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Comme à ce moment-là, aujourd'hui c'est le travail pour professionnaliser la distribution des journaux du Parti qui contribuera au renforcement de tous les autres domaines du travail de la presse du Parti. En multipliant ses liens, on crée de plus grandes possibilités pour que les sections éclairées du peuple, tant parmi la classe ouvrière que parmi les couches moyennes, lui procurent des nouvelles et de l'information et, surtout, qu'elle ne perde pas son orientation. La professionnalisation de la distribution de la presse du Parti est aussi la clé de l'augmentation générale des ressources des institutions du Parti pour que tous les autres fronts, comme le journalisme et la recherche, puissent aussi être professionnalisés davantage. En ce qui concerne la presse de masse du Parti, le Parti a décidé qu'en ce moment la tâche immédiate est d'établir tous les liens nécessaires avec la classe et d'acquérir les compétences requises pour développer la conscience et l'organisation des sections avancées de la classe ouvrière, ainsi que les moyens d'étendre cette conscience et cette organisation aux larges sections de la classe. Fidèle aux considérations théoriques et idéologiques qui ont mené à la formation de groupes de rédacteurs et de diffuseurs, ce travail pour renforcer la presse du Parti doit se baser sur la force de la classe elle-même. Il n'y a pas de raccourci ou de détour possibles: la classe ouvrière doit être l'instrument de sa propre émancipation et elle a besoin du Parti, en tant que section la plus avancée, pour lui apporter la conscience et l'organisation nécessaires. Le Parti compte sur les groupes de rédacteurs et de diffuseurs pour renforcer sa presse de masse et il a pris des mesures pour que les comités régionaux du Parti dirigent ce travail. La direction du Parti doit s'assurer que des arrangements concrets soient en place pour renforcer ses publications. En particulier des mesures doivent être prises pour que tous les militants du Parti constituent des groupes de rédacteurs et de diffuseurs et s'assignent des fronts d'écriture et d'activités connexes, comme les reportages sur le mouvement ouvrier, l'enquête et le reportage sur les conditions de la classe ouvrière en général et dans les différents secteurs de l'économie. Ils émettront des déclarations, des analyses, des commentaires et des points de vue, présenteront les positions du Parti sur toutes les questions d'importance concernant la classe ouvrière et la société en général, tant sur le plan national qu'international. Ces fronts de journalisme s'ajoutent aux rapports sur la vie du Parti, ses réunions publiques et ses activités parmi toutes les sections du peuple.
Depuis 1985, le Parti a mené un travail vaste et
soutenu pour donner
naissance à un journalisme nouveau qui sert les besoins de la
classe
ouvrière et des larges masses du peuple en termes d'idées
éclairées et
de progrès social. À l'époque, le Parti avait
analysé que la classe
ouvrière doit prendre des mesures pour
gagner à elle les couches moyennes et briser l'emprise de la
bourgeoisie sur cette section de la société. Le Parti a
donné naissance
à une forme de journalisme qui sert le besoin d'idées
éclairées et de
conscience sociale. La bourgeoisie attaque la société avec une ardeur renouvelée et s'en prend en particulier à la vision d'avenir qui dit que la société doit veiller au bien-être de tous ses membres. La bourgeoisie ne fait pas que défendre le statu quo et refuser d'aller de l'avant. Elle ne fait pas que refuser d'élargir la prestation des services de santé et de l'éducation et les autres services, comme les garderies et la sécurité à la vieillesse, elle attaque aussi ses propres conceptions de « société juste » et d' « État providence ». Elle a adopté des lois et introduit la notion médiévale que tous les individus doivent se débrouiller seuls et bafoue même la conception de responsabilité sociale qui était devenue la norme au Canada, aussi limitée que soit cette conception. La vision d'avenir de la société est que la société doit garantir à chaque individu le droit à l'emploi. La tendance régressive qu'impose la bourgeoisie est que la société n'a ni la responsabilité d'offrir un emploi à chacun, ni la responsabilité de garantir un moyen de subsistance en l'absence d'un emploi. Par exemple, certains disent que l'assurance-emploi devrait être remplacée par une espèce de mécanisme indéterminé pour encourager les travailleurs qui ont perdu leur moyen de subsistance à devenir des «entrepreneurs ». Dans la même veine, il y a de plus en plus de propagande à l'effet que certaines maladies, bien qu'elles apparaissent sur une grande échelle, sont attribuables au style de vie de l'individu et que par conséquent leur traitement doit être retiré du domaine de la « santé publique » et devenir une responsabilité individuelle.
