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« Le Canada pleure la mort de la génération qui a affirmé notre indépendance sur la scène mondiale et établi notre réputation internationale de champion indéfectible de la liberté, de la démocratie, des droits de la personne et de la primauté du droit », a-t-il dit. À la Fête du Canada cette année, Stephen Harper a félicité l'armée canadienne pour représenter les valeurs canadiennes, qui sont: « travailler fort, faire le bien, être déterminés à faire de son mieux ». Il a ajouté : « Nos soldats ont toujours été prêts à donner leur vie pour protéger notre liberté, faire triompher nos valeurs et sauvegarder la paix ». Il a souligné également « trois évènements spéciaux » qui ont lieu cette année : le 100e anniversaire du début de la Première Guerre mondiale, le 75e anniversaire du commencement de la Deuxième Guerre mondiale et la fin de la « mission militaire » canadienne en Afghanistan. Privant ces évènements de tout contexte, il a tenté d'établir un lien entre les trois: la défense du Canada de l'Empire britannique, la lutte contre le fascisme lors de la Deuxième Guerre mondiale et la participation du Canada à la guerre d'agression contre l'Afghanistan dirigée par les États-Unis.
Ces commentaires exposent clairement la conception colonialiste dans laquelle les cercles dominants sont désespérément enlisés encore aujourd'hui. Pour eux, être une nation n'est pas une qualité inhérente née sur la base d'une communauté de langue, de territoire, de vie économique, d'histoire et de formation psychique, mais un privilège qu'une puissance impériale accorde à ceux qu'elle en juge digne. Ainsi, la souveraineté n'est pas un droit inhérent à l'autodétermination, mais plutôt un privilège mérité. En ce sens, les cercles dominants n'ont pas réglé leurs comptes avec la pensée de leurs prédécesseurs de l'époque de la guerre des Boers jusqu'à la Première Guerre mondiale, qui pensaient que le Canada, ainsi que les dominions « civilisés » de l'Australie, de la Nouvelle-Zélande et de l'Afrique du Sud devraient devenir des partenaires secondaires de la Grande-Bretagne pour l'administration de l'Empire et payer pour sa défense. En aucune façon la Première Guerre mondiale peut être vue comme un combat pour la démocratie, la liberté, les droits de la personne et la primauté du droit. Les habitants du vaste Empire britannique étaient pour la plupart des sujets de la Couronne qu'on envoyait à la guerre pour massacrer les travailleurs des autres pays. Au Canada à cette époque, même le droit de vote ne s'étendait pas à la majorité de la population. Les femmes ont réussi à affirmer leur droit de vote peu après la guerre, mais les personnes d'origine autochtone ne pouvaient accéder à la citoyenneté qu'à condition de renoncer à leurs droits inhérents et à leurs droits de traité - une politique qui n'a pas été annulée pendant cinquante ans.
À l'époque de la Première Guerre mondiale, le peuple irlandais menait une lutte déterminée pour que l'Irlande devienne une république indépendante tandis qu'en Inde, le joyau de la couronne de l'Empire, des massacres sans fin s'abattaient sur le peuple qui luttait pour le droit de déterminer lui-même son avenir. La guerre fut un terrible massacre de la classe ouvrière des pays combattants, qui mit fin à l'Empire tsariste, à l'Empire austro-hongrois, à l'Empire Ottoman et qui, au Canada, mit fin à l'euphorie de l'appartenance à l'Empire britannique. À la fin de la guerre, l'armée canadienne aux côtés des armées de dix autres pays, à l'instigation de la Grande-Bretagne et de la France, a envahi la Russie soviétique dans une vaine tentative de maintenir les privilèges des forces tsaristes, qui avaient été niés par l'établissement du premier gouvernement anti-guerre au monde. Qui plus est, la guerre a servi de prétexte au Canada pour réprimer les luttes ouvrières et la politique révolutionnaire. La Loi sur les mesures de guerre, toujours en place plus d'un an après la fin de la guerre, a été utilisée pour attaquer les organisateurs de la Grève générale de Winnipeg.
