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Numéro 90 - 10
juillet 2014
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In
Memoriam
Byungho
Yoon
11
novembre 1936
- 7 juillet 2014
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In
Memoriam
• Byungho Yoon
Vaste mouvement de
résistance pour une Palestine libre
• Mettons fin à l'agression et à
l'occupation israélienne!
• La désinformation servant à
déclencher la terreur d'État
• La violence contre un jeune américain
illustre les crimes des sionistes contre la jeunesse
In Memoriam
Byungho Yoon
- 11 novembre 1936 - 8 juillet 2014-
C'est avec beaucoup de chagrin que le Parti communiste
du Canada (marxiste-léniniste) vous informe du
décès du camarade Byungho Yoon, membre de
notre Parti, patriote coréen et membre de l'organisation
culturelle du Parti. Nous transmettons nos sincères
condoléances à son épouse Sunbin, ses enfants
Soonkwon, David et Hee Joo, à sa famille, ses camarades,
compatriotes et amis. L'esprit révolutionnaire du camarade Yoon
et sa dévolution aux lumières et
au progrès de l'humanité ont marqué tous ceux et
celles qui ont eu la chance de le connaître. Sa dévolution
à la cause de la réunification de la Corée, son
amour
de la musique et sa fidélité à la grande voie de
la civilisation éclairaient son visage et son merveilleux
sourire.
Le camarade Yoon est né à Jung Up, un
village dans le sud de la Corée, en 1936. Durant la guerre de
Corée il se joignit aux Jeunes Partisans pour combattre
les impérialistes américains et leurs alliés.
Capturé et fait prisonnier, sa vie fut sauvée grâce
à l'intervention d'un officier de l'armée
sud-coréenne.
Il fut membre de l'orchestre de l'armée
sud-coréenne et apprit à jouer du violon. Après la
guerre, il devint un musicien accompli et un pionnier de la musique
classique en Corée du sud par des concerts et des milliers
d'enregistrements pour la télévision et la radio
sud-coréennes entre 1960 et 1990. Il fut également
enseignant et interprète de la musique classique coréenne
et occidentale.
En 1991, le camarade Yoon déménagea au
Canada avec son épouse et leurs deux enfants où il
poursuivit l'interprétation et la composition et devint membre
de l'Orchestre symphonique de York.
En plus de sa vie de musicien professionnel, le camarade
Yoon a participé activement au mouvement pour la
réunification de la Corée, n'épargnant aucun
effort pour unir ses compatriotes et ses amis canadiens dans
l'opposition à la division de la nation coréenne et la
séparation des familles. Il n'a jamais accepté
que sa patrie fût divisée en 1945 par les
impérialistes américains et déplorait les grandes
difficultés que cette division crée pour le peuple
coréen encore
aujourd'hui. Il a consacré sa vie à l'opposition à
la domination américaine du sud de la Corée et à
la réunification pacifique et indépendante de sa patrie.
Sa
plus grande joie fut d'avoir visité la République
populaire démocratique de Corée en 1994 avec ses deux
enfants et encore en 2005.
Membre actif de la Commission sur la
vérité sur la Corée, le camarade Yoon a
participé au Tribunal international sur les crimes de guerre
à New York
les 23 et 24 juin 2001 comme fier membre de la délégation
canadienne.
Le camarade Yoon est décédé
après avoir vaillamment combattu les conséquences d'une
série d'accidents cardiovasculaires. La maladie l'a finalement
emporté à 2 heures au matin du 8 juillet. Le service
funèbre aura lieu le 10 juillet au R.S. Kane Funeral Home
situé au 6150, rue Yonge, Toronto, à 19 h 30.

Vaste mouvement de résistance pour
une Palestine libre
Mettons fin à l'agression et
à
l'occupation israélienne!
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Joignons-nous aux actions pour
défendre Gaza et exiger l'arrêt immédiat
de l'occupation!
Montréal
Vendredi 11 juillet à 17h30
Départ: métro Guy/Concordia.
