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Numéro 113 - 22
septembre 2014
US Steel se place sous la protection
de la loi sur les faillites
Les métallos font appel au
tribunal
de l'opinion publique
La Fête du travail le 1er septembre 2014
à Hamilton
US
Steel se place sous la protection de la loi sur les faillites
• Les métallos font appel au
tribunal de l'opinion publique - Section locale 1005 du
Syndicat des Métallos
• Les conservateurs de Harper permettent le
plus récent coup de US Steel au Canada - Syndicat
des
Métallos
• Une faillite frauduleuse sans
propriétaire - Rolf Gerstenberger, président de
la section
1005 du Syndicat des Métallos
US Steel se place sous la protection de
la loi sur les faillites
Les métallos font appel au tribunal
de l'opinion publique
- Section locale 1005 du Syndicat des
Métallos -
Opposons-nous
à
la
frauduleuse
procédure
de
protection
de la faillite de US Steel!
Défendons
tous
la
dignité
du
travail,
la
décence, les pratiques
honnêtes et le courage de faire ce qui est juste!
Ne
permettons
pas
que
le
Canada
soit
traîné dans la boue par
US Steel!
La section locale 1005 du Syndicat des métallos
dénonce sans équivoque la frauduleuse demande faite par
US Steel le 16 septembre 2014 de se placer sous la protection de la Loi
sur
les
arrangements
avec
les
créanciers des compagnies
(LACC). Cela crée une situation très sérieuse pour
les métallos actifs et retraités et leur syndicat, le
Syndicat des Métallos, de même que pour les sections
locales impliquées directement, la section 1005 à
Hamilton Works et la section 8782 à Lake Erie Works. Cette
demande
frauduleuse affecte également les employés
salariés actuels et passés de la compagnie, les
résidents de Hamilton, leur conseil municipal et la province de
l'Ontario.
Le gouvernement provincial est confronté
aujourd'hui
à toutes les ententes irresponsables qu'il a
signées avec US Steel au moment où la compagnie s'est
emparé de Stelco, des ententes que US Steel veut faire payer
à la province et à tous les Canadiens. C'est sur le
gouvernement fédéral que retombe la première
responsabilité dans cette affaire
parce que c'est lui le premier qui a autorisé la prise de
contrôle de Stelco en vertu de la Loi sur Investissement
Canada. Depuis, il a signé des ententes
secrètes avec US Steel pour lui éviter d'avoir à
rendre des comptes d'avoir brisé l'entente initiale, et ce, en
dépit des preuves de plus en plus étayées que
l'achat de Stelco par US
Steel en 2007 faisait partie d'une conspiration nord-américaine
de fixation des prix impliquant sept compagnies, dont ArcelorMittal.
Les tribunaux américains ont déjà
présenté les preuves permettant de croire que les
lockouts et les fermetures d'usines de US Steel au Canada faisaient
vraisemblablement partie de cette conspiration.
La section locale 1005 du Syndicat des Métallos
va en appel devant le tribunal de l'opinion publique canadienne pour
voir à ce que justice soit faite dans cette affaire frauduleuse.
Tous les faits pointent vers une conspiration dans le but de commettre
une fraude. C'est aberrant et inadmissible de la part des tribunaux et
gouvernements canadiens
de quelque niveau que ce soit de légitimer cette fraude. Nous en
appelons à toutes les parties affectées par cette fraude
à protester et à se joindre à nous pour s'y
opposer. Cela
comprend les organisations des employés salariés, les
fournisseurs, les organisations environnementales, les conseils
municipaux et les politiciens de tout niveau, fédéral,
provincial ou municipal, tous les partis politiques
fédéraux et provinciaux et les Canadiens de tous milieux
et leurs organisations. Selon la section locale 1005, cette situation
est une occasion pour tous ceux qui pratiquent le métier
d'avocat de soutenir l'intégrité de leur profession en
s'opposant à l'utilisation des tribunaux, des procédures
légales et
de la loi pour commettre de la fraude.