Les jeunes canadiens ont été envoyés à la boucherie au service de l'Empire britannique tandis que les cercles dominants canadiens réclamaient la reconnaissance afin d'avoir leur part du butin de guerre. Aujourd'hui, c'est Stephen Harper, au nom des capitalistes monopolistes qui ont mis sur pied les États-Unis impérialistes des monopoles nord-américains, qui tente dans le contexte de nouveaux arrangements de faire bénéficier le Canada du butin de la guerre. Cette situation est aggravée par les propres croyances religieuses anti-communistes et intégristes chrétiennes de Stephen Harper. C'est pourquoi il embrasse des politiques sans principes et extrémistes comme son appui pour Israël et les services qu'il rend aux intérêts des États-Unis en Ukraine, en Afghanistan, en Libye et partout dans le monde, que ce soit en Europe, en Afrique, en Asie, en Amérique latine ou dans les Caraïbes. La vision de la souveraineté embrassée par Harper et cie est une vision du monde complètement morbide selon laquelle c'est par le sacrifice sanglant au service d'une puissance impérialiste que le Canada est en mesure de prouver sa valeur en tant que pays méritant et capable d'assumer complètement sa notion de souveraineté. Mais de quelle souveraineté s'agit-il ? La nation est souveraine en autant qu'elle se soumet à la mission impériale et à la notion de la « mission civilisatrice de l'homme blanc » du XIXe siècle, mission qui consiste à permettre à l'empire de prendre de l'expansion en envoyant d'innombrables jeunes dans les tranchées pour y mourir, en asservissant des nations « moins civilisées » qui aspirent à l'indépendance, et ayant recours à la violence au Canada pour maintenir le privilège du capital sur la classe ouvrière et nier les droits des Premières Nations ! La bourgeoisie néolibérale d'aujourd'hui a
comme seul et unique
objectif d'annexer le Canada à l'État impérialiste
des États-Unis alors
que celui-ci bafoue la souveraineté des nations et des peuples
partout
dans le monde. Elle a mis sur pied un gouvernement de guerre à
cet
effet et mis toutes les ressources du
Canada à la disposition de cet objectif belliciste. Le Canada a
besoin
d'un gouvernement anti-guerre qui refuse le recours à la force
pour
régler les conflits, qui défend la primauté du
droit international
ainsi que la cause sacrée de la coexistence pacifique et de
l'égalité
des nations, qu'elles soient grandes ou petites.
Il est urgent qu'à l'occasion des commémorations de la
Première Guerre
mondiale, les Canadiens élèvent leurs voix contre les
falsificateurs de
l'histoire et contre toute la désinformation qui fait passer la
cause
meurtrière des impérialistes américains et des
sionistes israéliens
pour une cause pacifique afin de mieux
impliquer les soldats canadiens dans des crimes contre
l'humanité. Ceux
qui font de telles choses au nom de la paix, de la démocratie et
des
droits humains sont la lie de l'humanité et méritent
notre plus grand
mépris. ![]() ![]()
Le début de la bataille de Stalingrad Un tournant décisif dans l'histoireL'historique victoire soviétique à Stalingrad, le 2 février 1943, marque le tournant de la Deuxième Guerre mondiale. Le 22 juin 1941, les Allemands avaient envahi traîtreusement l'Union soviétique. L'Union soviétique affrontait 257 divisions ennemies de 10 000 à 15 000 soldats chacune, dont 207 allemandes, la plus grande armée jamais massée sur un seul front. En octobre 1942, les armées nazies se trouvaient à 120 km à peine de Moscou, avaient fait irruption dans Stalingrad et pénétré les contreforts du Caucase pour s'emparer des importants champs pétrolifères. Mais même en ces jours terribles, l'armée et le peuple soviétiques, dirigés par Staline, ont trouvé la force d'arrêter l'ennemi et de lui porter des coups féroces. Rapidement, ils ont inversé le cours des événements. Les troupes soviétiques sont passées à l'offensive et ont redoublé leurs coups puissants contre les Allemands, d'abord à Stalingrad, puis à Koursk. ![]() Un des monuments du monument-ensemble de Volgograd en hommage aux héros de la