|
Numéro 159 - 26
novembre 2014
Opposons-nous à la promotion
de la plus sombre réaction
au nom de la liberté et de la démocratie
La dictature Harper appuie la
remontée du nazisme
Opposons-nous
à
la
promotion
de
la plus sombre réaction au nom de la
liberté et de la démocratie
• La dictature Harper appuie la remontée
du nazisme - Dougal MacDonald
• Le Canada, les États-Unis et l'Ukraine
votent contre une résolution condamnant le nazisme
À titre
d'information
• Résolution de la Troisième
Commission de l'ONU contre la glorification du nazisme
(PDF)
Opposons-nous à la promotion de la
plus sombre réaction
au nom de la liberté et de la démocratie
La dictature Harper appuie la remontée du nazisme
- Dougal MacDonald -
Le 21 novembre, la dictature Harper, les
États-Unis et l'Ukraine ont voté contre la
résolution annuelle de l'ONU condamnant la promotion du nazisme
initiée en 2005. Présentée par la Russie, la
résolution condamne les tentatives de glorifier
l'idéologie nazie et de nier les crimes de guerre des nazis, y
compris l'holocauste. La Troisième
Commission de l'Assemblée générale de l'ONU, qui
s'intéresse aux droits de l'homme, a adopté la
résolution par un vote de 115 contre 3, avec 55 abstentions. Les
pays de l'Union européenne se sont abstenus. Parmi les pays qui
ont appuyé la résolution on compte l'Iran, la Syrie, la
République populaire démocratique de Corée, le
Venezuela, la
Bolivie et Cuba.
La résolution prend note avec inquiétude
de la multiplication des incidents à caractère raciste
partout dans le monde et de la promotion de partis aux programmes
extrémistes
comme le Front national en France. Elle met en garde contre la
glorification du mouvement nazi et des anciens membres de
l'organisation collaborationniste Waffen SS et contre l'érection
de monuments à leur mémoire, notamment dans les
républiques baltes. Elle déplore par ailleurs les
tentatives d'exonérer des collaborateurs nazis en les
dépeignant comme des combattants de mouvements de
résistance nationale et en les présentant comme tels,
comme cela se fait en Ukraine. La résolution contre le nazisme
sera adoptée formellement
par l'instance de l'Assemblée générale de l'ONU en
décembre.

Les
États-Unis ont activement recruté des criminels de guerre
nazis durant l'Operation Paperclip après la Deuxième
Guerre
mondiale dans leur quête de domination mondiale. Cliquer sur
l'image pour agrandir.
|
Il s'agit de la quatrième année
consécutive que le Canada s'oppose à cette
résolution, tandis que les États-Unis s'y opposent depuis
le début. L'opposition américaine n'est pas surprenante
puisque les États-Unis se sont donné comme mission
d'être la seule superpuissance et de réaliser la
domination mondiale après l'effondrement de l'Union
soviétique en 1989-1990. Le gouvernement Harper est devenu le
plus grand porte-parole des prétentions de la résurgence
nazie que
les collaborateurs nazis étaient en fait des combattants pour la
liberté et qu'aujourd'hui ils sont les champions de la
démocratie. Ils répètent la même propagande
et désinformation que faisaient les nazis au moment où
ils
commettaient leurs crimes contre l'humanité.
Les Canadiens et les peuples du monde savent que les
nazis sont des criminels, qu'ils sont responsables de la mort de plus
de 60 millions de personnes et que la remontée de leur
idéologie et politique n'a rien à voir avec combattre
pour la liberté et la démocratie. Le fait qu'il y ait
parmi les cercles dominants du Canada beaucoup de gens qui
ont une longue histoire de collaboration nazie et que cette
collaboration est poursuivie et vantée par le gouvernement
aujourd'hui est cause de grande préoccupation pour les Canadiens
puisque l'objectif visé est de criminaliser tous ceux qui
épousent la résistance à la guerre et à
l'injustice aujourd'hui.
