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Numéro 118 - 29
septembre 2014
Les enseignants de la
Colombie-Britannique
ratifient leur convention collective
Félicitations aux enseignants,
parents et étudiants
et à tous ceux qui défendent l'éducation publique
et les droits des enseignants
Les
enseignants
de la Colombie-Britannique ratifient leur convention
collective
• Félicitations aux enseignants, aux
parents, aux étudiants et à tous ceux qui
défendent l'éducation publique et les droits des
enseignants
• Qui décide des questions qui nous
concernent tous? - Barbara Biley
• Faits saillants de l'entente
Opposition à
l'offensive antisociale en Alberta
• Le programme du nouveau premier ministre est
d'écraser la résistance et imposer le diktat des
monopoles -Peggy Morton
Les enseignants de la
Colombie-Britannique
ratifient leur convention collective
Félicitations aux enseignants,
parents et étudiants
et à tous ceux qui défendent l'éducation publique
et les droits des enseignants
La grève des enseignants de la
Colombie-Britannique s'est terminée par un vote de 89 % en
faveur
de la recommandation des dirigeants de la Fédération des
enseignants de la Colombie-Britannique (FECB) d'accepter l'entente de
principe.
Les enseignants ont
déclenché la grève à la mi-juin et ont
poursuivi leur lutte au cours de l'été. Le gouvernement
libéral, qui avait arraché le contrôle des
négociations des mains de l'Association des employeurs des
écoles publiques de la Colombie-Britannique, s'est assuré
qu'il n'y aurait pas de négociations. En fait, le gouvernement
voulait
que la grève se poursuive jusqu'à la nouvelle
année scolaire en espérant pouvoir monter une opposition
publique aux enseignants. Pour y arriver, le gouvernement n'a pas
cessé de répéter son mantra à l'effet que
les revendications des enseignants étaient «
déraisonnables » et très différentes de
celles des autres syndicats du secteur public. Le
gouvernement a même tenté d'acheter les parents en leur
offrant 40 $ par jour pour chaque enfant de moins de 13 ans, une mesure
qui aurait commencé début septembre et se serait
poursuivie jusqu'à la fin de la grève.
Au grand dam du gouvernement, l'année scolaire a
débuté non par une révolte contre les enseignants,
mais par un mouvement provincial en appui à l'éducation
publique et au droit des enseignants de négocier leurs
conditions d'emploi y compris les conditions d'apprentissage des
élèves. Des gens issus de tous milieux, parents,
étudiants,
travailleurs d'autres secteurs de même qu'un grand nombre de
commissaires et d'administrateurs scolaires, ont participé au
mouvement de masse à la défense de l'éducation
publique et des droits des enseignants.
Les enseignants et leurs alliés ont
affirmé haut et fort leur défense de l'éducation
publique et ont pointé du doigt le gouvernement en l'accusant de
non seulement refuser de négocier avec les enseignants mais, ce
faisant, d'attaquer l'éducation publique et l'essence même
d'une société moderne. Les milliers de parents qui ont
signé des pétitions
et qui se sont exprimés sur les réseaux sociaux, les
millions de dollars en appui financier en provenance d'autres syndicats
ainsi que l'unité des syndicats du secteur public en appui aux
enseignants étaient des signes clairs à l'effet que le
plan des Clark, Fassbender et Cameron visant à isoler les
enseignants de la Colombie-Britannique avait
complètement échoué.
De plus en plus, cela devenait clair que le gouvernement
était engagé dans des actions de destruction nationale au
service des intérêts des riches aux dépens de la
société elle-même. Le BC Worker avait
écrit dans son numéro du 2 septembre : « La lutte
des enseignants de la Colombie-Britannique est un front important de la
résistance à la destruction néolibérale de
l'État-nation et à l'absorption totale du Canada dans le
giron de l'impérialisme anglo-étasunien. Afin de se
défendre et de défendre l'avenir de leurs enfants, la
classe ouvrière et tous ceux qui ont la Colombie-Britannique
à coeur doivent faire tout ce qu'ils peuvent pour empêcher
le gouvernement néolibéral
de sortir gagnant de sa lutte contre les enseignants et contre
l'éducation publique. »
Encore une fois, félicitations à tous ceux
qui ont participé à cette lutte de masse à la
défense de l'éducation publique et des droits des
enseignants. Il faut maintenant consolider cette lutte en organisant le
mouvement pour une nouvelle direction prosociale pour l'économie
et pour le renouveau démocratique. Tous ensemble, nous pouvons
battre
l'ordre du jour néolibéral et antisocial de
l'élite dominante. Joignez-vous au mouvement !