bataille de Stalingrad Alors que les envahisseurs massaient plus d'un million de soldats et des milliers de chars de combat et de blindés, de pièces d'artillerie et d'avions dans la steppe russe à l'ouest de Stalingrad, le dirigeant de la patrie socialiste, Joseph Staline, déclara que les criminels n'iraient pas plus loin à l'Est. « Pas un seul pas en arrière ! » est devenu le cri de ralliement de Stalingrad. Le prélude à la bataille de Stalingrad a commencé le 27 juillet 1942. La 4e armée blindée allemande avait franchi le Don au nord de Stalingrad et, attaquant vers l'est, avait coupé le chemin de fer Stalingrad-Salsk. Stalingrad est située sur un grand méandre de la Volga et les Allemands dirigeaient leur attaque principale vers la Volga pour essayer de déborder la 64e armée soviétique et l'ensemble du front de Stalingrad. Les Allemands avaient prévu une attaque terrestre en pince sur Stalingrad, avec la 6e armée allemande descendant du nord et la 4e armée blindée remontant du sud. Après un mois de très durs combats contre
les défenses soviétiques
qui luttaient avec acharnement, la 6e armée allemande a
réussi
finalement à franchir le Don le 23 août et à
atteindre les faubourgs
nord de Stalingrad plus tard le même jour. Les armées
hongroises,
italiennes, croates, roumaines, alliées des Allemands,
étaient à environ 60 km, de Stalingrad. La ville
était aussi à portée
des bases aériennes allemandes situées sur le territoire
soviétique
occupé. Ainsi, les En même temps, le 14e Panzerkorps avait ouvert une brèche étroite entre le corps principal de la 6e armée allemande et le faubourg nord de Stalingrad sur la Volga, tandis que dans le sud, la résistance soviétique féroce avait arrêté la 4e armée blindée et l'empêchait d'avancer. Le 29 août, la 4e armée blindée débouchait sur les arrières de la 62e et 64e armées soviétiques. Les Allemands tentèrent de couper la 62e armée, mais une contre-attaque vigoureuse de l'armée soviétique lui a permis de se replier vers Stalingrad. La 6e armée allemande a repris son offensive le 2 septembre, faisant la jonction avec la 4e armée blindée le lendemain. Plus les Allemands se rapprochaient de Stalingrad, plus les combats devenaient intenses et plus les Allemands subissaient de lourdes pertes. Le 12 septembre, les Allemands sont entrés dans Stalingrad et les combats dans la ville ont commencé le lendemain. Les unités de l'Armée rouge et de la milice ouvrière étaient aux premières lignes de la résistance organisée. La milice ouvrière a fortifié chaque usine et chaque place de travail de façon à ce que même après avoir été bombardée, elle puisse repousser toutes les attaques de l'envahisseur. Les étudiants et les habitants des quartiers, jeunes et vieux, furent organisés et armés pour défendre leur ville et les droits de tous. Le comité de défense de la ville, dirigé par le secrétaire du bureau régional de Stalingrad du Parti communiste, déclara: « Chers camarades ! Nos chers Stalingradois ! Les hitlériens sanguinaires se ruent vers Stalingrad ensoleillé, vers la Volga, le grand fleuve russe. Stalingradois ! Nous ne laisserons pas les Allemands profaner notre chère ville. Dressons-nous tous comme un seul homme pour la défense de notre ville bien-aimée, de notre maison natale, de notre propre famille. Couvrons les rues de barricades infranchissables. Faisons de chaque maison, de chaque quartier, de chaque rue, une forteresse inexpugnable. Tous à la construction des barricades ! Tous ceux qui sont capables de porter les armes, à la défense de notre ville natale, de notre maison natale ! » ![]() ![]() Des soldats de l'Armée rouge à la bataille de Stalingrad Dès que les Allemands ont atteint Stalingrad, des combats acharnés ont fait rage pour chaque pouce de chaque rue, maison, cave et escalier. Les Soviétiques avaient transformé les immeubles, les usines, les entrepôts, les maisons et les bâtiments administratifs en fortifications hérissées de mitrailleuses, de fusils anti-chars, de mortiers, de mines, de barbelés, défendues par des tireurs d'élite et de