Voici ne serait-ce que quatre exemples du rapprochement
du
gouvernement Harper avec le nazisme :
- Le 22 novembre 2014, les conservateurs ont
célébré une fois de plus
l'« anniversaire » du mythique , une
pénurie alimentaire en Ukraine en 1932-1933 que les
réactionnaires ont accusé l'Union soviétique
d'avoir délibérément provoquée. S'il y a eu
des temps durs en Ukraine, surtout à cause de la campagne
interventionniste des puissances impérialistes du monde contre
l'Union soviétique, il n'y a pas eu de « famine
délibérément provoquée ». Les
nazis hitlériens ont créé le mythe de la famine de
1933 pour discréditer l'Union soviétique, l'ennemi qu'ils
craignaient le plus. Les récits inventés des nazis dans
la presse allemande ont été repris
par la presse réactionnaire de Grande-Bretagne et le journalisme
à sensation du millionnaire américain William Randolph
Hearst, un partisan ouvert du nazisme. En septembre 1934, Hearst a
rencontré le ministre de la propagande d'Hitler, Joseph
Goebbels, à Berlin et les deux ont signé une entente pour
la promotion d'une image positive du
nazisme aux États-Unis, y compris des chroniques signées
par Adolf Hitler et Benito Mussolini. Hearst a également
participé au fameux rassemblement du Parti nazi à
Nuremberg en 1934.

Manifestation lors de la
visite au Canada du président ukrainien Petro Poroshenko,
pendant que ce dernier prenait la parole à la Chambre des
communes, le 17 septembre 2014
- Le 23 août 2014, la dictature Harper a encore
une fois célébré la Journée du ruban noir,
une commémoration décrétée par les cercles
dominants d'Europe en 2009 pour la promotion de l'anticommunisme par la
calomnie et le mensonge dans le but de glorifier le nazisme. Harper et
certains de ses ministres font chaque année des discours pour
marquer l'occasion pour le compte des sections les plus
réactionnaires de la société dans lesquels ils
lient les droits humains à la réhabilitation des crimes
contre l'humanité d'Hitler, tout cela au nom d'idéaux
supérieurs. Ils laissent entendre que les nazis
hitlériens qui ont massacré les peuples d'Europe et de
l'Union soviétique étaient des héros,
tandis que les forces antifascistes qui les ont combattus
jusqu'à la mort, surtout les communistes, sont à
condamner.

Stephen Harper en
compagnie de Ludwik Klimkowski, chef de l'organisation Tribute to
Liberty, lors d'une conférence-bénéfice à
Toronto le 30 mai 2014
|
- Le 30 mai, Harper a offert une diatribe
anticommuniste et pro-nazie en tant que conférencier d'honneur
lors d'un dîner de collecte de fonds à Toronto pour Tribute
to
Liberty
(TTL), une organisation privée louche qui
érige sur les terrains du gouvernement fédéral un
monument officiellement appelé « Monument
commémoratif dédié aux victimes du communisme
totalitaire — le Canada, une terre de refuge ». Le projet
vise à réhabiliter la mémoire des criminels de
guerre nazis et s'inspire du mémorial très similaire
érigé en 2007 aux États-Unis aux victimes du
communisme dont le président honoraire est le criminel de guerre
George W. Bush et dont
les bienfaiteurs incluent les monopoles comme le contractuel en
matériel de guerre Lockheed Martin. En raison du manque de
soutien public pour le monument privé au Canada, la dictature
Harper a dû intervenir pour sauver le projet voué à
l'échec en faisant un don de 1,5 million $ en fonds
publics, sans aucune consultation publique.
- En mars 2014, Harper a visité l'Ukraine pour
montrer son appui au coup d'État fasciste qui a
évincé le président ukrainien élu et
promouvoir le nouveau gouvernement ukrainien qui inclut des
néonazis connus et qui a interdit le parti communiste. Pas
étonnant que l'Ukraine a été l'un des trois seuls
pays, avec le Canada et les États-Unis, à
voter contre la résolution des Nations unies contre la
glorification du nazisme. Le 17 septembre, Harper a également
reçu le nouveau premier ministre ukrainien, le milliardaire
Petro Porochenko, qui s'est adressé au parlement du Canada. En
2010, Harper a visité l'Ukraine et a déposé une
gerbe de fleurs pour le mythique Holodomor. Tentant de
dresser un parallèle entre les nazis et l'Union
soviétique, Harper a également déposé une
gerbe à Babi Yar, un site d'horribles massacres nazis. Il a omis
de dire que les massacres en question ont été
perpétrés par les nazis et leurs collaborateurs
ukrainiens qui ont servi dans la police auxiliaire et les bataillons
Nachtigall et Roland de la Waffen SS.
