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Numéro 148 - 11
novembre 2014
Au parlement canadien
Retour en force du projet de loi C-377
antitravailleur et antisyndical
Au
parlement canadien
• Retour en force du projet de loi C-377
antitravailleur et antisyndical
• Projet de loi C-18: L'escalade des attaques
contre les agriculteurs et le système agricoles -
Dougal MacDonald
Non à
l'ingérence des États-Unis en Corée!
• Un symposium souligne la
nécessité de mettre fin à la guerre de
Corée par un traité de paix - Philip Fernandez
• Manipulation intéressée des
droits humains par les États-Unis et l'UE pour isoler la RPDC
Au parlement canadien
Retour en force du projet de loi C-377
antitravailleur et antisyndical
Le projet de loi C-377, le projet de loi émanant
d'un député appelé Loi modifiant la Loi de
l'impôt sur le revenu (exigences applicables aux organisations
ouvrières), est présentement à
l'étude au Sénat. Il avait d'abord été
adopté à la Chambre des communes le 12 décembre
2012 puis envoyé au Sénat pour y être
débattu. Le
caractère odieux du projet de loi, qui oblige les syndicats (et
seulement eux) à faire rapport publiquement de toute
dépense de plus de 5 000 $ et à dévoiler les
salaires de leurs dirigeants et employés, a amené des
membres de tous les partis au Sénat à s'y opposer et
à l'amender.[1]
Des organisations comme les associations de
médecins ou d'avocats et d'autres organismes professionnels
n'ont pas à dévoiler ces choses. Le projet de loi C-377
prévoit des amendes allant de 1000 $ à 25 000 $ par jour
pour non-respect de la loi. Entre autres mesures punitives et
d'ingérence, la loi obligerait que soient rendus publics les
noms
et les adresses des conjoints des membres décédés
de syndicats qui ont reçu une prestation de conjoint
prévue dans les conventions collectives. Le nom et l'adresse de
tout travailleur qui reçoit plus de 5000 $ de prestations d'un
programme de santé du syndicat devraient aussi être
publiés sur un site web accompagnés d'une explication de
la
prestation.
L'ex-sénateur Hugh Segal a amené 16 autres
sénateurs conservateurs à amender le projet de loi le 26
juin 2013, augmentant à 150 000 $ le seuil des dépenses
qui doivent être rapportées et limitant la loi aux
syndicats de plus de 50 000 membres. Segal et d'autres sénateurs
ont dit que le projet de loi tel que rédigé était
anticonstitutionnel et
contrevenait aux sections 91 et 92 de l'Acte de l'Amérique
du Nord britannique (AANB) de même qu'à la Charte
canadienne
des droits et libertés et qu'il violait de
façon
générale la liberté de parole, d'expression et
d'association. Les sections 91 et 92 de l'AANB délimitent la
division des responsabilités entre les gouvernements
fédéral et provinciaux. Segal a fait valoir que le projet
de loi C-377 soumettait les syndicats à l'autorité
fédérale alors que ceux-ci sont sous juridiction
provinciale. Segal a dit que le projet de loi était une
expression d'un mépris fondamental envers les travailleurs
syndiqués et le droit des syndicats de faire leur travail
d'organisation.
Après que le projet
de loi amendé ait été adopté par le
Sénat et renvoyé à la Chambre des communes, le
premier ministre Stephen Harper a prorogé le Parlement le 13
septembre. La Chambre a repris ses travaux le 16 octobre et, en vertu
de la prorogation, le projet de loi est réapparu dans sa forme
originale, a été adopté à nouveau et
renvoyé
au Sénat.
La deuxième lecture du projet de loi a
été
pilotée par le sénateur Ghislain Maltais le 26 novembre
2013. Le projet de loi devait être débattu le 25
février
2014 mais le débat a été tout de suite
ajourné. La même chose s'est produite le 13 mai. En juin
2014, Hugh Segal a pris sa retraite du Sénat pour devenir
maître du Collège Massey à Toronto.
Le 9 septembre, Jean-Martin Masse, le chef de cabinet du
leader du gouvernement au Sénat Claude Carignan, s'est
réuni avec des représentants de Merit Canada pour
discuter du projet de loi. Merit est une organisation qui
représente un
petit nombre d'entrepreneurs non syndiqués de la construction
qui ont fait un lobbying agressif et de la
désinformation pour promouvoir le projet de loi C-377. Merit
Canada avait auparavant eu 16 rencontres au Bureau du premier ministre
sur le projet de loi.