Tous ces développements dans la société reflètent la crise profonde du capitalisme, une crise dans laquelle les capitalistes et l'État, en tant que trésorier privé de la classe capitaliste prise dans son ensemble, ne peuvent générer le niveau de revenu requis pour répondre aux besoins actuels des monopoles en termes de capital d'investissement et d'infrastructures spécifiques. Dans cette situation, les cercles dominants attaquent les secteurs des dépenses reliés à la santé, à l'éducation et à l'aide sociale. Et bien que les profits soient revenus au niveau d'avant la récession, les travailleurs sont toujours soumis à une intensification de leur exploitation au nom de « rendre les entreprises concurrentielles ». Tous les partis de l'establishment dont les politiques sont inséparables de la préservation du système capitaliste, qu'ils soient « conservateurs », « libéraux » ou « sociaux-démocrates », ont été forcés par ces développements objectifs à devenir les porte-parole et les agents directs de la régression sociale. Dans ces conditions où les cercles dominants forcent la société à faire marche arrière, les réalisations du Parti sur le front du journalisme pour le mouvement pour les idées éclairées sont un important accomplissement, tout comme l'est la création des conditions favorables à l'épanouissement du journalisme de la classe ouvrière. Les deux doivent être exploités au maximum pour faire des positions avancées de la classe ouvrière les positions dominantes de la société. La presse de masse du Parti et la presse sans parti ont toutes deux un rôle crucial à jouer. Quand on regarde les compressions dans les dépenses sociales, par exemple, il n'est pas possible pour le peuple d'avancer sur cette question à moins d'aborder le problème sur la base de définitions modernes, sur la base de donner naissance à une société nouvelle. Tant que la bataille se mène dans les confins étroits des notions bourgeoises de société, où tout est subordonné à la réalisation du profit par les intérêts économiques les plus puissants, il n'est pas possible de gagner cet argument. L'État canadien n'a jamais offert des services de santé ou l'éducation ou n'importe quelle autre nécessité de la vie moderne parce qu'il les reconnaissait comme des droits humains fondamentaux et inviolables. Les dépenses sociales sont déterminées par les besoins des cercles capitalistes dominants. La satisfaction des besoins du peuple n'est qu'accessoire à la satisfaction des besoins de l'économie capitaliste. C'est pourquoi ces services peuvent être tantôt donnés, tantôt retirés. Pour ouvrir la voie au progrès de la société, les services de santé et l'éducation, l'emploi et un moyen de subsistance doivent être reconnus comme des droits humains. En créant les conditions de sa propre émancipation, la classe ouvrière, en tant que force la plus révolutionnaire et la plus productive, lutte pour une société qui reconnaît que tous les individus naissent dans la société et de ce fait ont des droits inviolables. La classe ouvrière lutte également pour des lois qui permettent au peuple d'exercer ces droits en pratique. Voilà l'orientation qui peut permettre à tous ceux et celles qui sont attaqués d'avancer dans la réalisation de leurs objectifs. La presse sans parti, en tant que voix du mouvement pour les idées éclairées, et la presse de masse du Parti, en tant que voix de la classe ouvrière, sont deux instruments importants du mouvement de la classe ouvrière pour créer les conditions de son émancipation et ouvrir la voie au progrès de la société. Le parti-pris de la presse de masse sans parti est envers le mouvement pour les idées éclairées et le progrès de la société. À cet égard, son contenu et sa politique éditoriale reflètent les préoccupations des gens et fixent pour ainsi dire l'ordre du jour de la société en déterminant quelles questions sont matière à préoccupation et en éliminant ou rejetant tout ce qui constitue une diversion ou est sans importance. Le parti-pris de la presse de masse du Parti est envers la classe ouvrière et son rôle dirigeant dans la société. Elle se consacre à l'apport d'une conscience et d'une organisation qui correspondent à sa position révolutionnaire dans la société. Le mouvement pour les idées éclairées tel que reflété dans les pages de la presse sans parti ne peut véritablement s'épanouir que si la classe ouvrière occupe la place qui lui revient et apporte les positions avancées à tous ceux et celles qui sont préoccupés par la situation actuelle ou mécontents de la situation actuelle, c'est-à-dire en fixant l'ordre du jour de la classe ouvrière et ses alliés pour créer une société moderne fondée sur un système moderne.