Beaucoup de ces collaborateurs ont ensuite été
autorisés à entrer au Canada.
Si l'histoire d'amour de Harper avec le nazisme peut
sembler une aberration par rapport à ce que les Canadiens
s'attendent de leurs gouvernements et fonctionnaires d'État, en
fait Harper suit les traces de ses prédécesseurs. Encore
une fois, citons quatre exemples :
- Dans un livre publié en 2001 intitulé Le
Livre
noir
du
Canada
anglais, le journaliste d'enquête
Normand Lester révèle les lettres échangées
entre le Parti conservateur du premier ministre Richard Bedford Bennett
(1930-1935) et le partisan avoué d'Hitler et chef fasciste au
Canada, Adrien Arcand. Les lettres montrent que le Parti
conservateur a fait un don de 25 000 $ aux journaux fascistes
d'Arcand en échange de l'aide pour remporter 12 sièges
aux élections de 1930. Les lettres retrouvées
révèlent également les détails de la
correspondance entre Arcand et les membres conservateurs durant la
période de 1930 à 1935. Les sujets abordés
incluent une intervention du
Parti conservateur pour aider Arcand à se sortir du
pétrin juridique et arranger des rencontres si
nécessaires entre le premier ministre Bennett et Kurt Ludecke,
le représentant à Washington et collecteur de fonds
d'Hitler aux États-Unis.
- Le premier ministre du Canada Mackenzie King
(1935-1948) admirait ouvertement Adolf Hitler. Il a enregistré
dans son journal ces impressions de sa rencontre avec le chef nazi en
juin 1937 : « Mon impression de l'homme tandis que
j'étais assis auprès de lui et que je m'entretenais avec
lui fut celle d'un homme qui aimait
vraiment ses compatriotes et son pays, et qu'il ferait n'importe quel
sacrifice pour eux. » King a aussi soutenu la politique
« d'apaisement » avec l'Allemagne, y compris face
à l'annexion illégale de la région des
Sudètes de la Tchécoslovaquie en 1938, ce qui a permis
aux nazis d'envahir la Pologne en 1939.

Le premier ministre
Mackenzie King frayant
avec le régime nazi d'Adolf Hitler en juin 1937, au Stade
olympique de Berlin, en Allemagne.
- Des milliers de nazis et collaborateurs nazis ont
été admis au Canada après la Deuxième
Guerre mondiale. Seule une poignée ont été
poursuivis ou déportés. Par exemple, le geôlier
nazi Michael Siefert, appelé le « boucher de
Bolzano », a passé 50 années à
Vancouver avant d'être finalement expulsé en 2008. Autre
exemple : le collaborateur nazi Radislav Grujicic, qui avait
aidé à exploiter une prison juste à
l'extérieur de Belgrade, a occupé un emploi avec le
renseignement américain après la guerre, même s'il
a été reconnu coupable de crimes de guerre par le
gouvernement yougoslave. Les États-Unis l'ont aidé
à immigrer au Canada en 1948 où il a
travaillé pour la GRC jusqu'en 1951, quand il a
été exposé comme un criminel de guerre. Pourtant,
il a reçu la citoyenneté au milieu des
années 1950 et n'a jamais été condamné ou
déporté.
- Wolfgang Droege fut un chef néonazi d'origine
allemande qui a déménagé au Canada dans les
années 1970. Il a rejoint la Western Guard néonazie au
début des années 1970, puis l'a quitté pour
rejoindre le Parti nationaliste du Canada en 1975 et le Ku Klux Klan en
1976, deux organisations racistes. En 1981, Droege a été
arrêté et
emprisonné durant trois ans pour complot visant à
renverser le gouvernement de la Dominique, une île des
Caraïbes. En 1985, Droege a été condamné
à une peine d'emprisonnement de treize ans en Alabama pour
possession de cocaïne et d'armes, mais il a seulement servi quatre
ans, retournant au Canada en avril 1989. Plus tard, en 1989, lui et
Grant Bristow, qui a été démasqué comme un
agent du SCRS en 1994, a établi l'organisation néonazie
Heritage Front, qui a fait la promotion de la suprématie blanche
et qui a travaillé au sein du Parti réformiste jusqu'en
1992, assurant le service de sécurité lors des
réunions du parti à l'époque où Stephen
Harper était responsable des affaires
politiques du Parti réformiste. Malgré des
décennies d'activités néonazies ouvertes, Droege
n'a jamais été poursuivi par les autorités
canadiennes.