Le projet de loi a été remis à
l'ordre du jour de la réunion du Sénat du 18 septembre
mais le sénateur conservateur
Jean-Guy Dagenais, qui le pilote maintenant, a dit qu'il ne serait pas
prêt à en parler avant une semaine. Le retour du projet de
loi coïncide avec la recommandation qu'ont faite les
sénateurs conservateurs de limiter le temps alloué aux
débats au
Sénat des projets de loi émanant d'un
député.
Le 22 septembre, le ministre d'État (Finances)
a exprimé l'appui du gouvernement au projet de loi. «
C'est le temps maintenant que le Sénat en finisse avec ce projet
de loi, a-t-il dit. C'est le temps selon nous qu'il soit adopté.
»
La première discussion sur le projet de loi
ramené au Sénat a eu lieu le 25 septembre. Ce n'est pas
le sénateur Dagenais qui a parlé du projet de loi mais
l'ancien dirigeant progressiste-conservateur de l'Ontario Bob Runciman,
qui en a
vanté les mérites. Il s'est plaint amèrement de
ceux qu'il a appelés les « boss syndicaux » qui ont
travaillé à faire élire des gouvernements
libéraux en Ontario et le NPD à l'élection
partielle de 2012 à Kitchener-Waterloo et il en a fait une
raison d'appuyer le projet de loi. La sénatrice Joan Fraser a
contesté l'utilisation de l'expression « boss syndicaux
», disant que les dirigeants syndicaux sont élus ce qui
n'est pas le cas de ceux avec qui ils négocient.
« Eh bien, vous pourriez les appeler patrons de la
boîte, patrons syndicaux ou patrons des syndicats, a
répliqué Runciman. Sentez-vous libre d'utiliser un de ces
termes, si vous préférez. Pour ma part, c'est ainsi que
j'aime décrire bon nombre de ces gens qui, vous avez raison de
le rappeler, sont élus. Ils ont donc, je suppose,
l'autorité
nécessaire pour agir et parler à leur guise à
propos de sujets relevant de leur responsabilité. Mon
utilisation du terme « boss » en anglais est tout à
fait correcte, selon moi. Je continuerai donc de l'employer, surtout
dans le contexte du projet de loi à l'étude. »
Fraser a alors proposé de terminer le
débat sur la motion et celle-ci n'est pas revenue à la
table depuis. D'ici la fin de 2014, le Sénat va siéger
aux dates suivantes: en novembre, du 17 au 21 et les 24-25; en
décembre, du 1er au 5, du 8 et au 12 et du 15 au 19
décembre.
Note
1. Voir le numéro
34,
du
5
mars 2013, du Marxiste- Léniniste

Projet de loi C-18, Loi sur la croissance
dans le secteur agricole
L'escalade des attaques contre les agriculteurs
et le système agricoles
- Dougal MacDonald -
Le 7 octobre, le ministre fédéral de
l'Agriculture et de l'Agroalimentaire Gerry Ritz s'est
présenté
devant le Comité permanent de l'agriculture et de
l'agroalimentaire pour répandre davantage de
désinformation au
sujet du projet de loi anti-agriculteurs C-18 à l'étude
de la
dictature Harper, la Loi sur la croissance dans le secteur
agricole. Ritz et Harper tentent de vendre le projet de loi
aux agriculteurs canadiens et au peuple en promettant un « avenir
brillant » aux agriculteurs en modernisant les règlements
; en
accroissant l'accès à de nouvelles variétés
de cultures, à des
programmes de paiement et à des débouchés
commerciaux ; par la
prévention des maladies végétales et animales et
en rendant les
produits agricoles plus sûrs.
Un aspect particulièrement insidieux du projet de
loi C-18 est
qu'il « va enfin permettre au Canada de se conformer et de mettre
en oeuvre des mesures prises lors de la Convention de l'Union
internationale pour la protection des obtentions
végétales (UPOV
91) ». Bien que Ritz s'en vante, la réalité est que
UPOV 91 sert
les intérêts, non pas des agriculteurs, mais des monopoles
qui
brevettent les semences, tels Monsanto. UPOV 91 favorise
l'agro-industrie au détriment des agriculteurs et les
intérêts
privés au détriment de l'intérêt public. Sa
promotion de brevets
pour les variétés végétales met en
péril la conservation des
semences par les agriculteurs, encourage à tort la monoculture
au
détriment de la biodiversité, rend les agriculteurs
pauvres plus
dépendants des intrants coûteux et plus endettés,
et dénature
l'agriculture vers l'exportation au lieu des besoins locaux. UPOV
garde ses rencontres et documents secrets et refuse de donner un
statut d'observateur aux organisations des agriculteurs.