La croisade anticommuniste du Canada Le Jour du Ruban noir:
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![]() De gauche à droite : Chamberlain, Daladier, Hitler, Mussolini et Ciano lors de la signature des accords de trahison de Munich en 1938. |
En septembre 1938, la Grande-Bretagne et la France avaient signé avec les nazis les accords de trahison de Munich, qui donnaient le feu vert à Hitler pour son invasion de l'Europe, qu'il a déclenchée le 1er septembre 1939. L'Union soviétique a déjoué le plan anglo-français d'utiliser l'Allemagne comme arme contre l'Union soviétique en signant le pacte de non-agression germano-soviétique, lequel déclarait simplement que l'Allemagne n'attaquerait pas l'Union soviétique et que l'Union soviétique n'attaquerait pas l'Allemagne, même si l'Union soviétique n'avait aucune illusion sur les plans d'Hitler de « germaniser » l'Est, qu'il avait annoncés dès 1925 dans son livre Mein Kampf. Lorsque l'Allemagne nazie a attaqué l'Union soviétique le 22 juin 1941, le Pacte a été immédiatement annulé, et, comme le montre l'histoire, les préparatifs d'avant l'invasion ont permis à l'Union soviétique de jouer un rôle majeur, au prix de sacrifices énormes, dans la défaite des nazis et de leurs rêves fous de conquête du monde.
Un exemple très récent de la glorification
anticommuniste du
nazisme par Harper est sa diatribe le 30 mai lors du dîner de
financement de « Tribute to Liberty » (TTL), un organisme
privé qui est
financé par la bande à Harper pour construire un monument
officiellement appelé « Monument commémoratif aux
victimes du
communisme totalitaire — Le Canada, terre d'accueil ». Ce projet
de
monument au Canada est lié au « Victims of Communism
Memorial Project »
aux États-Unis inauguré en 2007, dont le président
honoraire est le
criminel de guerre George W. Bush et qui compte parmi ses donateurs le
monopole de défense et de sécurité Lockheed Martin
et l'entreprise
dominioniste Amway Corporation. Au Canada, le projet de TTL a
été
approuvé en 2009, pratiquement en secret, par la Commission de
la
capitale nationale (CCN), une institution du gouvernement
fédéral qui
supervise l'utilisation et le développement des
propriétés et des
terrains fédéraux de la région de la capitale
nationale.
Cette entreprise privée de TTL a été
transformée en projet public par
Stephen Harper et plusieurs de ses ministres et députés,
notamment
Jason Kenney, John Baird, Shelly Glover, Peter Kent et Peter Van Loan,
ainsi que la sénatrice Linda Frum; le chef libéral Justin
Trudeau, le
député libéral Irwin Cotler, l'ancien chef du
Parti libéral Bob Rae, le
député du NPD Alex Atamaneko et la dirigeante du Parti
Vert Elisabeth
May ont tous donné leur caution à ce projet et l'appuient
activement.
Dans un premier temps, TTL s'est vanté de pouvoir
financer le monument anticommuniste en amassant des contributions du
public. Quand cela a échoué lamentablement faute de
soutien du public,
la dictature Harper est intervenue pour sauver ce projet voué
à l'échec
et a donné $ 1,5 million en fonds publics. L'octroi de ces fonds
est un
autre signe de la profonde corruption du gouvernement compte tenu du
fait que les conservateurs fédéraux ont supprimé
le financement des
organismes de bienfaisance au Canada qui ont un « ordre du jour
politique » afin de réduire au silence ses critiques. Il
est clair que
ce que le gouvernement entend vraiment par « ordre du jour
politique »
est tout ordre du jour auquel s'oppose la dictature Harper. N'importe
quel programme anticommuniste et de glorification du nazisme aura
priorité et obtiendra des subventions considérables de
Stephen Harper.