Arrivée: bureau du Premier ministre du Québec
(Sherbrooke / McGill)
Groupes appelant à la manifestation : CJPP, PAJU,
TADAMON, Bateau canadien pour GAZA, et de nombreux individus
Cliquer ici pour les actions ailleurs au
Canada
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Une vaste résistance se développe en
Palestine en réponse aux arrestations de masse, aux
détentions pour des périodes indéfinies et aux
raids de
bombardements effectués par l'État sioniste d'Israël
avec l'appui des États-Unis. Utilisant l'enlèvement et la
mort des trois adolescents israéliens le 12 juin pour
justifier leurs actes de représailles contre le gouvernement du
Hamas à Gaza, qu'ils qualifient d'organisation terroriste, les
sionistes ont une fois de plus lancé
un assaut meurtrier principalement contre Gaza mais aussi la
Cisjordanie. Le gouvernement israélien prétend que le
Hamas est responsable des enlèvements,
de la mort des adolescents et des tirs à la roquette mais il ne
présente aucune preuve et ne suit aucune procédure qui
établirait les faits. En fait, il utilise cette
situation comme un prétexte pour lancer une nouvelle vague de
terrorisme d'État et de châtiment collectif de masse. Le
châtiment collectif est un crime haineux
associé aux nazis, aux fascistes et aux militaristes japonais de
la Deuxième Guerre mondiale et aux crimes commis depuis par les
impérialistes américains dans
des pays comme la Corée et le Vietnam.

Des jeunes Palestiniens ripostent aux Forces de défense
israéliennes dans le quartier de Shuafat
à Jérusalem le 3 juillet 2014.
Depuis le 13 juin, les sionistes ont mené une
campagne massive de raids sur des maisons et de détentions
à domicile et ont lancé depuis quelques jours
une campagne de frappes aériennes sur Gaza. Il y a des signes
que l'attaque a été planifiée d'avance de
façon à se produire avant les élections
palestiniennes
qui viennent. Le but visé est de bloquer le développement
du gouvernement d'unité, qui a été annoncé
récemment et qui met fin à la division entre Gaza et la
Cisjordanie, et de cacher le fait que les sionistes n'ont aucune
intention de régler quoi que ce soit qui mènerait
à la fin de leur occupation de la Palestine.
Des milliers de Palestiniens participent aux
protestations de masse dans toute la Palestine historique et
dénoncent l'agression sioniste qui vient de s'intensifier.
Le 5 juillet ont été tenues des actions aux
États-Unis et en Europe en appui au droit du peuple palestinien
de résister et à ses justes demandes et en opposition
aux crimes de guerres israéliens. D'autres actions auront lieu
notamment au Canada.
Manifestations à Chicago (en haut) et
à Cleveland en appui à la Palestine le 5 juillet 2014
La répression de
masse et la campagne de terreur
d'État d'Israël n'ont pas amené
l'héroïque peuple palestinien à renoncer à
son droit de résister à l'occupation
sioniste meurtrière. Les jeunes palestiniens en particulier ont
affronté les forces d'occupation israéliennes
armées jusqu'aux dents dans toute la Palestine
historique. Des milliers d'entre eux ont manifesté et
affronté la police israélienne surtout après
l'assassinat du jeune palestinien Mohammed Abu Khdeir qui a
été kidnappé, torturé et brûlé
vif par des extrémistes israéliens à
Jérusalem le 2 juillet. Ces bandes sionistes nous rappellent les
bandes de lyncheurs du KKK
soutenus par les États-Unis lorsqu'elles font irruption en
groupes à la recherche de Palestiniens à kidnapper et
à tuer. On rapporte de nombreuses tentatives
d'enlèvement mais la plupart ont été rendues
impossibles par les actions de masse des Palestiniens.