En contraste avec les
exhortations bidons de Ritz, l'organisation
des agriculteurs au Canada, la National Farmers Union (NFU),
déclare que son analyse minutieuse montre que le projet de loi
C-18 « augmentera les coûts, réduira l'autonomie des
agriculteurs
et compromettra la souveraineté du Canada tout en offrant une
augmentation substantielle des revenus, plus de puissance et de
contrôle pour les entreprises agro-industrielles multinationales
». NFU a présenté ses points de vue divergents
à la réunion du
Comité permanent de l'agriculture et de l'agroalimentaire de la
Chambre des communes sur le projet de loi C-18 le 9 octobre.
Dans un communiqué de presse le 8 octobre, Terry Boehm,
président
du comité semences et commerce de la NFU, a
déclaré : « Les
générations précédentes des agriculteurs
canadiens ont développé
des institutions pour rééquilibrer le pouvoir entre
l'agriculteur
et les grandes entités comme les sociétés
céréalières, les
banques et compagnies de chemins de fer qui prenaient plus que
leur juste part de la richesse produite par les agriculteurs. Ils
n'ont jamais imaginé qu'un système enlèverait le
contrôle des
semences par les agriculteurs — c'est exactement ce que le projet
de loi C-18 fait par ses amendements à la Loi sur la
protection des obtentions végétales... Le projet de
loi C-18
est mauvais en soi mais lorsque combiné avec l'AECG, l'Accord
économique et commercial global Canada-UE, la situation est
encore pire. L'AECG impose au Canada des mesures d'application
draconiennes des droits de propriété intellectuelle,
incluant la
saisie préventive des biens pour des infractions
présumées. Cela
s'appliquerait à la Loi sur la protection des obtentions
végétales exclusive, dont les compagnies
semencières
s’empareraient si le projet de loi C-18 était adopté.
»
Boehm a aussi souligné que la NFU a une vision très
différente
d'une loi sur les semences pour le Canada, qui reconnaît les
droits des agriculteurs et qui est résumée dans le
document de la
NFU Fundamental Principles of a Farmers' Seed Act. (
Principes fondamentaux d’une Loi sur les semences des
agriculteurs). Cette loi inclut entre autres :
- Le droit des agriculteurs d'échanger et de vendre des
semences, y compris par l'entremise des organisations
contrôlées
par les agriculteurs telles les coopératives, les OSBL et les
associations.
- Le droit sans restriction des agriculteurs à
développer,
entreposer et utiliser des semences pour la plantation qui ne
peut être nié par aucun contrat. Ce droit serait
appuyé par:
- le droit sans restriction à nettoyer les semences;
- le droit sans restriction à entreposer les semences;
- le droit sans restriction à préparer les semences pour
la
plantation, incluant l'application de traitements;
- le droit sans restriction d'établir de nouvelles usines de
nettoyage des semences ;
- l'accès sans restriction à l'équipement et aux
pièces pour
nettoyer les semences.
- Suite à l'expiration des droits des obtentions
végétales,
toutes les variétés seraient du domaine public permettant
une
utilisation sans restriction et/ou disponible sous une licence
publique générale (GPL). Cela inclurait un système
d'enregistrement des variétés qui protégerait les
agriculteurs et
notre système alimentaire en assurant des semences qui
rencontrent les besoins des agriculteurs en termes de qualité,
de
fiabilité et de performance agronomique sous les conditions
locales partout au Canada.
- La Loi sur les semences de la NFU interdirait aussi les
technologies génétiques restrictives (GURT), quelques
fois
appelées technologies « Terminator », et tous les
brevets ou
autres mécanismes de brevet sur les semences.
