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Numéro 131 - 17
octobre 2014
Élections partielles en
Alberta
Une nouvelle direction pour
l'économie
- un enjeu électoral!
Élections
partielles
en
Alberta
• Une nouvelle direction pour l'économie
- un enjeu électoral! - Peggy Morton
• Arrêtez de payer les riches! Augmentez
les investissements dans les programmes sociaux!
• La Fédération des travailleurs
de l'Alberta publie une étude sur la valorisation et le
raffinage du bitume en Alberta
Élections partielles en Alberta
Une nouvelle direction pour l'économie
- un enjeu électoral !
- Peggy Morton -
Quatre élections partielles auront lieu le 27
octobre, dans les circonscriptions de Calgary-Elbow, Calgary-Foothills,
Calgary-Ouest et Edmonton-Whitemud. Le premier ministre non élu
Jim Prentice, le ministre de la Santé, Stephen Mandel, le
ministre de l'Éducation Gordon Dirks cherchent tous un
siège à l'Assemblée législative. Les
élections
sont censées donner une légitimité à la
prise de contrôle direct du gouvernement de l'Alberta par les
monopoles de l'énergie les plus puissants fusionnés aux
banques ainsi qu'au programme gouvernemental d'austérité
et de vente à rabais des ressources qui appartiennent aux
Premières Nations, aux Albertains et aux Canadiens.
Le peuple peut dire non au programme
antitravailleur, antisocial, anti-immigrant des riches en ne
ménageant aucun effort pour vaincre les candidats du Parti
conservateur tout en maintenant le parti Wildrose à
l'écart ! Les élections sont aussi l'occasion pour
l'Opposition ouvrière de mettre de l'avant sa propre politique
indépendante
et pour discuter d'une nouvelle direction pour l'économie
centrée sur l'humain. De cette façon, la classe
ouvrière joue son rôle de premier plan dans
l'établissement de l'ordre du jour et de fournir une vision pour
une direction qui favorise ses intérêts:
l'édification nationale et non pas la destruction nationale, la
voie vers l'avant pour la société et
l'humanisation de l'environnement social et naturel.
La direction actuelle de l'économie comprend le
droit de monopole d'extraire et expédier les matières
premières, un programme de bas salaires en utilisant des
trafiquants de travailleurs locaux et internationaux, et un
régime de redevances pour payer les riches. Cette direction
conduit à l'insécurité, aux demandes
d'austérité et une négation des
droits que toute personne possède du fait d'être humain.
Une nouvelle direction pour l'économie est nécessaire, ce
qui inclut la défense des droits des Albertains, des
Premières Nations et de la classe ouvrière. Une nouvelle
direction arrêterait de payer les riches et augmenterait les
investissements dans les programmes sociaux. Elle exercerait un
contrôle public sur les décisions relatives à la
mise en valeur et au raffinage des hydrocarbures.
Les Albertains et les Canadiens ne devraient pas
être les otages des intérêts étroits des
monopoles privés et de leur cupidité
débridée. Une nouvelle direction pour l'économie
inclurait une société d'État favorisant la mise en
valeur, le raffinage et une industrie pétrochimique à
valeur ajoutée et/ou que les monopoles du pétrole soient
forcés de
mettre en valeur le bitume plutôt que de l'extraire et
l'expédier à l'état brut par pipeline.
Les Albertains font consensus que le régime
actuel de redevances ne sert pas l'intérêt public. Les
monopoles énergétiques récoltent les
bénéfices pendant que les Albertains se font dire qu'ils
doivent accepter des réductions aux soins de santé,
à l'éducation et aux autres services sociaux qui leur
reviennent de droit. Une nouvelle direction pour
l'économie exigerait de remplacer le régime actuel de
redevances qui favorise les intérêts de monopole par une
réclamation publique directe sur la valeur que les travailleurs
des ressources produisent afin de servir le bien-être et
l'intérêt public.