Manifestation en 1972
contre une réunion sous le thème « Gardez le
Canada
Blanc », organisée par la Western Guard, à
Toronto, sous la protection de la police qui a attaqué et
arrêté de nombreux militants du PCC(M-L).

Le Canada, les États-Unis et l'Ukraine votent
contre une résolution condamnant le nazisme
Le 21 novembre, la Troisième Commission de
l'Assemblée générale de l'ONU a adopté une
résolution condamnant toute tentative de glorifier le nazisme
et l'idéologie nazie ainsi que le fait de ne pas
reconnaître les crimes de guerre des nazis allemands. La
résolution a été adoptée à 115 votes
en faveur, 3 contre, tandis que 55 pays se sont
abstenus. Les trois pays ayant voté contre la résolution
sont les États-Unis, le Canada et l'Ukraine. La
résolution doit être officiellement adoptée par
l'Assemblée générale de l'ONU en tant qu'instance
en décembre.
La Troisième Commission de l'Assemblée
générale de l'ONU a comme responsabilité de
s'adresser aux questions sociales et humanitaires et aux droits humains.
La résolution adoptée le 21 novembre
exprime une inquiétude grandissante face aux crimes
motivés par le racisme partout dans le monde et à
l'influence grandissante de partis ayant des objectifs
extrémistes.
La résolution appelle à l'adoption
universelle de la Convention internationale sur
l'élimination de toutes les formes de discrimination raciale.
Plusieurs
pays
tels
les
États-Unis, le Royaume-Uni, la Chine et
l'Inde ont signé la Convention mais n'ont pas reconnu de
mécanisme permettant de répondre aux plaintes
individuelles telles
qu'établies par la Convention, ce qui rend la Convention non
applicable dans leurs juridictions respectives.
La résolution dénonce aussi les tentatives
d'innocenter les collaborateurs nazis en les dépeignant comme
étant des combattants de la liberté. Elle condamne toutes
formes de négation des crimes de guerre nazis, y compris
l'holocauste juif.
À l'occasion d'un
événement devenu
annuel depuis quelques années à Rïga, en Lettonie,
les supporteurs de troupes Waffen-SS lettoniennes organisent une marche
commémorative le 16 mars 2014. L'appui au nazisme et à la
réhabilitation de criminels de guerre nazis partout en Europe
dans un contexte d'agression et de guerre impérialistes
étasuniennes ainsi que de tentatives de la part des
États-Unis d'isoler la Russie met en lumière la
nécessité d'une telle résolution antinazie aux
Nations unies.
La résolution demande que l'Assemblée
générale « se déclare
profondément préoccupée par la glorification du
mouvement nazi, du néonazisme et des anciens membres de la
Waffen-SS, sous quelque forme que ce soit, notamment
l'édification de monuments et d'ouvrages commémoratifs et
l'organisation de manifestations publiques à la
gloire du passé nazi, du mouvement nazi et du néonazisme,
ainsi que les déclarations, expresses ou implicites, selon
lesquelles ces membres et ceux qui ont lutté contre la coalition
antihitlérienne et collaboré avec le mouvement nazi ont
participé à des mouvements de libération
nationale. »
La Russie, qui a présenté le projet de
résolution, dit trouver regrettable qu'il n'ait pas
été adopté à l'unanimité.
« Le fait que les États-Unis, le
Canada et l'Ukraine aient voté contre le projet de
résolution, et que les délégations de pays membres
de l'Union européenne se soient abstenues de voter sur le projet
de résolution, lequel a été appuyé par une
importante majorité de pays membres de l'ONU, est
extrêmement regrettable », a dit par
voie de communiqué le ministère des Affaires
étrangères de la Russie.