Pendant ce temps, les puissances
étrangères qui appuient Israël et lui permettent de
continuer de massacrer les Palestiniens se sont engagées dans
les actions
les plus hypocrites qui soient. Le président américain
Obama et le ministre canadien des Affaires étrangères
John Baird blâment tous deux le Hamas et
encouragent Israël à «résister à la
terreur palestinienne » tout en enjoignant les Palestiniens
à ne pas résister à l'occupation
israélienne et aux crimes qui sont
commis contre eux. Les deux pays ont condamné l'assassinat des
jeunes israéliens mais ni les États-Unis ni le Canada
n'ont condamné les bombardements contre
les civils, les arrestations de masse et les démolitions de
maisons. Comme si les crimes qui ont été commis et la
souffrance dans la région avaient une nationalité,
Obama a dit que la mort des trois jeunes israéliens est une
tragédie uniquement pour les israéliens, cherchant
à aggraver encore plus les tensions entre les peuples
de la région, tandis que le Canada a tout de suite
déclaré son appui à « tous les
israéliens » et s'est dit uniquement «
consterné » par l'assassinat revanchiste du
jeune palestinien. On doit noter que dans le cas des jeunes
israéliens le ministre Baird a nommé leur nom et que
l'ambassade canadienne en Israël a marqué
la shiv'ah, la période de deuil dans la foi judaïque. En ce
qui concerne le jeune palestinien Mohammed Abu Khdeir, Baird n'a
même pas jugé nécessaire de
mentionner son nom.
Que penser de ce deux poids deux mesures? Dans un des
deux cas, on parle de terrorisme auquel on doit opposer la
représaille du châtiment collectif contre
la résistance palestinienne. Dans le cas de l'assassinat du
jeune palestinien, on parle d'un incident regrettable et on appelle les
Palestiniens à ne pas se venger
ou former des groupes qui se font justice eux-mêmes. Dans les
deux cas, le contexte qui est celui de l'occupation illégale par
Israël et de sa brutalité envers
Gaza est évacué.
Le
Marxiste-Léniniste appelle tous les
Canadiens à se joindre à l'héroïque peuple
palestinien dans sa lutte sans peur contre l'occupation,
l'agression et les crimes haineux. Le peuple israélien et le
peuple de la Palestine occupée ont un intérêt
commun à appuyer la résistance palestinienne et à
demander que cessent les crimes sionistes. Ces crimes sont commis et
appuyés par ceux qui, tels les États-Unis et le Canada,
ne veulent pas que cesse
l'occupation de la Palestine et que justice soit faite dans la
région. C'est cela le fonds de l'affaire.
Funérailles à Jérusalem-Est le
4 juillet 2014 du jeune palestinien Abu Khdeir qui a été
tué en représailles de la mort des trois adolescents
israéliens. Environ 8000 personnes y ont participé et
dénoncé le meurtre et l’occupation israélienne.

La désinformation servant à
déclencher la terreur d'État
Depuis le 13 juin, le gouvernement sioniste
d'Israël répand la
désinformation au sujet de trois jeunes Israéliens -
Naftali Frenkel et
Gilad Shaar, 16 ans,
et Eyal Yifrac, 19 ans -, à commencer par la prétention
qu'ils ont été
enlevés par des forces liées au gouvernement du Hamas
à Gaza. C'est sur
cette base que
le 13 juin les sionistes ont lancé l'opération «
Brother's Keeper» pour
retrouver les trois jeunes. Cette campagne massive de terreur
d'État a
mené à des descentes
dans plus de 2 200 domiciles et à plus de 700 arrestations de
jeunes en
particulier. Selon l'Association Addameer des droits de la personne et
d'appui aux
prisonniers, depuis le 4 juillet le nombre total de Palestiniens
détenus est de 475 et de ce nombre 170 ont été
placés en détention
administrative.
Les ruines d’un immeuble détruit par les
frappes israéliennes à Khan Younis dans la bande de Gaza
le 8 juillet 2014.