Le gouvernement Prentice affirme ouvertement que sa
mission principale est de transporter le pétrole vers les
marchés et faire en sorte que les monopoles de l'énergie
et les autres monopoles peuvent s'enrichir. Pendant ce temps, le
gouvernement annonce que les écoles n'auront même plus des
aires de jeux et que les nouvelles communautés à
qui on a promis de nouvelles écoles recevront à la place
des roulottes préfabriquées. Le gouvernement agit comme
si les hôpitaux et les autres besoins essentiels en soins de
santé pour une population albertaine en pleine croissance rapide
sont des exigences extrémistes de ceux qui refusent d'accepter
l'austérité.
Grâce à leur dur labeur, leurs
compétences et leurs connaissances les travailleurs
créent la richesse que les propriétaires du capital
exproprient. Les travailleurs de l'industrie pétrolière,
gazière et de la construction ont droit à des endroits de
travail sécuritaires, à des salaires, avantages sociaux
et conditions de travail qui sont à la hauteur du
travail qu'ils accomplissent. Ils ont droit à des conditions de
vie modernes, cultivées. Ils ont le droit d'exiger qu'à
tout le moins lorsque nos ressources sont exploitées, les
projets doivent être conçus de telle sorte que les
travailleurs aient un moyen de subsistance assuré, une
économie locale stable alimentée par la valeur de
l'industrie des
ressources, et des communautés où on peut y vivre et
élever une famille sans que les travailleurs ne fassent les
frais des aléas de l'économie.
Un aspect de cette planification doit être de
traiter consciemment du prix du pétrole. Une solution aux
fluctuations erratiques du prix du pétrole, qui provoquent un
cycle d'expansion et de récession qui engendrent
l'instabilité et la misère, serait un contrôle
public du secteur de l'énergie en gros. Selon un tel
arrangement, le gouvernement
paierait aux monopoles un prix contractuel prévu pour le
pétrole, le tout basé sur un taux moyen de profit, et
commercialiserait le pétrole à un prix qui sert
l'intérêt public.
Les riches bloquent tout développement
multilatéral et socialement responsable de nos ressources. Ils
ont pris le contrôle direct de l'État pour promouvoir leur
développement irresponsable ainsi que leur poursuite de l'argent
facile et du gros butin. Il existe un besoin urgent d'un contrôle
public sur l'exploitation des hydrocarbures et des autres
ressources naturelles. Le contrôle public est nécessaire
pour maintenir et accroître les investissements dans les
programmes sociaux, respecter les droits des Premières Nations,
fournir aux travailleurs du pétrole et leurs familles des
conditions de vie et de travail humaines et modernes, y compris des
communautés stables avec un secteur
manufacturier solide, et permettre le déploiement d'efforts
massifs pour renverser la détérioration de
l'environnement.
En résumé: les cartels du pétrole
et du gaz font des profits obscènes, volant le trésor
public et bénéficiant d'une multitude de combines pour
payer les riches, alors que le peuple se fait dire qu'il n'y a aucune
alternative à l'austérité. Une
société d'État créée pour mettre en
valeur le bitume, raffiner le pétrole synthétique et
développer un secteur
de la pétrochimie dynamique comme base pour la production
manufacturière est une alternative à payer les riches et
expédier à l'état brut les ressources naturelles.
Établir un contrôle public sur le commerce en gros des
ressources énergétiques permettrait d'assurer la
viabilité de l'industrie et une opinion publique consciente des
prix. Remplacer le
régime actuel de redevances par une réclamation publique
directe sur la valeur de l'énergie permettrait de canaliser une
valeur inestimable vers la production manufacturière locale et
vers l'augmentation des investissements dans les programmes sociaux et
les services publics.
Il existe une alternative ! Les travailleurs peuvent y
réfléchir eux-mêmes sur la base de ce qui va servir
leurs intérêts. Nous devons rejeter avec mépris les
cris et plaintes des riches et de leurs représentants des partis
conservateurs et Wildrose.