Le projet de loi C-18 est une nouvelle attaque contre les droits
des agriculteurs par la dictature Harper dans l’intérêt de
l'agro-industrie. Il suit l'assaut antidémocratique de Harper en
2011 contre la Commission canadienne du blé au service des
monopoles, pour démanteler son monopole public de guichet unique
pour la mise en marché du grain au nom d'offrir un choix bidon
aux agriculteurs qui sape le travail et le revenu des
agriculteurs, le prix du grain et la sécurité alimentaire
du
Canada et des pays qui dépendent du grain du Canada. Une
nouvelle
vague de coupures du gouvernement fédéral contre
l'agriculture a
suivi en 2012 après que le budget d'Agriculture et
Agroalimentaire Canada ait été réduit de plus de
9%, incluant
l'élimination de l'Administration du rétablissement
agricole des
Prairies, l'élimination du Programme de pâturages
communautaires,
la fin du Programme de brise-vent et la fermeture du Centre de
recherches sur les céréales à Winnipeg.
Aujourd'hui, il y a la
menace réelle de l'Accord économique et commercial global
Canada-UE et l'Accord de partenariat transpacifique contre tout
le système de gestion d'approvisionnement agricole du Canada, un
système qui assure que la production alimentaire rencontre les
besoins du peuple, que les agriculteurs sont adéquatement
payés
et qui assure la stabilité et la prévisibilité de
l'approvisionnement et des prix pour les transformateurs.
Beaucoup d'autres exemples de la destruction de l'agriculture par
la dictature Harper peuvent être donnés. Tous menacent le
bien-être du peuple canadien parce qu'ils affaiblissent le
système agricole du Canada et compromettent les moyens de
subsistance du peuple ainsi que le tissu social, laissant le
peuple à la merci des ravages des forces du marché et de
l'avidité
insatiable des monopoles. Tous les aspects attaqués de
l'agriculture faisaient partie du vaste système d'entreprises
publiques qui ont longtemps servi les intérêts du peuple.
Maintenant, ils sont détruits sans vergogne pour servir les
intérêts de profit des monopoles privés. Le contenu
des attaques
contre l'agriculture est de livrer son contrôle aux
intérêts
monopolistes et politiser ces intérêts privés avec
l'argent et
les autres pouvoirs de l'État. Les attaques vont à
l'encontre du
droit public et la nécessité pour le peuple et ses
institutions
publiques de contrôler ses ressources et de
bénéficier de leur
utilisation.

Non à l'ingérence des
États-Unis en Corée!
Un symposium souligne la nécessité de
mettre fin
à la guerre de Corée par un traité de paix
- Philip Fernandez -
Les 24 et 25 octobre, le Centre for the Study of Korea
au Munk Centre for Global Affairs de l'Université de Toronto a
tenu son symposium annuel, qui cette année se concentrait sur la
question « La guerre de Corée toujours vivante ». Le
programme de deux jours consistait en un panel de discussion, une
performance culturelle, un discours
inaugural et le film Jiseul, basé sur le soulèvement de
l'île Jeju et le massacre de civils en 1948.
La professeur Jennifer Jihye Chun, directrice du Centre
for the Study of Korea, a souligné dans son introduction que le
but du symposium était de stimuler la discussion au sujet de la
péninsule coréenne ainsi que d'améliorer
l'enquête et la recherche étudiante. Elle a annoncé
que le Centre met sur pied le Prix de l'essai sur la paix, la guerre et
la réunification de la Corée, ouvert à tous les
étudiants du premier cycle.[1]
Les guerres non terminées et les politiques du
passé
Le premier orateur du panel de discussion « Sur
les guerres non terminées et les politiques du passé
» fut John Price, professeur d'histoire à
l'Université de Victoria. Il a parlé des crimes commis
par les soldats canadiens durant la guerre de Corée. Le
professeur Price a dit que dans ses recherches, il a découvert
60 cas de soldats
canadiens ayant tué, violé, torturé et commis
d'autres crimes contre des civils coréens et qu'aucune de ces
victimes n'a obtenu justice parce que le gouvernement canadien
protégeait et continue de protéger ces soldats. Il a
raconté l'expérience de Shin Hyun-Chan, qu'il a
rencontré lors de ses recherches et qui avait 16 ans lorsque son
père a été
abattu dans son village par un soldat canadien et lui- même fut
blessé. Le professeur Price a demandé réparation
dans cette affaire au ministère des Affaires
étrangères et au ministère de la Défense
mais en vain.
