60 instruments
internationaux relatifs aux droits de l'homme qui, ensemble,
constituent les normes internationales en matière de droits de
l'homme. Ces instruments comprennent le Pacte international
relatif aux droits économiques, sociaux et culturels et le Pacte
international relatif aux droits civils et politiques, qui sont tous
deux des instruments ayant force obligatoire. Avec la
Déclaration universelle, ces deux instruments constituent la
Charte internationale des droits de l'homme.
« La Déclaration reconnaît que
la dignité inhérente à tous les membres de la
famille humaine constitue le fondement de la liberté, de la
justice et de la paix dans le monde et est liée à la
reconnaissance des droits fondamentaux auxquels chaque être
humain aspire, à savoir le droit à la vie, à la
liberté et à la sûreté de sa personne ;
le
droit à un niveau de vie suffisant ; devant la
persécution, le droit de chercher asile et de
bénéficier de l'asile en d'autres pays ; le droit
à la propriété ; le droit à la
liberté d'opinion et d'expression ; le droit à
l'éducation, à la liberté de pensée, de
conscience et de religion ; et le droit en vertu duquel nul ne
peut être
soumis à la torture et aux traitements dégradants, entre
autres choses. Ce sont des droits inhérents que doivent exercer
tous les être humains du village planétaire - les femmes
et les enfants, ainsi que tout groupe de la société,
défavorisé ou non, et non des
« cadeaux » qui peuvent être
retirés, retenus ou accordés selon le bon vouloir ou
la fantaisie de quelqu'un. »

Session de l’Assemblée générale des Nations unie
au cours de laquelle la Déclaration universelle des droits de
l’homme a été adoptée, 10 décembre 1948.
« Les droits énoncés dans la
Déclaration et les deux Pactes ont été
explicités davantage dans des instruments juridiques tels que la
Convention internationale sur l'élimination de toutes les formes
de discrimination raciale, qui déclare délit punissable
par la loi toute diffusion d'idées fondées sur la
supériorité ou la haine raciale ; la
Convention sur l'élimination de toutes les formes de
discrimination à l'égard des femmes, qui prévoit
des mesures devant être prises en vue d'éliminer la
discrimination à l'égard des femmes dans la vie politique
et publique, l'éducation, l'emploi, la santé, le mariage
et la famille ; et la Convention relative aux droits de l'enfant,
qui énonce
des garanties en ce qui concerne les droits fondamentaux de
l'enfant. »
Puis, en 1989-1990, l'Union soviétique s'est
effondrée, entraînant avec elle les régimes de
l'Est de l'Europe et mettant fin a la division bipolaire du monde. En
1991, les États-Unis, le Canada, les grandes puissances de la
vieille Europe et les pays de l'Organisation pour la
sécurité et la coopération en Europe (OSCE) ont
adopté la Charte de
Paris qui stipule que tous les pays du monde doivent avoir des
économies de marché et se conformer à leur
définition de la démocratie fondée sur le
multipartisme et des droits de l'homme qui reposent sur leur opposition
à toute interprétation qui porte atteinte à ce que
ces puissances appellent leurs intérêts nationaux. Depuis
les années 1990,
l'ordre du jour des droits de l'homme a été
manipulé par les États-Unis et les pays qui ont
signé la Charte de Paris, ce qui a jeté le
discrédit sur le droit et les pactes internationaux relatifs aux
droits humains.
À la Conférence mondiale sur les droits de
l'homme, qui s'est tenue à Vienne (Autriche) en juin 1993, 171
pays ont réitéré que les droits de l'homme sont
universels, indissociables et interdépendants et
réaffirmé leur adhésion à la
Déclaration universelle des droits de l'homme. Ils ont
adopté la Déclaration et le Programme d'action de Vienne,
qui « énoncent le nouveau cadre de planification, de
dialogue et de coopération en vue de permettre une approche
intégrée de la promotion des droits de l'homme et la
participation des acteurs aux niveaux local, national et
international ».
Dans la conclusion de la fiche d'information des Nations
unies sur la Déclaration universelle des droits de l'homme, il
est indiqué :
« Depuis la création de l'Organisation
des Nations unies, la promotion et la protection des droits de l'homme
occupent une place centrale dans ses travaux. L'Article premier de la
Charte des Nations unies fait référence à la
promotion et au respect des droits de l'homme, ainsi qu'à la
création d'une Commission pour la promotion des
droits de l'homme, mentionnée à l'Article 68. Au fil des
ans, l'Organisation a créé toute une série de
mécanismes chargés de surveiller les violations des
droits de l'homme.