Mettons de l'avant notre propre projet
indépendant d'édification nationale de la classe
ouvrière, de direction pour l'économie, de solutions et
de représentants. Cela peut être fait !

Arrêtez de payer les riches! Augmentez les
investissements dans les programmes sociaux!
Comment la classe ouvrière devrait-elle
répondre au refus des monopoles de l'énergie d'agir dans
l'intérêt public et l'intérêt
général de la société? Une étude
récente publiée par la Fédération du
travail de l'Alberta (AFL) montre que les gouvernements
fédéral et de l'Alberta ont payé les monopoles de
l'énergie et de la construction de plusieurs
façons pour augmenter le profit privé des sables
bitumineux. La tendance a été d'augmenter les subventions
et les aides financières aux riches. Cela inclut les subventions
directes et les incitatifs fiscaux sur l'investissement, la recherche
et le développement, ainsi que les réductions de
redevances et aides financières au nom de la réduction
des gaz à
effet de serre et de la pollution.
On peut ajouter à cette liste l'éducation
publique des travailleurs qu'ils emploient, les employés de
métiers, les techniciens, ingénieurs et autres qui
produisent la valeur à partir des ressources d'énergie du
peuple qui, avec les soins de santé et autres programmes sociaux
, font partie de la valeur sociale humaine transférée.
Importantes également
sont les infrastructures matérielles publiques des routes,
ponts, etc., la valeur sociale matérielle
transférée qui s'appuie sur l'injection d'énormes
investissements en revenus publics ou en dettes. Les monopoles de
l'énergie ne pourraient fonctionner une journée sans la
valeur sociale humaine et matérielle transférée
pour laquelle ils ne paient pas.
L'étude de l'AFL fournit des exemples de
nombreuses manigances pour payer les riches ou « incitatifs
» qui ont remis des dizaines de millions aux seuls monopoles du
pétrole. Ceux-ci incluent les technologies innovatrices
d'extraction in situ par le Bureau de recherche et de technologie des
sables bitumineux de l'Alberta, une société
d'État, et
d'autres organismes de recherche et développement
financés par l'État.[1] On estime que les incitatifs,
incluant l'incitatif fiscal de l'allocation du coût en capital,
constituent une perte de 2 milliards $ par année de redevances.
Le régime de redevances générique
d'un pour cent introduit en 1997 a réduit les paiements de
redevances d'un autre 20 à 30 % par rapport au régime de
redevances précédent. Par conséquent, bien que la
production des sables bitumineux ait augmenté de 133 % de 1995
à 2004, les redevances gouvernementales ont diminué de 30
%.
Si la valeur
générée par la
transformation des ressources par le peuple en produits utilisables
était sous le contrôle d'une autorité publique,
cette valeur pourrait être réinvestie dans le
développement responsable des ressources du peuple et
l'économie locale sans que le capital privé soit
nécessaire. La valeur sous le contrôle du peuple serait
aussi
utilisée pour l'échange et la réalisation de
l'énorme valeur sociale humaine et matérielle
transférée que l'État fournit gratuitement
à l'heure actuelle au secteur privé de l'énergie.
De plus, la valeur ajoutée de la production de l'énergie
serait disponible pour qu'on augmente les investissements dans les
programmes sociaux. Avec la production
industrielle moderne, la classe ouvrière n'a pas besoin des
monopoles pour fournir des capitaux au développement
économique et social.
Non seulement les monopoles saisissent-ils la valeur
créée par le dur labeur des travailleurs du
pétrole et la construction qui transforme les ressources de la
Terre Mère mais ils pillent le trésor public et
l'État leur fournit l'infrastructure nécessaire, les
travailleurs éduqués et beaucoup plus encore.