petites unités de mitrailleurs et de grenadiers entraînés aux combats de maison à maison. Une même place pouvait changer de mains plusieurs fois en une journée. Les combats pour l'aciérie Octobre rouge, l'usine de tracteurs Dzerjinski et l'usine d'armement Barrikady sont devenus légendaires dans le monde entier. Comme déclaraient les combattants soviétiques: « La terre de la Volga est devenue glissante de sang et les Allemands y ont trouvé une pente glissante vers la mort. » Le 19 novembre, après deux mois de combats héroïques dans la ville, l'Armée rouge lance l'opération Uranus, une contre-attaque massive en tenaille contre les flancs de la 6e armée allemande. Ces lignes étaient occupées surtout par des forces roumaines, hongroises, croates et italiennes. La contre-offensive commença par un bombardement de 80 minutes presque entièrement dirigé contre les unités non-allemandes protégeant les flancs allemands. Les Allemands ont tenté de les renforcer avec le 48e Panzerkorps, mais ils ont été vite balayés. Les forces soviétiques culbutent les Roumains, qui se trouvaient dans l'axe de progression de l'offensive soviétique, et encerclent les forces allemandes le 23 novembre. L'opération Uranus permit l'encerclement de 250 000 à 300 000 soldats ennemis dans une zone large de 50 km d'est en ouest et longue de 40 km du nord au sud. La 6e armée et les vestiges de la 4e armée blindée allemande sont désormais coincées dans le chaudron de Stalingrad. Hitler ordonne à la 6e armée de tenir ses positions plutôt que de tenter une percée. Dans les semaines qui suivent, Stalingrad est presque entièrement reprise par les Soviétiques. Le 12 décembre, les Allemands lancent l'opération Orage d'hiver pour tenter de sauver leur 6e armée piégée.Cette opération est un échec. Les forces soviétiques lancent des mouvements de pince au nord et au sud pour resserrer l'anneau d'acier sur la 6e armée allemande assiégée. Le 8 janvier 1943, l'Union soviétique lance un ultimatum de capitulation à la 6e armée, soulignant la situation désastreuse dans laquelle elle se trouve. Les Allemands rejettent cet ultimatum pour, ayant subi encore plus de pertes, finalement capituler le 2 février 1943. Un soldat soviétique hisse le
drapeau rouge de la victoire le 2 février à Stalingrad le
2 février 1943. (Archives du LML et Stalingrad: La bataille du siècle, V. Tchouïkov, Maréchal de l'Union soviétique)
L'anniversaire de l'insurrection de Varsovie La trahison des falsificateurs de l'histoireBeaucoup a été écrit par les historiens sur l'insurrection de Varsovie en Pologne qui a eu lieu pendant la Deuxième Guerre mondiale du 1er août au 2 octobre 1944.[1] Une grande partie de ces écrits sont des falsifications de l'histoire. Les principaux objectifs des falsificateurs d'hier et d'aujourd'hui de l'histoire de l'insurrection de Varsovie sont d'attaquer l'Union soviétique et son grand dirigeant, Joseph Staline, de réhabiliter les réactionnaires polonais et leurs héritiers, et de présenter les innombrables crimes de guerre commis par les nazis contre le peuple polonais comme un épisode marginal. Mais les faits de l'histoire sont têtus et ils ne changent pas à cause de gribouillages d'historiens réactionnaires. ![]() Monument à la mémoire de combattants de l'insurrection de Varsovie. Ce monument a été inauguré en 1989 à Varsovie. En 1944, les armées soviétiques, après les grandes victoires de Stalingrad et de Koursk, poursuivaient une progression constante vers Berlin, refoulant les nazis sur tous les fronts. Le 21 juillet, après la percée réussie des frontières de la Pologne, le Conseil national de la Pologne réuni à Chelm (une des premières villes polonaises libérées de l'occupant nazi) créait le Comité polonais de libération nationale, le gouvernement provisoire pour une Pologne démocratique. Le lendemain, le comité appelait les Polonais à lutter pour la libération complète du pays. L'une des premières et des plus urgentes tâches du régime révolutionnaire a été de créer la Voiske Polskoye, une armée antifasciste fidèle au peuple.
