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Numéro 138 - 28
octobre 2014
Le cas d'Omar Khadr
L'illégalité de l'ordre du
jour « antiterroriste »
du gouvernement Harper
Le
cas d'Omar Khadr
• L'illégalité de l'ordre du jour
« antiterroriste » du gouvernement Harper -
Peggy Morton
Journées
pancanadiennes d'action du 24 au 26 octobre
• Non à la participation du Canada aux
guerres de terreur des États- Unis! Non à la
criminalisation de la dissidence!
Le cas d'Omar Khadr
L'illégalité de l'ordre du jour «
antiterroriste »
du gouvernement Harper
- Peggy Morton -
Pour la deuxième fois cette année, un
tribunal canadien a prononcé un jugement en faveur d'Omar Khadr
et une sévère réprimande du gouvernement Harper.
Dans Khadr c. Canada, 23 octobre 2014, un juge de la Cour
fédérale a confirmé le droit de Khadr
d'élargir sa poursuite civile contre le gouvernement du Canada
déposée en
2004. Les précédentes déclarations en demande
portaient sur les événements entourant l'interrogatoire
d'Omar Khadr par des agents canadiens en 2003 et en 2004 à
Guantanamo. La déclaration modifiée porte sur le
rôle du gouvernement du Canada et couvre la période de la
capture de Khadr en 2002 à son emprisonnement à la prison
de Bagram
en Afghanistan et plus tard à Guantanamo jusqu'à son
rapatriement au Canada en 2012.
Le 23 octobre, le juge Richard Mosley a autorisé
la déclaration modifiée d'Omar Khadr et lui a permis de
poursuivre son action en justice contre le gouvernement du Canada pour
avoir conspiré avec le gouvernement américain pour le
torturer et violer ses droits. « Si le Canada a conspiré
avec des agents étrangers en vue de violer les droits
fondamentaux d'un citoyen, ce n'est pas une question futile,
écrit Mosley dans son jugement. Ajouter la conspiration à
la déclaration précise la nature du différend
entre les parties et facilite son examen complet par un tribunal
».
Le gouvernement fédéral s'est
opposé à la déclaration modifiée en faisant
valoir, entre autres, que le droit international interdisait à
Omar Khadr de nommer le gouvernement des États-Unis dans son
action civile devant un tribunal canadien. Le juge Mosley a
rejeté cette objection et pratiquement toute l'argumentation du
gouvernement fédéral.
« L'argumentation du défendeur qu'il subira un
préjudice irrémédiable n'est pas convaincante. Si
le délit civil de complot peut couvrir la conduite de
l'État est une question qui devrait être
décidée par un juge, avec tous les avantages de la preuve
et les arguments juridiques. Elle ne devrait pas être
traitée par voie de requête...Pour éviter ce
préjudice, le défendeur doit présenter une
défense. Il ne devrait pas demander à cette Cour de faire
une interprétation trop généreuse de Canderel
[1]... afin de prévenir les actions intentées contre lui.
»
Le tribunal a également adjugé les
dépens à Khadr, une claire réprimande du
gouvernement fédéral. Seuls quelques arguments du
gouvernement étaient fondés a déclaré le
juge Mosley. En s'opposant à la motion, le gouvernement a
augmenté les coûts et les délais de cette action
complexe qui occupe les tribunaux depuis plus de dix ans.
La Cour d'appel de l'Alberta ordonne le transfert
de Khadr à une prison provinciale

Rassembement pour la libération
d'Omar Khadr lors des
audiences à Edmonton le 23 septembre 2013
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Dans un jugement précédent, le 8 juillet,
la Cour d'appel de l'Alberta avait ordonné le transfert d'Omar
Khadr à une prison provinciale puisqu'il purge une peine pour
adolescents et cassé le jugement du juge de première
instance dans lequel le recours d'habeas corpus d'Omar Khadr
était rejeté. La Cour a estimé que selon la Loi
sur
le
transfèrement
international
des
délinquants (LTID),
Omar Khadr devait être placé dans un établissement
correctionnel provincial pour adultes et non dans un pénitencier
fédéral parce qu'il avait reçu une sentence pour
adolescents. L'avocat du gouvernement fédéral, dans le
but de retarder la libération de Khadr, avait fait valoir que le
tribunal militaire américain avait jugé Khadr en tant que
mineur pour l'accusation la plus grave et en tant qu'adulte pour les
quatre accusations les moins graves. La Cour d'appel a rejeté
l'argumentation superficielle du gouvernement Harper et dit que cela
ressemblait à une tentative d'imposer une nouvelle sentence,
plus sévère que celle imposée
par la parodie de tribunal militaire américain.