Assez c'est assez! Défendons tous
la dignité du travail, la décence, les pratiques
honnêtes et le courage de faire ce qui est juste!
Ne permettons pas que le Canada soit traîné dans la boue
par US Steel!

(Information
Update #24, 18 septembre 2014)

Les conservateurs de Harper permettent
le plus récent coup de US Steel au Canada
- Syndicat des Métallos, 17
septembre 2014 -
Le Syndicat des Métallos s'engage à
défendre les intérêts de ses membres et des
retraités touchés par la demande de US Steel Canada de
bénéficier de la protection de la loi sur les faillites.
« Nous sommes extrêmement
préoccupés par ces faits nouveaux et nous avons
l'intention de faire tout ce qui est en notre pouvoir pour
protéger nos retraités et nos membres », a
déclaré Ken Neumann, directeur national du Syndicat des
Métallos, après le dépôt de la demande
aujourd'hui par US Steel en vertu de la Loi sur les
arrangements avec les créanciers des compagnies.
« Encore une fois, US Steel laisse tomber des
milliers de familles et des collectivités entières. Ils
devront traverser un long et complexe processus judiciaire », a
affirmé M. Neumann. « Nous travaillerons avec d'autres
parties intéressées pour obtenir ce qu'il y a de mieux
pour nos membres et nos retraités. »
« Nous exigerons que US Steel respecte ses
obligations », a déclaré Marty Warren, directeur du
Syndicat des Métallos pour l'Ontario.
« Nous sommes
alarmés par le refus de US Steel et du gouvernement conservateur
fédéral de divulguer les clauses de leur entente conclue
en vertu de la Loi sur Investissement Canada, par laquelle le
gouvernement a approuvé l'achat de Stelco par US Steel »,
a ajouté M. Warren.
« Nous demandons encore la divulgation de ces
clauses et de tous les autres documents concernant la situation
financière de US Steel. Nous sommes très
préoccupés par des enjeux comme l'apparente mauvaise
gestion des obligations de US Steel en matière de pensions
», a-t-il affirmé.
Depuis son arrivée au Canada, US Steel a
été à l'origine de conflits de travail sans
précédent - trois lockouts en quatre ans - et a enfreint
des engagements légaux en matière d'emploi, de production
et d'investissement.
Le gouvernement conservateur de Stephen Harper est
responsable du préjudice que US Steel continue d'infliger aux
collectivités canadiennes, selon M. Neumann.
« Depuis plus de six ans, les conservateurs ont
refusé de tenir US Steel responsable de sa chaîne
d'engagements rompus », a-t-il ajouté.
« Le gouvernement Harper a fait preuve d'une
indifférence époustouflante envers les travailleurs, les
retraités et les familles du Canada, qui en ont souffert et qui
continueront d'en souffrir. »
Plutôt que de tenir US Steel responsable de ses
violations d'engagement en ce qui concerne les emplois et la
production, les conservateurs ont cessé les procédures
juridiques contre la société en 2011 et ont signé
une entente à l'amiable secrète contenant de nouvelles
promesses.
« Les conservateurs se sont vantés
publiquement que leur deuxième entente secrète avec US
Steel a été encore meilleure pour les travailleurs et
leurs familles. Ils ont avancé que cette nouvelle entente "
encourageait l'investissement et l'emploi au Canada " », a dit M.
Warren.
« En réalité, le gouvernement Harper
a tacitement pardonné le comportement de US Steel et a
abandonné des milliers de travailleurs et retraités
canadiens qui doivent vivre avec les conséquences. »

Une faillite frauduleuse sans propriétaire
- Rolf Gerstenberger, président de
la section 1005 du Syndicat des Métallos -
En lisant le communiqué de presse de US Steel qui
annonce la faillite de ses usines canadiennes, on réalise tout
à coup que la compagnie principale n'est pas impliquée.