Monica Kim, professeur d'histoire à
l'Université de New York, a présenté comment les
États-Unis ont imposé unilatéralement la notion de
« rapatriement volontaire » aux prisonniers de guerre
coréens et chinois à l'île de Koje et à
d'autres endroits lors du début des pourparlers d'armistice en
1951. C'était en violation de la Convention de
Genève de 1949, qui stipulait le « rapatriement
obligatoire » de tous les prisonniers de guerre à la fin
des hostilités. Lorsque les prisonniers du camp 62 sur
l'île de Koje se sont rebellés, ils ont été
brutalement supprimés par les troupes et gardes
américains. Plusieurs furent tués et beaucoup plus encore
furent blessés. De cette façon, les États-Unis
ont retardé la signature de l'armistice de 18 mois. Ce fut le
début de leur utilisation de moyens illégaux pour mener
leurs guerres d'agression et d'occupation qui se poursuivent
aujourd'hui.
Christine Hong, professeur de littérature
à l'Université de Californie Santa Cruz, a
souligné entre autres chose que lors du 60e anniversaire de la
signature de l'accord d'armistice, le président Obama a
répété la désinformation que la guerre de
Corée a uni le peuple américain car des Américains
de différentes minorités nationales y ont
combattu côte à côte. La professeur Hong a
noté qu'en plein milieu de la guerre de Corée, le Civil
Rights Congress, constitué de gens comme Paul Robeson, a
émis une déclaration condamnant l'intervention
américaine dans la guerre de Corée qualifiée de
guerre impérialiste et raciste. La déclaration soulignait
qu'un pays qui opprime son propre
peuple par le racisme et l'anticommunisme ne peut qu'opprimer d'autres
peuples ailleurs, incluant le peuple coréen, faisant mentir le
conte de fée d'Obama.
La dernière panéliste était Hosu
Kim, professeur de sociologie et d'anthropologie à
l'Université de la Ville de New York. Elle a parlé des
188 000 enfants coréens dont les mères étaient
incapables de s'occuper ou ont été encouragées
à les donner en adoption en raison de la guerre de Corée
et elle a dit combien ce fut dévastateur pour ces
femmes d'avoir leurs enfants envoyés aux États-Unis, au
Canada et ailleurs. Il est à noter qu'au même moment en
RPDC, elle aussi dévastée par la guerre, le gouvernement
a pris toutes les mesures pour s'assurer que les orphelins et les
familles qui ont perdu un ou des parents dans la guerre soient pris en
charge par l'État.
Une performance culturelle a suivi le panel de
discussion, faite de danse et de musique traditionnelle et de hip-hop
contemporain par Dohee Lee et SKIM. La performance traditionnelle
prenait ses racines dans les rituels chamaniques anciens de la culture
coréenne tandis que la performance hip-hop touchait à des
questions concernant les familles coréennes de la diaspora. La
performance fut bien
reçue. Une réception a ensuite eu lieu qui a permis aux
participants de continuer à discuter.
La Commission de vérité et
réconciliation
L'intervention principale de la seconde
journée a été prononcée par le professeur
Kim Dong-Choon de l'Université Sung Kong en Corée. Le
professeur Kim a parlé de son expérience en tant
qu'ancien
commissaire permanent de la Commission de vérité et
réconciliation de la République de Corée (TRC) de
2004-2009. La question
principale mise de l'avant par le professeur Kim était que la
TRC a été entravée dans son travail parce qu'elle
n'avait pas un mandat clair de servir la justice. Alors que la
Commission a contribué à mettre en évidence les
histoires de divers massacres de civils avant et durant la guerre de
Corée, et que dans certains cas les victimes ont pu obtenir
une compensation du gouvernement sud-coréen, l'État
sud-coréen et le gouvernement américain n'ont pas reconnu
les crimes commis par les forces américaines et leurs
mandataires sud-coréens, a-t-il dit. Les efforts de l'ancien
président Bill Clinton pour apaiser les victimes des crimes de
guerre et de massacres américains avec une touche de «
regret » ont été rejetés par les familles de
ceux qui ont péri dans ces massacres, a noté le
professeur Kim. La Commission elle-même souffrait de confusion
entre justice et réconciliation, a-t-il dit. Le régime
réactionnaire de Lee Myung-bak qui a remplacé le
gouvernement libéral Roh qui a initié la Commission a
effectivement mis fin à son travail en plaçant des
anticommunistes à la Commission. La situation dans la
péninsule coréenne est complexe et demandera un «
changement politique » significatif pour qu'on en arrive à
la paix et la réconciliation, a-t-il dit.