Le gouvernement fédéral a
immédiatement demandé une injonction visant à
empêcher le transfert de Khadr dans un établissement
provincial jusqu'à ce que l'appel sur ce jugement soit entendu
par la Cour suprême du Canada. L'avocat Nathan Whitling a
expliqué que le jugement signifiait que maintenant Khadr pouvait
demander à un juge d'un
tribunal pour adolescents d'ordonner sa libération de prison
pour purger le reste de sa peine dans la collectivité,
plutôt que de comparaître devant la commission des
libérations conditionnelles. Une requête sera
bientôt présentée à un juge du tribunal pour
adolescents, c'est pourquoi Khadr a accepté de demeurer à
l'établissement fédéral à
sécurité
moyenne Bowden où il a été transféré
du Centre de détention à sécurité maximale
d'Edmonton pour attendre le jugement sur sa demande de
libération conditionnelle.
La Cour d'appel de l'Alberta a conclu que Khadr n'aurait
pas dû être placé dans une prison
fédérale et a fermement réprimandé le
gouvernement Harper: « Alors que cela n'est pas explicitement
déclaré, il apparaît que dans ce contexte la
position du Procureur général du Canada (PGC) sur le
présent pourvoi est qu'une peine cumulative de huit
ans pour les cinq infractions auxquelles Khadr a plaidé coupable
n'est pas suffisamment longue pour tenir compte de la gravité
des infractions ». En d'autres termes, le gouvernement Harper
veut imposer sa propre peine plus longue, malgré le fait qu'il
ait accepté le transfert. Selon la LTID, comme la cour l'a
clairement indiqué, le Canada ne peut
rallonger une peine donnée par une puissance
étrangère, mais seulement la réduire si la peine
ne respecte pas le droit canadien--par exemple, si un jeune
délinquant a été condamné à une
peine plus longue que permise par la loi canadienne. La cour a
également indiqué que le gouvernement Harper est en
danger de s'enfoncer dans la mince couche
de glace sur laquelle il se trouve s'il continue d'essayer de se
soustraire à ses obligations légales :
« De plus, si le Procureur général
du Canada veut contester la substance de la peine infligée par
l'Autorité convocatrice, cela ouvrirait alors la
possibilité de Khadr de contester le verdict sur le fond. Son
avocat pourrait bien faire valoir que Khadr a conclu une entente. En
échange d'une peine de pas plus de huit ans pour toutes les cinq
infractions, Khadr a décidé de plaider coupable et de
renoncer à ses droits, y compris le droit de contester
l'admissibilité de certains éléments de preuve
contre lui. Et si le PGA était en mesure de traiter la sentence
acceptée dans l'entente de plaidoyer comme cinq peines
concurrentes de huit ans, alors l'avocat de Khadr pourrait demander que
le
plaidoyer de culpabilité soit déclaré nul sur la
base non seulement que l'entente sur le plaidoyer a été
transgressée mais aussi que la preuve contre Khadr aurait
été exclue par un tribunal canadien. Le processus
juridique en vertu duquel Khadr a été détenu et la
preuve obtenue de lui auraient été jugés comme une
violation de la Charte et du droit
international relatif aux droits de l'homme : Khadr I,
précité par 3, 6, 22-27 ; Khadr II, précité
par 16-18, 24-26.
« Pour prendre un autre exemple, une des
infractions dont Khadr a été accusé en 2007 et
pour laquelle il a plaidé coupable, celle d'avoir apporter un
soutien matériel au terrorisme, n'est pas un crime en vertu du
droit international de la guerre :Hamdan v United States, 696 F3d
1238, 1248-1252 (DC Cir 2012) [Hamdan II]. Bien
que ce soit maintenant un crime en vertu de la MCA [Loi sur les
Commissions militaires], les détenus de Guantanamo dont la date
de l'infraction, comme de Khadr, remonte à avant 2006 ont vu
leur condamnation annulée au motif que ce n'est qu'avec la MCA
2006 que cette infraction est devenue un crime et que la MCA ne
s'applique pas
rétroactivement aux États-Unis : Hamdan II
précité. »[2]
Cet avertissement de la cour n'a pas été
entendu par la dictature Harper. En annonçant que le
gouvernement demanderait une injonction et ferait appel de la
décision de la cour, le ministre de la Sécurité
publique, Steven Blaney, a déclaré: « C'est
pourquoi le gouvernement du Canada interjettera appel de cette
décision et cherche à obtenir un
sursis d'exécution, pour veiller à ce qu'il reste dans
une prison fédérale — là où il doit
être. Nous considérons qu'une peine spécifique pour
adolescents ne convient pas dans le cas de quelqu'un qu'on voit sur
vidéo en train de fabriquer le même genre de dispositifs
explosifs de circonstance que ceux qui ont tué bon nombre des
158 membres des
Forces armées canadiennes qui sont morts en Afghanistan. »
Cette déclaration ne fait que confirmer ce que la
cour indiquait: le gouvernement tente de rallonger la sentence.