« Des mécanismes conventionnels
(organes créés en vertu d'instruments internationaux) et
des mécanismes non conventionnels (Rapporteurs spéciaux
des Nations unies, représentants spéciaux, experts et
groupes de travail) ont été créés en vue de
surveiller l'application par les États parties des
différents instruments relatifs aux droits de
l'homme et d'enquêter sur les allégations de violations
des droits de l'homme. Au cours des dernières années, un
certain nombre de bureaux extérieurs ont été
ouverts à la demande des gouvernements, notamment, pour aider
à mettre en place les institutions nationales chargées de
la promotion et de la protection des droits de l'homme et à
mener
des campagnes d'éducation dans le domaine des droits de l'homme.
« Des problèmes restent à
résoudre, malgré les nombreux progrès
réalisés dans le domaine des droits de l'homme. Nombreux
sont ceux dans la communauté internationale qui
considèrent que les droits de l'homme, la démocratie et
le développement sont indissociablement liés. Le maintien
de la paix et de la sécurité internationales et la
promotion du développement économique et social passent
obligatoirement par le respect des droits de l'homme. Le monde demeure
en proie à des incidents liés à la haine ethnique
et à des actes de génocide. Des gens sont encore victimes
d'attitudes xénophobes et de la discrimination fondée sur
la religion ou le sexe et sont victimes d'exclusion.
Dans le monde, des millions d'êtres humains demeurent
privés d'aliments, d'abri, de l'accès aux soins
médicaux, d'éducation et de travail et trop nombreux sont
ceux qui vivent dans l'extrême pauvreté. Leur
humanité et leur dignité inhérentes ne sont pas
reconnues.
« L'avenir des droits de l'homme
dépend de nous. Nous devons tous agir lorsque les droits de
l'homme sont violés. Tant les États que les individus
doivent assumer leurs responsabilités aux fins de la
réalisation et de la protection efficace des droits de
l'homme. »

Défendons les droits de tous!
Les attaques incessantes du gouvernement Harper contre
les réfugiés
- Peggy Morton -
Avec le projet de loi omnibus C-43, appelée
frauduleusement Loi no 2 sur le plan d'action économique de
2014,
le gouvernement Harper poursuit ses attaques contre les
réfugiés et montre son mépris pour les tribunaux
et les obligations du
Canada sous
la loi internationale. Le projet de loi cible les personnes cherchant
asile au
Canada dont le statut de réfugié n'a pas
été déterminé. Elle amende la Loi sur
les arrangements fiscaux entre le gouvernement fédéral
et les provinces pour permettre aux provinces d'établir un
minimum de
résidence requis pour l'assistance sociale basé sur le
statut
d'immigration.

Le but de ces mesures régressives et arbitraires
est d'empêcher les
réfugiés sans parrains de chercher asile au Canada. Le
ministre de la
Citoyenneté et de l'Immigration, Chris Alexander, et son
prédécesseur,
Jason Kenney, ont faussement déclaré que les demandeurs
d'asile qui
arrivent au Canada sans autorisation préalable sont des
« resquilleurs » qui sont illégalement au
Canada. Ces allégations sont
complètement fausses. Il n'y a pas de
« file » pour les réfugiés et
c'est le gouvernement Harper qui agit illégalement, pas les
demandeurs
d'asile. Le droit international, notamment la Convention (1951) et le
Protocole (1967) relatif au statut des réfugiés,
dont le Canada est signataire, oblige les pays à protéger
les réfugiés
comme obligation juridique et interdit aux pays de renvoyer les
réfugiés dans leur pays où ils feront face
à la persécution. Le
gouvernement Harper a constamment violé ces principes,
déclarant un
état permanent d'exception où il ne reconnaît
aucune obligation de
respecter la
primauté du droit.
L'article 23 de la Convention — Assistance publique —
déclare :
« Les États contractants accorderont aux
réfugiés résidant
régulièrement sur leur territoire le même
traitement en matière
d'assistance et de secours publics qu'à leurs
nationaux. »
Le projet de loi proposé a rencontré une
large
opposition, notamment celle de
160 organisations qui exigent son retrait immédiat.[1] Dans une
condamnation quasi universelle, les Canadiens soulignent que cette
nouvelle attaque contre les réfugiés viole les
obligations du
gouvernement sous la Charte canadienne des droits et
libertés et
le
droit international, lesquels exigent la préservation d'un
standard
national non-discriminatoire qui garantit les nécessités
de base pour
la vie des réfugiés alors que leurs demandes sont
examinées.