Une vive résistance à cette
répression n'a pas tardé. Cette
résistance même est devenue à nouveau un
prétexte pour justifier une
campagne de bombardement
aérien déclenchée officiellement le 7 juillet sous
le nom de «
Operation Protective Edge». À 1 heure du matin heure
locale, les forces
israéliennes ont effectué
65 frappes aériennes et trois bombardements à partir de
navires contre
une cinquantaine de cibles dans la bande de Gaza, détruisant
cinq
maisons de civils et
blessant 16 Palestiniens, dont sept enfants. Depuis le mercredi 9
juillet, le nombre de personnes tuées en trois jours a
grimpé à 38.
Plus de 300 personnes ont
été blessées, la majorité des civils.
Quelle est la vérité au sujet de la
disparition et du meurtre des
trois jeunes israéliens? Des faits récents
révèlent que le gouvernement
israélien était au fait
depuis longtemps que les jeunes avaient été tués
peu après leur
enlèvement mais il s'est servi du prétexte d'être
toujours à leur
recherche pour procéder à la
répression de masse du peuple palestinien. Le gouvernement a
délibérément répandu de la
désinformation au sujet de l'état et des
conditions de ces jeunes, même
auprès de leurs parents, prolongeant leur souffrance dans le but
de
gagner à la fois l'opinion publique et l'appui au terrorisme
d'État et
au châtiment collectif
des Palestiniens.
Cette campagne de désinformation a permis
à Israël de se venger en
tuant le jeune Palestinien Mohammed Abu Khdeir. Malgré tout, les
familles des trois
adolescents israéliens tués ont émis un
communiqué condamnant cet
assassinat. « Si ce jeune Arabe a été tué
pour des raisons de
nationalisme, alors cet acte
est terrible et condamnable, ont-elles déclaré. Il n'y a
pas de
différence entre le sang arabe et le sang juif. Un meurtre est
un
meurtre. Il ne peut y avoir ni pardon
ni justification lorsqu'il s'agit de meurtre.»
Ansam Abu Khdeir, un cousin de Mohammed Abu Khdeir, a
dit que des
témoins avaient noté le numéro de plaque de l'auto
impliquée dans son
enlèvement
et que la police examinait présentement des images vidéo
de la chaîne
CCTV. « Peu avant les prières matinales, nous avons pris
connaissance
de l'enlèvement
de Mohammed par trois Israéliens. Un témoin les a vus et
a noté le
numéro d'immatriculation», a-t-il dit à AFP.
La famille a aussi nié des allégations que
le garçon aurait été tué
suite à une dispute familiale. Des témoins auraient
même tenté
d'empêcher l'enlèvement
d'Abu Khdeir. La police israélienne a répandu la
désinformation à
l'effet qu'Abu Khdeir avait été tué par des
membres de sa propre
famille parce qu'il était
homosexuel dans le but de diviser la résistance et cacher le
rôle de
l'État israélien dans les arrestations, les
détentions indéfinies, les
meurtres et, dans l'esprit
des lynchages du KKK, l'incitation à la violence de gangs de
colons
terroristes. Le 8 juillet, six suspects ont été
arrêtés en lien avec
cet incident et trois d'entre
eux ont avoué leur rôle dans ce meurtre.
Invocation d'une équivalence morale dans une
situation de
crimes de guerre et d'occupation et du droit des Palestiniens à
la
résistance
Le
journaliste étasunien Justin Schwegel fait valoir que l'histoire
des
jeunes Israéliens qui auraient été enlevés
« a été répétée à
volonté
pendant des semaines pour
gagner du temps, ce qui a permis aux Israéliens de
préparer une
opération militaire en Cisjordanie et d'influencer au maximum
l'opinion
publique». Selon
Schwegel : « D'abord, il faut dire que l'image publique
d'Israël en
prend pour son rhume depuis quelques mois. La Palestine a réussi
à
prendre le dessus sur
Israël tant du point de vue de l'opinion publique qu'au niveau des
manoeuvres politiques. La campagne des universités, des groupes
religieux et des ONG partout
dans le monde pour retirer tout investissement des compagnies profitant
de l'occupation illégale continue de la Palestine connaît
une réussite
sans précédent.