Omar Khadr est emprisonné depuis sa capture
à l'âge de 15 en Afghanistan le 27 juillet 2002. Omar
Khadr est le seul prisonnier des États-Unis à avoir
été jugé pour meurtre d'un soldat américain
mort dans les guerres d'agression illégales des
États-Unis contre les peuples d'Afghanistan et d'Irak. Omar
Khadr est également le premier mineur à
avoir été poursuivi pour crimes de guerre dans l'histoire
moderne en violation de nombreuses conventions et principes
internationaux qui offrent aux enfants une protection spéciale
et une obligation de réhabilitation et de
réintégration dans la société des enfants
soldats, pas un châtiment.
Le gouvernement Harper n'a pas encore pris une seule
mesure pour rémédier à la violation des droits de
Khadr, qui a été confirmée par la Cour
suprême du Canada. Au lieu de cela, il s'engage dans une voie
irresponsable au mépris de la primauté du droit,
notamment des traités internationaux protégeant les
enfants soldats que le Canada a
signés. C'est un exemple parfait de la façon dont la
dictature Harper invoque la menace du terrorisme pour masquer ses
violations des droits des Canadiens et son mépris pour la
primauté du droit, tant au pays qu'à l'étranger.
Le gouvernement Harper
cherche non seulement à retarder la libération d'Omar
Khadr aussi longtemps que possible, mais aussi utilise ce cas pour
dénigrer le système de justice afin de camoufler sa
propre dictature et l'utilisation du privilège pour agir dans
l'impunité. La cour a reconnu le bien-fondé d'une loi
adoptée par le Parlement. La
logique perverse des harpériens est que toute remise en cause de
ses décisions arbitraires et illégales signifie que les
tribunaux outrepassent leurs pouvoirs et s'ingèrent dans les
compétences du Parlement. Les harpériens veulent à
tout prix redéfinir la démocratie et imposer un
état permanent d'exception; ils veulent inculquer l'idée
que la loi est ce
que le gouvernement Harper déclare qu'elle est.
Ce spectacle de la dictature de Harper mettant tout en
oeuvre pour aggraver la peine imposée par une parodie de
tribunal en violation du droit international et de la jusrisprudence
concernant les enfants soldats et au mépris total de toute
application régulière de la loi, est une preuve de
l'extrémisme de la dictature de Harper et de la
nécessité
urgente de défaire Harper.
Notes
1. Canderel Ltd. v. Canada, Supreme Court of
Canada judgement.
2. Khadr v Edmonton Institution, 2014 .

Journées pancanadiennes d'action
du 24 au 26 octobre
Non à la participation du Canada aux guerres
de terreur des États- Unis!
Non à la criminalisation de la dissidence!
Pendant la fin de semaine du 24 au 26 octobre se sont
tenus des
rassemblements, des manifestations et des lignes de piquetage et
d'autres actions antiguerre
partout au Canada. Il y en a eu entre autres à Charlottetown,
Halifax,
Montréal, Ottawa, Toronto, London, Windsor, Winnipeg, Edmonton,
Calgary, Vancouver
et dans la vallée de Comox. Les participants y ont pris
fermement
position contre les guerres d'agression, d'occupation et de changements
de régime menées
par les États-Unis et contre la participation du Canada à
ces guerres,
en particulier la campagne de bombardements par les États-Unis
qui est
en cours en Irak
et en Syrie.
Ces journées d'actions se sont tenues dans le
contexte des
événements tragiques qui se sont produits plus tôt
dans la semaine à
Saint-Jean-sur-Richelieu
et à Ottawa et qui sont utilisés par le gouvernement
Harper pour
déclarer que le Canada est sous la menace imminente de l'EIIL et
qu'il
faut combattre l'État
islamique non seulement à l'étranger mais en sol canadien
également.