Quand les nazis ont envahi la Pologne le 1er septembre 1939, les dirigeants polonais se sont enfuis en Roumanie et ont abandonné le peuple à son sort. Les nazis ont perpétré en Pologne les pires crimes que l'histoire ait connus. De tous les pays européens, c'est la Pologne qui a connu le plus grand nombre de victimes proportionnellement à sa population. Un total d'environ six millions de personnes ont été tuées. L'extermination directe par des assassinats de masse, dans les camps de la mort, par le travail forcé, par la faim et par d'autres moyens de terreur a coûté la vie à plus de 6 millions de personnes, dont 2 700 000 Juifs polonais, 2 000 000 d'enfants et de jeunes, plus de 50 000 Roms et 12 000 personnes jugées mentalement handicapées, tués par les nazis et des milliers de prisonniers de guerre polonais, soldats et officiers, systématiquement exécutés. La Schutzstaf (SS) a exécuté plus de 40 000 intellectuels, personnalités politiques et dirigeants polonais au cours des six premières semaines de l'occupation nazie. Avant l'invasion, à partir de mai 1939, l'opération nazie Tannenberg, qui faisait partie du Generalplan Ost (« Plan général pour l'Est ») avait permis d'identifier et de recenser plus de 61 000 militants, membres de l'intelligentsia, universitaires, anciens officiers qui devaient être internés ou exécutés. L'assassinat de 4 143 officiers polonais retrouvés dans des fosses communes dans la forêt de Katyn n'est qu'un exemple des nombreuses exécutions de la SS et de la Wehrmacht. Face à la désertion complète de ses soi-disant dirigeants, l'esprit de résistance du peuple polonais est demeuré fort. De nombreux Polonais ont combattu courageusement dans la résistance clandestine dirigée par les communistes contre les nazis. Ils ont formé leurs propres divisions militaires patriotiques et ont combattu aux côtés de l'Armée rouge jusqu'à Berlin. Les dirigeants polonais qui s'étaient enfuis, et qui ne représentaient que les grands propriétaires terriens et les industriels polonais, ont finalement établi un faux « gouvernement en exil », d'abord à Paris, puis à Angers et enfin à Londres. De Londres, ils ont comploté, en collusion avec les impérialistes britanniques, pour rétablir leur pouvoir sur le peuple polonais.
