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Numéro 107 - 11
septembre 2014
Discours d'Obama le 10 septembre
La détermination des
États-Unis à provoquer la mort
et la destruction dans le monde les mène à leur perte
On
estime qu’environ 60 000 personnes ont été tuées
en Amérique latine pendant l’Opération Condor, une
campagne
de répression politique et de terreur menée par
le biais de coups d’État et de dictatures soutenus par les
États-Unis,
dont a fait partie le coup au Chili.
(anzurillustrations)
Discours
d'Obama
le
10
septembre
• La détermination des États-Unis
à provoquer la mort et la destruction dans le monde les
mène
à leur perte
Le coup d'État
au Chili en 1973, le premier 11 Septembre
• Justice pour le Chili! Non à
l'agression des États-Unis contre l'Irak et la Syrie sous
prétexte de la lutte contre le terrorisme !
Discours d'Obama le 10 septembre
La détermination des États-Unis à
provoquer la mort
et la destruction dans le monde les mène à leur perte
Le président américain Barack Obama a
prononcé un discours à la nation le 10 septembre. Il a
déclaré que les États-Unis vont maintenant
bombarder la
Syrie et provoquer la mort et la destruction dans tous les pays qui
refusent de se soumettre à leur diktat. C'était le plus
désespéré de ses discours jusqu'à
présent.
Il exprime l'anxieux désir de l'impérialisme
américain de dominer le monde dans l'espoir de se sortir de la
profonde crise généralisée dans laquelle se
trouvent
les États-Unis, avec la crise économique à la
base. Il
reflète la frustration des fauteurs de guerre américains
de n'avoir pas encore atteint leur objectif de
domination pour surmonter leur profonde crise malgré tous les
crimes qu'ils ont commis contre les peuples du monde.
Face à
l'échec, les États-Unis veulent se
venger contre tous ceux qui ne se soumettent pas, amis ou ennemis.
Obama a mis au défi tous ceux qui refusent
de le suivre, que ce soit au sein de l'establishment américain
ou parmi les « partenaires », de défendre ce qu'il
appelle « les intérêts fondamentaux de
l'Amérique ».
Il a dit à deux reprises qu'il parlait en tant
que commandant-en-chef s'adressant à ses compatriotes. Il a
répondu à certains membres du Congrès qui disent
qu'il a besoin d'une autorisation pour attaquer la Syrie en leur disant
tout simplement qu'il a déjà cette autorité mais
qu'il préférait avoir l'appui du
Congrès : « J'ai le pouvoir de répondre
à la menace de l'EIIL [État islamique en Irak et au
Levant]. Mais je crois que nous sommes plus forts en tant que
nation lorsque le président et le Congrès oeuvrent
ensemble. Je me réjouis donc de l'appui du Congrès pour
cet effort, afin de montrer au monde que les
Américains sont unis pour affronter ce danger. »
Cela contraste avec sa position d'il y a un an quand il
a demandé au Congrès l'autorisation d'envoyer des armes
aux forces qui combattaient le président
Assad en Syrie. Autrement dit, il a rendu les objections du
Congrès sans effet. Cela s'est accompagné d'une immense
campagne du gouvernement et des médias
pour dire que 90 % des Américains sont en faveur de frappes
aériennes contre l'EIIL et d'autres actions militaires contre la
Syrie.
Obama a dit qu'il va « présider une
réunion du Conseil de sécurité des Nations unies
visant à mobiliser davantage la communauté internationale
autour de
cet effort » dans deux semaines. Étant donné sa
déclaration de partir en guerre unilatéralement pour
défendre les « intérêts fondamentaux de
l'Amérique », il s'agit
d'une menace à peine voilée contre la Russie, la Chine et
tout pays qui prend position contre l'usage de la force et le
mépris flagrant du droit international par
les États-Unis : ils feraient mieux de se soumettre quand il
présidera le Conseil de sécurité, sinon ils
devront assumer la responsabilité du carnage qu'il
va déchaîner.