Les participants ont fermement rejeté l'utilisation de ces
tragédies à
des fins intéressées,
dont la criminalisation de l'opposition du peuple canadien à
l'ordre du
jour de guerre de Harper, et ils ont appelé le peuple à
s'organiser
pour établir un
gouvernement antiguerre.
LML réaffirme que tous ont besoin de
continuer d'organiser des
actions semblables pour garder leur orientation et créer une
atmosphère
de calme
pour eux-mêmes et les autres qui facilite la discussion
rationnelle des
événements qui se produisent. Il y a beaucoup de
désinformation et de
pression qui est
faite sur le peuple pour le faire sauter à des conclusions non
fondées
qui sont en appui à un ordre du jour de guerre et de violation
des
droits qui ne sert pas
ses intérêts. La question à savoir qui ou qu'est-ce
qui est la source
de la violence et de l'insécurité dans la
société et dans le monde en
ce moment est une
question sérieuse qui demande une enquête et une
délibération sérieuse.
Donner des réponses sérieuses à ces questions dans
le contexte de la
défense des droits
de tous permettra de s'opposer à la désinformation
intéressée que fait
la dictature Harper et va aider au travail de bâtir un
gouvernement
antiguerre.
Charlottetown
Montréal

Une vigoureuse manifestation s'est tenue à
Montréal le 26 octobre.
Des gens de tous milieux y ont participé aux côtés
de plusieurs organisations comme Femmes de diverses origines, Artistes
pour la paix, l'Alliance internationale des femmes, Voix juives
indépendantes, le Parti
Vert, le Parti marxiste-léniniste du Québec avec sa
bannière « Luttons
pour un gouvernement antiguerre! ».
Les activistes du PMLQ ont distribué une
déclaration appelant tout
le monde à ne pas permettre que les tragédies de
Saint-Jean-
sur-Richelieu et d'Ottawa
soient utilisées pour valider la dictature Harper et ses plans
de
guerre. Plusieurs personnes ont dit être venues à la
manifestation
précisément pour rejeter
l'utilisation de ces tragédies pour justifier la participation
du
Canada à l'agression et la guerre menée par les
États-Unis.
La manifestation s'est terminée devant les
bureaux du gouvernement
fédéral où tous les orateurs ont
dénoncé la participation du Canada, de
l'Angleterre,
de l'Australie et d'autres pays à l'agression américaine.
Après la manifestation, les gens sont
restés un bon moment pour
discuter de comment faire face à cette situation difficile
à laquelle
le peuple fait face avec
le gouvernement Couillard au Québec et Harper au Canada.
La manifestation d'Ottawa le 25 octobre a
condamné l'utilisation
cynique par le gouvernement du meurtre du soldat au
Monument commémoratif de guerre le 22 octobre pour faire avancer
son
programme de guerre, de racisme et de suppression des droits. Les
participants ont
utilisé l'occasion pour déclarer que le terrorisme
d'État ne peut
jamais être une solution à quelque problème que ce
soit, que notre
sécurité est dans notre lutte
pour les droits de tous et pour affirmer la nécessité de
lutter pour un
gouvernement antiguerre.
Parmi les orateurs on comptait Abdourahman Kahin de
Présence
musulmane, l'activiste autochtone et environnementaliste Ben Powless,
le syndicaliste
Hassan Husseini et Anne-Marie Roy la présidente de la
Fédération des
étudiants de l'Université d'Ottawa. Tous ont
rejeté avec mépris les
efforts soutenus du
gouvernement Harper pour criminaliser la dissidence, démoniser
ceux
qu'il considère des « ennemis », impliquer le Canada
dans les guerres
d'agression menées
par les États-Unis et imposer son ordre du jour
néolibéral antisocial.
Un rassemblement militant s'est tenu le 25 octobre
devant le
consulat des États-Unis au centre-ville de Toronto. Les
participants comprenaient des membres d'organisations antiguerre et de
droits civils, des travailleurs, des étudiants, des gens de
minorités
nationales et des
groupes religieux. Un contingent d'activistes du Parti communiste du
Canada (marxiste-léniniste) y a aussi participé avec une
bannière qui
disait audacieusement
que « Le Canada a besoin d'un gouvernement antiguerre! »
La journée d'action s'est tenue juste 3 jours
après le meurtre d'un
soldat à Ottawa et tous les orateurs se sont opposés
à la façon dont le
gouvernement Harper
exploite des événements aussi tragiques pour promouvoir
son ordre du
jour de guerre et acccroître la criminalisation de la dissidence.