Dès
le 24 juillet 1944, alors que les forces soviétiques
repoussaient sans
cesse les nazis, le gouvernement réactionnaire en exil et son
Armée de
l'intérieur (AK) avaient décidé d'ordonner un
soulèvement à Varsovie
avant que l'armée soviétique atteigne la ville. Leurs
objectifs étaient
d'établir leurs propres organes du pouvoir, de restaurer
l'ancien
régime qui avait fui en 1939 et abandonné le peuple
à l'occupation
criminelle, et de combattre et détruire le nouveau gouvernement
provisoire démocratique de Pologne. Ni le gouvernement soviétique, ni le commandement de l'Armée rouge, ni les organes de régime populaire démocratique nouvellement formés en Pologne ni la Voiske Polskoye naissante, qui avait déjà pris part à la libération de Lublin le 24 juillet 1944, n'ont été informés du soulèvement prévu. Même le Commandant suprême des forces expéditionnaires alliées (SHAEF) a déclaré qu'il n'en savait rien, même si cela peut avoir été un camouflage. Les commandants de l'Armée de l'intérieur polonaise, subordonnée au gouvernement en exil de Londres, ont caché par tous les moyens les préparatifs de l'insurrection à l'état-major des forces armées soviétiques. En même temps, les représentants du gouvernement en exil et leurs collaborateurs suivaient de près les combats sur le front germano-soviétique et, en particulier, la progression de l'Armée rouge vers Varsovie. Les comploteurs de Londres n'avaient pas l'intention de déclencher l'insurrection avant que les forces soviétiques ne s'approchent de Varsovie. Ils calculaient que si les insurgés se retrouvaient dans une situation critique, les forces soviétiques iraient à leur secours. Au dernier moment, Bor-Komorowski a avancé la date de l'insurrection au 1er août, rendant impossible l'exécution des plans préalablement établis. Au début de l'insurrection, il n'y avait même pas de communications élémentaires entre les différentes unités insurgées. Beaucoup de soldats ne savaient pas où trouver leurs commandants et un grand nombre d'officiers ne savaient pas où étaient les caches d'armes. Le manque d'effet de surprise a permis aux occupants nazis d'occuper tous les points névralgiques de communications et de transport et les installations électriques. Cependant, la haine des
habitants de Varsovie pour les nazis a donné à
l'insurrection un
caractère et une envergure populaires que ses planificateurs
réactionnaires n'avaient pas prévus. La population a
commencé à ériger
des barricades, un grand nombre de résidents de Varsovie ont
rejoint
les rangs des détachements militaires, même s'ils
n'avaient pas
d'armes. Certains pensaient que l'insurrection avait été
planifiée en
collaboration avec les forces soviétiques en marche. Les
insurgés,
animés par l'esprit de combat et la haine de l'occupant nazi,
ont
accompli de véritables actes de bravoure et
d'héroïsme. Ce soutien
massif a permis de remporter certains succès, mais très
vite les nazis,
supérieurs en nombre et en armements, ont riposté avec
férocité. ![]() ![]() Des brigades de partisans polonais durant l'insurrection de Varsovie Sur le front principal, les nazis ont lancé une forte contre-attaque contre l'armée soviétique, la forçant à livrer une dure bataille défensive. Pendant ce temps, Varsovie brûlait. La fumée des incendies pouvait être vue par les commandants soviétiques qui dirigeaient les opérations dans la zone de la contre-attaque. Quelques jours plus tard, les forces soviétiques ont brisé la contre-attaque nazie, mais ont été incapables d'enfoncer les défenses nazies et de percer dans Varsovie. Le 4 août, le premier ministre britannique, Winston Churchill, a envoyé un message à Staline mentionnant l'insurrection de Varsovie pour la première fois et laissant entendre qu'elle réussissait. Il affirmait aussi que les Britanniques fournissaient des armes, que les insurgés avaient demandé l'aide soviétique, et que le but de l'insurrection était d'aider les forces soviétiques. Staline en doutait, et dit dans sa réponse le lendemain: « L'Armée de l'intérieur des Polonais se compose de quelques détachements qui sont appelés à tort divisions. Ils n'ont ni artillerie, ni appui aérien ni chars. Je ne peux imaginer comment ces détachements pourraient prendre Varsovie, que les Allemands défendent avec quatre divisions blindées. » Staline ordonna alors à ses généraux de faire rapport de leurs idées concernant la prise de Varsovie. Dans leur rapport du 6 août, les généraux soulignent que les forces soviétiques n'étaient pas assez fortes pour le moment pour enfoncer les armées allemandes qui se trouvaient entre elles et Varsovie et qu'« aucune attaque n'est possible avant le 10 août