Il a clairement fait savoir que les frappes
aériennes contre la Syrie sont très probables et que
d'autres frappes seront faites contre l'Irak :
« Tout d'abord, nous allons
mener une campagne
systématique de raids aériens contre ces terroristes. De
concert avec le gouvernement irakien, nous allons
intensifier nos efforts au-delà de la protection de nos propres
personnes et des missions humanitaires, de sorte que nous frapperons
des cibles de l'EIIL alors
même que les forces irakiennes passent à l'attaque. En
outre, j'ai clairement fait savoir que nous allons traquer les
terroristes qui menacent notre pays, où qu'ils
se trouvent. Cela signifie que je ne vais pas hésiter à
prendre des mesures contre l'EIIL en Syrie, ainsi qu'Irak. C'est un
principe de base de ma présidence: si
vous menacez l'Amérique, vous ne trouverez aucun refuge. »
Il a également indiqué que des attaques
semblables à celles commises en Somalie et ailleurs sont en
préparation, tout en réaffirmant sa doctrine
générale
sur l'utilisation des drones et des frappes aériennes partout et
sur la « formation » de mercenaires par les Forces
spéciales américaines et la pression sur les «
partenaires » pour les forcer à mener le combat au
sol :
« Cette campagne contre le terrorisme sera
menée par un effort sans relâche stable pour chasser
l'EIIL partout où il existe, en utilisant nos ressources
aériennes et notre soutien aux forces des pays partenaires sur
le terrain. Cette stratégie d'éliminer les terroristes
qui nous menacent, tout en soutenant nos
partenaires sur les lignes de front, est celle que nous avons
poursuivie avec succès au Yémen et en Somalie depuis des
années. Et elle est compatible avec
l'approche je l'ai soulignée plus tôt cette année:
celle qui vise à utiliser la force contre ceux qui menacent les
intérêts fondamentaux de l'Amérique, en mobilisant
autant de partenaires que possible pour relever des défis plus
larges à l'ordre international. »
Le danger de cette stratégie du bord de
l'abîme est qu'elle ne laisse pas de place pour les
États-Unis de
manoeuvrer ou battre en retraite. C'est le chantage
ultime : soumettez-vous ou assumez-en les conséquences.
Quand, au début, les pays ont refusé de se soumettre, les
États-Unis ont lancé des raids aériens
sauvages et déclaré que les intenses bombardements choc
et éclair auraient vite raison d'eux. Quand cela n'a pas
marché, ils ont lancé des invasions au sol mal
préparées et mal exécutées. Dans tous les
cas, des atrocités sont commises contre les civils et les
infrastructures qui surpassent tout ce que l'humanité a vu
jusqu'à
présent. Et malgré tout, ils n'ont pas été
capables de consolider quoi que ce soit. Ils n'ont pas pu maintenir
leurs invasions au sol ou contenir la résistance et
maintenant ils espèrent que les menaces vont suffire à
donner les résultats voulus, sinon ils peuvent bombarder
l'humanité aux enfers. À cause de cela, il existe
un danger de conflagration mondiale. De plus, le seul impératif
moral que réussit à trouver Obama est que les
États-Unis
sont la plus grande nation de la
terre.
Il a dit :
« Mes chers compatriotes, nous vivons dans une
époque de grands changements. Demain, cela fera 13 ans que notre
pays a été attaqué. La semaine prochaine,
six ans depuis que notre économie a subi son pire recul depuis
la
Grande Dépression. Pourtant, malgré ces chocs, par la
douleur que nous avons ressentie et le travail
éreintant nécessaire pour repartir — l'Amérique
est mieux placée aujourd'hui pour saisir l'avenir que toute
autre nation sur terre.
« Nos entreprises de technologie et les
universités sont inégalées; nos industries
manufacturières et automobiles sont en plein essor.
L'indépendance
énergétique est plus proche qu'elle ne l'a
été depuis des décennies. [...]
« À l'étranger, le leadership
américain est la seule constante dans un monde incertain. C'est
l'Amérique qui a la capacité et la volonté de
mobiliser le monde
contre les terroristes. C'est l'Amérique qui a rallié le
monde contre l'agression russe, et en appui au droit du peuple
ukrainien de déterminer son propre destin.