« La fondation Gates et l'Église
méthodiste ont récemment retiré
leurs investissements de G4S, une entreprise britannique qui face
à la
pression exercée
sur elle s'est engagée à cesser ses opérations de
sécurité dans les
prisons israéliennes. L'Église presbytérienne [des
États-Unis] a aussi retiré ses investissements
d'entreprises qui profitent
de l'occupation, nommément Hewlett-Packard, Motorola et
Caterpillar,
celui-ci étant
tristement célèbre pour la fabrication de bulldozers
armés dont se
servent les soldats israéliens pour détruire les maisons
palestiniennes
et les oliveraies. C'est
avec ces bulldozers que les forces israéliennes ont tué
l'activiste
pacifiste étasunienne Rachel Corrie.
« Cependant, une menace encore plus grande
pèse sur l'entreprise de
colonisation d'Israël. Il existe des lois internationales et ces
lois
ont été intégrées au
cadre législatif national d'un grand nombre de pays, faisant en
sorte
que pour bien respecter les régimes juridiques nationaux, il est
important d'établir une
distinction entre Israël en tant que tel, d'une part, et les
colonies
occupées illégalement, de l'autre. En vertu du droit
international, les
colonies israéliennes
illégales ne sont pas partie intégrante d'Israël. La
situation fait en
sorte que ce statut différent nécessite un traitement
juridique
différent.
« À titre d'exemple, l'Union
européenne ne peut subventionner la
recherche scientifique dans les universités israéliennes
qui se
trouvent en Cisjordanie, ni
peut-elle accorder un traitement préférentiel à
des produits israéliens
provenant des colonies en vertu de l'Entente de l'association Union
européenne-Israël.
L'Union européenne ne peut non plus reconnaître la
certification
israélienne en matière de produits issus des colonies
(par exemple, la
certification vétérinaire
des volailles ou la certification d'aliments organiques) parce
qu'Israël n'a tout simplement pas l'autorité d'accorder de
telles
certifications pour ce qui est des
produits des colonies. Cette évolution juridique tout à
fait dénudée de
grands élans idéaux, vient d'une nécessité
de cohésion entre le régime
juridique de l'Union
européenne et les normes fondamentales du système
juridique
international.
« Cette froide rationalité n'a rien
à voir avec l'idéal moral
animant le mouvement des Boycotts, Désinvestissements et
Sanctions
(BDS), mais n'est pas moins
un casse-tête pour les décideurs israéliens qui ont
souvent tendance à
confondre les deux concepts. Qui plus est, plusieurs gouvernements se
doutent très bien
que mis à part ces problèmes juridiques connus, il peut y
en avoir
d'autres moins connus qui pourraient éventuellement nuire aux
affaires
suite à un premier
investissement. Par conséquent, plus d'un gouvernement a mis des
entreprises en garde de ne pas s'établir dans les colonies
israéliennes
illégales établies en
Cisjordanie.
« Lorsque les pourparlers pour la paix entre la
Palestine et Israël
ont achoppé, les observateurs internationaux, dont le
secrétaire d'État
des États-Unis, John
Kerry, ont unanimement pointé du doigt Israël pour le
non-respect des
échéanciers de libération de prisonniers et pour
la construction de
nouvelles colonies
en Palestine. Des semaines plus tard, l'échec des pourparlers a
plutôt
été attribué par Netanyahu à la formation
d'un gouvernement de l'Unité
Fatah-Hamas tel
qu'annoncé par Abu Mazen. Netanyahu a alors saisi l'occasion du
meurtre
des jeunes Israéliens pour dénigrer le Hamas (qui a
nié toute
implication dans cette
affaire), pour attaquer le nouveau gouvernement d'Unité et pour
retrouver un peu de sa crédibilité internationale.