Le programme prosocial d'Arrêter de payer les
riches et d'augmenter les investissements dans les programmes sociaux
canaliserait le financement dans des entreprises publiques et romprait
avec le contrôle étouffant des cartels pétroliers
et de leur demande incessante d'avoir toujours plus au détriment
du bien-être de la classe ouvrière, du
peuple et de l'environnement. Au lieu de donner plus fonds public aux
riches, on pourrait établir des sociétés
d'État pour extraire, valoriser et raffiner le bitume et
développer une industrie pétrochimique. L'État
pourrait étendre la propriété et le contrôle
publics des ressources naturelles et faire de même en ce qui
concerne leur développement. Il
pourrait aussi établir une autorité qui
contrôlerait le marché de gros des produits
énergétiques, y compris les prix.
En défendant le point de vue que
l'économie doit être organisée pour satisfaire aux
besoins du peuple et en s'opposant à la conception
erronée qu'une économie basée sur le droit de
monopole va produire des retombées bénéfiques, les
travailleurs et leurs organisations peuvent se mettre en position de
produire de nouveaux arrangements qui
ouvriront la voie au progrès de la société.
Note
1. L'exploration à ciel ouvert n'est
faisable que pour les dépôts peu profonds de sable
bitumineux qui se trouvent au nord de Fort McMurray. Plus de 80 % du
sable bitumineux de l'Alberta est trop profond pour l'exploration
minière et requiert des techniques d'extraction in situ («
sur place » en latin).

La Fédération des travailleurs de
l'Alberta publie
une étude sur la valorisation et le raffinage
du bitume en Alberta
La Fédération des
travailleurs de
l'Alberta (AFL) vient de publier un rapport sur l'industrie des sables
bitumineux qui contient beaucoup de faits en appui à la
valorisation et au raffinage du bitume qui pourrait être fait en
Alberta.
Jusqu'à présent, les grands projets
d'exploration à ciel ouvert comprenaient également des
entreprises de valorisation qui transformaient le bitume en
pétrole brut synthétique. Le projet de Kearl Lake
d'Imperial Oil a été le premier projet majeur
d'extraction de sables bitumineux qui ne comprenait pas de
valorisation. Tout indique qu'à l'heure
actuelle l'option préférée des monopoles qui
contrôlent la production des sables bitumineux est de ne pas
faire de valorisation.
L'extraction des sables bitumineux est maintenant faite
à près de 50% par de l'extraction in situ (l'extraction
faite en forant des puits) et les opérations in situ ne font pas
de valorisation. Selon le gouvernement albertain, le pourcentage de
bitume qui est valorisé au Canada va descendre de son niveau
actuel de 55% à 26% d'ici 2025. L'étude
mentionne que cela fait maintenant plus de 50 ans qu'aucune raffinerie
de pétrole n'a été construite en Alberta.
Le rapport mentionne que le gouvernement de l'Alberta a
commandé une étude en 2006 en vue d'établir des
complexes pétrochimiques intégrés d'extraction, de
valorisation et de raffinage mais le gouvernement n'a rien fait pour
donner suite à cette étude. Au lieu de cela, les
gouvernements fédéral et de la province ont
déclaré que l'exportation
de bitume brut vers la Côte du Golfe des États-Unis et
l'Asie est un « impératif national ».
Le rapport de l'AFL mentionne que l'économie de
l'Alberta est extrêmement dépendante de l'extraction et de
l'exportation des ressources comme les sables bitumineux. Cela explique
selon le rapport que l'impact de la récente crise
financière ait été plus fort en Alberta que dans
le reste du pays. Le rapport est d'avis que les bénéfices
associés
aux réserves de pétrole albertain doivent être
réalisés dans la province au lieu d'être
exportés.
Ce rapport commandé par l'AFL confirme la
position des travailleurs à l'effet que faire de la valorisation
et du raffinage en Alberta serait bénéfique aux
travailleurs et à la société. Cela serait une
source d'emplois directs permanents et ouvrirait la porte à
l'édification d'une industrie pétrochimique et
manufacturière connexe au Canada. Faire de
la valorisation et du raffinage dans la province permettrait aussi au
gouvernement de hausser ses réclamations à la valeur
produite et faire les investissements si nécessaires dans les
programmes sociaux, la santé et l'éducation.