« La décision de l'Ukraine est
particulièrement décourageante, voire alarmante. Comment
comprendre qu'un pays dont le peuple a subi plus que sa part
d'atrocités nazis et qui a contribué de façon
significative à notre victoire commune contre le nazisme ait pu
voter contre une résolution condamnant la glorification du
nazisme ? », a demandé le ministère.
Par le passé, l'Ukraine s'est abstenue mais n'a
pas voté contre la résolution, tandis que les
États-Unis ont voté contre la résolution
année après année. Aussi s'agit-il de la
troisième fois que le Canada vote contre la résolution.
Le représentant de l'Ukraine à la session de la
Troisième Commission, Andrey Tsymbalyuk, a
présenté le même
plaidoyer que les États-Unis et le Canada, tenant comme eux un
double discours. Oui, a-t-il affirmé, l'Ukraine condamne le
nazisme et le néonazisme, mais n'appuie pas la
résolution russe parce que par le passé l'Ukraine, selon
Tsymbalyuk, a souffert autant du stalinisme que du nazisme.

Registre du vote sur
la résolution contre le nazisme à la Troisième
Commission de l'ONU, le 22 novembre 2014, mettant en
lumière le rôle perfide des États-Unis, du Canada
et de l'Ukraine
- cliquer ici pour agrandir.
|
« Aussi longtemps que le stalinisme et le
néostalinisme ne seront pas condamnés en même
temps que le nazisme, le néonazisme et d'autres formes
haineuses, l'Ukraine ne pourra appuyer ce document », a dit
Tsymbalyuk.
Le bloggeur Vladimir Suchan fait le commentaire suivant
à propos de ce raisonnement de l'Ukraine :
« Reste que Staline a été le
dirigeant qui a mené et organisé la défaite du
nazisme dans la Deuxième Guerre mondiale. La demande de
l'Ukraine à l'effet de condamner Staline (ou le stalinisme) -
lire à toutes fins pratiques, l'Union soviétique - dans
la résolution contre le nazisme revient ni plus ni moins
à demander que le principal
ennemi et victime du nazisme soit condamné en même temps
que le nazisme lui-même. Aussi, le fait de présumer que
Staline et le nazisme sont du pareil au même est une notion
largement propagée par le libéralisme et qui sert
aujourd'hui de paravent pour les nouveaux nazis qui tentent de faire
avancer leurs propres intérêts. Qui plus est, la
demande visant à condamner le nazisme aujourd'hui a des
conséquences directes sur la politique d'aujourd'hui, tandis que
Staline ne représente aucune menace réelle pour qui que
ce soit. N'oublions pas que c'est le nazisme qui a
déclenché la Deuxième Guerre mondiale et non
Staline. Ce sont les Nazis qui ont perpétré le massacre
d'Odessa, et
parmi les victimes de ce massacre il y avait aussi les communistes
d'Odessa. Ici sur terre, si l'on se fie au christianisme, personne
n'est sans péché. Cependant, on ne peut prétendre
pour autant qu'il existe une équivalence morale/immorale ou
encore qu'il faille suivre la voie d'un relativisme intégral ou
d'une neutralité prétentieuse. C'est une
question sur laquelle il faut trancher et nous n'avons pas le choix que
de faire un choix et d'être partisan. »*
Suchan de poursuivre : « Il n'est pas
très difficile de voir que le régime nazi de l'Ukraine
tente de se servir du ' stalinisme ' comme d'un langage codé
pour
identifier quiconque lutte contre le nazisme d'aujourd'hui,
c'est-à-dire, les adversaires du nazisme. Il a ainsi
tenté de détruire la résolution en insistant pour
qu'elle s'en prenne à
ses adversaires à lui - les ennemis du nazisme. Il s'agit en
effet d'une manoeuvre empreinte de cynisme et de sophisme. [...]
« Alors, qui combat présentement le
nazisme ? Certainement pas les États-Unis ni
l'Ukraine. »

Lisez Le
Marxiste-Léniniste
Site web: www.pccml.ca
Courriel: redaction@cpcml.ca
|