C'est l'Amérique - nos scientifiques, nos médecins, notre
savoir-faire - qui peuvent aider à contenir et soigner
l'épidémie d'Ebola. C'est l'Amérique qui a
aidé
à enlever et détruire les armes chimiques
déclarées de la Syrie, qui ne peuvent donc plus
constituer une menace pour le peuple syrien - ou le monde. Et c'est
l'Amérique qui aide les communautés musulmanes à
travers le monde et pas seulement dans la lutte contre le terrorisme,
mais dans la lutte pour les opportunités,
la tolérance, et un avenir plus prometteur. »
Le dilemme dans lequel les
États-Unis sont pris
est que toute l'anarchie et toute la violence qu'ils ont
déclenchées risquent de les invalider eux-mêmes en
tant que « seule constante dans un monde incertain ». Leur
course à la domination mondiale et le déclenchement
d'anarchie et de violence ne vont pas contribuer
à résoudre la crise dans laquelle les États-Unis
sont plongés. Les problèmes économiques au pays et
à l'étranger continuent de s'empiler et tout ce qui
s'offre
comme solution c'est « la lutte au terrorisme » et la
répression. Ceux que les États-Unis qualifient de
terroristes sont ou bien leur propre création, et ils ne
resteront pas sous leur contrôle, ou bien les peuples du monde
qui mènent une lutte de résistance sans
précédent en défendant leur droit d'être
contre la campagne
de terreur des États-Unis et leur course à la domination
mondiale. C'est seulement cette résistance qui représente
un espoir pour l'humanité face à la réaction
brutale et à la guerre que les États-Unis ont
lancée contre eux dans le cadre de leur lutte pour
l'hégémonie contre leurs concurrents européens et
pour la
domination de l'Asie, de l'Afrique, de l'Amérique latine et des
Caraïbes.
Ce sont des temps très dangereux. Le discours
d'Obama illustre bien la folie et l'aveuglement des
impérialistes américains. Ils ne peuvent que
répéter
l'histoire et cela non seulement parce qu'ils sont incapables d'aller
de l'avant et sont paralysés par leurs contradictions
économiques et sociales mais parce qu'ils
sont eux-mêmes sous le choc de leur propre brutalité.
Ce discours qui appelle à encore plus d'anarchie
et de violence illustre l'absurdité de l'exceptionnalisme
américain. L'élite dirigeante pense que les
États-Unis
sont à part du monde et peuvent continuer de détruire le
monde et l'humanité comme s'ils ne vont pas souffrir
eux-mêmes des conséquences de leurs actes.
Cela semble impensable qu'après les échecs du Vietnam, de
l'Irak et d'ailleurs ils pensent que la répétition de
telles tragédies va leur apporter succès et remède
face aux problèmes auxquels ils font face.
Le discours et les actions des impérialistes
américains montrent aux peuples du monde qu'ils ne peuvent
compter que sur eux-mêmes et sur leurs propres
organisations et combattre sans relâche pour leur salut et une
voie en avant. C'est l'appel de l'histoire. Il faut y répondre !

Le coup d'État au Chili en 1973,
le premier 11 Septembre
Justice pour le Chili! Non à l'agression
des États-Unis contre l'Irak et la Syrie sous prétexte
de la lutte contre le terrorisme!
Les participants
à la manifestation de 2013 à Santiago au Chili, pour le
40e anniversaire du coup d’État de Pinochet,
portent les photos de ceux qui ont été tués et
qui sont disparus.
Aujourd'hui, le 11 septembre 2014, est le 41e
anniversaire du coup d'État meurtrier perpétré au
Chili par les États-Unis le 11 septembre 1973. En cette
occasion, Le Marxiste-Léniniste transmet ses
sincères condoléances à tous ceux et celles qui
ont souffert de cet acte brutal commis sous les auspices
des États-Unis. Depuis 41 ans, les États-Unis refusent de
condamner leur acte meurtrier et le peuple chilien demande toujours
justice. Au lieu de reconnaître
leur responsabilité dans le coup d'État de 1973, les
États-Unis continuent d'utiliser la même logique
criminelle pour justifier ce qu'il ont fait au Chili il y a 41
ans et de déclarer que les États-Unis continueront de
commettre des agressions contre les peuples où ils le veulent.
Selon le président Obama, les États-Unis
sont les grands
défenseurs des droits des peuples du monde. Cependant, les
peuples du monde savent que ce n'est pas
le cas, que depuis la Deuxième Guerre mondiale les
États-Unis cherchent à dominer le monde par tous les
moyens nécessaires, au prix de millions de vies. À
la fin de la guerre, les États-Unis ont largué des bombes
nucléaires sur un Japon vaincu, tuant des centaines de milliers
de civils, puis sont intervenus dans la
guerre civile en Corée après l'avoir provoquée.
Les États-Unis ont utilisé des armes chimiques et
bactériologiques en Corée, au Vietnam et contre les
peuples
indochinois, et fait d'innombrables victimes parmi les civils, dont
beaucoup souffrent encore aujourd'hui des séquelles.