Au dîner de financement de TTL du 30 mai, Harper a repris son
discours
habituel sur « la liberté et la démocratie »
pour cracher son venin
contre tout ce qui est progressiste. Déformant totalement la
vérité, il
a accusé tous ceux qui ont été à
l'avant-garde de la lutte contre le
nazisme d'être responsables de tous les maux du monde
plutôt que les
monopoles américains, allemands et des autres pays qui ont
soutenu
Hitler et plongé les peuples du monde dans une deuxième
guerre mondiale
au cours de laquelle plus 60 millions de personnes ont perdu la vie et
qui, depuis la fin de la Deuxième Guerre mondiale, ont
provoqué de
nombreuses autres guerres, invasions et coups d'État. Se
montrant sous
son vrai jour, il a agité le cadavre puant de la guerre froide
et
évoqué en termes élogieux les
réactionnaires Ronald Reagan et Margaret
Thatcher, qui ont attaqué continuellement leur propre peuple et
les
peuples des autres pays durant leur gouvernement. Il a également
félicité l'Ukraine, dont le gouvernement actuel est
dominé par les
nazis, et qu'il appuie totalement. Seule une de ses déclarations
contenait un grain de vérité: « Ce que l'histoire
nous a enseigné est
clair, c'est que les idéologies politiques qui promettent
l'utopie
mènent à l'opposé, à l'enfer sur terre.
» C'est une description
adéquate du système capitaliste que Stephen Harper
défend.
Une
porte-parole de TTL, dans le passé, a expliqué pourquoi
TTL était
incapable de récolter de l'argent auprès du public
canadien pour le
monument anticommuniste : « C'est un projet difficile à
comprendre
pour beaucoup de gens du public. » Une autre explication est que
la
classe ouvrière et le peuple du Canada comprennent très
bien le projet
et s'opposent fermement à son contenu violemment anticommuniste
et
profasciste. Beaucoup de gens se souviennent encore du rôle
majeur joué
par l'Union soviétique dans la défaite des nazis
hitlériens. Beaucoup
de travailleurs sont conscients du rôle clé joué
par les communistes
pour les aider à bâtir leurs syndicats au Canada pour
défendre les
intérêts des travailleurs. De plus, le Canada est
constitué de gens
épris de paix qui ont combattu les crimes commis par les
États-Unis en
Corée, au Vietnam, au Congo, en Indonésie, en
Grèce, en Iran, à Cuba,
au Guatemala, au Chili, en Argentine, à Grenade, en Colombie, au
Salvador, au Nicaragua, en Afghanistan, en Irak, en Palestine et en
Yougoslavie, et plus récemment en Libye et en Syrie, pour ne
nommer que
ceux-là. Parce que les Canadiens appuient la liberté et
la démocratie
authentiques et non les abstractions de Harper, ils seraient sans doute
plus favorables à un monument commémorant les vraies
victimes,
c'est-à-dire les millions de victimes de l'impérialisme
assassinées au
nom de la lutte contre le communisme et le « terrorisme »,
notamment
toutes les personnes tuées en combattant ces mêmes nazis
que Stephen
Harper continue de glorifier.
![]() Ho Chi Minh, dirigeant de la guerre d'indépencance du peuple vietnamien, planifiant la campagne de Dien Bien Phu. |
Le Marxiste-Léniniste
appelle les Canadiens à dénoncer le projet de loi S-219
présentement débattu au Sénat, qui a pour titre Loi sur le Jour de l'Avril noir.
Par ce projet de loi, le 30 avril serait désigné comme
une journée
nationale de commémoration de l'exode des réfugiés
vietnamiens du
milieu à la fin des années 1970, après la fin de
la guerre d'agression
brutale des États-Unis contre ce peuple et pays
héroïques. À cette
époque, le Canada a reçu plus de 100 000 personnes qui
ont fui le
Vietnam après la défaite des agresseurs américains
sous prétexte
qu'elles étaient des victimes du communisme.
L'Ambassade de la République socialiste du Vietnam au Canada
s'oppose « à la prémisse et au ton du projet de loi
», rapporte l'hebdomadaire Embassy.
Le
ministre-conseiller
de
l'ambassade vietnamienne, Dzung Vu,
a déclaré à Embassy,
dans
un
entretien
téléphonique, que le
gouvernement vietnamien fait du lobbying auprès du Parlement et
du
gouvernement canadiens contre ce projet de loi.