« Cette loi est un désastre pour les
réfugiés, a dit M. Peter
Showler, ancien président de la Commission de l'immigration et
du
statut de réfugié du Canada. La plupart des demandeurs
d'asile sont
profondément vulnérables lorsqu'ils arrivent au Canada.
Ils sont
démunis. Ils ne sont pas autorisés à travailler.
Plusieurs ont subi de
graves
blessures physiques et psychologiques. Sans assistance sociale de base,
il sera presque impossible de survivre, sans parler de compléter
toutes
les étapes requises afin de prouver leurs demandes de
réfugié. Ces
amendements mettent en péril la vie et la sécurité
des réfugiés. Depuis
quand le Canada est-il devenu si cruel ? »[2]
Le Canada est aussi signataire du Pacte international
relatif aux
droits économiques, sociaux et culturels (PIDESC) et l'article 9
stipule que les États parties au présent Pacte, notamment
le Canada,
« reconnaissent le droit de toute personne à la
sécurité sociale, y
compris les assurances sociales ».

Le Comité des droits économiques, sociaux
et culturels (CESCR) a
déclaré : « alors que tout le monde a le
droit à la sécurité sociale,
les États parties devraient accorder une attention
particulière à ces
individus et aux groupes qui, traditionnellement confrontés
à des
difficultés dans l'exercice de ce droit, en particulier [...]
les
réfugiés [et] demandeurs d'asile. »
La Déclaration de Philadelphie de l'Organisation
internationale du
travail reconnaît le droit aux « mesures de
sécurité sociale en vue
d'assurer un revenu de base à tous ceux qui ont besoin d'une
telle
protection ».
Le gouvernement Harper met de l'avant cette loi
malgré le jugement
de la Cour fédérale du Canada qui a invalidé la
loi refusant les soins
de santé aux réfugiés. Ce jugement interdit
clairement aux
gouvernements de refuser arbitrairement l'assistance sociale aux
réfugiés.
En 2012, le gouvernement a retiré l'accès
à
l'assurance-médicaments, aux soins dentaires et oculaires
à
tous les réfugiés
à l'exception des réfugiés assistés par le
gouvernement. Les réfugiés
des pays d'origine désignés, qui sont
considérés alliés, se voient
refuser toute couverture de soin de santé sauf s'il
s'agit de santé ou
de sécurité publique. En
invalidant la loi, la juge MacTavish a déclaré :
« En ayant apporté les modifications
au Programme fédéral de santé
intérimaire en 2012, l'exécutif a
délibérément cherché à compliquer
encore plus les choses pour ces personnes défavorisées
dans le but
d'encourager les personnes venues au Canada afin d'y demander sa
protection à quitter le pays plus rapidement et de dissuader les
autres de venir au Canada.
« Je suis convaincue que les personnes
touchées sont victimes d'un
« traitement » au sens de l'article 12 de la
Charte et que ce
traitement est effectivement « cruel et
inusité », et ce, tout
particulièrement, mais non exclusivement, car il touche des
enfants qui
ont été amenés au Canada par leurs
parents. »
Les Harpériens violent aussi directement ce
jugement de la cour et
continuent à nier les soins de santé à certains
groupes de réfugiés au
mépris de la loi.
Les amendements à la Loi sur les
arrangements fiscaux entre le gouvernement fédéral et les
provinces
doivent être retirés. En plus de ses
responsabilités légales aux termes
du droit international et canadien, le Canada a une profonde
responsabilité pour le bien-être de millions de personnes
partout dans
le monde qui sont devenues
réfugiées à la suite de guerres d'agression, de
changements de régimes
et de la destruction de leur pays par l'impérialisme
anglo-américain.
Le Canada a participé activement dans la guerre de Corée,
aux
bombardements de la Yougoslavie par l'OTAN, à la guerre en
Afghanistan,au coup d'État en Haïti, à la
destruction de la Libye et
maintenant
l'agression contre l'Irak. Tout cela a créé des crises
humanitaires et
de réfugiés. Les tentatives brutales et vulgaires du
gouvernement Harper
d'inciter au racisme contre les réfugiés au lieu de
s'acquitter de ses
obligations juridiques et morales sont une tache sur le Canada. Le
mépris du gouvernement Harper pour la primauté du droit
et ses
déclarations qu'il choisira quelles lois il respectera et celles
qu'il
défiera montrent qu'il doit être arrêté et
défait.