Ces sept décennies ont vu une succession de coups
d'État perpétrés à l'instigation des
États-Unis, en commençant par la guerre civile brutale et
les massacres
en Grèce, qui a culminé avec le coup d'État au
Chili en 1973 et les atrocités commises dans le cadre de
l'Opération Condor dans les pays d'Amérique latine.
Elles ont été marquées par les sales guerres au
Guatemala, au Salvador et au Nicaragua, par l'invasion de la Grenade et
du Panama, pour ne nommer que celles-là, toutes commises au nom
de la lutte contre le communisme et pour la cause de la paix et de la
démocratie. Aujourd'hui, ces agressions se poursuivent,
notamment contre les peuples d'Irak et d'Afghanistan, cette fois sous
le prétexte de la lutte contre le terrorisme, alors que les
vrais terroristes sont à la Maison
blanche et siègent aux conseils d'administration des monopoles
au nom desquels ils gouvernent.
Alors que les États-Unis disent depuis quelques
temps vouloir « terminer » leur occupation prolongée
de l'État souverain d'Irak, près de dix mille soldats
américains sont toujours stationnés dans ce pays, sans
parler des mercenaires des entreprises de sécurité
payés par les impérialistes. Obama parle maintenant
d'envoyer plus de troupes en Irak sous prétexte de lutter contre
une organisation obscure appelée EIIL (État islamique en
Irak et au Levant). Comme l'EIIL
serait également présente en Syrie, le monde peut
s'attendre à un bombardement direct de ce pays par les
États-Unis, manifestement pour y provoquer un
changement de régime. Obama ne trompe personne quand il
déclare que l'opération contre l'EIIL est
différente des invasions américaines de l'Irak de 1991 et
de 2003, et aurait comme objectif de protéger les citoyens
américains et irakiens, comme si les États-Unis se
souciaient d'autres choses que de la poursuite de
leurs propres intérêts privés.
Les origines de l'EIIL restent obscures, mais certains
disent que, comme Al-Qaïda, cette organisation a été
créée, financée et armée par les
États-Unis et
leurs alliés. Selon les autorités jordaniennes, des
membres clés de l'EIIL ont été
entraînés par la CIA et le commandement des forces
spéciales dans un camp
secret en Jordanie en 2012. Le financement de l'EIIL viendrait
également de trois proches alliés des États-Unis,
le Koweït, le Qatar et l'Arabie Saoudite. Des
informations fuitées indiquent que l'EIIL et le nouvel «
effort » militaire en Irak, ainsi que le nouveau plan pour la
Syrie, sont contrôlés par les États-Unis et
feraient partie d'un plan pour plonger l'Irak dans le chaos et saper
les efforts récents de stabilisation de la Syrie. Un volet de ce
plan est l'appui des États-Unis
aux forces kurdes, probablement dans l'intention de créer un
État kurde « indépendant ». La
création de cet État permettrait de démembrer
complètement l'Irak
et de créer un allié des États-Unis et
d'Israël au coeur du Moyen-Orient.

Le mur des photos des gens tués et
qui ont disparu au Musée
de la Mémoire et des Droits de l'homme de Santiago au Chili
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Sans surprise, le premier ministre larbin du Canada,
Stephen Harper, a annoncé que parce qu'Obama « le lui
avait demandé personnellement », le Canada
allait envoyer également des forces spéciales en Irak
pour des « raisons d'ordre moral et pragmatique ». Environ
70 soldats des forces spéciales canadiennes
se joindront aux forces américaines pour soi-disant servir de
conseillers aux forces kurdes qui se battent contre l'EIIL. Stephen
Harper dit que le Canada est
obligé d'aider à arrêter l'EIIL parce que cette
organisation forme des terroristes qui pourraient attaquer le Canada,
un écho inquiétant de la principale justification
donnée par les États-Unis pour envahir l'Afghanistan.
L'hypocrisie de Harper au sujet du « terrorisme » est
clairement montrée par son soutien inconditionnel
au terrorisme d'État d'Israël, qui a fait des milliers de
victimes palestiniennes, en majorité des civils, lors des
bombardements récents de Gaza. En même temps,
Stephen Harper ne fait que suivre les traces de ses
prédécesseurs : en 1973, par exemple, l'ambassadeur
du Canada au Chili parlait favorablement du coup
d'État dans ce pays dans ses correspondances avec Ottawa.