Les auteurs du rapport montrent aussi que les monopoles
de l'énergie font des profits dans la valorisation et le
raffinage. Cependant, les monopoles de l'énergie cherchent
à faire des coups de fortune et essaient de se saisir de la plus
grande quantité de valeur possible dans le plus bref laps de
temps possible. Suite à la crise de 2008, 6 projets
d'usine de valorisation ont été abandonnés et on
leur a préféré l'exportation du bitume brut et sa
transformation aux États-Unis et en Asie. On voit que les
intérêts privés étroits sont en
contradiction avec les intérêts des travailleurs et de la
société. Le zèle et la ferveur que les
gouvernements Harper et de l'Alberta ont démontrés
à défendre les
intérêts des monopoles montre jusqu'à quel point
les intérêts privés ont été
politisés et l'intérêt public
dépolitisé.
L'étude explique que jusqu'à maintenant
les taux de rendement dans le raffinage ont été
très bas ce qui explique la décision d'annuler les
projets de transformation du bitume. La situation cependant pourrait
changer, poursuit le rapport, à cause de l'émergence de
l'extraction du pétrole de schiste aux États-Unis qui a
créé un fort surplus de
pétrole brut qui selon les lois américaines ne peut pas
être exporté. Les prix du brut aux États- Unis sont
tombés et dans ce contexte les profits du raffinage ont
augmenté.
Autrement dit, les Albertains sont soumis aux
considérations étroites des détenteurs du capital
en quête de coups de fortune rapide. Les convulsions
énormes des prix du pétrole sont la norme dans
l'économie capitaliste. Elles font partie des dommages que
causent à l'économie socialisée les
spéculateurs qui ne sont pas directement impliqués
dans la production et déplacent le capital partout dans le
monde. Ils achètent et vendent ce capital fictif qui est
soutiré plusieurs fois aux travailleurs et au capital
impliqué dans la production et la distribution. C'est un capital
essentiellement impliqué dans les dérivés
(dérivés de quelque chose d'autre), un mot
sophistiqué pour décrire ce capital fictif
qui spécule sur les prix d'à peu près tous les
biens y compris le pétrole. Ils ont le pouvoir et les moyens de
manipuler les prix vers le haut ou le bas selon ce qui sert leurs
intérêts privés étroits, ce qui endommage
l'économie socialisée et devient un facteur des crises
économiques locales et mondiales.
Il nous faut une nouvelle direction de l'économie
où la prise de décision et le contrôle sont publics
et non privés et où l'objectif est le
développement responsable de l'économie
socialisée, la protection de la Terre Mère et le
bien-être des travailleurs qui créent la richesse et
l'intérêt général de la
société.
Note
Selon l'étude, en 2012, il y avait 23 000 emplois
dans l'extraction directe des sables bitumineux en Alberta. Quarante
pour cent de ces emplois étaient dans l'exploitation
minière, un autre 40% dans les opérations in situ et 20%
dans la valorisation. Si tout le bitume extrait en Alberta y
était valorisé, cela créerait 4600
emplois permanents de plus dans la valorisation.
En plus, les fermetures temporaires pour entretien
régulier ou majeur (moins fréquent) impliquent des
milliers de travailleurs des métiers spécialisés.
Par exemple, les opérations d'entretien à l'usine de
valorisation de Shell Scotford ont impliqué 2500 travailleurs de
métier et 1,5 million d'heures de travail pendant 2 mois. Ce
sont des milliers
d'emplois directs.
L'étude ne s'est pas penchée sur les
emplois indirects ou sur la possibilité de développer le
secteur manufacturier canadien par l'utilisation notamment de l'acier
canadien, y compris le secteur des pièces et de
l'équipement.

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