«De plus, le fait d'étirer les
évènements touchant au soi-disant
enlèvement a donné aux Forces d'occupation
israéliennes le prétexte
voulu pour procéder
aux arrestations de masse de centaines de dissidents politiques et au
châtiment collectif de tout un peuple. L'opération
militaire en
Cisjordanie visait, selon la
version officielle, à retrouver les Israéliens
enlevés, mais à la
lumière des preuves que tenaient les politiciens au moment de
ces
opérations et de l'ampleur des
arrestations, ce n'est tout simplement pas crédible. À la
base,
l'opération massive en Cisjordanie (Operation Brother's Keeper)
a eu
comme objectif de briser
le gouvernement de l'Unité palestinienne.
« On n'a questionné que quelques personnes
arrêtées au sujet des
meurtres. Depuis plusieurs années, le gouvernement Likud
dénonce le
fait que l'OLP n'est
pas un véritable partenaire pour la paix puisqu'elle ne
parlerait pas
d'une seule voix pour les Palestiniens vivant dans la bande de Gaza et
en Cisjordanie. Depuis
quelques semaines, Netanyahu a de façon
répétée exprimé son opposition
au gouvernement de l'Unité Fatah-Hamas et cherchait un
prétexte pour le
dénigrer.
C'est ainsi qu'il a saisi l'occasion des trois jeunes Israéliens.
« Enfin, il était nécessaire
d'amplifier la souffrance d'Israël aux
yeux du monde sans quoi il serait impossible pour Israël, qui est
dénoncée universellement,
de poursuivre son oppression systématique des Palestiniens et
son
appropriation des terres et des ressources palestiniennes. Pour
désinformer au sujet de
l'occupation israélienne, les médias présentent
inévitablement
l'histoire d'un conflit bilatéral complexe qui déforme la
réalité de la
domination unilatérale d'un
peuple par un autre. Selon le Bureau des statistiques de Ramallah,
depuis le soulèvement de la deuxième Intifada en 2000
jusqu'en avril
2013, Israël a tué 1
518 enfants, ou l'équivalent d'un enfant palestinien tué
à chaque trois
jours pendant 13 ans.
« Pendant la première année de la
deuxième Intifada, le New York Times a
publié à la une des articles touchant à 125% des
enfants israéliens
tués, soit dans le titre ou dans le premier paragraphe,
c'est-à-dire
qu'ils ont traité des mêmes incidents plus d'une fois.
Pendant ce
temps, seulement 18% des
enfants palestiniens tués ont été
mentionnés soit dans le titre ou dans
le premier paragraphe. Le résultat d'une telle manipulation est
l'illusion d'une souffrance
symétrique dans un conflit asymétrique. [...] »

La violence contre un jeune américain illustre
les crimes des sionistes contre la jeunesse
Durant la soirée du 3 juillet, un jeune
américain de 15 ans
d'origine palestinienne, Tariq Abu Khdeir, a été
brutalement battu par
des policiers
israéliens masqués dans le quartier de Shuafat de
Jérusalem-Est
occupée. La veille, son cousin de 16 ans Mohammed Abu Khdeir a
été
lynché par des extrémistes
sionistes dans la région. Les autorités
israéliennes affirment que
Tariq a été arrêté pour avoir
participé à une manifestation contre le
meurtre de Mohammed.
La vidéo de l'attaque montre Tariq brutalement battu
jusqu'à en être
inconscient.
Le 6 juillet, la porte-parole du
département d'Etat américain, Jen
Psaki, a indiqué que le 5 juillet, deux jours après
l'attaque brutale,
un fonctionnaire
consulaire a visité Tariq. Elle a dit que « le
Département d'Etat est
profondément troublé par les informations selon
lesquelles il a été
sévèrement battu lors
de sa détention par la police et condamne fermement tout usage
excessif
de la force. Nous appelons à une enquête rapide,
transparente et
crédible et à la pleine
responsabilité pour tout usage excessif de la force. » La
vidéo et les
photos de Tariq après avoir été battu ne laissent
planer aucun doute
qu'il a été battu par
la police israélienne. En outre, rien n'a été dit
sur le fait qu'il est
toujours détenu (maintenant en résidence
surveillée) et qu'il n'a à
aucun moment été accusé
d'aucun crime. C'est seulement la question de l'usage excessif de la
force et non les circonstances de l'incident qui est soulevée.