Notes
1. La liste des organisations est accessible ici
(http://ccrweb.ca/fr/lettre-ouverte-aide-sociale)
2. Communiqué de presse, Association canadienne des avocats et
avocates en droit des réfugiés.-
67e anniversaire de la partition de la
Palestine
Un jour sombre dans l'histoire de l'ONU
- Ali Kazak*, Palestine Chronicle, le 29
novembre 29, 2014 -
Aujourd'hui, le 29
novembre, est l'un des jours les plus honteux de
l'Organisation des nations unies et de l'histoire humaine
moderne ;
c'est le 67e anniversaire de la partition de la Palestine par
l'Assemblée générale des Nations unies
(résolution de l'AGNU 181 (II)),
adoptée par un vote de 33 pays en sa faveur, 13 votes contre et
10
abstentions. Elle partage la Palestine, contre la volonté de la
majorité de ses habitants, en deux États, un État
arabe et un État
juif. À l'époque, l'ONU était dominée par
les puissances colonialistes.
Aux colons juifs européens nouvellement
arrivés, qui ont été
autorisés en Palestine par les colonialistes britanniques sans
le
consentement du peuple palestinien et constituaient alors le tiers de
la population détenant 5,6 % de la terre, la
résolution a donné 56,47 %
des meilleures parties de la Palestine et ses grandes villes. Elle a
donné à la majorité palestinienne qui formait les
2/3 de la population
et possédait 94,4 % de la terre, 42,88 % de son pays
et a déclaré sa
capitale Jérusalem (0,65 %) comme un corpus separatum
international.
Les Palestiniens ont naturellement refusé d'accepter la
résolution
injuste et illégale de l'ONU, comme tout autre peuple
l'aurait fait.

Scènes de la Naqba
Par conséquent, l'ONU a donné une
légitimité à l'organisation
colonialiste sioniste mondiale. Les groupes terroristes juifs, la
Haganah, le groupe Stern et l'Irgoun, ont déclenché une
guerre
de nettoyage
ethnique contre les Palestiniens non armés et non
protégés, occupant
78 % du territoire de la Palestine en 1948, soit 21,53 %
au-delà
de ce qui était prévu dans la résolution de
partition. Ils ont procédé
au nettoyage ethnique, perpétré 70 massacres horribles et
expulsé par la terreur entre 770 000 et 950 000, selon
l'Office de secours et de travaux des Nations unies pour les
réfugiés
(UNRWA), ce qui représente environ 70 % de la population et
a
transformé la majorité palestinienne en une
minorité et la minorité
juive en une majorité et instauré une
« démocratie » totalement fausse.
Les Palestiniens appellent cela Al Naqba (la Catastrophe).
Plus de 513 villes et villages palestiniens ont
été
dépeuplés et totalement détruits afin que les
habitants ne puissent
jamais y retourner.
Dans son livre « La question de la
Palestine », le juriste en
droit international Henry Cattan a écrit :
« Rarement dans l'histoire,
à tout le moins dans l'histoire moderne, une majorité de
la population
d'un pays a-t-elle été déplacée de force et
déracinée par une minorité
militante provenant de l'étranger. C'est
pourtant ce qui se est passé en 1948 dans la Palestine
originelle,
quand près d'un million de Palestiniens ont été
expulsés ou autrement
forcés de quitter leurs maisons, leurs villes et villages ;
ont été
dépouillés de leurs terres, leurs
propriétés et leurs biens et sont
devenus des réfugiés sans abri et sans moyens de
subsistance. »
Un autre groupe de 300 000 Palestiniens ont
été dépossédés suite à
la guerre de 1967 et à l'occupation militaire israélienne
de ce qui
restait de la Palestine, la Cisjordanie, Jérusalem-Est et la
bande de
Gaza.
En 1977, avec le changement de la composition de l'ONU
et le fait
que de plus en plus de nations ont obtenu leur liberté et
l'indépendance, l'Assemblée générale de
l'ONU a appelé à marquer chaque
année le 29 novembre, le jour où l'ONU a divisé la
Palestine, comme la
Journée internationale de solidarité avec le peuple
palestinien (AGNU
résolution 32/40 B).
Aujourd'hui le peuple palestinien vit sous l'occupation
la plus
longue de l'histoire moderne ; sa diaspora doit prendre fin. La
communauté internationale qui paie le prix des agressions, des
expansions, de l'occupation, des violations flagrantes et de la
déstabilisation répandue partout dans le monde par
Israël, doit prendre
ses
responsabilités et obliger Israël à
reconnaître les droits légitimes et
inaliénables des réfugiés palestiniens à
revenir dans leurs villes,
villages et propriétés dont ils ont été
chassés par le nettoyage
ethnique, et à accorder au peuple palestinien son droit à
l'autodétermination, la liberté et l'indépendance.
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