« Nous pensons que l'adoption de ce projet de loi
enverrait le mauvais message aux gouvernements et à la
population du
Vietnam et du Canada », a-t-il dit, en ajoutant que l'ambassade
respecte le droit d'un sénateur d'exprimer une opinion «
personnelle »
par le projet de loi privé.
L'ambassade vietnamienne, a-t-il ajouté, a engagé le
lobbyiste Bruce
Hartley d'Ottawa Prospectus Associates pour suivre les progrès
du
projet de loi dans la procédure législative et conseiller
l'ambassade
sur la meilleure façon de contrer le projet de loi.
![]() Titre de la presse du Parti saluant la victoire du peuple vietnamien sur l'impérialisme américain en 1975. |
Le parrain de ce projet de loi est le sénateur
conservateur Thanh
Ngo qui est arrivé au Canada comme réfugié du
Vietnam en 1975 après
avoir travaillé comme diplomate du gouvernement du Sud-Vietnam
avant la
chute de Saïgon. Il est peu étonnant qu'il ait
demandé asile après tous
les crimes commis par le gouvernement fantoche du Sud-Vietnam contre
son propre peuple, à l'instigation des agresseurs
impérialistes
américains. Ce qui est inacceptable est que le gouvernement
Harper
utilise sa majorité au Sénat pour pousser sa croisade
anticommuniste,
pour ouvrir à nouveau les plaies qui divisent les gens et leur
faire
revivre les horreurs de la guerre.
Nous devons rappeler au gouvernement Harper que la jeunesse et la
classe ouvrière du Canada ont toujours en mémoire leurs
luttes en appui
à la résistance héroïque du peuple vietnamien
contre l'agression de
l'impérialisme américain et avant contre le colonialisme
français.
Cette mémoire a été une source d'inspiration pour
le mouvement
anti-guerre contre l'agression et l'invasion de l'Irak et de
l'Afghanistan, contre toutes les guerres et interventions dans
lesquelles le Canada a été et est encore
entraîné aujourd'hui.
Nous nous souvenons du rôle d'espionnage du Canada, sous couvert
de
mission d'observation des Nations unies, au service des
États-Unis
contre la lutte de libération nationale du Vietnam. Nous nous
souvenons
également que le gouvernement du Canada a donné asile aux
pires
criminels de guerre du régime fantoche du Vietnam [1]; tout
comme il
l'a fait pour les criminels nazis qu'il veut maintenant
réhabiliter.
Les
« jours noirs » des falsificateurs de l'histoire, qu'ils
soient en
avril, en août ou à n'importe quel mois ne servent pas le
devoir de
mémoire des peuples qui est la commémoration de leurs
luttes contre le
fascisme, l'hitlérisme et l'agression impérialiste.
Il faut également rappeler à M. Harper que le
gouvernement vietnamien
ne va pas disparaître, juste parce qu'il déteste
personnellement le
communisme. Il devrait montrer du respect pour la souveraineté
du
Vietnam, pour les réalisations remarquables accomplies par ce
peuple et
ce pays pour surmonter les dévastations des guerres d'agression,
d'abord de l'impérialisme français, puis de
l'impérialisme américain.
Le Canada devrait contribuer positivement aux efforts continus du
Vietnam en reconnaissant que jusqu'à aujourd'hui son peuple
subit les
conséquences de l'agent orange et des autres crimes commis
contre
lui.
![]() La bannière du Parti une manifestation Toronto, l'une des nombreuses manifestations contre l'agression américaine au Vietnam dans les années 1970 |
Il n'est pas surprenant que M. Ngo a été nommé sénateur conservateur étant donné son auto-promotion comme un « champion des droits de la personne » et « ardent partisan de la lutte contre l'oppression communiste » depuis son arrivée au Canada, comme il l'affirme sur son site Internet. Global News a rapporté qu'il avait accumulé plus de 50 000 $ en frais de voyage au pays pour rencontrer des groupes de la communauté vietnamienne au cours des six mois qui ont suivi sa nomination au Sénat en 2012. Au lieu de reconnaître la vérité, notamment le soutien du peuple du Canada au peuple du Vietnam, « le projet de loi vise à attirer l'attention de tous les Canadiens sur les événements et les souffrances qui ont suivi la chute de Saïgon et la fin de la guerre du Vietnam en 1975 », lit-on sur le site de M. Ngo.