La
famille a demandé que le
jeune homme soit retourné aux États-Unis pour recevoir un
traitement
médical pour ses blessures. La réponse du
Département d'Etat ne fait
que mettre en lumière
le soutien du gouvernement américain pour les crimes sionistes.
Si la
violence avait été exercée par n'importe quel
autre gouvernement de la
région et contre
un américain d'une autre nationalité que palestinienne,
un immense
tollé aurait été soulevé par les
États-Unis. .
Le meurtre de Mohammed Abu Khdeir et le passage à
tabac de Tariq Abu
Khdeir illustrent les crimes des sionistes et en particulier ceux
contre la jeunesse
palestinienne. L'organisation des droits des prisonniers Addameer
rapporte que Tariq est l'un des onze Palestiniens qui ont
été battus et
arrêtés le 3 juillet à
Shuafat dont beaucoup sont des mineurs. « La violence continuelle
contre les enfants, sanctionnée par l'État, est
illégale et
inacceptable », a déclaré Addameer
dans un appel à manifester contre le traitement infligé
à Tariq.
« Addameer appelle à l'action
immédiate et demande aux Nations
unies, au Comité international de la Croix-Rouge, au consulat
des
États-Unis et ainsi qu'à
toutes les ambassades et tous les consulats, aux organisations des
droits humains et aux journalistes à assister à
l'audience de Tariq Abu
Khdeir le dimanche
6 juillet pour enquêter sur l'intensification des agressions
contre les
enfants palestiniens », a ajouté le groupe.
En outre, un rapport publié le 30 juin par l'ONG
Euro-Mid, un
observatoire de droits humains, fait état que les enfants
palestiniens
sont de plus en plus
à risque face aux forces israéliennes. Selon le rapport,
Israël a saisi
environ 2500 enfants et jeunes palestiniens entre janvier 2010 et juin
2014. Parmi ceux-ci
environ 400 sont âgés seulement d'entre 12 et 15 ans.
«La police israélienne ou militaire entre
généralement par
infraction dans les maisons au milieu de la nuit ou enlève les
jeunes
directement sur la rue sans
leur dire de quoi ils sont accusés ou sans informer leurs
parents,
comme l'exige le Pacte international relatif aux droits civils et
politiques », a déclaré Ihsan
Adel, un conseiller juridique à l'Euro-Mid. « Comment
est-ce différent
de l'enlèvement signalé des étudiants
israéliens? Et cela se produit
chaque jour de chaque
année. Où est l'indignation internationale? »
Le rapport fait état des enlèvements
incessants de jeunes et
d'enfants palestiniens, ainsi que de nombreuses violations des droits
humains telles que la torture
et les aveux obtenus sous la contrainte lors de détention, en
violation
des lois internationales. Les faits rapportés par Euro-Mid sont
conformes aux conclusions
qu'ont tirées d'autres organismes internationaux. Dans un
rapport en
date de février 2013, l'UNICEF a conclu que « le mauvais
traitement des
enfants qui sont
mis en contact avec le système de détention militaire
israélien semble
être généralisé, systématique et
institutionnalisé durant tout le
processus.»
Euro-Mid en appelle aux médias internationaux
à couvrir également la
situation des enfants palestiniens et aux Etats signataires des
Conventions de Genève
et autres acteurs internationaux à mettre toute la pression
à leur
disposition ( y compris le refus de pactes et d'aide financière)
sur
Israël pour qu'elle cesse
immédiatement la violation de leurs droits humains.
« La disparition ou le mauvais traitementsd'un
enfant est tragique
et devrait indigner tout être humain ayant une conscience
», a dit
Sandra Owen, responsable
de la politique chez Euro-Mid. « Est-ce que la vie et la
liberté des
enfants palestiniens ont moins de valeur que d'autres? »
(Agences de presse, Euro-Mid)

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