Qui décide des questions qui nous concernent
tous?
- Barbara Biley -
Les enseignants de la Colombie-Britannique, en insistant
sur leur droit de négocier la taille et la composition des
classes afin d'avoir leur mot à dire sur leurs conditions de
travail, ont considérablement élevé le niveau de
discussion parmi le corps politique sur quel genre de
société nous voulons. Une question qui se pose c'est si
les travailleurs
qui produisent la richesse et fournissent les services dont le peuple
et la société ont besoin doivent avoir leur mot à
dire et contrôler la direction de l'économie et le
fonctionnement de la société.
Les gouvernements se
considèrent les organisateurs politiques en tant que
porte-parole des riches et de leurs monopoles mondiaux. Ils
prétendent pouvoir tout décider et tout contrôler.
Le ministre de l'Éducation, Michael Fassbender, est un exemple
de représentant politique au service des riches qui se
prétend porte-parole de l'éducation et
grande autorité en la matière et celui qui a le dernier
mot sur comment le système doit fonctionner. Pendant ce temps,
les professionnels et les autres travailleurs en éducation sont
marginalisés de toute prise de décision et de tout
contrôle.
Selon cette vision rétrograde, les travailleurs
de l'éducation, des mines, de la foresterie, du secteur
manufacturier, de la santé, du gouvernement et des autres
services n'ont pas le droit d'avoir un mot à dire ou de
contrôler dans quel sens va leur travail. Aucun mot à dire
sur le développement des ressources, sur la livraison et
distribution des
services, les montants investis dans chaque secteur. On les
empêche de déterminer comment la valeur qu'ils produisent
devrait être utilisée pour garantir le bien-être et
les droits de tous, la vitalité et la direction de
l'économie, et les intérêts généraux
de la société.
Les enseignants, le gouvernement,
et la nécessité du renouveau démocratique
C'est précisément la question de qui
décide qui est au coeur du conflit entre les enseignants et le
gouvernement. Certains grands experts disent que le ce conflit remonte
à bien longtemps, avant même la venue des libéraux
au pouvoir en
Colombie-Britannique en 2001. Ils donnent l'explication facile que les
enseignants sont animés d'un fort sens du « droit
acquis » qui les pousse à toujours s'opposer au
gouvernement quel qu'il soit.
En examinant les négociations des enseignants au
fil des années, on se rend compte que dans les années 80
et 90, alors que l'offensive antisociale en était à ses
débuts, les gouvernements de tout le pays, libéraux,
conservateurs ou néodémocrates, ont commencé
à couper les investissements dans les programmes sociaux. Ils
ont passé la hache
dans les investissements dans l'éducation, les soins de
santé et dans les autres services.
Face à cet ordre du jour antisocial, les
enseignants de la Colombie-Britannique ont commencé à
reporter leurs demandes d'augmentation salariales en faveur de clauses
dans la convention collective sur la taille et la composition des
classes. Les enseignants de la Colombie-Britannique, loin d'être
motivés par un sens antisocial de « droits acquis »,
sont devenus un fer de lance contre l'offensive antisociale, tout comme
leurs homologues de partout au pays. Ils étaient et continuent
d'être aux premières lignes de la défense de
l'éducation publique et leur récente grève en est
un nouvel exemple.
L'entente de six ans que les enseignants ont
ratifiée montre une fois de plus qu'ils tiennent tête et
qu'en faisant cela ils contribuent à empêcher une
détérioration encore plus grande de l'éducation
publique. Pour le moment, le gouvernement s'est engagé à
financer ce qui a été négocié au lieu de
demander aux districts scolaires de le faire. Cette
entente ne force pas le gouvernement à restituer les centaines
de millions de dollars qui ont été volés au
secteur de l'éducation. Elle ne résout pas la question de
l'augmentation si nécessaire des investissements en
éducation. Cette lutte-là continue.