Ils
ont dit qu'ils ne
laisseront pas Harper les dissuader de parler haut et fort et de
mobiliser le peuple contre la guerre. Ils ont dénoncé
fermement les
guerres d'agression,
d'occupation et de changement de régime que mènent les
États-Unis et la
participation du Canada dans ces guerres et affirmé l'urgence de
fournir des solutions
pacifiques aux problèmes entre et au sein des nations.
Un autre point qui a été fait est que le
terrorisme de l'EILL ne
peut pas être vaincu par le terrorisme d'état. Il a
été fait de façon
particulièrement poignante
par une représentante d'une organisation de femmes syriennes qui
a
déploré le meurtre récent de 2 soldats canadiens
et les pertes qu'ont
subies des milliers de
familles syriennes à cause de la violence qui a
été déclenchée par les
États-Unis et leurs alliés.
Le 24 octobre, les gens de Windsor ont tenu un
rassemblement et une
marche pleins de vigueur au centre-ville pendant
laquelle de nombreuses copies d'un tract ont été
distribuées aux
passants qui expliquait le but de l'action et les appelait à
s'opposer
à l'ordre du jour guerrier
de Harper.
S'adressant aux gens présents, la dirigeante de
la Coalition pour la
paix de Windsor, Margaret Villamizar, a déclaré avec
force que le
gouvernement de guerre
de Harper ne parle pas au nom des Canadiens. Elle a dit que la
Coalition a été mise sur pied lors de la guerre en Irak
en 2003 et qu'à
ce moment-là la Coalition
avait dit que la guerre ne mènerait qu'à plus
d'insécurité, de désordre
et de terrorisme. Malheureusement, a-t-elle dit, la prédiction
s'est
réalisée, et cela démontre
à quel point c'est important de trouver les moyens de priver le
gouvernement Harper de son pouvoir de nous impliquer dans ces
activités
de destruction pour
que la situation ne se détériore pas davantage.
D'autres orateurs ont dénoncé l'hypocrisie
du gouvernement Harper
sur la question du terrorisme, lui qui oppose le terrorisme au Canada
mais appuie
totalement le terrorisme commis par les États-Unis contre
d'autres
pays. L''opposition au terrorisme d'État est une condition
nécessaire à
la paix et la sécurité
à l'échelle internationale, a-t-
on fait remarquer. De nombreux passants, surtout des
jeunes, se sont
arrêtés pour écouter les interventions et ont
remercié la Coalition de
prendre cette
position à la lumière des événements
récents.
Après les prises de parole les participants ont
marché dans le
centre-ville, scandant « Harper, hors de l'Irak! » et
« Assez, les
guerres de terreur! ».
À la fin de la marche, la police a fait de
l'intimidation en se
mettant à questionner des participants. Il ne faisait pas de
doute pour
les participants que le
caractère sans loi et la désinformation
intéressée du gouvernement
Harper créent les conditions pour que la police et les forces de
sécurité commettent de tels
gestes avec impunité par lesquels ceux qui refusent de se plier
et de
demeurer passifs ou d'appuyer l'ordre du jour antisocial et de guerre
sont considérés comme
un problème pour la loi et l'ordre.
A Courtenay, le Groupe pour la paix de la vallée
de Comox a organisé
une manifestation à midi le
25 octobre à l'intersection la plus achalandée de la
ville. Son tract
émis pour l'occasion disait: « Le gouvernement Harper est
déjà en train
d'utiliser les
événements des derniers jours pour tenter de justifier la
participation
de son gouvernement dans les bombardements de l'Irak et de la Syrie et
pour aller encore
plus loin dans ses attaques contre les droits des Canadiens au pays...
Notre sécurité n'est pas dans l'ingérence toujours
plus grande dans les
affaires d'autres pays
et dans l'agression militaire. Notre sécurité est dans la
défense des
droits de tous et notamment des droits souverains de toutes les nations
et elle est aussi dans
la condamnation de l'usage de la force pou régler les conflits
entre
nations. »
Les gens ont discuté avec passion de l'importance
que les Canadiens
ne soient pas passifs face aux attaques du gouvernement Harper, autant
l'agression des
États-Unis au service de leur course à la domination et
au contrôle au
Moyen-Orient que l'escalade des attaques contre les droits de tous les
Canadiens.
De nombreux automobilistes ont appuyé l'action
d'un geste de la main ou en klaxonnant.

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