parce que la quantité nécessaire de munitions ne peut pas être amenée avant ». Le commandement soviétique était d'accord. Malgré l'épuisement des forces soviétiques et la nécessité d'améliorer la sécurité à l'arrière, le Commandement suprême de l'URSS a commencé à préparer une nouvelle offensive pour la libération de Varsovie. Toutefois, même dans les conditions les plus favorables, l'offensive n'aurait pas pu être lancée avant le 25 août. En même temps, des pourparlers sur la situation en Pologne se tenaient entre le « premier ministre » du gouvernement polonais en exil, Stanislaw Mikolajczyk, et Staline et Molotov. À son retour à Londres, Stanislaw Mikolajczyk a falsifié la nature de ces pourparlers, a calomnié l'Union soviétique auprès de Churchill et dit que les Soviétiques étaient responsables de la situation difficile des insurgés à Varsovie. Contacté par Churchill, Staline a répondu immédiatement par une déclaration publique que le gouvernement polonais en exil était entièrement responsable des événements à Varsovie et n'avait pas informé le commandement soviétique de ses intentions ou tenté de coordonner les opérations. Par conséquent, toute la responsabilité de ce qui s'était produit revenait aux exilés de Londres. Staline a écrit directement à Churchill et souligné dans sa lettre que l'insurrection était une entreprise insensée qui semble coûter beaucoup de vies parmi les civils. « Une telle chose ne se serait pas produite si le commandement soviétique avait été informé avant le début de l'action de Varsovie et si les Polonais avaient maintenu des contacts avec lui. » Staline a alors proposé un nouveau plan opérationnel radicalement différent de celui des Polonais de Londres, une offensive frontale pour écraser l'ennemi. Le nouveau plan a été mis en oeuvre immédiatement. Des combats acharnés ont eu lieu surtout aux approches du quartier de Varsovie de Praga. Une fois de plus les défenses nazies se sont avérées trop fortes, surtout que les forces soviétiques manquaient de munitions. Les troupes soviétiques étaient aussi épuisées par de longs mois de combats continus et avaient besoin d'approvisionnement en armements et en munitions. Les forces soviétiques ont dû passer temporairement à la défensive. Jouant de mauvaise foi, Churchill a envoyé une lettre à Staline, co-signée par Roosevelt, dans laquelle il écrivait : « Nous pensons à ce que sera la réaction de l'opinion mondiale si les anti-nazis de Varsovie étaient, en fait, abandonnés. » La réponse de Staline ne s'est pas fait attendre
: « Tôt
ou tard, la vérité sur la poignée de criminels qui
ont déclenché
l'aventure de Varsovie pour prendre le pouvoir, sera connue de tous.
Ces gens ont utilisé la confiance des Varsoviens, en jetant
nombre
d'entre eux presque sans armes sous les canons, les tanks et l'aviation
des Allemands. Il s'est créé une situation où
chaque jour qui passe
n'est pas utilisé par les Polonais pour libérer Varsovie,
mais par les
hitlériens qui fusillent sauvagement les Varsoviens. » Poursuivant leur activité criminelle, les chefs de l'insurrection du camp Londres ont refusé de faire la jonction. Cependant, les dirigeants de l'Armia Ludowa, l'Armée du peuple, qui prenait part à l'insurrection, a réussi à envoyer deux messagers courageux à l'armée soviétique fournissant des renseignements sur l'insurrection, la situation dans la ville et le déploiement des forces insurgées. Les forces soviétiques ont entrepris alors de larguer une grande quantité d'armes, de munitions et du ravitaillement dans Varsovie, qui a été récupérée par les insurgés. C'était le début d'un approvisionnement régulier. Cependant, le commandement soviétique estimait que ses forces n'étaient pas encore assez fortes pour libérer Varsovie. Le 16 septembre, plusieurs unités de la
Première Armée polonaise
antifasciste traversent la Vistule. Sous la pression des
événements,
Bor-Komorowski, le commandant de l'Armée de l'intérieur
prend enfin
contact avec le commandement soviétique. Celui-ci demande aux
détachements de l'Armée de l'intérieur de Varsovie
d'entrer en contact
avec la Première Armée polonaise, puis de faire la
jonction avec les
forces de l'Armée rouge. Le 18 septembre, huit escadrilles de
forteresses volantes américaines parviennent à Varsovie
pour parachuter
des armes, les munitions et des denrées alimentaires. Certaines
arrivent aux mains des insurgés, mais en raison de l'altitude
à partir
de laquelle sont faits ces parachutages (4000 mètres) beaucoup
tombent
derrière les lignes allemandes. Tout le mois de septembre, les
pilotes
soviétiques effectuent des largages de nuit très
précis d'une hauteur
de 150-200 mètres.