Une autre indication de cela est que le
prix de l'action de United States Steel (X) a grimpé de 12 %
suite à l'annonce de la frauduleuse faillite. Normalement, dans
les cas
de faillite, la participation (propriété) sous forme
d'actions, publiques ou privées, est la première à
être affectée. Souvenons-nous de l'assaut contre le vieux
portefeuille d'actions de Stelco et son remplacement par un nouveau
pendant la faillite de 2004-2006. Le prix des vieilles actions de
Stelco était tombé presque à zéro.
Nous savons que les actions
de USS (X) ont un lien direct avec les usines canadiennes parce que les
hauts dirigeants avaient dû demander une modification dans
l'entente sur les pensions en Ontario quand ils se sont emparés
de Stelco. Cette entente avait été nécessaire pour
que le portefeuille d'actions de USS (X) soit autorisé à
payer des
dividendes semestriels ce qu'il a fait jusqu'à aujourd'hui.
Le communiqué du 16 septembre de USS ne fait
aucune mention de la propriété sous forme d'actions. Le
seul propriétaire de la dette qui est reconnu est le
gouvernement ontarien qui a prêté 150 millions $ à
la compagnie. En autant qu'on sache, le gouvernement de l'Ontario n'a
pas demandé à ce que USS soit déclaré en
faillite parce qu'il ne
rembourse pas sa dette.
Le seul autre passif qui est mentionné ce sont
les fonds de pension et d'autres avantages sociaux à la
retraite des retraités et travailleurs actifs canadiens de USS.
Comment est-ce possible qu'une compagnie mette juste une
partie d'elle-même en faillite sans y impliquer la compagnie au
complet, surtout ses avoirs en propriétés, en actions et
en dette non payée ? USS a connu des difficultés à
ses installations minières de Gary Works et Keetac et y a perdu
des centaines de millions de dollars. Est-ce que
cette forme frauduleuse de faillite implique que USS peut
déclarer ces deux entités comme étant en faillite
sans impliquer toute la compagnie, ses autres propriétés,
ses actions et ses dettes ?
Prendre à part telle ou telle portion de la
compagnie et la déclarer en faillite sans impliquer la
propriété de l'ensemble est une fraude. Dans le cas qui
nous concerne, en séparant les usines canadiennes et en
n'impliquant pas la compagnie principale, la compagnie cherche
à renier sa dette de 150 millions $ au gouvernement de
l'Ontario, à éliminer sa
responsabilité envers les retraites et les avantages sociaux
à la retraite et à nier sa responsabilité pour la
décontamination environnementale. C'est aussi une façon
du même coup de faire pression à la baisse sur la
production d'acier en Amérique du Nord en fermant pour de bon
les hauts fourneaux de Hamilton et de remettre en question la
viabilité
de Lake Erie Works afin de faire monter les prix de l'acier. C'est une
attaque de grande envergure contre le Canada et les relations
d'affaires en général.
Cette faillite frauduleuse a comme effet que le
gouvernement de l'Ontario n'a pas accès aux avoirs de USS en
actions pour se faire rembourser. Les retraites et avantages sociaux
à la retraite n'ont pas accès aux avoirs en actions et
les gouvernements fédéral, provincial et municipal n'y
ont pas accès non plus pour payer pour la décontamination
environnementale et d'autres dépenses.
Cette faillite sent mauvais dès qu'on en
soulève le couvercle parce qu'aucune responsabilité ne
peut être identifiée. Les hauts
dirigeants de USS courent à toute vitesse pour séparer
les opérations canadiennes de l'entreprise, mais cela ne passe
pas le test non plus. La compagnie est une et si elle veut se
déclarer en faillite,
celle-ci doit comprendre sa propriété en actions, toutes
ses dettes à court et à long terme, ses autres
obligations légales et toutes ses propriétés dans
le monde mais surtout aux États-Unis.
Les propriétaires et hauts dirigeants de US Steel
cherchent à faire porter à d'autres leurs obligations
sans utiliser les voies habituelles qui sont de vendre des avoirs et de
s'endetter pour assumer ces obligations. Cette faillite est
illégale et frauduleuse.

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Marxiste-Léniniste
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