La session de discussion qui a suivi a soulevé la
question de la présence militaire américaine continue en
Corée du sud, qui est la source des souffrances vécues
par le
peuple coréen depuis 1945. Comment peut-on réconcilier un
musée dédié aux victimes des massacres sur
l'île Jeju en 1948 sous le diktat des États-Unis avec le
fait qu'aujourd'hui
les États-Unis construisent une grande base navale sur
l'île Jeju, un site du patrimoine de l'ONU, contre la
volonté du peuple, a demandé quelqu'un.
Le thème central de la conférence
était que la guerre de Corée, qui a engendré tant
d'épreuves pour le peuple coréen, doit se terminer par
une solution politique par la signature d'un traité de paix
entre la RPDC et les États-Unis pour remplacer l'accord
d'armistice. Cela créera une réelle possibilité de
refermer les blessures de la guerre de Corée
et d'ouvrir une nouvelle ère pour le peuple coréen.
Note
1. Plus d'information sur le prix ici.

Manipulation intéressée des droits
humains par
les États-Unis et l'UE pour isoler la RPDC
Les États-Unis et l'UE se livrent à des
machinations pour utiliser la question des droits humains comme arme
politique à l'ONU contre la République populaire
démocratique de Corée (RPDC), dans le cadre du diktat de
la loi du plus fort et des tentatives des États-Unis de
provoquer une confrontation militaire avec la RPDC. Un
porte-parole du ministère des Affaires étrangères
de la RPDC a émis un communiqué le 30 octobre sur cette
question. Il note que la RPDC a fait des efforts sérieux et
sincères pour promouvoir le dialogue et la coopération
internationale dans le domaine des droits humains dans le but de
promouvoir de façon constante la jouissance des droits
humains par le peuple. Il poursuit en disant :
« Ces derniers jours,
la RPDC a pris une position positive et magnanime sur la question
d'engager un dialogue au sujet des droits humains. Jusqu'à
maintenant, la question est restée sur la glace en raison des
actions unilatérales de l'UE. Une position positive similaire a
été prise sur la question de la visite du Rapporteur
spécial de l'ONU sur les
droits de l'homme en RPDC dans le but de promouvoir les
véritables droits humains. Cette position de la RPDC, qui repose
sur le principe de respect de la souveraineté, acceptait la
visite d'un représentant de l'UE avec un mandat sur la question
des droits humains en RPDC. La RPDC a aussi exprimé ses
intentions d'accepter une coopération
technique avec le Bureau du Haut-Commissariat aux droits de l'homme de
l'ONU.
« Cependant, le dialogue et la coopération
internationale dans le domaine des droits humains n'ont pas connu de
succès. On peut attribuer cela à la politique hostile des
États-Unis qui tentent de salir l'image de la RPDC et de faire
tomber son système social à tout prix en promouvant de
manière persistante leur 'question des droits humains' »,
lit-on dans la déclaration du ministère qui se poursuit
ainsi:
« Ce sont nul autre que les États-Unis par
l'entremise de leur secrétaire d'État, John Kerry, qui
ont convoqué une 'réunion de haut niveau sur les droits
de l'homme en Corée du Nord'. Ils ont même interdit
à la RPDC, la partie concernée, d'y participer, de peur
des révélations qui y seraient faites sur les bavardages
politiques de coulisse. Ce
sont les États-Unis également qui ont poussé 'ces
transfuges du nord' dans une campagne de salissage anti-RPDC.
'Ces transfuges du nord' sont connus comme ceux qui ont
abandonné maisons et parents et fui vers le
sud après avoir commis des crimes abominables.
« Les États-Unis ont une peur mortelle de
la possibilité d'un dialogue et d'une coopération entre
la RPDC et la communauté internationale dans le domaine des
droits humains. Ils ont tout aussi peur des avancées que fait la
RPDC dans la jouissance par le peuple des droits humains et de la
montée du prestige international de la RPDC. Par
conséquent, les États-Unis font des efforts
désespérés pour maintenir une atmosphère
internationale de pression sur la RPDC, tournant le dos aux efforts
sincères de cette dernière en soulevant des demandes
déraisonnables.
« Si l'UE insiste à danser au rythme des
tambours des États-Unis en adoptant une 'résolution sur
les droits humains' anti-RPDC plus dure encore que la
précédente, une occasion de travailler avec la RPDC sur
la question des droits humains sera perdue définitivement. Cela
entraînerait des conséquences imprévisibles.
« Pour sa part, la RPDC fera tous les efforts
possibles pour défendre et consolider le socialisme de type
coréen basé sur l'esprit de donner la priorité au
peuple en tout. »

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