Un grand nombre d'enseignants ont dit que tous ceux qui
se sont joints à leur lutte vont continuer à
défendre l'éducation publique que ce soit dans la
bataille devant les tribunaux ou devant le tribunal de l'opinion
publique. En fin de compte, pour résoudre le problème de
l'augmentation des investissements en éducation de même
que des autres
programmes sociaux et services publiques, il faut tenir une discussion
publique sur un ordre du jour prosocial pour la Colombie-Britannique et
des nouveaux arrangements qu'il faut pour investir le peuple du
pouvoir. Il faut une vaste mobilisation autour d'un programme
prosocial. Dénoncer les politiques qui sont injustes, tenir
tête sont des choses
très importantes mais il faut trouver la façon de faire
avancer notre ordre du jour.
Pour affirmer le droit des enseignants et des autres
travailleurs de négocier leurs conditions de travail, le droit
à la santé, à l'éducation et à tous
les droits fondamentaux, il faut élaborer le programme prosocial
du renouvellement du processus politique afin de doter le peuple du
pouvoir. En faisant cela, on met à l'ordre du jour la question
du
renouveau démocratique et on coupe court à la
désinformation des médias et des gens comme le premier
ministre et le ministre de l'Éducation.
Les demandes prosociales développent la politique
indépendante de la classe ouvrière. On doit créer
les formes sociales nécessaires à la défense de ce
contenu nouveau, comme les comités de citoyens dans lesquels les
gens décident l'ordre du jour qui sert leurs
intérêts, font le travail en pratique et en prennent la
responsabilité. Il n'y pas de
place alors pour la corruption et des ordres du jour cachés et
de telles formes sociales sont nécessaires dans chaque endroit
de travail, quartier et institution d'éducation.
Les travailleurs de Colombie-Britannique sont
parfaitement capables de faire fonctionner une société
moderne. Le pouvoir politique doit être aux mains du peuple et
non d'intérêts privés sectaires. Le pouvoir
politique doit représenter tous les membres de la
société et non l'infime minorité qui utilise le
pouvoir pour violer les droits de tous et
servir ses intérêts privés étroits.
La lutte des enseignants de Colombie-Britannique pour
leurs droits et l'éducation publique nous appelle à
répondre à l'appel de note temps pour le renouveau
démocratique.

Faits saillants de l'entente
Le 18 septembre, 86 % des membres de la
Fédération des enseignants de la Colombie-Britannique
(BCTF) votant ont ratifié une entente de principe entre le
syndicat et l'Association des employeurs des écoles publiques de
la Colombie-Britannique.
L'entente fut conclue grâce à la
médiation. Lors de la médiation, la proposition E80 de
l'employeur fut éliminée. E80 exigeait le retrait de la
convention collective de toutes les clauses définissant la
taille et la composition des classes, indépendamment de ce que
les tribunaux décident.
Les principales caractéristiques de l'accord sont
les suivantes :
1. L'entente de six ans expire le 30 juin 2019
2. Augmentations salariales :
- 1er septembre 2014 : 2,0 %
- 1er janvier 2015 : 1,25 %
- 1er mai 2016 : dividende de la stabilité économique
(ESD), si applicable
- 1er juillet 2016 : 1,0 %
- 1er mai 2017 : ESD
- 1er juillet 2017 : 0,5 %
- 1er mai 2018 : 1,0 % plus ESD, si applicable
- 1er juillet 2018 : 0,5 %
- 1er mai 2019 : 1,0 % plus ESD, si applicable.
3. L'établissement d'un fonds de
l'éducation de 75 millions $ pour l'année scolaire
2014-2015 ; 80 millions $ par année pour les années
scolaires 2015 à 2018 et 85 millions $ pour l'année
scolaire 2018-2019. Le fonds est à attribuer par accord mutuel
dans différents districts entre le Directeur de district et le
président du syndicat local pour
des « employés supplémentaires de l'unité de
négociation », le directeur ayant le dernier mot s'il n'y
a pas d'entente.