Le ministre-conseiller de l'ambassade vietnamienne, M.
Vu , dit
qu'il croit que le projet de loi sur « Le Jour de l'Avril noir
» « ne
reflète pas la volonté de la majorité de la
communauté vietnamienne au
Canada », qui préfère penser au présent et
à l'avenir plutôt que de
revivre le passé . Il a déclaré que le fait que de
nombreux Vietnamiens
Canadiens visitent le Vietnam chaque année est la preuve qu'ils
n'ont
pas de ressentiments envers leur pays.
![]() Monument de la victoire du peuple vietnamien Da Nang. |
Plus de 168 000 personnes résidantes au Canada
sont nées au Vietnam,
et plus de 220 000 s'identifient comme ayant une origine ethnique
vietnamienne, selon l'Enquête nationale auprès des
ménages de
Statistique Canada de 2011. Les vrais chiffres peuvent être
différents
puisque ces informations ont été obtenues sur une base
volontaire,
écrit Embassy.
Les projets de loi privés du Sénat sont débattus
à chaque session s'il
reste suffisamment de temps après les affaires du gouvernement.
Le
projet de loi sur « Le Jour de l'Avril noir » est
actuellement en
deuxième lecture au Sénat. LML invite les gens
épris de paix et de
justice au Canada à écrire aux sénateurs pour
exprimer leur opposition
à ce projet de loi qui ne reflète pas les sentiments des
Canadiens qui
ont été aux premiers rangs de l'opposition à la
guerre d'agression des
États-Unis contre le Vietnam et contre toute ingérence
dans ses
affaires intérieures. Le Canada n'a pas à inciter la
haine et les
divisions parmi le peuple au nom de la promotion de la liberté
et la
démocratie contre son spectre du « communisme totalitaire
».
1. Parmi eux Nguyen Ngoc Loan qui assassina publiquement le 1er février 1968 un combattant du FNLSVN pendant l'offensive du Têt.
Sommet nord-américain de l'Énergie organisé par Goldman Sachs
En
juin de cette année, le grand financier monopoliste Goldman
Sachs a
organisé un Sommet nord-américain sur l'énergie
à son siège social à
New York. On peut lire sur la page Web de la banque d'investissement
que le sommet a « réuni les preneurs de décisions
les plus prestigieux
et les plus influents au monde, les grands PDG, les porte-parole du
secteur public, les experts des États-Unis, du Canada et du
Mexique,
ainsi que d'importants investisseurs et compagnies mondiaux liés
au
secteur nord-américain de l'énergie, pour discuter de
comment la région
peut réaliser son plein potentiel énergétique.
» Le vice-président des
États-Unis, Joe Biden, a livré le discours d'ouverture. Y
ont aussi
participé le président Pena du Mexique de même que
le ministre canadien
des Affaires étrangères, John Baird, le ministre des
Finances, Joseph
Oliver, et Greg Rickford des Ressources naturelles et de l'Initiative
fédérale du développement économique dans
le nord de l'Ontario.
Alors que dans le passé de tels sommets réunissant les
trois pays de
l'Amérique du Nord étaient organisés par les
gouvernements, celui-ci a
été organisé par Goldman Sachs et est
entièrement dominé par les intérêts
privés.
Ce sommet laisse prévoir de nouveaux arrangements de gouvernance
nord-américains pour les États-Unis des monopoles de
l'Amérique du
Nord. Le rôle du public dans la gouvernance est
éliminé, les intérêts
privés fixent l'ordre du jour et organisent des sommets, tandis
que les
porte-parole gouvernementaux, y compris les gouverneurs
étasuniens,
appartiennent au pouvoir exécutif et y participent pour servir
ces
intérêts monopolistes et leur stratégie
énergétique nord-américaine.
C'est ce qui ressort des discours et du résumé
proposé par Goldman
Sachs.