La logique criminelle qu'Obama et Harper utilisent pour
justifier une attaque contre l'Irak et la Syrie et s'ingérer
dans les affaires intérieures d'autres pays
au mépris de toutes les normes du droit international rappelle
ce que les Chiliens ont subi il y a 41 ans aujourd'hui. La même
logique criminelle a présidé à
l'organisation du coup d'État militaire par les
États-Unis, un coup d'État qui a renversé le
gouvernement démocratiquement élu du président
Salvador Allende,
et instauré la dictature brutale du général
Augusto Pinochet. Cette date est connue dans toute l'Amérique
latine et les Caraïbes comme « le premier 11 septembre
».
Les gens ont été arrêtés et
tués au stade de Santiago du Chili, transformé en centre
de détention. Le président constitutionnel, Salvador
Allende, a été
assassiné au palais présidentiel de la Moneda. Ces crimes
se sont répétés tout au long du règne de
Pinochet et également en dehors du Chili et jusqu'à
Washington. La junte militaire du général Pinochet, avec
le plein appui des États-Unis, a dirigé officiellement et
« officieusement » le Chili pendant les 25 années
qui ont suivi le coup d'État. Le rôle des
États-Unis dans le coup d'État au Chili est clairement
révélé dans un télégramme
envoyé en octobre 1970 par le groupe
« Track Two » de Henry Kissinger, alors conseiller à
la sécurité nationale des États-Unis, aux agents
de la CIA au Chili, qui se lit ainsi : « C'est notre politique
ferme et continue de renverser [le gouvernement démocratiquement
élu de] Allende par un coup d'État... Nous devons
continuer d'appliquer la pression maximale
pour atteindre ce but et utiliser à cette fin toutes les
ressources appropriées. Il est impératif que ces
opérations soient menées clandestinement et en toute
sécurité
afin que les mains de l'USG (le gouvernement des États-Unis) et
des Américains soient bien cachées. »
Manifestation pour le 40e anniversaire du premier 11
septembre à Santiago, le 8 septembre 2013
Quarante et un ans après le coup d'État au
Chili, les États-Unis continuent d'organiser et d'appuyer des
coups d'État violents partout en Amérique latine,
comme ils l'ont fait récemment au Honduras. Il y a eu le coup
d'État contre le président haïtien Jean-Bertrand
Aristide en 2004. Il y a eu la tentative de coup
d'État, commanditée par les États-Unis, contre le
président de l'Équateur Rafeal Correa en 2010, le coup
contre le président du Paraguay Fernando Lugo en
2012. Aujourd'hui, les États-Unis maintiennent leur blocus de
Cuba révolutionnaire et y multiplient leurs tentatives de
subversion. Ils maintiennent et financent
leur cinquième colonne au Venezuela pour renverser la
Révolution bolivarienne, y compris par un coup d'État
comme celui de 2002 contre le président Hugo
Chavez. Et ce ne sont que quelques exemples récents.
En ce 11 septembre, LML se souvient des
victimes du
régime Pinochet et de l'Opération Condor. Les familles
des victimes se battent encore
aujourd'hui pour traduire en justice ceux qui ont
perpétré ces crimes. Au Chili et dans le monde, les gens
épris de paix et de justice marquent cet anniversaire
avec la ferme détermination que de tels crimes ne doivent plus
se répéter. Au Chili, les gens continuent de manifester
en tenant des photos de membres de leur
famille kidnappés ou tués par l'État. Cela nous
rappelle qu'il faut intensifier la lutte aujourd'hui contre les crimes
que les États-Unis commettent et s'apprêtent
à commettre contre l'Irak et la Syrie sous prétexte de la
lutte contre le terrorisme qu'ils soutiennent secrètement.
Le coup d'État du 11 septembre 1973 au Chili,
organisé
par les États-Unis, a été un acte odieux de
terrorisme d'État des États-Unis, un acte que les
États-Unis
disent vouloir commettre aujourd'hui contre les peuples d'Irak et de
Syrie. Cela ne doit pas passer ! Pour venger le peuple chilien, mettons
tout en oeuvre pour
empêcher une attaque contre l'Irak et la Syrie ! Justice pour le
Chili ! Ne touchez pas à l'Irak ! Ne touchez pas à la
Syrie !

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