4. En ce qui concerne les questions devant les
tribunaux, l'accord prévoit :
« Le Fonds de l'éducation ci-dessus est
soumis au jugement d'appel final sur l'appel de la décision 2014
de la juge Griffin. Si le jugement définitif affecte le contenu
de la convention collective en restaurant entièrement ou
partiellement le libellé de 2002, les parties rouvriront la
convention collective sur cette question et les parties
négocieront
à partir du libellé restauré. Les dispositions du
Fonds de l'éducation seront en vigueur jusqu'à ce qu'il y
ait accord sur la mise en œuvre et/ou la modification du libellé
restauré. »
5. Les griefs en suspens à la suite de
décisions antérieures de la juge Griffin de la Cour
suprême de Colombie-Britannique ont été
retirés par le syndicat en échange d'une augmentation du
temps de préparation pour les enseignants du primaire, la mise
en place d'un comité mixte chargé d'étudier la
question du temps de préparation pour les
enseignants du secondaire et des adultes et la mise en place d'un fonds
de 105 millions $ « pour les membres de l'unité de
négociation selon les principes fixés par le syndicat.
»

Opposition à l'offensive
antisociale en Alberta
Le programme du nouveau premier ministre
est d'écraser la résistance et imposer
le diktat des monopoles
-Peggy Morton-
Depuis qu'il a quitté le cabinet de Harper en
2011, Jim Prentice, le chef nouvellement nommé du Parti
conservateur de l'Alberta et premier ministre élu, a fait la
tournée du Canada en faisant des discours adressés
à l'élite politique et économique du pays. Il est
allé donner aux différents gouvernements leurs feuilles
de route sous le thème
récurrent de la nécessité de «
compléter le travail » pour construire les infrastructures
permettant d'accéder aux marchés du bitume à
l'aide des sables bitumineux de l'Alberta.
Prentice est allé d'un océan à
l'autre avec son message que la construction de l'infrastructure
nécessaire pour déplacer le pétrole et le gaz vers
la côte du Pacifique et l'Asie doit devenir une «
priorité nationale » pour le Canada. En particulier, il
souligne la nécessité d'une infrastructure pour
transporter le bitume dilué vers l'Asie. « Dans la
période après 2020, et sans doute après 2017, le
Canada devra accéder aux marchés asiatiques en croissance
pour soutenir l'augmentation de la production des sables bitumineux. La
quasi-totalité de la demande supplémentaire réside
dans les pays hors de l'OCDE, notamment en Asie », a
déclaré Prentice en janvier dernier, un point qu'il a
constamment martelé.[1]
Prentice affirme que sans les marchés en Asie, le
gouvernement canadien n'aura pas d'influence pour convaincre
l'administration américaine de garder ouvert les marchés
américains pour le bitume provenant des sables bitumineux. Il
plaide qu'il est très important de changer l'équation
actuelle avant 2017, quand un nouveau président des
États-Unis entrera en fonction. Les marchés vers l'Asie
sont importants en eux-mêmes, souligne-t-il, mais aussi une
monnaie d'échange nécessaire avec l'administration
américaine. La vieille équation établie sous Nixon
et qui a continué sous les régimes de George Bush
où le Canada est le fournisseur et les États-Unis un
marché fiable n'existe
plus dans les nouvelles conditions où les États-Unis sont
inondés de pétrole.
Dans les mois précédant la venue de
Prentice à la tête des conservateurs de l'Alberta et son
élection comme premier ministre de l'Alberta, il a
été recruté par Enbridge pour « mener des
efforts renouvelés afin de consulter et établir des
partenariats avec les Premières Nations et les
collectivités autochtones en Colombie-Britannique et en Alberta
». Son mandat lui a été donné en mars 2014
et devait durer environ huit mois. Il a été
écourté lorsque la première ministre Alison
Redford a démissionné et Prentice a annoncé qu'il
entrait dans la course pour la remplacer.
Le travail de Prentice pour le compte d'Enbridge devait
être d'évaluer la résistance des Premières
Nations en Colombie-Britannique et en Alberta au projet
d'oléoduc Northern Gateway et chercher des moyens de
l'éliminer. Il a assumé cette mission alors qu'il
était un haut dirigeant de la Banque CIBC.
En tant qu'ancien ministre des Affaires autochtones et
Développement du Nord canadien, Prentice est bien conscient que
le gouvernement fédéral a l'obligation constitutionnelle
de consulter et d'accommoder les Premières Nations. Celles-ci
ont le droit d'accepter ou de ne pas être d'accord avec le
passage d'un oléoduc sur leur territoire. Cette
obligation du gouvernement fédéral ne peut être
transférée à un monopole privé tel
qu'Enbridge, comme a fait le gouvernement Harper.