Le PDG de Goldman Sachs, Lloyd Blankfield, a présenté le
vice-président
des États-Unis, Joe Biden, qui s'est adressé en ces mots
à une salle
remplie de banquiers investisseurs parmi les plus puissants du monde :
« Vous allez déterminer l'issue de cette transformation
énergétique
plus que quiconque au monde. » « Il est primordial que nous
saisissions
l'occasion unique qui se présente à nous », a-t-il
ajouté.
Biden a dit qu'en tant que superpuissance énergétique,
les
États-Unis
sont aujourd'hui le plus grand producteur de gaz naturel et le premier
exportateur de produits pétroliers dans le monde, en grande
partie à
cause de la méthode de forage dangereuse et nocive qu'on appelle
fracturation, qui utilise une technologie de forage
développée par le
monopole militaire Haliburton. Montrant le lien direct entre le
développement énergétique et la guerre, Biden a
dit qu'une production
énergétique accrue va donner à la Maison Blanche
une plus grande
influence dans la politique étrangère européenne
et ailleurs, puisque
les exportations étasuniennes vont pouvoir supplanter les
approvisionnements provenant de pays comme la Russie. Même si
cela
n'est pas dit ouvertement, le Pentagone est à lui seul le plus
grand
consommateur de pétrole et les besoins des forces militaires
jouent un
rôle majeur dans la stratégie énergétique de
l'Amérique du Nord. En
fait, le développement et l'accaparement des ressources
énergétiques de
l'Amérique du Nord est une composante des préparatifs
pour une guerre
mondiale.
Le vice-président a aussi mis l'accent sur le besoin d'investir
dans
l'infrastructure énergétique, dont les ports et les
chemins de fer,
disant qu'il est nécessaire d'en tripler les niveaux actuels de
financement. Ce qui n'a pas été dit est quelle portion de
ce
financement viendra des fonds publics.
Il a terminé en disant : « Nous devons prendre note de l'
occasion
extraordinaire qui s'offre à nous. » Il a ajouté:
« Nous avons beaucoup
de choses à faire. Ce n'est pas du chauvinisme. Je ne me fonde
pas sur
un quelconque exceptionnalisme américain. La
réalité nous dit que la
convergence des avantages que nous possédons est exceptionnelle
à
condition que nous sachions bien les utiliser. » Ces avantages
comprennent non seulement le pétrole et le gaz des
États-Unis, mais
aussi les ressources énergétiques, les ports, les autres
infrastructures et les trésors publics de toute
l'Amérique du Nord.
On
lit dans un communiqué émis par le bureau du ministre
canadien Rickford
: « L'indépendance énergétique de
l'Amérique du Nord est à portée de
main et le Canada collaborera volontiers avec ses partenaires de
l'Amérique du Nord et d'ailleurs pour favoriser la
sécurité énergétique
et la stabilité régionale et mondiale. Le ministre a
aussi fait
valoir le Canada en tant que pays ouvert et intéressant pour les
investisseurs, compte tenu des centaines de grands projets
d'exploitation des ressources énergétiques et autres –
d'une valeur
d'environ 650 milliards de dollars – qui ouvrent ici des
possibilités
inédites aux investisseurs. » Difficile de dire en ce
moment quels
projets exactement vont se réaliser, mais selon Goldman Sachs
les
investisseurs veulent une plus grande garantie de rendement sur leurs
investissements qui pour la plupart sont à long-terme et sujet
à
changements dans leur étendue.
Le ministre canadien a aussi invité les États-Unis
à appuyer l'oléoduc
Keystone XL, qui ira de l'Alberta au Texas, un projet qui attend
présentement l'approbation du président Obama. Celui-ci
devrait se
prononcer sur Keystone après les élections de 2014 et il
y a une vaste
opposition populaire au projet. Biden a dit que les trois pays avaient
« créé une relation commerciale d'une valeur d'un
billion de dollars et
notre coopération énergétique grandit à
chaque jour, avec des irritants
ici et là. Nos amis canadiens pourront vous parler de certains
de ces
irritants. »
Goldman Sachs décrit ainsi les enjeux du sommet:
«
L'opportunité pour l'Amérique du Nord de
bénéficier pleinement de son
potentiel est limitée. Alors que l'Amérique du Nord peut
facilement
énumérer les avantages économiques
générés par le schiste (des
formations rocheuses dont la fracturation est une source de
pétrole et
de gaz naturel), ces avantages sont dus à une infrastructure
existante
plutôt qu'à une disponibilité des ressources. De
nombreux pays ont
autant de ressources que l'Amérique du Nord. Pensons à la
Chine. Tout
ce qui leur manque est l'infrastructure nécessaire à la
libération de
ces ressources. Cela revient à dire que c'est n'est qu'une
question de
temps avant que d'autres pays ne rattrappent l'Amérique du Nord.