La bataille pour entrer dans Varsovie a fait rage
pendant des jours.
Les Allemands avaient la supériorité numérique et
d'armements, mais les
forces soviétiques et leurs alliés polonais n'ont jamais
cessé de
combattre. Le 20 septembre, ils apprenaient que Bor-Komorowski avait
émis des directives secrètes pour détruire de
l'intérieur les forces
insurgées. Il avait ordonné que toutes les unités
armées loyales au
nouveau gouvernement démocratique polonais de Lublin devaient
être
forcées à se mettre sous ses ordres et celles qui
refusaient devaient
être sévèrement punies. La concentration d'importants renforts allemands, notamment des unités blindées, dans le centre de Varsovie a décidé l'issue de la bataille. Dans les derniers jours de septembre, l'activité des insurgés est devenue sporadique alors que les Allemands intensifiaient leurs attaques. Enfin, les généraux soviétiques, en consultation avec l'état-major, décident de cesser les opérations militaires à Varsovie. Le 28 septembre, les nazis lancent une offensive générale et de violents combats font rage pendant encore trois jours. À nouveau, les forces insurgées restantes sont trahies par le commandement de l'Armée de l'intérieur qui ordonne la capitulation immédiate. Seuls quelques groupes de combattants réussissent à traverser la Vistule et à rejoindre les lignes soviétiques. Le 2 octobre, toute résistance a cessé dans Varsovie. Les dirigeants de l'Armée de l'intérieur polonaise se rendent aux Allemands. Curieusement, Bor-Komorowski n'est pas exécuté et est interné dans un camp en Allemagne. Libéré à la fin de la guerre, il passe le reste de sa vie à Londres. De 1947 à 1949, il est premier ministre du gouvernement polonais en exil discrédité, qui n'est plus reconnu par la plupart des gouvernements européens. L'insurrection de Varsovie a coûté la vie à plus de 200 000 habitants de Varsovie, en plus d'un nombre incalculable de blessés. Des centaines de milliers d'habitants ont été déportés dans les camps de concentration ou expulsés de la ville. La ville a été presque entièrement rasée. Les insurgés n'ont pas remporté la victoire finale, mais ils se sont mérité une gloire impérissable. Le gouvernement polonais en exil qui, avec ses plans aventuristes, a saboté la lutte du début jusqu'à la fin s'est complètement déshonoré. Ce n'est qu'au cours de l'offensive d'hiver de 1944-1945 que toute la Pologne, et Varsovie, étaient enfin libérée. L'insurrection de Varsovie est devenue un symbole de l'échec des réactionnaires polonais dont les héritiers continuent de répandre leurs mensonges sur ces événements. Les barricades de Varsovie témoignent à la fois du courage du peuple polonais et de l'armée du peuple et de l'engagement inébranlable de l'Union soviétique envers la défaite totale du nazisme. Plus de 600 000 soldats soviétiques ont donné leur vie pour la libération de la Pologne. Une flamme éternelle a été allumée à Czerniakôw sur les rives de la Vistule comme un rappel du sang versé par les Polonais et les soldats soviétiques dans les combats communs contre le nazisme pour la libération et l'avenir du peuple polonais. Note 1: L'insurrection de Varsovie est un
événement différent du soulèvement
du ghetto de Varsovie qui a eu lieu l'année
précédente du 19 avril au
16 mai 1943. 69e anniversaire d'Hiroshima et de Nagasaki Jamais plus! Non au chantage nucléaire
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