En abdiquant ses responsabilités
constitutionnelles, le gouvernement fédéral a mis de
côté l'autorité publique et a donné aux
monopoles privés comme Enbridge la tâche de
négocier avec les Premières Nations. Cela
révèle à quel point les gouvernements sont soumis
au diktat direct des monopoles les plus puissants et les
intérêts privés ont été
politisés. Prentice est un exemple montrant à quel point
la ligne séparant le « public » et le «
privé » a été effacée sous la
domination directe des monopoles. De hauts dirigeants passent sans
histoire d'un rôle « public » à un rôle
« privé », et vice-versa, toujours au service du
même maître.
Dans le communiqué de presse d'Enbridge, Prentice
dit: « Je le fais parce que je crois que les Premières
Nations doivent être des partenaires à part entière
dans le développement des ressources et elles doivent être
copropriétaires de projets comme le Northern Gateway. Ce projet
peut créer des emplois, des possibilités
économiques, le
développement communautaire et des possibilités
d'éducation pour les Canadiens issus des Premières
Nations. Cela peut être réalisé tout en
protégeant l'environnement et en respectant les priorités
environnementales des Premières Nations. J'ai dit à
plusieurs reprises que le projet Northern Gateway représente une
occasion à saisir pour les peuples
autochtones et le pays. »
Les dirigeants d'Enbridge ont louangé Prentice
comme un homme qui a réussi à négocier le
règlement des revendications territoriales et a
été ministre fédéral des Affaires indiennes
et du développement du Nord canadien où il a
négocié l'Accord de règlement relatif aux
pensionnats, a réformé le processus des revendications
particulières, a
supervisé le règlement des revendications des
Premières Nations Maa-nulth et Tsawwassen en
Colombie-Britannique et la conclusion de l'accord avec les Haïdas
pour la conservation de l'aire marine Gwaii Haanas. Enbridge a
laissé entendre que Prentice pourrait faire ce que la dictature
Harper n'a pas réussi à faire pour endiguer la
résistance des
Premières Nations et le large appui parmi les Canadiens pour
leur position à la défense de leurs droits ancestraux,
constitutionnels et issus des traités.
La dictature Harper a pour but d'éliminer les
droits des Premières Nations, et elle le fait en agissant pour
le compte des monopoles les plus puissants, à la défense
du droit de monopole. Elle s'accroche à une vision raciste du
XIXe siècle colonial et refuse de développer des
relations de nation à nation basées sur les avantages et
le respect
mutuels avec les Premières Nations. Il refuse de
reconnaître le droit des Premières Nations, des
Métis et des Inuits de développer leur propre base
économique.
Prentice sert ses maîtres que sont les monopoles
et prétend souscrire à un partenariat avec les
Premières Nations. Ses arrangements se sont pas fondés
sur la reconnaissance des droits, mais sur l'ancienne domination
coloniale de « la raison du plus fort » où les gens
acceptent de coopérer pour servir leurs intérêts
mutuels tels que dictés par les
plus puissants.
Prentice et ses maîtres monopolistes refusent
d'accepter que les partenariats coloniaux sont terminés. Les
partenariats aujourd'hui ne peuvent exister que sur une base nouvelle
et moderne. Ils doivent commencer par l'affirmation de la conception
moderne des droits. Les droits sont inhérents et appartiennent
à tous du fait qu'ils sont des êtres
humains. Les droits ancestraux spécifiques appartiennent aux
peuples autochtones en raison de leur existence. Les questions de
droits et des relations de nation à nation
présentées par les peuples autochtones pour y trouver une
solution sont essentielles à la modernisation et au renouveau
des accords politiques, économiques, sociaux et
constitutionnels au Canada et préoccupent
énormément tout l'ensemble du corps politique.
Notre avenir est dans la lutte pour les droits de
tous!
Note
1. Discours: Jim Prentice, premier
vice-président et vice-président de la Banque CIBC devant
l'Institut des affaires étrangères et de la
défense canadienne, le 9 janvier 2014, Enbridge,
communiqué de presse en date de mars 2014.

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