Le
temps presse. Il faut agir maintenant : que pouvons-nous faire pour
transformer cette richesse naturelle en une réelle valeur
économique ?
».
Un des sujets qui ont été abordés est que les
monopoles doivent être
confiants qu'ils obtiendront ce qu'ils veulent. Selon Goldman Sachs,
cela veut dire des « politiques stables et bien définies
pour ce qui
est de l'énergie, de l'environnement et du transport ».
Selon Goldman
Sachs, il faut également être conscient que « les
investissements dont
nous avons besoin aujourd'hui sont d'une plus grande échelle,
qu'ils ne
pourront être amortis avant plusieurs décennies et que les
politiques
mises en place doivent rehausser la confiance dans ces investissements.
La création de politiques visant à établir une
confiance à long terme
mène à des avantages économiques réels et
permet au monde des affaires
et au gouvernement de travailler ensemble tout en partageant le
même
but de garantir un environnement sain, une économie forte et une
création d'emploi durable qui a toujours été le
propre de l'Amérique du
Nord. Nous voyons donc trois politiques-clé qui doivent faire
l'objet
de coopération entre le monde des affaires et le gouvernement de
façon
à créer les conditions nécessaires à ces
investissements si nécessaires
: 1) la réduction de l'incertitude par le biais de la
réglementation, 2)
l'optimisation des coûts et des émissions tout le long de
la chaîne de
la valeur et 3) l'accent sur l'adaptabilité et la
diversification
des
technologies. »
On voit donc que les monopoles exigent une réglementation pour
toute
l'Amérique du Nord et attendent des cadres gouvernementaux
qu'ils
garantissent un climat de « certitude ». Ce qui veut dire,
règle
générale, que les gouvernements fourniront les fonds pour
les
infrastructures tout en venant au secours de tout investissement
«
négatif » comme ils l'ont fait pour le scandale de la
bulle
hypothécaire. Le contexte est celui d'une « grande
chaîne de valeur »
pour l'Amérique du Nord et d'« optimisation des
coûts et des émissions
». Les monopoles tenteront de réduire les salaires et les
avantages
sociaux des travailleurs de l'énergie tout en mettant en place
une
réglementation commune pour les émissions.
Mettant à nouveau l'accent sur la protection des investissements
des
monopoles, Goldman Sachs écrit : « Nous croyons que pour
créer un
environnement plus propice aux investissements afin d'atteindre ces
objectifs, nous devons soulever cinq questions avant de commencer
à
répondre à la demande que provoquera cette
révolution schistique : 1)
Quelles sont les meilleures pratiques de fracturation et les meilleures
réglementations hydrologiques ? 2) Comment améliorer les
réglementations
liées aux oléoducs ? 3) Quelles sont les
stratégies
optimales pour
recueillir les émissions fugitives de méthane ? 4)
Comment
peut-on
encourager l'utilisation de véhicules mus par
électricité ou par
l'éthanol à base de gaz naturel (E85) ? 5) Quelles
réformes devons-nous
apporter au secteur de la production d'électricité ?
Il est clair que dans le but de protéger leurs investissements,
les
monopoles veulent des changements aux réglementations touchant
par
exemple à la protection des plans d'eau et liées aux
dommages
environnementaux causés par les déversements de
pétrole et le forage.
On veut éliminer les réglementations qui assurent une
protection
minimale à l'environnement humain et naturel.
Une vaste opposition organisée par des organisations populaires
se
développe partout en Amérique du Nord contre la
fracturation, les
oléoducs de pétrole et de gaz naturel et de façon
générale contre le
diktat d'intérêts privés à l'encontre de la
volonté du peuple. Les
peuples ont mis à l'ordre du jour leur droit à de l'eau
et de l'air
purs et sécurisés, à la protection de
l'environnement naturel et à la
production d'énergie qui est à avantage réciproque
et répond aux
besoins du peuple.
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